dimanche, novembre 27, 2016

Français, aidez moi !

« Français, aidez moi ! ». L'appel au peuple du souverain en détresse n'est pas une invention de Charles De Gaulle. Il resurgit de loin en loin dans notre histoire depuis Bouvines.

Je vous ai déjà parlé de la fameuse lettre du 12 juin 1709 lue dans toutes les paroisses de France où le roi expose ses raisons et lance un véritable appel au secours. (« Mais quoique ma tendresse pour mes peuples ne soit pas moins vive que celle que j’ai pour mes propres enfants ; quoique je partage tous les maux que la guerre fait souffrir à des sujets aussi fidèles, et que j’aie fait voir à toute l’Europe que je désirais sincèrement de les faire jouir de la paix, je suis persuadé qu’ils s’opposeraient eux-mêmes à la recevoir à des conditions également contraires à la justice et à l’honneur du nom français. »).

Ce n'est pas un hasard si Patrick Buisson a fait dire cette phrase, « Français, aidez moi ! », à Nicolas Sarkozy en 2012. Mais ce n'était qu'un artifice de campagne.

Le candidat qui la prononcera sincèrement fera banco. Car elle signifie à la fois « Le peuple français est le responsable ultime du destin de la France. En lui réside la puissance nationale. » et « Il n'y a pas la France d'en haut qui sait et qui méprise la France d'en bas, il y a des Français tous dans le même bateau ».

Et je ne crois pas qu'aucun des candidats à la présidentielle soit cet homme. Il leur manque à tous le caractère de l'homme d'Etat et l'intelligence de l'histoire, et plus que tout, la confiance en la France.


samedi, novembre 26, 2016

Notre problème allemand

J'aime tellement l'Allemagne que je préfère qu'il y en ait deux.

Pendant des siècles, les rois de France ont eu le souci d'éviter l'unification des Allemagnes. Peut-être que le legs le plus durable, et le plus néfaste, de Napoléon, est d'avoir mis fin malgré lui à cette saine politique.

Après deux siècles de lutte acharnée, la France, l'Angleterre et la Russie se retrouvent face à cette Europe allemande qu'elles voulaient à tout prix (trente millions de morts, n'est-ce pas un prix assez élevé ?) éviter.

La démographie ne suffira pas à y mettre fin, car il n'y a pas assez de différences de qualité (je ne vous fais pas un dessin).

L'Euro est l'instrument de cette hégémonie allemande. En plus de toutes les bonnes raisons économiques de quitter l'Euro,  il y a donc celle-ci : faire éclater l'Europe allemande, pour le bien de toute l'Europe, et de la France en particulier.


Le scandale des primaires

Une fois de plus à rebours du tintamarre médiatique, je continue à trouver les primaires scandaleuses.

C'est une idée absurde, contraire à l'esprit de la constitution.

Malgré les apparences, elles accentuent le règne des partis et des médias.

En effet, les seuls légitimes à présélectionner un candidat sont les adhérents d'un parti politique à jour de cotisation. Et s'il y a dix partis qui choisissent dix candidats, c'est la vie et tant mieux.

Mais cette façon qu'ont les partis de s'organiser avec l'aide des médias pour faire leur petite cuisine et restreindre artificiellement le nombre de candidats est insupportable. Et peu importe le maquillage pseudo-démocratique qu'on y met (rappelons que le « grand succès » des primaires à droite concerne 10 % du corps électoral).

Les primaires témoignent donc d'une nouvelle dégradation de la vie politique française. Ce point est bien plus important sur le long terme que de savoir qui va gouverner pour les cinq prochaines années. C'est pourquoi tout candidat, de droite ou de gauche, qui refuse les primaires s'honore et tout candidat qui les accepte se déshonore.

Si Bayrou, que je déteste presque autant que Juppé, déclarait ne pas se sentir lié par les primaires et se présentait, il remonterait dans mon estime.

De plus, à cette opposition de principe, s'ajoute le ridicule des modalités : qu'un électeur de gauche puisse voter à une primaire de droite, ou vice-versa, finit de délégitimer ce funeste coup tordu.

jeudi, novembre 24, 2016

Fillon : encore cinq ans de perdus, sauf si …

Pour l'instant, François Fillon est l'élu des bourgeois non-bohèmes et non-fonctionnaires (Fillon-Le Pen: la lutte des classes et Quelle classe sociale porte la révolution libérale conservatrice en France ?).

