lundi, septembre 24, 2018

Le bonheur de mal penser

Polony-Quatrepoint : que leur volonté soit faite ! Un livre pour nous "delivrer du bien"


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À noter que les féministes militantes sont statistiquement lesbiennes à 37% : « Déléguer la réflexion sur les rapports hommes-femmes essentiellement à des lesbiennes, c’est un peu comme confier la critique gastronomique à des anorexiques ou à des vegans [c'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer, comme quoi notre époque est folle], cela détermine légèrement le propos. » (le jeu, dans ce livre, est d’essayer de déterminer ce qui a été écrit plutôt par Polony, ou plutôt par Quatrepoint — ici, c’est assez manifeste…). Les analyses détaillées de l’affaire Sauvage, de son exploitation et de sa déclinaison en produits dérivés sont d’une précision clinique. Comment, vous n’avez pas votre mug « Sauvage » ? Cessez en tout cas de vous parfumer chez Guerlain, l’héritier dit sur les « nègres » des choses affreuses-affreuses-affreuses.

[…]

Au tout début de mon western préféré, la Horde sauvage, une petite ville est soumise au militantisme de la South Texas Temperance Union, qui prône le régime sec. Grâce au ciel et au scénario mal-pensant de Sam Peckinpah, ces imbéciles tempérants, pris au milieu d’une attaque de banque, se font tous transpercer de balles de calibres divers : ainsi finissent les gens vertueux, qui comme le disent très bien Polony et Quatrepoint, sont des anti-humanistes. À force de faire dans l’anti-spécisme, ils parviennent peu à peu à déshumaniser l’humanité — parce que rien de grand, jamais, n’est sorti du conformisme et de l’absence de désir que prônent tous ces crétins dangereux.
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Je n'ai aucune admiration pour les chevènementistes dans le genre Polony. D'ailleurs, qui se souvient de Chevènement ? Pour les jeunes, j'explique : Jean-Pierre Chevènement est un homme politique français du XXème siècle qui a toujours eu raison avec vingt ans de retard. Il prône toujours la politique qu'il aurait du faire vingt vingt avant, mais, vingt ans avant, justement, il faisait toujours la politique qu'il n'aurait pas du faire et qu'il reproche vingt ans plus tard. Bref, un abruti de première grandeur, mais avec un certain talent de plume. Et, comme quoi il ya parfois une justice, il a complètement raté sa vie politique.

Ah, petite précision utile : Chevènement était et reste socialiste. Comme ce sont le socialisme, ses formes dégradées et ses conséquences qui nous mènent dans le mur, il est logique que les chevènementistes racontent n'importe quoi et ne comprennent pas vraiment ce qui se passe.

Mais, il leur arrive de dire des choses marrantes.


vendredi, septembre 21, 2018

Psychiatrisation de l'opposant : ah, cette nostalgie des soviets ...

L’expertise psychologique ordonnée contre Marine Le Pen est-elle obligatoire ?


