mercredi, janvier 31, 2007
Des ravages de l'esprit de chapelle
Ségolène Royal met la gauche intellectuelle en panne
Ce qui me frappe, c'est que, tout au long de son article, il dit ou sous-entend qu'il faut faire gagner la gauche, sans jamais s'interroger sur ce que c'est qu'être de gauche, sur pourquoi il faudrait si absolument faire gagner la gauche.
Pour lui, il semble qu'une donnée du problème sur laquelle il ne vaut pas pas la peine de se triturer le cervelet, c'est que la gauche serait intrinsèquement le Bien et la droite le Mal, indépendamment des discours, des idées, des débats.
Ainsi, il parle des "intellectuels de gauche" comme d'une catégorie ontologique. On n'est pas un intellectuel (pour vague que soit ce terme) qui aujourd'hui exprime des opinions plutôt à gauche mais qui demain, au gré des circonstances et des réflexions, pourra adopter des idées de droite.
Non, on est d'abord de gauche, quasiment de naissance, ensuite, on réfléchit.
Naïvement, moi qui ne suis pas un grand intellectuel, je pensais qu'on réfléchissait d'abord. Il est vrai que je ne suis pas un de ces esprits supérieurs bateleurs d'estrades médiatico-universitaires et que, par conséquent, la compréhension de ces lumières célestes m'est inaccessible.
J'arrête d'ironiser une seconde : ces gens qui sont obligés de prendre une "posture" pour se faire de la publicité (dont il ont besoin pour se faire une réputation, vendre leurs livres et leurs travaux, donc, au fond, pour manger) m'inspirent quelquefois du mépris, mais aussi bien souvent une grande pitié.
On sait à quel point, pour faire carrière dans l'université française gangrenée par l'idéologie (notamment dans le secteurs des"(pseudo) sciences humaines"), il convient d'afficher les "bonnes" opinions (L'affaire du jury d'agrégation présidé par Pascal Salin suffirait à le rappeler).
mardi, janvier 30, 2007
Contre "les écologistes profonds"
Ils ne disent jamais comment, mais on devine d'après leurs propos que c'est par la famine et la misère.
Ces gens sont incohérents : il s dépensent énormément d'énergie pour leur propagande (un de leurs gourous, John Zernan vit comme un homme des cavernes, sauf que, dans la maison d'en face, il y a une bande d'activistes reliés à une centrale électrique, au téléphone, à internet, etc .)
Pourquoi vous parler de ces excités ? Parce que leurs thèses sont à la mode, même si, évidemment, il n'est pas "médiatiquement correct" d'aller jusqu'au bout des conséquences de ces thèses.
Par exemple, je connais des gens autour de moi qui sont prêts à souscrire en toute naïveté à "L'homme fait du mal à la nature" sans comprendre que cette personnification de la nature est déjà grosse en soi d'anti-humanisme.
Ou encore "Vive la décroissance" sous sa forme "Oh bin voui alors, nous consommons trop". Mais la décroissance ici, c'est la misère pour des millions de personnes là bas.
Contre l'écologie profonde
lundi, janvier 29, 2007
La France est-elle prête pour la réforme ?
La France est-elle prête pour la réforme ?
Je crois que la France en est restée au moteur à explosions.
Pour une fois que je suis d'accord avec Allègre, je vous fais partager
Claude Allègre est professeur émérite à l'université Denis-Diderot et à l'Institut de physique du globe (IPG) de Paris et ancien ministre de l'Éducation nationale.
Le Figaro, 29 janvier 2007
Nous sommes entrés dans la frénésie de l’écologiquement correct. Plus les écologistes baissent dans les consultations électorales, victimes de l’image de politique politicienne qu’ils affichent à toute occasion, plus les citoyens se veulent écologistes. Et comme il s’agit d’un mouvement qui enfourche les peurs millénaristes, on ne réfléchit même pas, on avale tout !
Ainsi de nombreux de candidats à l’élection présidentielle ont-ils signé le programme de M. Hulot, sans même en analyser le contenu. « L’écologie ? Sauver la Planète ? On est pour ! »
Or, lorsqu’on lit le programme et qu’on réfléchit un peu, on est obligé de conclure que ce programme est dangereux. Il est fondé sur l’idée de la décroissance économique, il dénature le mot développement durable en prônant le l’anti-développement, il tourne le dos au progrès scientifique et social. Il s’appuie sur la peur, sur l’idée de culpabilité de l’homme et en contrepartie sur la punition.
Je ferai l’analyse détaillée de ce programme ailleurs dans un livre qui va paraître ; je vais seulement ici en souligner quelques traits majeurs.
