dimanche, septembre 22, 2019

Un jour de pluie à New-York

Un peu trop bavard, comme tous les films de Woody Allen, surtout au début (si vous ratez le premier quart d'heure, ce n'est vraiment pas grave).

Mais c'est un film charmant, plaisant, intelligent. Faut dire qu'il n'y a pas d'immigré clandestin, pas de noir en révolte, pas de rappeur, pas de transexuel persécuté, pas de féministe hystérique ...

Bref, on est entre gens bien, d'avant le naufrage civilisationnel. Peut-être que les ennuis de Woody ont effacé les aspects les plus irritants de son progressisme grand bourgeois.

Nota : la critique anglo-saxonne est assez mauvaise, mais bon, vous savez comment sont ces gens : ils savaient qu'ils allaient écrire du mal de ce film avant même d'entrer dans la salle de projection.

Et réduire l'immigration ? Vous n'y avez pas pensé ?



La Suède est complice de son assassinat, elle mérite de mourir.

samedi, septembre 21, 2019

C'est beau, l'Europe !

Ca mérite bien un sermon :

Papes


A Wojtyla, presque en larmes parce qu’il ne parvenait pas à recoudre le schisme lefebvriste, un prélat dit, essayant de le consoler, que cela ne valait pas la peine de s’en faire autant. Il paraît que lui, en colère répliqua: « Mais vous savez ce qu’est un schisme pour un Pape? ».
Interrogé il y a quelques jours, Bergoglio, plus séraphique, déclarait : « Le schisme ? Je n’en ai pas peur ».

Eh!! mort un pape, on en fait un autre…

Rino Cammilleri

mardi, septembre 17, 2019

Le tourisme est vulgaire et catastrophique.

Olivier Babeau : « Sus au tourisme de masse ! »

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Venise, le Parthénon, Versailles, Barcelone : de nombreuses destinations prisées des touristes s’inquiètent des foules sans cesse plus denses qui viennent les envahir. Dégradation et usure des sites, exclusion des populations locales : la manne financière apportée par ces hordes de visiteurs ne suffit plus à calmer les mécontents. La sensibilité croissante au gâchis énergétique allonge l’acte d’accusation. Le tourisme de masse avait accompagné et symbolisé la démocratisation des loisirs et le rapprochement des peuples. Il en représente désormais l’impasse.

Le tourisme prend désormais la forme de monstrueuses migrations dont le principe n’est plus de découvrir et de s’ouvrir, mais de se désennuyer.

Jean Clair décrit avec une mordante justesse les hordes déferlant dans les musées. Les touristes défilent en hâte devant des tableaux auxquels ils ne comprennent rien, dépourvus de toutes les clés culturelles qui leur permettraient d’avoir accès à leur signification. « Le pèlerin moderne (…) que cherche-t-il ? Quel salut de la contemplation d’oeuvres qui seraient, à elles seules, la récompense de ces migrations ? (…) On croit découvrir là, dans la chaleur et dans le bruit de la foule, ce qu’offrait autrefois la communauté d’une foi ou d’une Patrie. On y découvre un désarroi commun, une solitude augmentée, quand la croyance a disparu ».

Les voyages à répétition ne sont au fond que les nouveaux signes de distinction sociale.
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Tout est dit.

Plus je vieillis, plus je trouve le tourisme vulgaire.

Certes, à vingt ans, j'avais plus voyagé que la plupart de mes connaissances. Mais ce n'était déjà plus le cas à trente. Peut-être que mes voyages précoces ont désamorcé l'attrait du tourisme.

Avec mon épouse, nous avons encore quelques projets de voyages touristiques, mais ils sont peu nombreux et ça sera pour plus tard.

Depuis des années, par choix délibéré, nous ne sommes pas partis en vacances à l'étranger, sauf pour une occasion familiale. Et quand nous sommes en vacances en France, nous évitons soigneusement les hordes (1). Par exemple, nous préférons Hasparren à Biarritz ou à Saint Jean de Luz, Bayeux à Deauville, Cancale au Mont Saint Michel etc. Nous sommes à chaque fois frappés de la différence de fréquentation que fait une distance de quelques kilomètres.