Ce n'est pas déshonorant mais c'est un peu court pour fonder une politique nationale de sursaut.



Primaire de la droite : "Fillon et Juppé, deux... par rtl-fr

Si François Fillon était élu président de la république, il est probable que nous perdrions encore cinq ans.

En effet, comme l’expliquent bien des gens venus d’horizons très différents, comme Charles Gave et Jacques Sapir, la sortie de l’Euro (et de l’UE, qui va avec) est la clé de tout.

Dans l’Euro, rien n’est possible (y compris les réformes souhaitables, car elles sont trop douloureuses à faire passer sans dévaluation et avec la même monnaie que l’Allemagne. En 1958 De Gaulle, en 1978 Thatcher, en 1990 la Suède ont dévalué en même temps qu’ils réformaient). Hors de l’Euro, tout redevient possible (y compris les conneries). C’est aussi simple que cela.

Or, François Fillon regrette d’avoir voté contre le traité de Maastricht.

Je pourrais comprendre certaines motivations de Fillon en faveur du statu quo monétaire, qui ne sont pas toutes mesquines : sortir de la monnaie unique est autrement plus douloureux et plus difficile que de ne pas y entrer. Mais ce n'est pas ce qu'il dit. Il dit qu'il a eu tort de penser que l'Euro était mauvais.

 Regret absurde puisque la situation aujourd’hui donne raison à ce vote et au superbe discours de son mentor Séguin.

Il faut savoir solder les erreurs, quoi qu’il en coute, cela vaut mieux que de trainer une maladie de langueur. On imagine que Clemenceau ou De Gaulle auraient su trancher dans le vif de l'Euro en faisant miroiter l’espoir à terme d’un sursaut national. On n’a pas l’impression que Fillon soit de cette trempe. Sur l'essentiel, il semble aussi pusillanime que les autres.

Mais, si l’on a compris une chose de Fillon, c’est qu’il est dissimulateur et patient. Alors, peut-être pourrions nous avoir une bonne surprise.



mardi, novembre 22, 2016

Fillon : vers un nouveau plantage grandiose des medias ?

La thèse en vogue dans les medias, c'est que Fillon est la droite « dure », « thatcherienne » et que, ce faisant, il favorise la mobilisation de la gauche et le dégonflement du FN.

Mais, comme d'habitude, les medias sont une boussole qui indique le sud. Si Fillon est dur, moi je suis un croisement de Gengis Khan et d'Attila.

La vraie menace pour Fillon est au contraire de se « juppéiser ».

J'en rigole déjà.

Bon. N'empêche, sur ce coup, je suis assez content de moi : après m'être trompé sur les votes Brexit et Trump, je n'ai pas osé afficher de prédictions sur les primaires de la fausse droite, mais je sentais bien, tirant les leçons du Brexit et de Trump, que le candidat des médias, le maréchal Juppé allait en chier.


lundi, novembre 21, 2016

Méfions-nous des François

Desproges disait que les François sont tous des cons. François Mitterrand, François Hollande et, maintenant, François Fillon ?

Le principal mérite de Fillon est de n'être ni Juppé ni Sarkozy. A part ça, il n'a aucun intérêt.

Sur les trois sujets majeurs :

1) Grand Remplacement.

2) Sortie de l'Euro.

3) Collectivisme et oppression sociale.

il n'apporte pas le début de commencement d'une amorce de rupture. Juste des ajustements technocratiques comme on en fait depuis trente ans, avec le succès que vous savez.

Bref, aucun intérêt.

vendredi, novembre 18, 2016

Pierre et Bill

Lors de la campagne électorale, Bill Clinton aurait eu avec Hillary et son équipe une très sérieuse engueulade sur  le thème « Vous avez tort de négliger le vote ouvrier, cela va vous jouer des tours » . Ce à quoi l'équipe aurait répondu en substance  : « Tu es bien gentil, mais tu ne sais pas compter, on n'a pas besoin du vote ouvrier pour gagner ».

On sait comment ça se termine.

Ceux qui ont de la mémoire se souviendront que Pierre Mauroy avait eu en 2002 le même genre d'altercation avec l'équipe de Lionel Jospin en déclarant que « socialiste » n'est pas un gros mot (on peut en débattre, mais on voit ce que Pierrot voulait dire). Le propos avait été accueilli avec toute la condescendance dont sont capables nos petits marquis de la bien-pensance. En gros, « Il perd ses boulons, le vieux ».

