Annuler la dette de la France : Que voilà une idée stupide !
****************
Or, quand le monopole de la violence légitime devient simplement le monopole de la violence légale, l’écroulement n’est pas loin.
Et c’est là où nous sommes aujourd’hui en France. Le pouvoir est certes légal, mais il n’est plus légitime et c’est ce qu’ont prouvé les deux dernières élections en France tant peu de gens se donnèrent la peine de voter. Or, l’abstention aux élections précède souvent, et de peu, de très graves troubles sociaux.
Comme je ne cesse de l’écrire, nous rentrons dans des temps troublés, tant la classe au pouvoir, au sens Marxiste du terme, apparaît comme résolue à défendre ses privilèges et sa vision du monde alors même que le peuple a rejeté cette vision lors d’un référendum dont il ne fut tenu aucun compte.
Les virer du pouvoir va être dur, très dur et ce d’autant plus que la BCE est en train d’organiser un vrai coup d’état pour permettre la mutualisation de la dette entre pays européens, formellement interdite par les traités et par la Constitution Allemande. Le viol des souverainetés nationales continue donc de plus bel et je comprendrai que chacun se désespère devant ce pouvoir autiste.
Mais c’est au plus profond de la nuit qu’il faut croire à l’aurore : qui s’attendait à l’effondrement de l’URSS en 1988 ?
****************
Affichage des articles dont le libellé est Euro ou démocratie ils ont choisi pour vous. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Euro ou démocratie ils ont choisi pour vous. Afficher tous les articles
mardi, juillet 07, 2020
lundi, avril 20, 2020
Etat bloqueur et déclassement de la France.
Chacun a pu constater, à l'occasion de cette crise sanitaire, que l'Etat est désormais le principal obstacle à la vie de la France, que l'Etat bloque, par action ou par omission, le fonctionnement de notre pays.
Pas de masques, pas de tests, pas de chloroquine et si des particuliers se démerdent pour en avoir et distribuer, plutôt que de se réjouir, l'Etat les empêche et porte plainte.
Je ne suis pas surpris : c'est un constat que je fais depuis des années. L'Etat est devenu l'ennemi de la France.
Pierre Vermeren : « La crise sanitaire, révélateur du déclassement de la France »
Pierre Vermeren explique ce déclassement de la France par l'Etat par la transformation de la haute fonction publique. Tant que l'Etat était faiseur, jusqu'au début des années 80, le recrutement au sommet de l'Etat était diversifié : juristes, militaires, ingénieurs des grands corps.
Les juristes sont par profession des bloqueurs, des empêcheurs, des gens qui n'ont aucun sens des réalités. Vous voulez qu'un sujet n'avance pas ? Vous réunissez quatre juristes, vous leur confiez le dossier et vous êtes tranquille pour des années.
Mais les militaires et les ingénieurs amenaient dans l'Etat le sens pratique de gens qui font.
Or, à la faveur de l'européisme (Eric Verhaeghe de son coté explique très bien ce phénomène), à partir des années 80, les juristes, les interpréteurs d'arrêts du Conseil d'Etat et de directives bruxelloises, ont éliminé de la haute fonction publique les professions à contenu pratique. Je peux en porter un témoignage personnel.
C'est ainsi que nous nous retrouvons en 2020 avec un Etat bloqueur, empêcheur. Et la France et les Français en souffrent terriblement.
Pierre Vermeren croit que la nécessité forcera l'Etat à changer. Je n'en suis nullement convaincu : en général, les parasites étouffent leur hôte jusqu'à la mort, quitte à en mourir aussi.
Comme je le dis depuis des années (la répétition est la base de la pédagogie, dans mon cas, le radotage), l'européisme (plus exactement, la pulsion suicidaire de sortie de l'histoire qui meut l'européisme) est le noeud de tout.
Pas par hasard si E. Verhaeghe explique la suprématie bloquante des juristes par l'européisme. Quand on a envie de mourir, de sortir de l'histoire, les faiseurs deviennent des gêneurs , on a juste besoin de bloqueurs pour être sûr qu'on ne prend aucun risque pendant l'agonie.
De plus, ce sont des juristes abrutis par le fonctionnariat, qui savent à peine que le privé existe, sauf pour l'emmerder et pour le traire, comme le montre chaque jour la présente crise.
Puisqu'on parle d'européisme, on parle de mon copain l'Euro. L'UE est la prison des peuples et l'Euro est la chaine qui les tient attachés au mur du cachot. Vers 2010, j'ai parié que l'Euro éclaterait et que la France ferait banqueroute avant fin 2020.
Je pensais avoir perdu mon pari. Aujourd'hui, ma cote remonte en flèche. Les huit mois qui restent avant la fin de l'année vont être un peu courts, mais ma prévision ne devrait pas tomber très loin tout de même.
Dans le Figaro de ce matin, je trouve cet article (d'autant plus stupéfiant qu'il provient du chroniqueur économique habituel) :
La crise actuelle est bien plus violente que ne le serait l’éclatement de l’Euro. ANALYSE - La fin de la monnaie européenne aurait un coût relativement modeste !
Si ce n'était la petite phrase convenue sur le regret de l'auteur d'un éventuel éclatement de l'Euro, cet article aurait pu être écrit par un souverainiste pathologique.
Les choses changent.
Pas de masques, pas de tests, pas de chloroquine et si des particuliers se démerdent pour en avoir et distribuer, plutôt que de se réjouir, l'Etat les empêche et porte plainte.
Je ne suis pas surpris : c'est un constat que je fais depuis des années. L'Etat est devenu l'ennemi de la France.
Pierre Vermeren : « La crise sanitaire, révélateur du déclassement de la France »
Pierre Vermeren explique ce déclassement de la France par l'Etat par la transformation de la haute fonction publique. Tant que l'Etat était faiseur, jusqu'au début des années 80, le recrutement au sommet de l'Etat était diversifié : juristes, militaires, ingénieurs des grands corps.
Les juristes sont par profession des bloqueurs, des empêcheurs, des gens qui n'ont aucun sens des réalités. Vous voulez qu'un sujet n'avance pas ? Vous réunissez quatre juristes, vous leur confiez le dossier et vous êtes tranquille pour des années.
Mais les militaires et les ingénieurs amenaient dans l'Etat le sens pratique de gens qui font.
Or, à la faveur de l'européisme (Eric Verhaeghe de son coté explique très bien ce phénomène), à partir des années 80, les juristes, les interpréteurs d'arrêts du Conseil d'Etat et de directives bruxelloises, ont éliminé de la haute fonction publique les professions à contenu pratique. Je peux en porter un témoignage personnel.
C'est ainsi que nous nous retrouvons en 2020 avec un Etat bloqueur, empêcheur. Et la France et les Français en souffrent terriblement.
Pierre Vermeren croit que la nécessité forcera l'Etat à changer. Je n'en suis nullement convaincu : en général, les parasites étouffent leur hôte jusqu'à la mort, quitte à en mourir aussi.
Comme je le dis depuis des années (la répétition est la base de la pédagogie, dans mon cas, le radotage), l'européisme (plus exactement, la pulsion suicidaire de sortie de l'histoire qui meut l'européisme) est le noeud de tout.
Pas par hasard si E. Verhaeghe explique la suprématie bloquante des juristes par l'européisme. Quand on a envie de mourir, de sortir de l'histoire, les faiseurs deviennent des gêneurs , on a juste besoin de bloqueurs pour être sûr qu'on ne prend aucun risque pendant l'agonie.
De plus, ce sont des juristes abrutis par le fonctionnariat, qui savent à peine que le privé existe, sauf pour l'emmerder et pour le traire, comme le montre chaque jour la présente crise.
Puisqu'on parle d'européisme, on parle de mon copain l'Euro. L'UE est la prison des peuples et l'Euro est la chaine qui les tient attachés au mur du cachot. Vers 2010, j'ai parié que l'Euro éclaterait et que la France ferait banqueroute avant fin 2020.
Je pensais avoir perdu mon pari. Aujourd'hui, ma cote remonte en flèche. Les huit mois qui restent avant la fin de l'année vont être un peu courts, mais ma prévision ne devrait pas tomber très loin tout de même.
Dans le Figaro de ce matin, je trouve cet article (d'autant plus stupéfiant qu'il provient du chroniqueur économique habituel) :
La crise actuelle est bien plus violente que ne le serait l’éclatement de l’Euro. ANALYSE - La fin de la monnaie européenne aurait un coût relativement modeste !
Si ce n'était la petite phrase convenue sur le regret de l'auteur d'un éventuel éclatement de l'Euro, cet article aurait pu être écrit par un souverainiste pathologique.
