lundi, septembre 04, 2006

Le gouvernement en action ou les ravages de l'anti-libéralisme

Le gouvernement décide de baisser les charges sur les salaires. Naïf que vous êtes, vous vous dites : "Les charges salariales trop élevées sont identifiées par tous les économistes comme une faiblesse française. C'est bien qu'on s'y attaque."

Malheureux ! Vous avez juste oublié que vous êtes en France.

Le gouvernement y est dirigiste, bon sang de bois.

Combien de fois faudra-t-il vous le répéter ? Il ne saurait, comme un vulgaire gouvernement libéral, baisser uniformément les charges avec un "Et Dieu pour tous".

Non, non, un gouvernement français qui se respecte doit décider, dire qui mérite et qui ne mérite pas, aiguiller, encourager et décourager, faire acte de roi.

De plus, dans ce pays, l'Etat ne saurait réduire son train de vie de manière significative.

Sa Majesté matignonesque a donc décidé, sous l'oeil bienveillant de la divinité élyséenne :

> Seuls les bas salaires bénéficieront de baisses de charges

> Seules les entreprises de moins de vingt salariés sont concernées

Conséquence ?

> C'est idiot d'augmenter les bas-salariés parce qu'au delà d'un certain seuil l'essentiel de l'augmentation part en charges salariales.

> Il faut y réfléchir à deux fois avant d'embaucher le vingtième salarié et plutôt monter une filiale.

On décourage le progrès des bas salaires et la croissance des petites entreprises. Grandiose !

On appelle cela un effet pervers, quand on croit que le liberté de l'employeur est perverse et est au mieux une tolérance dommageable.

Il n'est pas interdit de rêver qu'un jour nos dirigeants se rendront compte que la meilleure chose qu'ils puissent faire pour l'économie est de ne pas s'en mêler et de consacrer le temps ainsi libéré à des choses plus utiles, par exemple à réduire la gabegie étatique.

dimanche, septembre 03, 2006

Chantage : quand on voit ce qu'on voit ...

Islamic leaders are trying to gag Prime Minister John Howard from speaking out against Muslims who refuse to integrate, threatening that any criticism of their culture could lead to another race riot.

Je traduis :

Des leaders islamique essaient d'empêcher le Premier Ministre (australien) John Howard de critiquer les immigrés refusant de s'intégrer, prévenant que des critiques contre leur culture pourraient déclencher d'autres émeutes raciales.

Je n'ai pas besoin d'ajouter d'autres commentaire que celui-ci : J. Howard n'a pas cédé et ajoute que c'est aux immigrants de faire l'effort de s'intégrer.

C'est une évidence : puisque les immigrés ont choisi de venir, qu'ils assument.

Vais-je me convertir ?

Cher Al Qaida,

Tu m'appelles à me convertir à l'Islam. Je te remercie de tant de sollicitude. Cependant, je considère les points suivants :

> je ne supporte pas la barbe, au bout de trois jours, je me rase, la peau irritée.

> je bois peu d'alcool, mais, de temps en temps, je ne crache ni sur le Champagne ni sur le Bourgogne.

> j'aime beaucoup la charcuterie italienne

> quant aux femmes, je préfère celles de chez nous ; sans voile, et, si possible, sans rien du tout.

> j'aime bien ne pas mélanger les genres et je n'ai pas envie d'en référer à l'imam du coin pour mon mode de vie.

> tout bien considéré, je trouve l'islamisme aussi primaire que le marxisme, c'est dire si ça m'attire !

Enfin, j'ai cru comprendre que la conversion ne protégeait pas contre la mort dans un attentat, que cela serait même vu comme une mort pour la bonne cause.

C'est pourquoi, cher Al, je suis touché par tes attentions, mais je me vois dans l'obligation de décliner ton offre.

Bien à toi.

FB

Travail Famille Patrie

Je retrouve sur beaucoup de blogs ou dans le courrier des lecteurs la critique suivante, adressée tant à N. Sarkozy qu'à S. Royal :

"Il (elle) prône le retour aux valeurs. Travail, Famille, Patrie, on sait ce que ça rappelle."

Jack Lang ou Martine Aubry, en tout cas un des éléphants les plus cons du PS, s'est laissé aller à cette remarque, et pas contre Sarko.

Je trouve cela parfaitement idiot.

Faisons lui un sort : n'a-t-on pas le droit d'avoir des valeurs ? Je croyais justement que c'était cela la civilisation.

La famille n'était-elle pas le lieu où se construit l'individu et où se fait l'apprentissage de la vie sociale ? Le travail n'est-il pas ce par quoi l'homme se grandit ? Ne devons nous pas le respect à la patrie, legs de nos ancêtres et communauté où nous vivons ?

"Mais enfin, vous savez bien ce que je veux dire. Il s'agit de l'autre, le moustachu à képi et de ses séïdes."

Je ne comprends pas : quel est le rapport entre la devise imposée par une dictature, établie par une défaite foudroyante, et le programme pour cinq ans d'un gouvernement élu ?

