mercredi, juillet 17, 2019

La nouvelle féodalité (et les imbéciles qui croient aux sornettes qu'on leur raconte)



Comme Aldo, je suis frappé, non pas que des enculés oppriment les pauvres pour se goberger de homard et de Chateau Yquem, mais que, à cause de la fabrique du consentement, les pauvres donnent dans le panneau qui leur est tendu pour qu'ils adhèrent d'enthousiasme à leur propre spoliation.

On n'arrête pas le progrès, comme on dit. Malheureusement, c'est le progrès dans l'arnaque.



mardi, juillet 16, 2019

De Rugy : intoxication au homard (c'est plus classe qu'à la crevette)

Je moque parce que ces personnages sont risibles, mais cette affaire me laisse sur une profonde insatisfaction.

Les causes de la démission de Rugy sont superficielles (je suis bien certain que, dans tous les palais de la république, on fait de telles agapes. Et Macron a fait bien pire sans être inquiété).

On ne peut invoquer comme motifs politiques à cette démission que le manquement au devoir d'exemplarité et la collusion avec les journalistes et les lobbys. C'est grave mais pas exceptionnel.

J'aurais préféré des motifs plus spécifiquement politiques, comme son action ou son inaction dans son ministère. Ou tant qu'à s'intéresser à des choses très générales, comme la vie à part et la collusion, qu'on réfléchisse à une perspective plus large.

Je persiste dans mon analyse : Plenel est, comme d'habitude, l'instrument d'une demi-contestation, d'une mise en cause personnelle qui ne va pas au fond des choses, complice du théâtre d'ombres d'une fausse démocratie.

On fait croire qu'il y a une vie démocratique en permettant les remises en cause et les attaques. Mais celles-ci sont toujours ad hominem et nullement critiques du système. Bref, elle participe de la mascarade de la fausse démocratie au lieu d'en dévoiler les mensonges.

Un ministre va être nommé pour remplacer de Rugy. Il ne sera ni meilleur ni pire, puisqu'il sortira du même moule, avec les mêmes idées et les mêmes pratiques. Rien n'aura vraiment changé, sauf le masque.

Merci Plenel !





lundi, juillet 15, 2019

Ce n'est que le début, la transgression balaie tout l'humain sur son passage.

Pris chez Bruno Bertez :



Cela vient à point nommé après l'assassinat de Vincent Lambert (analyse intéressante d'Ingrid Riocreux sur la complicité des journalistes et la préparation de la prochaine étape).

Vous connaissez mon opinion : nous vivons dans une société satanique, au vrai sens du terme.

C'est ce que ça veut dire, le vocabulaire ampoulé des connards, les cuistres subventionnés, « briser les codes, faire bouger les lignes », ça signifie « Je veux rendre hommage à l'assassin plutôt qu'à ses victimes, je veux appeler bien ce qui est mal, je veux rendre un culte au Mal, je veux vénérer Satan ».

Il n'y a pas à tourner autour du pot : cet état de fait (et Etat de fait, puisque l'Etat est l'instrument principal de ce culte satanique) est désespérant. Mais, quand on nomme les choses correctement, il est plus facile de trouver la solution.

En l'occurrence, la solution, c'est le Christ. Dans les textes sacrés et dans la tradition de l'Eglise, il y a toutes les réponses spirituelles, morales et philosophiques pour s'opposer à Satan.

dimanche, juillet 14, 2019

Un 14 juillet digne d'Emmanuel Macron

Les bons Français qui veulent voir le défilé sont repoussés par un bouclage digne du général Alcazar :



En revanche, un supporter algérien avec une tronçonneuse sur les Champs-Elysées, aucun problème.

Ce gouvernement était déshonoré avant même de parvenir au pouvoir, à cause de ses méthodes.

Désormais, la police l'est aussi.


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Ce délire de protection expose publiquement plusieurs problèmes :

1) L'idée pathologique que le protégé se fait de la valeur de sa personne.

