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samedi, février 23, 2019
Les Gilets jaunes, les juifs et la manipulation médiatique du pouvoir
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A quoi sert le CRIF ?
22 février 2019
Par Yves MAMOU (une tribune refusée par deux grands médias )
Dans un entretien accordé au Parisien le 18 février, Francis Kalifat, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a appelé Emmanuel Macron à « prendre des mesures drastiques pour faire cesser ces manifestations (de gilets jaunes), qui ne servent plus à revendiquer sur le pouvoir d’achat, mais à exprimer la haine des institutions, de la République et des juifs ».
Tous les observateurs du fait social ont remarqué que le mouvement des gilets jaunes est aujourd’hui gravement infiltré par différentes organisations de la droite et de la gauche extrêmes, dont bon nombre sont ouvertement antisémites. Il est aussi évident que le climat social incite à une libre expression de la haine du juif : l’agression dont a été victime l’académicien Alain Finkielkraut par des pro palestiniens d’obédience salafiste revêtus d’un gilet jaune, la profanation du cimetière juif de Quatzenheim en Alsace, le tir à la carabine de jeunes de Sarcelles contre les juifs sortant de la synagogue, la publication de statistiques récentes sur la hausse importante des délits antisémites sont les signes les plus manifestes d’une dégradation de la situation.
Cette même situation autorise-t-elle le président du CRIF à réclamer bille en tête l’interdiction d’un mouvement social qui s’en prend à la personne même du président de la République ? Est-il du rôle du président d’une institution juive d’instrumentaliser l’antisémitisme à des fins politiques ? Est-il du rôle du président du CRIF de participer à l’instrumentalisation de l’antisémitisme par le pouvoir politique ? Surgit alors la question : de qui le CRIF sert-il les intérêts ? Ceux des Français juifs ? Ou ceux du pouvoir politique ?
Au printemps 2017, au cœur de la campagne présidentielle, quand Sarah Halimi a été assassinée et défenestrée par un islamiste malien, le CRIF n’a pas bougé. Pas publiquement du moins – ses dirigeants ont agi comme à leur habitude, en exprimant leur inquiétude auprès des autorités… qui ont répondu par des paroles rassurantes qui n’engagent que celui qui les reçoit. Dénoncer publiquement le risque islamiste avec Marine Le Pen donnée présente au second tour de l’élection présidentielle aurait été interprété comme un soutien au FN. Et quand finalement une marche blanche a été organisée, le CRIF a été suiviste plutôt que moteur. Ses représentants ne voulaient pas gêner la candidature d’Emmanuel Macron. Tout comme ils n’ont guère insisté – publiquement – auprès de l’institution judiciaire pour que le crime commis par Kobili Traoré contre Sarah Halimi soit qualifié de crime antisémite. Aujourd’hui encore, le juge hésite à qualifier le crime de Kobili Traore de crime antisémite sans que les dirigeants du CRIF s’en émeuvent. Publiquement du moins.
En mars 2018, quand Mireille Knoll a été sauvagement assassinée à son domicile par un islamiste, le CRIF s’est réveillé et a accaparé la mobilisation. Il a, le 28 mars 2018, organisé une « marche blanche » – comme si la vieille dame avait été frappée par la foudre et non sauvagement poignardée – et le ralliement rapide de LREM à cette marche silencieuse, tout comme le refus d’inviter le FN, laissent penser que les choix politiques du CRIF sont ceux qui arrangent le pouvoir, celui d’Emmanuel Macron en particulier.
En ayant pris l’habitude de parader aux côtés d’officiels musulmans, généralement à la demande du pouvoir politique, en laissant entendre que le danger pour les juifs en France continue de venir de l’extrême droite, en appelant à la répression contre les gilets jaunes pour satisfaire le président de la République, le CRIF brouille les cartes. Sa proximité avec le pouvoir politique satisfait sans doute l’ego des dirigeants du CRIF, mais en agissant par complaisance, le CRIF prive les juifs d’un authentique porte-voix autant qu’il prive le pouvoir politique d’un point de repère.
Dans une période où la sécurité physique des juifs est de moins en moins garantie, cette faiblesse dans la représentation est pour le moins coupable. Le souci du CRIF de ne pas déplaire au pouvoir politique n’a rien d’isolé. Les dirigeants du Mémorial de la Shoah ont pestiféré l’historien Georges Bensoussan dès lors que les islamistes du CCIF et les associations antiracistes (infiltrées par ces mêmes islamistes) avaient lancé contre lui un processus de harcèlement judiciaire. Injustement accusé de « racisme » et d’islamophobie, et bien que relaxé en première instance et en appel, Georges Bensoussan détaché par l’Education nationale au Mémorial de la Shoah depuis plus de vingt-cinq ans, fut « puni » d’avoir attiré l’attention publique sur lui. Les dirigeants du Memorial de la Shoah lui ont retiré « peu à peu ses fonctions de formateur auprès de policiers, magistrats et professeurs » et la direction du Mémorial n’a pas répondu favorablement au vœu de l’intéressé de continuer d’exercer cette fonction après sa mise en retraite automatique de l’Éducation nationale dont il dépendait.
Après sa relaxe par la cour d’appel, Georges Bensoussan a mis en cause (Causeur, 5 juin 2018) ces « notables israélites» qui se font « toujours aussi discrets dans la défense de leurs congénères depuis l’affaire Isidore Cahen en 1849, jusqu’à l’affaire Dreyfus. Pas de vagues : c’est le leitmotiv de cette grande bourgeoisie depuis deux siècles. C’était déjà vrai lors de la révolution de 1848… Mes propos “islamophobes” avaient selon [les dirigeants du Mémorial de la Shoah] heurté une population des banlieues qu’il ne fallait pas effaroucher. Comme il ne fallait pas non plus effaroucher la puissance publique, elle-même effrayée à l’idée de heurter ces milieux ».
CRIF ou Mémorial, les élites juives ont le comportement des élites modernes. Leur proximité avec le pouvoir les pousse à agir comme le pouvoir, ce qui ne rend service à personne, ni au pouvoir, ni aux juifs.
En agissant ainsi, les dirigeants de la communauté juive obéissent à un réflexe ancien : c’est le Prince qui traditionnellement protège les juifs des humeurs meurtrières de la populace. Ils oublient cependant la grande leçon du XXème siècle : c’est l’Etat (nazi) qui a exterminé six millions de juifs européens, c’est l’Etat soviétique qui a envoyé les juifs russes au Goulag par centaines de milliers. Et rien ne dit que ce tournant où l’Etat devient l’acteur principal de l’antisémitisme soit révolu. Face à un Etat qui, en France, n’a plus de républicain que le nom et qui sert les intérêts des communautés en fonction de leur importance électorale, qui peut certifier aux dirigeants du CRIF ou du Memorial que l’Etat en France protègera – autrement qu’en paroles – les Français juifs quand ils sont menacés au quotidien par l’antisémitisme d’autres communautés ?
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Les Gilets Jaunes et les juifs
par Yves Mamou
Posté le 6 janvier 2019
Il y a chez les Français juifs – notamment ashkénazes mais pas seulement – une grande réticence vis à vis des Gilets Jaunes. Dans ce bouleversement de la République qui est en cours, ils voient un bouleversement des boucliers institutionnels, ces boucliers qui protègent les juifs (laïcité, citoyenneté, lutte contre l’antisémitisme…).
Certains me disent « Mon cher Yves Mamou,nce que vous n’avez pas compris c’est qu’à terme les hommes en jaune s’attaqueront à nous les juifs, c’est ce que vous ne voulez pas voir ! »
A tous ceux-là je dis: « continuez à défendre Macron qui importe chaque année un demi million de musulmans dont la grande majorité est antisémite sur le mode pratiquant, qui vote toutes les résolutions anti-israéliennes à l’Onu et à l’Unesco, qui finance les Palestiniens et veut sauver la mise des ayatollahs en Iran. A tous ceux-là, je dis : l’antisémitisme est déjà institutionnalisé, c’est maintenant, depuis longtemps et c’est un antisémitisme de l’élite.
J’ajouterais que pour l’instant, pour moi, les gilets jaunes sont les enfants de ces braves gens du peuple français qui ont sauvé les juifs, qui les ont hébergés, cachés pendant la guerre. Et si les Gilets Jaunes sont en lutte, ce n’est pas contre les juifs mais contre les descendants de ceux qui ont vendus les juifs aux nazis.
Et si l’antisémitisme surgit en jaune demain, il sera toujours temps d’aviser.
Est ce que c’est clair ?
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Ce qu'on peut compléter par :
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D’Anne Mansouret, via David Duquesne :
« Pour avoir très attentivement et très objectivement observé et analysé l’antisémitisme sur plus d’un demi-siècle, à Paris dans les milieux populaires et bourgeois (pendant 20 ans), en banlieue dans les « quartiers », en province dans les campagnes et les zones dites périphériques (où j’habite depuis 20 ans), je peux faire deux constats :
1/ Il n’y a pas d’antisémitisme aujourd’hui dans ce qu’il est convenu d’appeler les classes moyennes et moyennes inférieures, ni dans les catégories les plus modestes, où se trouve le cœur du mouvement des Gilets Jaunes...
Pour l’excellente raison qu’il n’y a pas de juifs dans leur environnement social et géographique. On perçoit encore quelques sous-entendus discrètement antisémites dans certaines catégories bourgeoises de province, mâtinées d’aristocratie « rurale ». Regrettable, bien sûr, mais pas vraiment préoccupant.
2/ L’antisionisme et l’antisémitisme sont extrêmement violents dans les « quartiers » même lorsqu’il n’y a pas le moindre embryon de communauté juive, comme c’est le cas à Évreux par exemple. Dans ces quartiers situés à la lisière des grandes villes (Bordeaux) et des villes moyennes du 92/93/95 la haine du « feuj » est viscérale. Elle émane des jeunes (d’origines principalement maghrébines) via la désinformation des fake news propagée par les médias, les réseaux sociaux et la rumeur islamique. La propagation de cette forme d’antisémitisme est récente ; elle n’a rien à voir avec l’antisémitisme du début du XXème siècle. Né à la fin des années 1990 et au début de notre siècle, au lendemain des conflits israélo-palestiniens au Moyen-Orient, cet antisémitisme a prospéré dans les quartiers depuis les attentats du 11 septembre et tout au long des années 2010.
Utiliser la recrudescence de l’antisémitisme à des fins politiciennes, manipuler cyniquement l’opinion publique en mettant de l’huile sur le feu pour aviver l’indignation dans les cénacles de l’intelligentsia médiatique parisienne qui a attrapé la jaunisse anti-ploucs...
C’est, à mes yeux, profondément INDIGNE. »
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Pour qui connaît la France et les Français (précaution réthorique que je prends, car, à lire certains commentateurs de l'actualité, j'ai l'impression qu'ils vivent sur la planète Mars), la question de la judéophobie en France en 2019 est limpide.
La vieille judéophobie française (parfois virulente mais jamais au point de donner du poids à un parti politique s'en réclamant) a été éradiquée par le choc du judéocide hitlérien (et peut-être aussi par l'insistance catholique sur nos frères juifs). Elle subsiste à l'état de traces (hélas renaissantes à force de laxisme et d'instrumentalisation) dans l'anticapitalisme.
A cela, vient s'ajouter une nouvelle judéophobie, celle des musulmans (sur ce sujet comme sur bien d'autres, la distinction entre musulmans et islamistes est spécieuse).
On voit bien là l'hypocrisie de la « lutte contre l'antisémitisme » officielle : elle est promue par ceux-là mêmes qui font s'installer en France, tous les ans, des centaines de milliers d'étrangers à la culture et la religion violemment judéophobes (comme le rappelait récemment GW Goldnadel, tous les meurtriers de juifs en France de la dernière décennie sont musulmans).
Quant aux Gilets jaunes, c'est là aussi très clair : ils n'ont pas la sociologie urbaine des judéophobes, que ceux-ci soient anticapitalistes ou musulmans. Les juifs ne sont tout simplement pas une préoccupation de la France des ronds-points.
Bref, la « lutte contre l'antisémitisme » officielle n'est qu'un prétexte pour réprimer les Gilets jaunes, ce qu'applaudissent bien fort les victimes de la Grande Trouille Bourgeoise.
Libellés :
l'imposture Macron,
Mamou,
règne du mensonge,
tyrannie rampante
mercredi, février 20, 2019
Instrumentalisation de la judéophobie : toujours plus loin vers la tyrannie.
C'est bien malheureux ce qui est arrivé à Alain Finkielkraut (1).
Mais l'émoi médiatico-politique, spectaculaire, mis en scène, autour de cette agression est ridicule : la judéophobie musulmane n'est pas, ou on ne devrait pas être, une surprise. Pour personne.
On détecte tout de suite l'instrumentalisation quand on voit qui s'émeut : des gens qui n'ont jamais été avares de complaisances coupables vis-à-vis de l'islamo-gauchisme, par essence judéophobe.