Le seul rapport authentique que je vois, c'est que cette devise, si elle a été choisie, devait plaire, et il se pourrait qu'elle plaise encore, mais cette fois comme simple slogan.

Alors, au fond, peut-être y-a-t-il une véritable critique derrière cet amalgame nauséabond ?

Celle qui reproche jalousement à . Sarkozy et à S. Royal de mieux sentir l'air du temps que d'autres, qui s'empresseraient de faire comme eux si ils avaient eu les mêmes antennes.

L. Fabius, qui voit tous les jours que Non au referendum ne lui rapporte pas une intention de vote de plus ne se fait-il pas l'amer reproche de mal avoir choisi sa démagogie, et ne songe-t-il pas qu'il aurait mieux fait de choisir Travail Famille Patrie ?

jeudi, août 31, 2006

Ségolène déjà candidate du PS ?

Je sais, on me dit, Balladur et Rocard étaient donnés vainqueurs par les sondages.

Pourtant, je commence à croire que S. Royal sera candidate du PS aux présidentielles : je ne me méprends pas sur ses défauts, mais il suffit de regarder ses adversaires.

Jospin est pitoyable (vieilli ? Fatigué ?). Fabius démago au point que ça fait vomir. DSK intelligent mais pas assez mordant.

Le seul risque que court Mme Royal, c'est que ces trois là arrivent à s'entendre, ce qui paraît mal parti.

Ajout du 3 septembre : les éléphants qui font campagne sur le thème "Ségolène, c'est de l'image, pas du contenu" prouvent qu'ils sont socialistes, hélas pour eux à l'ancienne mode. Ils n'ont toujours pas compris que l'élection présidentielle élit un homme et non un programme. Les idées du candidat sont assez secondaires.

NewsFrance - Une étude dévoile l'ampleur de la violence à l'école Reuters

NewsFrance - Une étude dévoile l'ampleur de la violence à l'école Reuters

PARIS, 31 août (Reuters) - Les violences graves à l'école créent une situation très préoccupante dans plusieurs centaines d'établissements en France, selon des données officielles publiées par Le Point cette semaine mais contestées par le ministère de l'Education.

L'Education nationale a recensé 82.007 faits graves en 2005-2006 dans 7.924 collèges et lycées. Les violences physiques avec armes (29,7%) sont les événements les plus nombreux, suivis des insultes et menaces graves (26%).

Viennent ensuite bizutage, dommages aux biens, fausses alarmes, jets de projectiles, suicides et tentatives, trafics divers. Les violences sexuelles (1.050 événements recensés) sont relativement rares.

Ces données proviennent d'une base de données officielle du ministère de l'Education, baptisée Signa, que le Point a obtenu de consulter après un an et demi de démarches et un recours à la commission d'accès aux documents administratifs (Cada).

Ces données étaient jusque-là tenues secrètes, même pour les chercheurs. L'importance du phénomène qu'elles révèlent pourrait expliquer cette discrétion, d'autant que Signa ne recense que les faits ayant fait l'objet d'un signalement à la police, la justice ou les services sociaux.

En 2005-2006, le nombre de faits recensés était quasi-stable (+1%) mais l'augmentation était de 12% en 2003-2004. Les lycées professionnels, avec 15 faits en moyenne par an, sont les plus touchés, devant les collèges (14,8) et les lycées (10).

En 2005-2006, les violences ont donné suite à des procédures internes aux établissements dans 88% des cas et à des plaintes pénales dans 23% des cas.

Un spécialiste interrogé par Le Point, l'universitaire Eric Debardieux, estime que le phénomène est en expansion depuis une dizaine d'années en France, avec un durcissement du types de violences.

"Nous sommes face à une délinquance identificatrice, territoriale selon l'origine, le quartier, très anti-institutionnelle et anti-scolaire. on s'attaque aux locaux, aux enseignants mais aussi aux pompiers, aux médecins, aux transports publics", dit-il.

Le ministre de l'Education Gilles de Robien a critiqué, lors de sa conférence de presse de rentrée, la présentation de ces chiffres sous forme de palmarès.

Il a également nié que ces chiffres démontrent une augmentation du phénomène : "L'analyse des données montre que cette hausse de 1% (en 2005-2006) est due pour moitié à l'amélioration du taux de déclarations et pour moitié a l'augmentation du nombre des violences", a-t-il dit.

Il a estimé que ces études ne devaient pas servir d'"outil pour stigmatiser tel ou tel établissement". [En effet, ce n'est pas la peine de stigmatiser tel ou tel établissement : les parents bien informés savent très bien éviter les écoles mal famées à leurs bambins, quant aux autres, ils n'ont qu'à s'informer. Vive la République !]

lundi, août 28, 2006

A propos de Gunter

L'imposture Grass

Günter Grass , l'artiste immoral

Deux destins allemands

On retrouve là le schéma des Sartre et consorts : pour se faire pardonner un mauvais engagement, ou un engagement très faible, on s'engage à fond dans une autre connerie. On répète la même bêtise en croyant faire autre chose. Répétition bien connue des psys.