Les choses changent.
La BCE à Francfort.
lundi, septembre 16, 2019
Christine Lagarde vue par Charles Gave
François Henrot, bras droit de David Rotschild, qui a lancé la carrière de Macron, fait partie du vrai cercle. Minc, Attali et Lagarde ne sont que des alibis, le faux cercle, payés fort cher pour leur servilité sans faille et pour leur acceptation inconditionnelle de servir de bouc-émissaire mutique le cas échéant.
Monsieur Draghi s’en va : Histoire résumée d’une réussite
européenne éclatante.
Par Charles Gave
16 septembre, 2019
16 septembre, 2019
Mr. Draghi s’en va, mais hélas, le mal qu’il a fait aux pays européens va perdurer. Mais avant d’en arriver à une analyse de ce qu’il a détruit, j’aimerais rappeler les grands traits de sa carrière.
Mr. Draghi apparait dans l’Histoire comme de directeur général du ministère des finances Italiens de 1992 à 2001, au moment des négociations qui précédaient la création de l’Euro.
Les textes, acceptés par tous les pays prévoyaient entre autres que le déficit budgétaire ne pouvait être supérieur à 3 % du Pib.
Or, peu avant d’entrer dans l’Euro, ce déficit était supérieur à 7 %, ce qui aurait dû interdire à l’Italie de faire partie de la nouvelle monnaie.
Qu’à cela ne tienne.
Monsieur Draghi passe avec JP Morgan un accord de « swap « par lequel ces derniers achètent pour 35 milliards d’Euro.de produits dérivés issus par l’Italie qui comptablement et miraculeusement font baisser le déficit de 7.5 % à 2.5 % en deux ans.
La Commission Européenne saluera comme il se doit les efforts « héroïques » faits par l’Italie. Que le lecteur ne se fasse pas trop d’illusions, le déficit est réapparu une fois l’Italie dans l’Euro…
Cette opération a été l’objet d’une enquête de la Cour des Comptes Italienne dont les résultats semblent indiquer que le Trésor Italien a beaucoup perdu à la suite de cette manipulation. On parle de plusieurs milliards d’euros. Et comme les produits dérivés sont un jeu à somme nulle, les milliards d’euros perdus par l’Italie ont été gagnés par quelqu’un d’autre, mais j’ai du mal à deviner qui et qui aurait pu toucher des commissions sur une opération aussi profitable (pour JPM)
La Grèce, qui avait le même problème passe un accord similaire en 1997 avec Goldman-Sachs pour maquiller ses comptes et cette deuxième opération aurait rapporté à GS 300 millions d’Euros et sera dénoncée ensuite au moment de la faillite de la Grèce.
A noter que personne ne fut inquiété ni à JP Morgan ni à GS puisque ces opérations étaient « légales « à l’époque.
Mission accomplie, l’Italie est dans l’Euro et Mario Draghi prend sa retraite et devient vice-président de… Goldman-Sachs Europe, où il est le responsable de 2002 à 2006 des négociations avec les Etats européens.
En 2006, sur proposition de Berlusconi, il devient le gouverneur de la banque centrale Italienne et le Président du forum de la stabilité financière pour l’Europe, en charge de prévenir les crises systémiques et comme de bien entendu il ne voit rien arriver de la crise de 2009 -2011.
Inutile de souligner qu’un homme d’une telle envergure fait partie du groupe des trente, de Bilderberg, est titulaire de nombreuses distinctions européennes et que sais -je encore…
Toutes ces réussites éclatantes le qualifient sans doute aucun pour le poste de patron de la BCE, ou il est promu le 1 Novembre 2011 pour succéder à Jean-Claude Trichet, de sinistre mémoire.
Et c’est bien sûr à la BCE que monsieur Draghi va donner la pleine mesure de son talent.
Je ne reviendrai pas sur les détails de son action en tant que Président de la BCE mais sur l’esprit qui a prévalu lors de son mandat.
Monsieur Draghi est un idéologue europeen acharné, un homme de Davos s’il en fut. Son but est de créer un Etat Europeen envers et contre tout et seul cela l’intéresse.
Normalement, le but d’un bon banquier central est de créer les conditions monétaires pour que le système crée le maximum de richesse avec le minimum d’inflation. Et la meilleure façon de faire est d’essayer d’avoir des prix de marché aussi bien pour le taux de change que pour les taux d’intérêts.
Le premier « prix », celui des taux d’intérêts étant devenu fixe à l’intérieur de l’euro, le blocage des taux de change vis-à-vis de l’Allemagne de tous les taux de change dans la zone euro interdit que la plus grande productivité de l’Allemagne soit compensée par une variation des taux de changes comme cela se pratiquait depuis 1950.
Et donc, le seul endroit dans les marchés où cette différence pouvait s’exprimer était le marché obligataire, substitut imparfait au marché des changes. Et c’est par les marchés obligataires qu’arrive la crise de l’euro de 2009, ce qui était parfaitement prévisible mais semble surprendre tout le monde.
L’écart entre les taux allemands et Italiens ou Espagnols à partir de 2009 se met à monter, monter, monter…
Et a la place de reconnaitre que l’Euro ne fonctionnait pas et ne pouvait pas fonctionner, monsieur Draghi décida de casser ce second thermomètre en ordonnant à la BCE d’acheter directement les obligations des pays mal gérés.
Et du coup, la zone Euro s’est retrouvée avec des faux prix, non seulement sur le taux de change mais aussi sur les taux d’intérêts.
Un système de jeu à somme nulle où l’une des parties crée de la richesse tandis que l’autre s’appauvrit continûment diverge naturellement et donc ne peut qu’exploser à terme et je suis bien sûr que monsieur Draghi, en bon élève de Solow et Modigliani qu’il fût au MIT est parfaitement au courant du phénomène que je décris.
Et pourtant sa solution fut de remplacer la création de richesse par la création de dettes étatiques encourues par ceux qui ne pouvaient plus produire de la richesse de façon efficace et cela bien que cette solution eût été strictement interdite par les traités.
Normalement, cette avalanche de nouvelles dettes aurait dû amener à une explosion des taux d’intérêts, qui aurait mis fin au désastre de l’euro, mais pour empêcher le marché de faire sauter l’euro, la décision fut prise que la BCE achèterait cette dette et la porterait dans son bilan comme un « actif » alors qu’aucune vraie richesse n’avait été créée en contrepartie.
Le résultat est que l’économie de la zone euro est en train de rentrer en récession et que ni la BCE ni les gouvernements n’ont plus aucun moyen de lutter contre ce qui pourrait bien être un cataclysme, le plus étonnant pour la plupart des observateurs étant que l’Allemagne elle-même soit en train de plonger ce qui est pourtant parfaitement normal puisque un taux de change sous-évalué et des taux d’ intérêts trop bas ont littéralement forcé les entreprises allemandes à continuer à investir dans le secteur automobile, en train de rentrer en crise de surproduction structurelle.
Mais le pire est ailleurs.
Depuis la nuit des temps, il existe des charlatans qui expliquent que faire croitre la quantité de monnaie c’est faire croitre la quantité de richesse. L’un d’entre eux fut John Law qui vers 1720 réussit à convaincre le Regent et la bourgeoisie française de cette foutaise.
Quelque temps après, Cantillon, un économiste et banquier Irlandais établi à Paris qui avait fort justement vendu à découvert des papiers français qui ne valaient rien publia un petit livre « Traité sur le Commerce » dans lequel pour la première fois dans l’Histoire un intellectuel expliquait la différence entre la création de monnaie et la création de richesse, qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre.
Cela va faire donc trois cent ans que cette distinction a été mise en lumière, et pourtant monsieur Draghi a encore une fois essayé de faire croire au public que créer de la monnaie à partir de rien allait créer de la richesse, ce qui est de sa part à la fois une lâcheté, une abomination intellectuelle et de la démagogie pure et simple.
Recommander une politique dont vous SAVEZ qu’elle va échouer simplement pour rester dans les cercles de pouvoir est ce que je peux imaginer de plus sordide et pourtant c’est ce que monsieur Draghi a fait et sans aucun remords puisque cette semaine encore il a essayé de renforcer la politique qu’il suivait depuis sa nomination alors même que cette politique avait déjà échoué misérablement. Et des rumeurs courent que le Conseil de la BCE a dû le bloquer dans cette course a l’abime avant qu’il ne quitte son poste pour être remplacé par madame Lagarde.
Ce qui m’amène a parler de madame Lagarde.