De toute façon, il n'y a plus aucun lieu à découvrir : il y a juste à comparer la réalité avec ce qu'on en sait déjà, les dix mille photos et videos déjà vues. La plupart des gens passent d'ailleurs leur temps à comparer l'image qu'ils s'étaient faite à la réalité, qu'ils trouvent décevante.

On voit mille fois mieux la Joconde en photo qu'en vrai. Pas la peine d'aller au Louvre, à part la vanité médiocre de dire « Je l'ai vue ».

En revanche, on peut encore découvrir une région, des gens, des coutumes (mais pas pour conforter un sentiment colonial de supériorité, comme beaucoup de voyageurs en Afrique).

Nous essayons autant que faire se peut de nous fondre dans la population, de ne pas déranger, de nous adapter aux coutumes locales. Restons honnêtes : nous sommes néanmoins des touristes, mais pas trop insupportables j'espère.

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(1) : théorème de Boizard (je vous le démontre quand vous voulez) : « Si tu fais la même chose que tout le monde, en même temps que tout le monde, tu te retrouves avec tout le monde. Comme un con ».




lundi, septembre 16, 2019

Valls se remarie avec une riche héritière : ces gens sont vraiment des raclures.

Oubliée la violoniste, oubliée la France. Vive l'héritière ! Vive l'Espagne !

Ces gens-là sont vraiment des raclures de bidet. Aucune fidélité, aucune parole.

Ils sont le digne pendant en haut des racailles en bas.

29-30 septembre 1938 : la conférence de Munich vue par Shirer.



Hitler a fait monter la tension autour de la question des Sudètes (les populations d'origine autrichienne -et non allemande- peuplant les frontières de la Tchécoslovaquie) et le 28 septembre 1938, le « mercredi noir », la guerre semble inévitable, en vertu des accords d'assistance de la Tchécoslovaquie par la France, par la Grande-Bretagne et par la Russie.

La France a décrété la mobilisation partielle et le président du conseil Daladier s'apprête à faire dans la soirée une allocution radiophonique expliquant que la guerre est inévitable.

Soudain (là, Shirer me semble bien naïf de tomber dans le panneau de la comédie hitlérienne), Hitler est pris d'un remords avant de déclencher la guerre et accepte une conférence à quatre : Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie. Déjà, le fait d'exclure la Russie (co-garante des accords d'assistance) et la Tchécoslovaquie (tout de même la première concernée) est une grande victoire pour Hitler (1).

L'Allemagne et l'Italie se sont concertées alors que Chamberlain, bien décidé à tout lâcher sans aucune retenue, n'a pas parlé avec Daladier.

La proposition « italienne » est en réalité une proposition de Berlin reprise par Rome. Les alliés cèdent tout, ils sont foireux comme des pets. Ils se déculottent autant qu'ils peuvent. Après la tension savamment orchestrée par Hitler, le « lâche soulagement », évoqué par Léon Blum, ouvre les vannes de l'abandon. C'est une honte sans circonstances atténuantes.

La lecture de Shirer fait entrer dans les détails de cette conférence et, loin d'atténuer cette impression générale, augmente le sentiment de bassesse et de couardise. Par exemple, lorsque les Français et les Anglais délivrent aux envoyés tchécoslovaques la sentence de mort de leur pays, Chamberlain (2) baille ostensiblement (même des diplomates anglais en sont choqués). Et il signe un bout de papier avec Hitler (celui qu’il agite à l’aéroport) dans le dos de ses alliés français. Le type franc comme un âne qui recule.

J'ai longtemps eu une autre analyse. A savoir que les accords de Munich étaient un mal nécessaire, que la France et la Grande-Bretagne n'étaient pas prêtes pour la guerre et qu'elles devaient gagner du temps. Que le seul tournant raté était la remilitarisation de la Rhénanie.

