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jeudi, avril 28, 2011

Faut-il réduire les femmes en esclavage ? (S. Hecquet)

Stephen Hecquet était un brillant avocat (il a sauvé José Giovanni de la guillotine), mort à quarante ans, en 1960, d'une maladie cardiaque. Il faisait partie du groupe dit des hussards, autour de Roger Nimier.

Son fascicule Faut-il réduire les femmes en esclavage ? ne serait peut-être pas édité de nos jours. Je m'étonne même qu'il soit encore publié.

Hecquet commence par expliquer qu'étant homosexuel, il a un avis sur les femmes plus objectif que les hétérosexuels esclaves de leurs désirs.

Hecquet se livre à une charge féroce contre les femmes, mais, comme il a un grand talent, il sonne juste. Sa thèse ? Aux femmes, la laideur, la brutalité, la force et la cupidité. Aux hommes, la beauté, la faiblesse, la sensibilité, l'élévation et le désintéressement.

Son explication est simple : par le double fait d'être réglées par la nature et d'être mères, les femmes sont vouées à la protection, au raisonnable, au terre-à-terre, pour ne pas dire au sordide. J'ai une collègue qui trouve que les femmes n'ont aucun humour et son explication est étrangement similaire à celle de Hecquet.

J'ai beaucoup souri en lisant ce livre (il n'invite pas au rire tonitruant). Car le propos est excessif, comme il sied aux pamphlets, mais il reste toujours intelligent. En nos temps de politiquement correct où la bêtise arrogante est la chose la mieux partagée du monde (on nous raconte par exemple qu'il faut plus de femmes dans les conseils d'administration. On se demande vraiment pourquoi), un exercice de misogynie sans retenue est un grand bol d'air frais.

Et puis : j'en suis venu à lire Hecquet parce que Christian Millau, son ami, conseillait d'imaginer un débat Hecquet-Royal-Roudy. J'ai donc lu avec, en tête, l'image de cet homme, à l'évidence supérieur, affrontant courageusement ces deux mégères (il en faut deux, car une seule, c'est vraiment trop facile) et, bien sûr, parvenant à les vaincre et à les ridiculiser.

Lisez : même si vous n'êtes pas d'accord, cela vous aérera.

vendredi, mars 16, 2007

SR : DSK coupable ?

Vous trouverez ci-dessous la charge violente d'Eric Besson contre Ségolène Royal :

Diatribe d'un déçu de "Madame Royal"

Le propos ne me surprend pas et ne m'apprend pas grand'chose. C'est ainsi que je voyais la madone du néo-socialisme depuis le début et le déroulement de la campagne n'a fait que confirmer mon opinion.

Bref, Mme royal ne m'intéresse pas, j'espère qu'elle ne sera pas élue et je serais bien embêté si elle l'était.

Par contre, une question me paraît plus intéressante : comment en est-on arrivé là ?

Je dois dire que je n'ai pas la réponse complète, même si l'archaïsme intellectuel du PS a sans doute joué un grand rôle.

jeudi, mars 01, 2007

Désolé, je n'ai pas résisté



Cette campagne électorale affligeante ressemble à une réunion de copropriétaires : "Qu'est-ce qu'on fait pour les poubelles ? Qui paye la porte cassée ? Les visites au médecin du 5ème dérangent. Le concierge n'a toujours pas remplacé l'ampoule grillée sur le palier du 4ème., etc."


La vision d'avenir, la politique, tout ça, au panier.

samedi, février 24, 2007

Ségène Royal : où sont les handicapés ?

Ségolène Royal déclarait, à l’occasion de son grand oral sur TF1, « dans une équipe où il y a une vingtaine de personnes, il devrait y avoir une à deux personnes handicapés,…sinon c’est de la discrimination », se faisant ainsi la championne de la mixité sociale, du changement de regard de la société sur le handicap. Dommage que Marie-Ségolène ne tienne pas compte de ces propres engagements car dans son équipe de campagne (de 36 membres) pas l’ombre d’une personne handicapée.

Je crois qu'il y a là une des choses les plus dégueulasses (pas d'autres qualificatifs) du socialisme français : la générosité en paroles, la compassion pour épater la galerie, l'empathie pour faire pleurer dans les chaumières, et après ? Rien.

C'est obscène, puisque l'obscénité consiste à exposer ce qui devrait rester intime.

La générosité, la compassion, l'empathie, on les pratique mais on n'en parle pas.

Au lieu de quoi, les socialistes font exactement la contraire : ils en parlent, ils s'en vantent même, ils en font un copieux étalage télévisé mais ils ne les pratiquent pas : en pratique, ils se distribuent les places, créées grâce à l'argent extorqué aux Français sous prétexte de solidarité.

Connaissez vous un autre mot que "dégueulasse" pour qualifier ce genre de choses ?

vendredi, février 23, 2007

Pour que ça change fort !

Ségolène Royal nous a déclaré : "Pour que ça change fort ! Mais pas trop, parce que je ne sais pas quoi dire, et que je rappelle mes copains les éléphants, et que je suis dans la merde, et que Bayrou et Sarko, ils vont me ridiculiser et que François me fait la tronche, iet que j'en ai marre de raconter n'importe quoi pour faire l'intéressante..."

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Bon, je sais, ça n'est pas beau de tirer sur l'ambulance, mais Mme Royal est tellement donneuse de leçons que je n'éprouve aucun scrupule.

jeudi, janvier 18, 2007

Le problème Royal

L'incident Montebourg (voir ci-dessous) n'est pas une catastrophe en soi, Montebourg est insupportable, cela lui fera du bien (si il est capable de se remettre en cause, ce qui n'est pas gagné).

