mardi, mai 31, 2016

L'impasse Front National

Marine Le Pen : un jour sans fin

Je fais exactement la même analyse et le même pronostic que Guillaume Perrault.

C'est pourquoi je suis persuadé que l'UMPSFN existe. J'appelle ainsi la situation bloquée qui fait que le FN est la meilleure garantie que l'UMPS continuera à régner, quelle que soit son impopularité.

Marine Le Pen a une grande gueule, mais à part ça ? Et Florian Philippot, tout énarque qu'il est, a plus d'ambition que d'intelligence.

Robert Ménard et Marion Maréchal me semblent bien plus futés.

Douce tyrannie

Suspension d'un compte twitter sans passer par la justice

Je suis terrifié par ce genre de nouvelles (y compris lorsqu'elles concernent les gauchistes) : comme l'explique très bien Philippe Nemo, la fin de la liberté d'expression, c'est l'euthanasie de la démocratie.





Les droits de l'homme contre le peuple (JL Harouel)

Comme d'habitude, Harouel est clair et carré. Un vrai plaisir à lire.

1) La distinction entre islam et islamisme est spécieuse. L'islam a en lui un germe de violence qui fait de tout musulman conséquent un allié potentiel, actif ou passif, de cette violence. Ce n'est pas le cas du christianisme et des chrétiens.

2) L'islam, contrairement au christianisme, est à la fois une religion et une politique. Son utilisation des droits de l'homme contre nous à des fins politico-religieuses est dans l'ordre des choses. C'est à nous de savoir nous défendre.

3) Les droits de l'homme ont été conçus pour régir les relations entre le peuple, composé d'individus, et l'Etat. Le cas du changement de peuple n'a pas été envisagé par les fondateurs des droits de l"homme, cas que nous vivons actuellement où un peuple étranger retourne nos droits de l'homme contre notre Etat, l'Etat qui est censé nous défendre.

4) Les droits de l'homme ont été transformés en religion suite au recul de la religion chrétienne. Comme le dit Chesterton, être incroyant, ce n'est pas croire en rien mais croire en n'importe quoi. Cette nouvelle religion est la religion de l'humanité, l'historicisme : il n'y a plus de dieux au ciel, il n'y a plus de Mal ni de tragique, l'humanité est son propre dieu et son histoire la dirige vers un avenir radieux où nous serons tous frères, tous pareils, tous interchangeables. Bien sûr, il suffit d'exposer au grand jour cette doctrine pour en saisir toute la niaiserie, c'est pourquoi ses défenseurs aiment beaucoup l'ambiguïté et les mots creux qui font écran.

5) La religion des droits de l'homme est une gnose et un millénarisme, comme le communisme, et comme lui, a besoin d'exterminer ceux qui font obstacle à l'avénement du paradis terrestre, en l'occurence, nous occidentaux, comme jadis les bourgeois. Nous faisons obstacle à la fusion de l'humanité par notre supériorité, nous devons disparaître.

Comme la gnose, la nouvelle religion considère que le Mal est extérieur à l'homme, donc les assassins sont des victimes, et de là, une préférence marquée pour la déviance sous toutes ses formes (on étonnerait nos modernes pourtoussistes en leur expliquant qu'ils descendent d'un abbé du XIIème siècle, Joachim de Flore, et pourtant ...).

6) La religion des droits de l'homme nous tue. A petit feu, mais elle nous tue. Pierre Manent et Malika Sorel s'étonnent que les occidentaux, tels les membres de la Secte du Temple Solaire, consentent si facilement à leur disparition. Comment se débarrasser de cette vérole de religion des droits de l'homme ?

7) La solution ? La discrimination, la préférence nationale. Il faut de nouveau avoir le bon sens d’accepter cette réalité : les hommes sont différents, ils ne sont pas interchangeables, ils forment des communautés non-miscibles. Deux Maliens ne remplacent pas deux Français en France (contrairement à ce qu’il m’ a été donné d’entendre) tout comme, d’ailleurs, deux Français ne remplacent deux Maliens au Mali. La préférence nationale, avec des lois spécifiques concernant l’islam et les musulmans, pour tenir compte du potentiel de violence de cette religion politique (pas de minarets, pas de hallal, pas de voile, etc.).

Le vrai « vivre ensemble », ce n'est pas quand les communautés sont mélangées de force mais, au contraire, quand elles peuvent s'ignorer sans problèmes. Autrement dit, chacun chez soi et tout ira mieux.

Hélas, Harouel ne dit pas comment on y parvient. Mac Arthur disait que toutes les guerres perdues se résument en deux mots : trop tard.

L'envers de Verdun

La France de 2016 est un pays désespérant.



Robert Redeker : « Nous n'étions plus à Douaumont mais à la Verdun pride »

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Jamais au cours de cet anniversaire n'a été rappelé avec la précision nécessaire qui étaient vraiment ces soldats de Verdun. La plupart étaient des paysans. Beaucoup ne parlaient qu'une de ces langues, si belles, qui poussent très loin leurs racines dans l'histoire de notre pays et qu'un fanatisme criminel veut éradiquer, le breton ou l'occitan. Le paysan sait qu'il appartient à la terre. Ces soldats héroïques savaient ce que c'est que défendre la terre, que défendre le sol. Ils ne concevaient pas la patrie comme un réceptacle de valeurs, mais comme la terre nourricière, la vraie mère d'où ils sont nés. Ils ne sont pas morts pour des idées, contrairement au cliché partout répété, non, ils sont morts pour la France, pour défendre le sol de la patrie, pour protéger ses frontières, ils sont morts avec l'amour de la France au cœur et à l'âme. Le même mot, cœur, dit amour et courage. Ils sont morts dans l'amour et dans le courage.

[…]

Ces cérémonies ont occulté la notion de victoire. Est-il tabou d'en parler ? Or, les héros de Verdun, les terreux et les autres, issus d'autres classes sociales que la paysannerie, désiraient ardemment la victoire, versaient leur sang pour elle, qu'ils obtinrent. Sauver la terre de France de la rapacité allemande passait par la victoire à Verdun et sur les autres champs de bataille. Nous vivons dans un pays qui a honte de ses victoires militaires, qui ne veut pas fêter Austerlitz, qui veut commémorer Verdun sans dire qu'il vaincu l'Allemagne ! En ces temps de déchirement du tissu national, le souvenir de la victoire aurait dû servir à réveiller la fierté d'être français, à sortir la fierté française du sommeil dans lequel la maladie de la repentance l'a plongé.

[…]

Les discours officiels remplacèrent ce qu'il importait de réduire au silence - le soldat et sa vérité, la terre, la paysannerie, les frontières, la victoire - par des généralités moralisatrices sur la guerre et ses horreurs, sans oublier l'amitié entre les peuples. Ces facilités de rhétorique mentent. Ces clichés de dissertation de Sciences Po et d'écoles de journalisme trichent.

[…]

Il eût fallu organiser, dans un silence de cathédrale, dans un recueillement collectif, des lectures poétiques autour du sacrifice, de la mort généreuse, de la nation et de la patrie. La lecture publique de Péguy y eût été tout indiquée. On préféra autre chose. On opta pour une voie plus conviviale. On osa faire fête de cette commémoration. Une chorégraphie chatoyante zigzagua presque joyeusement entre les tombes. Des ballons furent lâchés. François Hollande s'aventura en un étrange propos : « Verdun est pour la première fois honoré non pour son passé de souffrance mais pour son message d'espérance» . Pour galvaniser ce message d'espérance, on transforma la commémoration en un spectacle bariolé, on y insuffla de la gaité ! A quoi sert-elle, cette fête ? A organiser l'oubli. L'oubli du soldat. L'oubli du pourquoi de son sacrifice.

Sous la présidence de François Hollande, le soldat inconnu venait de mourir une seconde fois. Nous n'étions plus à Douaumont, nous étions dans la Verdun Pride !
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Que François Hollande soit un traitre qui piétine allègrement tout ce que nous tenons pour sacré, que sa place soit au bagne ou dans les fossés de Vincennes, on ne peut pas dire que c'est une révélation. Mais cet olibrius est président de la république, ça fait mal.

Pourtant, prenons garde d'oublier l'essentiel : peu importent les grotesques cérémonies du tyran, le vrai tombeau des héros est le coeur des vivants.

Pour ma part, je me souviendrai de mon arrière-grand-père, mort pour la France en octobre 14. Ca aurait de la gueule si, en France, nous faisions comme les Russes un régiment immortel.

Evidemment les Valls, les Sarkozy, les Belkacem seraient un peu gênés, mais ça ne me dérangerait pas beaucoup.



dimanche, mai 29, 2016

Il n'y a pas d'épidémie de dyslexie et il n'y a pas d'épidémie d'enfants hyper-actifs

Il y a juste des enfants victimes de méthodes d'apprentissage catastrophiques et des enfants mal élevés.

Mais la mode est à médicaliser et à psychiatriser les comportements, ce qui évite (bien évidemment c'est le but) de remettre en cause nos sociétés à la dérive.

samedi, mai 28, 2016

Manuel au pays des Soviets

Il est rarissime que je reprenne in extenso un article du Figaro. Mais celui-ci me paraît si pertinent que je me laisse aller. Je me suis contenté de souligner certaines phrases en bleu.








Manuel au pays des soviets



Manuel Valls, le 23 mai dernier.