On sait aussi comment ça se termine.

L'intéressant est que deux hommes avec leur intuition et leur expérience ont fait mieux que les technocrates avec leurs modèles à la con. C'est plutôt rassurant, non ?


Une conférence de Zemmour pour les petits nouveaux

Les conservateurs anti-islam chevronnés n'apprendront rien, les autres entendront un des personnage public les plus pédagogues :



lundi, novembre 14, 2016

Après l'élection de Trump, vague de suicides dans le milieu artistique américain

Evidemment, je plaisante.

C'est juste pour montrer à quel point les De Niro, Madonna et compagnie sont des grotesques.




dimanche, novembre 13, 2016

La violence est-elle la grande étrangère de nos sociétés ?



Addendum : G. Martinez-Gros dit au détour d'une phrase que l'occident, depuis les invasions franques, ne fut pas soumis au schéma impérial qu'il décrit parce que la collecte des impôts n'était pas très efficace. Ce n'est pas faux, mais superficiel. Qu'a fait Clovis ? Il a reçu le baptême. Pourquoi la collecte des impôts n'était pas efficace ? Parce que le chrétien a vocation à être un homme libre et la légitimité divisée, le trône et l'Eglise, le protégeait.

Il n'est donc pas étonnant que la crainte de l'impérialisme et de l'islamisation fasse suite à la déchristianisation. Il y a des évidences qui crèvent les yeux.


Je suis curieux

Il semble que Donald Trump soit disposé à mettre en œuvre les ideees énoncées durant sa campagne, ce qui ne surprendra que notre classe jacassante, tellement noyée dans le cynisme qu'elle ne s'en rend même plus compte.

Je suis donc curieux de connaître la suite.

samedi, novembre 12, 2016

jeudi, novembre 10, 2016

Une mignonne appréciation de Galactéros sur notre président normal à propos de Trump

Caroline Galactéros : « Le possible réchauffement russo-américain, une chance pour l'Europe »

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Alors, plutôt que de déclarer légèrement que cette élection « ouvre une ère d'incertitude », comme l'a fait notre président, qui n'a manifestement toujours pas compris ce que la fonction présidentielle exigeait de hauteur de vue et d'intelligence de situation en matière internationale, nous devrions féliciter le nouveau président américain et l'assurer de la disponibilité de la France, au-delà de toute alternance politique, à consolider une relation bilatérale essentielle pour nos deux pays. Nous devons aussi sans attendre, tirer les conséquences de cette bascule géopolitique probable et majeure avec lucidité, et nous atteler à restaurer notre image abîmée d'allié secondaire trop docile. Peut-être en fait la réaction française s'explique-t-elle par un « vertige » (exprimé de manière intempestive par notre ambassadeur à Washington), non pas devant la victoire de Trump, mais devant le désaveu massif de la «politique» moyen-orientale de Paris depuis bientôt cinq ans que cette victoire augure. Nous avons «eu tout faux» depuis 2011 en Libye, mais bien plus encore en Syrie. L'heure est venue soit de changer radicalement d'approche, soit, si nous nous entêtons, d'en payer le prix par un isolement gravissime et une décrédibilisation durable dans toute la région et au-delà.
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J'ai peur de Trump

J'ai peur de Trump. Mais pas pour les raisons des bobos. Je ne vois pas en lui un nouvel Hitler, c'est tellement ridicule que ... Que je ne sais pas en quoi en dire.

J'ai peur de Trump pour les mêmes raisons que Gil Mihaely :

Trump, déjà président normal. Décevra-t-il encore plus qu’Obama ?

En attendant de savoir si nous serons déçus un petit peu ou beaucoup, savourons notre plaisir.

Donald Trump : les expert-es se cachent !

Trump: cochons de votants ! Les médias ont encore confondu information et rééducation

Nota : les manifestations  contre Trump après le vote comme il y a eu des manifestations anti-Brexit après le vote montrent une fois de plus que la démocratie est très malade et de la faute ceux d'en haut.


mercredi, novembre 09, 2016

Le nouveau président des Etats-Unis en action

Tant que la campagne électorale durait, je n’ai pas voulu vous diffuser cette video pour ne pas tomber dans le psittacisme critique des bobos. Maintenant que Trump est élu, on peut rigoler :



J'ai cru en la victoire de Trump, puis le matraquage médiatique pro-Clinton m'a paru assez puissant pour l'empêcher. Je ne cherche pas d'excuses, mais l'ampleur et la férocité de celui-ci furent inédites. Il y avait 200 journaux de grande diffusion qui soutenaient Clinton contre 6 pour Trump.