Je me trompais. Le 7 mars 1936 est  bien l'occasion la plus importante d'arrêter le programme hitlérien mais pas la seule. En septembre 1938, l'Allemagne non plus n'était pas prête pour la guerre. Des politiciens avec des couilles auraient pu résister et dévoiler le bluff hitlérien.

Aujourd'hui, dans la vulgate, c'est plutôt mon interprétation erronée qui l'emporte (chez Zemmour, par exemple), tout simplement parce qu'elle correspond mieux à notre époque, où les vannes de l'abandon sont grandes ouvertes en  permanence (Zemmour est plus prisonnier de l'esprit de notre époque qu'il ne le croit).

Churchill a, comme souvent, trouvé une formule lapidaire et géniale : « Ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre. » (3)

La photo de la honte, Chamberlain à Croydon brandissant un chiffon de papier (Hitler devait bien se marrer) :


L'équivalent français au Bourget :


Au moins, Daladier a le bon goût, voyant les imbéciles venus l'acclamer au lieu de le lyncher, de s'exclamer : « Ah, les cons ! ».




Les dirigeants britanniques et français n'ont pas su comprendre et contrebattre les vicieuses manoeuvres d'Hitler. C'est rageant.

Début octobre 1938, Shirer fuit Paris (ce sont ses mots), écoeuré par la veulerie d'un pays qu'il aime. Maintenant que l'adjectif munichois est passé dans le vocabulaire courant, on a oublié quel choc de honte ce fut pour une minorité.

Quand j'entends à propos de ceci ou cela que tout le monde est anti-munichois, je me méfie : une des leçons des accords de Munich est que les anti-munichois sont très minoritaires.

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(1) : après la conférence, les Russes font remarquer avec clairvoyance aux Français que leur imbécilité conjointe avec les Britanniques de s'être laissés berner par Hitler ouvre la voie à la quatrième partition de la Pologne. Le pacte germano-soviétique est déjà dans les têtes.

(2) : c'est un mystère (hélas, pas si mystérieux quand on connaît les hommes) que ce politicien minable, mais présentant « raisonnable » (paraître raisonnable -pas nécessairement l'être- compte beaucoup pour les imbéciles), soit resté populaire dans son parti jusqu'à sa mort en novembre 1940 (si il n'avait fallu compter que sur le parti conservateur, Churchill ne serait pas devenu Premier Ministre).

(3) : cette phrase est intéressante car on la trouve dans une lettre du 13 août 1938, autrement dit, avant la conférence de Munich. Signe que Churchill avait bien saisi ce qui se passait. Dans son discours au parlement, sous les huées de son propre parti, Churchill parle de « total and unmitigated defeat ».

Christine Lagarde vue par Charles Gave


Intéressant cette distinction entre vrai cercle du pouvoir et faux cercle du pouvoir.

François Henrot, bras droit de David Rotschild, qui a lancé la carrière de Macron, fait partie du vrai cercle. Minc, Attali et Lagarde ne sont que des alibis, le faux cercle, payés fort cher pour leur servilité sans faille et pour leur acceptation inconditionnelle de servir de bouc-émissaire mutique le cas échéant.







