vendredi, avril 10, 2020

Je bois donc je suis (R. Scruton)

J'aimais beaucoup Roger Scruton, décédé en janvier. Son dernier article, quelques jours avant sa mort (My 2019), sur la nécessité d'exprimer sa reconnaissance, est d'une élégance typique.

J'ai coutume de dire, pour faire comprendre aux Français, que c'est un Finfkielkraut intelligent et compréhensible.

En 68, il était, contrairement à Finkielkraut, du bon coté des barricades : étudiant anglais en France, il a été immédiatement révulsé par cette révolte d'enfants gâtés, il a compris, comme Pasolini, que des enfants de bourgeois jetaient des pavés sur des prolétaires.

Comme écrivain conservateur, il défendait la beauté (par exemple, contre les éoliennes). C'était aussi un défenseur de la chasse à courre, qu'il pratiquait assidument.

Ce n'était pas un rebelle de pacotille, il s'est rendu plusieurs fois clandestinement de l'autre coté du rideau de fer pour aider des dissidents tchèques.

Venons en au livre de ce jour : deux parties, « Je bois », sur le vin,  « Je suis », plus philosophique et, franchement, sans intérêt, le livre m'est tombé des mains.

En revanche, la première partie, « Je bois », justifie l'achat de cet opuscule.

Scruton connaît remarquablement les vins français. Il aime plus la France que notre actuel gouvernement.

Dans l'éternel débat qui oppose les « terroiristes » (ceux qui croient que le caractère d'un vin est fait par le terroir) et les « viticultistes » (ceux qui croient que le caractère d'un vin est fait par le viticulteur, le cépage et la technique), il est résolument terroiriste, au point qu'il a toujours refusé de mettre les pieds en Bourgogne, pour ne pas confronter l'image qu'il s'en était fait à travers ses vins avec la réalité.

J'étais plutôt viticultiste : le débat parlementaire d'il y a un siècle sur les appellations d'origine entre partisans du terroir (les vignerons) et partisans du cépage (les négociants) a été tranché par des arguments électoraux. Les vignerons étaient plus nombreux que les négociants.

Mais Scruton a des arguments convaincants, d'ordre spirituel : le vin, c'est la terre et le soleil, donc le terroir, et si certains s'égarent à les négliger, c'est circonstanciel, pas fondamental.

Il a une philosophie vineuse qui me plaît : il préfère les seconds. Il trouve que les vins les plus réputés sont devenus l'objet d'intolérables spéculations. Pour lui, Les seconds sont presque aussi bons et beaucoup moins chers, il traque les parcelles voisines des grandes appellations.

Le Chateau Yquem est un vin de snobs sans intérêt. Le seul terroir français dont il ne parle pas est la Champagne.

Ses conseils tombent quelquefois à coté de la plaque : un domaine racheté par Bernard Arnault à 360 € la bouteille, mais il donne pas mal d'idées entre 15 et 30 € la bouteille, ce qui est tout à fait raisonnable.

Très anglais, Scruton associe le roquefort au Sauternes. L'association du roquefort et du cognac est classique : ce sont deux goûts boisés qui se marient bien. Pour le Sauternes-roquefort, j'avais un doute, j'ai essayé. Ca passe bien, c'est comme mettre de la confiture avec le fromage, qui est justement une pratique anglaise.

Il me manque déjà , le père Roger.



jeudi, avril 09, 2020

Société narcissique, société fragile.

Nous aïeux ont continué à vivre (certains diront « parce qu'ils ne pouvaient pas faire autrement », nous y reviendrons) malgré la peste, la variole, le choléra, la tuberculose.

Nous, occidentaux de 2020, mettons nos pays à l'arrêt pour une grosse grippe. Disons, pour ne pas être accusé de minimiser, une très grosse grippe (je n'en suis même pas sûr, très difficile d'y voir clair : on n'a toujours que des chiffres partiels, et peut-être partiaux. Le seul chiffre global pour la France, c'est l'INSEE qui indique que, du 1er au 23 mars, il y avait moins de morts en 2020 qu'en 2019).

Au pire, allez, la mortalité sera de 0,1 %, soit 67 000 morts en France. On sera très probablement largement en-dessous.

