J’aime bien ce billet parce qu’il permet de se cultiver sans effort et aussi, hélas, de constater à quel point l’université est gangrenée par l’idéologie et l’argument faussement scientifique est une massue d’autorité pour faire taire les mécréants qui doutent de la tambouille intellectuelle peu ragoûtante qui leur est servie.
********** Interdire les phytosanitaires de synthèse et préférer des traitements bio ? Magnifique, à ceci près que le plus courant d’entre eux, la pyréthrine, est issue d’une fleur cultivée en Tanzanie ou en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à grand renfort de pesticides conventionnels !
[…]
En février 2016, le ministère de l’Agriculture a interdit l’emploi d’un insecticide nommé le diméthoate, suspecté d’être nocif pour les abeilles. C’était hélas le produit le plus efficace contre une mouche ravageuse des cerisiers, Drosophila suzukii. Les producteurs français ont subi de lourdes pertes. Les distributeurs, quant à eux, se sont tournés vers d’autres pays, où le diméthoate reste autorisé, en particulier la Turquie ! Le gouvernement a finalement été obligé de prendre des arrêtés pour interdire l’importation de cerises traitées avec cette substance. La production française est néanmoins en baisse de 7 % depuis 2016.
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Extraits (oui, il manque une question sur les cinq) :
********** Les agriculteurs sont-ils en moins bonne santé que la moyenne de la population ?
Admettons que les phytosanitaires soient vraiment un cauchemar sanitaire. Les agriculteurs et leurs familles étant en première ligne, ils devraient être particulièrement exposés à de multiples maladies. Ce n’est pas du tout le cas. À âge égal, les paysans sont en bien meilleure santé que la moyenne de la population.
Avons-nous vraiment tous du glyphosate dans nos urines ?
Probablement, mais à dose très faible, et sans certitude sur sa provenance. Initiée par l’association Campagne glyphosate, le mouvement des Pisseurs involontaires de glyphosate (PIG) a réussi un très joli coup médiatique, en proposant à tout citoyen de faire analyser ses urines par un laboratoire en Allemagne (moyennant 80 euros, tout de même). « 100 % des analyses ont été positives », assure le site de l’association.
Peut-on réellement se passer de traitements en agriculture ?
Une année, sur une parcelle, oui. À grande échelle, personne n’y est jamais parvenu. D’où l’exception, déjà évoquée, accordée aux préparations homologuées en agriculture biologique (AB). On dénombre plus de 200 de ces phytos AB et les agriculteurs bio les emploient intensivement. En dépit du discours sur les « parcelles à l’équilibre » et l’« autorégulation de la nature », le bio est gourmand en traitement. En 2017, sur 68 000 tonnes de produits phytosanitaires vendus en France, 27 % étaient homologués AB, alors que le bio occupe seulement 6 % des surfaces cultivées.
Autrement dit, la progression régulière de l’agriculture bio fait grimper les tonnages de phytosanitaires consommés ! Bien entendu, le bio emploie de la paraffine, des huiles essentielles ou du soufre, infiniment moins toxiques, à poids égal, que les produits artificiels. Cela ne veut pas dire que les phytosanitaires AB sont sans danger. Le spinosad est toxique pour les milieux aquatiques, l’huile de neem (ou azadirachtine) est un perturbateur endocrinien avéré. Sans parler de la roténone, insecticide bio retiré du marché en 2011 quand les chercheurs se sont aperçus qu’il favorisait la maladie de Parkinson.
L’éventuelle interdiction des phytosanitaires de synthèse sonnerait-elle le glas de l’agro-industrie et le retour à une agriculture à taille humaine ?