Trois liens :

D'abord, le blog de Scott Adams, à qui il faut rendre un hommage particulier. Ces analyses tout au long de la campagne furent remarquables :

Scott Adam's blog

Charles Gave :

« Les crétins surdiplômés, c’est toute cette classe politique qui a un mépris profond pour le peuple. »

Nassim Taleb :

Nassim Taleb Explains Who Just Got Buried

IYI : Intellectual Yet Idiot. Intellectuel mais idiot.

Contrairement à l'homme de la rue, qui confronte idées et réalités, l'intellectuel confronte ses idées à d'autres idées et à d'autres intellectuels. C'est ainsi que peuvent se constituer des ensembles d'idées cohérents qui n'ont plus aucun rapport avec les réalités. On appelle cela des idéologies, par exemple, l'idéologie multiculturaliste, qui n'a plus aucun rapport avec la réalité des sociétés humaines (car elle néglige cette réalité toute bête « qui se ressemble s'assemble »).

Bien sûr, les intellectuels véritablement intelligents confrontent leurs idées à la réalité, mais ils sont rares et, me semble-t-il de plus en plus rares. Nous avons plutôt à faire à des bataillons d'ânes diplômés, des demi-intellectuels qui bavassent beaucoup, savent des choses, mais ne comprennent rien (dont certains sont ministres ou plus).

Le phénomène n'est pas nouveau, il y avait les demi-habiles de Blaise pascal et, a contrario, les paysans de Montesquieu (« J'aime les paysans. Ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers »).

Là où notre époque est franchement différente, c'est en quantité : les ânes diplômés, les demi-intellectuels, sont des millions, ils envahissent, et pourrissent, tout. Ils sont favorisés par l'extension permanente de la sphère étatique.

mardi, novembre 08, 2016

Trahison des élites : à quand, les fossés de Vincennes ?

Faillite des élites : à quand un pilote dans l'avion ?

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Ces quarante dernières années resteront dans l'histoire de France comme un grand moment de sabordage de la nation française par ses dirigeants. On aura rarement vu un tel acharnement des élites au pouvoir à ne pas défendre les intérêts de leurs concitoyens et à dilapider l'héritage patiemment accumulé par les générations antérieures. Ces élites ont non seulement handicapé les forces vives du pays à force de prélèvements confiscatoires et de règles sclérosantes mais leur laissez-faire a fait le jeu de prédateurs en tous genres. C'est à bras ouvert que les gouvernements successifs ont accueilli la concurrence déloyale des économies asiatiques, le dumping fiscal et social de leurs partenaires européens, les capitaux étrangers s'emparant des fleurons du pays, les importations délétères de l'agriculture industrielle, le chantage aux transferts de technologie et dans un autre registre, le prosélytisme des monarchies du golfe ….

[…]

Si l'on appliquait aux hommes politiques français la loi de la concurrence qu'ils imposent au secteur privé, cela fait belle lurette que leurs contre-performances les auraient disqualifiés. Le verrouillage du pouvoir par les deux partis en situation de duopole transforme les élections présidentielles en vote pour la «moins pire» des options. Même le dispositif des primaires empêche de rebattre les cartes puisqu'on y retrouve les principales figures de l'ancienne équipe au pouvoir. Que penser de l'absence de stratégie industrielle du candidat donné gagnant par les sondages, qui propose d'améliorer à la marge un système en décomposition et dont l'horizon se borne à réussir un exercice de communication, pour faire aimer ce que le peuple français a clairement rejeté lors du référendum de 2005: «Avant tout, il s'agit de définir ce qui fait notre bien commun, un idéal qui parle au cœur des peuples européens, pour vivifier le désir d'Europe».

Heureusement, le génie français s'illustre en période de crise et il ne fait pas de doute que, le moment venu, les Français sauront repartir à la conquête du terrain perdu.
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Et dire qu'en 2017, on va encore se récolter une brêle, un Juppé ou équivalent ...








Gabin (A. Brunelin)

André Brunelin a été attaché de presse de Jean Gabin.

Il trace le portrait d'un Gabin étrange et très contradictoire.