LA CHRONIQUE DE PAUL-HENRI DU LIMBERT - Depuis un siècle, les socialistes français auraient pu comprendre que tout ce qui se trouve sur leur gauche est leur ennemi mortel.
La CGT ne fait pas la loi dans ce pays !» C'était mercredi à l'Assemblée nationale. Un cri du cœur, un cri de rage. L'auteur de cette forte phrase? Manuel Valls, qui fut socialiste dès ses premières culottes courtes mais semble découvrir seulement aujourd'hui, pour son malheur, ce que c'est que «la vraie gauche», comme on aime se proclamer avec une inexplicable fierté dans toutes les sections CGT de ce pays. Une exclamation indignée, donc, lâchée par le premier ministre 96 ans après le congrès de Tours et la fameuse scission entre communistes et socialistes. Zinoviev d'un côté et Léon Blum de l'autre. Depuis tout ce temps, c'est-à-dire un siècle, les socialistes français auraient pu comprendre que tout ce qui se trouve sur leur gauche est leur ennemi mortel. Plutôt que de subir l'influence des communistes et de cultiver un «surmoi marxiste» (pour reprendre l'expression préférée du chef du gouvernement), ils auraient dû, de longue date, les combattre et les décrédibiliser. Ils n'ont jamais su le faire. Tant pis pour eux. Et, malheureusement, tant pis pour nous.
Il semble que Manuel Valls ait trouvé en Philippe Martinez, extravagant personnage qui semble se prendre pour le maréchal Joukov, un adversaire tout entier attaché à sa perte. Le moustachu le plus célèbre de France, qui surjoue l'indignation avec des lourdeurs de cabot, a sous ses ordres une petite armée rouge que des décennies d'aphasie ont laissée conquérir tous les points névralgiques du pays. C'est-à-dire, pour résumer, l'énergie et les transports. EDF, la SNCF, la RATP. «Le communisme, c'est les soviets plus l'électricité», avait prévenu Lénine dès avant le congrès de Tours…

François Hollande a jugé utile de ranimer un [...] redoutable malentendu qui persiste depuis trop longtemps entre socialistes et communistes



Si notre intrépide premier ministre en est là, il le doit - entre autres personnages, car l'histoire des errements des socialistes français est très longue - à quelqu'un qu'il connaît bien. Puisque c'est son supérieur hiérarchique et qu'il s'appelle François Hollande. Si le candidat de 2012, mû par un soupçon de salutaire imagination et de courageuse clairvoyance, n'avait pas sacrifié à un détestable rite qui veut qu'un socialiste bascule inévitablement dans la démagogie pour s'attirer les bonnes grâces des gardes rouges, Manuel Valls ne serait pas aujourd'hui ce chef de gouvernement assiégé par la gauche de la gauche et même par une partie du PS. On en revient toujours, finalement, au regrettable «Mon ennemi, c'est la finance!», cette absurde facilité de langage à laquelle s'est laissé aller François Hollande au meeting du Bourget. Lui, l'ancien disciple de Jacques Delors, le social-démocrate bonhomme, a joué la comédie du grand soir.
Lorsque Zinoviev, envoyé par Lénine, présenta aux socialistes français les 21 conditions à remplir pour devenir membres de la IIIe Internationale (la 17e stipulait: «L'Internationale communiste déclare une guerre sans merci au vieux monde bourgeois et aux vieux partis sociaux-démocrates jaunes»), Léon Blum refusa. Et ce fut la scission. Près d'un siècle plus tard, au Bourget, en tendant la main à sa gauche au-delà du raisonnable, François Hollande a jugé utile de ranimer un très vieux et très redoutable malentendu qui persiste depuis trop longtemps entre socialistes et communistes dans notre beau pays de France. On exagère ? À peine ! Comment comprendre autrement les cris de haine que toute cette ultragauche déverse aujourd'hui sur le chef de l'État ? De Jean-Luc Mélenchon à Philippe Martinez, des frondeurs aux trotskistes, tous le traitent de «social traître», tous l'accusent de les avoir trompés, tous lui reprochent d'être le patron des «jaunes», pour reprendre l'expression de 1920. Et comment expliquer qu'une quarantaine de permanences du Parti socialiste aient été saccagées depuis le début de l'année un peu partout en France ?
Depuis cette malencontreuse après-midi de campagne présidentielle, en janvier 2012, François Hollande ne cesse de payer le prix de son égarement. Et la France aussi. Le temps d'une élection, il a voulu charmer Jean-Luc Mélenchon, Philippe Martinez et tous les enragés de la «vraie gauche» pour obtenir leurs voix. Bernés, ceux-ci n'ont plus qu'une obsession, sa disparition. Au Congrès de Tours, Léon Blum avait dit non à Zinoviev. Au Bourget, Hollande, fidèle à sa passion pour le flou, a dit ni oui ni non à Mélenchon et Martinez. Lesquels lui mettent désormais sous le nez la 15e condition de Zinoviev: «Les partis qui conservent jusqu'à ce jour les anciens programmes sociaux-démocrates ont pour devoir de les réviser sans retard...»

Agiter nos chaines pendant que passe le tyran sur son char

La France est un pays politiquement dysfonctionnel au moins depuis Louis XIV. Cela est du à mon sens au centralisme parisien. C'est pourquoi la sécession des élites et le blocage politique, qui caractérisent tout l'occident aujourd'hui, y sont plus graves qu'ailleurs.

Le mépris et l'ignorance entre le peuple français et sa classe politique atteignent des niveaux extraordinaires et, pourtant, au contraire de ce qui se passerait dans une démocratie, nous ne changeons pas de classe politique (par essence, c'est cela une démocratie : quand le peuple et la classe politique sont en désaccord, c'est la classe politique qui plie).

La France d'en haut et la France d'en bas ne se supportent plus, ne peuvent plus se voir en peinture.

Je ne sais pas comment cela va finir, mais je doute que l'issue soit heureuse.

vendredi, mai 27, 2016

« Dans c'pays »

Pour parler de la France, tous les médiatiques disent « dans c'pays ». Cette expression à la fois vulgaire et méprisante est insupportable.

Ils ne peuvent pas dire « dans notre pays » ? Ou « en France » ?

Cette manière de se mettre à distance, comme si la France était une chose un peu dégoutante qui les concernait très peu et très loin en-dessous d'eux, cette façon hautaine de nous tenir à bout de gaffe, mériterait une bonne bastonnade.

S' expriment, inconsciemment, tout le mépris de classe et toute la morgue de ceux qui causent dans le poste vis-à-vis des sans-dents.

« Populisme » : et si on arrêtait avec les poncifs ?

« Populisme » : et si on arrêtait avec les poncifs ?

Il ne faut pas se raconter d'histoires : la prétendue peur du populisme, c'est tout simplement un mépris de classe, comme les aristos méprisaient les vilains et craignaient les émotions populaires.

Éric Zemmour : Poutine, notre mauvaise conscience

jeudi, mai 26, 2016

Un syndicat qui ne représente rien, pour emmerder un gouvernement qui ne représente pas grand'chose, bloque le pays qui représente tout

Ce règlement de comptes entre salopes gauchistes ne m'intéresse pas. Certains essaient de nous la jouer « second degré », il s'agirait de la lutte entre l'européiste (Valls) et le souverainiste (Martinez). Ben voyons ! Alors que ce sont tout simplement deux apparatchiks ponctionnaires, qui vivent autant l'un que l'autre du racket fiscal, qui essaient de préserver leur galette et leur pouvoir, et au diable les idées.

Les acteurs de cette mascarade tragique, Martinez, Valls et Hollande, sont également pourvus de mon mépris infini.

Pour moi, la place de ces gens, c'est « tous ensemble », comme ils disent, à Saint Laurent du Maroni, avec des chaines aux pieds, en train de casser des cailloux.




mercredi, mai 25, 2016

Loi Travail : mais où est passé le pays réel ?

Loi Travail : mais où est passé le pays réel ?

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Le pays réel a disparu des écrans radar dans le ciel de la loi Travail. Plus que jamais, la parole politique est confisquée par une minorité assez peu (voire pas du tout) concernée par le texte, et les principaux acteurs à qui cette loi s’adresse en sont réduits à compter les points sans pouvoir intervenir dans le débat.
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mardi, mai 24, 2016

Nous avons les conséquences (2)

Je reprends à dessein le titre d’un billet de septembre dernier :

Nous avons les conséquences

Le foutoir qui s’installe en France est la conséquence de deux phénomènes :

1) La complaisance coupable de la gauche prétendue non-communiste pour le gauchisme . Cette complaisance est aussi vieille que le socialisme, mais ce n’est pas une raison. De plus, la fausse droite s’y joint : ses attaques sont bien moins virulentes et profondes que jadis. Elles dénoncent certains actes mais pas la pensée qui les inspire, c’est en cela qu’elle est une fausse droite.

2) La perte d’autorité dans toutes les domaines. Aujourd’hui, le plus frappant est la perte d’autorité politique, l’incapacité de l’Etat à mettre fin au désordre. Incapacité morale et intellectuelle, plus que physique. Cela vient de loin. Depuis mai 68, on peut scander les étapes de la perte d’autorité de l’Etat, qui en devient tyrannique, fort avec les faibles, faible avec les forts. Cette perte d’autorité résulte aussi, le mouvement est cohérent, du déni de démocratie, de l’envahissant « technocratisme », dont le traité de Lisbonne reste l’exemple le plus flagrant. Le refus d’utiliser les canons à eau pour disperser les émeutiers sous prétexte que cela rappellerait des images de la dictature de Pinochet dit à quel point nos politiciens sont malades de la tête.