Je ne m’attends pas à être « déçu en bien » par cette personne qui a déjà échoué au ministère des finances français, avant de laisser une ardoise de $ 55 milliards au FMI.
Ma première impression est que madame Lagarde ne faisant pas partie des vrais cercles de pouvoir fera un merveilleux bouc émissaire si l’Euro venait à sauter, et que lui faire porter le chapeau ne devrait pas être trop difficile.
Les « hommes de Davos », à mon avis, ne verraient aucun inconvénient à ce qu’une « femme de Davos » soit rendue responsable d’un désastre qu’eux seuls auraient créé.
En 1939, toutes nos élites supportaient la ligne Maginot.
En 1945, seul Gamelin l’avait soutenu.
Je verrai bien madame Lagarde en nouveau Gamelin.
jeudi, février 28, 2019
L'Euro, ce vampire.
Ça vient de tomber : l’euro a coûté 56 000 euros à chaque Français !
Depuis le temps qu'on en parle, je pense qu'il n'est plus nécessaire de s'appesantir : le mécanisme par lequel l'Euro tue les économies du sud de l'Europe est bien maitrisé par mes lecteurs (ou ceux de Charles Gave), c'est le même mécanisme par lequel l'unification italienne a tué l'économie du sud de l'Italie.
L'Euro est un problème politique : c'est la prison des peuples européens et le garde-chiourme est allemand, avec l'aide de collabos indigènes (situation historique classique).
Il est incontestable qu'il faut tuer l'Euro qui est en train de nous tuer. Comment en fait-on ?
Le problème est simple : 2/3 des Français déplorent les effets de l'Euro et seulement 1/3 veulent le faire éclater. Comment résout-on cette dissonance cognitive ? Sachant qu'il ne faut pas compter sur les politiciens, qui ont prouvé qu'ils manquaient du courage nécessaire pour affronter ce défi.
Des idées ?
Depuis le temps qu'on en parle, je pense qu'il n'est plus nécessaire de s'appesantir : le mécanisme par lequel l'Euro tue les économies du sud de l'Europe est bien maitrisé par mes lecteurs (ou ceux de Charles Gave), c'est le même mécanisme par lequel l'unification italienne a tué l'économie du sud de l'Italie.
L'Euro est un problème politique : c'est la prison des peuples européens et le garde-chiourme est allemand, avec l'aide de collabos indigènes (situation historique classique).
Il est incontestable qu'il faut tuer l'Euro qui est en train de nous tuer. Comment en fait-on ?
Le problème est simple : 2/3 des Français déplorent les effets de l'Euro et seulement 1/3 veulent le faire éclater. Comment résout-on cette dissonance cognitive ? Sachant qu'il ne faut pas compter sur les politiciens, qui ont prouvé qu'ils manquaient du courage nécessaire pour affronter ce défi.
Des idées ?
mardi, janvier 01, 2019
Bertez : un triste anniversaire, 20 ans d'Euro.
Bertez : un triste anniversaire, 20 ans d'Euro.
************
La Construction monétaire européenne est une erreur.
Léon, le bon vieux et sanguinaire Léon Trotsky disait :
« Les erreurs théoriques conduisent aux catastrophes pratiques ».
Il disait aussi : « Seule la vérité est efficace ».
Ce jour est le 20ème anniversaire du lancement de l’Euro en tant que monnaie unique de la zone.
Il est évident que cet anniversaire devrait être l’occasion d’un Grand Débat, un débat à plusieurs niveaux, niveau national, niveau européen, niveau international. Car la question du succès ou de l’échec est omniprésente. Politiquement, économiquement, financièrement, monétairement, socialement. Et peut être un jour, militairement je le crains.
Au lieu des cérémonies bidon, des mascarades ce serait faire oeuvre historique plus utile que de lancer, conduire, éclairer ce débat.
Hélas, l’Euro a été conçu comme une vilenie, comme une manoeuvre honteuse, pour mettre les peuples devant le fait accompli d’une intégration dont ils ne voulaient pas et on continue sur la lancée qui est celle de l’obscurantisme. Ou si on veut pour parler vulgairement : la lancée de la charrue avant les boeufs. Les boeufs étant bien sûr les peuples !
L’Euro est marqué du sceau de la honte, du caché, du mensonge ne l’oubliez pas dans vos réflexions.
************
Pendant ce temps, Les Echos continuent leur propagande habituelle, ça en devient franchement comique (un dernier sursaut de bon sens leur a fait supprimer la possibilité de commenter) :
L'euro, notre bien le plus précieux
C'est bon de rire.
**************
La zone Euro est-elle le cancer de l’UE ?
************
La Construction monétaire européenne est une erreur.
Léon, le bon vieux et sanguinaire Léon Trotsky disait :
« Les erreurs théoriques conduisent aux catastrophes pratiques ».
Il disait aussi : « Seule la vérité est efficace ».
Ce jour est le 20ème anniversaire du lancement de l’Euro en tant que monnaie unique de la zone.
Il est évident que cet anniversaire devrait être l’occasion d’un Grand Débat, un débat à plusieurs niveaux, niveau national, niveau européen, niveau international. Car la question du succès ou de l’échec est omniprésente. Politiquement, économiquement, financièrement, monétairement, socialement. Et peut être un jour, militairement je le crains.
Au lieu des cérémonies bidon, des mascarades ce serait faire oeuvre historique plus utile que de lancer, conduire, éclairer ce débat.
Hélas, l’Euro a été conçu comme une vilenie, comme une manoeuvre honteuse, pour mettre les peuples devant le fait accompli d’une intégration dont ils ne voulaient pas et on continue sur la lancée qui est celle de l’obscurantisme. Ou si on veut pour parler vulgairement : la lancée de la charrue avant les boeufs. Les boeufs étant bien sûr les peuples !
L’Euro est marqué du sceau de la honte, du caché, du mensonge ne l’oubliez pas dans vos réflexions.
************
Pendant ce temps, Les Echos continuent leur propagande habituelle, ça en devient franchement comique (un dernier sursaut de bon sens leur a fait supprimer la possibilité de commenter) :
L'euro, notre bien le plus précieux
C'est bon de rire.
**************
La zone Euro est-elle le cancer de l’UE ?
mercredi, décembre 12, 2018
Le problème des gilets jaunes ? Le peuple français est souverain un jour tous les cinq ans (et encore, pas tout à fait)
Le problème des gilets jaunes ? Le peuple français est souverain un jour tous les cinq ans. Et encore, pas tout à fait, puisqu'il ne peut choisir que parmi des candidats fléchés par divers moyens (médias, financement).
samedi, décembre 01, 2018
Gilets jaunes : je suis très inquiet
Le mouvement des gilets jaunes est une excellente chose. C'est le retour de la démocratie (de travers, hésitante, brouillonne, certes) qu'on n'osait plus espérer :
LES GILETS JAUNES, LES FORCES DE VIE CONTRE LES FORCES DE MORT !
Fiasco à Matignon : le jour où les Gilets jaunes ont rendu aux élites la monnaie de la pièce de leur sécession
***********
Ce vendredi, le vide laissé dans la Cour de Matignon nous montrait de manière éclatante qu’aujourd’hui, c’est le peuple qui fait sécession. Le système l’a oublié, qu’à ne cela ne tienne, il tente de faire sans lui. Pas nécessairement contre lui, mais sans lui. Pas nécessairement non plus en voulant à tout prix inventer une démocratie directe, la grande attention portée à la représentativité de ses porte-paroles par le mouvement est très éclairante de ce point de vue. Une grande concertation dans les territoires ? A quoi bon si tout est déjà décidé. Pourquoi prendre la peine de parler avec des gens qui veulent « écouter le dialogue », comme le déclarait Edouard Philippe face à Jean-Jacques Bourdin dans un étrange lapsus cette semaine, formule qui montre bien l’idée que le Premier ministre semble se faire de sa place -et de la leur- dans ces échanges ?
***********
Quand j'ai appris que les gilets jaunes avaient posé un lapin à E. Philippe, ma première réaction fut « Dans ton cul, connard ! ». Ce n'est pas très élégant, je l'admets, mais ça traduit bien mon sentiment.
Les fidèles lecteurs de ce blog savent dans quel mépris, fondé et argumenté, je tiens Emmanuel Macron et son gouvernement (ainsi, au passage, que leurs électeurs) mais leur autisme dépasse l'imagination :
Éric Zemmour : "Le pouvoir macronien ressemble à sa caricature"
Et maintenant ?
C'est la que ça se gâte.