Qu'en conclus-je ? Ca ne fait que renforcer mon dégoût de la "vraie gôche". J'abhorre les moralisateurs, les bien-pensants, les Savonarole aux petits pieds.

Vivent les relativistes, les modestes !

Le salut viendra-t-il d'Outre-Manche ?

Jack Straw a déclaré que le modèle multicuturel britannique était mort dans les attentats de juillet 2005.

S'il y a bien une qualité britannique, c'est le pragmatisme.

Le multiculturalisme est une escroquerie, un mensonge. Il est temps de s'en apercevoir.

Vox Populi

Les larmes de St Lionel

Je vous ai déjà signifié, en vous copiant le texte Martine aux outrages, tout le bien que je pensais de l'usage, terroriste, des larmes en politique.

Nous avons eu droit à un nouvelle épisode de mauvaise foi lacrycrimale ce week-end.

Le numéro de St Lionel devant les jeunes socialistes (je ne savais même pas que ça existait ! Je croyais à un oxymore.) inspire un mot : "Commediante"

En effet, ces larmes ne venaient pas après une pénible explication, mais comme rideau de fumée pour masquer les vraies questions : Lionel Jospin est toujours "droit dans ses bottes", comme dirait un autre psycho-rigide (bien minable en matière d'auto-satisfaction celui-là, en comparaison de St Lionel).

Le saint patron de la gauche plurielle maintient n'avoir fait que des erreurs électorales mais il prétend défendre avec cinq ans de retard un "bon bilan". Il ne lui apparaît toujours pas que, au-delà des effets d'image, son bilan est, aux yeux d'une majorité de Français, notamment les plus exposés, mauvais (1).

N'ayant pas fait une vraie analyse de son échec, il se condamne à répéter les mêmes erreurs, même si il cède au ridicule sentimentalisme dans l'air du temps. Il est pathétique : "Tragediante".

(1) : il a gouverné pour le peuple de la fonction publique en croyant que c'était tout le peuple ! Erreur à peine croyable.

vendredi, août 25, 2006

Le roi Chirac en son Liban

Le roi Chirac en son Liban

La Fance a bien du mal à se défaire de la monarchie absolue !

Sûrement un reste de la révolution, qui a interdit, par sa violence, une transition raisonnée, et qui a donc laissé le travail inachevé.

jeudi, août 24, 2006

"Guerre de civilisations" or not "Guerre de civilisations" ?(2)

J'ai oublié une précision :

Le journal bien-pensant de gauche s'étonnait de la montée de l'extrême-droite en Europe.

Il n'y a pourtant absolument rien de surprenant : si l'on abandonne la stupide vision "antiraciste" qui voit dans le racisme européen une tare congénitale, et non un produit des circonstances, c'est assez facile à comprendre.

Les sondages montrent (cf par exemple migration watch) que les Européens sont en majorité opposés à l'immigration, et notamment extra-européenne. C'est pourtant la politique inverse qui est poursuivie par les gouvernements, quoi qu'on en dise.

Alors pourquoi s'interroger la bouche en coeur sur les votes "protestataires" anti-démocratiques ? Qui a commencé à ignorer la démocratie ?

A gouvernements lâches, oppositions grandes gueules.

NB : je partage l'idée de De Gaulle : il faut accepter un peu d'immigration pour montrer que "c'est grand, c'est généreux, la France", mais point trop n'en faut.

La proportion d'immigrés en France (10 % de la population d'après l'INSEE) est la plus élevée de son histoire (les histoire de "France, terre d'immigration", c'est de la foutaise pour bobos : l'immigration massive est une nouveauté), mais, surtout, c'est la concentration dans certaines zones, la "ghettoïsation" de certaines populations (pourquoi les asiatiques ne semblent déranger personne ?), qui pose problème.

"Guerre de civilisations" or not "guerre de civilisations" ?

Je vais encore choquer notre bien-pensance vénusienne, mais je suis de plus en plus pessimiste :

La fin des illusions

Plus j'en apprends sur l'Islam, plus je suis un fondamentaliste islamiste à la mode de T. Darlrymple :

All or nothing

A cette lumière, l'idée de DSK de compenser la baisse de natalité par l'immigration (qui serait par la force des choses musulmane) me paraît d'une folle inconscience :

Retrouver la volonté de faire

Nous y perdrions valeurs, propérité, sécurité.

D'autant plus qu'en réalité, contrairement à une pétition de principe répandue, les politiques natalistes fonctionnent.

Maintenant, ceci étant dit, une fois qu'on a pris acte que l'Islam pose problème, il ne faut pas en conclure que les musulmans sont le problème, je pense qu'au contraire ils sont la solution : eux seuls peuvent faire évoluer la pratique de l'Islam.