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Après avoir mis en examen Marine Le Pen pour avoir dénoncé, dans un tweet, une photo montrant les atrocités de Daech, le juge d’instruction de Versailles vient d’ordonner une expertise psychiatrique à la demande du parquet.
Cette décision n’a pas manqué de susciter une intense polémique dans la presse et sur les réseaux sociaux. À juste titre.
Non seulement le choix du parquet, censé représenter la société, de poursuivre une représentante politique légitimement élue, pour avoir dénoncé les atrocités de l’État islamique, apparaît plus que contestable et relever d’une incroyable partialité idéologique.
Mais cette ordonnance donne à cette procédure un caractère totalitaire et soviétique rappelant la triste époque de la psychiatrisation des opposants au point que même Jean-Luc Mélenchon s’en est ému.
À décharge, certains journalistes s’érigeant en juristes se sont empressés de faire valoir que le juge était tenu d’ordonner une telle expertise en vertu des dispositions de l’article 706-47 qui prévoit, de manière précise, les infractions pour lesquelles celle-ci est ordonnée et que, par conséquent, elle était automatique.
Sauf que cette mesure ne constitue en rien une obligation dont l’omission constituerait une faute du juge et même une cause de nullité.
C’est ce qu’a jugé la Cour de cassation dans un arrêt récent du 24 août 2016.
Dans cette affaire, l’avocat du mis en examen avait formé un pourvoi à l’encontre de l’arrêt de la chambre d’instruction qui s’était prononcée sur le profil psychologique de son client sans avoir, au préalable, ordonné une mesure d’expertise confiée à un médecin ou psychologue.
Dans cette procédure, aucune expertise psychiatrique ou psychologique concernant monsieur X n’avait été ordonnée.
La chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté le pourvoi en rappelant qu’aucune disposition du Code de procédure pénale ne faisait obligation au juge d’instruction d’ordonner, dans le cadre d’une information ouverte en matière criminelle, une expertise psychiatrique ou psychologique. Cela est encore plus évident, donc, en matière délictuelle.
Par conséquent, le choix de la juge d’instruction madame Carole Booster d’ordonner, à la suite d’une demande du parquet, une telle expertise apparaît comme un choix inutile et humiliant à l’encontre d’une responsable politique parfaitement consciente de ses actes et de ses propos et qui relèvent, en tout état de cause, d’un débat d’intérêt général au sens de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme. Un pas supplémentaire vers le totalitarisme vient d’être franchi. Aucun juriste digne de ce nom (quelle que soit son appartenance politique) ne peut cautionner une telle dérive.
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Même son de cloche chez l'ancien avocat du PCF :

EXPERTISE PSYCHIATRIQUE DE MARINE LE PEN : LA FARCE CONTINUE.

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Il existe donc en Europe un pays, où le premier parti d’opposition, après s’être fait saisir ses ressources légales, voit sa présidente convoquée pour subir une expertise psychiatrique judiciaire. Non ? C’est dans la Russie de Poutine ça ? Dans la Hongrie de Orban ? En Autriche ? En un mot dans les pays où les lépreux ont mal voté ?

Non non, il s’agit bien de la France où se multiplient les exemples qui donnent à penser qu’une partie de la magistrature a décidé de veiller à protection du pouvoir en place et à apporter sa pierre à la lutte contre la bête immonde.
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Toute cette histoire sent le bon vieux procès politique, à commencer par l'accusation qui confond délibérément « dénoncer le terrorisme » et « faire l'apologie du terrorisme ». On remarquera, comme d'habitude, le rôle de gardes-chiourme des journalistes.

La dérive totalitaire molle à l'oeuvre depuis quarante ans, par mépris du peuple, est une honte pour la France. Mais quoi ? Cette dérive des partis du Système est bien connue, identifiée, publiée et les Français continuent à voter pour eux.

Quand on a plus peur du changement que du déclin, on finit par avoir les tyrans qu'on mérite (conversation très éclairante il y a quelques jours avec un électeur, réticent mais trouillard, de Macron). La liberté a un prix et, si ce prix est de voter Marine Le Pen pour éviter Emmanuel Macron, hé bien, qu'il en soit ainsi. Quand on refuse de le payer, il est normal qu'on reste dans les chaines.

Erratum :

Il semble que l'expertise psychiatrique est bien obligatoire dans le cadre de l'article utilisé contre Marine Le Pen. Mais cela rend le problème encore pire : l'article en question est fait pour être utilisé contre les délinquants sexuels !

Marine Le Pen peut-elle avoir confiance en la justice de son pays ?

Heureusement que la justice française a perdu toute crédibilité depuis longtemps et que nous savons que les juges sont pourris, abrutis et partiaux, sinon nous aurions été amèrement déçus.


jeudi, septembre 20, 2018

Une irresponsabilité sidérante

Journées parlementaires LR : pourquoi la droite se prend les pieds dans le problème de l’immigration

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L’éthique de la conviction est abstraite et ... irresponsable.

On est assez sidéré, par exemple, de l’effondrement de la pensée théologique chez le pape François par rapport à ses prédécesseurs sur le trône de Saint Pierre. Ni les évangiles ni la tradition de l’Eglise catholique ne plaident pour un « accueil inconditionnel ».