Rien n’est moins sûr. Nombre de défenseurs de l’environnement se veulent aussi anticapitalistes et visent implicitement la fin de l’agro-industrie. Ils s’exposent à une sévère désillusion. L’interdiction des phytosanitaires de synthèse ne mène pas nécessairement à l’agriculture bio. Il y a aussi la culture sous serre, hypersophistiquée, sans pesticides et sans terre. Les légumes plongent leurs racines dans un substrat riche en nutriments. C’est ainsi que sont cultivées les tomates Savéol (qui ne manquent d’ailleurs pas de saveur). Le bio, du reste, est parfaitement compatible avec le grand capital et les exploitations géantes. Les industriels de la protection des plantes comme Bayer ou Syngenta l’ont bien compris. Ils ont tous en catalogue une gamme bio et biocontrôle (pièges à phéromones, coccinelles mangeuses de pucerons, etc.). Elle rapporte sans doute plus, à volume constant, que le glyphosate. Tombé dans le domaine public en 2000, l’herbicide honni est vendu à prix cassé par des dizaines de fournisseurs, les Chinois dominant le marché mondial.
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Soyons clairs : l'écologie à la con genre vegan et compagnie, c'est un substitut religieux pour les connards, avec un melon de compétition (parce que, derrière tout leur cinéma, il y a l'idée qu'ils sont supérieurs au reste de l'humanité), qui vénèrent une nature qu'ils ne connaissent pas.
Analyse peu surprenante : des psys ont déjà analysés le nazisme comme la politique des enfants sans père (tués à la guerre, estropiés ou dégradés par le chômage).
Les enfants privés de père se cherche à la fois un père de substitution dans le dictateur et mère de rechange dans l’Etat-mamma parce qu’aucun père ne leur jamais appris à se passer de maman. Le plus marrant et le plus navrant, c’est que les gens qui ont systématiquement (regardez ces publicités où les enfants et la mère complices ridiculisent le père forcément ringard) détruit la figure du père depuis les années 50 voulaient (les plus conscients en tout cas) arriver exactement à ce résultat d’une population malléable.
Remarquez bien qu’il n’y a pas besoin d’être « millenial » : je connais plein de gens autour de moi qui qui ne sont plus dans la prime jeunesse et sont prêts à se soumettre à n’importe quel chef. Pouf, pouf (heil, heil, devrais-je dire). Passons.
I have heard many inspiring lectures about the heroes of freedom of speech – great men like Thomas More, Vaclav Havel, George Orwell, and Alexander Solzhenitsyn. After one such lecture, a questioner asked the speaker whether he thought we had similar problems today. “Well, yes, I think we do.” With that, he stopped and said no more. A friend turned to me and said, “He dodged the question.” Of course, he had to. This speaker speaking about freedom of speech knew the topics he wasn’t allowed to speak about in the modern university.
Talking about freedom of speech at a conference in a modern university is like talking about the freedom of religion at a conference in the old Soviet Union. Many inspiring phrases may be uttered, but no one wants to point out the 300-pound gorilla in the room. We’re talking about a certain freedom as though we possessed it, when everyone present knows we don’t. And the fact that we can’t say openly that we lack the freedom is the most obvious evidence of its absence.
I don’t blame this lecturer. He was an invited speaker giving at talk at someone else’s university. Why make trouble, especially if the trouble would come down on the heads of others? He would leave the next day. And what kind of mess would he be leaving behind for others to have to clean up?
But in his famous essay “The Power of the Powerless,” Czech writer and dissident Václav Havel uses the example of a greengrocer who refuses to put up a sign in his store window that says, “Workers of the world unite” as a model of a crucial form of resistance to ideological totalitarianism. The state functionaries will punish this man, says Havel, not because they care about the workers of the world. They will punish him because of his refusal to show obedience to the reigning ideology. It is for this reason, says Havel, that ideology is a “specious way of relating to the world.”
Notice, however, that the anger expressed against this man is likely to come not only, and perhaps not primarily, from state authorities – but also from his neighbors, either those who are eager to show their solidarity with the ideological elites, or those who simply wish not to have “trouble.” And so this one grocer who refuses to put up the required sign, the one who is “living the truth,” in Havel’s words, will be asked repeatedly,even by some of his closest friends and neighbors, “Why are you making trouble?”