Encore faut-il qu'ils soient dans de bonnes conditions pour y parvenir :

- minoritaires

- soumis à la loi (et que la loi ne cède rien sur les valeurs au nom d'un angélisme multiculturaliste)

- prospères ou en espoir de prospérité

C'est loin d'être gagné !

mardi, août 22, 2006

France : Sir Robin ?

Attribuer la palinodie de la politique française au Liban à la couardise, à la peur d'émeutes dans nos banlieues islamistes, me peine ; mais je crains que cela soit fort proche de la vérité. Ce texte est transmis par Ludovic Monnerat (voir Entre le combat et la sécurité) :

La France entre deux feux

Quant à accuser les militaires français de lâcheté, je crois que le problème est plus grave : les militaires sont des gens qui ont une éthique très forte. C'est pourquoi l'armée est le service de l'Etat qui s'est de loin le plus radicalement réformé ces dernières années et sans trop de protestations.

Or, la Nation ne tient pas ses promesses de dotation : les difficultés d'équipement, d'entraînement et de maintenance des armées françaises sont récurrentes.

Je crains que le gouvernement, et à travers lui le pays, ne perde petit à petit le respect des militaires.

Ce n'est qu'un ressenti de ma part, mais il m'inquiète.

Le tabou des tabous : l'opération Demi Vérité

Opération Demi vérité

Le tabou français : l'Etat est inefficace parce qu'avant tout au service des fonctionnaires (1), le service de la société est second. Et, dans ce tabou, il y a un tabou : c'est à l'éducation nationale, où l'enseignant, ou, plus exactement, les syndicats enseignants, sont au centre du système, que cette règle est la plus ravageuse.

(1) : on en trouve mille exemples, des horaires d'ouverture des guichets aux monceaux de paperasses à remplir (tout ce qui est rempli par l'administré, c'est ça de moins à remplir par le fonctionnaire).

La querelle du pédagogisme

La querelle du pédagogisme oppose deux écoles de pensée :

> Les constructivistes, péjorativement appelés par leurs adversaires "les pédagogistes", considèrent que "l'apprenant doit construire lui-mêmes ses savoirs" et que leur vision répond au problème de "massification" de l'école, que tout autre attitude est élitiste (une insulte dans leur bouche).

> Les empiristes ne voient pas de raison autre qu'idéologique de bouleverser de fond en comble des méthodes qui fonctionnaient et auraient pu être améliorées plutôt que jetées à la rivière et demandent donc qu'on privilégie ce qui a prouvé son efficacité, plutôt que des théories fumeuses.

Je serais mal venu de me targuer d'une fausse impartialité : je suis avec les empiristes, qui me semblent être du coté du bon sens et de la finesse (tout vouloir bousculer, c'est un comportement de nouveau converti, de cuistre, de butor).

Ce débat est animé du fait de l'enjeu : l'école, c'est-à-dire l'avenir, mais aussi parce qu'il ravive une fracture très ancienne et toujours présente de la vie intellectuelle française , la querelle des Anciens et des Modernes.

Résumons cette querelle par l'apologue de Swift : l'araignée, qui tire tout son fil d'elle-même, est la représentante des Modernes et l'abeille, qui butine modestement des fleurs qu'elle n'a pas créées pour en faire son miel, celle des Anciens.

On retrouve cette césure sous diverses formes, par exemple en politique, entre les socialistes qui sortent de leur tête une société idéale toute armée et les conservateurs, qui se contentent d'améliorer l'existant. Bien entendu, la parenté intellectuelle entre socialisme et constructivisme est rien moins que fortuite.

Le blog d'Evelyne Charmeux (obligeamment signalé par François Delpla) est parfaitement illustratif : on y trouve la polémique avec JP Brighelli sur l'enseignement de la grammaire.

Brighelli argue que les règles de grammaire, pour arbitraires qu'elles puissent sembler, sont un dépôt du temps qu'il faut respecter et que leur apprentissage permet de structurer l'expression de la même manière pour tous, effaçant les signes d'origine sociale.

Mme Charmeux répond que ces règles sont arbitraires, que les apprendre sans support est ennuyeux et difficile et que mieux vaut les découvrir par soi même.

L'argument comme quoi les règles de grammaire seraient intuitives est absurde : un enfant de 6 ans parle sans apprendre la grammaire certes, mais un adolescent de 16 ans qui n'a pas appris la grammaire parle à peu près comme un enfant de 6 ans (nombreux exemples connus ! Zyva, hé bouffon d'ta race !)

Grâce à ces absurdités, on finit avec l'ORL (ironie subtile d'un plaisantin du ministère ?), c'est-à-dire l'Observation Réfléchie de la Langue, qui transforme les élèves en petits grammairiens amateurs, aussi bien que ma boite de Petit Chimiste m'a transformé en Alfred Nobel (mais m'a permis de provoquer une quantité de dégats impressionnante, tout comme l'ORL d'ailleurs).