2) Une profonde lâcheté. Rappelons que De Gaulle affrontait l'OAS avec quatre gardes du corps seulement ; que Henri IV avait refusé une protection supplémentaire au nom de ses devoirs. La lâcheté présidentielle manifeste un manquement gravissime à ses devoirs : le message est « Ma personne est plus précieuse que la disponibilité que je dois à mon peuple ».

3) Symétriquement à la surévaluation de la petite personne présidentielle, il y a un mépris cinglant du peuple, qui n'est plus considéré comme le souverain.

En résumé, un grand président préfère le risque d'un attentat au risque d'être coupé du peuple. Un petit président, c'est l'inverse. Nous n'apprenons rien : nous savons tous déjà depuis longtemps dans quelle catégorie se situe Emmanuel Macron.

Bien sûr, le fond du problème est, comme depuis que Macron est apparu sur la scène politique, la légitimité.

Quelle légitimité a un président français qui ne peut sortir de son bunker pour acheter une baguette sans être escorté par un porte-avions ? Evidemment, aucune.



samedi, juillet 13, 2019

Divertissons, divertissons ... Le homard amuse.

Nous sommes sur la même longueur d'onde.

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Si la question du politique reste cantonnée à la moralité de l'action politique et à l'optimisation de son coût, ne risque-t-on pas de désarmer les politiques face aux pouvoirs économiques ? Et d'encourager les pratiques politiques qui consiste à viser un poste après son mandat ?

Edouard Husson : J’ai pour ma part un reproche beaucoup plus important à faire à François de Rugy: il était président de l’Assemblée Nationale lorsqu’une commission d’enquête parlementaire a été mise en place sur Alexandre Benalla. Or les travaux de cette commission ont tourné court sur pression de l’Elysée - à la différence des travaux de la commission du Sénat. Pour le fonctionnement des institutions, c’est beaucoup plus grave.


Médiapart est d’ailleurs assez représentatif des limites des médias, même quand ils cherchent à ennuyer le pouvoir. En 2018, on sort des articles sur l’affaire Benalla. Puis en 2019, on lance une affaire « Rugy ». En 2020, il y en aura une autre. Et l’on cherchera à provoquer l’indignation des Français à chaque fois, sans parler de la seule chose qui devrait nous intéresser concernant des politiques : font-ils leur travail ... politique ?

Il y a un mélange de naïveté, d’ignorance et de lâcheté des médias concernant les relations entre la classe politique et le secteur privé : on va, pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines, s’acharner sur François de Rugy pour son comportement personnel ; en revanche, personne n’enquête sérieusement sur les décisions d’Emmanuel Macron lorsqu’il a traité le dossier Alstom, à l’époque où il était ministre ; ni ne se demande quel est le plus grand désastre du dossier Renault-Nissan : les abus de Carlos Goshn ou l’action calamiteuse du même Emmanuel Macron lorsqu’il a voulu modifier les équilibres entre la participation de l’Etat et le reste de l’actionnariat de l’alliance Renault/Nissan.
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Je voudrais juste rappeler que, moi aussi, je suis apte aux plus hautes fonction politiques.






Le homard rugit

Soyons clairs : l'hystérie autour de l'affaire de Rugy prend des proportions ridicules. Nous perdons tout sens de la mesure.

Si on me demande quelle est la meilleure cave de France, j'hésite entre celle du restaurant la Tour d'Argent et celle de l'assemblée nationale. Il n'est donc pas étonnant que le président de cette dernière boive de d'excellentes bouteilles.

Le choquant de cette affaire est que les diners en question ne sont pas professionnels mais du réseautage personnel entre copains-coquins, politocards et journalopes. Et aussi cette attitude de parvenu méprisant, qui passe son temps à faire des leçons de morale tout en profitant à donf et sans guère de discrétion.

François de Rugy, l’arroseur arrosé

S'il y a un scandale de Rugy, c'est sa personne même et sa carrière : comment un type aussi minable et aussi dégoûtant peut-il occuper de hautes fonctions ?

Bref, nos politiciens et nos journalistes sont la lie de notre société. La belle nouvelle !

Il y a, en macronie, des scandales bien plus importants, ceux liés au bradage, sous toutes les formes, de la France et de son patrimoine, dont les journaux ne parlent pratiquement pas.