C'est bien gentil de s'occuper des djihadistes, c'est très chrétien en un sens perverti, mais cela ne témoigne pas d'une hostilité farouche d'En Marche pour l'islamisme (comme d'autres indices le laissent penser, le « comique » Bellatar, le député Aurélien Taché), c'est le moins qu'on puisse dire.
Et ce sont ces gens-là qui versent dans les démonstrations grandiloquentes d'émotion après l'agression de Finkielkraut ?
S'ils étaient sérieux, ils feraient moins de bruit et plus de travail de fond.
Bien entendu, la lutte contre l'antisémitisme n'est qu'un prétexte. Ces pervers n'en ont rien à foutre, des juifs.
Le premier but est de salir les Gilets jaunes. Cela pose une fois de plus la question des tactiques à adopter par les GJ pour éviter ce genre de piège.
Le deuxième, plus profond, est d'alimenter une psychose pour pousser les pions liberticides, et ça marche, hélas :

La plupart des gens, pourtant nés avec la télévision, ne prennent aucun recul par rapport aux emballements médiatiques, qui ne sont jamais innocents, jamais sans but ni programme.
Pourtant, nous ne sommes vraiment pas loin des 4 conditions de Volkoff permettant de détecter la désinformation :
1) Tout le monde dit la même chose. L'Huma et le Figaro sont d'accord. Dans le monde réel, avec toutes ses complexités, c'est impossible. Nous sommes donc en face de la désinformation.
2) Nous sommes informés jusqu'à saturation d'un certain coté du problème et pas du tout des autres.
3) Tous les bons sont d'un coté et les méchants de l'autre.
4) L'acquiescement de l'opinion débouche sur une psychose collective.
Sur le 2) par exemple, je n'ai lu dans aucun journal un article sur les sources de la judéophobie musulmane. Cela semble un phénomène naturel sorti de nulle part.
En tout cas, c'est une bien belle manipulation.
Alors, ne vous emballez pas. Défendez les juifs calmement, sans effets de manche, sans vous en servir comme prétexte pour exhiber votre belle âme, avec une grande persévérance car c'est un combat de longue haleine. Et servez avant tout la Justice.
Addendum :
Antisémitisme: le rassemblement de ceux qui n’ont rien fait contre.A l'initiative du PS, le défilé organisé à Paris a tout du bal des hypocrites.
Voilà ce qui arrive quand on touche à la laïcité.
*************
(1) : je regrette d'avoir pensé et écrit que, en tant que personnage médiatique (et non en tant que juif -la judéité est une catégorie d'explication qui m'indiffère), il pouvait avoir provoqué cet incident (je me rappelais le précédent de Nuit Debout - deux fois les mêmes circonstances, ça me paraissait trop gros pour être vrai), sa réaction ultérieure politiquement incorrecte prouve que j'avais tort : Finkielkraut a juste un grand talent pour se faire pincer les doigts dans la porte. (Ca a au moins l'avantage d'être révélateur)
Mais l'émoi médiatico-politique, spectaculaire, mis en scène, autour de cette agression est ridicule : la judéophobie musulmane n'est pas, ou on ne devrait pas être, une surprise. Pour personne.
On détecte tout de suite l'instrumentalisation quand on voit qui s'émeut : des gens qui n'ont jamais été avares de complaisances coupables vis-à-vis de l'islamo-gauchisme, par essence judéophobe.

C'est bien gentil de s'occuper des djihadistes, c'est très chrétien en un sens perverti, mais cela ne témoigne pas d'une hostilité farouche d'En Marche pour l'islamisme (comme d'autres indices le laissent penser, le « comique » Bellatar, le député Aurélien Taché), c'est le moins qu'on puisse dire.
Et ce sont ces gens-là qui versent dans les démonstrations grandiloquentes d'émotion après l'agression de Finkielkraut ?
S'ils étaient sérieux, ils feraient moins de bruit et plus de travail de fond.
Bien entendu, la lutte contre l'antisémitisme n'est qu'un prétexte. Ces pervers n'en ont rien à foutre, des juifs.
Le premier but est de salir les Gilets jaunes. Cela pose une fois de plus la question des tactiques à adopter par les GJ pour éviter ce genre de piège.
Le deuxième, plus profond, est d'alimenter une psychose pour pousser les pions liberticides, et ça marche, hélas :

La plupart des gens, pourtant nés avec la télévision, ne prennent aucun recul par rapport aux emballements médiatiques, qui ne sont jamais innocents, jamais sans but ni programme.
Pourtant, nous ne sommes vraiment pas loin des 4 conditions de Volkoff permettant de détecter la désinformation :
1) Tout le monde dit la même chose. L'Huma et le Figaro sont d'accord. Dans le monde réel, avec toutes ses complexités, c'est impossible. Nous sommes donc en face de la désinformation.
2) Nous sommes informés jusqu'à saturation d'un certain coté du problème et pas du tout des autres.
3) Tous les bons sont d'un coté et les méchants de l'autre.
4) L'acquiescement de l'opinion débouche sur une psychose collective.
Sur le 2) par exemple, je n'ai lu dans aucun journal un article sur les sources de la judéophobie musulmane. Cela semble un phénomène naturel sorti de nulle part.
En tout cas, c'est une bien belle manipulation.
Alors, ne vous emballez pas. Défendez les juifs calmement, sans effets de manche, sans vous en servir comme prétexte pour exhiber votre belle âme, avec une grande persévérance car c'est un combat de longue haleine. Et servez avant tout la Justice.
Addendum :
Antisémitisme: le rassemblement de ceux qui n’ont rien fait contre.A l'initiative du PS, le défilé organisé à Paris a tout du bal des hypocrites.
Voilà ce qui arrive quand on touche à la laïcité.
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(1) : je regrette d'avoir pensé et écrit que, en tant que personnage médiatique (et non en tant que juif -la judéité est une catégorie d'explication qui m'indiffère), il pouvait avoir provoqué cet incident (je me rappelais le précédent de Nuit Debout - deux fois les mêmes circonstances, ça me paraissait trop gros pour être vrai), sa réaction ultérieure politiquement incorrecte prouve que j'avais tort : Finkielkraut a juste un grand talent pour se faire pincer les doigts dans la porte. (Ca a au moins l'avantage d'être révélateur)
dimanche, février 17, 2019
Finkielkraut insulté (le pôv' chou) : la descente aux enfers des Gilets jaunes continue.
Emmanuel Macron dénonce les injures antisémites à l'encontre d'Alain Finkielkraut
Comme d'habitude, Finkielkraut fait son petit cinéma de pleurnicheuse victimaire, avec sa tête de chien battu. L'antisémitisme est bien assez dégueulasse comme ça, c'est minable de l'instrumentaliser.
Quand on écoute la video, on perçoit des propos qui ne font pas très France périphérique, plutôt France banlieue. Mais puisqu'on vous dit que cette anecdote condamne l'ensemble des Gilets jaunes ....
Depuis plusieurs semaines, je pense que les Gilets jaunes ont tort de continuer à manifester, qu'il faut qu'ils trouvent un autre mode d'action, car Macron a réussi à retourner la situation, désormais, plus les manifestations durent, plus ça l'aide à installer sa tyrannie.
Nous sommes au rouet.

Et la civilité légendaire de la police française :

Et pour rigoler :

Addendum : Alain Finkielkraut a eu une réaction très mesurée en ne portant pas plainte et en n'accusant pas les Gilets jaunes dans leur ensemble. On peut au moins lui rendre hommage pour cela.
Je ne suis toujours pas d'accord avec ses analyses, mais il est plus honnête que les locataires ordinaires du PAF.
Comme d'habitude, Finkielkraut fait son petit cinéma de pleurnicheuse victimaire, avec sa tête de chien battu. L'antisémitisme est bien assez dégueulasse comme ça, c'est minable de l'instrumentaliser.
Quand on écoute la video, on perçoit des propos qui ne font pas très France périphérique, plutôt France banlieue. Mais puisqu'on vous dit que cette anecdote condamne l'ensemble des Gilets jaunes ....
Depuis plusieurs semaines, je pense que les Gilets jaunes ont tort de continuer à manifester, qu'il faut qu'ils trouvent un autre mode d'action, car Macron a réussi à retourner la situation, désormais, plus les manifestations durent, plus ça l'aide à installer sa tyrannie.
Nous sommes au rouet.

Et la civilité légendaire de la police française :

Et pour rigoler :

Addendum : Alain Finkielkraut a eu une réaction très mesurée en ne portant pas plainte et en n'accusant pas les Gilets jaunes dans leur ensemble. On peut au moins lui rendre hommage pour cela.
Je ne suis toujours pas d'accord avec ses analyses, mais il est plus honnête que les locataires ordinaires du PAF.
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samedi, février 16, 2019
Abandonnés
Berthez est verbeux (1), mais il a raison :
EDITORIAL. LE GÉNOCIDE SOCIAL. LES INSURGÉS, LES MANIFESTANTS, LES CITOYENS SONT ORPHELINS, ILS SONT SEULS.
***************
Ce qui est recherché c’est le génocide symbolique de la partie de la population qui est non conforme.
Macron a dessiné un monde binaire, il a tracé une ligne : d’un côté les bien pensants de l’autre les barbares . Et il s’est mandaté avec ses sponsors et ses complices européens et européistes pour exterminer, mettre en déroute totale les populistes, les illibéraux. Macron fait une croisade. C’est une sorte d’illuminé. Macron ne l’oubliez pas s’est proclamé chef de guerre, on n’ y a pas assez porté attention quand il l’a fait car c’était à l’étranger, dans les pays dits de l’Est. C’est pour cela que les insurgés ne reçoivent aucune aide l’étranger sauf de l’Italie.
Le soutien des chaînes d’information russes est utile à Macron car il permet de dire que les Gilets sont manipulés par les ennemis de l’extérieur.
***************
Je suis très frappé de l'abandon des Gilets jaunes, et plus largement du peuple français dans sa partie qui veut rester française (les GJ en sont la manifestation). Pas un membre de la France d'en haut (à part, un peu, Houellebecq) pour parler pour eux. Les uns ont leur prolétariat de substitution, les immigrés ; les autres se foutent de tout ce qui n'est pas eux-mêmes.
Cela me dérange beaucoup. C'est inédit depuis la révolution : jusqu'à maintenant, il s'est toujours trouvé un Hugo, un Zola, un Mérimée, un Camus plus récemment, pour porter la misère, que ce soit celle des ouvriers ou des paysans, dans le débat public. Là, rien, personne.
Même les prétendus rebelles genre Finkielkraut leur tournent le dos.
Les seuls intellectuels qui parlent pour les Gilets jaunes, Michéa, Guilluy, sont ceux qui, précisément, ont refusé de faire partie de la France d'en haut. Ils ne peuvent donc être le relais des Gilets jaunes dans cette classe sociale.
Première conséquence : il est impossible aux Gilets jaunes d'être efficaces politiquement.
Gilets Jaunes. La véritable révolution reste à faire.
Deuxième conséquence : une dérive tyrannique d'autant plus aisée que personne en haut ne s'y oppose. C'est à vomir.
FRANCE : PSYOP EN COURS POUR TRANSFORMER LA CONTESTATION SOCIALE EN MOUVEMENT TERRORISTE
***************
C’est le retour des opposants politiques emprisonnés et de la dictature à la dure sous un mince vernis de légalité de façade.
***************
Avec un peu de manipulation basique :
Le Canard affirme que le gouvernement a empêché des policiers d’intervenir contre des casseurs afin de monter l’opinion.
Je vous en présente mes excuses par avance : j'ai le goût de la liberté. Je sais, c'est pas bien. Esclave obéissant comme tant d'autres, c'est mieux, ça dérange moins.
Mais je suis ainsi. Il ne me convient pas de vivre dans un pays où il faut s'auto-censurer, de peur de la censure tout court.
***************
Il s’est établi un système de liberté sur la vente des productions, qui s’étend même à celles de la presse ; et que, pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs.
***************
Il ne me convient pas non plus de vivre dans un pays où on réprime la moitié de la population (puisque c'est l'évaluation du nombre de ceux qui partagent les soucis des Gilets jaunes), même si je ne suis pas directement concerné (on ne fait pas de la politique que pour soi).
Or, il se trouve que ce pays n'est pas la Perse lointaine gouvernée par un satrape. C'est mon pays, la France, où je suis aussi légitime qu'un Macron ou qu'un Castaner.
***************
(1) : c'est une question d'habitude. J'ai des collègues pareils, très amoureux du son de leur propre voix, qui s'écoutent parler, qui emploient 4 ou 5 mots là où un seul irait. Ca n'est pas grave : vous hochez poliment la tête tout en faisant autre chose, cette satisfaction d'amour-propre leur suffit et vous échantillonnez : tous les 4 ou 5 phrases, vous vérifiez qu'ils disent bien ce que vous pensiez qu'ils allaient dire (quand on parle beaucoup, on se répète souvent. Moi aussi, je radote beaucoup).
EDITORIAL. LE GÉNOCIDE SOCIAL. LES INSURGÉS, LES MANIFESTANTS, LES CITOYENS SONT ORPHELINS, ILS SONT SEULS.