Toujours cette idée à la con (appelons les choses par leur nom) de faire découvrir ce qu'on ferait mieux d'enseigner ; comportement qui est à l'enseignement ce que l'abandon de poste devant l'ennemi est à la chose militaire.

On retombe là dans le travers des utopistes de toutes époques : raisonner à partir d'un homme nouveau, qui n'existe pas encore et n'existera jamais. Pour le commun des mortels, apprendre comporte une part d'ennui et de difficulté ; l'homme capable d'apprendre sans ennui et sans difficulté n'existe pas, et découvrir par soi-même des règles que d'autres pourraient vous enseigner est perte d'un temps précieux (1).

On remarquera que la charmante (?) Charmeux vit dans les nuées de l'empyrée pédagogique, elle semble totalement insensible à l'expérience pourtant à portée de quiconque est en contact occasionnel avec de purs produits de notre système scolaire : une expression pauvre pour exprimer des idées confuses. Si vous vous lancez dans un sujet un peu complexe (tout est relatif) et demandant un rien de concentration, vous ne rencontrez plus que regards bovins, dans l'attente de la sonnerie salvatrice.

Je connais un professeur d'histoire qui a frolé la dépression nerveuse le jour où il a demandé à sa classe de troisième "Qu'y a-t-il eu entre la IIIème et la Vème républiques ?" Après qu'on lui a répondu "Un roi, m'sieur ?", "Louis XVI" et je ne sais plus trop quoi, il a fini par souffler avec les doigts, mais personne n'a été capable de compter quatre doigts. Désintérêt, désinvolture, dans une école-garderie ? Probablement. Mais tout de même : quand on voit ce qu'on voit, on se dit qu'on a raison de penser ce qu'on pense.

Concluons sur une note optimiste : dans la querelle des Anciens et des Modernes, ce sont les premiers qui ont fini par l'emporter. Mais quand le bon sens prévaudra, combien d'élèves auront été dégoutés de la la lecture, de l'écriture, du calcul et de la réflexion personnelle et seront devenus de parfaits gibiers à Star Ac' ?

(1) : cela ne veut point dire que je suis contre des travaux de découverte et le travail personnel, mais il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs : quand les bases manquent, on ne peut construire.

"Si le niveau scolaire baissait, ça se saurait" (rires -jaunes- du public).

Voici deux sujets d'histoire proposés en 1890 au "certif" (c'est-à-dire à des enfants de 12 ans) :

Expliquez à un ami en quoi consiste la tolérance en matière de religion et
pourquoi il faut la pratiquer. Vous lui direz par quel roi et à la suite de quelles guerres
a été rendu l'édit de Nantes, quel autre roi a révoqué cet édit et quelles furent les
conséquences de cette révocation.

Quelqu'un a dit que si Louis XVI avait eu assez de clairvoyance et d'énergie
pour accomplir les réformes qui lui étaient proposées par ses bons ministres,
notamment Turgot, la France eût fait l'économie d'une révolution. Expliquez cette
opinion et dites ce que vous en pensez.


Comme les élèves de lycée de 2006 que j'ai interrogés ne savent pas placer dans l'ordre avec certitude Louis XIV et Napoléon, c'est sûr que le niveau monte !

Voici un sujet de français de 1927 (toujours au "certif", dans une école rurale) :

En vous rendant à l'école vous avez rencontré un mendiant. Décrivez son
costume, ses gestes. Sentiments que vous a inspirés cette vue.


Voici une copie qui a obtenu 7,5/10 :


"Allons, en classe, me dit maman, huit heures et demie ont sonné." Je prends
ma gibecière et m'achemine sans hâte vers l'école. Tout à coup, à l'entrée du village, je
me trouve face à face avec un mendiant. “Quel est cet homme tout déguenillé, me dis-je,
jamais je n'en ai aperçu, ce doit être un mendiant.”


Il est vêtu d'une longue redingote toute trouée, sans doute quelque personne
peu charitable la lui a donnée, n'en ayant que faire. Ses coudes sortent par les
manches ; il a un pantalon de couleurs diverses car il a été raccommodé bien des fois.

Des souliers éculés laissent apercevoir ses pieds salis par la boue ou la poussière du
chemin. Il ne porte point de chaussettes. Il tient à la main un bâton sur lequel il se
soutient. Une barbe hirsute le rend repoussant, elle se mêle à ses cheveux graisseux,
tous les deux sont blancs. Son visage est profondément ridé. Un chapeau assez neuf le
garantit mal du soleil. A ses pieds est couché un chien que le mendiant tient par une
ficelle attachée à son collier. Sur le dos il porte un bissac.

“Tiens, le voilà qui va se mettre à déjeuner.” Il prend un morceau de pain
dans son sac et tout en tremblant en découpe une tranche, qu'il mange avec un
morceau de lard qui sent le moisi ; ses mains tremblent, il peut à peine manger.

Lentement, il referme sa sacoche, et reprend sa marche tout courbé sur son bâton.