Si le président n'était pas un branlotin narcissique pour bourgeois épais, on peut imaginer différents scénarios ayant une intelligence politique : recul complet du pouvoir, référendum, démission du président, dissolution de l'assemblée nationale ...
Mais l'autre abruti est tellement à l'ouest qu'il est probable qu'il va faire trop peu trop tard et que la situation va s'envenimer.
J'étais à Paris cet après-midi, pas dans les manifestations. Je n'avais jamais entendu un tel ballet de sirènes de police. Et pourtant, j'en ai entendu. Quand on vit depuis vingt-cinq ans à Paris, et qu'on a vu de près et de loin quelques manifestations, on sait ce que cela signifie : la perte de contrôle.
Et je comprends en lisant les nouvelles que cette journée a été aussi coton en province.
L'équation est simple : des gilets jaunes qui n'ont pas grand'chose à perdre + des casseurs qu'on a laissé prospérer depuis des années + une police débordée + un pouvoir autiste + des partis politiques et des syndicats discrédités = ...... ?
C'est évidemment la porte ouverte à toutes les aventures.
Je pense beaucoup aux précédents historiques. Cela ne m'incite guère à l'optimisme. C'est l'hiver, ça calme certaines ardeurs, mais le printemps risque d'être chaud. Je suis très inquiet.
Si vous l'êtes pas, c'est que vous êtes inconscient. Ou que vous savez quelque chose que j'ignore (prière de m'indiquer d'urgence quoi).
LES GILETS JAUNES, LES FORCES DE VIE CONTRE LES FORCES DE MORT !
Fiasco à Matignon : le jour où les Gilets jaunes ont rendu aux élites la monnaie de la pièce de leur sécession
***********
Ce vendredi, le vide laissé dans la Cour de Matignon nous montrait de manière éclatante qu’aujourd’hui, c’est le peuple qui fait sécession. Le système l’a oublié, qu’à ne cela ne tienne, il tente de faire sans lui. Pas nécessairement contre lui, mais sans lui. Pas nécessairement non plus en voulant à tout prix inventer une démocratie directe, la grande attention portée à la représentativité de ses porte-paroles par le mouvement est très éclairante de ce point de vue. Une grande concertation dans les territoires ? A quoi bon si tout est déjà décidé. Pourquoi prendre la peine de parler avec des gens qui veulent « écouter le dialogue », comme le déclarait Edouard Philippe face à Jean-Jacques Bourdin dans un étrange lapsus cette semaine, formule qui montre bien l’idée que le Premier ministre semble se faire de sa place -et de la leur- dans ces échanges ?
***********
Quand j'ai appris que les gilets jaunes avaient posé un lapin à E. Philippe, ma première réaction fut « Dans ton cul, connard ! ». Ce n'est pas très élégant, je l'admets, mais ça traduit bien mon sentiment.
Les fidèles lecteurs de ce blog savent dans quel mépris, fondé et argumenté, je tiens Emmanuel Macron et son gouvernement (ainsi, au passage, que leurs électeurs) mais leur autisme dépasse l'imagination :
Éric Zemmour : "Le pouvoir macronien ressemble à sa caricature"
Et maintenant ?
C'est la que ça se gâte.
Si le président n'était pas un branlotin narcissique pour bourgeois épais, on peut imaginer différents scénarios ayant une intelligence politique : recul complet du pouvoir, référendum, démission du président, dissolution de l'assemblée nationale ...
Mais l'autre abruti est tellement à l'ouest qu'il est probable qu'il va faire trop peu trop tard et que la situation va s'envenimer.
J'étais à Paris cet après-midi, pas dans les manifestations. Je n'avais jamais entendu un tel ballet de sirènes de police. Et pourtant, j'en ai entendu. Quand on vit depuis vingt-cinq ans à Paris, et qu'on a vu de près et de loin quelques manifestations, on sait ce que cela signifie : la perte de contrôle.
Et je comprends en lisant les nouvelles que cette journée a été aussi coton en province.
L'équation est simple : des gilets jaunes qui n'ont pas grand'chose à perdre + des casseurs qu'on a laissé prospérer depuis des années + une police débordée + un pouvoir autiste + des partis politiques et des syndicats discrédités = ...... ?
C'est évidemment la porte ouverte à toutes les aventures.
Je pense beaucoup aux précédents historiques. Cela ne m'incite guère à l'optimisme. C'est l'hiver, ça calme certaines ardeurs, mais le printemps risque d'être chaud. Je suis très inquiet.
Si vous l'êtes pas, c'est que vous êtes inconscient. Ou que vous savez quelque chose que j'ignore (prière de m'indiquer d'urgence quoi).
mercredi, novembre 28, 2018
Gilets jaunes et sujets connexes, méli-mélo
Je vous livre ces textes pêle-mêle, sauf celui de Bérénice Levet sur Soljetnitsyne, que je place délibérément en conclusion :
Benedetti : « Le macronisme est monologue, là où la démocratie est dialogue »
*****************
Le Président parle, son Premier ministre parle, ses ministres parlent. Le macronisme est monologue, là où la démocratie est dialogue. Cet enfermement communicationnel symbolise des décennies de perte de contacts des dirigeants avec la société, le peuple, les gens. Ce déracinement, Macron, jeune énarque sans histoire, ni cicatrice, en est le produit. Il ne saurait être tenu pour responsable d'un passif dont il n'est que le légataire sans doute transitoire. À mesure que la paupérisation économique des classes moyennes et populaires s'accroît, ces dernières prennent conscience de la dépossession citoyenne dont elles ont été l'objet depuis des décennies. Le jaune des gilets exprime d'abord cette prise de conscience.
[…]
On ne joue pas impunément avec les nerfs d'un peuple qui ne boucle pas son budget. Ce faisant, le chef de l'État a cru que sa parole était suffisamment performative pour faire surgir ce «nouveau monde» dont il se voulut tant le héros que le héraut. Au résultat, c'est la conflictualité qui partout s'exacerbe: un pouvoir qui parle une langue morte, des corps intermédiaires qui n'en finissent pas de se dévitaliser, et surtout ce parfum dont la société libérale avancée nous avait fait oublier l'épice révolutionnaire, la guerre des classes. De ce point de vue, la macronie, bien plus que le macronisme au demeurant, a par une forme d'inexpérience historique réveillé de ces pulsions que l'on imaginait dissoutes dans les conforts ouatés de la société de la consommation et du loisir. Tout se passe comme si sur les ronds-points de France et de Navarre une nouvelle fraternisation de classe, détachée des atavismes politiques, poussait un fort ressentiment contre des élites que l'on amalgame progressivement dans un même rejet.
La macronie, ultime reflet d'un Impérium technocratique qui a peut-être présumé de ses forces, n'a pas vu venir cette « drôle de révolte » sur les ailes de réseaux sociaux, qui ont révolutionné l'espace public en rendant possible son accès à tout un chacun, en facilitant des agrégations inédites et rapides , en démocratisant l'expression et la prise de paroles. D'une certaine manière, cette réappropriation de l'enjeu démocratique, enjeu fiscal aidant, a trouvé dans le gilet son signe de ralliement et dans le rond-point sa nouvelle agora. Une révolution ? Peut-être pas encore ; un tournant assurément ...
*****************
H16 (fonctionnaire européen anti-européiste !) pointe avec raison les contradictions des gilets jaunes, mais, à ce stade, elles ne me semblent pas importantes. Il n'y a que dans la vision des abrutis de technocrates (et, avec les ingénieurs qui m'entourent, je suis servi) que la vie est carré comme un jardin à la française :
Gilets jaunes, transition énergétique et modèle français
J'aime bien Henri Temple :
La transition énergétique, un sacrifice humain
*****************
Or, s’il s’agissait vraiment de réduire la pollution due à la combustion d’énergies fossiles, quid des centrales à charbon allemandes, des camions transfrontières, des porteconteneurs chinois, qui polluent l’atmosphère infiniment plus que l’infirmier du Massif central ou la mère de famille de Normandie ou d’Île de France. Car pouvoir aller et venir pour les besoins de sa vie avec son véhicule est un droit citoyen. Et si nos véhicules polluent, c’est que l’État et ses voisins ont été incapables, depuis des décennies, de se soustraire aux lobbys pétroliers et de faire un grand effort scientifique, industriel et réglementaire pour aller vers des véhicules moins polluants. N’oublions pas le scandale Volkswagen.
Où en sont les plans de ferroutage et de merroutage en panne depuis 30 ans ? Et s’il s’agit de préserver les ressources naturelles, quid encore de la destruction massive et délirante de nos terres agricoles et des sites naturels ? Fautil toujours plus de voies ferrées, de lotissements, de parkings de supermarchés, d’autoroutes privatisées, de TGV ?