I have no wish to compare the courage it would have taken to be this greengrocer in a communist country with the courage it would take to exist in a modern university. The comparison I wish to make is between the greengrocer’s neighbors and the colleagues of that one person in the university who refuses to use the approved pronouns or the gender-neutral language according to which “she” must be referred to as “he,” “xe,” or “they.” Or of that one cranky colleague who says publicly that the “inclusion and diversity” training required by the administration is silly and a fraud.
We all know such people. They are an irritant. We might admire them, but they cause trouble. We fear for them. We want to protect them. And yet, we want them not to make trouble for the rest of us who have resolved to “go along and get along.”
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I can imagine the friends of Havel’s greengrocer asking him, “Is this really the hill you want to die on – this business with the sign about the workers? Look, we will sacrifice with you,” they will likely say, reasoning calmly, “but when the time is right; not on something silly like this. Let’s wait for the right thing.” What the “right” thing would be is rarely clear.
How often are people like Havel’s greengrocer told by friends and confidants – sometimes sternly, usually under the pretense that the person scolding them is “caring for their welfare” – that they should “stop making trouble” or that their comments were “not helpful” and that it would be best to deal with these matters “quietly,” “in negotiations through the proper channels”?
If there is one touchingly naïve faith that you can guarantee will be shared by nearly all those associated with a bureaucratic system, it’s that petty injustices by those in power are best handled “quietly,” “behind the scenes,” despite repeated evidence that people in power have little patience or use for “dialogue.”
And what if Havel is right, that the power of the powerless must come from insisting on speaking the truth and living in the truth in numerous small ways every day? Perhaps we ourselves don’t have the courage, but if someone else does, what should be our response? All it takes for evil to dominate is for good people to do nothing.
Perhaps we must finally face up to the fact that the ones really “making trouble” are those who insist on forcing everyone to live a lie, and that we have the responsibility to protect the people with the courage to do what should be done. Will we choose to “live in the truth” or remain quislings?
Speaking of quislings, the major guilds of the academic disciplines – groups like the Modern Language Association, the American Philosophical Association, and the American Academy of Religion – have done their part to enforce the fads of the new linguistic fascists, but they have yet to do anything serious to bring about basic justice for adjunct faculty or to stem the tide of the corporatization of the academy, bloated bureaucracies, ever-increasing tuitions costs, and the ever-increasing use of non-tenure track faculty.
This makes them worthy of the sort of contempt with which we now view the bureaucracies of the former Eastern European communist governments. The sooner they are dissolved in favor of something like Poland’s Solidarity labor union, the better.
*Image: Václav Havel (1936-2011) waves to supporters in Prague in 1989. Havel, who had been jailed by the communists, led the “Velvet Revolution” and became the Czech Republic’s president in 1993. [Photo by Petar Kujundzic/Reuters]
Si être au centre du cosmos avait été, pour la terre et les hommes qui la peuplaient, une gloire, cette gloire aurait dû encore augmenter au fur et à mesure qu’on s’approchait du centre de la terre elle-même. Or, sous la terre ne se trouvait pas le paradis, mais l’enfer. À l’extrême centre du monde : Satan. Une enluminure du XIIIe siècle, empruntée à un livre de Gossuin (ou Gautier) de Metz intitulé L’Image du monde, en offre une illustration spectaculaire. Au centre, la gueule du diable avale les damnés. Autour, viennent les quatre éléments qui constituent le monde terrestre – la terre (beige), l’eau (vert), l’air (bleu), le feu (orange) –, les orbes célestes (lune, soleil, planètes, étoiles), le séjour des anges, le tout coiffé par la figure du Christ.
Cette image a exposé les responsables de Chroniques, le magazine de la Bibliothèque nationale, dont le numéro avril-juillet met l’exposition « Le monde en sphères » en vedette, à un dilemme. D’un côté, l’image semblait trop belle pour ne pas être reproduite. D’un autre côté, un monde surmonté par la figure du Christ… il ne fallait pas y songer. Une solution fut trouvée : accorder à l’image une pleine page, en quatrième de couverture, mais la décaler vers le haut, afin de faire disparaître l’élément gênant. Il suffisait d’y penser ! Forclusion du Christ (qui pourtant donnait tout son sens à l’image à l’époque où elle fut réalisée).