Certes, cet accroc tend à prouver le manque d'humour et de sang-froid de la candidate socialiste, mais il fallait vraiment être envoûté par son offensive médiatique pour ne pas s'apercevoir de ses limites.

Plus grave, un membre du bureau politique du PS a ouvert son portable pendant une réunion de campagne à huis-clos de manière à ce qu'une journaliste du Monde puisse espionner les conversations. En plus, d'être un procédé détestable pouvant briser une équipe en installant la défiance, il témoigne d'un manque d'organisation, de prudence et d'autorité.

Nous sommes là au coeur du problème Royal. Il commence à être connu que, féroce ambitieuse, elle a été lancée comme une savonnette, ou plutôt comme un Sarkozy, par l'agence de publicité Ogilvy.

Il se pourrait bien, comme l'ont dit, insinué, répété, en vain, les éléphants socialistes, que le phénomène Royal ne soit qu'une bulle médiatique.

En tout cas, elle est complètement novice en matière de direction politique. Il y a un gouffre énorme, on le voit aussi avec Villepin, entre avoir hanté les allées du pouvoir en courtisane et l'avoir exercé réellement.

Un poste de ministre des couches-culottes, où elle n'a d'ailleurs pas été terrible, ou une carrière d'autocrate picto-charentaise ne sont pas des expériences suffisantes.

Ségolène Royal est-elle capable de diriger un pays ? Je ne sais pas. Mais si on cherche un début de réponse dans une autre question : "Ségolène Royal est-elle capable de diriger sa campagne électorale ?", on n'est guère enclin à l'optimisme.

L'image de Ségolène Royal est remarquablement construite, il se peut qu'elle gagne les élections.

Cependant, même si elle les perd, ce que je souhaite, il est possible que, par la conjonction de sa stratégie médiatique et de ses faibles capacités, elle tue le nécessaire débat présidentiel en se réfugiant dans le socialisme compassionnel.

Dans ce cas, nous serions coincés entre un Sarkozy au programme brouillé, auquel manquerait l'éclairage d'une dispute, et une Royal, bornée, sectaire, aux capacités aussi limitées que l'ambition est grande.

Ca serait tomber de Charybde en Scylla.

Addendum du 19/01 : je comprends les socialistes, il y en a, qui souffrent de se sentir si mal représentés. Je les comprends mais je ne les plains pas : ils ont laissé s'installer le vide intellectuel qui a permis à Mme Royal de s'imposer. JM Bockel les avait pourtant prévenus : sa mention a fait moins de 1 % au dernier congrès.


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L'incident Montebourg :

Montebourg suspendu de ses fonctions par Royal

PARIS, 18 janvier (Reuters) - Ségolène Royal a suspendu jeudi Arnaud Montebourg de ses fonctions de porte-parole, après un commentaire qui se voulait humoristique sur François Hollande présenté comme "seul défaut" de la candidate présidentielle.

Arnaud Montebourg est "suspendu", il ne parlera pas au nom de Ségolène Royal "pendant un mois", après les propos qu'il a tenus sur Canal+ concernant le premier secrétaire du Parti socialiste, a-t-on dit dans l'entourage de la candidate du PS.

Arnaud Montebourg avait auparavant fait savoir, dans un communiqué, qu'il avait "remis ce matin à la première heure à Ségolène ses fonctions de porte-parole dont elle disposera".

Interrogé mercredi soir sur le plateau du Grand Journal de Canal+ sur le principal défaut de la candidate socialiste dans la course à l'Elysée, le député de Saône-et-Loire avait répondu : "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, son compagnon".

Face à l'incrédulité générale suscitée par ses propos, il avait ajouté : "Je pensais vous faire rire. C'était pour rire", parlant aussi de "boutade".

Dans son communiqué, Arnaud Montebourg redit que ses propos avaient une "vocation humoristique" et qu'ils ont été "malheureusement mal interprétés". Il précise avoir présenté dès mercredi soir ses excuses à François Hollande et Ségolène Royal.

Arnaud Montebourg fut l'un des trois porte-parole de Ségolène Royal pendant la campagne interne pour l'investiture socialiste. Depuis l'annonce de son organigramme de campagne présidentielle, en décembre, la candidate n'a pas confirmé les noms de ses porte-parole officiels. Dans son état-major, Julien Dray occupe la fonction de "coordinateur des porte-parole".

Ce dernier a relativisé cet apparent nouveau "couac" de campagne, qui s'ajoute aux tiraillements des derniers jours entre la candidate et son compagnon, à la polémique sur leur patrimoine née de rumeurs diffusées sur internet et aux inquiétudes sur le tempo de la campagne socialiste.

"Cela s'appelle de l'humour", a assuré Julien Dray au micro d'Europe 1.

Un responsable socialiste n'a pas fait la même analyse.

"Déjà qu'il avait failli nous faire déclarer la guerre avec la Suisse, c'est consternant", a-t-il dit en référence aux propos d'Arnaud Montebourg contre le "paradis fiscal" helvète.

Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande et député européen, a, de la même manière, jugé les propos d'Arnaud Montebourg "inadmissibles".

"C'est une faute", a-t-il déclaré à Reuters. "Une campagne longue et dure a commencé, comme le prouvent les attaques de la droite et leurs méthodes sur internet. Tout le monde au Parti socialiste doit avoir le sens des responsabilités", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy a, pour sa part, réagi sur le mode ironique.

"Franchement, quand j'ai entendu ça, je me suis dit, heureusement qu'il est le porte-parole de la candidate", a dit à la presse le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle.

"Parce que, un porte-parole pareil ...", a-t-il ajouté dans un sourire, lors d'un déplacement sur le plateau de Saclay, dans l'Essonne, en tant que ministre de l'Aménagement du Territoire.

Source : Reuters 18/01/2007 12:56