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Ce qui est recherché c’est le génocide symbolique de la partie de la population qui est non conforme.
Macron a dessiné un monde binaire, il a tracé une ligne : d’un côté les bien pensants de l’autre les barbares . Et il s’est mandaté avec ses sponsors et ses complices européens et européistes pour exterminer, mettre en déroute totale les populistes, les illibéraux. Macron fait une croisade. C’est une sorte d’illuminé. Macron ne l’oubliez pas s’est proclamé chef de guerre, on n’ y a pas assez porté attention quand il l’a fait car c’était à l’étranger, dans les pays dits de l’Est. C’est pour cela que les insurgés ne reçoivent aucune aide l’étranger sauf de l’Italie.
Le soutien des chaînes d’information russes est utile à Macron car il permet de dire que les Gilets sont manipulés par les ennemis de l’extérieur.
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Je suis très frappé de l'abandon des Gilets jaunes, et plus largement du peuple français dans sa partie qui veut rester française (les GJ en sont la manifestation). Pas un membre de la France d'en haut (à part, un peu, Houellebecq) pour parler pour eux. Les uns ont leur prolétariat de substitution, les immigrés ; les autres se foutent de tout ce qui n'est pas eux-mêmes.
Cela me dérange beaucoup. C'est inédit depuis la révolution : jusqu'à maintenant, il s'est toujours trouvé un Hugo, un Zola, un Mérimée, un Camus plus récemment, pour porter la misère, que ce soit celle des ouvriers ou des paysans, dans le débat public. Là, rien, personne.
Même les prétendus rebelles genre Finkielkraut leur tournent le dos.
Les seuls intellectuels qui parlent pour les Gilets jaunes, Michéa, Guilluy, sont ceux qui, précisément, ont refusé de faire partie de la France d'en haut. Ils ne peuvent donc être le relais des Gilets jaunes dans cette classe sociale.
Première conséquence : il est impossible aux Gilets jaunes d'être efficaces politiquement.
Gilets Jaunes. La véritable révolution reste à faire.
Deuxième conséquence : une dérive tyrannique d'autant plus aisée que personne en haut ne s'y oppose. C'est à vomir.
FRANCE : PSYOP EN COURS POUR TRANSFORMER LA CONTESTATION SOCIALE EN MOUVEMENT TERRORISTE
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C’est le retour des opposants politiques emprisonnés et de la dictature à la dure sous un mince vernis de légalité de façade.
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Avec un peu de manipulation basique :
Le Canard affirme que le gouvernement a empêché des policiers d’intervenir contre des casseurs afin de monter l’opinion.
Je vous en présente mes excuses par avance : j'ai le goût de la liberté. Je sais, c'est pas bien. Esclave obéissant comme tant d'autres, c'est mieux, ça dérange moins.
Mais je suis ainsi. Il ne me convient pas de vivre dans un pays où il faut s'auto-censurer, de peur de la censure tout court.
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Il s’est établi un système de liberté sur la vente des productions, qui s’étend même à celles de la presse ; et que, pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs.
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Il ne me convient pas non plus de vivre dans un pays où on réprime la moitié de la population (puisque c'est l'évaluation du nombre de ceux qui partagent les soucis des Gilets jaunes), même si je ne suis pas directement concerné (on ne fait pas de la politique que pour soi).
Or, il se trouve que ce pays n'est pas la Perse lointaine gouvernée par un satrape. C'est mon pays, la France, où je suis aussi légitime qu'un Macron ou qu'un Castaner.
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(1) : c'est une question d'habitude. J'ai des collègues pareils, très amoureux du son de leur propre voix, qui s'écoutent parler, qui emploient 4 ou 5 mots là où un seul irait. Ca n'est pas grave : vous hochez poliment la tête tout en faisant autre chose, cette satisfaction d'amour-propre leur suffit et vous échantillonnez : tous les 4 ou 5 phrases, vous vérifiez qu'ils disent bien ce que vous pensiez qu'ils allaient dire (quand on parle beaucoup, on se répète souvent. Moi aussi, je radote beaucoup).
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Gilets jaunes,
Macron Trahison !,
tyrannie rampante
Le mystère des Résistants de juin
On connait bien les « Résistants de septembre », les arrivistes qui se sont déclarés Résistants en septembre 1944.
Plus intéressant : les Résistants de juin. 1940, évidemment.
Dans L'appel du 18 juin 1940, François Delpla dresse une liste désespérante de tous ces Français de Londres qui rejoignent New-York en juin 1940.
Il y a des traitres patentés, comme Jean Monnet (« un petit financier au service des Américains », disait De Gaulle, jugement sévère confirmé par les archives). Ceux-là sont finalement les plus faciles à comprendre. Il y a toujours eu des Iago, des tordus, des vicieux. Des sociopathes, comme on dit de nos jours. On peut citer un Alexis Léger (Saint-John Perse en poésie, l'homme qui a produit de faux documents pour son édition dans la Pléiade).
Il y a aussi les imbéciles, style Saint Exupéry. J'ai beaucoup de respect pour l'homme et pour l'écrivain, mais ses analyses politiques ne sont pas éblouissantes (litote). Un homme qui avait beaucoup de courage physique mais pas un tempérament de guerrier. C'était un doux, et donc un inapte politique.
Bon, les traitres et les imbéciles, c'est facile.
Mais que dire des Geneviève Tabouis, Henri Guéraud, Henri de Kérillis (1) ? Ni vicieux, ni bêtes, anti-nazis précoces, il se sont carapatés à New-York.
Bien sûr, il y a l'explication sociologique : ce sont des établis, des importants, ils ont quelque chose à perdre : réputation, position sociale et patrimoine.
Mais je crois que l'essentiel est une question de caractère : ils n'avaient pas le tempérament aventurier, don-quichottesque (raison pas contradictoire avec l'explication sociologique). Peut-être aussi se prenaient-ils trop au sérieux ? Quand je lis les Mémoires d'un agent secret de la France libre de Rémy, je suis frappé par l'humour qui court tout du long.
Et ils n'avaient peut-être pas non plus l'esprit de sacrifice.
Peut-être aussi ont-ils manqué de jugeote sur De Gaulle : beaucoup l'ont pris pour un apprenti dictateur, avec, comme Albert Lebrun, un attachement excessif, ridicule en de telles circonstances, au respect des formes (ce qui est, bien sûr, de la pusillanimité sophistiquée, autrement dit, une incapacité à s'élever à la hauteur des circonstances).
Je ne sais.
Pour suivre De Gaulle, il fallait les trois courages : physique, intellectuel, moral. Il y eut peu d'élus.
Bien sûr, il est plus facile pour les jeunes, les Messmer, les Lefranc, les Poype, de partir à l'aventure. Mais, en 1940, Rémy avait 36 ans et 4 enfants, Marc Bloch 54 ans.
Si la question des motivations des premiers Résistants m'intéresse, c'est qu'il est à nouveau dangereux d'avoir des idées patriotiques de résistance à l'Europe allemande et de défense de la liberté nationale (Amazon met à la porte des salariés pro-Gilets jaunes).
ALAIN JUPPÉ AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL : UNE GRANDE EXPÉRIENCE DU DROIT PÉNAL …
**********
Conclusion
L’arrivée d’un politicien incompétent et au lourd passé judiciaire au Conseil Constitutionnel est un scandale de plus pour ce pouvoir. Qui témoigne répétons-le d’une totale absence de principe et d’une volonté d’instrumentaliser notre cour suprême. Et cette mesure est soutenue voire applaudie, par tous ceux qui avaient fait des gorges chaudes contre la nomination à la cour suprême des États-Unis par Donald Trump d’un magistrat respecté, à qui on reprochait sans preuve des paroles soi-disant inconvenantes prononcées 50 ans plus tôt, à l’âge de 17 ans dans une surprise-partie.
Ces gens-là sont prêts à tout.
**********
Bien sûr, je me suis assez moqué des Résistants-avec-70-ans-de-retard pour ne pas jouer le même sketch (d'ailleurs, où sont-ils passés, quand il y a des coups à prendre ?), mais nous dérivons tout de même vers une authentique tyrannie. Certes « le silence des algorithmes a remplacé le bruit des bottes », mais cela ne change rien au fond de l'affaire.
Il est instructif de méditer les précédents. Le Résistant est isolé, car la Résistance n'est pas un sport de masse (jusqu'à ce que la victoire se dessine), mais rarement seul : la solidarité des rares qui s'embarquent dans l'aventure n'est pas un vain mot.
**********
(1) : Kérillis est un cas intéressant. Ancien combattant, intelligent, ayant compris très tôt qu'Hitler n'était pas un imbécile. Gaulliste au début puis s'éloignant assez vite, il tourne anti-gaulliste farouche en 1943 (il est évidemment giraudiste) quand il s'aperçoit que le projet de De Gaulle est politique et pas seulement militaire. Il finit par mettre la mort de son fils, tué par la milice, sur le dos de De Gaulle, personnellement, ce qui montre à quel point il a quitté le domaine du rationnel.
Plus intéressant : les Résistants de juin. 1940, évidemment.
Dans L'appel du 18 juin 1940, François Delpla dresse une liste désespérante de tous ces Français de Londres qui rejoignent New-York en juin 1940.
Il y a des traitres patentés, comme Jean Monnet (« un petit financier au service des Américains », disait De Gaulle, jugement sévère confirmé par les archives). Ceux-là sont finalement les plus faciles à comprendre. Il y a toujours eu des Iago, des tordus, des vicieux. Des sociopathes, comme on dit de nos jours. On peut citer un Alexis Léger (Saint-John Perse en poésie, l'homme qui a produit de faux documents pour son édition dans la Pléiade).
Il y a aussi les imbéciles, style Saint Exupéry. J'ai beaucoup de respect pour l'homme et pour l'écrivain, mais ses analyses politiques ne sont pas éblouissantes (litote). Un homme qui avait beaucoup de courage physique mais pas un tempérament de guerrier. C'était un doux, et donc un inapte politique.
Bon, les traitres et les imbéciles, c'est facile.
Mais que dire des Geneviève Tabouis, Henri Guéraud, Henri de Kérillis (1) ? Ni vicieux, ni bêtes, anti-nazis précoces, il se sont carapatés à New-York.
Bien sûr, il y a l'explication sociologique : ce sont des établis, des importants, ils ont quelque chose à perdre : réputation, position sociale et patrimoine.
Mais je crois que l'essentiel est une question de caractère : ils n'avaient pas le tempérament aventurier, don-quichottesque (raison pas contradictoire avec l'explication sociologique). Peut-être aussi se prenaient-ils trop au sérieux ? Quand je lis les Mémoires d'un agent secret de la France libre de Rémy, je suis frappé par l'humour qui court tout du long.
Et ils n'avaient peut-être pas non plus l'esprit de sacrifice.
Peut-être aussi ont-ils manqué de jugeote sur De Gaulle : beaucoup l'ont pris pour un apprenti dictateur, avec, comme Albert Lebrun, un attachement excessif, ridicule en de telles circonstances, au respect des formes (ce qui est, bien sûr, de la pusillanimité sophistiquée, autrement dit, une incapacité à s'élever à la hauteur des circonstances).
Je ne sais.
Pour suivre De Gaulle, il fallait les trois courages : physique, intellectuel, moral. Il y eut peu d'élus.
Bien sûr, il est plus facile pour les jeunes, les Messmer, les Lefranc, les Poype, de partir à l'aventure. Mais, en 1940, Rémy avait 36 ans et 4 enfants, Marc Bloch 54 ans.
Si la question des motivations des premiers Résistants m'intéresse, c'est qu'il est à nouveau dangereux d'avoir des idées patriotiques de résistance à l'Europe allemande et de défense de la liberté nationale (Amazon met à la porte des salariés pro-Gilets jaunes).
ALAIN JUPPÉ AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL : UNE GRANDE EXPÉRIENCE DU DROIT PÉNAL …
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Conclusion
L’arrivée d’un politicien incompétent et au lourd passé judiciaire au Conseil Constitutionnel est un scandale de plus pour ce pouvoir. Qui témoigne répétons-le d’une totale absence de principe et d’une volonté d’instrumentaliser notre cour suprême. Et cette mesure est soutenue voire applaudie, par tous ceux qui avaient fait des gorges chaudes contre la nomination à la cour suprême des États-Unis par Donald Trump d’un magistrat respecté, à qui on reprochait sans preuve des paroles soi-disant inconvenantes prononcées 50 ans plus tôt, à l’âge de 17 ans dans une surprise-partie.
Ces gens-là sont prêts à tout.
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Bien sûr, je me suis assez moqué des Résistants-avec-70-ans-de-retard pour ne pas jouer le même sketch (d'ailleurs, où sont-ils passés, quand il y a des coups à prendre ?), mais nous dérivons tout de même vers une authentique tyrannie. Certes « le silence des algorithmes a remplacé le bruit des bottes », mais cela ne change rien au fond de l'affaire.