Un tel procédé de falsification (il n’est nullement signalé, dans la légende, que l’enluminure présentée n’est pas complète), lamentable en toute circonstance, l’est particulièrement de la part d’une institution comme la Bibliothèque nationale qui, par essence, devrait respecter les sources au lieu de les bricoler pour complaire à l’esprit des temps.
Cela étant, il faut reconnaître aux éditeurs du magazine un mérite : en dénaturant de la sorte l’image médiévale, ils ont réussi à donner une image assez fidèle du monde contemporain. L’ange déchu et dévorateur est toujours là, et ce qui permettrait d’échapper à sa voracité est oublié.
************ À noter que les féministes militantes sont statistiquement lesbiennes à 37% : « Déléguer la réflexion sur les rapports hommes-femmes essentiellement à des lesbiennes, c’est un peu comme confier la critique gastronomique à des anorexiques ou à des vegans [c'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer, comme quoi notre époque est folle], cela détermine légèrement le propos. » (le jeu, dans ce livre, est d’essayer de déterminer ce qui a été écrit plutôt par Polony, ou plutôt par Quatrepoint — ici, c’est assez manifeste…).
Les analyses détaillées de l’affaire Sauvage, de son exploitation et de sa déclinaison en produits dérivés sont d’une précision clinique. Comment, vous n’avez pas votre mug « Sauvage » ? Cessez en tout cas de vous parfumer chez Guerlain, l’héritier dit sur les « nègres » des choses affreuses-affreuses-affreuses. […] Au tout début de mon western préféré, la Horde sauvage, une petite ville est soumise au militantisme de la South Texas Temperance Union, qui prône le régime sec. Grâce au ciel et au scénario mal-pensant de Sam Peckinpah, ces imbéciles tempérants, pris au milieu d’une attaque de banque, se font tous transpercer de balles de calibres divers : ainsi finissent les gens vertueux, qui comme le disent très bien Polony et Quatrepoint, sont des anti-humanistes. À force de faire dans l’anti-spécisme, ils parviennent peu à peu à déshumaniser l’humanité — parce que rien de grand, jamais, n’est sorti du conformisme et de l’absence de désir que prônent tous ces crétins dangereux.
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Je n'ai aucune admiration pour les chevènementistes dans le genre Polony. D'ailleurs, qui se souvient de Chevènement ? Pour les jeunes, j'explique : Jean-Pierre Chevènement est un homme politique français du XXème siècle qui a toujours eu raison avec vingt ans de retard. Il prône toujours la politique qu'il aurait du faire vingt vingt avant, mais, vingt ans avant, justement, il faisait toujours la politique qu'il n'aurait pas du faire et qu'il reproche vingt ans plus tard. Bref, un abruti de première grandeur, mais avec un certain talent de plume. Et, comme quoi il ya parfois une justice, il a complètement raté sa vie politique.
Ah, petite précision utile : Chevènement était et reste socialiste. Comme ce sont le socialisme, ses formes dégradées et ses conséquences qui nous mènent dans le mur, il est logique que les chevènementistes racontent n'importe quoi et ne comprennent pas vraiment ce qui se passe.
Mais, il leur arrive de dire des choses marrantes.
J'aime bien Figaro Vox, l'espace de débat avec un semblant de liberté du Figaro en ligne.
Je les ai tout de même choppés à retirer un article de Christian Combaz que je regrette de ne pas l'avoir sauvé aussitôt lu, j'avais été surpris qu'il soit publié mais je n'ai pas eu le réflexe de me dire « Cette mise en ligne est une erreur, ils vont le retirer, sauve le ». Il expliquait en termes crus comment les journalistes sont des laquais.
Il faut bien comprendre ce qu'est Figaro Vox : le cantonnement de la liberté d'expression à internet, pour éviter qu'elle ne contamine le journal papier. C'est l'alibi qui justifie la chape de plomb politiquement correct qui pèse sur le journal.