Gabin est un avare qui se laisse arnaquer sans réagir. Il a peur du feu, c'est toute une affaire de lui allumer une cigarette, mais il fut chef de char dans la 2ème DB. Fidèle en amitié, il se brouille avec son photographe depuis des années pour un sourire narquois qu'il croit avoir vu. Il est odieux avec son beau-fils mais est très peiné quand celui-ci coupe les ponts, etc.

Bref, on comprend deux choses :

> Gabin est un hyper-sensible, comme Depardieu. C'est ce qui fait ses qualités d'acteur. Comme Depardieu, il peut jouer tous les rôles et, pourtant, sa personnalité est tellement forte qu'on a l'impression de toujours voir Gabin (ce qui est faux. Gabin, comme Depardieu, a joué des rôles très différents).

> Gabin s'est impliqué dans ses films d'avant-guerre, poussant Carné, Duvivier , Renoiret compagnie et mettant sa notoriété à leur disposition. Beaucoup moins après-guerre. Cette différence répond à la question que je me posais de savoir pourquoi il y avait de bons films mais pas de chefs d'oeuvre dans ses films d'après-guerre.

Mon préféré est La grande illusion.

Mais alons, le jour se lève (enfin, pas tout de suite) :




mercredi, novembre 02, 2016

L'ordre juste passe par l'autorité

Les policiers servent-ils encore à quelque chose ?

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Comment enfin expliquer tout simplement que tout cela n'est pas normal, qu'il convient de retrouver la mesure des choses et de rétablir à la fois une hiérarchie des valeurs et une chaîne pénale efficace, lorsque nombre d'associations bénéficiant de subventions publiques, et notamment des syndicats comme la CGT, font de la police un bouc émissaire et l'objet de campagne de dénigrement et de diffamation sans que cela n'appelle de sanction ?

Alors, même si la question peut paraître provocatrice - et elle l'est - on peut se demander à quoi sert encore la police. Tant que nous n'aurons pas décidé de prendre les choses à bras-le-corps, de mener une véritable politique d'autorité, de refonder la magistrature, de changer nos lois, de transformer l'école, de faire respecter l'État et ses serviteurs, loin d'embaucher, ne faut-il pas dire à tous ces policiers de rentrer chez eux et de ne plus en bouger? À quoi nous sert donc d'aligner ces hommes et ces femmes, que leurs uniformes désignent aujourd'hui comme les victimes imperturbables d'une délinquance auquel nul n'ose contester ses droits ?

La faute des policiers c'est de continuer à incarner l'ordre dans un monde qui le nie.
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J'ai une dilection pour Burke. C'est mon coté anglophile.

Eric Zemmour : « L'homme qui n'aimait pas notre Révolution »

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Burke comprend tout de suite les potentialités tyranniques du nouveau quadrilatère sacré des concepts à majuscule: «Philosophie, Lumières, Liberté, Droits de l'Homme»; et les violences de la Terreur qui s'annoncent, «conséquences nécessaires de ces triomphes des Droits de l'Homme, où se perd tout sentiment naturel du bien et du mal». Burke tire le portrait, deux siècles avant, de nos élites bien-pensantes contemporaines qui n'ont que le mot «République» à la bouche, pour mieux effacer la France: « Chez eux, le patriotisme commence et finit avec le système politique qui s'accorde avec leur opinion du moment » ; et de ces laïcards qui réservent toute leur fureur iconoclaste au catholicisme, quel qu'en soit le prix à payer: « Le service de l'État n'était qu'un prétexte pour détruire l'Église. Et si, pour arriver à détruire l'Église, il fallait passer par la destruction du pays, on n'allait pas s'en faire un scrupule. Aussi l'a-t-on bel et bien détruit.»


Burke est le père spirituel de tous les penseurs antitotalitaires du XXe siècle, en ayant pressenti que les hommes abstraits des «droits de l'homme» désaffiliés, déracinés, arrachés à leur foi et à leur terre, hommes sans qualités chers à Musil, seraient une proie facile des machines totalitaires du XXe siècle.
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Vous savez que je suis obsédé par l'autorité sous toutes ses formes, ou plutôt, sa destruction.

Mais cette autorité n'est qu'un moyen au service de la préservation de l'ordre à nous légué par le temps et dont je suis fier. Je suis plus burkéen que Zemmour.











Hollande, le président socialiste parfait

Chers amis de la vrai droite, ne tombez pas dans le piège des socialistes qui veulent vous faire croire que le problème est François Hollande, autrement dit, que c'est un problème de personnes.