La charité est exigeante et réaliste. Dans la pensée de l’Eglise, l’accueil de l’étranger n’est pas un impératif catégorique :  il est une injonction morale à confronter à la situation réelle dans laquelle on vit. Si je suis père de famille, la pensée de l’Eglise m’interdit de mettre en danger, même au nom de l’accueil des étrangers, ce que je dois à mes enfants. Si je suis professeur de lycée en charge d’un certain nombre d’enfants de réfugiés, j’ai le droit, et même le devoir, de m’opposer à mon proviseur qui voudrait accueillir toujours plus de migrants dans la mesure où cet afflux m’empêcherait de mener à bien le travail d’éducation des enfants étrangers dont je m’occupe déjà ...

La « droite d’en haut » se complait à écouter quelques évêques coupés des réalités sociales de leurs diocèses ; une partie du clergé a abandonné - sous l’influence de François et par absence de formation intellectuelle appropriée - tout discours réaliste sur l’immigration. On aboutit, globalement, à une situation où la position en fait immorale - l’accueil illimité, impossible à réaliser - est présentée comme la seule à être éthique; et la position morale, celle d’un accueil proportionné aux moyens de la société, est ridiculisée.

[…]

Il faudrait que les dirigeants de droite cessent de croire que la gauche a toujours culturellement raison. Il est urgent de casser avec la bonne conscience libérale de beaucoup de responsables européens. IL est urgent de casser avec la bonne conscience libérale de beaucoup de responsables européens. Il faudrait que la droite soit elle-même, qu’elle soit de droite, tout simplement, c’est-à-dire respectueuse des réalités, à l’écoute de la France périphérique. Il faudrait que la droite se rappelle sa vocation : préserver l’héritage de cinquante générations de Français, d’origines très différentes mais progressivement rassemblés par un projet politique ambitieux, généreux, universaliste, assimilateur. 

Nous autres Français sommes fondamentalement les enfants de Rome : nous savons prendre les individus de partout pour en faire des citoyens, des hommes libres. Il faudrait que la droite croie dans la France, tout simplement, et travaille, humblement, pour les cinquante générations à venir de Français.
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mercredi, septembre 19, 2018

Le problème dans une hiérarchie catholique ayant perdu la foi

The Catholic Church Is Breaking Apart. Here’s Why.

Excellent article.

Parallèle éclairant avec la police. Il y a des policiers pourris comme il y a des curés, des évêques et des cardinaux pourris. Mais les premiers ne mettent pas l'institution à laquelle ils appartiennent en danger alors que les seconds si. Pourquoi ?

Parce que les policiers pourris sont sanctionnés. Et si leur hiérarchie ne les sanctionne pas, elle finit par être renversée par les citoyens (l'auteur a les pratiques américaines en tête).

Dans l'Eglise catholique, rien de tel : s'il y a un pape idiot ou vicieux qui protège les criminels au lieu de les expulser, comme c'est le cas aujourd'hui, personne n'a les moyens de le renverser.

L'auteur propose 4 solutions dont aucune n'est attractive.

La gifle

« L'affaire de la gifle est le symptôme d'une société en manque d'autorité »


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Tous les pédopsychiatres, les enseignants, les magistrats, les policiers constatent le développement continu de nouvelles formes de violences dans la jeunesse. L'intolérance à la frustration qui caractérise tant de nos jeunes enfants et élèves sont des bombes à retardement pour la société de demain. Quand s'y ajoutent la déculturation de masse et/ou l'identitarisme d'une minorité qui s'estime toute-puissante, le danger est mortifère. Ces violences s'inscrivent pleinement dans le contexte d'un individualisme toujours plus amoral qui justifie, au nom de son bon droit, d'écraser l'autre ou de chasser en meute, qui un chauffeur et «son bus de merde» qu'on caillasse, qui une fille aux atours trop féminins pour ne pas être «une salope». Ce collégien se souviendra sans doute de cette gifle reçue pour l'insulte qu'il a proférée. Elle aura peut-être une valeur éducative, évitant que l'insulte restée impunie l'autorise, demain, à agresser physiquement un adulte qui lui ferait une remarque.