Il est instructif de méditer les précédents. Le Résistant est isolé, car la Résistance n'est pas un sport de masse (jusqu'à ce que la victoire se dessine), mais rarement seul : la solidarité des rares qui s'embarquent dans l'aventure n'est pas un vain mot.
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(1) : Kérillis est un cas intéressant. Ancien combattant, intelligent, ayant compris très tôt qu'Hitler n'était pas un imbécile. Gaulliste au début puis s'éloignant assez vite, il tourne anti-gaulliste farouche en 1943 (il est évidemment giraudiste) quand il s'aperçoit que le projet de De Gaulle est politique et pas seulement militaire. Il finit par mettre la mort de son fils, tué par la milice, sur le dos de De Gaulle, personnellement, ce qui montre à quel point il a quitté le domaine du rationnel.
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mercredi, février 13, 2019
Un gouvernement au mépris de la justice
Condamnations de Gilets jaunes : la curieuse approche quantitative de la justice mise en avant par Édouard Philippe
***********
Atlantico : ce mardi 12 février, le premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré devant l'Assemblée nationale : "Depuis le début de ces événements, 1796 condamnations ont été prononcées par la justice et 1422 personnes sont encore en attente de jugement" (...) "plus de 1300 comparutions immédiates ont été organisées et 316 personnes ont été placées sous mandat de dépôt". Comment comprendre de tels chiffres, faut-il y voir une excessive sévérité, ou traitement "juste" de la situation eu égard aux événements ?
Régis de Castelnau : Ces chiffres sont proprement ahurissants. Il s’agit donc, et c’est assumé comme tel, d’une répression de masse. C’est-à-dire qu’on a mobilisé l’appareil judiciaire depuis trois mois pour faire ce qui ne peut plus s’apparenter à une justice normale, mais à une justice d’exception, à une justice de masse.
[…]
Le président de la république a fait le choix, non pas du maintien de l’ordre mais celui d’une répression brutale du mouvement des gilets jaunes. Que la justice souvent parquet et juges du siège ensemble ait accepté d’exécuter les ordres de l’Élysée et de la place Vendôme est une régression qui nous renvoie des dizaines d’années en arrière. Désormais lorsque les syndicats de magistrats nous parleront d’indépendance et d’impartialité ils se feront rire au nez. Surtout que dans le même temps, et l’affaire Benalla est là pour le démontrer, la même justice est d’une complaisance surprenante avec les délinquants qui entourent le chef de l’État.
***********
Au fond, cette affaire de Gilets jaunes est un problème de justice : justice sociale, justice économique, justice politique, justice juridique.
Comme l'ont compris mes fidèles lecteurs, je vis dans un milieu où on a beaucoup plus le sens de ses intérêts que celui de la justice. A 90 %, les réactions aux Gilets jaunes ont été (suivant le mot de Chantal Delsol, qu'on ne peut accuser d'être une dangereuse révolutionnaire) répugnantes.
Je l'ai expliqué ailleurs : ce sont des gens d'en haut (ou qui croient, les naïfs, être en haut) totalement étrangers à l'idée qu'ils ont des devoirs vis-à-vis de ceux d'en bas et chacune de leur saloperie contre les GJ se retourne contre eux, en marquant un devoir auquel ils ont manqué (exemple : « Ils font des fautes d'orthographe » certes, mais qui a détruit ou laissé détruire l'école ? Qui s'est contenté de sauver ses enfants en se foutant des enfants de pauvres ?). Bref, quand on est en haut, on est responsable, donc on évite de critiquer ceux d'en bas.
Mais, à l'inverse, quelques réactions m'ont étonné en bien. De lointains ricochets du « c'est pas juste » enfantin.
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Atlantico : ce mardi 12 février, le premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré devant l'Assemblée nationale : "Depuis le début de ces événements, 1796 condamnations ont été prononcées par la justice et 1422 personnes sont encore en attente de jugement" (...) "plus de 1300 comparutions immédiates ont été organisées et 316 personnes ont été placées sous mandat de dépôt". Comment comprendre de tels chiffres, faut-il y voir une excessive sévérité, ou traitement "juste" de la situation eu égard aux événements ?
Régis de Castelnau : Ces chiffres sont proprement ahurissants. Il s’agit donc, et c’est assumé comme tel, d’une répression de masse. C’est-à-dire qu’on a mobilisé l’appareil judiciaire depuis trois mois pour faire ce qui ne peut plus s’apparenter à une justice normale, mais à une justice d’exception, à une justice de masse.
[…]
Le président de la république a fait le choix, non pas du maintien de l’ordre mais celui d’une répression brutale du mouvement des gilets jaunes. Que la justice souvent parquet et juges du siège ensemble ait accepté d’exécuter les ordres de l’Élysée et de la place Vendôme est une régression qui nous renvoie des dizaines d’années en arrière. Désormais lorsque les syndicats de magistrats nous parleront d’indépendance et d’impartialité ils se feront rire au nez. Surtout que dans le même temps, et l’affaire Benalla est là pour le démontrer, la même justice est d’une complaisance surprenante avec les délinquants qui entourent le chef de l’État.
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Au fond, cette affaire de Gilets jaunes est un problème de justice : justice sociale, justice économique, justice politique, justice juridique.
Comme l'ont compris mes fidèles lecteurs, je vis dans un milieu où on a beaucoup plus le sens de ses intérêts que celui de la justice. A 90 %, les réactions aux Gilets jaunes ont été (suivant le mot de Chantal Delsol, qu'on ne peut accuser d'être une dangereuse révolutionnaire) répugnantes.
Je l'ai expliqué ailleurs : ce sont des gens d'en haut (ou qui croient, les naïfs, être en haut) totalement étrangers à l'idée qu'ils ont des devoirs vis-à-vis de ceux d'en bas et chacune de leur saloperie contre les GJ se retourne contre eux, en marquant un devoir auquel ils ont manqué (exemple : « Ils font des fautes d'orthographe » certes, mais qui a détruit ou laissé détruire l'école ? Qui s'est contenté de sauver ses enfants en se foutant des enfants de pauvres ?). Bref, quand on est en haut, on est responsable, donc on évite de critiquer ceux d'en bas.
Mais, à l'inverse, quelques réactions m'ont étonné en bien. De lointains ricochets du « c'est pas juste » enfantin.
mardi, février 12, 2019
Les 15 %
Commençons par une note optimiste : bien que je trouve que le mouvement Gilets jaunes prend un tour gauchiste qui me déplait (mais c’est plus médiatique que profond), je partage, avec PY Rougeyron et beaucoup d’autres, une admiration certaine pour la jugeote politique des Gilets jaunes (rond-point et gilet jaune, c’était génial. Refuser le débat faussé, c’est fondamental. Le slogan « On veut pas discuter, on veut décider » me plaît bien, car c'est le problème : en 2005, les Français ont décidé un truc et les politocards ont fait le contraire, c'est à proprement parler un coup d'Etat, car, en France, contrairement à la Grande-Bretagne, le référendum a force de loi).
Rappelons les données numériques du problème : les 0,01 % de l'hyper-classe mondiale (les vrais gagnants de la mondialisation) utilisent les 15 % de mondialistes d’en dessous (qui croient aussi être des gagnants de la mondialisation mais ne le sont pas vraiment, bref des cons). les vrais maitres ne seraient rien sans leurs zélés serviteurs (mes petits copains, mon entourage, je les connais bien) pour tenir les 80 % qui restent (c’est volontairement que mon total ne fait pas 100 % 😀 ).
L’enjeu est simple : convertir les 15 % au nationalisme ou leur faire lâcher prise.
Eric Zemmour a écrit un article pour expliquer que les catholiques français étaient placés devant un choix : leur pays ou leurs intérêts de classe. Je n’ai aucun doute (je ne suis pas sûr qu'Eric Zemmour en ait beaucoup plus) : ils choisiront la seconde option, bien sûr camouflée sous une fausse générosité sans-frontiériste et, comme d'habitude, le pacifisme « raisonnable » : « ne pas heurter », « ne pas choquer », « être dans l'écoute ». Bref, des faux-culs de compétition : intérêts égoïstes maquillés sous coeur d'or. Ils sont gravement décadents. Le temps n’est plus des catholiques qui comprennent les enjeux politiques de leur siècle, comme on en a eu dans notre histoire.
Plus largement, je n’ai guère de souvenirs de la bourgeoisie française ayant préféré son pays à ses intérêts. Peut-être les officiers morts en grand nombre de la première guerre mondiale. Les exemples de 2019 que je connais ne me laissent aucun doute : ça ne vole pas haut, la noblesse ne passera pas par eux. « Fine fleur de chevalerie, coeur d'argent fin », ce n'est pas leur genre.
C’est donc simple : l’issue pacifique étant bouchée, il faut faire lâcher prise aux 15 % par la violence. J’espère que cette violence restera symbolique mais je n’en suis pas sûr. Emmanuel Macron joue l’escalade de la violence physique (le flashball) et symbolique (le faux débat qui ne change rien). Il serait dans l’ordre des choses que Macron et sa bourgeoisie se prennent en retour une violence physique, à côté de laquelle le guillotinage de Jupiter en plastique sur les ronds-points et le cognage d’un CRS par un boxeur paraitront gentillets.
Depuis début décembre 2018, je dis que nos bourgeois incultes et décadents n’ont pas idée des forces qu’ils sont en train de libérer par leur obstination dans l’égoïsme.
Qui sème le vent …
Rappelons les données numériques du problème : les 0,01 % de l'hyper-classe mondiale (les vrais gagnants de la mondialisation) utilisent les 15 % de mondialistes d’en dessous (qui croient aussi être des gagnants de la mondialisation mais ne le sont pas vraiment, bref des cons). les vrais maitres ne seraient rien sans leurs zélés serviteurs (mes petits copains, mon entourage, je les connais bien) pour tenir les 80 % qui restent (c’est volontairement que mon total ne fait pas 100 % 😀 ).
L’enjeu est simple : convertir les 15 % au nationalisme ou leur faire lâcher prise.
Eric Zemmour a écrit un article pour expliquer que les catholiques français étaient placés devant un choix : leur pays ou leurs intérêts de classe. Je n’ai aucun doute (je ne suis pas sûr qu'Eric Zemmour en ait beaucoup plus) : ils choisiront la seconde option, bien sûr camouflée sous une fausse générosité sans-frontiériste et, comme d'habitude, le pacifisme « raisonnable » : « ne pas heurter », « ne pas choquer », « être dans l'écoute ». Bref, des faux-culs de compétition : intérêts égoïstes maquillés sous coeur d'or. Ils sont gravement décadents. Le temps n’est plus des catholiques qui comprennent les enjeux politiques de leur siècle, comme on en a eu dans notre histoire.
Plus largement, je n’ai guère de souvenirs de la bourgeoisie française ayant préféré son pays à ses intérêts. Peut-être les officiers morts en grand nombre de la première guerre mondiale. Les exemples de 2019 que je connais ne me laissent aucun doute : ça ne vole pas haut, la noblesse ne passera pas par eux. « Fine fleur de chevalerie, coeur d'argent fin », ce n'est pas leur genre.
C’est donc simple : l’issue pacifique étant bouchée, il faut faire lâcher prise aux 15 % par la violence. J’espère que cette violence restera symbolique mais je n’en suis pas sûr. Emmanuel Macron joue l’escalade de la violence physique (le flashball) et symbolique (le faux débat qui ne change rien). Il serait dans l’ordre des choses que Macron et sa bourgeoisie se prennent en retour une violence physique, à côté de laquelle le guillotinage de Jupiter en plastique sur les ronds-points et le cognage d’un CRS par un boxeur paraitront gentillets.
Depuis début décembre 2018, je dis que nos bourgeois incultes et décadents n’ont pas idée des forces qu’ils sont en train de libérer par leur obstination dans l’égoïsme.
Qui sème le vent …
La violence « gratuite » des policiers : une inquiétante dérive milicienne
Rappelons une vérité élémentaire (que beaucoup autour de moi semblent avoir oubliée) : la mission théorique de la police n’est pas de défendre un pouvoir, une classe sociale ou une politique.
Dis encore plus précisément : la mission de la police n’est pas de défendre la bourgeoisie contre le peuple (je connais beaucoup de bourgeois que les blessures des Gilets jaunes font bander). Les textes légaux et réglementaires le rappellent sans ambiguïté. Par exemple, un policier doit porter secours à un manifestant blessé. Ces dernières semaines, des policiers blessant des manifestants, on en a vu une fouletitude ; des policiers portant secours, c’est beaucoup plus rare.
La police manque à ses devoirs. Et très gravement.
Et comme, par hasard, la BAC a beaucoup plus tiré au flashball, cet arme qui éborgne, que les unités spécialisées dans le maintien de l’ordre dans la proportion de 3 pour 1 (statistiques officielles).
Quand on connait la composition ethnique des BAC, la conclusion est facile à tirer.