Le pacte de M. Hulot est fondé sur trois piliers : la lutte contre le réchauffement climatique, le refus des OGM, et le refus du nucléaire comme source d’énergie électrique.
Pour ce qui est du réchauffement climatique, sujet à la mode, et dont les scénarios catastrophistes, comme le film d’Al Gore ou quelques articles de journaux, masquent l’ampleur et les incertitudes réelles, il faut cesser de paniquer.
Le changement climatique est une réalité. Sa cause est peut-être humaine ou naturelle, mais ce n’est pas ici le sujet du débat, puisque suivant les « experts » eux-mêmes les mesures prises aujourd’hui n’auront d’effet que dans cinquante ans ou plus et qu’il s’agit en un siècle « que » d’un réchauffement possible de 2 à 3° degrés et d’une élévation du niveau de la mer de 30 à 40 centimètres !
Or, en face de cela, on propose dans l’urgence de réduire des 3/4 les émissions de gaz à effet de serre. L’application d’une telle mesure conduirait mécaniquement à créer en France 200 mille chômeurs par an.
Au moment où l’on sort péniblement du chômage, on y replongerait.
Il faudrait alors mettre en place une politique de rationnement comme certains l’évoquent. Chaque français aurait droit à un voyage en avion et 2000 km en voiture à 40 km à l’heure par an ! La suppression de tous les chauffages au gaz et au mazout, etc….
Lorsque, quelques années plus tard, il faudrait sortir du nucléaire, la restriction énergétique s’amplifierait. Les TGV fonctionneraient au vent !
Pendant ce temps que feraient la Chine et l’Inde ? Il faudrait les convaincre de modérer leur développement dit-on ! On croit rêver.
Si les Etats-Unis n’ont pas signé le protocole de Kyoto, ce n’est pas parce que Georges Bush est un cynique, c’est parce que ce protocole est une pénalisation pour l’économie américaine estimée à 370 milliards de dollars et un million de chômeurs, comme l’a montré la réunion qui s’est tenue à l’Université de Stanford en 1999 et ce pour gagner au plus 0,5 degrés de moins par siècle. C’est pourquoi Bill Clinton ne l’a pas signé : à cette époque, c’était lui le Président et Al Gore le vice-Président !
Quant aux OGM. Je renvoie à l’excellent livre de Sophie Lepault . Tout y est expliqué. Comme le dit très bien le philosophe Dominique Lecourt, c’est le symbole d’un sentiment qui se répand. « Le catastrophisme technophobe et son sous-produit le journalisme d’épouvante ».
Non seulement aucun accident ou incident n’a été observé sur les OGM, mais ils constituent un espoir immense pour l’agriculture, mais aussi pour la médecine, pour nos pays comme pour les pays sous-développés.
Songez que l’on va pouvoir dans quelques années se passer de pesticides, d’insecticides, d’une partie des engrais, on va pouvoir utiliser moins d’eau et fabriquer des aliments pour combattre les épidémies (et la faim) dans les pays du tiers-monde.
Le Monde entier l’a bien compris et développe ses cultures OGM. Pendant ce temps, la France les détruit ou les interdit, mais… en importe, comme le soja transgénique venant d’Argentine.
Je précise que l’agroalimentaire est le second poste d’exportation pour la France. Veut-on le détruire ? Et soit dit en passant, en ce qui concerne l’écologie, M. Hulot ne parle pas dans ses priorités ni de l’eau ni des déchets urbains, ni de l’océan qui sont les plus grandes urgences actuelle. 50.000 personnes meurent chaque semaine par manque d’eau potable ! 7 milliards d’hommes vivront dans les villes en 2030, produisant chacun 1,5 kg de déchets par jour !
La philosophie de M. Hulot est la même qu’elle qu’exprimait en 1970 le Club de Rome avec ce slogan « Halte à la croissance ». On sait ce que sont devenues les prédictions. Mais plus encore cette stratégie est un danger pour la démocratie. Une société du rationnement et de régression économique serait refusée par les citoyens, il faudrait donc l’imposer et on sait où ont mené les sociétés qui voulaient faire le bien des gens malgré eux !
Toute cette stratégie est l’inverse de ce qu’il faut faire. Bien sûr qu’il y a des problèmes écologiques à résoudre. Il faut les prendre à bras le corps et en faire au contraire les éléments d’une nouvelle croissance. Car c’est en faisant entrer l’écologie dans l’économie qu’on sauvera la planète et les hommes qui y vivent.