En effet, il faut s'inquiéter de la rapidité du passage des insultes aux coups devenue trop banale dans la jeunesse. Cela exige qu'on s'interroge sur notre modèle de civilisation, pas seulement sur notre «modèle de société» comme on l'entend dire pour la forme par ceux qui ont validé ce modèle de déconstruction de l'autorité et de la culture qui lui était adossée. La civilisation est une construction précieuse et fragile, élaborée par la chaîne de générations successives. La famille, où souvent le rôle du père s'efface soit pour ressembler à une maman-bis, soit pour déserter le champ éducatif abandonné à une mère qui doit jouer tous les rôles, est le lieu premier de la civilisation. Il est celui où se forge une vision du monde, des grands modèles d'action pour la vie future. Elle est ce lieu où se donne un enseignement moral qui n'a rien à faire dans l'école - lieu de transmission des savoirs et non une plateforme éducative où on formate les esprits aux enjeux de l'idéologiquement correct du moment, en se substituant à l'éducation familiale. La famille est ce lieu précieux qui préserve l'enfant de notre monde glorifiant l'utile et le bougisme, elle est le lieu où s'enseignent les permanences.
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Cette catastrophique forclusion du père qui ouvre le chemin de la barbarie vient de loin. Guillotiner Louis XVI, c'était déjà tuer le père. Mais il y a aussi beaucoup plus près.



mardi, septembre 18, 2018

Les amis des bourreaux, ce sont les macroniens



Emmanuel Macron est le président des Autres. Il est le président de tout le monde sauf des Français de France : il est le président des riches, des bourgeois de l'hyper-classe mondialisée, des européistes, des immigrés, des Français de l'étranger, des Français pas vraiment français, des financiers apatrides, des banquiers cosmopolites, des Algériens etc. bref, vraiment de tout le monde sauf de ses seuls mandants légitimes, les Français de France.

Et, à ce titre de président des Autres, il est aussi le président des islamistes.


lundi, septembre 17, 2018

Le courage politique aujourd’hui

Le courage politique aujourd’hui, c’est de faire banqueroute, de faire éclater l’Euro et de sortir de l’EU. Si on ne sort pas de l’Euro (ou de l’UE pour ceux qui ne sont pas dans l’Euro), le patriotisme, c’est du bruit avec la bouche.

Cela vous semble trop difficile ? C’est la vie : quand on a perdu ou cédé sa liberté, pour quoi que ce soit, un peu d’argent ou de confort, par facilité, par illusion ou pour toute autre raison, le prix à payer est toujours très élevé. Refuser de payer ce prix, c’est consentir à la servitude, fût-elle douce, enveloppé, rampante, insinuante.

En 1992, en votant le traité de Maastricht, puis en 2009 par la ratification félone du traité de Lisbonne, les Français se sont mis dans les chaines, veulent-ils payer le prix pour s’en délivrer ? Certainement pas en votant Macron.

Les plus proches de cette politique sont évidemment les Anglais avec le Brexit. Ensuite, le programme de Salvini en était proche mais l’application semble demander trop de courage.

Je vous soumets ce texte de Jean Dutourd, qui me semble parfaitement adapté pour décrire les rapports de la bourgeoisie française, et peut-être même du peuple français, et de l'hyper-classe mondialisée, à travers ses succursales de Bruxelles, Paris, Berlin ou Washington :

Il est très facile d'être vaincu. Tout à coup, on n'a plus de responsabilité. Autrement dit, plus de destin. Un autre prend les décisions pour vous, un autre commande, un autre vit à votre place.Vous, vous êtes enfin déchargé de ce fardeau exténuant de la liberté, c'est-à-dire de la prévoyance, de la force de caractère, de l'honneur, de la morale, de la pureté. Aucune valeur ne subsiste. La seule chose qu'on vous demande, c'est l'obéissance au vainqueur. Et le vainqueur est bon bougre :  si vous faites ce qu'il veut (qui est toujours incompatible avec les vertus de l'homme libre, mais qui est très facile : proclamer qu'il est bienfaisant alors qu'il est injuste, dénoncer ceux qui lui résistent, etc.), il vous laisse tranquille ; parfois même il vous récompense. Ainsi, se damne-t-on pour lui. Douce damnation, qui rapporte des faveurs, des avantages, des privilèges (privilèges subalternes, sans doute, mais enfin on est un peu au-dessus du troupeau), de l'argent, une espèce de considération (ou de feinte considération ou, mieux encore, de feinte égalité) de la part du puissant.


dimanche, septembre 16, 2018

Immigration : l'Allemagne ne basculera pas

Je connais un certain nombre de gens de droite qui espèrent que l'Allemagne va basculer sur le sujet de l'immigration.