Habituées depuis trop longtemps à être flattées et à vivre dans l’impunité, à terroriser un pouvoir qui doute de son assise populaire, la racaille gauchiste et la racaille des banlieues laissent libre cours à leurs pulsions.

Blocage de raffineries, grèves, violences : la gauche radicale, un poison français

Je ne peux que vous rappeler Chantal Delsol :

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L’incapacité d’agir, l’attitude qu’on dit velléitaire ou attentiste, aura les mêmes conséquences pour un peuple que pour un individu, pour un gouvernant que pour un particulier. Si votre enfant ne fait rien à l’école et que par pusillanimité ou par paresse ou par indifférence, vous ne tentez pas de réagir, ce sont les événements qui décideront à votre place : l’enfant sera finalement renvoyé, par exemple. Autrement dit, si vous ne menez pas votre destin, c’est votre destin qui vous mènera par le nez. Il en va de même pour un pays. A force de mettre au pouvoir des gouvernements attentiste et pusillanimes, il se produira je ne sais quelle catastrophe qui viendra pour ainsi dire tout résoudre.
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Forever flying (B. Hoover)

Pour ceux qui ne connaissent pas Bob Hoover : c’est LE pilote d’essai.

Bob Hoover est le Mozart du manche à balai : né en 1922, exceptionnel dès la formation de base, ailier de Chuck Yeager lors du passage mur du son, chef pilote de North American. Il a survécu à plusieurs crashs en essais (au moins une douzaine), compte des dizaines d’atterrissages sans moteur ou avec un avion endommagé. Il a eu de la chance, mais pas seulement : il avait un jugement et un touché hors du commun, il a survécu à des péripéties qui auraient tué n’importe qui d’autre. Reconnu par ses pairs, il a été élu deux fois président de la société des pilotes d’essai. Bien après l’âge où d’autres prennent leur retraite, il volait encore en meeting (dernier en 2000, donc à 78 ans).

Il était aussi connu pour sa tenue de vol : un costume de ville et un grand chapeau de paille.

Il insiste sur deux points : le travail et la rigueur. Il n’a improvisé aucune de ses figures les plus folles. Il avait l’habitude, quasiment à chaque vol et quel que soit l’avion, de passer un tonneau en montée initiale.

Il a perdu son épouse Colleen en mars dernier après 68 ans de mariage .

Bob Hoover à 73 ans :




dimanche, mai 22, 2016

Les élites au coeur de notre perte d’influence

Les élites au coeur de notre perte d’influence

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Beaucoup, dans l’élite française, présentent cette perte d’influence comme une nécessité historique, une tendance inéluctable qu’ils choisissent d’accompagner allègrement. On retrouve ici le vieux discours selon lequel la France ne peut plus peser par elle-même, et qu’elle a besoin de l’Europe pour exister. Les mêmes oublient de dire que plus la France se repose sur l’Europe, moins elle y est influente.

La résignation des élites connaît aujourd’hui une sorte de montée en puissance. J’en prendrai pour preuve la nomination de Guillaume Duval au Conseil Economique et Social par le gouvernement, quelques semaines après la sortie de son livre intitulé: La France ne sera plus jamais une grande puissance? Tant mieux ! Pour qu’un gouvernement récompense ce genre d’écrit, c’est bien le signe que quelque chose ne fonctionne plus dans la caste des décideurs.

Même si personne ne l’avoue, tout le monde sait que le problème majeur de notre perte d’influence tient à cette prophétie auto-réalisatrice: la France perd son influence parce que les élites ont besoin de prouver que cette perte est inéluctable. Plus l’élite pense que la France est un pays fini, et plus le déclin s’accélère.

[…]

Pour renouer avec une saine ambition internationale, la France doit avoir une explication de fond avec ceux qui colonisent aujourd’hui les postes de décision, et qui détestent rendre des comptes au citoyen. Je reprends ici l’analyse de la question turque comme illustration du mal inoculé par les élites françaises.

L’affirmation de la Turquie comme puissance régionale date des années 2000, et singulièrement de l’arrivée d’Erdogan au pouvoir. Pour décoder cette dynamique nouvelle, il faut accepter de franchir un certain nombre d’étapes intellectuelles. D’abord accepter de ne pas tout savoir, et spécialement accepter l’idée que le monde change et que la réalité de 2016 n’est pas celle qu’on nous a apprise à l’école (quelle qu’elle soit). Ensuite, il faut accepter de réformer ses conceptions et ses doctrines pour s’adapter au monde nouveau. Enfin, il faut être capable de miser sur des dynamiques nouvelles partout dans le monde.

Cette capacité d’adaptation est singulièrement ce qui manque le plus à l’élite française, obsédée par ses petits calculs à court terme, et effrayée à l’idée de perdre ses privilèges dans un monde qui change.

[…]

Sur le fond, la France a besoin de changer ses paradigmes. Elle dispose d’un vivier capable de porter ce changement, mais la politisation excessive de la fonction publique conduit à préférer, aux postes de décision, des personnalités sans relief et soumises à des élus médiocres.

Cet état de fait n’est pas le produit du destin. Il résulte de la dégénérescence des institutions qui ont besoin d’un big bang pour permettre le sursaut français.
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samedi, mai 21, 2016

La Turquie est devenue de facto membre de l'Union européenne, au nez et à la barbe des peuples qui n'en voulaient pas

Libre entrée des Turcs en Europe : où est la contrepartie ?

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Avec la libre entrée de ses ressortissants, la Turquie, qui bénéficie déjà de la libre entrée de ses marchandises et d'aides considérables, est devenue de facto membre de l'Union européenne, au nez et à la barbe des peuples qui n'en voulaient pas. Merci Madame Merkel, merci l'Europe.
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vendredi, mai 20, 2016

L'antipape François

Je suis estomaqué par les articles laudateurs de Jorge Bergoglio dans la presse française, y compris celle prétendue de droite. Il faut aller chercher la désapprobation dans Causeur.

Comme d'habitude, Raymond Ibrahim est limpide. Il explique très bien en quoi Jorge Bergoglio se fait le pape des musulmans, en adoptant leurs points de vue anti-chrétiens :

Pope Francis’ Jihad on Christianity

Comme on peut douter que M. Bergoglio soit un con (quoique ...), il faut se rendre à l'évidence : c'est un salaud. Et un beau. Qui veut faire l'ange fait la bête.

Rien d'étonnant :

« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? »

Les mauvais papes qui, en dernière extrémité, sont des antipapes, ne sont pas nouveaux dans l'histoire. Il faut faire avec et attendre que cela passe. L'Eglise est éternelle, pas les hommes.

Nous avons eu plutôt de la chance avec les derniers papes. Celui-ci est un très mauvais tirage. Les voies de la Providence sont impénétrables.






jeudi, mai 19, 2016

Éric Zemmour: Les droits de l'homme ou la vie

Éric Zemmour: Les droits de l'homme ou la vie

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La boucle était bouclée. Celle qui tourne des droits de l'homme à l'islam. D'une religion à l'autre. D'un ordre totalitaire qui empiète sur la sphère privée (le principe de non-discrimination) à un ordre totalitaire qui nie la distinction entre sphère privée et sphère publique (l'islam). Les peuples européens sont coincés entre le marteau et l'enclume, menacés de mort: « Le millénarisme immigrationniste est de nature totalitaire… Il a remplacé le combat communiste pour la destruction des bourgeoisies par le combat pour la destruction des nations européennes. »  L'analyse est implacable, le constat accablant, l'impasse totale. L'issue radicale. « Il est indispensable de discriminer… Soumettre l'islam à un statut dérogatoire pour le contraindre à se limiter à la sphère privée… S'inspirer du modèle discriminatoire suisse… La France ne peut espérer survivre qu'en rompant avec son culte de la non-discrimination. »

Les droits de l'homme ou la vie. On connaît d'avance la réponse de nos élites politiques, intellectuelles, médiatiques, culturelles, artistiques, économiques : les droits de l'homme. Au nom des grands principes et des grands sentiments. Et aussi des petits calculs et petits intérêts. D'un amour de l'Autre jusqu'au mépris et la haine de soi. C'est la reprise de la célèbre formule de Robespierre : « que l'Empire périsse pourvu que les principes demeurent ». Sauf que l'Empire, c'est la France et les Français. Les deux camps vont dans l'avenir se conforter, s'insulter, s'affronter. Les droits-de-l'hommistes contre les populistes. Chacun flirtant avec sa propre caricature et ses certitudes. Chacun prétendra agir pour éviter « la guerre civile » qui vient. En vain.
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Un mien collègue a résumé excellemment la chose. Le socialisme, c'est : « Je suis généreux avec l'argent des autres ». Le droit-de-l'hommisme, c'est : « Je suis généreux avec le sang des autres ».

Souvenons-nous des guerres révolutionnaires, napoléoniennes et de colonisation, toutes inspirées, d'une manière ou d'une autre, par le messianisme droit-de-l'hommiste.

Et ça continue.

Comme le dit le chanteur des Eagles of death metal, certains occidentaux préfèrent mourir plutôt que de passer pour racistes ou islamophobes.

Bien plus dégueulasse encore, nos gouvernants préfèrent que nous mourrions (car eux sont fort peu menacés par les attentats) plutôt que leur belle image de citoyens du monde non-discriminants soit entamée.