Par exemple, dans cette courte video de violence on ne peut plus gratuite (je rappelle qu’il n’est pas interdit de filmer un policier, même si ça l’emmerde), l’accent du policier est sans ambiguïté (le contraste entre l’accent zyva du policier et celui très versaillais d’une des passantes est même assez comique) :
Zemmour : « les forces de l’ordre se vengent de leurs frustrations banlieusardes sur les Gilets jaunes »
Bon, OK, l’affaire est entendue : les policiers issus de notre riante diversité se font des blancs. Comme le dit PY Rougeyron, la BAC s’est hybridée avec la racaille (comme le gouvernement d'en haut : Mimi Marchand, Benalla, ... C'est le signe des systèmes tyranniques), parce qu’il n’y a que les violents qui vont dans la BAC, les autres policiers font tout ce qu’ils peuvent pour éviter ces unités.
Et on retombe sur le problème politique : comment se fait-il que le pouvoir politique emploie contre les Gilets jaunes ces unités franchement dangereuses dans ce contexte ? Le problème est bien politique : on emploie plus de violence contre des Français honnêtes (GJ arrêtés : casiers vierges) que contre des racailles homologuées (il y a aussi une part de lâcheté : quand Mouloud perd un oeil, ses copains n'ont pas la même réaction que quand c'est Jérôme).
J’entends de cruels crétins contents qu’on tape sur les Gilets jaunes. Je connais aussi des gens qui ont bien compris ce que signifie que des Gilets jaunes prennent plus lourd pour des manifestations interdites que des violeurs.
Pourquoi tout ça ? C’est simple : parce qu’à l’inverse de ce que j’écris au début de ce billet sur la police théorique, la police de 2019 est devenue une police politique : elle défend un pouvoir, une certaine ligne politique, et non l’ordre du pays (pour être juste, cette dérive a commencé sous Nicolas Sarkozy. Patrick Buisson s'en vante dans La cause du peuple). C’est ce qu’on appelle couramment une milice.
J’espère que Macron et Castaner auront à en répondre en Haute Cour.
Dis encore plus précisément : la mission de la police n’est pas de défendre la bourgeoisie contre le peuple (je connais beaucoup de bourgeois que les blessures des Gilets jaunes font bander). Les textes légaux et réglementaires le rappellent sans ambiguïté. Par exemple, un policier doit porter secours à un manifestant blessé. Ces dernières semaines, des policiers blessant des manifestants, on en a vu une fouletitude ; des policiers portant secours, c’est beaucoup plus rare.
La police manque à ses devoirs. Et très gravement.
Et comme, par hasard, la BAC a beaucoup plus tiré au flashball, cet arme qui éborgne, que les unités spécialisées dans le maintien de l’ordre dans la proportion de 3 pour 1 (statistiques officielles).
Quand on connait la composition ethnique des BAC, la conclusion est facile à tirer.
Par exemple, dans cette courte video de violence on ne peut plus gratuite (je rappelle qu’il n’est pas interdit de filmer un policier, même si ça l’emmerde), l’accent du policier est sans ambiguïté (le contraste entre l’accent zyva du policier et celui très versaillais d’une des passantes est même assez comique) :
— Soeur Foune (@SoeurFoune) February 10, 2019
Zemmour : « les forces de l’ordre se vengent de leurs frustrations banlieusardes sur les Gilets jaunes »
Bon, OK, l’affaire est entendue : les policiers issus de notre riante diversité se font des blancs. Comme le dit PY Rougeyron, la BAC s’est hybridée avec la racaille (comme le gouvernement d'en haut : Mimi Marchand, Benalla, ... C'est le signe des systèmes tyranniques), parce qu’il n’y a que les violents qui vont dans la BAC, les autres policiers font tout ce qu’ils peuvent pour éviter ces unités.
Et on retombe sur le problème politique : comment se fait-il que le pouvoir politique emploie contre les Gilets jaunes ces unités franchement dangereuses dans ce contexte ? Le problème est bien politique : on emploie plus de violence contre des Français honnêtes (GJ arrêtés : casiers vierges) que contre des racailles homologuées (il y a aussi une part de lâcheté : quand Mouloud perd un oeil, ses copains n'ont pas la même réaction que quand c'est Jérôme).
J’entends de cruels crétins contents qu’on tape sur les Gilets jaunes. Je connais aussi des gens qui ont bien compris ce que signifie que des Gilets jaunes prennent plus lourd pour des manifestations interdites que des violeurs.
Pourquoi tout ça ? C’est simple : parce qu’à l’inverse de ce que j’écris au début de ce billet sur la police théorique, la police de 2019 est devenue une police politique : elle défend un pouvoir, une certaine ligne politique, et non l’ordre du pays (pour être juste, cette dérive a commencé sous Nicolas Sarkozy. Patrick Buisson s'en vante dans La cause du peuple). C’est ce qu’on appelle couramment une milice.
J’espère que Macron et Castaner auront à en répondre en Haute Cour.
Libellés :
tyrannie rampante,
violences policières
dimanche, janvier 13, 2019
Le sparadrap de Macron
Gilets jaunes : éclats de grenades, brûlures, membres arrachés… retour sur 82 blessures graves
GILETS JAUNES : LA JUSTICE EST LÀ POUR RENDRE LA JUSTICE. PAS POUR RÉTABLIR L’ORDRE Nous sommes dans une pure lutte de pouvoir et Macron évite la seule solution légitime pour la trancher : le retour devant le peuple (référendum, démission ou dissolution, tournant style 1983 à l'envers). Il est beau, le nouveau monde. Dans l'ancien monde, cette politique portait un nom : la tyrannie.
Je pense que la répression politique actuelle aura la peau de Macron, je ne vois pas un tyran se maintenir longtemps. Sa victoire me paraît très momentanée.
Il va y avoir des procès, des appels, des cagnottes et des pétitions, des cas vont remonter jusqu’à la CEDH et la France va être condamnée. Le feuilleton va traîner des mois, des années, ça va poursuivre Macron comme le sparadrap du capitaine Haddock. Cela va complètement le pourrir.
Objection (et motif d'inquiétude) : la Grèce. Après leur révolte infructueuse, les Grecs sont complètement désespérés et anesthésiés.
Ca, c'est plus marrant :
que ça :
GILETS JAUNES : LA JUSTICE EST LÀ POUR RENDRE LA JUSTICE. PAS POUR RÉTABLIR L’ORDRE Nous sommes dans une pure lutte de pouvoir et Macron évite la seule solution légitime pour la trancher : le retour devant le peuple (référendum, démission ou dissolution, tournant style 1983 à l'envers). Il est beau, le nouveau monde. Dans l'ancien monde, cette politique portait un nom : la tyrannie.
Je pense que la répression politique actuelle aura la peau de Macron, je ne vois pas un tyran se maintenir longtemps. Sa victoire me paraît très momentanée.
Il va y avoir des procès, des appels, des cagnottes et des pétitions, des cas vont remonter jusqu’à la CEDH et la France va être condamnée. Le feuilleton va traîner des mois, des années, ça va poursuivre Macron comme le sparadrap du capitaine Haddock. Cela va complètement le pourrir.
Objection (et motif d'inquiétude) : la Grèce. Après leur révolte infructueuse, les Grecs sont complètement désespérés et anesthésiés.
Ca, c'est plus marrant :
que ça :
samedi, janvier 12, 2019
L'impasse Macron vue par Jacques Sapir (et par moi)
Emmanuel Macron et le risque du Chaos
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Le problème aujourd’hui posé au gouvernement est donc de faire retomber la violence et de canaliser la colère. Il n’en prend pas le chemin avec ses provocations. Mais, que peut-il faire? La première des actions serait de reconnaître la légitimité des revendications des Gilets Jaunes. On voit bien ici poindre les problèmes politiques.
Pour les revendications politiques, comme l’établissement du scrutin à la proportionnelle et le référendum d’initiative citoyenne, ces innovations menacent de désarticuler le cadre qui assure à une petite minorité de pouvoir gouverner même face à des oppositions populaires majoritaires. On comprend alors pourquoi Emmanuel Macron voudrait vider ces innovations de leur contenu réellement démocratique en les cantonnant dans des domaines qui leur enlèveraient tout sens.
Quant aux revendications de justice fiscale, elles ne peuvent être satisfaites tant que la liberté des capitaux sera élevée au rang de principe. Car, c’est cette liberté de capitaux qui permet aux grandes fortunes et aux entreprises largement bénéficiaires de pouvoir jouer avec la loi. Or, les atteintes à la liberté des capitaux sont prohibées par l’Union européenne.
Sur le pouvoir d’achat, les mesures ici se heurtent à la trop fameuse « compétitivité internationale » de la France qui joue ici le rôle d’une règle de fer dans un pays qui ne peut plus déprécier sa monnaie. Car, il faut s’en souvenir, ce qui contraint toute politique de partage des richesses créées par le travail, c’est en réalité la monnaie unique, c’est l’Euro.
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Cette analyse est juste sur l'impossibilité du gouvernement Macron de satisfaire les Gilets sans un changement révolutionnaire (très peu probable) de politique. J'ajoute : Alerte Rouge : après la Chine, Donald Trump entend s’attaquer à l’Europe et voilàpourquoi la France serait bien inspirée de réagir au plus vite.
En revanche, Jacques Sapir se trompe radicalement, par incohérence, quand il écrit que « le problème aujourd’hui posé au gouvernement est donc de faire retomber la violence et de canaliser la colère ». Il est très naïf.
Non. E. Macron est plus conséquent. Il ne veut pas faire retomber la violence car il sait que le seul moyen d'y parvenir est de renier sa politique, de se renier lui-même (comme l'explique Sapir), ce qu'il ne veut pas.
Il est clair (à mes yeux, en tout cas) qu'il cherche au contraire à exacerber la violence pour y trouver un prétexte à réprimer les Gilets jaunes sans changer de politique. On appelle cela la politique du pire. Ce n'est pas la première fois dans l'histoire qu'elle est pratiquée et il arrive qu'elle fonctionne (au moins pour un temps), au profit du tyran et pour le plus grand malheur du peuple. Du point de vue d'Emmanuel Macron, c'est le bon choix, tout simplement parce que c'est le seul possible, tous les autres impliquant un mea culpa gigantesque.
Les déclarations que beaucoup prennent pour des maladresses sont en réalité des provocations délibérées.
N'ayons pas peur des mots, puisqu'il y a déjà eu des morts : cette politique est un crime de haute trahison et j'espère qu'Emmanuel Macron sera un jour puni comme il le mérite. Le crime étant politique, le procès devra être politique.
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Le problème aujourd’hui posé au gouvernement est donc de faire retomber la violence et de canaliser la colère. Il n’en prend pas le chemin avec ses provocations. Mais, que peut-il faire? La première des actions serait de reconnaître la légitimité des revendications des Gilets Jaunes. On voit bien ici poindre les problèmes politiques.
Pour les revendications politiques, comme l’établissement du scrutin à la proportionnelle et le référendum d’initiative citoyenne, ces innovations menacent de désarticuler le cadre qui assure à une petite minorité de pouvoir gouverner même face à des oppositions populaires majoritaires. On comprend alors pourquoi Emmanuel Macron voudrait vider ces innovations de leur contenu réellement démocratique en les cantonnant dans des domaines qui leur enlèveraient tout sens.
Quant aux revendications de justice fiscale, elles ne peuvent être satisfaites tant que la liberté des capitaux sera élevée au rang de principe. Car, c’est cette liberté de capitaux qui permet aux grandes fortunes et aux entreprises largement bénéficiaires de pouvoir jouer avec la loi. Or, les atteintes à la liberté des capitaux sont prohibées par l’Union européenne.
Sur le pouvoir d’achat, les mesures ici se heurtent à la trop fameuse « compétitivité internationale » de la France qui joue ici le rôle d’une règle de fer dans un pays qui ne peut plus déprécier sa monnaie. Car, il faut s’en souvenir, ce qui contraint toute politique de partage des richesses créées par le travail, c’est en réalité la monnaie unique, c’est l’Euro.
************
Cette analyse est juste sur l'impossibilité du gouvernement Macron de satisfaire les Gilets sans un changement révolutionnaire (très peu probable) de politique. J'ajoute : Alerte Rouge : après la Chine, Donald Trump entend s’attaquer à l’Europe et voilàpourquoi la France serait bien inspirée de réagir au plus vite.
En revanche, Jacques Sapir se trompe radicalement, par incohérence, quand il écrit que « le problème aujourd’hui posé au gouvernement est donc de faire retomber la violence et de canaliser la colère ». Il est très naïf.
Non. E. Macron est plus conséquent. Il ne veut pas faire retomber la violence car il sait que le seul moyen d'y parvenir est de renier sa politique, de se renier lui-même (comme l'explique Sapir), ce qu'il ne veut pas.
Il est clair (à mes yeux, en tout cas) qu'il cherche au contraire à exacerber la violence pour y trouver un prétexte à réprimer les Gilets jaunes sans changer de politique. On appelle cela la politique du pire. Ce n'est pas la première fois dans l'histoire qu'elle est pratiquée et il arrive qu'elle fonctionne (au moins pour un temps), au profit du tyran et pour le plus grand malheur du peuple. Du point de vue d'Emmanuel Macron, c'est le bon choix, tout simplement parce que c'est le seul possible, tous les autres impliquant un mea culpa gigantesque.