Dans la presse française, il y a très peu de journaux (Valeurs Actuelles, Causeur) qui ait un semblant de liberté d'expression. Et encore, celle-ci est contrainte par les lois scélérates.
Je ne peux même pas me déclarer surpris : à partir du moment où les gauchistes considèrent que celui qui pense différemment est un ennemi à abattre, qu'ils sont le Bien et que, par malheur, ils ont le pouvoir, il est dans l'ordre des choses qu'ils agissent ainsi.
C'est marrant que la tyrannie arrive par internet, qu'on nous présentait, avec beaucoup d'hypocrisie, comme un espace de liberté. En fait, la seule liberté qu'on nous laisse sur internet, c'est de consommer, et, si ça nous amuse, de dire comme tout le monde des choses insignifiantes.
Bref, comme d'habitude, la liberté des gauchistes consiste à penser et à faire comme eux.
C'est exemplaire : l'alliance des gauchistes et des capitalistes, unis par un même matérialisme, finit toujours par oppresser ceux qui ne veulent pas être réduits à la condition de gnou-consommateur.
En Allemagne (Europe de l'ouest) en 2017, un journaliste a été condamné à de la prison (avec sursis) pour avoir rappelé une vérité historique et publié une photographie authentique :
En publiant cette photo du grand mufti de Jerusalem avec des dignitaires nazis (dont personne ne conteste, pour l'instant, l'authenticité), il a été convaincu à la fois d'apologie du nazisme et d'appel à haine anti-musulmane !
C'est un peu comme si j'étais condamné pour apologie du nazisme et appel à la haine contre la France (ah, merde, ce n'est pas un crime, c'est même louable) en publiant cette photo :
Je me désole de voir la liberté d’expression régresser.
D’autant plus que cette régression s’inscrit dans un tableau d’ensemble qui n’encourage pas à ‘optimisme : l’occident se débarrasse progressivement de toutes les conditions de la démocratie : liberté d’expression, indépendance des médias, classe moyenne, éducation aux humanités, équilibre des droits et des devoirs, responsabilité etc.
Theresa May déclare, à propos de l'attentat musulman d'hier : « Nous n'avons pas peur ».
Qu'est-ce que cela signifie ? Elle est morte de trouille. Pas du terrorisme musulman, mais du politiquement, du tribunal médiatique, de faire ce qu'il faut faire.
Et puis, qui est ce « nous » ? Les ministres et les députés hyper-protégés ? C'est facile de ne pas avoir peur.
Les gens ont raison d'avoir peur de l'islam et des musulmans.
Je préfère à ces matamores Clemenceau et Churchill dont les entourages s'inquiétaient qu'ils s'exposent trop au front. On connaît l'histoire de Churchill ravi de se faire tirer dessus lors d'une inspection sur le Rhin ... et de son entourage beaucoup moins ravi (on se demande pourquoi !).
Je suis pas toujours d’accord avec lui (il se dit communiste ! Ce que, entre nous, j’ai du mal à croire). Mais il est clair et sensé.
1) Il y a bien une cabale contre Fillon, c’est l’évidence même, il suffit de regarder le calendrier : des affaires vieilles de plusieurs années ne ressortent pas avec un scénario précisément échelonné de révélations et de mises en cause sans qu’il y ait une volonté qui organise tout cela. Cette volonté n’est d’ailleurs pas très mystérieuse : plusieurs journaux ont comment on passe de l’Elysée au PNF.
Il est navrant qu’il y ait si peu d’hommes de bien en France que les partisans de Fillon sont quasiment les seuls à le dire, comme si l’esprit de parti emportait toute droiture, tout devoir de vérité (Naulleau, niant l’évidence, a été particulièrement lamentable face à Zemmour). Mélenchon, Le Pen tante et nièce et Julliard sont les seuls non-partisans de Fillon à avoir eu quelques mots justes (si Hollande était un homme de bien, il défendrait Le Pen et Fillon au nom de la sincérité du scrutin, en tant que garant des institutions, mais nous savons ce qu'est Hollande).