François Hollande et les autres devraient méditer Pascal. Pacal qui ? Un rappeur ?

Pascal disait : « Il faut que ce qui est juste soit fort et que ce qui est fort soit juste. »

Mais, évidemment, nos politiciens sont tout le contraire de Blaise Pascal. Il était rigoureux, honnête, intelligent, profond. Ils sont ...

Bataclan : du métal qui décape

Surrendering to Death

Je suis très circonspect vis-à-vis de cet entretien parce qu’il mêle d’une manière peu claire témoignage et interprétation. Néanmoins, il est intéressant. Nous sommes nombreux à avoir constaté des incohérences et des manques dans la version officielle (l'absence de commission d'enquête parlementaire digne de ce nom et la solidarité des politiciens pour ne pas faire toute la lumière sur ces attentats montrent assez la déliquescence d'un régime qu'on n'ose plus appeler démocratique).

Ce qu'il dit, à savoir que nous avons plus peur d'être traités de racistes ou d'islamophobes que de mourir est vrai, sinon les mesures anti-terrorisme islamique, fort simples, seraient prises depuis longtemps.

Parmi les enseignements concrets de ce témoignage qui nous concernent tous, on remarque le manque de réflexes sains de certaines victimes.

Si vous entendez des coups de feu, vous vous jetez à terre sans réfléchir, vous localisez la provenance des tirs, vous rampez à l’abri dans la direction opposée si vous n’êtes pas en vue des tueurs, puis vous vous enfuyez si la situation le permet et vous avertissez les autorités. Tout le reste, lever les bras en l’air et discuter, c’est le meilleur moyen de s’en prendre une, ce qui est arrivé.

La seule alternative, désespérée, est de se jeter sur les tueurs en étant prêt à les tuer avant qu’ils ne vous tuent, comme c’est arrivé dans le Thalys, là encore si la situation le permet.

En fait, la solution aux attaques type Bataclan est connue : l’armement des honnêtes gens, comme en Israël et aux Etats-Unis (s'il y a tant d'attaques de campus par rapport à d'autres lieux publics, c'est qu'ils sont gun free, mais chut, il ne faut pas le dire).

Nous préférons mourir (ou nos autorités préfèrent que nous mourrions) plutôt que d’adopter cette solution de bon sens mais qui remettrait en cause notre vision irénique et pacifiste du monde (et le pouvoir de l'Etat).



lundi, mai 16, 2016

Black M et la soumission de la gauche

Je n'ai pas encore réagi à cette affaire Black M à Verdun. J'ai surtout pensé que Philippe Muray devait en rire. Mais il est temps (c'est moi qui souligne) :

Black M et la soumission de la gauche

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L’affaire Black M montre comment la gauche de gouvernement ne cherche même plus à cacher son goût pour le communautarisme. Subrepticement, c’est bien à un remplacement des valeurs républicaines par les valeurs communautaires que le Parti Socialiste procède. Ce remplacement procède de la lente soumission annoncée par Michel Houellebecq.

La fête communautaire à la place de la commémoration patriotique


Dans le silence absolu de la droite, trop occupée à préparer ses primaires, la mairie de Verdun a eu la curieuse idée d’inviter le rappeur Black M à commémorer la bataille qui fut une hécatombe en 1916. Ce choix, validé en comité interministériel, ne pouvait résonner que comme une provocation et prêtait forcément le flanc à une critique sans concession.

[…]

Il fallait entendre ou lire les réactions du gouvernement à la polémique pour comprendre l’étendue de la soumission dans laquelle la gauche est entrée.

[…]


Dans toute cette affaire, la gauche explicitement et la droite implicitement abandonnent à la « fachosphère » le soin de lutter contre la soumission. C’est un choix lourd de sens par ce qu’il annonce.

D’une part, gauche et droite de gouvernement accordent toujours plus de champ d’action au Front National et aux « dissidents » de la fachosphère en faisant d’eux les porte-paroles officiels d’une conscience qui concernent de plus en plus de Français. Les partis de gouvernement souhaiteraient légitimer le rôle de la fachosphère en conscience républicaine qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

D’autre part, la fachosphère a marqué un point essentiel cette semaine en obtenant l’annulation du concert. La décision prise par la mairie de Verdun en dit long sur la recomposition politique qu’Internet permet. Si la mécanique des partis empêche toujours les « dissidents » d’arriver au pouvoir, en revanche Internet leur donne la puissance de faire barrage aux mauvaises décisions publiques.

Voilà qui en dit long sur les alliances tactiques à nouer demain pour redresser le pays.
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On ne peut que faire un constat : les terroristes de 2015 ont pleinement réussi leur mission. Depuis les attentats, les voiles islamiques et autres manifestations politiques de communautarisme islamiste sont de plus en plus présents et les partisans de la soumission se cachent de moins en moins, sont de plus en plus explicites.

Comme je l'ai écrit plusieurs fois, je pense que le Parti Démocratique Musulman imaginé par Houellebecq existe déjà, que c'est le PS, que les lubies pourtoussistes y pèseront de moins en moins lourd face au commautarisme musulman car il y a  des affinités profondes entre islam et socialisme. Ou, plutôt, le pourtoussisme sert d'écran de fumée pour dissimuler les progrès de l'islamisme au PS.

Le déracinement et l'inculture prépare les voies de l'islamisation :

Verdun, BlackM : la nuit de l'inculture

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Nous avons supporté les mots sidérants d'un secrétaire d'État chargé de la mémoire de nos soldats traitant de « fascistes » ceux qui par les maigres moyens des réseaux sociaux ont voulu empêcher de voir transformer l'ossuaire de Douaumont en arrière-plan d'un divertissement de masse. Tout cela n'empêche pas l'inculture de se montrer arrogante. Nous recueillons les fruits d'un enseignement moral sans fondement, sans hiérarchie, sans profondeur, où le seul impératif est de traquer le «fascisme» renaissant et le retour d'un «ordre moral nauséabond». Un antiracisme hors-sol qui surveille, punit et ne comprend plus rien.
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Je crois à la puissance du Système, à sa capacité à empêcher l'opposition intellectuelle très réelle de se transformer en opposition politique arrivant au pouvoir.

Il me semble que l'enjeu est encore aujourd'hui intellectuel. Dans le billet précédent, j'écrivais que l'accession d'Hitler au pouvoir était fondée sur une erreur entretenue de représentation du nazisme.

Je suis persuadé que, si l'islam était vu dans sa vérité, il n'aurait aucune chance d'accéder au pouvoir en France. La meilleure aide que les soumis apportent à l'islamisme, c'est la carapace de mensonges (« islam religion de paix et d'amour », « terrorisme pas le vrai islam », etc.) dont il le protège. C'est pourquoi le combat reste intellectuel.

Mais il faut bien aussi lui donner une traduction politique.






dimanche, mai 15, 2016

Une petite ville nazie (W. S. Allen)

Vous savez que je ne suis pas un anti-fasciste avec 80 ans de retard, que je ne pratique pas la reductio ad hitlerum à tout bout de champ, mais ce livre est fort intéressant.

L'auteur s'est intégré à la ville de Thalburg (pseudonyme de Northeim) au début des années 60 et a étudié la montée du nazisme entre 1930 et 1935 dans cette cité de 10 000 habitants, à l'aide de témoignages des survivants et d'archives, notamment les journaux locaux.

En résumé :

Première phase : la conquête du pouvoir.

1) Les opposants aux nazis, les socialistes du SPD, étaient au pouvoir. L'argument des nazis « les socialistes échouent, essayez nous » portait car il est légitime en démocratie, ce système où on peut en théorie changer de gouvernement si celui en place ne donne pas satisfaction (rassurez vous, je ne parle pas de la France, nous ne sommes pas en démocratie).

2) Les socialistes étaient faussement radicaux, ils ont contribué à radicaliser le débat mais sans aller jusqu'au bout de cette logique ou sans s'en dégager en apaisant le débat. Ce faisant, ils ont donc favorisé les vrais radicaux, les nazis.

3) Les nazis inscrits étaient peu nombreux, 45, mais très actifs. En 1931, ils ont presque tenu dix fois plus de meetings et de réunions que les socialistes. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ils recevaient assez peu de consignes par la hiérarchie du parti.

4) L'antisémitisme n'a joué aucun rôle visible. Même les juifs le prenait pour un folklore, certes de mauvais goût. D'une manière générale, les idées politiques, au sens d'un programme précis, ont très peu compté.

5) La réalité des nazis de Thalburg, pas la crème de la ville, n'a pas beaucoup compté non plus dans la progression du nazisme. Le NSDAP est devenu le parti dynamique, le parti à la mode. Le nationalisme allemand était très ancré, terreau favorable au nazisme. Même parmi les nazis de la ville, peu nombreux étaient ceux qui avaient compris que leur parti n'était pas comme les autres (il y eut un conflit interne au parti après la victoire électorale à cause de ce malentendu).

6) Les gens ont donc voté pour le parti le plus dynamique en ayant une représentation biaisée de ce qu'il était.

Deuxième phase : la dictature

1) Le fait que Hitler soit arrivé légalement au pouvoir a empêché toute révolte, celle-ci n'ayant pas de prétexte et ni de déclencheur.