Bref, l'affaire de Rugy est une diversion de plus.

D'ailleurs, nous vivons dans un monde de diversions :

L’héroïsme de pacotille des nouvelles égéries progressistes



Ca permet d'éviter furtivement les vrais problèmes politiques :

Crise du logement: « Les métropoles sont devenues de véritables châteaux-forts »

Nous ne sommes pas loin de l'affaire de Rugy : le monde des gouvernants qui ignorent et méprisent le monde des gouvernés, c'est aussi le monde de ceux qui vivent dans des métropoles mondialisées inabordables pour le commun des mortels.

La solution fondamentale, c'est la fin de la mondialisation (et du pouvoir excessif des banques centrales qui va avec).

Je me console en me disant qu'en France, il y a eu des hommes de cette trempe :

Les grands essais du XXe siècle : Notre jeunesse, de Charles Péguy


Vous nous voyez marcher, nous sommes la piétaille.
Nous n’avançons jamais que d’un pas à la fois.
Mais vingt siècles de peuple et vingt siècles de rois,
Et toute leur séquelle et toute leur volaille

Et leurs chapeaux à plume avec leur valetaille
Ont appris ce que c’est que d’être familiers,
Et comme on peut marcher, les pieds dans ses souliers,
Vers un dernier carré le soir d’une bataille.

jeudi, juillet 11, 2019

De Rugy : quelle horreur !


On a évoqué le fait que François de Rugy mange ses homards avec du Chateau Yquem (ce que n'infirme pas la photo : la forme de la bouteille correspond).

Quelle erreur ! Quelle horreur !

Dévastation ! Effondrement de la voute céleste !

Donc, non seulement c'est un arriviste corrompu et profiteur (comme tous nos politiciens), mais, en plus, c'est un parvenu sans éducation, un bling-bling qui boit n'importe quoi pourvu que ça soit cher et aux frais des moutontribuables (comme la plupart de nos politocards).

Je ne serais pas surpris d'apprendre qu'ajoutant l'insulte à l'infamie, il a aspergé ses homards de ketchup.

Finalement, le plus énervant est que ces gens, sans morale, sans intelligence, sans goût et sans culture, qui sont la lie de notre pays, se permettent de nous prendre de haut.

Nota : le plus simple pour les homards en cette saison, c'est en salade, avec un Chablis ou un Chassagne Montrachet.




mercredi, juillet 10, 2019

Liberté (de parler, de penser, de vivre)

Un article qui s’applique fort bien à notre quotidien de la France de 2019 :

Freedom of Speech, under a Cloud

I have heard many inspiring lectures about the heroes of freedom of speech – great men like Thomas More, Vaclav Havel, George Orwell, and Alexander Solzhenitsyn.

After one such lecture, a questioner asked the speaker whether he thought we had similar problems today. “Well, yes, I think we do.”  With that, he stopped and said no more. A friend turned to me and said, “He dodged the question.” Of course, he had to. This speaker speaking about freedom of speech knew the topics he wasn’t allowed to speak about in the modern university.

Talking about freedom of speech at a conference in a modern university is like talking about the freedom of religion at a conference in the old Soviet Union. Many inspiring phrases may be uttered, but no one wants to point out the 300-pound gorilla in the room. We’re talking about a certain freedom as though we possessed it, when everyone present knows we don’t. And the fact that we can’t say openly that we lack the freedom is the most obvious evidence of its absence.
I don’t blame this lecturer.  He was an invited speaker giving at talk at someone else’s university.  Why make trouble, especially if the trouble would come down on the heads of others?  He would leave the next day. And what kind of mess would he be leaving behind for others to have to clean up?

But in his famous essay “The Power of the Powerless,” Czech writer and dissident Václav Havel uses the example of a greengrocer who refuses to put up a sign in his store window that says, “Workers of the world unite” as a model of a crucial form of resistance to ideological totalitarianism.  The state functionaries will punish this man, says Havel, not because they care about the workers of the world. They will punish him because of his refusal to show obedience to the reigning ideology. It is for this reason, says Havel, that ideology is a “specious way of relating to the world.”