Pour les épidémies historiques, on parlait en pour-cents, voire en dizaines de pour-cents.

Nous n'avons par comparaison aucune résilience, nous sommes en fromage blanc. Jamais on n'avait ravagé l'économie pour si peu. Et ce n'est pas difficile de comprendre pourquoi.

Nos sociétés sont physiquement très fragiles : connectées, homogènes, centralisées. Tout le contraire de la robustesse, sans même parler d'anti-fragilité.

Mais, évidemment, la plus grande fragilité est dans les têtes : quand le narcissisme vous a fait perdre toute notion de dépendance et de finitude, la mort devient un danger hors de proportions, littéralement. Tout risque de mort, si minime soit-il, devient infiniment dangereux et donc non-hiérarchisable.

Ce qui hiérarchise, ce n'est plus la rationalité, puisque toute échelle de jugement a été abolie, c’est la mode. Aujourd'hui, le virus et le réchauffement climatique. Par contre, le cancer, 60 000 morts par an, pas à la mode.

Je ne sais pas si nous en tirerons les leçons, j'en doute. Ca nécessiterait un changement de vision du monde.

Alors, nos ancêtres qui « ne pouvaient pas faire autrement » ? A ma connaissance, la condition humaine n'a pas changé. Chaque génération a toujours fait comme elle pouvait. Et nous, avec toutes nos technologies, nous aurions pu faire autrement.





Encore un article assassin de JD Michel

Le Pr Raoult, les HUG, le gratte-papier et le nom de la rose...

Visiblement, en Suisse, ça se passe guère mieux qu'en France :

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Extraordinaire réalisation de la prophétie-constat de feu Umberto Ecco sur notre époque :

"Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d'imbéciles qui, avant, ne parlaient qu'au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu'aujourd'hui ils ont le même droit de parole qu'un prix Nobel. C'est l'invasion des imbéciles."

[…]

Nous assistons donc un peu effarés à ce que décrivait Umberto Ecco : des ignorants et des petits chefs qui interviennent à tort et à travers pour jeter l'anathème sur ce qu'avancent du sommet de leur expérience et de leurs compétences les meilleurs spécialistes dans leur domaine.

Le pire étant que ce genre d'ineptie semble se dérouler aujourd'hui dans la plus parfaite indifférence, comme si personne ne pouvait plus concevoir que cela puisse poser problème.

Nous assistons conjointement à une prise de pouvoir de la part des autorités sanitaires qu'il faudra vigoureusement questionner dans l'après-coup. Certes, la situation d'épidémie s'accompagne assez logiquement de l'attribution temporaire de pouvoirs accrus aux responsables des départements de la santé et des hôpitaux.

Mais les poussées d'autoritarisme des petits chefs, les violations répétées du droit des médecins-généralistes, tout comme la violation du droit des patients à recevoir le meilleur traitement quand ils en ont besoin sont devenues carrément scandaleuses. Nous sommes en pleine dérive abusive, il faudra sérieusement s'en expliquer.

[…]

Alors que la menace épidémique est identifiée comme un risque sanitaire majeur depuis plus de vingt ans (et que nous avons eu plusieurs alertes successives au cours de cette période), nos autorités ont fait preuve d'une impréparation sidérante.

Elles ont pris à peu près toutes les décisions opposées à ce qu'il convient de faire en cas d'épidémie infectieuse.

Les meilleures pratiques en la matière se résument assez simplement à quatre grands axes :
  • dépister le plus largement possible ;
  • confiner les personnes infectées et les personnes à risque ;
  • traiter (avec l'hydroxychloroquine et l'azithromycine bien sûr) les personnes Covid+ à risque de développer des complications ;
  • instaurer enfin une distanciation sociale et recommander le port du masque en public.

Seule une demie parmi ces quatre mesures requises a été prise en Suisse (si vous avez répondu qu'il s'agissait de la distanciation sociale vous avez vu juste !)

La médiocrité de cette réponse (avec un score d'un demi sur quatre, on n'est pas exactement à la note "suffisant") a ensuite généré un merdier collectif sans nom ('scuse my french).