Mr. Draghi s’en va, mais hélas, le mal qu’il a fait aux pays européens va perdurer. Mais avant d’en arriver à une analyse de ce qu’il a détruit, j’aimerais rappeler les grands traits de sa carrière.
Mr. Draghi apparait dans l’Histoire comme de directeur général du ministère des finances Italiens de 1992 à 2001, au moment des négociations qui précédaient la création de l’Euro.
Les textes, acceptés par tous les pays prévoyaient entre autres que le déficit budgétaire ne pouvait être supérieur à 3 % du Pib.
Or, peu avant d’entrer dans l’Euro, ce déficit était supérieur à 7 %, ce qui aurait dû interdire à l’Italie de faire partie de la nouvelle monnaie.
Qu’à cela ne tienne.
Monsieur Draghi passe avec JP Morgan un accord de « swap « par lequel ces derniers achètent pour 35 milliards d’Euro.de produits dérivés issus par l’Italie qui comptablement et miraculeusement font baisser le déficit de 7.5 % à 2.5 % en deux ans.
La Commission Européenne saluera comme il se doit les efforts « héroïques » faits par l’Italie. Que le lecteur ne se fasse pas trop d’illusions, le déficit est réapparu une fois l’Italie dans l’Euro…
Cette opération a été l’objet d’une enquête de la Cour des Comptes Italienne dont les résultats semblent indiquer que le Trésor Italien a beaucoup perdu à la suite de cette manipulation.  On parle de plusieurs milliards d’euros. Et comme les produits dérivés sont un jeu à somme nulle, les milliards d’euros perdus par l’Italie ont été gagnés par quelqu’un d’autre, mais j’ai du mal à deviner qui et qui aurait pu toucher des commissions sur une opération aussi profitable (pour JPM)
La Grèce, qui avait le même problème passe un accord similaire en 1997 avec Goldman-Sachs pour maquiller ses comptes et cette deuxième opération aurait rapporté à GS  300 millions d’Euros et sera dénoncée ensuite au moment de la faillite de la Grèce.
A noter que personne ne fut inquiété ni à JP Morgan ni à GS puisque ces opérations étaient « légales « à l’époque.
Mission accomplie, l’Italie est dans l’Euro et Mario Draghi prend sa retraite et devient vice-président de… Goldman-Sachs Europe, où il est le responsable de 2002 à 2006 des négociations avec les Etats européens.
En 2006,  sur proposition de Berlusconi, il devient le gouverneur de la banque centrale Italienne et le Président du forum de la stabilité financière pour l’Europe, en charge de prévenir les crises systémiques et comme de bien entendu il ne voit rien arriver de la crise de 2009 -2011.
Inutile de souligner qu’un homme d’une telle envergure fait partie du groupe des trente, de Bilderberg, est titulaire de nombreuses distinctions européennes et que sais -je encore…
Toutes ces réussites éclatantes le qualifient sans doute aucun pour le poste de patron de la BCE, ou il est promu le 1 Novembre 2011 pour succéder à Jean-Claude Trichet, de sinistre mémoire.
Et c’est bien sûr à la BCE que monsieur Draghi va donner la pleine mesure de son talent.
Je ne reviendrai pas sur les détails de son action en tant que Président de la BCE mais sur l’esprit qui a prévalu lors de son mandat.
Monsieur Draghi est un idéologue europeen acharné, un homme de Davos s’il en fut.  Son but est de créer un Etat Europeen envers et contre tout et seul cela l’intéresse.
Normalement, le but d’un bon banquier central est de créer les conditions monétaires pour que le système crée le maximum de richesse avec le minimum d’inflation. Et la meilleure façon de faire est d’essayer d’avoir des prix de marché aussi bien pour le taux de change que pour les taux d’intérêts.
Le premier « prix », celui des taux d’intérêts étant devenu fixe à l’intérieur de l’euro, le blocage des taux de change vis-à-vis de l’Allemagne de tous les taux de change dans la zone euro interdit que la plus grande productivité de l’Allemagne soit compensée par une variation des taux de changes comme cela se pratiquait depuis 1950.
Et donc, le seul endroit dans les marchés où cette différence pouvait s’exprimer était le marché obligataire, substitut imparfait au marché des changes. Et c’est par les marchés obligataires qu’arrive la crise de l’euro de 2009, ce qui était parfaitement prévisible mais semble surprendre tout le monde.
L’écart entre les taux allemands et Italiens ou Espagnols à partir de 2009 se met à monter, monter, monter…