En le voyant je songe à toutes les misères qu'il a endurées dans sa vie ; je
pense combien de fois il a couché à la belle étoile, il n'a pas toujours eu un bon repas,
aussi je le plains et je le soulagerais si je le pouvais.

Mais l'heure approche, je passe en le saluant et en mettant une obole dans sa
casquette.


Le vocabulaire comme l'orthographe sont aujourd'hui hors de portée d'un lycéen moyen contemporain. Je veux bien qu'on m'explique que les candidats au certificat d'études étaient sélectionnés, mais tout de même ...

Enfin, ayant appris à raisonner sur des problèmes de trains qui se croisent et de baignoires qui se vident que mon père trouvait dans des manuels d'avant-guerre achetés dans les brocantes, je suis bien prêt à parier que des élèves de terminale S qui savent mécaniquement dériver une fonction seraient bien en peine de résoudre les plus ardus.

C'est un quasi-préjugé de ma part puisque je n'ai testé que dans un domaine très restreint, celui de l'aviation, les capacités scientifiques de lycéens : je suis surpris, et épouvanté, d'entendre de jeunes pilotes ( moins de 20 ans) tenir des "raisonnements" qui sont de parfaits contresens, et, surtout, avoir beaucoup de mal à saisir le raisonnement remis dans le bon sens.

A ma connaissance, cela n'a pas d'influence sur la sécurité de ces pilotes aux commandes, mais sait-on jamais ?

Voici ce qu'en dit le mathématicien Laurent Lafforgue :

En mathématiques, jauger le niveau des bacheliers, en particulier dans la filière dite scientifique, est hors de portée de la plupart des parents, car les programmes usent de mots savants, qui les impressionnent et leur donnent l'illusion qu'on apprend à leurs enfants des mathématiques avancées.

La réalité est tout autre. Ces mots neservent plus à des raisonnements, et ne donnent plus lieu à des démonstrations ; ils ne sont même pas définis avec précision, la clarté et la rigueur ayant disparu des manuels.

Pour les élèves, les mathématiques qu'on leur enseigne se réduisent à l'apprentissage de procédures stéréotypées, qu'ils doivent reproduire comme des automates. Les problèmes consistent en de longues listes de questions dont chacune appelle une réponse immédiate, qui le plus souvent est contenue dans l'énoncé de la question suivante, quand ce n'est pas dans celui de la question posée.

C'est à tel point qu'il n'y a plus besoin de rédiger, que les élèves n'en prennent jamais l'habitude, et que les étudiants des universités scientifiques sont incapables de l'acquérir, car il est trop tard. A vrai dire, rédiger serait bien difficile pour des lycéens qui ne maîtrisent pas la langue française et sa grammaire, dont la connaissance est indispensable pour comprendre ou formuler des phrases abstraites. Or, il n'existe pas de mathématiques sans raisonnement et sans rédaction, ce qui signifie que les prétendues mathématiques du baccalauréat dit scientifique n'ont pas de substance. L'arithmétique élémentaire de l'ancien certificat d'études était certes limitée dans ses ambitions, mais avait une réelle valeur aux yeux du mathématicien professionnel que je suis. En effet, les questions posées étaient concises et exigeaient, pour être résolues, un raisonnement en plusieurs étapes que le candidat devait trouver lui-même et expliquer. Autrement dit, il fallait développer un raisonnement discursif, et raconter par écrit une sorte de petite histoire mathématique. Cela ressemblait bien plus à un authentique travail de mathématicien, ou de scientifique, ou à un travail professionnel, que les actuels problèmes des lycées.

Ici encore, on pourrait soumettre de vieux problèmes d'arithmétique du certificat d'études à des bacheliers “S”. Des élèves à qui on a prétendu apprendre des notions savantes, mais qui se révèleraient incapables de résoudre ces problèmes et de rédiger leurs solutions, feraient la preuve du vide caché sous le pédantisme des programmes.

dimanche, août 20, 2006

Ségolène Royal, malheureuse victime de vapeurs tiermondistes

Mme Royal a déclaré :

Voyez ce qu'organise le ministre de l'intérieur, l'immigration choisie, mais qu'est ce que cela veut dire ? On irait piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisé ? Mais c'est insupportable

Ce qui est insupportable, à mon sens, c'est que Mme Royal croit encore à cette idiotie comme quoi l'occident aurait pillé et pillerait encore le tiers-monde (voir les travaux de J. Marseille). Les matières premières que nous importons, nous les achetons me semble-t-il, non ?

Ce qui est insupportable, c'est que Mme Royal fasse dans la démagogie à propos de l'immigration : le co-développement est une vaste fumisterie ; premièrement, les freins au développement sont internes, les aides extérieures sont, suivant les situations, inefficaces ou néfastes (lorsqu'elles renforcent la corruption) ; deuxièmement, il y a un problème d'échelle de temps ; même si, par hypothèse, le co-développement n'était pas de la foutaise, ses effets ne se feraient pas sentir avant longtemps, alors que les problèmes dimmigration se posent aujourd'hui.