Les déclarations que beaucoup prennent pour des maladresses sont en réalité des provocations délibérées.
N'ayons pas peur des mots, puisqu'il y a déjà eu des morts : cette politique est un crime de haute trahison et j'espère qu'Emmanuel Macron sera un jour puni comme il le mérite. Le crime étant politique, le procès devra être politique.
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mercredi, janvier 09, 2019
Au fond de l'impasse Macron, la guerre civile des mondialisés contre les Français ?
Dans le vaste nombre de ceux qui pensent qu'Emmanuel Macron nous mène vers la guerre civile, un noyau, dont je suis (voir les commentaires sous ce billet), se demande s'il ne le fait pas délibérément, alors que la plupart invoquent la bêtise, l'arrogance et l'incompétence.
En effet, Emmanuel Macron est de toute façon un président par effraction. Le mépris de la démocratie, c'est son truc. Alors, après tout, envenimer les désordres actuels et profiter du chaos pour instaurer progressivement la dictature, c'est possible (quand on a pour soi les politiques, les médias, les juges) et ça ne doit pas lui faire peur.
Un parfait représentant de la grande bourgeoisie, bien puant (je sais, les comparaisons olfactives rappellent les zeures ...), courtisan à tous les râteliers, donne la méthode : Gilets jaunes Luc Ferry appelle les policiers à utiliser « leurs armes », Jean-Luc Mélenchon s’insurge.
Gilets Jaunes : les images étonnantes d’un policier avec un marteau et de CRS qui jettent des pavés.
Rappelons que la tyrannie progressive et légalisée, c'est la méthode de l'empereur Auguste. Macron n'inventerait vraiment rien.
En effet, Emmanuel Macron est de toute façon un président par effraction. Le mépris de la démocratie, c'est son truc. Alors, après tout, envenimer les désordres actuels et profiter du chaos pour instaurer progressivement la dictature, c'est possible (quand on a pour soi les politiques, les médias, les juges) et ça ne doit pas lui faire peur.
Un parfait représentant de la grande bourgeoisie, bien puant (je sais, les comparaisons olfactives rappellent les zeures ...), courtisan à tous les râteliers, donne la méthode : Gilets jaunes Luc Ferry appelle les policiers à utiliser « leurs armes », Jean-Luc Mélenchon s’insurge.
Gilets Jaunes : les images étonnantes d’un policier avec un marteau et de CRS qui jettent des pavés.
Rappelons que la tyrannie progressive et légalisée, c'est la méthode de l'empereur Auguste. Macron n'inventerait vraiment rien.
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dimanche, janvier 06, 2019
Benjamin-le-radical : alors, ça va, la courante, la chiasse ?
« Gilets jaunes » : Benjamin Griveaux évacué après une intrusion dans son ministère
Ah, Griveaux, cette grande lumière de la pensée !
Ca m'agace parce que je pense que cette escalade de la violence ne peut que mal finir pour la France, mais tout de même, comment vous cacher mon vif plaisir de voir encore un Tartarin du gouvernement "se replier sur des positions préparées à l'avance" , comme on disait en 1940, la queue entre les jambes, la mine chiffonnée, sous la pression des Gilets jaunes ?
Il y a un coté Guignol bastonnant le gendarme qui ne peut que réjouir les âmes simples comme moi.
C'est du vaudeville. Macron dit : "Qu'ils viennent me chercher", les Gilets jaunes répondent : "Vos désirs sont des ordres, M. le président, on vient vous chercher". Griveaux dit : "Soyons radicaux". Les Gilets jaunes répondent : "D'accord. On va être radical. On va te casser la gueule".
Depuis le début, je redoute que Macron utilise les troubles des Gilets jaunes pour imposer une tyrannie de fait (on voit bien l'appel au parti de l'ordre (1)) et je me demande comment empêcher ça.
Les Gilets jaunes sont peut-être en train d'apporter la réponse : le ridicule. On combat la tyrannie en ridiculisant le tyran.
***************
(1) : sous le magistère de Péguy, il faut faire la différence entre l'ordre apparent et l'ordre juste, le seul vrai.
Emmanuel Macron est en apparence le garant de l'ordre, mais, en réalité, parce qu'il a été élu au terme d'une campagne électorale biaisée, injuste, c'est lui le plus gros facteur de désordre.
Ah, Griveaux, cette grande lumière de la pensée !
Ca m'agace parce que je pense que cette escalade de la violence ne peut que mal finir pour la France, mais tout de même, comment vous cacher mon vif plaisir de voir encore un Tartarin du gouvernement "se replier sur des positions préparées à l'avance" , comme on disait en 1940, la queue entre les jambes, la mine chiffonnée, sous la pression des Gilets jaunes ?
Il y a un coté Guignol bastonnant le gendarme qui ne peut que réjouir les âmes simples comme moi.
C'est du vaudeville. Macron dit : "Qu'ils viennent me chercher", les Gilets jaunes répondent : "Vos désirs sont des ordres, M. le président, on vient vous chercher". Griveaux dit : "Soyons radicaux". Les Gilets jaunes répondent : "D'accord. On va être radical. On va te casser la gueule".
Depuis le début, je redoute que Macron utilise les troubles des Gilets jaunes pour imposer une tyrannie de fait (on voit bien l'appel au parti de l'ordre (1)) et je me demande comment empêcher ça.
Les Gilets jaunes sont peut-être en train d'apporter la réponse : le ridicule. On combat la tyrannie en ridiculisant le tyran.
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(1) : sous le magistère de Péguy, il faut faire la différence entre l'ordre apparent et l'ordre juste, le seul vrai.
Emmanuel Macron est en apparence le garant de l'ordre, mais, en réalité, parce qu'il a été élu au terme d'une campagne électorale biaisée, injuste, c'est lui le plus gros facteur de désordre.
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mercredi, janvier 02, 2019
Macron et les Gilets jaunes : Pharaon aussi avait le coeur endurci
Emmanuel Macron a fait le choix de la répression des Gilets jaunes. Bruno Bertez le voit également ainsi :
La voiture grillée, une spécialité bien française !
***************
Emmanuel Macron n’a pas finassé à l’occasion de la présentation de ses vœux. Que ce soit dans ses attitudes et dans ses paroles le message était clair. Au-delà des insultes habituelles adressées aux six à sept Français sur dix qui souffrent de sa politique et s’y opposent, il a confirmé que la seule solution à la crise de légitimité qui le frappe de plein fouet serait le recours à la répression. Flanqué d’une police qui a démontré sa capacité à la brutalité et la violence excessive et surtout une magistrature aux ordres, il est fermement décidé à un tournant autoritaire.
[…]
Effectivement, on peut dire « bizarre » en apprenant que pour la Saint-Sylvestre les racailles de banlieues auraient brûlé plus de 1000 véhicules. C’est-à-dire largement 20 fois plus que les « gilets jaunes » pendant toute la durée du mouvement depuis le 17 novembre dernier. On peut dire aussi « bizarre » en apprenant le bilan des arrestations suivies de procédure judiciaire pour ces incendies volontaires dont il faut pourtant rappeler qu’ils sont qualifiés « crime » dans le Code Pénal. Zéro arrestation de ce type dite donc ! En effet bizarrement toujours, les 100 000 policiers récemment mobilisés contre les couches populaires étaient invisibles, voire d’une mansuétude étonnante. Il fallait probablement qu’ils se reposent car il faut reconnaître qu’ils n’ont pas chômé quand il s’est agi de taper sur le populo des ronds-points.
[…]
Avec ce pouvoir d’Emmanuel Macron, le lumpen des quartiers peut y aller tranquille. D’ailleurs, comme on le sait puis Karl Marx et ses « Guerres civiles en France » le lumpenprolétariat est toujours utilisé par les dominants. Si jamais, par extraordinaire, un incendiaire ou n’importe quel autre délinquant se fait attraper par la police, il aura droit d’abord à une visite du président de la république dans sa chambre et ensuite à une belle pétition « urgence la police assassine » des « artistes » et des « intellectuels », tous ceux qui sont restés obstinément muets face à la révolte des pauvres et la répression violente qu’ils ont subie. Ensuite il y a toutes les chances que la seule conséquence judiciaire pour le délinquant, soit une mention sur le casier judiciaire qui figurera aux côtés de la ribambelle de celles qui y sont déjà. Pas un seul jour de prison, celle-ci est réservée aux gilets jaunes qui ont osé se promener avec des lunettes de piscine. « Classes laborieuses, classes haineuses, classes dangereuses ! » Macron nous l’a bien expliqué dans ses vœux. La feuille de route est bien celle-là, les couches populaires après les avoir insultées, on va leur taper dessus.
***************
D'après ce que je lis, les Gilets jaunes ont parfaitement compris le message de Nouvel An macronien : « Ils sont répressifs avec nous et laxistes avec les racailles ».
L'intransigeance de Macron trouve sa source dans son milieu social.
Je suis très inquiet de la dureté des commentateurs du Figaro (et de mes collègues, c'est la même population). Aucune empathie, aucune compréhension : un appel pur à la répression « Il faut leur mettre des amendes, il faut les foutre en prison ». Les édouard-philippards ne veulent pas céder un pouce de leurs privilèges pour apaiser la situation.
Leur ancêtre Louis-Philippe était plus raisonnable. Il a dit « La république a bien de la chance : elle peut faire tirer sur le peuple. Moi pas ». Et il a laissé la place sans trop d'effusion de sang.
Or, suivant les estimations, la sociologie des Gilets jaunes (les gens qui partagent les mêmes préoccupations) varie entre 40 % et 60 % de la population française.
On ne gouverne pas en réprimant les angoisses existentielles de 40 % de la population (si on prend l'estimation la plus basse). C'est de la folie furieuse ! Ca ne peut que très mal finir.
Même si 100 % de l'entourage de Macron est d'accord avec cette politique répressive, comme les commentateurs du Figaro, le bons sens politique (s'il en a) et l'instinct de conservation devraient lui conseiller de ne pas les écouter.
Alors, je sais. Je connais le raisonnement des partisans de la politique du pire : « Youpi ! Plus Macron fera l'erreur d'être répressif, plus il précipitera l'épreuve de force et plus vite il sautera ».
J'aimerais partager ce bel enthousiasme.
Je suis un pacifique (mais certes pas un pacifiste) : je crains le déchaînement de violences incontrôlables. Je ne suis pas sûr que les partisans de la politique du pire réalisent vraiment la cruauté des forces dont ils espèrent la libération. Si la situation dégénère, je ne serais pas surpris qu'il y ait des gens brûlés vifs ou coupés en rondelles. Ca s'est déjà vu en France, pas dans une lointaine contrée exotique.
Et je ne crois pas que les bourgeois mondialisés qui s'arcboutent sur la politique les favorisant aient plus conscience de la tempête qui grossit sur leur tête.
C'est l'éternel problème de la boite de Pandore : une fois qu'un imbécile l'a ouverte, pour la refermer, il faut ramer très fort, au milieu des pleurs et des grincements de dents.
La voiture grillée, une spécialité bien française !
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Emmanuel Macron n’a pas finassé à l’occasion de la présentation de ses vœux. Que ce soit dans ses attitudes et dans ses paroles le message était clair. Au-delà des insultes habituelles adressées aux six à sept Français sur dix qui souffrent de sa politique et s’y opposent, il a confirmé que la seule solution à la crise de légitimité qui le frappe de plein fouet serait le recours à la répression. Flanqué d’une police qui a démontré sa capacité à la brutalité et la violence excessive et surtout une magistrature aux ordres, il est fermement décidé à un tournant autoritaire.
[…]
Effectivement, on peut dire « bizarre » en apprenant que pour la Saint-Sylvestre les racailles de banlieues auraient brûlé plus de 1000 véhicules. C’est-à-dire largement 20 fois plus que les « gilets jaunes » pendant toute la durée du mouvement depuis le 17 novembre dernier. On peut dire aussi « bizarre » en apprenant le bilan des arrestations suivies de procédure judiciaire pour ces incendies volontaires dont il faut pourtant rappeler qu’ils sont qualifiés « crime » dans le Code Pénal. Zéro arrestation de ce type dite donc ! En effet bizarrement toujours, les 100 000 policiers récemment mobilisés contre les couches populaires étaient invisibles, voire d’une mansuétude étonnante. Il fallait probablement qu’ils se reposent car il faut reconnaître qu’ils n’ont pas chômé quand il s’est agi de taper sur le populo des ronds-points.