Et a la place de reconnaitre que l’Euro ne fonctionnait pas et ne pouvait pas fonctionner, monsieur Draghi décida de casser ce second thermomètre en ordonnant à la BCE d’acheter directement les obligations des pays mal gérés.
Et du coup, la zone Euro s’est retrouvée avec des faux prix, non seulement sur le taux de change mais aussi sur les taux d’intérêts.
Un système de jeu à somme nulle où l’une des parties crée de la richesse tandis que l’autre s’appauvrit continûment diverge naturellement et donc ne peut qu’exploser à terme et je suis bien sûr que monsieur Draghi, en bon élève de Solow et Modigliani qu’il fût au MIT est parfaitement au courant du phénomène que je décris.
Et pourtant sa solution fut de remplacer la création de richesse par la création de dettes étatiques encourues par ceux qui ne pouvaient plus produire de la richesse de façon efficace et cela bien que cette solution eût été strictement interdite par les traités.
Normalement, cette avalanche de nouvelles dettes aurait dû amener à une explosion des taux d’intérêts, qui aurait mis fin au désastre de l’euro, mais pour empêcher le marché de faire sauter l’euro, la décision fut prise que la BCE achèterait cette dette et la porterait dans son bilan comme un « actif » alors qu’aucune vraie richesse n’avait été créée en contrepartie.
Le résultat est que l’économie de la zone euro est en train de rentrer en récession et que ni la BCE ni les gouvernements n’ont plus aucun moyen de lutter contre ce  qui pourrait bien être un cataclysme, le plus étonnant pour la plupart des observateurs étant que l’Allemagne elle-même soit en train de plonger ce qui est pourtant parfaitement normal puisque un taux de change sous-évalué et des taux d’ intérêts trop bas ont littéralement forcé les entreprises allemandes à  continuer à investir dans le secteur automobile, en train de rentrer en crise de surproduction structurelle.
Mais le pire est ailleurs.
Depuis la nuit des temps, il existe des charlatans qui expliquent que faire croitre la quantité de monnaie c’est faire croitre la quantité de richesse. L’un d’entre eux fut John Law qui vers 1720 réussit à convaincre le Regent et la bourgeoisie française de cette foutaise.
Quelque temps après, Cantillon, un économiste et banquier Irlandais établi à Paris qui avait fort justement vendu à découvert des papiers français qui ne valaient rien publia un petit livre « Traité sur le Commerce » dans lequel pour la première fois dans l’Histoire un intellectuel expliquait la différence entre la création de monnaie et la création de richesse, qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre.
Cela va faire donc trois cent ans que cette distinction a été mise en lumière, et pourtant monsieur Draghi a encore une fois essayé de faire croire au public que créer de la monnaie à partir de rien allait créer de la richesse, ce qui est de sa part à la fois une lâcheté, une abomination intellectuelle et de la démagogie pure et simple.
Recommander une politique dont vous SAVEZ qu’elle va échouer simplement pour rester dans les cercles de pouvoir est ce que je peux imaginer de plus sordide et pourtant c’est ce que monsieur Draghi a fait et sans aucun remords puisque cette semaine encore il a essayé de renforcer la politique qu’il suivait depuis sa nomination alors même que cette politique avait déjà échoué misérablement.  Et des rumeurs courent que le Conseil de la BCE a dû le bloquer dans cette course a l’abime avant qu’il ne quitte son poste pour être remplacé par madame Lagarde.
 Ce qui m’amène a parler de madame Lagarde.
Je ne m’attends pas à être « déçu en bien » par  cette personne qui a déjà échoué au ministère des finances français, avant de laisser une ardoise de $ 55 milliards au FMI.
Ma première impression est que madame Lagarde ne faisant pas partie des vrais cercles de pouvoir fera un merveilleux bouc émissaire si l’Euro venait à sauter, et que lui faire porter le chapeau ne devrait pas être trop difficile.
Les « hommes de Davos », à mon avis, ne verraient aucun inconvénient à ce qu’une « femme de Davos » soit rendue responsable d’un désastre qu’eux seuls auraient créé.
En 1939, toutes nos élites supportaient la ligne Maginot.
En 1945, seul Gamelin l’avait soutenu.
Je verrai bien madame Lagarde en nouveau Gamelin.