En fait, face aux problèmes dimmigration, il n'y a que trois possibilités :

> l'immigration dite choisie, qui est en fait une immigration imposée. Elle suppose un appareil policier et douanier important, des violences, mais c'est la solution choisie par la plupart des pays.

> la solution libérale : immigration libre avec suppression de tous les systèmes collectivistes et de "non-discrimination", qui jouent le rôle d'aspirateur à immigrés non productifs.

> la "solution" socialiste : l'hypocrisise bien pensante et multi-culturaliste, qui consiste à laisser l'immigration anarchique se développer, puis à réprimer de temps en temps, quand l'insécurité, les ghettos et tous les problèmes liés à cette immigration anarchique mettent trop visiblement les Français "de souche" hors d'eux-mêmes (phénomène naturel d'énervement que la gauche flétrira des mots les plus infamants en y englobant au passage ses adversaires de droite ; vérifiant une fois de plus cet axiome de la politique française depuis vingt ans : les plus grands pourvoyeurs de votes d'extrême-droite sont les ani-racistes patentés, ce qui est compréhensible puisque c'est leur gagne-pain.)

D'où on en conclut que la "nouveauté" de Mme Royal n'est que feu de paille. Mais vous n'êtes pas surpris, je pense ?

samedi, août 19, 2006

L'illusion de la faiblesse

Bon, j'ai encore piqué ça à Ludovic Monnerat, mais ça fait tellement plaisir de s'extraire des pseudo-analyses des bas de plafond partisans que je ne résiste pas [mes commentaires entre crochets] :

L'illusion de la faiblesse

La capacité du Hezbollah à survivre aux assauts partiels de Tsahal a relancé l'intérêt pour les mouvements paramilitaires pratiquant la guérilla et le terrorisme. La Syrie a annoncé son intention de créer un mouvement similaire, le monde arabo-musulman acclame ceux qui ont "tenu tête à l'entité sioniste", alors que nombre d'experts pontifient sur la prétendue supériorité des forces irrégulières face aux armées conventionnelles. De toutes parts est propagée l'impression d'une défaite militaire et stratégique d'Israël, coupable d'avoir gravement sous-estimé les capacités du Hezbollah et de s'être attaque à plus fort que lui. On en viendrait presque à oublier les pertes terribles de la milice chiite, les combattants aguerris et les stocks de munitions qu'elle mettra des années à remplacer, et l'annihilation qu'elle a frôlée [les chiffres qui traînent sur les blogs libanais établis à partir de coups de fil aux hopitaux et aux morgues (et non des communiqués des parties en présence) le Hezbollah aurait perdu environ 3000 combattants aguerris et il ne lui en resterait plus que quelques centaines.] !

Au-delà de la capitalisation politique de cette saignée, à laquelle Nasrallah et consorts se livrent aujourd'hui mais qui sera bien vite diluée dans les tourbillons de l'actualité, il est bon de rappeler certaines réalités. Premièrement, la branche armée du Hezbollah est largement équipée et entraînée comme des forces non conventionnelles de type militaire, avec par exemple des appareils de vision nocturne, des armes de précision et des missiles antichar très performants ; une organisation tirant des TOW ou des Kornet ne répond pas vraiment au stéréotype de la guérilla populaire. Autrement dit, le Hezbollah a mené un combat d'infanterie basé sur l'usure, les actions dispersées de petites unités s'appuyant sur un terrain renforcé, le cumul des accrochages censés être furtifs et mortels pour une armée lente et lourde.

Le problème, c'est que la plupart des unités de Tsahal n'ont pas tardé à faire la différence entre le Hezbollah et les bandes armées palestiniennes, entre des unités irrégulières prêtes à se battre jusqu'à la mort et des essaims de combattants majoritairement ineptes, de sorte que ces accrochages ont presque toujours tourné au bain de sang pour la milice chiite. Si Israël a abusé de la puissance aérienne et en a payé le prix politique, son emploi de l'infanterie - bien plus que des blindés - contre le Hezbollah a été judicieux. La réactivité, la mobilité et la précision des fantassins israéliens leur ont permis de sortir vainqueurs d'un combat très difficile : celui consistant à entrer dans un secteur lourdement fortifié, face à un adversaire préparé depuis des années à le défendre, pour rechercher ce dernier et le détruire [Israel a tout de même souffert de pbs logistiques et stratégiques et, comme - faut-il le rappeler ?- c'est une démocratie, on en parle et on en débat abondamment dans la presse.].

Deuxièmement, le sacrifice quasi automatique des combattants n'est une méthode applicable que lorsqu'un immense réservoir est disponible, que si un peuple entier est prêt à se battre jusqu'au bout. Malgré les perceptions propagées dans ce sens par le Hezbollah, ce dernier ne constitue qu'un pan très minoritaire de la société libanaise [le Hezb est peut-être majoritaire parmi les chiites qui sont une minorité ; seul l'appui de politiciens non-chiites (Aoun, Lahoud) aux ordres de la Syrie ,lu iassure une place politique supérieure à son poids électoral] ; et si cette dimension sociétale lui confère une force considérable, elle n'existe que par la faiblesse du Liban.