Limiter les émissions de CO2 ? Développons les techniques de séquestration (qui sont presque au point) du CO2, imposons la voiture hybride ou électrique dans les villes, accélérons l’utilisation des piles à hydrogène.
Le nucléaire n’est pas assez sûr en ce qui concerne les déchets ?Développons les réacteurs de 4ème génération. Développons les OGM qui permettront aux plantes de résister à l’eau et d’éviter les engrais. Apprenons à stocker l’eau l’hiver pour l’utiliser l’été, à gérer les rivières en minimisant les dégâts des inondations. Reconquérons la biodiversité dans nos rivières et nos forêts.
Au lieu de brûler ou d’enterrer les déchets urbains, développons vigoureusement l’industrie du recyclage. Encourageons une architecture économique en énergie en combinant solaire, pompe à chaleur et domotique etc….
Les énergies renouvelables doivent bien sûr se développer mais dans des conditions économiques, sociétales et environnementales acceptable.
Dans le passé, nous avons déjà résolu bien des problèmes écologiques.
Nous avons su remplacer le Plomb de l’essence par un substitut non toxique, nous avons banni les CFC pour protéger la couche d’ozone en les remplaçant par un autre produit, nous avons diminué les pluies acides de 70% ! Dans chaque cas, nous avons créé des emplois et stimulé l’économie. Ce sont là les exemples à suivre !
Vive l’écologie moteur de la croissance ! A bas l’écologie du déclin !
La République est fondée sur la confiance dans le progrès scientifique, moteur du progrès économique et de la justice sociale. Personne ne peut se réclamer de la gauche s’il n’a pas cette Philosophie !
© Le Figaro, 2007
dimanche, janvier 28, 2007
Procterisme politique
Protecrisme politique
Vous ne serez pas étonnés de lire que la force politique principale en France est constituée par les fonctionnaires.
Depuis longtemps, je pense que l'Etat est au service des fonctionnaires et qu'il distribue des subventions pour s'acheter des votes de complices non-fonctionnaires, de manière à maintenir cette situation néfaste pour la France le plus longtemps possible.
samedi, janvier 27, 2007
Tuer cinquante innocents ?
Aujourd'hui, nous en serions plutôt à essayer d'acquitter cinquante coupables qui tentaient de tuer un innocent. C'est dire si l'ordre est respecté, alors ensuite, étonnez vous que les agitateurs de peur qui font campagne sur l'insécurité aient du succès.
Le témoignage du policier auteur du coup de feu contre un supporteur du PSG
Décidément, elle m'énerve ...
Me permettez vous d'être choqué ? De considérer que cette ambition de métissage pour la France est une forme à peine déguisée de mépris pour la France et sa culture ?
vendredi, janvier 26, 2007
Des articles pêchés ici ou là ; de quelques idées reçues
Sur les marchés boursiers
A propos de la Santé :
Santé, en finir avec les idées reçues
Et la chronique du Rioufol :
2007 choix de civilisation
jeudi, janvier 25, 2007
Le pacifisme des militaires

Le pacifisme des militaires
Je me doute bien que ce message extrait du blog de Ludovic Monnerat en chiffonnera certains, y compris des militaires. Tant pis, je suis d'accord avec notre bloggueur militaire suisse ; même si le cas de l'armée française est légèrement différent de celui de l'armée suisse.
De Gaulle sous le casque : Abbeville 1940 (Henri de Wailly)

FF
Ouvrage assez peu flatteur pour Charles De Gaulle. On sent par ailleurs au ton que l'auteur n'est pas un gaulliste forcené.
Avec la 4ème DCR, les 28,29,30 mai 1940, le général De Gaulle s'est créé l'occasion de reprendre Abbeville et l'a laissé passée. Très handicapé par l'absence de liaisons radio, il n'a pas su sentir le moment où les Allemands flanchaient et leur a donné le temps de se reprendre. Bref, il n'a pas eu d'inspiration napoléonienne ; pas de Montmirail pour la campagne de France de 1940.
De plus, il a attaqué de front, négligeant les conseils, qu'on peut estimer meilleurs a posteriori, de manoeuvrer. Il a été arrêté principalement par 3 canons de 88 mm judicieusement placés : les chars privés d'infanterie à cause de mauvaises liaisons ont été tirés comme des lapins.
Henri de Wailly n'hésite pas à faire le parallèle avec Crécy : les Français, supérieurs en nombre, attaquent follement, de front et à répétition, un ennemi bien retranché et doté d'armes nouvelles à longue portée (longbows dans un cas, 88 mm dans l'autre), préférant le courage et la charge à la réflexion et à la manoeuvre.