Les cocus ...

dimanche 8 septembre 2019


Afrique du Sud : les cocus ayant cru à la fable de la nation arc-en-ciel peuvent sortir des rangs et avancer de trois pas…

Communiqué de Bernard Lugan
  
En Afrique du Sud, pays de Nelson Mandela, des Noirs massacrent d'autres Noirs. Qui plus est, des Noirs immigrés, des frères migrants venus de pays ayant jadis soutenu leur lutte contre le régime blanc...
Comme en 2016, un peu partout, notamment au Natal et dans la région de Johannesburg, les étrangers noirs, qu'ils soient Malawites, Mozambicains, Somaliens, Zimbabwéens, Soudanais ou Nigérians, sont ainsi de nouveau pris pour cible, lynchés, brûlés vifs, cependant que leurs pauvres biens sont systématiquement pillés par des foules ayant échappé à tout contrôle policier. 

Voilà de quoi déstabiliser ces cocus idéologiques qui, croyant au mythe-guimauve de la « nation arc-en-ciel », prétendaient que les maux du pays découlant de la domination blanche, une fois la majorité noire au pouvoir, les fontaines de la démocratie laisseraient couler le lait et le miel de la fraternité... 

La réalité est évidemment autre car ces tueries xénophobes illustrent l’échec de la « Nouvelle Afrique du Sud » dont les dirigeants ont dilapidé le colossal héritage reçu de l’ancien régime blanc. Résultat :
- Le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994 ;
17 millions de Noirs vivent essentiellement des prestations sociales et 14 millions ne survivent que grâce au versement d’une allocation (Social Grant) qui leur assure le minimum vital ;
- Le taux réel de chômage est de près de 35%, et celui des jeunes âgés de 15 à 34 ans de plus de 50%.

En 25 années de pouvoir, l'ANC - le parti de Nelson Mandela -, a donc transformé la prospère Afrique du Sud en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité en partie masquée par les derniers secteurs ultraperformants  encore tenus par des Blancs. Un naufrage économique qui tient en trois points :

1) La production minière nécessite une énorme modernisation et donc de gros investissements ; or, la main d’œuvre noire revendiquant des salaires plombant la compétitivité,  les investisseurs ont délocalisé.

2) Les cadres blancs continuent à quitter le pays, chassés par la discrimination inversée, l’incroyable insécurité et le surfiscalisme.

3) Le secteur agricole, le seul à être excédentaire a été littéralement assassiné par la décision de spoliation des fermiers blancs.

Dans ce pays où un abîme s'est creusé entre une infime minorité de profiteurs noirs et des millions de chômeurs, d’assistés et de travailleurs sous-payés qui paralysent le pays avec de continuels mouvements de revendication, l’abyssal échec économique et social de l’ANC a donc débouché sur des violences xénophobes, les étrangers étant accusés de prendre le travail des plus pauvres.

Au pied du mur, acculé par le bilan de ses détournements et de son incompétence, l’Etat-parti ANC n’a désormais plus que trois options :

1) Chercher à redresser l’économie en empruntant une voie libérale, mais il provoquera alors une révolution.

2) Accuser le bouc-émissaire blanc en tentant de faire croire que la situation est un héritage de l’apartheid et en nationalisant les mines et la terre. La « poule aux œufs d’or » sera alors définitivement  tuée, comme au Zimbabwe, et le pays sombrera encore davantage  dans la misère.

3) Recourir à la « planche à billets », ce qui, comme au Zimbabwe, provoquera d’abord l’inflation, puis une hyperinflation et la ruine totale du pays.

Pour en savoir plus sur les raisons du naufrage sud-africain : inscrivez-vous au cours de Bernard Lugan

Anniversaire de L'armée des ombres

Guillaume Perrault : « Il y a cinquante ans, L’Armée des ombres de Melville »





jeudi, septembre 12, 2019

Comment reconnaître un parisien en vacances ?