*****************
Jean-Yves Le Gallou dresse un bilan implacable de Macron (qu'aucun électeur de Macron, de premier ou de second tour, ne devrait pouvoir lire sans que la honte ne lui monte au front. Hélas, je suis convaincu que bien des électeurs de Macron referont la même connerie. Ceux que j'ai autour de moi me semblent incapables d'apprendre) :
Gilets Jaunes. Le jour où les oligarques lâcheront Macron …
Et deux videos de Christian Combaz :
Enfin, pour vous réconforter et vous élever (car, lorsqu'on parle de Macron, on est obligatoirement dans la bassesse), Soljenitsyne, ce géant dans le siècle :
Bérénice Levet : « Soljenitsyne, penseur des limites »
*****************
La judiciarisation est une capitulation, une reddition signée par l'homme en son humanité.
Ce mode de vie nous conduit à méconnaître, oublier que chacun de nous est à lui-même, pour lui-même, en lui-même, cette instance de limitation. Que l'homme n'est pas que ce vivant avide de s'étendre, de se répandre, qu'il est un être capable de tenir la bride à ses appétits, de se maîtriser, de se contrôler. « Un homme, ça s'empêche », disait Albert Camus, « ça » n'attend pas de la loi, seule, qu'elle le freine. Le principe de limitation est inscrit au coeur de l'homme et là est sa grandeur, sa noblesse. L'homme est une créature morale, spirituelle.
Avec la liberté, et pour temporiser cette liberté lui a été donnée la faculté de se contrôler, de se limiter. Léo Strauss parlait d'une « terreur sacrée » qui allait de pair avec la conscience de la liberté, une « sorte de pressentiment que tout n'est pas permis ». « Nous pouvons appeler cette terreur sacrée, écrivait le philosophe, la conscience naturelle de l'homme », Et il avait la ferme conviction que « le frein est aussi naturel, aussi immédiat que la liberté. ». Et c'est bien tout le tragique de la vie juridique que de poser un éteignoir sur cette conscience naturelle, de l'engourdir.
Il s'agit avec Soljenitsyne de penser la liberté comme auto-nomie, capacité à se donner soi-même des lois -les modernes, eux, ont joué la liberté contre l'autonomie - et comme responsabilité. C'est un thème qu'on retrouve chez tous les grands penseurs des totalitarismes, chez Hannah Arendt, Leo Strauss, chez les dissidents communistes : Qu'est-ce qu'un citoyen ? demande Vaclav Havel «Un être ouvert à la responsabilité pour le monde». Répondre de, répondre de ses actes, répondre de la civilisation unique, mortelle qui nous est confiée, répondre de ce que nous faisons et ce devant les morts, devant nos contemporains, et devant ceux qui viendront après nous - preuve que même en des temps sécularisés, une forme de transcendance peut être introduite.
[…]
Soljenitsyne est de ceux qui nous ont permis de saisir la nouveauté des régimes totalitaires (avec un précédent dans l'épisode de la Terreur, mais sans atteindre à une même ampleur). La passion idéologique définit en effet en propre les totalitarismes: l'appréhension du réel à partir d'une Idée dont on dévide la logique et où les hommes sont réduits à du pur matériau que l'on façonne selon ce programme abstraitement défini, sans tenir le moindre compte des résistances que les hommes de chair et d'os opposent, fait le tragique et l'horreur de ces régimes. L'action politique conçue comme régénération des hommes ne peut qu'avoir des conséquences funestes.
*****************
Et comme dit Charles Gave, les Français devraient arrêter de voter utile et commencer à voter intelligent.
Benedetti : « Le macronisme est monologue, là où la démocratie est dialogue »
*****************
Le Président parle, son Premier ministre parle, ses ministres parlent. Le macronisme est monologue, là où la démocratie est dialogue. Cet enfermement communicationnel symbolise des décennies de perte de contacts des dirigeants avec la société, le peuple, les gens. Ce déracinement, Macron, jeune énarque sans histoire, ni cicatrice, en est le produit. Il ne saurait être tenu pour responsable d'un passif dont il n'est que le légataire sans doute transitoire. À mesure que la paupérisation économique des classes moyennes et populaires s'accroît, ces dernières prennent conscience de la dépossession citoyenne dont elles ont été l'objet depuis des décennies. Le jaune des gilets exprime d'abord cette prise de conscience.
[…]
On ne joue pas impunément avec les nerfs d'un peuple qui ne boucle pas son budget. Ce faisant, le chef de l'État a cru que sa parole était suffisamment performative pour faire surgir ce «nouveau monde» dont il se voulut tant le héros que le héraut. Au résultat, c'est la conflictualité qui partout s'exacerbe: un pouvoir qui parle une langue morte, des corps intermédiaires qui n'en finissent pas de se dévitaliser, et surtout ce parfum dont la société libérale avancée nous avait fait oublier l'épice révolutionnaire, la guerre des classes. De ce point de vue, la macronie, bien plus que le macronisme au demeurant, a par une forme d'inexpérience historique réveillé de ces pulsions que l'on imaginait dissoutes dans les conforts ouatés de la société de la consommation et du loisir. Tout se passe comme si sur les ronds-points de France et de Navarre une nouvelle fraternisation de classe, détachée des atavismes politiques, poussait un fort ressentiment contre des élites que l'on amalgame progressivement dans un même rejet.
La macronie, ultime reflet d'un Impérium technocratique qui a peut-être présumé de ses forces, n'a pas vu venir cette « drôle de révolte » sur les ailes de réseaux sociaux, qui ont révolutionné l'espace public en rendant possible son accès à tout un chacun, en facilitant des agrégations inédites et rapides , en démocratisant l'expression et la prise de paroles. D'une certaine manière, cette réappropriation de l'enjeu démocratique, enjeu fiscal aidant, a trouvé dans le gilet son signe de ralliement et dans le rond-point sa nouvelle agora. Une révolution ? Peut-être pas encore ; un tournant assurément ...
*****************
H16 (fonctionnaire européen anti-européiste !) pointe avec raison les contradictions des gilets jaunes, mais, à ce stade, elles ne me semblent pas importantes. Il n'y a que dans la vision des abrutis de technocrates (et, avec les ingénieurs qui m'entourent, je suis servi) que la vie est carré comme un jardin à la française :
Gilets jaunes, transition énergétique et modèle français
J'aime bien Henri Temple :
La transition énergétique, un sacrifice humain
*****************
Or, s’il s’agissait vraiment de réduire la pollution due à la combustion d’énergies fossiles, quid des centrales à charbon allemandes, des camions transfrontières, des porteconteneurs chinois, qui polluent l’atmosphère infiniment plus que l’infirmier du Massif central ou la mère de famille de Normandie ou d’Île de France. Car pouvoir aller et venir pour les besoins de sa vie avec son véhicule est un droit citoyen. Et si nos véhicules polluent, c’est que l’État et ses voisins ont été incapables, depuis des décennies, de se soustraire aux lobbys pétroliers et de faire un grand effort scientifique, industriel et réglementaire pour aller vers des véhicules moins polluants. N’oublions pas le scandale Volkswagen.
Où en sont les plans de ferroutage et de merroutage en panne depuis 30 ans ? Et s’il s’agit de préserver les ressources naturelles, quid encore de la destruction massive et délirante de nos terres agricoles et des sites naturels ? Fautil toujours plus de voies ferrées, de lotissements, de parkings de supermarchés, d’autoroutes privatisées, de TGV ?
*****************
Jean-Yves Le Gallou dresse un bilan implacable de Macron (qu'aucun électeur de Macron, de premier ou de second tour, ne devrait pouvoir lire sans que la honte ne lui monte au front. Hélas, je suis convaincu que bien des électeurs de Macron referont la même connerie. Ceux que j'ai autour de moi me semblent incapables d'apprendre) :
Gilets Jaunes. Le jour où les oligarques lâcheront Macron …
Et deux videos de Christian Combaz :
Enfin, pour vous réconforter et vous élever (car, lorsqu'on parle de Macron, on est obligatoirement dans la bassesse), Soljenitsyne, ce géant dans le siècle :
Bérénice Levet : « Soljenitsyne, penseur des limites »
*****************
La judiciarisation est une capitulation, une reddition signée par l'homme en son humanité.