Notice, however, that the anger expressed against this man is likely to come not only, and perhaps not primarily, from state authorities – but also from his neighbors, either those who are eager to show their solidarity with the ideological elites, or those who simply wish not to have “trouble.”  And so this one grocer who refuses to put up the required sign, the one who is “living the truth,” in Havel’s words, will be asked repeatedly, even by some of his closest friends and neighbors, “Why are you making trouble?”

I have no wish to compare the courage it would have taken to be this greengrocer in a communist country with the courage it would take to exist in a modern university.  The comparison I wish to make is between the greengrocer’s neighbors and the colleagues of that one person in the university who refuses to use the approved pronouns or the gender-neutral language according to which “she” must be referred to as “he,” “xe,” or “they.” Or of that one cranky colleague who says publicly that the “inclusion and diversity” training required by the administration is silly and a fraud.

We all know such people.  They are an irritant.  We might admire them, but they cause trouble.  We fear for them.  We want to protect them.  And yet, we want them not to make trouble for the rest of us who have resolved to “go along and get along.”




*

I can imagine the friends of Havel’s greengrocer asking him, “Is this really the hill you want to die on – this business with the sign about the workers? Look, we will sacrifice with you,” they will likely say, reasoning calmly, “but when the time is right; not on something silly like this.  Let’s wait for the right thing.” What the “right” thing would be is rarely clear.

How often are people like Havel’s greengrocer told by friends and confidants – sometimes sternly, usually under the pretense that the person scolding them is “caring for their welfare” – that they should “stop making trouble” or that their comments were “not helpful” and that it would be best to deal with these matters “quietly,” “in negotiations through the proper channels”?

If there is one touchingly naïve faith that you can guarantee will be shared by nearly all those associated with a bureaucratic system, it’s that petty injustices by those in power are best handled “quietly,” “behind the scenes,” despite repeated evidence that people in power have little patience or use for “dialogue.”

And what if Havel is right, that the power of the powerless must come from insisting on speaking the truth and living in the truth in numerous small ways every day? Perhaps we ourselves don’t have the courage, but if someone else does, what should be our response? All it takes for evil to dominate is for good people to do nothing.

Perhaps we must finally face up to the fact that the ones really “making trouble” are those who insist on forcing everyone to live a lie, and that we have the responsibility to protect the people with the courage to do what should be done. Will we choose to “live in the truth” or remain quislings?

Speaking of quislings, the major guilds of the academic disciplines – groups like the Modern Language Association, the American Philosophical Association, and the American Academy of Religion – have done their part to enforce the fads of the new linguistic fascists, but they have yet to do anything serious to bring about basic justice for adjunct faculty or to stem the tide of the corporatization of the academy, bloated bureaucracies, ever-increasing tuitions costs, and the ever-increasing use of non-tenure track faculty.

This makes them worthy of the sort of contempt with which we now view the bureaucracies of the former Eastern European communist governments. The sooner they are dissolved in favor of something like Poland’s Solidarity labor union, the better.
*Image: Václav Havel (1936-2011) waves to supporters in Prague in 1989. Havel, who had been jailed by the communists, led the “Velvet Revolution” and became the Czech Republic’s president in 1993. [Photo by Petar Kujundzic/Reuters]



Article sur une falsification, tenez vous bien, de la Bibliothèque Nationale :