C'est totalement illusoire. L'Allemagne a choisi de se suicider par l'immigration massive et ce choix est profondément ancré. Ce n'est pas quelques pourcents à droite ou à gauche qui vont changer quoi que ce soit.


PY Rougeyron sur la tyrannie européiste

Mademoiselle de Joncquières

Un film un peu lent à démarrer, mais plaisant. J'ai cru qu'il tournait au brûlot féministe façon #Balancetonporc. Hé bien, sans vous dévoiler le dénouement, pas du tout. Au contraire, même.

Ca fait du bien de retrouver, en nos temps bêtes à manger du foin, un film qui montre la complexité des rapports entre les hommes et les femmes.



Et ce texte de Bérénice Levet :


Qu'est-ce que ce passé libertin et galant a selon vous à nous apprendre aux hommes et femmes du XXIe siècle ?

Tout. Le sens du jeu, de la légèreté, la passion des mots, de la conversation, l’art de la répartie. Plutôt qu’une éducation à la sexualité, qui fait aujourd’hui polémique non sans raison, je milite pour une éducation sentimentale : il faut donner à notre jeunesse, les mots pour dire le désir, pour le mettre en forme, c’est la meilleure arme contre la brutalité. Arlequin, pour paraphraser Marivaux, est poli par l’amour, il apprend des tours et des détours… Dans l’héritage galant, le plaisir du bien dire est une fin en soi, Voltaire a ce mot magnifique : Zadig « se promenait dans ses jardins avec deux amis et une dame, à laquelle il disait souvent des choses galantes, sans autre intention que celle de les dire »

Notre héritage libertin ne nous dissimule rien des ruses du désir, de ses perfidies, de ses ombres. J’invite à relire les Liaisons dangereuses et tout particulièrement la lettre XCVII de Cécile Volanges et la réplique de Madame de Merteuil.

Notre littérature nous permet de gagner l’intelligence de ce qui se joue entre les deux sexes. Car après tout, de quoi nous parle l’art et la littérature, l’opéra sinon de ce jeu du désir et de l’amour ? L’esprit viendra davantage aux jeunes filles et aux jeunes gens en lisant Molière, Marivaux, Stendhal Balzac, Philip Roth, qu’en se laissant bercé par la liturgie féministe.

Les féministes arrivent avec leurs gros sabots, leur grille interprétative, inaccessibles à la savoureuse partition que la France a composée sur ce donné universel de la différence des sexes. Elles se comportent comme des éléphants dans un magasin de porcelaine, car cet héritage est infiniment fragile.


samedi, septembre 15, 2018

La corruption dans l'Eglise vue par des Américains

Church, Clericalism, Corruption

St. Thomas More Can Guide Us Now

Mais c'est Bill Vallicela qui analyse plus précisément le problème :

The Role of Concupiscence in the Decline and Fall of the Catholic Church

Les clercs ont perdu la foi dans le Christ, dans les enseignements de l'Eglise et dans leur mission de pasteurs des âmes et ont pris le goût du monde.

Mais, au lieu d'en tirer les conséquences et de chercher un vrai boulot, ils ont préféré, par lâcheté, continuer douillettement leur carrière ecclésiastique et tordre les enseignements de l'Eglise vers le monde. D'où l'envahissement de la préoccupation sociale et politique, qui, loin d'être anecdotique, est la manifestation visible de la perte de foi (un peu comme l'Etat français qui, ayant perdu foi en la France, se disperse dans tout un tas de missions subalternes et néglige les seules missions qui justifient son existence, les missions régaliennes. C'est la même logique).