Ce mode de vie nous conduit à méconnaître, oublier que chacun de nous est à lui-même, pour lui-même, en lui-même, cette instance de limitation. Que l'homme n'est pas que ce vivant avide de s'étendre, de se répandre, qu'il est un être capable de tenir la bride à ses appétits, de se maîtriser, de se contrôler. « Un homme, ça s'empêche », disait Albert Camus, « ça » n'attend pas de la loi, seule, qu'elle le freine. Le principe de limitation est inscrit au coeur de l'homme et là est sa grandeur, sa noblesse. L'homme est une créature morale, spirituelle.
Avec la liberté, et pour temporiser cette liberté lui a été donnée la faculté de se contrôler, de se limiter. Léo Strauss parlait d'une « terreur sacrée » qui allait de pair avec la conscience de la liberté, une « sorte de pressentiment que tout n'est pas permis ». « Nous pouvons appeler cette terreur sacrée, écrivait le philosophe, la conscience naturelle de l'homme », Et il avait la ferme conviction que « le frein est aussi naturel, aussi immédiat que la liberté. ». Et c'est bien tout le tragique de la vie juridique que de poser un éteignoir sur cette conscience naturelle, de l'engourdir.
Il s'agit avec Soljenitsyne de penser la liberté comme auto-nomie, capacité à se donner soi-même des lois -les modernes, eux, ont joué la liberté contre l'autonomie - et comme responsabilité. C'est un thème qu'on retrouve chez tous les grands penseurs des totalitarismes, chez Hannah Arendt, Leo Strauss, chez les dissidents communistes : Qu'est-ce qu'un citoyen ? demande Vaclav Havel «Un être ouvert à la responsabilité pour le monde». Répondre de, répondre de ses actes, répondre de la civilisation unique, mortelle qui nous est confiée, répondre de ce que nous faisons et ce devant les morts, devant nos contemporains, et devant ceux qui viendront après nous - preuve que même en des temps sécularisés, une forme de transcendance peut être introduite.
[…]
Soljenitsyne est de ceux qui nous ont permis de saisir la nouveauté des régimes totalitaires (avec un précédent dans l'épisode de la Terreur, mais sans atteindre à une même ampleur). La passion idéologique définit en effet en propre les totalitarismes: l'appréhension du réel à partir d'une Idée dont on dévide la logique et où les hommes sont réduits à du pur matériau que l'on façonne selon ce programme abstraitement défini, sans tenir le moindre compte des résistances que les hommes de chair et d'os opposent, fait le tragique et l'horreur de ces régimes. L'action politique conçue comme régénération des hommes ne peut qu'avoir des conséquences funestes.
*****************
Et comme dit Charles Gave, les Français devraient arrêter de voter utile et commencer à voter intelligent.
dimanche, novembre 25, 2018
Gilets jaunes : « Le peuple n'a ni raison ni tort, il décide »
Gilets jaunes : « Le peuple n'a ni raison ni tort, il décide »
C'est l'essence même de la démocratie : le peuple est souverain, non parce qu'il a toujours raison, il ne s'agit pas de diviniser le peuple, mais parce qu'il est seul légitime à le faire (il manque juste un roi au-dessus pour symboliser le spirituel).
*************
« Beaufs », « racistes », « pas éduqués »... les « Gilets jaunes » n'ont pas échappé aux insultes ni au mépris, note Nicolas Vidal. Selon lui, cette attitude est caractéristique d'une élite libérale et mondialisée qui ne comprend ni n'écoute plus les classes populaires.
*************
En tant que Parisien d'importation, j'en connais des palanquées de ces demi-intellos qui se croient bien meilleurs que le peuple (écolos, végétariens, non fumeurs, féministes -mais pas en banlieue islamique, trottinetteurs, ...). Ils sont risibles car rien ne justifie leur vanité : ils sont au moins autant que ceux qu'ils méprisent le jouet de l'endoctrinement.
De plus, ce sont des enculés d'hypocrites : ils prônent l'ouverture mais eux ont les moyens financiers et sociaux de ne pas en subir les désagréments et ne s'en privent pas (ils vivent dans les bons quartiers, contournent la carte scolaire, ils compensent en partie le naufrage scolaire etc.).
On nous dit que Darmanin et Philippe ont des origines modestes. Mais, comme le dit Christophe Guilluy, c'est le destin de la plupart de ceux qui montent de trahir leurs origines (je le vois tous les jours -et ce n'est pas une image, j'ai les noms).
Le guignol en chef est finalement bien représentatif de ces gens :
Et :
Comment en sort-on ? C'est simple, je n'ai pas varié d'un iota de l'analyse de Philippe Seguin en 1992 (cet excellent discours dit tout et prévoit tout. Regardez le si vous ne le connaissez pas: ce sont 2h très bien employées) l'Euro est l'arme de l'oligarchie mondialisée pour vider de sa substance la démocratie dans les pays européens (1). L'invasion migratoire est l'autre branche de cette tenaille (2).
Comme Jeanne d'Arc, il faut aller à l'essentiel : on en sort en sortant de l'Euro. Tout le reste, c'est du bruit avec la bouche.
Les gilets jaunes, ces manants au sens étymologique (ceux qui restent), nous rapprochent-ils de l'éclatement de l'Euro ? Oui, dans la mesure où tout ce qui introduit un peu de réalité dans la vie politique fragilise ce monstre technocratique qu'est l'Euro.
Les possédants ont peur de la sortie de l'Euro ? La question qui se pose à eux est simple, c'est celle du patriotisme : préfères-tu la France ou ton patrimoine ? Certes, en réalité, la perte de patrimoine ne serait pas si importante qu'ils croient, voire nulle, mais c'est bien l'épouvantail qu'on leur agite et comme le courage n'est pas une vertu bourgeoise, ces cons votent Macron, au moins au second tour.
Je suis assez optimiste à long terme, disons à l'horizon 10-15 ans, mais, en attendant, ça va tanguer fort.
***********
(1) :
(2) : chacun aura remarqué la blancheur des gilets jaunes. Les colorés ne s'intéressent pas à la France mais à leur communauté (sauf, bien entendu, quand ils sont aussi français qu'un Auvergnat, comme dans nos vieux DOM-TOM).
C'est l'essence même de la démocratie : le peuple est souverain, non parce qu'il a toujours raison, il ne s'agit pas de diviniser le peuple, mais parce qu'il est seul légitime à le faire (il manque juste un roi au-dessus pour symboliser le spirituel).
*************
« Beaufs », « racistes », « pas éduqués »... les « Gilets jaunes » n'ont pas échappé aux insultes ni au mépris, note Nicolas Vidal. Selon lui, cette attitude est caractéristique d'une élite libérale et mondialisée qui ne comprend ni n'écoute plus les classes populaires.
*************
En tant que Parisien d'importation, j'en connais des palanquées de ces demi-intellos qui se croient bien meilleurs que le peuple (écolos, végétariens, non fumeurs, féministes -mais pas en banlieue islamique, trottinetteurs, ...). Ils sont risibles car rien ne justifie leur vanité : ils sont au moins autant que ceux qu'ils méprisent le jouet de l'endoctrinement.
De plus, ce sont des enculés d'hypocrites : ils prônent l'ouverture mais eux ont les moyens financiers et sociaux de ne pas en subir les désagréments et ne s'en privent pas (ils vivent dans les bons quartiers, contournent la carte scolaire, ils compensent en partie le naufrage scolaire etc.).
On nous dit que Darmanin et Philippe ont des origines modestes. Mais, comme le dit Christophe Guilluy, c'est le destin de la plupart de ceux qui montent de trahir leurs origines (je le vois tous les jours -et ce n'est pas une image, j'ai les noms).
Le guignol en chef est finalement bien représentatif de ces gens :
Et :
Comment en sort-on ? C'est simple, je n'ai pas varié d'un iota de l'analyse de Philippe Seguin en 1992 (cet excellent discours dit tout et prévoit tout. Regardez le si vous ne le connaissez pas: ce sont 2h très bien employées) l'Euro est l'arme de l'oligarchie mondialisée pour vider de sa substance la démocratie dans les pays européens (1). L'invasion migratoire est l'autre branche de cette tenaille (2).
Comme Jeanne d'Arc, il faut aller à l'essentiel : on en sort en sortant de l'Euro. Tout le reste, c'est du bruit avec la bouche.
Les gilets jaunes, ces manants au sens étymologique (ceux qui restent), nous rapprochent-ils de l'éclatement de l'Euro ? Oui, dans la mesure où tout ce qui introduit un peu de réalité dans la vie politique fragilise ce monstre technocratique qu'est l'Euro.