[…]
Avec ce pouvoir d’Emmanuel Macron, le lumpen des quartiers peut y aller tranquille. D’ailleurs, comme on le sait puis Karl Marx et ses « Guerres civiles en France » le lumpenprolétariat est toujours utilisé par les dominants. Si jamais, par extraordinaire, un incendiaire ou n’importe quel autre délinquant se fait attraper par la police, il aura droit d’abord à une visite du président de la république dans sa chambre et ensuite à une belle pétition « urgence la police assassine » des « artistes » et des « intellectuels », tous ceux qui sont restés obstinément muets face à la révolte des pauvres et la répression violente qu’ils ont subie. Ensuite il y a toutes les chances que la seule conséquence judiciaire pour le délinquant, soit une mention sur le casier judiciaire qui figurera aux côtés de la ribambelle de celles qui y sont déjà. Pas un seul jour de prison, celle-ci est réservée aux gilets jaunes qui ont osé se promener avec des lunettes de piscine. « Classes laborieuses, classes haineuses, classes dangereuses ! » Macron nous l’a bien expliqué dans ses vœux. La feuille de route est bien celle-là, les couches populaires après les avoir insultées, on va leur taper dessus.
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D'après ce que je lis, les Gilets jaunes ont parfaitement compris le message de Nouvel An macronien : « Ils sont répressifs avec nous et laxistes avec les racailles ».
L'intransigeance de Macron trouve sa source dans son milieu social.
Je suis très inquiet de la dureté des commentateurs du Figaro (et de mes collègues, c'est la même population). Aucune empathie, aucune compréhension : un appel pur à la répression « Il faut leur mettre des amendes, il faut les foutre en prison ». Les édouard-philippards ne veulent pas céder un pouce de leurs privilèges pour apaiser la situation.
Leur ancêtre Louis-Philippe était plus raisonnable. Il a dit « La république a bien de la chance : elle peut faire tirer sur le peuple. Moi pas ». Et il a laissé la place sans trop d'effusion de sang.
Or, suivant les estimations, la sociologie des Gilets jaunes (les gens qui partagent les mêmes préoccupations) varie entre 40 % et 60 % de la population française.
On ne gouverne pas en réprimant les angoisses existentielles de 40 % de la population (si on prend l'estimation la plus basse). C'est de la folie furieuse ! Ca ne peut que très mal finir.
Même si 100 % de l'entourage de Macron est d'accord avec cette politique répressive, comme les commentateurs du Figaro, le bons sens politique (s'il en a) et l'instinct de conservation devraient lui conseiller de ne pas les écouter.
Alors, je sais. Je connais le raisonnement des partisans de la politique du pire : « Youpi ! Plus Macron fera l'erreur d'être répressif, plus il précipitera l'épreuve de force et plus vite il sautera ».
J'aimerais partager ce bel enthousiasme.
Je suis un pacifique (mais certes pas un pacifiste) : je crains le déchaînement de violences incontrôlables. Je ne suis pas sûr que les partisans de la politique du pire réalisent vraiment la cruauté des forces dont ils espèrent la libération. Si la situation dégénère, je ne serais pas surpris qu'il y ait des gens brûlés vifs ou coupés en rondelles. Ca s'est déjà vu en France, pas dans une lointaine contrée exotique.
Et je ne crois pas que les bourgeois mondialisés qui s'arcboutent sur la politique les favorisant aient plus conscience de la tempête qui grossit sur leur tête.
C'est l'éternel problème de la boite de Pandore : une fois qu'un imbécile l'a ouverte, pour la refermer, il faut ramer très fort, au milieu des pleurs et des grincements de dents.
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lundi, décembre 24, 2018
Des policiers attaqués par les Gilets Jaunes ? Euh, c'est qui qu'a commencé ?
Des policiers lâchement attaqués par des Gilets Jaunes ? C'est ainsi que la presse officielle nous a présenté la chose. Quand on voit la séquence un peu plus longuement, il y a de quoi s'interroger :
Je ne suis pas anti-flic et les ai soutenus dans l'affaire Théo, mais ces zozos-là, qui baissent les yeux dans les cités, attaquent à la grenade GLI-F4 des manifestants "gaulois" qui étaient a priori tranquilles, avant de se tirer lâchement à moto. pic.twitter.com/XdZcrB0q3a— Kim Jong Un2⃣2⃣ 1⃣2⃣ (@KimJongUnique) 23 décembre 2018
Ca ressemble vachement à des policiers à moto cons comme des bites (rappel : les flics ne sont pas nos amis. Pas forcément, nos ennemis, mais pas nos amis, puisque amis du pouvoir. Et ce ne sont pas forcément des lumières) qui ont voulu gazer tranquillos des gens qui ne leur demandaient rien et ils se sont faits prendre.
Encore une fois, qu'est-ce que les médias officiels auraient dit si ça venait de chez Poutine !
Bon, Ok, il manque peut-être encore quelques secondes avant pour bien comprendre le contexte, le film est peut-être coupé au bon endroit.
Mais c'est tout de même la merveille d'internet : la fabrique à bobards trouve soudain une opposition, par d'autres bobards quelquefois. On comprend que ça soit la panique chez ceux qui font profession de dispenser une vérité officielle, mais il fallait qu'ils y réfléchissent avant de passer des décennies à manipuler les images à leur profit : une fois qu'on a détruit la confiance pour des petits (et des grands) profits immédiats, on a l'air con de pleurer sur le lait renversé.
Tenez encore une video édifiante sur la police :
La police fera comme d'habitude : elle changera de bord et se proclamera du coté du peuple quand le pouvoir sera tombé, pas avant. La grève de la police parisienne en 1944 ? Rappelez moi la date, j'ai un trou de mémoire. Un an avant la Libération ? Un mois ? Ah, une semaine ...Encore une fois, qu'est-ce que les médias officiels auraient dit si ça venait de chez Poutine !
Bon, Ok, il manque peut-être encore quelques secondes avant pour bien comprendre le contexte, le film est peut-être coupé au bon endroit.
Mais c'est tout de même la merveille d'internet : la fabrique à bobards trouve soudain une opposition, par d'autres bobards quelquefois. On comprend que ça soit la panique chez ceux qui font profession de dispenser une vérité officielle, mais il fallait qu'ils y réfléchissent avant de passer des décennies à manipuler les images à leur profit : une fois qu'on a détruit la confiance pour des petits (et des grands) profits immédiats, on a l'air con de pleurer sur le lait renversé.
Tenez encore une video édifiante sur la police :
Visiblement la prime de servitude ne suffit pas, ils se mettent au vol à l’arraché !— Alexandre GABRIAC (@Gabriac) 23 décembre 2018
Et après ça viendra chialer sur les plateaux TV... #PolicePolitique pic.twitter.com/k73qIv5LNm
vendredi, décembre 14, 2018
dimanche, décembre 09, 2018
La répression : un choix politique du gouvernement Macron ?
En voyant cette video de CRS qui s'acharnent à frapper des gens à terre, il me vient une question dont je n'ai pas la réponse : s'agit-il d'un énervement collectif comme il peut s'en produire dans ce genre de situation ou ont-ils reçu des consignes plus précises du genre « Allez y à fond, on vous couvre » ?
Autrement dit, y a-t-il une volonté répressive et violente du gouvernement (car, dans la situation actuelle, ce genre de décisions remonte au gouvernement) à l'inverse de ses bonnes paroles de dialogue ? Un « je fais l'inverse de ce que je dis » ? Ca correspondrait bien à leur autisme habituel « j'ai tous les diplomes, j'ai raison, vous avez tort ». Ca prouverait que le mois écoulé ne leur a toujours pas appris à respecter les Français, ce qui ne serait pas étonnant de la part de vaniteux pareils.
Xavier Raufer, dans ses différentes interventions, n'est pas très affirmatif car il fait une large part à l'incompétence de Micron, de Castatrophe et de leur orchestre. Mais, quand on écoute bien ce qu'il dit, il est clair qu'il n'est pas loin de considérer qu'il y a une volonté du gouvernement de jouer la tension par la répression.
Jacques Sapir et Régis de Castelnau sont plus affirmatifs, mais ce sont des gauchistes qui voient toujours de la répression partout et pour qui elle est toujours mal.
Bruno Berthez, qui n'est pas un gauchiste même s'il lui arrive de puiser ses textes chez eux, a cependant la même analyse (il cite François Cocq, récemment expulsé de chez Mélenchon : La répression comme ferment de l'unité nationale).
Ce genre de videos interroge aussi :
Pour ma part, j'hésite encore.
Mais, de toute façon, le champ de bataille va se déplacer : de la réalité des faits à l'opinion publique.
Pour l'instant, le discours officiel est servilement relayé par les medias collabos « Samedi s'est plutôt bien passé puisqu'il n'y a pas eu de morts, Macron va annoncer des trucs et tout va rentrer dans l'ordre (sous-entendu : rentrez chez vous, bonnes gens) ».
Cependant, les Gilets jaunes ont montré jusqu'à maintenant une forte surdité à la parole bénie. Ce n'est donc pas gagné pour Macron. On notera qu'une pétition anti-BFM (1) circule.
Le risque pour Macron est simple. De même qu'il y a le point Godwin, il peut apparaître un point Macron (ou point Salvini) : plus une révolte populaire européenne se prolonge, plus la probabilité que l'UE et l'Euro soient mis en cause se rapproche de 1. On notera que des gilets jaunes bruxellois (ça existe !) ont tenté d’entrer dans le bâtiment de l’UE.
Et les mandants de Macron vont faire les gros gros yeux. Après quoi, ils le remplaceront par le général de Villiers.
Nota : le conseil municipal de Cagnes-sur-mer vote la mise à disposition de toilettes chimiques sur un rond-point occupé par les Gilets jaunes. Ailleurs, J'ai entendu :
Journaliste : votre rond-point est bien organisé.
Gilet jaune : c'est M. le maire qui nous a aidés.
Si j'en crois mes antennes du fin fond de la province, ce n'est pas qu'anecdotique. Il y a un vrai ras-le-bol des élus locaux vis-à-vis de l'arrogance technocratique que Macron incarne trop bien.
***************
(1) : BFM = Broadcast For Macron 😀
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samedi, décembre 01, 2018
Gilets jaunes : je suis très inquiet
Le mouvement des gilets jaunes est une excellente chose. C'est le retour de la démocratie (de travers, hésitante, brouillonne, certes) qu'on n'osait plus espérer :
LES GILETS JAUNES, LES FORCES DE VIE CONTRE LES FORCES DE MORT !
Fiasco à Matignon : le jour où les Gilets jaunes ont rendu aux élites la monnaie de la pièce de leur sécession
***********
Ce vendredi, le vide laissé dans la Cour de Matignon nous montrait de manière éclatante qu’aujourd’hui, c’est le peuple qui fait sécession. Le système l’a oublié, qu’à ne cela ne tienne, il tente de faire sans lui. Pas nécessairement contre lui, mais sans lui. Pas nécessairement non plus en voulant à tout prix inventer une démocratie directe, la grande attention portée à la représentativité de ses porte-paroles par le mouvement est très éclairante de ce point de vue. Une grande concertation dans les territoires ? A quoi bon si tout est déjà décidé. Pourquoi prendre la peine de parler avec des gens qui veulent « écouter le dialogue », comme le déclarait Edouard Philippe face à Jean-Jacques Bourdin dans un étrange lapsus cette semaine, formule qui montre bien l’idée que le Premier ministre semble se faire de sa place -et de la leur- dans ces échanges ?
***********
Quand j'ai appris que les gilets jaunes avaient posé un lapin à E. Philippe, ma première réaction fut « Dans ton cul, connard ! ». Ce n'est pas très élégant, je l'admets, mais ça traduit bien mon sentiment.
Les fidèles lecteurs de ce blog savent dans quel mépris, fondé et argumenté, je tiens Emmanuel Macron et son gouvernement (ainsi, au passage, que leurs électeurs) mais leur autisme dépasse l'imagination :
Éric Zemmour : "Le pouvoir macronien ressemble à sa caricature"
Et maintenant ?
C'est la que ça se gâte.
Si le président n'était pas un branlotin narcissique pour bourgeois épais, on peut imaginer différents scénarios ayant une intelligence politique : recul complet du pouvoir, référendum, démission du président, dissolution de l'assemblée nationale ...
Mais l'autre abruti est tellement à l'ouest qu'il est probable qu'il va faire trop peu trop tard et que la situation va s'envenimer.
J'étais à Paris cet après-midi, pas dans les manifestations. Je n'avais jamais entendu un tel ballet de sirènes de police. Et pourtant, j'en ai entendu. Quand on vit depuis vingt-cinq ans à Paris, et qu'on a vu de près et de loin quelques manifestations, on sait ce que cela signifie : la perte de contrôle.
Et je comprends en lisant les nouvelles que cette journée a été aussi coton en province.
L'équation est simple : des gilets jaunes qui n'ont pas grand'chose à perdre + des casseurs qu'on a laissé prospérer depuis des années + une police débordée + un pouvoir autiste + des partis politiques et des syndicats discrédités = ...... ?
C'est évidemment la porte ouverte à toutes les aventures.
Je pense beaucoup aux précédents historiques. Cela ne m'incite guère à l'optimisme. C'est l'hiver, ça calme certaines ardeurs, mais le printemps risque d'être chaud. Je suis très inquiet.
Si vous l'êtes pas, c'est que vous êtes inconscient. Ou que vous savez quelque chose que j'ignore (prière de m'indiquer d'urgence quoi).