[…]

Je suis désolé de le rappeler encore, mais Méditerranée-Infection est un centre de compétences en infectiologie sans équivalent en Europe. C'est l'équivalent d'un prix Nobel dans leur domaine : ils ont identifié des virus et bactéries inconnus jusque là ; découvert de nouvelles familles de virus ; suivi de près toutes les épidémies au cours de 20 dernières années ; mis au point des traitements qui figurent désormais dans tous les traités d'infectiologie ; travaillé avec les Chinois sur les épidémies émergentes ; accumulé une expérience sans équivalents avec des remèdes comme l'hydroxychloroquine, notamment dans le cadre de nouvelle indications (contre les bactéries intracellulaires en particulier.)

Bref, le top mondial de l'infectiologie et de micro-biologie.

Et ce sont des petits bras de troisième zone comme le panel de spécialistes des HUG ou le médecin cantonal qui viennent de leur haute science expliquer à ces prix Nobel qu'ils ne savent décidément faire ni de la médecine ni de la recherche ! Mesure-t-on la cuistrerie et l'outrecuidance de cette attitude, là où on attendrait un minimum d'humilité ou au moins de respect ?!
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Et, pendant ce temps, en France :







mercredi, avril 08, 2020

Raoult est vaincu.

On laisse Didier Raoult appliquer son protocole à Marseille, mais tout le monde semble se résigner peu à peu au fait que ce protocole ne sera pas autorisé à la libre prescription dans le reste de la France.

Les criminels qui nous gouvernent gardent le pouvoir.

Et confirme ma prédiction désolée que la France sera le dernier pays au monde à adopter le protocole Raoult.

Le canard, le président et le Raoult




Le Raoult du jour et, comme d'habitude, ça envoie du steak en rappelant à ceux qui l'ont oublié ce qu'est un médecin :




Ceux qui critiquent Raoult sont comme des gens qui expliqueraient à Alain Prost qu'il ne sait pas conduire. Ca peut se faire, mais avec une certaine humilité.





lundi, avril 06, 2020

Covid : l’imposture Evidence-Based

Covid : l’imposture Evidence-Based

C'est un vrai plaisir de lire JD Michel.






Psychologie de la chloroquine

La prescription de chloroquine devrait être une évidence : en situation de crise, on fait avec ce qu'on a, en essayant quand même de maitriser les effets secondaires. C'est exactement ce que propose le protocole de l'IHU de Marseille, le débat est clos.

Pourtant, notre système soviétique de santé résiste farouchement à ce bon sens : non seulement, il ne préconise pas ce protocole mais il fait tout pour qu'il ne puisse pas être librement décidé entre médecin et malade.

Pourquoi ? Il y a beaucoup de raisons matérielles : corruption, imprévoyance, enjeux de pouvoir.

Mais il y a aussi une raison psychologique : notre monde est envahi d'Intellectuels Idiots, pour qui la vraie vie doit entrer dans leurs équations, dans leurs protocoles, être linéaire, prédictible, sans surprise, sans risque. Comme cette conception est fausse, elle est très dangereuse, elle fait prendre des décisions ou des non-décisions catastrophiques. Ils attendent d'avoir l'information parfaite pour décider, et comme l'information n'est parfaite que lorsque la guerre est perdue et qu'on peut compter les morts, vous imaginez comment ça finit.

Les Intellectuels Idiots ont toujours existé, mais, avant, on était intelligent (1), on les cantonnait à des taches subalternes qui limitaient leur pouvoir de nuisance : comptables, journalistes, sous-préfets, laborantins, où leur pougnerie sans intelligence pouvait être utile.

Aujourd'hui, à cause de notre naufrage intellectuel collectif, ils ont pris presque toute la parole et tout le pouvoir. Aux deux bouts du spectre, on trouve des abrutis psychorigides, du blogueur Olivier Berruyer à l'apparatchik Juppé, une catastrophe permanente pour la France (ses méfaits et ses crimes sont innombrables : par exemple, c'est lui qui a entrepris l'étatisation du système de santé avec le brillant résultat qu'on voit aujourd'hui).



C'est une des raisons qui me font dire que l'après coronavirus sera catastrophique : les Intellectuels Idiots ne disparaîtront pas, ils continueront à s'accrocher au pouvoir et à ravager le pays comme une nuée de sauterelles.