Les possédants ont peur de la sortie de l'Euro ? La question qui se pose à eux est simple, c'est celle du patriotisme : préfères-tu la France ou ton patrimoine ? Certes, en réalité, la perte de patrimoine ne serait pas si importante qu'ils croient, voire nulle, mais c'est bien l'épouvantail qu'on leur agite et comme le courage n'est pas une vertu bourgeoise, ces cons votent Macron, au moins au second tour.
Je suis assez optimiste à long terme, disons à l'horizon 10-15 ans, mais, en attendant, ça va tanguer fort.
***********
(1) :
(2) : chacun aura remarqué la blancheur des gilets jaunes. Les colorés ne s'intéressent pas à la France mais à leur communauté (sauf, bien entendu, quand ils sont aussi français qu'un Auvergnat, comme dans nos vieux DOM-TOM).
mercredi, novembre 21, 2018
Dans le jaune : un dessin vaut mieux que mille mots
Par un dessinateur du Monde, sur Twitter :
Ce monsieur a bien raison comme le prouvent les réactions à ce dessin :
Il trouve un soutien chez le petit marquis de Quatremer (encore un pseudonyme, c'est curieux, comme son patron, M. Mouchard) :
Et il précise, au cas où on ne l'aurait pas compris :
Mais il y a moins agressif, un peu moins injurieux et encore plus à l'ouest :
Et :
Je comprends mieux les gens qui voulaient pendre quelques aristos à la lanterne.
D'un point de vue plus personnel, vivant cerné de cadres parisiens, je pourrais ouvrir une rubrique « choses entendues » sur les diverses expressions de mépris social, souvent inconscient, de gens qui, pour beaucoup, votent à gauche.
Et aussi, un grand moment de démocratie (je ne vois pas en quoi Jean Lassalle aurait un comportement perturbateur, injurieux ou indécent. On remarque aussi qu'il ne reçoit aucun soutien, de nulle part) :
Je me pose une question : ces gens sont-ils ignorants de la politique à ce point ? Je veux dire : de la vraie politique, celle qui meut les peuples et les nations, pas les ficelles pour raconter des conneries aux journalistes ? Moi, je serais à leur place, je serais mort de trouille, je ferais profil bas : un mouvement massif, incontrôlé, sans chef, aux revendications floues, c'est une possibilité de catastrophe. Hé bien, ces cons incultes et méprisants (car, au fond, c'est ce qu'ils sont) jettent de l'huile sur le feu.
Je pense aussi à C. Lasch, à ses textes sur la sécession des élites, le mépris social et la bêtise de la classe intellectuelle.
Heureusement, il y a d'autres réactions :
Les femmes, fer de lance des gilets jaunes (bin, ouais, maintenant, les hommes français sont tellement escouillés, que les mecs, c'est des femmes)
Quelles perspectives pour les Gilets Jaunes ?
Et, comme le début d'un commencement de solution, c'est l'éclatement de l'Euro (si vous ne le comprenez pas, c'est que vous n'avez pas assez fréquenté ce blog) :
Comment Bruxelles et les marchés empêchent l’Italie de respirer
Ce monsieur a bien raison comme le prouvent les réactions à ce dessin :
Il trouve un soutien chez le petit marquis de Quatremer (encore un pseudonyme, c'est curieux, comme son patron, M. Mouchard) :
Et il précise, au cas où on ne l'aurait pas compris :
Mais il y a moins agressif, un peu moins injurieux et encore plus à l'ouest :
Et :
Je comprends mieux les gens qui voulaient pendre quelques aristos à la lanterne.
D'un point de vue plus personnel, vivant cerné de cadres parisiens, je pourrais ouvrir une rubrique « choses entendues » sur les diverses expressions de mépris social, souvent inconscient, de gens qui, pour beaucoup, votent à gauche.
Et aussi, un grand moment de démocratie (je ne vois pas en quoi Jean Lassalle aurait un comportement perturbateur, injurieux ou indécent. On remarque aussi qu'il ne reçoit aucun soutien, de nulle part) :
Je me pose une question : ces gens sont-ils ignorants de la politique à ce point ? Je veux dire : de la vraie politique, celle qui meut les peuples et les nations, pas les ficelles pour raconter des conneries aux journalistes ? Moi, je serais à leur place, je serais mort de trouille, je ferais profil bas : un mouvement massif, incontrôlé, sans chef, aux revendications floues, c'est une possibilité de catastrophe. Hé bien, ces cons incultes et méprisants (car, au fond, c'est ce qu'ils sont) jettent de l'huile sur le feu.
Je pense aussi à C. Lasch, à ses textes sur la sécession des élites, le mépris social et la bêtise de la classe intellectuelle.
Heureusement, il y a d'autres réactions :
Les femmes, fer de lance des gilets jaunes (bin, ouais, maintenant, les hommes français sont tellement escouillés, que les mecs, c'est des femmes)
Quelles perspectives pour les Gilets Jaunes ?
Et, comme le début d'un commencement de solution, c'est l'éclatement de l'Euro (si vous ne le comprenez pas, c'est que vous n'avez pas assez fréquenté ce blog) :
Comment Bruxelles et les marchés empêchent l’Italie de respirer
mercredi, juin 06, 2018
La soeur latine campagnolise
On remarquera que toute l'actualité n'arrive pas jusqu'à Campagnol, puisque Combaz semble ignorer qu'il n'y aura pas d'élections en septembre !
samedi, juin 02, 2018
Jugement de la Liga sur les Allemands
Il y a des peuples qui se battent jusqu’à la victoire (1). Les Allemands, eux, se battent jusqu’à la défaite.
Je ne sais pas s’ils ont trouvé ça tous seuls, mais c’est très bien vu. C’est une manière spirituelle de dire ce que je vous répète, que les Allemands sont bons en tactique et nuls en stratégie.
En 1918 et en 1945, le courage du peuple allemand fut admirable, mais quoi ? C’était dans la défaite.
Les Allemands nous ont vendu leurs voitures puis, au lieu de remettre cet argent dans leur économie ou de nous le redonner, ils nous l’ont prêté pour qu’on continue à leur acheter des bagnoles.
Aujourd’hui, ils sont assis sur un tas gigantesque de bons du trésor grecs, italiens et français qui ne vaudront bientôt plus rien, quand ces pays auront fait banqueroute.
Ils font leur numéro préféré de gestapistes génocidaires, menant à la schlague leurs débiteurs en utilisant la menace de fermer le robinet à crédit comme instrument de torture, sans état d’âme ni réflexion.
Mais le jour où les débiteurs récusent leurs dettes (et ce jour approche), qui est-ce qui se retrouve avec des bons du trésor qui ne valent plus rien ? Adieu veaux, vaches, cochons, économies, retraites ... Et après ? Ils envoient les panzers ? Ce jour là, on se dira qu’ils auraient pu couler leurs BMW et leurs Mercedes dans le port de Hambourg, le résultat aurait été le même. Il n’y a rien de nouveau : depuis Colbert, on sait que le mercantilisme se termine en catastrophe. Seuls les Allemands et les énarques l’ignorent.
Les Allemands se seront battu, une fois de plus, jusqu’à la défaite.
***********
(1) : on songe aux Anglais et aux Russes.
Je ne sais pas s’ils ont trouvé ça tous seuls, mais c’est très bien vu. C’est une manière spirituelle de dire ce que je vous répète, que les Allemands sont bons en tactique et nuls en stratégie.
En 1918 et en 1945, le courage du peuple allemand fut admirable, mais quoi ? C’était dans la défaite.
Les Allemands nous ont vendu leurs voitures puis, au lieu de remettre cet argent dans leur économie ou de nous le redonner, ils nous l’ont prêté pour qu’on continue à leur acheter des bagnoles.
Aujourd’hui, ils sont assis sur un tas gigantesque de bons du trésor grecs, italiens et français qui ne vaudront bientôt plus rien, quand ces pays auront fait banqueroute.
Ils font leur numéro préféré de gestapistes génocidaires, menant à la schlague leurs débiteurs en utilisant la menace de fermer le robinet à crédit comme instrument de torture, sans état d’âme ni réflexion.
Mais le jour où les débiteurs récusent leurs dettes (et ce jour approche), qui est-ce qui se retrouve avec des bons du trésor qui ne valent plus rien ? Adieu veaux, vaches, cochons, économies, retraites ... Et après ? Ils envoient les panzers ? Ce jour là, on se dira qu’ils auraient pu couler leurs BMW et leurs Mercedes dans le port de Hambourg, le résultat aurait été le même. Il n’y a rien de nouveau : depuis Colbert, on sait que le mercantilisme se termine en catastrophe. Seuls les Allemands et les énarques l’ignorent.