Enfin, De Gaulle a été cassant et injuste, voire odieux, avec ses subordonnées (ce qui explique je pense qu'aucun de ses officiers n'ait rejoint la France Libre, certains ont fait partie des armées de la Libération.)
Tout cela ne devrait pas étonner outre mesure : De gaulle était plus un théoricien, un stratège et un politicien qu'un tacticien et un meneur d'hommes. Son expérience du combat était d'ailleurs assez limitée (il a été blessé très vite en 1916).
A la lumière de ce qu'on a appris depuis de l'engagement de blindés, en connaissant ce que d'autres ont fait, on ne peut toutefois s'empêcher de penser que cet homme là pouvait mieux faire. Une des qualités de De Gaulle est sa capacité à apprendre, peut-être, si il avait poursuivi une carrière militaire, se serait-il amélioré.
Il s'est tout de même montré énergique et résolu, cependant, on aurait pu espérer mieux sur le terrain d'un prophète de l'arme blindée.
Ainsi, le destin de De Gaulle a basculé : lui qui hésitait encore entre destin militaire et destin politique avant Abbeville, a choisi la politique.
Enfin, tout cela s'incrit dans un tableau plus général. Sur le front de la Somme, à la fin mai, les Alliés avaient la supériorité numérique en chars, les blindés allemands étant concentrés autour de Dunkerque. Pourtant, aucun engagement ne fut victorieux.
De Gaulle, et on retrouve le stratège, aurait préféré éviter ces couteuses escarmouches et retirer les blindés en deux corps, au nord et au sud de Paris, de manière à menacer l'attaque allemande à prévoir en juin. Et, effectivement, les quelques 500 chars perdus vainement fin mai ont cruellement manqué une semaine plus tard.
On peut se demander si cette bataille de la Somme ne s'inscrit pas déjà dans la stratégie de Weygand de tout mettre en avant, de ne garder aucune réserve, afin qu'en cas de défaite, prévisible, l'armistice soit inévitable.
On a accusé Pétain de trahison, mais Weygand ne fut, hélas, pas un mauvais précurseur, car n'est-ce pas traitrise de la part d'un chef que de se battre en anticipant de se rendre ?
Au fond de la défaite de 1940, il reste un mystère. Certes, Hitler avait bien préparé le terrain politique, mais un tel effondrement moral, notamment des chefs, comment fut-ce possible ?
Puisqu'on parle de campagne de France, on peut faire la comparaison avec celle de Napoléon, il a été vaincu par la trahison de Marmont et par son infériorité numérique, mais tous s'accordent à considérer qu'il y a montré du génie.
A contrario, lors de la campagne de 1940, on a vu d'admirables actes d'héroïsme mais les chefs sont tous plus ou moins passés pour des minables et ceux qui ne l'étaient pas avaient le défaut d'être à des postes assez subalternes, ce que l'on peut, en des circonstances aussi dramatiques, leur reprocher. De Gaulle avait compris que, dans les situations de périls, les routines du temps de paix, le respect du protocole, la voie hiérarchique, pouvaient très bien accélérer le désastre. Or, à ma connaissance, à part De Gaulle, il ne s'est trouvé personne pour rompre avec les habitudes. Le mieux placé était évidemment P. Reynaud, il n'a pas été Clémenceau ; G. Mandel non plus.
Aujourd'hui, ne sommes nous pas dans la même situation ? La politique à suivre en 2007 est bien plus claire qu'en 1940, c'est celle qui a déjà été suivie avec profit par tant de pays : réduire drastiquement et rapidement la dépense publique, en mettant les fonctionnaires en mesure de choisir et de prendre leurs responsabilités. Pourtant, on ne trouve personne pour porter cette politique limpide.
J'espérais, naïvement je le reconnais, que la campagne présidentielle nous permettrait de jauger la capacité de N. Sarkozy. Malheureusement, son adversaire socialiste est si nulle qu'il n'y a pas de débat.
Il est vrai qu'une défaite militaire est un fait visible pour tous et donc suscite des réactions. Une défaite économique comme celle que nous vivons (si nous avions eu la même croissance que la Suède ces 15 dernières années, le salaire moyen annuel serait plus élevé de 6000 € (à vérifier, mais c'est l'ordre de grandeur)) peut être niéé, maquillée, contournée, dissimulée ; d'où les discours sur la "mondialisation ultra-libérale" qui serait une catastrophe ("naturelle" ou affreux complot, au choix) venant de l'extérieur. Il est tout de même bizarre que ça soit une catastrophe seulement pour l'Europe continentale, et encore, essentiellement dans sa partie ouest (un affreux complot anti-européen, quoi !!!).