1) il s’agglutine comme un con dans les parcs à bourges qui lui rappellent son XVIème natal (Biarritz, Ciboure, Saint Jean de Luz, Arcachon, Carantec, Deauville, etc) où il peut retrouver ses collègues de bureau. Il évite ainsi tout contact (qu’il craint comme la peste) avec un non-bourge.

2) il a un véhicule de merde (4x4 de gros con, scooter de gros con) qu’il conduit comme un parisien.

3) il fait la gueule et il est odieux comme s’il n’était pas en vacances.

mercredi, septembre 11, 2019

Indépendantisme = modernisme ?

Je me pose beaucoup de questions sur les mouvements indépendantistes en Europe.

Je trouve que ce sont des caprices ridicules de bobos endoctrinés. Que l’Ecosse et la Catalogne indépendantes seraient les proies de toutes les mafias et de toutes les oppressions (c’est inscrit dans l’intolérance et le dogmatisme que montrent aujourd’hui les indépendantistes).

Mais la Grande-Bretagne débarrassée de l’Ecosse et l’Espagne débarrassée de la Catalogne (et la France de la Corse) ne seraient-elles pas mieux ?

mardi, septembre 10, 2019

Les deux erreurs stratégiques de la France des années 30.

Les Français des années 30 ont mieux perçu que beaucoup d’autres, notamment les Anglais et les Américains, les dangers du revanchisme allemand, même s’ils n’ont pour la plupart pas compris vraiment la particularité d’Hitler.

Mais ils ont fait deux erreurs stratégiques qui aboutissent à la défaite de 1940 :

1) sous-estimer l’appui militaire que pouvait apporter l’Armée Rouge. Gamelin l’a reconnu un peu tard, dans ses mémoires. L’alliance soviétique n’a pas été poursuivie avec l’ardeur nécessaire et l’anti-communisme a trop souvent pris le dessus sur les considérations bassement militaires.

Ni Hitler ni Churchill n’ont fait, chacun à leur manière, cette faute.

2) sur-estimer la dépendance de la France vis-à-vis de la Grande-Bretagne. A mesure que les dirigeants français pestaient plus fort contre la cécité britannique, ils osaient moins s’écarter, ne serait-ce que d’un ongle, du magistère de la nurse anglaise. Ils n’ont nullement utilisé toutes les latitudes qu’ils avaient. C’est toujours la même histoire : pour mener une politique d’indépendance, il faut croire en son pays.

Aujourd’hui, nous recommençons la même erreur avec l’Allemagne : nos dirigeants sont collés à l’Allemagne comme des enfants handicapés mentaux à leur maman. Cette alliance idiote n’est ni nécessaire ni judicieuse.

Il faut commencer par partir du principe que la France peut se débrouiller seule (sinon, c’est la porte ouverte à toutes les bassesses), faire ce qu’il faut pour qu’il en soit ainsi, et ensuite, se demander si éventuellement, il n’y aurait pas des alliances qui nous arrangeraient.

Nos politiciens, ces enfoirés, font tout le contraire : ils bradent les instruments de l’indépendance et ensuite se raccrochent à la première main teutonne qui passe.

dimanche, septembre 08, 2019

Le 29 avril 1938

Le 29 avril 1938 n’est pas une grande date de l’histoire. Juste un assemblage de petits faits révélateurs.

A Londres (significatif que ça soit le Français qui fasse le déplacement), Edouard Daladier, président du conseil, rencontre pour la première fois Neville Chamberlain, premier ministre.

Avec perplexité, il s’entend dire que la Tchécoslovaquie est perdue mais qu’il ne faut pas trop s’en faire, Hitler n’a peut-être pas des intentions si agressives.

Aussitôt le Français parti, lord Halifax, ministre des affaires étrangères, convoque l’ambassadeur allemand pour lui dire que la paix doit être garantie à trois, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Sous-entendu, c’est la France le fauteur de guerre. Comme on l’imagine, son excellence retourne à son ambassade absolument ravie.

Lord Halifax a fait ce qu’on appelle une belle guerre. Preuve, une fois de plus, que le courage intellectuel et moral est plus rare que le courage physique.