2) Toutes les organisations de la ville, jusqu'au club de danse, ont été nazifiées en quelques mois, par un mélange d'intimidation des dirigeants non-nazis, qui ont été poussés à laisser la place, et de propagande. Tout est devenu « national-socialiste » Le « club de danse » est devenu « club de danse national-socialiste ». Vous ne pouviez plus aller à la pêche à la ligne sans commencer la journée par un laïus sur les bienfaits du national-socialisme.

Mais chacun de ces changements ne valait pas de mourir pour lui. Franchement, vous feriez vous déporter pour qu'on n'ajoute pas « national-socialiste » au nom du club de danse ?

3) Ala fin de ce processus d'environ six mois, tous les individus étaient atomisés, il n'y avait plus de vie sociale en dehors du parti nazi.

4) On constate, probablement du fait de cette atomisation, une montée de la délinquance.

5) Après les années de prise en mains et de terreur (1933 à 1935), la population de Thalburg ne fut pas persécutée, elle était vien tenue. A part les juifs, il n'y eut qu'un déporté entre 1935 et 1945.

Churchill avait raison. Pour combattre Hitler, il fallait abattre l'Allemagne. Distinguer les bons Allemands des méchants Allemands était fallacieux puisque le pouvoir des méchants Allemands sur les bons était profondément ancré et impossible à renverser de l'intérieur.

jeudi, mai 12, 2016

Juppé et Lemaire, candidats de la continuité de la décadence

Eric Verheaghe explique très bien que Juppé et Lemaire (et Hollande) sont les candidats de la continuité, donc de la continuité de la décadence :

Juppé et Lemaire, candidats du gouvernement profond

Vous allez me dire que tout le monde le sait ou, au moins, le devine. De même que ceux qui ont voté pour « Le changement, c’est maintenant » savaient qu’absolument rien n’allait changer.

Mais justement, c’est ce qui fait la force de Juppé : combien de Français préfèrent la tranquillité de la paralysie, la quiétude de la mort, au stress de la révolution ? Peut-être une majorité de ceux qui vont voter.



mercredi, mai 11, 2016

Baupin, au féminin, ça fait ... (ajout : une excellente chronique zemmourienne)

Baupin : qui a vraiment les mains sales ?

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Et dès que l’embuscade a commencé, sans qu’elle n’y soit d’ailleurs pour rien, elle a joué aux résistants de la vingt-cinquième heure en venant asséner, protégée par la foule, des coups de poing dans le dos d’un homme cloué au pilori.

Rien n’est plus écoeurant que cette violence en meute, qui emporte avec elle toute dignité et frappe aveuglément non seulement le (présumé, mais on l’a oublié) coupable, mais aussi sa femme et ses enfants.

Que cachent les indignations sélectives des pleureuses ?

La même Clémentine Autain, qui ne trouve pas de mots assez durs pour dénoncer les agissements d’un élu blanc qui met sa main sur les fesses et les seins de ses collègues ou collaboratrices, avait toutefois une indignation un peu moins forte pour les femmes qui, au Nouvel An, se sont retrouvées ceinturées par dix ou quinze hommes, dans les rues allemandes, avant de subir des outrages qui n’ont rien à envier à ceux que les proches de Baupin semblent avoir subi.

C’est à la lumière de cette différence de traitement que s’éclaire le mieux le sens profond de cette fête de Walkyries à laquelle nous assistons. Lorsque l’agression sexuelle est commise par un prolétaire immigré, priorité est donnée aux imprécations contre le capitalisme qui réduit ces pauvres agresseurs à la misère. Et tant pis pour les femmes qui ont été violentées et humiliées ce soir-là. Elles sont elles aussi victimes du capitalisme, et personne n’y est pour rien.

Que l’agression soit moins grave, moins violente, en elle-même, mais commise par un membre de la majorité blanche d’obédience chrétienne incarnant le pouvoir phallique exécré par les féministes, et là les choses sérieuses commencent. On assied le suspect sur une chaise et l’interrogatoire débute avec une lampe dans la figure pour qu’il se mette plus vite à table.

Ce qui est en jeu n’est évidemment pas un combat pour les femmes, pour leurs droits ou leur dignité. Ce qui est en jeu se réduit à une stratégie de pouvoir où tout est bon pour justifier un poste, un mandat, une candidature à quelque chose. L’objet n’est jamais de défendre les femmes pour les femmes, mais seulement de se donner un peu de publicité, un peu de notoriété, pour grimper encore un peu plus dans le « système ».

L’objet en cause, contrairement à ce qui est dit, n’est certainement pas « d’améliorer le système » en défendant l’égalité des sexes. Il est plutôt de justifier la substitution d’une caste de dominantes à une caste de dominants, sans jamais changer les finalités du jeu. Et pour y parvenir, aucune leçon de morale ne suffira jamais pour honnir les puissants du jour et leur ravir leur joujou.

A l’approche des présidentielles, quelle aubaine !
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Denis Baupin accusé de harcèlement sexuel : "Le... par rtl-fr











mardi, mai 10, 2016

Les phobiques de l'autorité

La classe jacassante nous sert des « phobies » imaginaires (islamophobie, xénophobie, ...)  à toutes les sauces, mais il y a une phobie, une vraie, dont elle ne parle jamais parce que c'est elle qui est touchée : la phobie de l'autorité.

Nos dirigeants, de gauche, de droite, et même d'extrême-droite, ont une véritable phobie de l'autorité, à tel point qu'ils ne font preuve d'autorité que contre ceux qui la réclament (dernier en date : le général Soubelet). Les autres (Léonarda, les roms de l'A1, les casseurs de Nuit debout,  les élèves turbulents, les mineurs délinquants...) ils peuvent faire n'importe quelle connerie, on les gronde, on tempête, on pleurniche, mais jamais on n'agit d'autorité contre eux.

Et quand on finit, obligé par les événements, par sévir, c'est de manière oblique, sournoise, comme une garce, par comme un homme.

Or, l'autorité n'est pas un gadget :

A quoi sert l'autorité ? (c'est un de mes billets auxquels je tiens le plus)

Elle est la garantie de l'ordre.

Nos gouvernants ont perdu toute autorité, donc toute légitimité, mais pas le pouvoir. Cela porte un nom en politique : la tyrannie.

Déradicalisation : l'autorité à l'école et la fin du clientélisme, les deux vraies solutions

Déradicalisation : l'autorité à l'école et la fin du clientélisme, les deux vraies solutions

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Malgré les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, le gouvernement français tente de maintenir un cordon sanitaire entre le terrorisme qui frappe la France, la situation au Moyen-Orient et la complaisance à l'égard de l'Islam politique sur la scène intérieure.
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lundi, mai 09, 2016

Un maire musulman à Londres ? Qu'en pense notre ami Robert Marchenoir ?

Voici l'excellent compte-rendu de Bob, chez Ivan Rioufol :

Difficile d'échapper au fait que Sadiq Khan, le travailliste qui vient d'être élu maire de Londres, est un musulman né au Pakistan. De la variété modérée, officiellement, malgré quelques fréquentations douteuses par le passé. Il a même voté en faveur du mariage homosexuel.
La presse britannique, comme la française, n'a pas manqué de marteler que son adversaire malheureux, Zac Goldsmith, est non seulement conservateur, mais millionnaire.
Ces Pakistanais, qui célèbrent dans leur pays l'élection de leur compatriote, sont légèrement plus... explicites :
Leur banderole "félicite chaleureusement Sadiq Khan, le premier maire musulman de Londres, qui a battu Zac Goldsmith, le millionnaire juif."
Ils s'en tapent, les potes pakistanais de Sadiq Khan, au bled, qu'il soit travailliste et son adversaire, conservateur. Ce qui a vraiment de l'importance, c'est que le vainqueur soit musulman, et le vaincu, juif.
L'intéressé s'est payé le luxe, il n'y a pas quelques jours, de fustiger son propre parti pour son antisémitisme ; manifestement, certains coreligionnaires du nouveau maire s'obstinent à "interpréter l'islam tout de travers"...
L'attitude arrogante de Khan à son intronisation ne laisse aucun doute : regardez les vidéos de la cérémonie.
Il a commencé son allocution en disant, d'un air vaguement menaçant : "Je m'appelle Sadiq Khan et je suis le maire de Londres".
Le message est d'autant plus clair que la cérémonie a lieu à l'intérieur d'une cathédrale, où il est conduit par un dignitaire anglican : c'est une prise de pouvoir de l'islam sur la ville.
Juste avant de prendre la parole, il est accueilli par une "baronne" noire d'origine jamaïcaine, Doreen Delceita Lawrence de Clarendon, dont le seul mérite est d'avoir vu son fils tué dans une agression présentée comme raciste. Suite à quoi elle a été nommée pair du royaume, et siège à la chambre des Lords où elle est chargée... des questions raciales et de la diversité.
Voici à quoi ressemble une "baronne" anglaise de nos jours (à gauche, la "baronne Lawrence de Clarendon" ; à droite, la femme de Sadiq Khan) :
Regardez le rictus arrogant de Sadiq Khan, posant un long moment dans la cathédrale après avoir signé le livre d'or. Derrière lui, en plein dans la ligne de mire des photographes, dans une mise en scène savamment calculée : à gauche, une femme voilée, peut-être d'origine britannique ; à droite, la "baronne" noire. Visiblement, rien ne s'oppose au port du voile islamique dans une cathédrale ; mais personne n'a expliqué à madame la baronne qu'une femme n'était pas censée entrer les bras nus dans une église.
La chorale d'enfants, dans l'église, est intégralement noire et marron, complètement Judenrein -- je veux dire sans un seul Blanc (voir la vidéo du Daily Mail, à 2 mn 27 s).
Sur cette photo, Sadiq Khan, l'homme qui fait des grimaces aux enfants lorsqu'il rentre dans une cathédrale pour son intronisation en tant que maire de Londres (et qui ne juge pas utile de mettre une cravate à une telle cérémonie, à l'instar des théocrates iraniens qui considèrent cet accessoire vestimentaire comme un symbole de l'Occident haï) :
Ici, il prend possession symboliquement de l'hôtel de ville, accompagné, non d'un quelconque groupe de dignitaires politiques ou de hauts fonctionnaires, mais... de sa femme et de ses enfants. C'est la famille du sultan qui s'installe dans les lieux.
Pour moi, il n'y a aucun doute que Sadiq Khan est un cheval de Troie musulman en Grande-Bretagne. On lui prédit d'ores et déjà un avenir de premier ministre.
Les médias anglais s'accordent à le trouver manipulateur et assoiffé de pouvoir. Ses prises de positions contre l'antisémitisme et pour le mariage homosexuel sont des coups de génie. C'est la taqiya parfaite.
Voilà en quoi consistent "l'anti-racisme" et la "laïcité" : il s'agit de porter au pouvoir des gens obsédés par les questions raciales et par le statut de l'islam dans la cité. Des gens dont l'appartenance communautaire dictera les décisions.
Heureusement que "les races n'existent pas", et que Martin Luther King rêvait au jour où "les hommes seraient jugés selon leurs seuls mérites"...
La discussion a été poursuivie chez Philippe Bilger :