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(1) : classification des officiers d'état-major de von Moltke ainé :

Paresseux et intelligent : stratège

Travailleur et intelligent : aide-de-camp, second.

Paresseux et bête : taches subalternes.

Travailleur et bête : dangereux, s'en débarrasser.

dimanche, avril 05, 2020

Jean-Dominique Michel raconte son traitement à la chloroquine et ses difficultés administratives (en Suisse).

Covid : combien de morts inutiles (et comment je me suis guéri avec l’hydroxychloroquine) ?!

Jean-Dominique Michel nous a suffisamment expliqué la corruption des systèmes de santé par Big Pharma dont des criminels comme Karine Lacombe (bin oui, refuser un médicament pour des raisons spécieuses est un crime) sont la parfaite illustration. N'y revenons pas.

Idriss Aberkane nous décrit le blocage mental des premiers la classe qui nous dirigent :



A retenir : en temps de guerre, l'information n'est parfaite que lorsque la guerre est perdue et qu'on peut compter les morts. Ceux qui attendent l'information parfaite pour agir sont des criminels.

Le mot « criminel » revient souvent dans mes billets ces temps-ci. Ce n'est pas un accident.



vendredi, avril 03, 2020

D'habitude, il n'y a qu'une page.





Le médecin français



La choroquine qui bouche le port de Marseille.







Vous avez compris. Il y a 5 pays au monde : les USA, la Grande-Bretagne, l'Italie, la Corée du sud et Marseille.

Edouard Husson choqué par l'immoralisme contemporain.



Chloroquine : le bal des ignares.

Christian Perronne : "Les tirs de barrage reçus par Didier Raoult sont aussi liés à des querelles d'égos"

L’affaire Chloroquine

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L’affaire chloroquine pose ainsi un débat de fond sur la nature de la science. Se prétendent du côté de la science tous ceux qui entendent en faire une source absolue de toute décision publique devant laquelle doit s’effacer toute préoccupation éthique. Qu’on en juge: au nom de la preuve dite scientifique on prétend faire des essais cliniques sur des patients contaminés: ce qui veut dire que l’on va faire signer à ces patients une reconnaissance qu’ils acceptent ces essais sans savoir si (le médecin non plus, l’essai se faisant en « double aveugle ») il reçoit un traitement ou pas. Un peu comme si, pour essayer un nouveau parachute, certains patients recevaient un parachute ne s’ouvrant pas.

[…]

Les scientistes, qui sont dans la pseudo-science, sont donc amenés à être violents et méprisants car ils n’acceptent aucune contradiction. Ils rabaissent leurs contradicteurs en s’attaquant à leur personnalité, en les disqualifiant par des informations n’ont rien à voir avec le sujet. Les journalistes ont sorti de sa boite un médecin généraliste des beaux quartiers de Paris qui n’a aucune compétence sur le sujet et qui a disqualifié Raoult en prétendant qu’il serait climato-sceptique. Le serait-il que cela n’a rien à voir avec le sujet et que c’est son droit le plus absolu. C’est une méthode totalitaire qui a permis à un charlatan comme Lyssenko de détruire la science agronomique soviétique en allant jusqu’à faire mourrir son plus brillant représentant.

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Hydroxychloroquine : le bal des ignares…

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Les contestations méthodologiques du protocole de traitement mis au point à Marseille relèvent de l’escroquerie intellectuelle. Doublée de dérives éthiques monstrueuses : un des partis-pris de Méditerranée-Infection est de refuser la constitution de groupes randomisés, qui impliquerait de donner un faux médicament (placebo) à des gens qui risqueraient de mourir comme conséquence directe de n’avoir pas reçu le traitement efficace. Pour les méthodologues fous, c’est le prix à payer pour avoir des données « scientifiquement valables ». Pour les gens dont le fond d’humanité n’est pas entièrement tari, c’est une cause indéfendable dès lors que la comparaison historique est une méthode, ancienne, éprouvée et valide en infectiologie, permettant de vérifier l’efficacité du traitement sans avoir à léser ou laisser mourir qui que ce soit. Que cette évidence humaniste et éthique puisse être minimisée par les méthodologues purs et durs montre si besoin était la profonde perversion de la démarche dans laquelle ils sont engagés…

[…]

Nous devrions tout de même être nombreux à être d’accord de nous opposer sans la moindre hésitation à une pseudoscience aussi ignominieusement dépourvue de conscience !
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Le coronavirus est la punition de persister à voter pour des criminels.