"Démocratie participative", qu'elle dit ....
Ca commence sérieusement à me courir ces histoires de "démocratie participative".La démocratie est par essence participative. Tout ce qui sort du principe "un citoyen, un vote", c'est la porte ouverte aux groupes de pression, aux lobbys, aux excités de toutes sortes.
Les citoyens ne participent pas assez ? C'est que la politique ne les intéresse pas, c'est leur choix.
Et si on transfère du pouvoir aux seuls passionnés de la politique, ceux qui trouvent le temps d'aller aux comités consultatifs Théodule, on entre dans une forme d'oligarchie.
Pétrole : j' m'avions point trop gouré
Il est aujourd'hui redescendu à 50 $ le baril, ce n'est pas encore mes 20 $, mais c'en est plus près que les 100 $ prédit par certains "experts".
Je suis assez content de moi (si je ne le dis pas qui le dira ?).
Bon maintenant, il ne reste plus qu'à valider mon interprétation du réchauffisme. Au fait, j'ai oublié de vous dire : d'après la NASA, la planète Mars se réchauffe, il est urgent que les Martiens adoptent le protocole de Kyoto !
mardi, janvier 23, 2007
Je n'ai pas attendu longtemps
Faut-il revoter la loi du 4 avril 2006 ?
Les revenus de ceux qui n'aiment pas les riches
lundi, janvier 22, 2007
L'abbé me laisse de pierre
L'homme inspire le respect, mais pas cet excès de douleur démonstrative.
Laissons le reposer en paix, il l'a bien mérité.
Le secret de l'abbé Pierre
Vanité, tout est vanité.
Entre couragisme et fébrilitude
Pour le reste, N. Sarkozy et S. Royal nous promettent chacun une forme de rupture. Ca serait courageux si ce n'était pas de la fébrilité médiatique.
Le cas de S. Royal est réglé : elle est grotesque, elle sombre dans le ridiculage. Cela n'est pas un obstacle majeur pour une élection : nous(ou plutôt, vous) avons bien élu Jacques Chirac et ses pommes.
Le cas de N. Sarkozy est encore en débat, mais je suis guère optimiste.
Nota : réaction d'un abonné du Monde à un article sur SR :
Au-delà de l’ événement politique, c’est de tout autre chose dont il est question. Il s'agit d'écoute féminine et d'attention maternelle. Il se fait que S. Royal est une femme et une mère : ce sont ces qualités qui lui font entrevoir autrement la gestion du pays.
Faut-il en rire ou pleurer ?
On peut donc imaginer que homme et père sont des défauts politiques pour ce commentateur.
Ca me frappe que ça soit un homme qui ait ainsi adopté la vulgate ultra-féministe la plus idiote, dénoncée par Eric Zemmour dans Premier sexe et Elisabeth Badinter dans Fausse route.
En tout cas, il faudrait que ce monsieur m'explique ce que les politiques de Catherine de Médicis, Thérèse d'Autriche, Catherine de Russie, Indira Gandhi et Margaret Thatcher, "femmes et mères" ont eu de spécifiquement féminin.
Heureux les simples d'esprit ?
Enfin, un petit lien pour vous prouver (si besoin était) que Ségolène Royal raconte vraiment n'importe quoi : Ségolène dans la lune.
Maintenant, puisque Ségolène Royal est totalement dénuée d'intérêt, je fais voeu de ne plus vous en parler que pour vous faire rire (vu le rigorisme de la Sainte Vierge du néosocialisme, je risque de rester muet un moment).
jeudi, janvier 18, 2007
Le problème Royal
Certes, cet accroc tend à prouver le manque d'humour et de sang-froid de la candidate socialiste, mais il fallait vraiment être envoûté par son offensive médiatique pour ne pas s'apercevoir de ses limites.
Plus grave, un membre du bureau politique du PS a ouvert son portable pendant une réunion de campagne à huis-clos de manière à ce qu'une journaliste du Monde puisse espionner les conversations. En plus, d'être un procédé détestable pouvant briser une équipe en installant la défiance, il témoigne d'un manque d'organisation, de prudence et d'autorité.
Nous sommes là au coeur du problème Royal. Il commence à être connu que, féroce ambitieuse, elle a été lancée comme une savonnette, ou plutôt comme un Sarkozy, par l'agence de publicité Ogilvy.
Il se pourrait bien, comme l'ont dit, insinué, répété, en vain, les éléphants socialistes, que le phénomène Royal ne soit qu'une bulle médiatique.