Cette perte de foi dans les enseignements explique aussi l'inclination vers l'islam, si difficile à comprendre autrement. Si on croit en Celui qui a dit « je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi », l'islam apparaît pour ce qu'elle est depuis toujours dans l'enseignement catholique : une voie ennemie, fausse, dangereuse, barbare et violente. Mais si l'on n'y croit plus ?

Jorge Bergoglio est le symbole de cette dérive.

J'accuse « les clercs ». Est-ce à dire qu'ils sont tous corrompus ? Non, mais les corrompus sont en nombre suffisant, et aux places stratégiques, pour pervertir toute l'institution.

La solution ? Prier, certes, mais aussi exiger la lumière. Satan n'aime pas la lumière. C'est d'ailleurs pourquoi le travail méthodique de Jorge Bergoglio pour jeter un voile sur ces affaires pédérastiques nous informe de quel coté il est.










jeudi, septembre 13, 2018

Un été avec Homère (S. Tesson)

J’aime bien Sylvain Tesson, mais sans plus : je trouve son mode de vie et les livres qui en découlent très égoïstes.

Un été avec Homère résulte d’émissions de France Inter.

Remettre à l’honneur l’Iliade et l’Odyssée est une excellente idée.

Mais pourquoi ces digressions idiotes sur « les religions monothéistes », bien entendu accusées toutes dans le même sac d’un certain nombre de maux, en gros d’avoir introduit la morale et d’avoir fait perdre aux hommes le lien avec la nature et la joie de vivre ? Ce sont de souverains poncifs, bien éculés.

Et comble de ridicule, Tesson nous dit que, par rapport à Ulysse, Jésus manque d’humour, soit exactement le contraire de ce qu’écrit Chesterton, beaucoup plus crédible, qui nous dit que la particularité du Christ est sa mirth, qu’on peut traduire par sa gaieté, son allégresse, voire son hilarité.

Aucun humour, l’auteur de « Tu es Pierre et, sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise » ou de « Femme, personne ne t’a condamnée ? Hé bien, moi non plus, je ne te condamne pas. Va et ne pèche plus » (Saint Jean nous dit qu’Il écrivait sur le sable, je me demande bien ce que ce pouvait être) ?

Allons, ce sont des enfantillages de vieux pédant superficiel.

Mais il reste qu’un amoureux d’Homère ne peut être entièrement mauvais. Il m’a donné envie de relire l’Iliade puis l’Odyssée, la dernière fois doit bien remonter à dix ans. C’est toujours le même vif plaisir depuis 25 siècles.

« Oui, les Gaulois sont réfractaires au changement… et ils ont raison ! »

« Oui, les Gaulois sont réfractaires au changement… et ils ont raison ! »

La France en crève, de ces technocrates de merde et de leurs électeurs de merde, qui, prennent, ô bêtise, un diplôme pour un brevet d'intelligence. J'en connais plein et c'est souvent difficile à supporter. Il y a peu de choses pires qu'un crétin qui se croit une lumière.

Un diplômé vraiment intelligent, lui, avait une vision plus exacte des choses. Pompidou : « Arrêtez donc d'emmerder les Français ! ».

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Ces réformes qu'on vante tant, quand elles aboutissent, mettent presque toujours le plus grand désordre dans des organisations qui fonctionnaient bien jusqu'alors. Considérons ce qu'est devenu le renseignement téléphonique. La gendarmerie, l'administration centrale et les services déconcentrés du ministère des Finances sont gravement désorganisés. C'est ce qui guette aussi le chemin de fer.

Tout se passe comme si nos dirigeants tenaient le raisonnement suivant : les institutions européennes nous demandent des réformes, faisons-en, bonnes ou mauvaises, qu'importe. À l'inverse, les vrais problèmes : immigration, délinquance, croissance des dépenses publiques ne sont abordées que de manière cosmétique.