À Karachi, samedi, Khurram Zaki, un journaliste qui lutte contre l'extrémisme, écrit sur Facebook que le nouveau maire de Londres n'est pas pakistanais, mais britannique, et qu'il ne doit en aucune manière sa réussite au Pakistan ou à l'Islam, mais à son travail et au système démocratique. Son élection prouve à tous ceux qui trouvent ce système injuste et discriminatoire que ce sont des menteurs et des paresseux, dit-il. Et il ajoute : "Inutile de rêver ce n'est pas au Pakistan que l'on verrait un député ahmadi, indouhiste ou chrétien". "Je célèbre, écrit-il, la grandeur de la démocratie occidentale laïque".

Quelques heures plus tard, il se fait descendre dans la rue par des tueurs à moto. La personne qui était à ses côtés est blessée dans la fusillade.

http://www.independent.co.uk/news/uk/gunmen-kill-pakistani-activist-hours-after-he-praised-london-for-electing-first-muslim-mayor-a7018926.html


Lucile | 09 mai 2016 à 17:48

Ce serait comique si ce n'était pas tragique.

Cependant, même les propos de ce musulman anti-musulman sont faux, aussi bien disposé soit-il à notre égard :

"Sadiq Khan n'est pas pakistanais. Il est britannique. Le Pakistan and l'islam n'ont joué aucun rôle dans son ascension foudroyante."

C'est sans doute pour cela que ses premiers mots, en tant que maire, furent :

"Je m'appelle Sadiq Khan et je suis maire de Londres."

Si ce n'est pas une façon de souligner sa qualité de musulman et de Pakistanais, qu'est-ce donc ?
Si cela n'est pas une menace voilée, comment faut-il le comprendre, autrement que : "Maintenant c'est moi qui commande, et je dirigerai au nom de l'islam ?"

Remarquons aussi l'incroyable nombrilisme qu'il y a à commencer un discours d'intronisation à une fonction élective par ces mots : je m'appelle... je suis... Nombrilisme qu'il a confirmé en racontant, tout de suite après, qu'il avait grandi dans une HLM tout près de là, etc.

Un député conservateur a twitté, ironiquement : quel métier faisait votre père, déjà ? En effet, le mantra "Sadiq-Khan-fils-d'un-conducteur-d'autobus-pakistanais" fut central dans sa campagne. Si les Britanniques ne l'ont pas entendu mille fois, ils ne l'ont jamais entendu.

N'importe quel élu normal, blanc, chrétien, libéral, aurait commencé son discours d'investiture en parlant... des autres ; de ceux qui l'ont élu ; des Londoniens, de Londres... En les remerciant. En s'engageant à être digne de leur confiance.

C'est l'essence même de la démocratie. Aucun élu, quel que soit son bord politique, ne déroge à cette tradition.

Sauf... le musulman et pakistanais Sadiq Khan, pour qui c'est d'abord une victoire personnelle, et ensuite la victoire de son clan, de sa tribu.

C'est la politique tribale dans toute sa splendeur, telle qu'elle existe en Afrique ou ailleurs, dans les pays arriérés. Je gagne l'élection, ça veut dire que le pouvoir et l'argent vont aux membres de mon clan. Et tout le monde, dans ces pays, trouve ça normal.

De plus, Sadiq Khan est travailliste, et cela n'est pas sans conséquences. Le parti travailliste britannique est désormais un parti d'extrême gauche dirigé par un marxiste enragé, Jeremy Corbyn. Et même si Sadiq Khan s'est d'ores et déjà positionné comme son rival, cela semble davantage lié à ses ambitions au poste de Premier ministre qu'à une opposition idéologique.

Les idées, d'ailleurs, il en a fort peu. Son programme se borne à promettre de rendre le logement plus abordable, de baisser le prix des transports en commun, de planter des arbres... et c'est tout, je crois.


Un musulman pakistanais assoiffé de pouvoir et membre d'un parti islamo-gauchiste à la tête de Londres, vous la sentez bien, là, la "formidable avancée démocratique" ?

Sadiq Khan possède une tare supplémentaire : il est petit. Les hommes de pouvoir de petite taille (Sarkozy, Hollande...) sont les plus mesquins. Ils ont une revanche à prendre. Le ressentiment dû au physique est de nature à décupler le ressentiment intrinsèque à l'islam, l'un des ressorts les plus puissants qui animent les musulmans.




Et Causeur s'y met :

Sadiq Khan, l’opportuniste

Comment le nouveau maire de Londres a fait feu de tout bois

Luc Rosenzweig
Luc Rosenzweig
est journaliste.
Publié le 10 mai 2016 / Monde

(Photo : SIPA.REX40416770_000008)
Dans nos gazettes bien-pensantes habituelles, Le Monde, Libération, sur les ondes de Radio France, on ne cache pas sa joie : « Alleluïa ! Londres, la plus grande métropole européenne vient d’élire un maire musulman ! Gloire à Sadiq Khan, fils de chauffeur de bus pakistanais qui vient de mettre la pâtée au rejeton de milliardaire juif Goldsmith dans la plus hype des villes-monde d’Occident ! »

Le storytelling se déploie en XXL racontant la saga d’un petit « paki » escaladant à la force de son intellect et de son talent l’échelle sociale britannique, musulman pratiquant, certes, mais si modéré et propre sur lui qu’on lui donnerait le bon Dieu anglican sans confession. Au Monde, l’éditorialiste de service profite même de l’occasion pour mettre la honte à la classe politique française : « En France, quelques places sont réservées, au gouvernement, aux éléments les plus prometteurs des milieux issus de l’immigration. Mais les places éligibles dans les listes des partis, au moment du scrutin, restent généralement inaccessibles. C’est une erreur stratégique, que nous payons cher ». Ben voyons !

Comme si, par exemple, Madame Rachida Dati avait dû ramer comme une malade pendant des années sur les marchés du 7ème arrondissement de Paris pour se faire élire maire du plus bourge des arrondissements de la capitale !

La réalité est toute autre. Sadiq Khan est un pur produit du communautarisme territorial modèle britannique. Celui qui passe par le Parti travailliste et un système électoral (scrutin majoritaire à un tour) qui assigne à résidence politique les candidats issus de l’immigration aux circonscriptions où le poids démographique de leurs coreligionnaires issus de leur ethnie détermine le résultat de l’élection.
Sadiq Khan, avocat spécialisé dans la défense des droits de l’homme, en fait défenseur des extrémistes musulmans de tous poils œuvrant dans le Londonistan de naguère, conseiller juridique du Muslim Council of Britain, a longtemps fricoté avec les islamistes radicaux avant de prendre ses distances (apparentes) avec eux une fois son objectif atteint : la conquête en 2004, de la circonscription électorale de Tooting, au sud de Londres.

J’ai, pour des raisons familiales, fréquenté Tooting, où l’un de mes enfants expat’, mais pas trader, avait planté sa tente avec sa famille car c’était un des rares endroits de Londres encore abordable pour son budget de l’époque. Hormis les petites maisons en briques rappelant le passé de banlieue ouvrière du quartier, on se serait cru à Lahore ou à Karachi, tant le spectacle de la rue, des commerces révélait la ghettoïsation d’un secteur d’où les « natives » piliers de pubs rouquins ou mémères en bigoudis avaient déguerpi depuis belle lurette. De fil en aiguille, Tooting est devenu un fief réservé à un élu pakistanais, adoubé par les mosquées locales. Sadiq Khan, qui faisait l’éloge public de Youssef Al-Qaradawi, le prédicateur extrémiste et antisémite de Al Jazeera, dûment tamponné « halal », par les autorités religieuses du secteur, l’emporta haut la main à sa première tentative d’entrée à la chambre des Communes.