Quand je disais en 2017 qu'il fallait voter Le Pen car s'abstenir ou voter Macron, c'était voter pour la continuation de ce qui nous tue et que c'était une folie suicidaire, peu comprenaient  cette logique élémentaire (comme aujourd'hui, peu comprennent le pari thérapeutique de la chloroquine). Les événements montrent à quel point j'avais raison, au-delà de mes craintes les plus vives.

On m'a répété mille fois que ça serait pire avec Le Pen. Je manque peut-être d'imagination, mais je ne vois pas aujourd'hui ce qui pourrait être pire : la bureaucratie bloque toutes les mesures salvatrices, quand elle ne les combat pas activement. Macron, plutôt que de se démener pour la bousculer comme Trump et Johnson, est occupé à se mettre en scène.

Et les Français meurent de la pénurie de soins.

Les Français en tireront-ils la leçon ? Ce n'est pas sûr : après tout, ils veulent  sortir de l'histoire et qu'on les laisse mourir tranquille. Leurs vœux sont exaucés, c'est exactement ce qui arrive, alors pourquoi changer ?

jeudi, avril 02, 2020

Que c'est pénible d'être dirigé par des abrutis !

Strohl : « Le complotisme naît de l’incapacité du peuple français à imaginer la bêtise de nos dirigeants »

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C’est cette incapacité à développer un raisonnement un peu ample, une pensée inventive et ouverte qui caractérise nos autorités de santé. Notre technocratie en général. C’est aussi l’absence d’empathie, de ce que Didier Raoult nomme « la raison Tom » : en cas de choix entre un médicament non nocif, mais à effet supputé et pas de traitement du tout, que choisirait un médecin pour son fils Tom.

Notre administration sans passion ni imagination, se réfugie derrière un méthodologisme étroit, une gestion à courte vue, une sorte d’idéal de vieux comptable rassis. Il nous faut des chiffres. Peu importe ce qu’ils recouvrent. On ne comprend que les chiffres. Et surtout les chiffres tels que dispatchés dans les cases prévues par nous, celles des instructions, circulaires et autres normes édictées par nous.

C’est cette absence de vision, cette absence d’anticipation qui explique en large part, la défiance face à une médecine qui reste avant tout empirique et holistique au profit d’une science bio-statistique peu créative.

Difficile d’admettre pour nos statisticiens, formés au pur calcul, qu’il n’y a de recherche que fondée d’abord sur l’intuition et l’observation. Que les statistiques vont certes apporter la preuve d’un processus, mais par après.

De même les décideurs de la politique de santé ne sauront-ils pas anticiper et notamment constituer des provisions pour des risques qui n’existent pas encore, tel celui de nouvelles épidémies. La logique comptable calcule chaque année les dotations budgétaires à partir des consommations de l’année précédente. Dans cette logique, des masques jetés sans avoir été utilisés n’avaient pas à être remplacés ! De même qu’il était plus économique de ne plus faire produire les réactifs en France, même si la désindustrialisation est plus coûteuse que les économies réalisées dans l’achat de produits à meilleur marché. D’autant qu’on n’imaginait pas qu’il puisse s’agir de produits un jour non importables.
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Le fait d'être dirigés par des abrutis est très pénible, cela explique sans doute l'engouement pour Didier Raoult.






mercredi, avril 01, 2020

La décision la plus bête du monde ? N'exagérons rien : dans le domaine de la bêtise, un énarque peut toujours s'améliorer.




Et un article qui fusille à bout portant les essais en double aveugle randomisés (dont les fanatiques, psycho-rigides par définition, écument au seul nom de Raoult) :

Essai Discovery et protocole Raoult. Comparaisons et urgence de traitement pour les patients actuels !

Et le Raoult du jour :