Conçu comme un Etat dans l'Etat, avec son armée, sa télévision officielle, ses services sociaux, ses filières d'éducation (et d'endoctrinement), le Hezbollah est une structure parasitaire qui exploite une situation donnée, se protège derrière la souveraineté libanaise en cas de besoin, mais ne doit sa survie qu'au manque de capacités ou de volonté des véritables Etats [le Hezb par ses méthodes rappelle la Mafia]. A commencer par celui d'Israël.

C'est le troisième élément à prendre en compte : les tergiversations politiques et la timidité opérative des Israéliens sont la principale cause de leur succès limité. Ils ont réagi rapidement face à l'ouverture stratégique que le Hezbollah leur a fournie sur un plateau, mais ils n'ont pas su pleinement adapter le rythme et la modalité des opérations au caractère ponctuel de cette ouverture. Ce qui est une constante : dans un affrontement du fort au faible, ce sont les faiblesses du fort qui sont décisives, et pas les forces du faible. Le Hezbollah a tout jeté dans la bataille, a sacrifié ses meilleurs hommes comme ses meilleurs équipements, pendant qu'Israël, malgré un soutien populaire très fort, s'est longtemps escrimé à éviter tout ce qui pouvait ressembler à une opération massive. Jusqu'à accepter une résolution de l'ONU qui place la communauté internationale devant ses responsabilités.

Derrière les grandes déclarations du monde arabo-musulman se cache la réalité de cette retenue, et de son raisonnement essentiel : la volonté de ne pas être lié, de conserver toute sa liberté d'action pour faire face aux prochaines étapes du conflit [il ne faut pas perdre de vue que la plupart des gouvernements arabes voit la claque que s'est prise le Hezbollah comme une bonne chose]. Déjà, les Israéliens ont tiré les leçons de leur imprudence en relançant les projets de défense antimissile et antiroquette sur leur frontière nord ; déjà, ils étudient la manière de mieux protéger leurs chars contre les missiles modernes, tout en exploitant la mine de renseignements capturée. La carte Hezbollah ayant été jouée, maîtrisée, analysée et bientôt totalement contrée, elle perd son intérêt à court et moyen terme dans le jeu iranien [je n'en suis pas si sûr : si le Hezbollah en tant que force armée disparait pour un certain temps, il pourrait bien profiter de la reconstruction et de l'argent iranien pour se renforcer politiquement. Toujours l'effet pervers d'un baril à 70 $]. Au contraire, le jeu israélien reste dans l'ombre, ses capacités incertaines, sa volonté imprévisible, surtout en rapport avec un jeu américain qui peut soudain abattre ses propres cartes [on, au moins ceux qui sont hypnotisés par lé télé, a peu oublié le nucléaire iranien, alors qu'il sous-tend toute l'affaire libanaise, il risque de faire un retour fraccassant avant la fin 2006].

[J'ajoute qu'il y a un article dans l'IHT sur la victimologie des medias qui a empêché toute compréhension par le grand public.]

L'effet de serre rend-il con ?

Sans commentaire :

EFFET DE SERRE

Les vaches australiennes et néo-zélandaises produisent trop de méthane. Des scientifiques australiens et néozélandais ont annoncé, vendredi 18 août, le lancement d’une étude de plusieurs millions de dollars visant à réduire les flatulences des vaches, considérées comme
une cause du réchauffement climatique.


Le bétail produit en effet quantité de méthane que ces chercheurs veulent limiter en créant une race de vaches à « haut rendement énergétique ». A les en croire, certaines données scientifiques semblent montrer que si les animaux sont plus efficaces dans la production de
lait, ils produisent moins de méthane.


Depuis quelques années, bétail et cultures– en particulier les rizières – ont été montrés du doigt en raison de leurs émissions de gaz à effet de serre. – (AFP.)

Intégration ou désintégration ?

On a souvent parlé de l'échec de l'intégration "à la française". On constate maintenant les difficultés du "Londonistan".

Est-ce que la difficulté fondamentale n'est pas d'essayer d'intégrer des populations musulmanes en Occident, quelle que soit la méthode ?

Je sais bien que cette question est taboue, que je risque aussi d'être estampillé "fait le jeu de l'extrême-droite". Mais il n'y a pas de question illégitime.

Quand je lis que certains parlent déjà de nous comme de "l'Eurabie" et des Français blancs comme de futurs "dhimmis", je m'interroge.

Pourtant, je reste convaincu que les problèmes d'intégration viennent d'obstacles et de conflits très concrets (familles, logements, école, travail, ...) mais je doute de plus en plus.

Je suis mal à l'aise quand je pense que la phrase de De Gaulle : « Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.» ferait aujourd'hui scandale.

These ludicrous lies about West and Islam