2) Le Canard Enchainé, la presse en général et la justice se font les instruments consentants, voire actifs, de cette cabale. Le discrédit qui les frappe est donc justifié.
3) Fillon n’est pas innocent des conséquences politiques de ce qui lui arrive (c’est lui qui a axé sa campagne des primaires sur la morale et c’est lui qui n’arrive pas à définir une politique mobilisatrice). Regardez Marine Le Pen : tout le monde se fout de ses affaires.
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J’en ai plein le dos de l’épidémie de moraline qui nous accable jour après jour. On veut des gens parfaits — mais que celui qui n’a jamais péché, comme dit l’autre… Des hommes politiques parfaits — végétariens, amis des bêtes, buveurs d’eau : Hitler ! Il faut prendre les gens comme ils sont, et leur demander qu’ils nous donnent le mieux de leurs qualités — leurs défauts les regardent. Mazarin n’était pas un enfant de chœur, et certainement pas un type honnête — mais il a gagné la Fronde et la Guerre de Trente ans. Sans lui, nous parlerions espagnol. Eh bien, je continuerai à voter Mazarin — s’il s’en trouve.
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Je n'arrive jamais à être complètement en phase avec Brighelli. Je lui ai d'ailleurs laissé la commentaire suivant :
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Je ne suis pas d’accord avec votre insistance sur les qualités de l’artiste. Cela n’a rien à voir avec le sujet. Votre défense reste valable pour un tonnelier.
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Ce que je n'ai pas dit à Brighelli, c'est que son insistance sur les qualités de l'artiste est une défense de caste et révèle le mépris des non-intellectuels, des non-artistes. Un plombier-zingueur n'aurait pas droit à la même défense ?
Passons, je suis globalement d'accord avec le moustachu.
Je suis chrétien, je sais que les hommes sont pécheurs. Et il n'y a pas besoin d'être chrétien pour savoir que nul homme n'est parfait et surtout pas les professeur-e-s (je plaisante) de morale. Elles en ont un sacré coup dans le casque mais la lâcheté de nous autres leur laisse la parole.
Paraît-il que Jacqueline Sauvage va passer sur France 2 ce soir au journal de 20 h.
Bien sûr, je ne la verrai pas. Ce cirque appelle plusieurs commentaires de ma part :
1) Quoiqu’elle puisse dire, elle est toujours considérée comme coupable de meurtre avec préméditation : la grâce présidentielle supprime sa peine mais ne l’innocente pas.
2) L’exploitation jusqu’à la corde de ce fait divers privé pour une cause militante m’écœure. D’autant plus que le symbole est fort mal choisi pour la cause à défendre, pourquoi ne pas prendre le cas d’un « crime d’honneur », qui lui ne souffre d'aucune ambiguïté (il est vrai qu'il faut une prétendue erreur judiciaire pour faire prendre la sauce médiatique) ? A moins que la vraie cause ne consiste pas défendre les femmes mais à tuer les mâles blancs.
3) Il est regrettable que cette exhibition soit le fait d’une chaîne publique, donc vivant de l’extorsion de fonds aux moutontribuables.
4) Je ne peux m’empêcher de prendre cela comme une manière d’enfoncer le clou pour la police de la pensée, de rappeler qui commande après les commentaires peu amènes que cette grâce a suscités en dehors des medias qui pensent bien, de signifier une fois de plus que la seule parole ayant droit de cité est celle du Bien et « Fermez vos gueules, les sans-dents ! ».
Nous vivons sous le règne du mensonge. L’indécence est une forme de mensonge : elle consiste à faire semblant de croire qu’on peut exposer sans déchoir ce qui devrait rester caché.
L'assaut contre Donald Trump est tellement puissant qu'il est peu probable qu'il gagne.
La campagne de Trump porte une leçon : un référendum anti-système a plus de chances de gagner (TCE, minarets, Brexit, etc.) qu'un candidat anti-système.