Tout cela, les Français le sentent confusément. Les « Gaulois » freinent des quatre fers et résistent à des changements dont ils devinent au fond d'eux-mêmes qu'ils ne servent à rien. Contrairement à ce que croit Emmanuel Macron, une réforme vraiment utile et bien expliquée emporterait leur adhésion. Mais en a-t-il dans les cartons ? En définitive, l'urgence n'est pas de réformer la France mais de réformer la rigidité intellectuelle des réformateurs. Inaptes à appréhender la complexité, nos décideurs combinent l'arrogance avec le conformisme. Louis Althusser avait montré comment toute organisation sécrétait son idéologie, pour ne plus en démordre. Le vrai mal français est là.

Il fut un temps où, aux idées trop simples, des hommes politiques chevronnés, à la fois parlementaires et maires, combinant l'expérience du terrain et la connaissance des problèmes, savaient résister. En existe-t-il encore ? En tout cas, tout est fait aujourd'hui pour les affaiblir. La réduction du nombre des députés voulue par le président est un signal clair envoyé au pays : ils ne servent à rien, l'administration s'en tirerait aussi bien si elle gouvernait directement ! Emmanuel Macron a été présenté, au moment de son élection, comme le président de « la dernière chance de réformer le France ». Et s'il était plutôt la dernière chance d'une technocratie de lui imposer ses lubies ? Pour notre plus grand malheur.
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mardi, septembre 11, 2018

Bientôt la guerre ?

Please write to your MP now without delay - War, terrible war, may be on the way again.

Je ne suis pas toujours d'accord avec Peter Hitchens, mais je lis toujours ses chroniques avec grand intérêt.

Ceux qui réfléchissent (non, pas vous, électeurs de Macron, passez votre chemin, vous êtes les pigeons de la manipulation médiatique. Je n'écris pas pour les crétins) sentent bien le parfum de montée vers la guerre désormais classique en Occident (Irak 1, Kosovo, Irak 2, Libye ...) :

♘ désignation d'un grand méchant forcément émule d'Hitler (pourquoi jamais de Staline ?)

♘ atrocités inhérentes à toute guerre désignées comme insupportables crimes contre l'humanité

♘ ardente nécessité d'intervenir très vite, c'est-à-dire sans réfléchir, sans douter de l'honnêteté de nos dirigeants et sans aucun contrôle démocratique ...

Vraiment, un grand classique.

Je vous rappelle au passage les critères de Volkoff pour reconnaître la désinformation :

1) Tout le monde dit la même chose. L'Huma et le Figaro sont d'accord. Dans le monde réel, avec toutes ses complexités, c'est impossible. Nous sommes donc en face de la désinformation.

2) Nous sommes informés jusqu'à saturation d'un certain coté du problème et pas du tout des autres.

3) Tous les bons sont d'un coté et les méchants de l'autre.

4) L'acquiescement de l'opinion débouche sur une psychose collective.

Rappelons aussi que, d'après Volkoff, la désinformation la plus réussie est d'avoir implanté la croyance que tout est économique (macronistes, encore une pierre dans votre jardin).

Bruno Bertez a détecté le même parfum de ses sensibles narines :

JEUX DE GUERRE, JEU DE MAINS, JEU DE VILAINS,UN JOUR OU L’AUTRE IL FAUDRA QU’IL Y AIT LA GUERRE, ON LE SAIT BIEN…

La raison de cette montée vers la guerre est limpide (les petits gnenfants gazés, c'est pour les gogols) :

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Depuis la crise de 2008, depuis la fin de la coopération internationale en 2013, depuis le début de la déglobalisation : « un jour ou l’autre il faudra qu’il y ait la guerre, on le sait bien … »

Les USA n’acceptent pas la mutation d’un monde qui s'écarte de l’ordre qu’ils ont instauré grâce à la Seconde Guerre Mondiale et les autres, les puissances montantes ou ressuscitées ne veulent plus de l’unilatéralité camouflée sous les caresses doucereuses de la soft politique.
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 C'est le piège de Thucydide :

Destined for war. Thucydides' trap (G. Allison)

A ces raisons géographiques s'en ajoutent deux autres qui se complètent :

1) Les banques centrales arrivent au bout de leurs politiques dites non-conventionnelles. Une « bonne guerre » est le prétexte tout trouvé à des mesures encore plus confiscatoires, au nom du patriotisme. Comme de bien entendu.