En revanche, il avait quelque souci à se faire pour sa réélection en 2010, puisqu’il était comptable, devant ses mandants, des prises de positions de son patron, Tony Blair, dans la guerre d’Irak, comme fidèle allié de Georges W. Bush, et de sa politique de lutte antiterroriste. Il avait bien, au lendemain des attentats de Londres de 2005, pris ses distances avec Blair, en imputant au soutien de Downing Street à la campagne israélienne contre le Hezbollah libanais la propension des djhadistes britanniques à assassiner leurs concitoyens, mais l’élection s’annonçait tout de même périlleuse. Son principal concurrent était en effet un autre anglo-pakistanais, Nasser Butt, candidat du Parti libéral-démocrate, qui pouvait, lui, se targuer que sa formation politique avait voté contre l’engagement britannique dans la guerre d’Irak, une position largement partagée par les électeurs de Tooting… Seulement voilà : Nasser Butt était membre de la secte musulmane des Ahmadistes, une obédience quiétiste fondée en 1889 dans l’Inde coloniale, prônant la tolérance et le djihad par la plume et non pas par l’épée, dont les quelques dix millions de fidèles sont répartis à travers le monde, majoritairement en Inde et au Pakistan. Persécutés après l’indépendance par les majorités sunnites, beaucoup d’entre eux émigrent, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et au Canada. L’Organisation de la conférence islamique les excommunie, et les interdit de pèlerinage à La Mecque. Monsieur Sadiq Khan, le grand libéral aujourd’hui porté au pinacle, a joué à fond, en 2010, la carte religieuse pour être réélu, traitant son concurrent d’hérétique indigne de recevoir les suffrages des vrais croyants. Et ça marche.

Son ascension au sein du Labour, dans le sillage de Jeremy Corbyn, lui ouvre d’autres perspectives : fini Tooting et les odeurs de curry, à lui Londres, la City, les fastes du Lord Maire et pourquoi pas, demain, Downing Street, une fois dégagé le vieux gaucho de la tête du Parti travailliste ? Le discours change, on vote pour le mariage gay, on caresse les juifs dans le sens du poil (virage à 180° sur le boycott des produits israéliens), et vogue la galère. Tous les gogos de la planète bobo européenne lui font une standing ovation, les chaisières de la gauche morale se pâment. Seul, un vieux ronchon dans mon genre se remémore la ritournelle de Jacques Lanzmann, magnifiquement interprétée par Jacques Dutronc, « L’opportuniste » :
« Je n’ai pas peur des profiteurs
Ni même des agitateurs
Je fais confiance aux électeurs
Et j’en profite pour faire mon beurre
Il y en a qui conteste
Qui revendique et qui proteste
Moi je ne fais qu’un seul geste
Je retourne ma veste
Je retourne ma veste
Toujours du bon côté »

******************


Vous remarquerez, fidèles lecteurs, à quel point les événements sont fidèles à l'anticipation de Houllebecq dans Soumission.


Le bourrage de crâne européiste

Voici la publicité scandaleuse que j'ai découverte ce week-end au cinéma :




Les militaires, les livres et l'efficacité

Michel Goya, fait un constat historique pas con : quand les militaires peuvent s'exprimer et écrire, la France gagne les guerres. Quand on intime l'ordre aux militaires de la fermer, la France perd les guerres.

C'est une gigantesque latte, sans jamais les citer, contre Hollande et Juppé. Ce n'est pas la première et pas la dernière (1).

Hé oh, la guerre

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Les guerres se gagnent, aussi, par la critique ouverte et tolérée (tant qu’on ne révèle pas de secret opérationnel) de ce qui se fait, surtout lorsque ce qui se fait ne nous conduit pas visiblement vers la victoire. Tout ce qui bloque ce débat : l’autoritarisme « droit dans ses bottes », la prétention élitiste au monopole de la pensée, le petit calcul politique, la peur de déplaire à l’Elysée, la peur de ne pas avoir un poste prestigieux ou très bien payé à l’issue de son commandement, l’argument de la critique « dans un fauteuil », etc., tout cela est un facteur de défaite. Les cimetières des batailles perdues sont pleins de militaires à qui on a demandé de fermer leur gueule. Les histoires des désastres sont pleines de citoyens à qui on interdit de réfléchir.

Au fait, on en est où de la guerre contre l’Etat islamique et les autres organisations djihadistes. Ça va mieux ?

PS : Clemenceau disait qu'après le milligramme, plus petite unité de poids et le millimètre, plus petite unité de distance, le militaire était la plus petite unité d'intelligence....C'était plus un bon mot qu'une croyance et au moins, ça c'était drôle.
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Si je m'intéresse tant aux militaires et à leur liberté de parole, c'est pour une raison simple. Il n'y a plus que deux institutions en France (à part l'islam) qui pensent sur le long terme, ne sont pas amnésiques et ont encore des moyens d'action.

Ce sont l'Eglise et l'armée.

L'Eglise est cependant dans le piteux état intellectuel et psychologique que l'on sait (même si je ne perds pas espoir d'une résurrection). Il ne reste donc que l'armée.

Certes, elle n'est pas séparée de la société et en subit les maux, mais elle reste un petite lueur, un amer auquel on se raccrochera peut-être le jour venu.

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(1) : [...] une hypocrisie qui n’est pas l’apanage des « socialistes ». Ainsi, Natacha Polony peut, à juste titre, dénoncer la réponse inadaptée, et somme toute minable qu’Alain Juppé à faite au Général Soubelet et qui lui a valu un article vengeur du Général Desportes. Car, le cas du Général Soubelet est exemplaire. Le voici mis à la retraite d’office par le gouvernement pour avoir dit, lors d’une audition parlementaire, l’état déplorable de la gendarmerie et avoir mis en cause le fonctionnement de la justice. On peut ne pas partager tous les constats du Général Soubelet. Mais, devant des parlementaires, il devait dire ce qu’il pensait, quitte à ce que ces parlementaires interrogent d‘autres responsables, et ne tiennent pas compte de ces propos. La sanction qui le frappe est inacceptable, et constitue de la part du gouvernement une faute inexcusable. Mais, que Monsieur Juppé joigne sa voix aux loups est un aveu lourd de sens. Ainsi, cet ancien Ministre des Affaires Etrangères préfère le silence complice à la vérité qui fâche. Voilà ce qu’il faut dire à tous quand il viendra, peut-être, quémander nos suffrages. [...]




dimanche, mai 08, 2016

Natacha claque le beignet d'Ali Juppé

Natacha Polony : Le cri des muets exaspérés

Latter Ali Juppé à coups de rangers cloutées dans la tronche est toujours un plaisir. Mais je ne me raconte pas d'histoires, c'est un plaisir vain : lui ou autre, peu importe, ils se valent tous dans la médiocrité et dans la trahison.

On sait que De Gaulle n'était pas éperdu d'admiration, c'est le moins qu'on puisse dire, pour les fameux 80 qui refusèrent de voter les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 parce qu'ils cherchaient à sauver un régime et non la France et qu'il en vit fort peu à Londres.

Il raconte à Pompidou qu'ils auraient trouvé quelqu'un d'autre si Pétain n'y était pas allé. Blum, par exemple (Mongénéral aime bien faire de la provocation). Car, après tout, Blum, Reynaud et compagnie ne se sont retrouvés résistants, bien tièdes, que parce que Laval avait déjà piqué la place et qu'ils ont été persécutés par Vichy.

Et puis, il faut se souvenir que, pour court-circuiter De Gaulle, Laval et Herriot se sont réunis en août 1944 à Paris en accord avec les Allemands, afin de réveiller l'assemblée nationale faillie.

Après sa démission en 1946, De Gaulle reçoit ce commentaire d'Herriot : « Vous capitulez au premier obstacle ». Pompidou s'étonne. De Gaulle explique : « Comme si je n'avais pas surmonté d'obstacles depuis 1940 ... Mais pour ces gens-là, seule compte la vie parlementaire, leurs petites magouilles, alors, entre 1940 et 1945, il ne s'est rien passé. Une parenthèse. La France ? Son destin ? Connais pas ! ».

Mais cet enfoiré pathétique d'Herriot n'est pas une malheureuse exception, il est au contraire la fine fleur du système, il a une place à Paris et une rue à Lyon. Il est à ranger dans la même catégorie que Laval, le dindon de la farce.

De même, Ali Juppé, il trône en haut du tas de fumier, il sera notre Pétain de 2017. Mais si ce n'est pas lui, ils en trouveront un autre.



samedi, mai 07, 2016

Pour rétablir une vérité (G. Pompidou)

Mémoires posthumes et inachevés de Georges Pompidou.

Tout d'abord, le lecteur savoure le style. Pompidou écrit clair, précis, rigoureux, sans tomber dans les défauts du bon élève, ni insipide, ni ampoulé, ni pédant. A le lire, on sent les qualités que De Gaulle appréciait chez lui.

Ce style est une oasis de sérénité et d'élégance au milieu de l'agression syntaxique et stylistique permanente que subit le Français d'aujourd'hui.

Ensuite, il y a les jugements sur les hommes. Vous les lirez si vous en avez l'envie.

Il a deux idées qui intéressent notre époque.

Le déclin du sentiment national français est à la source de la décadence de notre pays. Sans le vif sentiment d'appartenir à la même nation, il n'y a pas de destin collectif possible et les forces centrifuges et débilitantes l'emportent.

La seconde est amusante, venant du normalien qui jouait à parler grec et latin avec certains de ses ministres (en 2016, on a des ministres et un président qui ne parlent pas français, alors grec et latin ...). La voici : on accorde trop d'importance, et donc trop de pouvoir, aux intellectuels. La capacité d'action est liée au caractère et non à l'érudition et les deux sont antinomiques. On peut le regretter mais l'expérience montre que c'est ainsi.