Les raisons en sont simples :
1) Les medias ont plus de pouvoir contre un homme que contre une idée, car le cerveau humain est social, autrement dit, les voies pour le manipuler sont beaucoup plus nombreuses quand c'est un autre homme qui est en jeu.
L'histoire de la video sexiste de Trump est grotesque : elle est vieille de onze ans et n'importe quel homme a raconté des choses du même genre avec ses copains (et les femmes entre elles ... pas mieux). Mais la connotation reste, ce n'est pas rationnel.
2) Un candidat est beaucoup plus dangereux qu'un référendum car un référendum se contourne plus facilement (c'est ce que Nicolas Sarkozy a fait, c'est que le gouvernement suisse fait tous les jours). Le Système se déchaine donc contre un homme jusqu'au paroxysme.
Si maintenant il est légitime de se faire engueuler pour avoir mal choisi un mot...
Ce que cherchait à exprimer Zemmour est clair, et ne me paraît en rien scandaleux. C'est un point de vue qui participe du débat intellectuel.
Je dis cela alors que je suis en désaccord avec Zemmour sur les propos concernés. Le simple fait d'être prêt à mourir pour une cause ne vous rend pas intrinsèquement "respectable".
Biensûr mettre sa vie au bout de ses idées est gage de la profondeur et sincérité de ses valeurs et convictions. Mais si ces "valeurs" et "convictions" sont abominables vous êtes simplement une ordure. Courageuse peut-être mais ordure quand même.
Ce que je veux dire, c'est qu'on peut critiquer Zemmour, et même l'engueuler, etc. Très (trop) rapidement le débat intellectuel que vous souhaitez comme moi devient passionné. C'est comme ça. Mais tant que ça reste à ce niveau, c'est encore gérable.
Ce qui est pénible à voir, c'est la mise en mouvement de la machine judiciaire, de la machine à produire des pétitions, de la machine à faire taire.
Cette tendance préoccupante se voit dans tous les pays occidentaux. On la trouve même dans les milieux scientifiques, dans les universités : aux Etats-Unis, ça prend un tour inquiétant. Toute dissidence est judiciarisée.
Il faut être gentil, ne pas froisser, etc. Tout est analysé en termes moraux, et encore une morale très dégradée, ce n'est même plus bien contre mal mais gentil contre méchant.
Zemmour est méchant, d'ailleurs il ose dire que les méchants terroristes sont courageux, comment peut-il dire quelque chose d'aussi méchant !!
C'est là que l'on se rend compte que le débat public est aujourd'hui arbitré par les catégories mentales d'une petite fille de 5 ans.
Dans le même genre d'idées, les récents enregistrements de vieux propos de Donald Trump où il explique en gros qu'un homme riche et puissant peut facilement coucher avec des femmes ont déclenché une tempête ridicule.
Un vieil enregistrement, d'une conversation privée, il y a 11 ans, où de plus Trump sort une vérité d'évidence (certes de façon vulgaire) vaut désormais d'être publiquement lâché par des politiciens d'envergure nationale.
C'est ça l'Occident ? Une civilisation dirigée par de la morale de vieille fille outrée ?
Les socialistes ont échoué avec la lutte des classes, ils sont en train de réussir avec l'eau de rose. Réussir quoi : à mettre en place un super Etat Big brother (ou Big sister) duquel sera complètement évincé le sujet individuel, la contradiction et la liberté. Nous y arrivons peu à peu, l'élection de la mère Clinton sera le point d'orgue de l'époque.
Si Trump perd, cela sera l'illustration qu'aucun changement n'est possible par la voie démocratique.
Avec les moyens de communication moderne, et la dictature morale qui règne, il suffit qu'on ressorte une vieille vidéo, un vieil enregistrement, un vieux texte où vous vous êtes peut être laissé un peu aller et c'en est fini. Vous serez définitivement un salaud.
Le bon peuple face à un tel déluge de merde il ne sait pas résister.