LES GILETS JAUNES, LES FORCES DE VIE CONTRE LES FORCES DE MORT !
Fiasco à Matignon : le jour où les Gilets jaunes ont rendu aux élites la monnaie de la pièce de leur sécession
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Ce vendredi, le vide laissé dans la Cour de Matignon nous montrait de manière éclatante qu’aujourd’hui, c’est le peuple qui fait sécession. Le système l’a oublié, qu’à ne cela ne tienne, il tente de faire sans lui. Pas nécessairement contre lui, mais sans lui. Pas nécessairement non plus en voulant à tout prix inventer une démocratie directe, la grande attention portée à la représentativité de ses porte-paroles par le mouvement est très éclairante de ce point de vue. Une grande concertation dans les territoires ? A quoi bon si tout est déjà décidé. Pourquoi prendre la peine de parler avec des gens qui veulent « écouter le dialogue », comme le déclarait Edouard Philippe face à Jean-Jacques Bourdin dans un étrange lapsus cette semaine, formule qui montre bien l’idée que le Premier ministre semble se faire de sa place -et de la leur- dans ces échanges ?
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Quand j'ai appris que les gilets jaunes avaient posé un lapin à E. Philippe, ma première réaction fut « Dans ton cul, connard ! ». Ce n'est pas très élégant, je l'admets, mais ça traduit bien mon sentiment.
Les fidèles lecteurs de ce blog savent dans quel mépris, fondé et argumenté, je tiens Emmanuel Macron et son gouvernement (ainsi, au passage, que leurs électeurs) mais leur autisme dépasse l'imagination :
Éric Zemmour : "Le pouvoir macronien ressemble à sa caricature"
Et maintenant ?
C'est la que ça se gâte.
Si le président n'était pas un branlotin narcissique pour bourgeois épais, on peut imaginer différents scénarios ayant une intelligence politique : recul complet du pouvoir, référendum, démission du président, dissolution de l'assemblée nationale ...
Mais l'autre abruti est tellement à l'ouest qu'il est probable qu'il va faire trop peu trop tard et que la situation va s'envenimer.
J'étais à Paris cet après-midi, pas dans les manifestations. Je n'avais jamais entendu un tel ballet de sirènes de police. Et pourtant, j'en ai entendu. Quand on vit depuis vingt-cinq ans à Paris, et qu'on a vu de près et de loin quelques manifestations, on sait ce que cela signifie : la perte de contrôle.
Et je comprends en lisant les nouvelles que cette journée a été aussi coton en province.
L'équation est simple : des gilets jaunes qui n'ont pas grand'chose à perdre + des casseurs qu'on a laissé prospérer depuis des années + une police débordée + un pouvoir autiste + des partis politiques et des syndicats discrédités = ...... ?
C'est évidemment la porte ouverte à toutes les aventures.
Je pense beaucoup aux précédents historiques. Cela ne m'incite guère à l'optimisme. C'est l'hiver, ça calme certaines ardeurs, mais le printemps risque d'être chaud. Je suis très inquiet.
Si vous l'êtes pas, c'est que vous êtes inconscient. Ou que vous savez quelque chose que j'ignore (prière de m'indiquer d'urgence quoi).
mardi, novembre 27, 2018
Elle est belle, la police du pouvoir macronien
Voici ce que j'ai répondu à commentateur à ce sujet :
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1) d'après ce que j'ai lu, vous avez raison, le pouvoir a joué la provocation. Les CRS, sans être des SS, sont des enculés : contrairement à d'autres polices, ils sont une police politique au service du pouvoir, quel qu'il soit. Ils savent très bien laisser une manifestation dégénérer quand ils ont des ordres en ce sens et cela a été le cas samedi.
Laisser exprès une manifestation dégénérer est un acte politique, c'est contraire à la mission non politique de maintien de l'ordre. C'est pourquoi je traite les CRS de police politique.
2) Je ne suis pas sûr que les gilets jaunes aient perdu cette manche. Il y a plutôt match nul. N'oubliez pas le discrédit énorme des médias (que les gens continuent pourtant à regarder, étrange comportement).
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Soyons cyniques : l'idéal pour les gilets jaunes serait que les CRS matraquent à mort un septuagénaire cardiaque, nous verrions alors si les medias font le même foin qu'avec Malik Oussekine (je plaisante, je connais déjà la réponse, mais il y a les réseaux sociaux ...).
Nous sommes dans un pur rapport de forces : ce que les gilets jaunes remettent en cause implicitement, c'est la mondialisation avec ses profiteurs, ceux d'en haut, la caste mondialisée, et ceux d'en bas, les immigrés. On arrêterait de payer pour les immigrés (1) et pour Bruxelles (2) et autres « machins », ce qui représente au minimum 60 Md d'€/an, soit 1 000 € par Français, nul doute que les gilets jaunes seraient satisfaits. Or, le gouvernement n'a pas le moins du monde l'intention de remettre en cause sa politique. Et il n'y a pas de raison que les difficultés des gilets jaunes provoquées par cette politique s'évanouissent comme par enchantement.
Nous sommes donc dans l'impasse. Mais le temps ne s'arrête pas, il va forcément se passer quelque chose. Cette fois ci ou une autre : les problèmes de cette importance non résolus ne disparaissent jamais d'eux-mêmes, ils resurgissent de loin en loin jusqu'à ce que l'élite les résolve ou que le pays change d'élite ou que le pays disparaisse (il me semble que ce triangle est de Pareto).
Je ne vois pas dans l'histoire de France d'équivalent du mépris de classe d'aujourd'hui, ni dans l'ancienne France, ni même pendant la première révolution industrielle, car, à ces époques, il y avait au moins des bonnes oeuvres qui gardaient le contact entre le haut et le bas, mais en 2018, ces bonnes oeuvres sont tournées vers les immigrés et délaissent le peuple français, qui n'a jamais été aussi abandonné de notre histoire.
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(1) C. Guilluy l'avait prédit : c'est la classe moyenne qui demandera le démantèlement de l'Etat-providence quand elle aura l'impression qu'il profite à d'autres avec lesquels elle ne se sent rien en commun, et surtout pas un pays.
(2) : ce que les Britanniques aimeraient bien faire.
dimanche, octobre 28, 2018
La censure
Et la censure n'est pas près de s'arrêter.
Demain, les voitures autonomes ne censuront-elles pas les endroits où nous n'avons pas le droit d'aller ?
De la même manière que Google ne nous propose pas certaines pages, les voitures ne nous proposeront par certaines destinations, nous ne saurons même pas qu'elles existent.
Et encore :
vendredi, octobre 19, 2018
Le temps des crétins
Il y a quelques années, Jean-Paul Brighelli a écrit à propos de l’école un livre intitulé La fabrique du crétin. Bien sûr, les crétins ont grandi et se sont répandus dans la société.
Dans les deux dernières minutes de cette vidéo, Eric Zemmour déclare qu’il n’aime pas notre époque parce qu’elle est idiote, que le sentimentalisme remplace la raison, l’invective et l’anathème remplacent le débat.
Yves Michaud, après avoir noté que le néo-féminisme est lesbien et pédéraste, qu’il est donc le fait de femmes qui n’aiment pas les hommes et d’hommes qui n’aiment pas les femmes (discutant avec de jeunes femmes, je note deux tendances, celles qui sont intoxiquées par ce néo-féminisme et déjà aigries et celles qui ont compris, sans toujours le formuler exactement, qu'il ne faisait pas le bonheur des femmes), rappelle la nullité intellectuelle des militants style de Haas. Mais on peut généraliser (vegans, sans-frontiéristes et compagnie, c’est pas mal non plus).
La grande mode à Hollywood, c’est de condamner les contes sous prétexte que le Prince Charmant ne demande son consentement à Blanche Neige et à la Belle au Bois Dormant pour les embrasser (je n’invente rien). A ce stade de connerie, il devient inutile d’argumenter.
Ne nous attardons pas trop que cette « communauté éducative » qui refuse que son lycée soit baptisé Honoré d'Estienne d'Orves (le conseil général a passé outre, il a bien fait. Enfin des gens de droite qui ont compris qu'il ne faut rien céder). L'éducation nationale est, pour notre malheur, un réservoir de crétins particulièrement gratinés.
H16 nous détaille la navrante médiocrité de nos politiciens. Autre exemple : Julie Le Goïc, la bêtise arrogante rattrapée par le réel (elle a une belle tronche de vainqueur).
Et nous passerons vite sur l'islam et ce qu'en dit Houellebecq.
Bref, la bêtise est le trait le plus pénible de notre époque : pas une douce bêtise gentillette, une bêtise crasse, à front de taureau, bien méchante, bien hargneuse, arrogante, sentencieuse, donneuse de leçons. Complétée par le règne du mensonge.
Mensonge et bêtise marchent du même pas. Je n’aime pas notre époque parce que ceux qui ont la parole sont des cons, des pauvres cons, des gros cons, des méchants cons, des connes excitées, des connes hystériques …
Ce n'est hélas pas une question de divergence d'opinions. Si c'était juste que je trouve idiots ceux qui ne pensent pas comme moi, ça serait un moindre mal. Mais non, l'incapacité à construire un raisonnement juste et de bonne foi sur des faits pertinents est attestée partout.
Cette bêtise envahissante est vraiment terrible. Soljenitsyne disait que le plus usant en URSS était le mensonge permanent, intériorisé. On peut dire la même chose de la bêtise contemporaine.
Dernière remarque : à partir de 1h14, Zemmour explique que nous vivons dans une société de plus en plus totalitaire. Ce crétin de Naulleau s’offusque, ce qui est le signe infaillible que Zemmour a parfaitement raison. Le rapport avec la bêtise est évident.
Encore une video en ce sens :
Nos maitres ont intérêt à plonger et à maintenir les gens dans la connerie et il faut bien reconnaître qu'ils y réussissent. Malheureusement, ils sont aussi contaminés.
Dans les deux dernières minutes de cette vidéo, Eric Zemmour déclare qu’il n’aime pas notre époque parce qu’elle est idiote, que le sentimentalisme remplace la raison, l’invective et l’anathème remplacent le débat.
Yves Michaud, après avoir noté que le néo-féminisme est lesbien et pédéraste, qu’il est donc le fait de femmes qui n’aiment pas les hommes et d’hommes qui n’aiment pas les femmes (discutant avec de jeunes femmes, je note deux tendances, celles qui sont intoxiquées par ce néo-féminisme et déjà aigries et celles qui ont compris, sans toujours le formuler exactement, qu'il ne faisait pas le bonheur des femmes), rappelle la nullité intellectuelle des militants style de Haas. Mais on peut généraliser (vegans, sans-frontiéristes et compagnie, c’est pas mal non plus).
La grande mode à Hollywood, c’est de condamner les contes sous prétexte que le Prince Charmant ne demande son consentement à Blanche Neige et à la Belle au Bois Dormant pour les embrasser (je n’invente rien). A ce stade de connerie, il devient inutile d’argumenter.
Ne nous attardons pas trop que cette « communauté éducative » qui refuse que son lycée soit baptisé Honoré d'Estienne d'Orves (le conseil général a passé outre, il a bien fait. Enfin des gens de droite qui ont compris qu'il ne faut rien céder). L'éducation nationale est, pour notre malheur, un réservoir de crétins particulièrement gratinés.
H16 nous détaille la navrante médiocrité de nos politiciens. Autre exemple : Julie Le Goïc, la bêtise arrogante rattrapée par le réel (elle a une belle tronche de vainqueur).
Et nous passerons vite sur l'islam et ce qu'en dit Houellebecq.
Bref, la bêtise est le trait le plus pénible de notre époque : pas une douce bêtise gentillette, une bêtise crasse, à front de taureau, bien méchante, bien hargneuse, arrogante, sentencieuse, donneuse de leçons. Complétée par le règne du mensonge.
Mensonge et bêtise marchent du même pas. Je n’aime pas notre époque parce que ceux qui ont la parole sont des cons, des pauvres cons, des gros cons, des méchants cons, des connes excitées, des connes hystériques …
Ce n'est hélas pas une question de divergence d'opinions. Si c'était juste que je trouve idiots ceux qui ne pensent pas comme moi, ça serait un moindre mal. Mais non, l'incapacité à construire un raisonnement juste et de bonne foi sur des faits pertinents est attestée partout.
Cette bêtise envahissante est vraiment terrible. Soljenitsyne disait que le plus usant en URSS était le mensonge permanent, intériorisé. On peut dire la même chose de la bêtise contemporaine.
Dernière remarque : à partir de 1h14, Zemmour explique que nous vivons dans une société de plus en plus totalitaire. Ce crétin de Naulleau s’offusque, ce qui est le signe infaillible que Zemmour a parfaitement raison. Le rapport avec la bêtise est évident.
Encore une video en ce sens :
Nos maitres ont intérêt à plonger et à maintenir les gens dans la connerie et il faut bien reconnaître qu'ils y réussissent. Malheureusement, ils sont aussi contaminés.
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