C'est faux, c'est du chiqué, de l'esbroufe, un piège pour les gogos. Le problème n'est pas François Hollande mais le socialisme. N'importe quel socialiste, de la vraie gauche ou de la fausse droite, aurait fait la même politique que lui et obtenu les mêmes résultats.

Notons que les Français, qui mettent tous les socialistes au même niveau dans les sondages, ont une idée plus juste que les commentateurs, complices de cette mascarade, qui se focalisent sur François Hollande.

Au contraire des analyses tronquées, François Hollande est le président socialiste parfait et je le démontre. François Hollande a appliqué correctement les politiques souhaitées par les socialistes depuis des décennies :

♗ Soumission à « l'Europe », y compris au détriment de la France : OK

♗ Soumission au messianisme américain (proche du messianisme de gauche) : OK

♗ Soumission au multiculturalisme, au sans-frontiérisme et notamment à l'islam : OK

♗ « Avancées sociétales » : OK

♗ Etatisation de la société, pour notre bien, évidemment : OK

♗ Culte de l'impôt et étouffement de l'initiative individuelle : OK

♗ Destruction de tout ce que notre régime peut comporter de monarchique : OK

C'est pourquoi les reproches des socialistes adressés à Hollande me semblent une vaste hypocrisie : il a fait exactement la politique que les socialistes attendaient de lui et ils le lui reprochent. C'est quand même gonflé. Et ces connards de la fausse droite de tomber complaisamment dans le panneau.

On attend toujours une vraie critique de droite de la part des politiciens prétendus d'opposition. D'ailleurs, on peut toujours attendre, puisqu'en réalité, ces gens prétendus d'opposition sont d'accord sur le fond avec Hollande, leur opposition n'est que de façade, une pose (si vous avez un doute, passez en revue mes sept points précédents et dites moi où il y a un vrai désaccord).

Par exemple, ce que serait une vraie critique de Hollande à propos de la monarchie républicaine :

De Nicolas Sarkozy à François Hollande, la Ve République sur la sellette

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Mais la conséquence de cette désincarnation, c'est également l'érosion du caractère démocratique du système, la responsabilité, qui en théorie fonde l'autorité du président, étant aussi le moyen, pour le peuple, de faire entendre sa voix. De là, pointe Patrick Buisson, «un Kratos sans Démos»: un pouvoir retiré au peuple au nom de la démocratie elle-même, sans que le subterfuge suscite autre chose qu'un sentiment de malaise - et une abstention de plus en plus massive chez les jeunes et dans les catégories les moins favorisées.

Et c'est ainsi que la Ve République, Monarchie populaire, voit ses deux piliers vaciller en même temps. Alors que le monarque l'est de moins en moins, hésitant entre le lampiste et le despote mais refusant d'un même mouvement incarnation et responsabilité, le peuple voit s'évanouir sa souveraineté, réduite en miettes puis répartie entre d'innombrables intervenants, représentants qui ne représentent pas même la moitié des électeurs, juges, experts européens, technocrates bruxellois, instances partisanes sélectionnant les candidats à la présidentielle, etc. Le tout fabriquant une manière de «postdémocratie» qui n'est jamais qu'une antidémocratie. Une démocratie dépassée, remplacée par un Kratos désincarné, lointain, inaccessible, situé dans quelque introuvable cloud politique.
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mardi, novembre 01, 2016

Les films de Jean Gabin

La carrière de Jean Gabin est divisée en deux parties : avant et après la guerre.

La seconde partie, où il est devenu le patriarche du cinéma français, est beaucoup plus connue de nos contemporains. Pourtant, elle est moins riche en chefs d'oeuvre que la première. Même s'il fit d'excellents films, rien n'atteint la perfection de La bête humaine, Quai des brumes, La grande illusion, Le jour se lève.

Cette comptabilité n'a pas forcément grand sens, pourtant Alain Delon, qui a moins tourné, a fait plus, à mon goût, de chefs d'oeuvre.

J'ai un faible pour ce film raté, un des rares bides de Gabin des années 60, Sous le signe du taureau. Gabin en clone de René Leduc, industriel innovant lâché par ses banquiers :




Vous remarquerez aussi qu'un président de la république française avait dit qu'il irait chercher la croissance avec les dents.

J'aime bien Des gens sans importance :


Jean Gabin - Des Gens Sans Importance par daaal01

Et En cas de malheur :






Et pour ceux qui douteraient que nous sommes décadents, un point de comparaison :