 Si être au centre du cosmos avait été, pour la terre et les hommes qui la peuplaient, une gloire, cette gloire aurait dû encore augmenter au fur et à mesure qu’on s’approchait du centre de la terre elle-même. Or, sous la terre ne se trouvait pas le paradis, mais l’enfer. À l’extrême centre du monde : Satan. Une enluminure du XIIIe siècle, empruntée à un livre de Gossuin (ou Gautier) de Metz intitulé L’Image du monde, en offre une illustration spectaculaire. Au centre, la gueule du diable avale les damnés. Autour, viennent les quatre éléments qui constituent le monde terrestre – la terre (beige), l’eau (vert), l’air (bleu), le feu (orange) –, les orbes célestes (lune, soleil, planètes, étoiles), le séjour des anges, le tout coiffé par la figure du Christ.
Gossuin de Metz, L'Image du monde
Cette image a exposé les responsables de Chroniques, le magazine de la Bibliothèque nationale, dont le numéro avril-juillet met l’exposition « Le monde en sphères » en vedette, à un dilemme. D’un côté, l’image semblait trop belle pour ne pas être reproduite. D’un autre côté, un monde surmonté par la figure du Christ… il ne fallait pas y songer. Une solution fut trouvée : accorder à l’image une pleine page, en quatrième de couverture, mais la décaler vers le haut, afin de faire disparaître l’élément gênant. Il suffisait d’y penser ! Forclusion du Christ (qui pourtant donnait tout son sens à l’image à l’époque où elle fut réalisée). 
Chroniques.
Un tel procédé de falsification (il n’est nullement signalé, dans la légende, que l’enluminure présentée n’est pas complète), lamentable en toute circonstance, l’est particulièrement de la part d’une institution comme la Bibliothèque nationale qui, par essence, devrait respecter les sources au lieu de les bricoler pour complaire à l’esprit des temps.

Cela étant, il faut reconnaître aux éditeurs du magazine un mérite : en dénaturant de la sorte l’image médiévale, ils ont réussi à donner une image assez fidèle du monde contemporain. L’ange déchu et dévorateur est toujours là, et ce qui permettrait d’échapper à sa voracité est oublié. 





lundi, juillet 08, 2019

Comme la lune

Alors que nous allons bientôt fêter les premiers pas de l’homme sur la lune, les imbéciles qui croient que cet événement n’a jamais eu lieu pullulent.

Il y a des sujets qui ne valent pas qu’on use le soleil dessus, je ne vais donc pas me lancer dans une réfutation de cette thèse absurde.

Mais je suis mal à l’aise avec l’idée que tant de mes congénères partagent ce fantasme.

Je sais bien les éléments qui l’expliquent : l’idée que chacun est légitime à avoir une opinion, y compris sur ce qui le dépasse ; le recul de la capacité de raisonnement (1) ; la défiance (hélas, souvent très justifiée) vis-à-vis des autorités ; le complotisme au cœur de la religion démocratique (2) …

Il est vrai qu’il y a aussi des gens qui croient que Napoléon n’a jamais existé. Et, après tout, quelle preuve ai-je qu’il a existé ?

Cette tournure d’esprit ultra-sceptique est à mes yeux un symptôme de folie. On peut jouer comme Descartes à tout remettre en cause, mais ce n'est qu'un jeu intellectuel. Quand on commence à être sérieux, c'est que bobo la tête, vrac dans la cervelle, araignée au plafond, pet au casque.

Je considère que nous vivons dans une société qui rend fou, au sens clinique du terme. Comme tend d'ailleurs à le prouver l'usage massif de drogues et de psychotropes.

Que cela ne vous empêche de savourer l'un des plus beaux morceaux de pilotage jamais filmés (3) :

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(1) : il y a chez les tenants de cette thèse un irréalisme assez rigolo, qui serait presque poétique s’ils n’étaient pas si sérieux.

(2) : thèse célèbre d’Augustin Cochin pour expliquer la paranoïa révolutionnaire. Puisque la démocratie est le régime idéal (c’est évidemment dans cette idée que se niche l’erreur) et qu’il arrive quand même des revers et des échecs, ceux-ci ne peuvent qu’avoir une source secrète, des méchants comploteurs.

(3) : Neil Armstrong pilote le LEM pour la première fois (il réagit plutôt mieux que le simulateur), il n'est pas où il s'attendait, il survole plusieurs cratères et rochers, et quand il atterrit, il lui reste 20 secondes de carburant. Armstrong était connu pour être Mr Cool, l'homme sans nerfs, capable de poser un avion en feu sur un porte-avions sans une goutte de sueur supplémentaire, ce qui n'est pas le cas de tout le monde, d'où la célèbre phrase de Charlie Duke, le CapCom d'Apollo (Roger, Tranquility. We copy you on the ground. You got a bunch of guys about to turn blue. We're breathing again. Thanks a lot).