En tout cas, elle est complètement novice en matière de direction politique. Il y a un gouffre énorme, on le voit aussi avec Villepin, entre avoir hanté les allées du pouvoir en courtisane et l'avoir exercé réellement.
Un poste de ministre des couches-culottes, où elle n'a d'ailleurs pas été terrible, ou une carrière d'autocrate picto-charentaise ne sont pas des expériences suffisantes.
Ségolène Royal est-elle capable de diriger un pays ? Je ne sais pas. Mais si on cherche un début de réponse dans une autre question : "Ségolène Royal est-elle capable de diriger sa campagne électorale ?", on n'est guère enclin à l'optimisme.
L'image de Ségolène Royal est remarquablement construite, il se peut qu'elle gagne les élections.
Cependant, même si elle les perd, ce que je souhaite, il est possible que, par la conjonction de sa stratégie médiatique et de ses faibles capacités, elle tue le nécessaire débat présidentiel en se réfugiant dans le socialisme compassionnel.
Dans ce cas, nous serions coincés entre un Sarkozy au programme brouillé, auquel manquerait l'éclairage d'une dispute, et une Royal, bornée, sectaire, aux capacités aussi limitées que l'ambition est grande.
Ca serait tomber de Charybde en Scylla.
Addendum du 19/01 : je comprends les socialistes, il y en a, qui souffrent de se sentir si mal représentés. Je les comprends mais je ne les plains pas : ils ont laissé s'installer le vide intellectuel qui a permis à Mme Royal de s'imposer. JM Bockel les avait pourtant prévenus : sa mention a fait moins de 1 % au dernier congrès.
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L'incident Montebourg :
Montebourg suspendu de ses fonctions par Royal
PARIS, 18 janvier (Reuters) - Ségolène Royal a suspendu jeudi Arnaud Montebourg de ses fonctions de porte-parole, après un commentaire qui se voulait humoristique sur François Hollande présenté comme "seul défaut" de la candidate présidentielle.
Arnaud Montebourg est "suspendu", il ne parlera pas au nom de Ségolène Royal "pendant un mois", après les propos qu'il a tenus sur Canal+ concernant le premier secrétaire du Parti socialiste, a-t-on dit dans l'entourage de la candidate du PS.
Arnaud Montebourg avait auparavant fait savoir, dans un communiqué, qu'il avait "remis ce matin à la première heure à Ségolène ses fonctions de porte-parole dont elle disposera".
Interrogé mercredi soir sur le plateau du Grand Journal de Canal+ sur le principal défaut de la candidate socialiste dans la course à l'Elysée, le député de Saône-et-Loire avait répondu : "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, son compagnon".
Face à l'incrédulité générale suscitée par ses propos, il avait ajouté : "Je pensais vous faire rire. C'était pour rire", parlant aussi de "boutade".
Dans son communiqué, Arnaud Montebourg redit que ses propos avaient une "vocation humoristique" et qu'ils ont été "malheureusement mal interprétés". Il précise avoir présenté dès mercredi soir ses excuses à François Hollande et Ségolène Royal.
Arnaud Montebourg fut l'un des trois porte-parole de Ségolène Royal pendant la campagne interne pour l'investiture socialiste. Depuis l'annonce de son organigramme de campagne présidentielle, en décembre, la candidate n'a pas confirmé les noms de ses porte-parole officiels. Dans son état-major, Julien Dray occupe la fonction de "coordinateur des porte-parole".
Ce dernier a relativisé cet apparent nouveau "couac" de campagne, qui s'ajoute aux tiraillements des derniers jours entre la candidate et son compagnon, à la polémique sur leur patrimoine née de rumeurs diffusées sur internet et aux inquiétudes sur le tempo de la campagne socialiste.
"Cela s'appelle de l'humour", a assuré Julien Dray au micro d'Europe 1.
Un responsable socialiste n'a pas fait la même analyse.
"Déjà qu'il avait failli nous faire déclarer la guerre avec la Suisse, c'est consternant", a-t-il dit en référence aux propos d'Arnaud Montebourg contre le "paradis fiscal" helvète.
Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande et député européen, a, de la même manière, jugé les propos d'Arnaud Montebourg "inadmissibles".
"C'est une faute", a-t-il déclaré à Reuters. "Une campagne longue et dure a commencé, comme le prouvent les attaques de la droite et leurs méthodes sur internet. Tout le monde au Parti socialiste doit avoir le sens des responsabilités", a-t-il dit.
Nicolas Sarkozy a, pour sa part, réagi sur le mode ironique.