En 2016, nous avons la double peine : nous sommes dirigés par de faux intellectuels. Ils ont l'incapacité à agir des vrais intellectuels sans en avoir l'érudition. Non seulement ils ne peuvent rien décider (sauf de décider de ne rien faire, et encore ...) mais ils sont bien en peine de tenir un discours intelligent.

Un homme à la hauteur

Une comédie très sympathique. Arrive assez bien à éviter l'écueil du sentimentalisme sirupeux.







Une enfance française (et pourquoi les musulmans sont inassimilables)

Voici comment Georges Pompidou décrit son enfance :

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Mon père attachait aux études une telle importance qu'il faisait à mes yeux figure de persécuteur. […] Plus tard, ayant perdue [ma mère], je devais connaître le vrai visage de mon père, marqué par la bonté  poussée jusqu'à la faiblesse, et que j'avais mal jugé dans mon enfance

[…]

Mon père et ma mère appartenaient profondément à la race française, dure au travail, économe, croyant au mérite, aux vertus de l'esprit, aux qualités du coeur. Je n'ai pas eu une enfance gâtée. Mais, de si loin que je remonte, je n'ai reçu que des leçons de droiture, d'honnêteté et de travail. Il en reste toujours quelque chose.
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Tout est dit d'une enfance française idéale.

Et l'on comprend aussi pourquoi les musulmans sont inassimilables. Dans la culture musulmane, l'honnêteté et la droiture sont des faiblesses, la force et la ruse priment, le travail est une occupation d'esclave, d'inférieur, et il n'y a pas la culture de l'intellect, il n'y a pas la vénération des livres (et non pas « du » livre) de l'école (et non pas de la madrasa), qu'on retrouve dans d'autres populations que chez les vieux Français paysans, chez les juifs, chez les asiatiques ...

Bien sûr, il y a des musulmans droits, honnêtes, travailleurs et valorisant les études. Mais c'est à titre individuel, au rebours de leur culture.

Bref, la présence en France de millions de musulmans qui restent musulmans est une folie furieuse et suicidaire.

Et si l'on voulait saisir la chance infime qu'il y a d'assimiler des musulmans, on ferait le contraire de ce que l'on fait. Georges Pompidou encore :

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A neuf ans, sortant [de la classe de M. Delga au lycéé d'Albi], je possédais tout ce qui constitue l'acquis fondamental : orthographe et grammaire, me permettant d'écrire et de parler en français, notions de base d'arithmétique, calcul mental, histoire et géographie de la France.
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Ceux qui ont ou connaissent des enfants de cet âge mesurent le gouffre qui sépare l'école du petit Pompidou de l'école actuelle, qui coûte pourtant beaucoup plus cher (c'est le prix de la bêtise et de l'idéologie).

Islam : deux poids-deux mesures médiatique (les enculés de journalistes)

Raymond Ibrahim remet de l'ordre dans le deux poids-deux mesures médiatique à propos de l'islam :

Attention, ces images sont très dures, il s'agit de bébés assassinés au nom de l'islam

(WARNING: Graphic) How the Media Exploit — and Omit — Pictures to Islam’s Benefit



vendredi, mai 06, 2016

Le SUV une pandémie mondiale

Le 4x4 est une horreur automobile (sauf un Range au Kenya ou à la campagne pour faire le tour du domaine puis rentrer au chateau au coin du feu). Le pire, ce sont les panzers à gros cons : les 4x4 urbains mazout teutons, blancs, gris ou noirs.

Certes, le bon goût n'est pas universel. Cependant, il y a des fautes de goût criminelles, je pense qu'il faudrait fusiller les propriétaires mais comme les nécessiteux en matière de fusillade sont nombreux, on peut envisager des peines plus légères et adaptées au crime : par exemple, nettoyer des Mini, des vraies évidemment, à la brosse à dents, nus en tablier de bonniche, avec une pancarte « je suis propriétaire de 4x4 ».

Néanmoins, la vogue des 4x4 et la domination du blanc, du gris et du noir prouvent que nous vivons une époque triste où règnent les gros cons.

Je sais qu'en écrivant cela, je ne vais pas me faire que des amis, mais quoi ? On devrait se taire devant de tels attentats au savoir-vivre ? Parce que, tout de même, le message véhiculé par le 4x4 urbain noir, c'est « je t'écrase et je t'emmerde ».

En bleu, c'est moi qui souligne.

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Le SUV, une pandémie mondiale

par Jean Savary Le 02 Mai 2016 à 16h00

C'est l'info marquante du salon de Pékin, qui se tient en ce moment-même : 30 % des acheteurs chinois choisissent désormais un SUV. Il y a 10 ans à peine, ils ne voulaient même pas d'un break ou d'une 5 portes et encore moins d'un monospace. En France, le SUV représente désormais 25 % des ventes et aux Etats-Unis, c'est plus de 50 % si l'on compte les 4x4 et pick-up. Que peut-il bien nous passer par la tête ?

Soyons juste, en France, les trois quarts des gens qui achètent une voiture neuve persistent à ne pas choisir un SUV. Et en Chine, ils sont 70 %. Même aux Etats-Unis où le machin a été inventé, 46 % des acheteurs choisissent encore une berline, un break, un coupé, un cabriolet…. Ils ont bien raison. Pas comme moi qui me suis fait avoir. J'avais un grand break et au moment de le remplacer, son successeur avait tellement grandi qu'il n'aurait pas tenu dans le garage, sauf à en expulser la moto. J'ai donc choisi dans la gamme inférieure le SUV, plus court de 20 centimètres. Bêtement, je me suis dit que c'était comme un break, juste un peu plus haut… Je me doutais bien que l'aérodynamique n'était pas la même, je suis même payé pour le savoir, mais la flemme de changer de concessionnaire… Tarif pour gagner 10 cm d'altitude et pouvoir jeter un coup d'œil discret à l'intérieur des Mini : quasiment un litre de demi de plus aux cent kilomètres. Avec exactement le même moteur, je suis passé de 6 à 7,4 1/100 km. Sur route et autoroute. En ville, je ne sais pas, j'ai gardé la moto pour ça. J'ai vérifié les fiches techniques des magazines (pas les données constructeur, les consommations réelles) et il n'y a pas de doute : la différence entre un SUV et la berline ou le break équivalent, c'est 0,7 à 1,3 1/100 km d'écart. Faire fendre l'air à un parpaing, même joliment biseauté, ça coûte un peu d'énergie.

Un budget carburant plombé de 10 à 20 %

Il y a donc dans ce pays un quart des acheteurs de voitures neuves qui plombent de 10 à 20 % leur facture de carburant. Et qui bien sûr se plaignent des tarifs du super et du gazole, du montant des taxes, de l'Etat qui se gave et patati et patata. Il n'y a pas que l'ardoise à la pompe ; un SUV c'est 15 à 20 % plus cher qu'une voiture "normale". Il y a un an, sur les sites des mandataires, on s'offrait un Renault Scénic, certes en fin de carrière, pour un peu moins cher qu'un Renault Captur. Mais ce n'est pas grave, le pétrole n'est pas cher ces temps-ci et l'important, c'est d'être à la mode. Il y a dix ans, c'était le monospace compact, minimum automobile du foyer pas trop démuni avec deux gosses à caser à l'arrière. Déjà le même syndrome - un litre au cent de plus - mais au moins on y voyageait au large et on pouvait emmener le lave-vaisselle en week-end. Aujourd'hui, c'est le "essiouvi" : vingt centimètres de garde au sol, 1,70 m au pavillon, une tonne quatre ou six, une voiture qui se vautre en virage ou raide de suspension pour virer à plat et un habitacle aussi étriqué, voire davantage, que celui d'une berline. Et bien sûr, deux roues motrices, car l'important, c'est d'avoir l'air.

L'air de quoi au fait ? Personnellement, j'essaie de n'avoir l'air de rien au volant de mon gros machin, mais je me trouve surtout l'air con. Vouloir passer pour un aventurier-baroudeur au volant d'un Volkswagen Tiguan ou d'un Renault Kadjar, c'est la même vaine entreprise que se la jouer rebelle ou mauvais garçon au guidon d'une Harley à 25 000 € et 300 kg.

Ce n'est pas une réflexion anodine. Imaginez ce que représente un litre au cent de plus sur le tiers d'un marché chinois de 20 millions de voitures par an, ou un demi-galon (un galon = 3,785 l) de plus sur la moitié du marché américain remonté à 17 millions de voitures. Il doit bien y avoir une raison pour qu'un tiers des automobilistes de la planète choisissent de rouler avec 19 ou 20 cm de garde au sol et une calandre à hauteur de hanche quitte à accélérer à la fois l'épuisement de nos réserves de pétrole et le dérèglement climatique. Pour quoi faire ? Passer les congères ? Fallait prendre une 2 CV. Je veux bien que tout le monde ne veuille pas avoir la même voiture que tout le monde et que les gens aiment bien se distinguer des gens, mais l'explication est un peu courte.

J'ai posé la question à ma femme, elle m'a répondu "ben, c'est juste pour avoir une plus grosse voiture !" Bon sang, mais c'est bien sûr ! En avoir une plus grosse que le voisin, voilà ce qui mène le monde. Et causera sa perte.
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