Cela permettrait aussi de détourner l'attention à un moment crucial des négociations du Brexit.

2) Donald Trump est engagé dans une politique isolationniste, c'est de plus en plus clair. Il fait beaucoup de bruit avec la bouche, il donne des gages aux bellicistes, mais le schéma général est de plus en plus difficile à nier : les légions américaines repassent la mer et rentrent chez elles. Ou du moins, c'est ce qui arriverait si Donald Trump était libre. Comme les élections de mi-mandat arrivent et qu'il n'est pas du tout sûr que Trump les perde, l'Etat Profond, impérialiste et anti-Trump, a tout intérêt à déclencher la guerre avant.

Beaucoup de raisons pour qu'il y ait une guerre.

Maintenant, il n'est pas sûr que ça marche. La crédibilité des gouvernements occidentaux sur les questions de guerre et de paix est réduite à zéro après tant et tant de mensonges moralisateurs. Il est tout à fait possible que cela suffise à empêcher la guerre : l'hystérie aussi est une arme qui s'use.










Egalitarisme et mépris de classe : que c'est beau, la gauche en action

Rosanvallon débattra avec Finkielkraut… s’il renonce à ses idées. Le dialogue, c'est quand même mieux tout seul.


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La bonne explication n’est donc pas là. Rosanvallon accepte de discuter avec Gauchet et Manent, mais pas avec Finkielkraut. Pourquoi ? « C’est un essayiste, mais pas vraiment un intellectuel. » Quoi donc alors ? Un manuel ? Souhaitons à Finkielkraut d’être bricoleur, sans quoi il n’est plus rien du tout… Les auditeurs à l’ouïe fine auront néanmoins compris : il ne suffit pas d’être normalien et agrégé, ni même producteur à France Culture et professeur à l’École Polytechnique pour mériter le beau nom d’intellectuel. Il faut avoir fait une thèse et occuper une chaire universitaire, sinon au Collège de France, du moins à l’EHESS. Rien de bien nouveau sous le soleil. En 1991 Bourdieu s’en prenait déjà à Alain Finkielkraut en qualifiant les essayistes de « sous-philosophes qui ont pour toute compétence de vagues lectures, de vagues textes, des gens comme Alain Finkielkraut. J’appelle ça les pauvres Blancs de la culture »1Et il justifiait son refus de discuter avec lui et ses semblables en disant : « Toute leur vie ils diraient : voilà, j’ai parlé avec Bourdieu »1tout en précisant qu’en revanche il accepterait volontiers de dialoguer avec Chomsky. Plus récemment, c’était le 18 septembre 2016 au Palais Garnier, l’historien Patrick Boucheron, confronté à Alain Finkielkraut, lui lançait : « Je suis professeur au Collège de France, je suis médiéviste, ma voix sur un sujet d’histoire médiévale (…) vaut un peu plus que la vôtre. »

L’égalité pour les autres

Cette morgue aristocratique et ce mépris de caste s’inscrivent donc dans une tradition qui a ses lettres de noblesse, en particulier au Collège de France. D’aucuns s’étonneront de les trouver chez l’auteur de La société des égaux, un intellectuel qui prétendait dépasser les théories de la justice centrées sur l’égalité des chances au profit d’une philosophie de l’égalité comme relation sociale. Remercions Pierre Rosanvallon d’avoir montré si clairement comment un intellectuel de gauche envisage des relations sociales égalitaires. Et pour l’honneur des intellectuels de gauche, rappelons que Paul Ricœur, dont la réflexion sur la justice et l’égalité était, elle, profonde, avait volontiers accepté de venir dialoguer à Répliques avec Alain Finkielkraut. Il est vrai que Ricœur n’était pas professeur au Collège de France.
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Les Français n'en peuvent plus de ce mépris de classe des bien-pensants, qui se manifeste du professeur du collège de France au petit fonctionnaire de sous-préfecture (le premier ressemble a second).

Heureusement, les Français croient que, quand viendra l'heure de régler les comptes, tous ces salauds seront égaux devant le peloton d'exécution. Ils se trompent probablement, mais à un mépris répond un autre mépris.