"Franchement, quand j'ai entendu ça, je me suis dit, heureusement qu'il est le porte-parole de la candidate", a dit à la presse le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle.
"Parce que, un porte-parole pareil ...", a-t-il ajouté dans un sourire, lors d'un déplacement sur le plateau de Saclay, dans l'Essonne, en tant que ministre de l'Aménagement du Territoire.
Source : Reuters 18/01/2007 12:56
mercredi, janvier 17, 2007
Le couple Hollande-Royal à la dérive ?
Mais n'a-t-elle pas pour compagnon un homme qui a déclaré : "Je n'aime pas les riches." ?
Il serait donc logique que le "pauvre" n'aime pas la "riche". Ceci expliquerait les déclarations contradictoires du couple.
mardi, janvier 16, 2007
Quelques citations d'actualité
Un site qui démonte les mensonges de nos hommes politiques :
La pieuse démagogie de nos hommes politiques
Une citation de JF Revel de 1996 qui garde toute sa fraîcheur 11 ans après :
Le politiquement correct revient à ne rendre personne responsable de ses actes. Il s’agit d’une tendance à la déresponsabilisation. Par exemple, s’il faut venir en aide à des populations réduites à la misère, il n’en reste pas moins que l’on doit reconnaître qu’elles portent parfois une certaine responsabilité. Si on s’est embourbé ans des guêpiers comme en Somalie, c’est parce qu’on n’a pas voulu, admettre que si les Somaliens mouraient de faim c’était parce que les chefs des bandes détournaient l’aide alimentaire pour la vendre au Kenya contre des armes!
La déresponsabilisation, c’est considérer qu’il n’y a que des victimes, sauf le gouvernement, sauf Chirac, sauf Juppé.
Le problème de l’immigration se pose dans les mêmes termes. Je suis Marseillais. J’ai grandi dans une ville d’immigration. Les parents de mes petits camarades de classe parlaient à peine le français. Mais je peux vous garantir qu’ils étaient d’une sévérité extrême avec leurs enfants à propos des études. Le problème des banlieues, aujourd’hui, c’est que les parents ne s’intéressent absolument pas aux études de leurs enfants. D’autre part, pour que les professeurs commencent à réagir en cas de coups portés par les élèves, il faut vraiment que les limites du supportable aient été dépassées. Avant cela, ils considèrent que leurs élèves ne sont pas responsables, que ce sont de pauvres victimes.
On vous dit que les garçons des banlieues se braquent à cause de l’attitude des policiers, et que c’est pour cela qu’ils s’attaquent aux supermarchés ou aux habitants de leurs quartiers. Mais, quand ils dégradent les autobus, ça n’a rien à voir avec la police ! Et, quand ils se plaignent de ne plus avoir d’autobus pour aller à Paris, personne n’a le courage de les engueuler !
Et puis cette citation de Taine que je remets une fois par an sur mon blog, je ne me lasse pas de m'en désespérer, elle est toujours d'actualité qu'elle que soit le jour où on la cite :
Même quand l’État respecte ou fournit la dotation du service, par cela seul qu’il le régit, il y a des chances pour qu’il le pervertisse.
Presque toujours, lorsque les gouvernements mettent la main sur une institution, c’est pour l’exploiter à leur profit et à son détriment; ils y font prévaloir leurs intérêts [on peut pas ne pas évoquer les corruptions de la culture à la Mitterrand ou de l’immobilier à la Chirac] ou leurs théories; ils y importent leurs passions; ils y déforment quelque pièce ou rouage essentiel; ils en faussent le jeu, ils en détraquent le mécanisme; ils font d’elle un engin fiscal, électoral ou doctrinal, un instrument de règne ou de secte.[…]
Même quand les gouvernants ne subordonnent pas les intérêts de l’institution à leurs passions, à leurs théories, à leurs intérêts propres, même quand ils évitent de la mutiler et de la dénaturer, même quand ils remplissent loyalement et de leur mieux le mandat surérogatoire qu’ils se sont adjugé, infailliblement ils le remplissent mal, plus mal que les corps spontanés et spéciaux auxquels ils se substituent; car la structure de ces corps et la structure de l’État sont différentes.
Unique en son genre, ayant seul l’épée, agissant de haut et de loin, par autorité et contrainte, l’État opère à la fois sur le territoire entier, par des lois uniformes, par des règlements impératifs et circonstanciés, par une hiérarchie de fonctionnaires obéissants qu’il maintient sous des consignes strictes.
C’est pourquoi il est impropre aux besognes qui, pour être faites, exigent des ressorts et des procédés d’une autre espèce. Son ressort, tout extérieur, est insuffisant et trop faible pour soutenir et pousser les oeuvres qui ont besoin d’un moteur interne, comme l’intérêt privé, le patriotisme local, les affections de famille, la curiosité scientifique, l’instinct de charité, la foi religieuse. Son procédé, trop mécanique, est trop rigide et trop borné pour faire marcher les entreprises qui demandent à l’entrepreneur le tact alerte et sûr, la souplesse de main, l’appréciation des circonstances, l’adaptation changeante des moyens au but, l’invention continue, l’initiative et l’indépendance.
Partant, l’État est mauvais chef de famille, mauvais industriel, agriculteur et commerçant, mauvais distributeur du travail et des subsistances, mauvais régulateur de la production, des échanges et de la consommation, médiocre administrateur de la province et de la commune, philanthrope sans discernement, directeur incompétent des beaux-arts, de la science, de l’enseignement et des cultes.
En tous ces offices, son action est lente ou maladroite, routinière ou cassante, toujours dispendieuse, de petit effet et de faible rendement, toujours à côté et au-delà des besoins réels qu’elle prétend satisfaire. C’est qu’elle part de trop haut et s’étend sur un cercle trop vaste.
Transmise par la filière hiérarchique, elle s’y attarde dans les formalités et s’y empêtre dans les paperasses. Arrivée au terme et sur place, elle applique sur tous les terrains le même programme, un programme fabriqué d’avance, dans le cabinet, tout d’une pièce, sans le tâtonnement expérimental et les raccords nécessaires, un programme qui, calculé par à peu près, sur la moyenne et pour l’ordinaire, ne convient exactement à aucun cas particulier, un programme qui impose aux choses son uniformité fixe, au lieu de s’ajuster à la diversité et à la mobilité des choses, sorte d’habit-modèle, d’étoffe et de coupe obligatoires, que le gouvernement expédie du centre aux provinces, par milliers d’exemplaires, pour être endossé et porté, bon gré mal gré, par toutes les tailles, en toute saison.
vendredi, janvier 12, 2007
Quand Ségolène Royal, en plus d'être idiote et incompétente, devient odieuse ...
NB : quand je dis que Ségolène Royal est incompétente et idiote (et vice-versa), je me limite aux matières concernant la gestion d'un pays, qui ne semblent pas beaucoup la passionner. Quand il s'agit de construire son image et de d'orienter les médias, c'est différent, elle fait même preuve d'une certaine maestria.
J'en profite pour récolter du même blog une bonne latte contre José Bové, qui lui n'est pas un idiot, seulement un salaud :
José Bové, le libre malgré lui
La fameuse impartialité des médias français
C'est du moins ce que nous raconte Le Monde.
Or, ce téléfilm, d'après la critique même du Monde, raconte de manière partiale des événements, la mort de deux "jeunes" à Clichy-sous-bois, mettant en cause le ministre de l'intérieur, qui est par ailleurs candidat à la l'élection présidentielle.
C'est par le plus grand des hasards que cette diffusion bénéficiant "d'un soutien exceptionnel" tombe en début de campagne présidentielle. Il est assez comique de penser que cette initiative, pas partisane pour deux sous, est le fait d'une chaîne d'Etat.
Vous serez moins étonnés quand vous saurez que, d'après un sondage de l'hebdomadaire Marianne, seuls 20 % des journalistes du Figaro, journal réputé de droite, déclarent voter à droite et que plus de la moitié des journalistes du Monde, journal classé modéré, déclare voter pour un candidat d'extrême-gauche.
La gauche a réussi une chose de manière éclatante ces dernières décennies, il ne s'agit ni de l'économie ni du social, où elle est allée de désastres en catastrophes, il s'agit du noyautage.
Celui des administrations est remarquable et l'éducation nationale en est la perle, au point que je suis désormais agréablement surpris quand je rencontre un prof tenant des propos politiques sensés (je ne dis pas de droite, seulement sensés me suffit).
Mais le noyautage des milieux journalistiques est aussi très réussi. Si si, messieurs de gauche, ne soyez pas modestes : c'est vraiment époustouflant ; à coté de vous, vos adversaires paraissent vraiment des amateurs.
Savez vous qu'il existe un cercle Gramsci dont le but est de noyauter le journalisme (ils décrivent cela en termes plus nobles) dont Florence Aubenas est le membre le plus célèbre ?
Imagine-t-on un cercle Goebbels ? (oui, oui, je sais, on me dira encore que ce n'est pas bien de considérer communisme et fascisme comme équivalents, et si, moi, malgré tout, je le pense ?)