Les Allemands se seront battu, une fois de plus, jusqu’à la défaite.
***********
(1) : on songe aux Anglais et aux Russes.
vendredi, juin 01, 2018
Euro-tyrannie : les Italiens ont baissé leur froc ... pour cette fois.
Ca y est les Italiens ont cédé. Le nouveau gouvernement Conte a atténué ses éléments les plus anti-Euro. Il a donc reconnu la légitimité de l'européisme. Entre la vérité et l'erreur, il n'y a pas de troisième voie (leçon de Soljenitsyne : un compromis avec le mensonge est toujours une compromission). Il est foutu.
Il y a toujours cela de gagné : l'idée que l'UE est une tyrannie est de plus en plus évidente.
Mais il y aura d'autres manches, jusqu'à ce que, à la fin, l'européisme s'écroule, comme l'URSS.
Il y a toujours cela de gagné : l'idée que l'UE est une tyrannie est de plus en plus évidente.
Mais il y aura d'autres manches, jusqu'à ce que, à la fin, l'européisme s'écroule, comme l'URSS.
Libellés :
Euro ou démocratie ils ont choisi pour vous,
Italie
vendredi, octobre 27, 2017
La désintégration espagnole et l'Euro
Natacha Polony : « Du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes »
Il faut bien comprendre le rôle de l'Euro dans la décomposition de l'Etat espagnol. L'Euro a deux effets :
♘ par la concurrence entre régions à l'échelle de l'Europe, il fait diverger les régions et les régions pauvres au sein d'un même pays.
♘ En transformant les Etats du sud de l'Europe en instruments de répression économique et sociale au service de l'européisme, il les délégitime gravement.
Il faut bien comprendre le rôle de l'Euro dans la décomposition de l'Etat espagnol. L'Euro a deux effets :
♘ par la concurrence entre régions à l'échelle de l'Europe, il fait diverger les régions et les régions pauvres au sein d'un même pays.
♘ En transformant les Etats du sud de l'Europe en instruments de répression économique et sociale au service de l'européisme, il les délégitime gravement.
jeudi, août 24, 2017
Euro : commediante ! Tragediante !
J’ai la conviction que l’Euro est une prison allemande pour les peuples européens et l’espoir qu’il finira par éclater. Je ne sais pas comment cela arrivera. Il y a déjà un certain temps que je pense que le mouvement de dégel des libertés européennes pourrait partir d’Italie (même si, évidemment, le dernier clou sera planté dans le cercueil de l’Euro par l’Allemagne, quand elle l’abandonnera à son tour pour se replier, probablement, sur une monnaie nordique).
Silvio Berlusconi vient de proposer de faire renaître la Lire comme monnaie intérieure. Bien sûr, c’est une manière déguisée d’envisager l’éclatement de l’Euro par la sortie de l’Italie.
Economiquement, il n’y a aucun mystère. Depuis la crise de 2008, ceux qui ont des yeux pour voir savent que les pays méditerranéens, dont la France, bénéficieraient d’un retour aux monnaies nationales. Quant à ceux qui ne voient pas et ne comprennent pas … quand on est con, on est con.
Politiquement, c’est plus difficile. C’est l’abandon de l’utopie européiste . Elle imprègne encore beaucoup les peuples.
Encore plus profond, c’est le renoncement à l’idée, fausse mais qui paraît évidente, que l’union fait la force, que « big is beautiful ». On voit cette idée à l’œuvre partout dans le monde dans les situations les plus diverses. Cette idée est le paradigme de l’époque (avec « Je fais ce que je veux comme je veux quand je veux »), par définition incontestée (alors qu’elle est en réalité très contestable).
Or, il me semble que ce paradigme est petit à petit remis en cause, que la mode revient au localisme, au « small is beautiful ». La véritable écologie (et non le monstre maoïste que des politocards ambitieux nous font passer pour tel) y contribue. C’est souvent implicite, c’est le propre des paradigmes de paraître si évidents qu’on n’éprouve guère le besoin de les dire. L’Euro est alors menacé dans les têtes.
Le problème posé par l’Euro est simple. Il ne suffit pas de cesser de le soutenir pour qu’il s’écroule. C’est une prison très solide. Il faudra des actes et nous en sommes encore loin. Il faudra plus qu'un vieux Berlusconi en mal de faire parler de lui ... mais c'est un début.
Silvio Berlusconi vient de proposer de faire renaître la Lire comme monnaie intérieure. Bien sûr, c’est une manière déguisée d’envisager l’éclatement de l’Euro par la sortie de l’Italie.
Economiquement, il n’y a aucun mystère. Depuis la crise de 2008, ceux qui ont des yeux pour voir savent que les pays méditerranéens, dont la France, bénéficieraient d’un retour aux monnaies nationales. Quant à ceux qui ne voient pas et ne comprennent pas … quand on est con, on est con.
Politiquement, c’est plus difficile. C’est l’abandon de l’utopie européiste . Elle imprègne encore beaucoup les peuples.
Encore plus profond, c’est le renoncement à l’idée, fausse mais qui paraît évidente, que l’union fait la force, que « big is beautiful ». On voit cette idée à l’œuvre partout dans le monde dans les situations les plus diverses. Cette idée est le paradigme de l’époque (avec « Je fais ce que je veux comme je veux quand je veux »), par définition incontestée (alors qu’elle est en réalité très contestable).
Or, il me semble que ce paradigme est petit à petit remis en cause, que la mode revient au localisme, au « small is beautiful ». La véritable écologie (et non le monstre maoïste que des politocards ambitieux nous font passer pour tel) y contribue. C’est souvent implicite, c’est le propre des paradigmes de paraître si évidents qu’on n’éprouve guère le besoin de les dire. L’Euro est alors menacé dans les têtes.
Le problème posé par l’Euro est simple. Il ne suffit pas de cesser de le soutenir pour qu’il s’écroule. C’est une prison très solide. Il faudra des actes et nous en sommes encore loin. Il faudra plus qu'un vieux Berlusconi en mal de faire parler de lui ... mais c'est un début.
vendredi, mars 24, 2017
Eclatement de l'Euro : le Project Fear et la réalité
A l’intention des français inquiets d’une sortie de l’Euro et qui n’ont aucune raison de l’être
Je laisse à Jacques Sapir les arguments techniques, mais, vu en gros et de loin, il y a une bizarrerie à prétendre que le retour au Franc serait une catastrophe.
Comment le retour d'une liberté nationale, la liberté monétaire, pourrait-elle être une catastrophe ?
La liberté, on peut en faire bon usage. Si la Corse prenait son indépendance, tout le monde trouverait naturel qu'elle ait sa monnaie.
C'est pourquoi je crois qu'il y a chez les opposants à l'éclatement de l'Euro un non-dit très fort : que les Français laissés à eux-mêmes ne font que des conneries, qu'il faut les mettre sous tutelle. C'est une variante du regret qui taraude nos élites depuis trois siècles que les Français ne soient ni des Anglais ni des Allemands (même Pompidou, contrairement à De Gaulle, avait ce regret).
Je laisse à Jacques Sapir les arguments techniques, mais, vu en gros et de loin, il y a une bizarrerie à prétendre que le retour au Franc serait une catastrophe.
Comment le retour d'une liberté nationale, la liberté monétaire, pourrait-elle être une catastrophe ?
La liberté, on peut en faire bon usage. Si la Corse prenait son indépendance, tout le monde trouverait naturel qu'elle ait sa monnaie.
C'est pourquoi je crois qu'il y a chez les opposants à l'éclatement de l'Euro un non-dit très fort : que les Français laissés à eux-mêmes ne font que des conneries, qu'il faut les mettre sous tutelle. C'est une variante du regret qui taraude nos élites depuis trois siècles que les Français ne soient ni des Anglais ni des Allemands (même Pompidou, contrairement à De Gaulle, avait ce regret).
Libellés :
Euro ou démocratie ils ont choisi pour vous
samedi, novembre 26, 2016
Notre problème allemand
J'aime tellement l'Allemagne que je préfère qu'il y en ait deux.
Pendant des siècles, les rois de France ont eu le souci d'éviter l'unification des Allemagnes. Peut-être que le legs le plus durable, et le plus néfaste, de Napoléon, est d'avoir mis fin malgré lui à cette saine politique.
Après deux siècles de lutte acharnée, la France, l'Angleterre et la Russie se retrouvent face à cette Europe allemande qu'elles voulaient à tout prix (trente millions de morts, n'est-ce pas un prix assez élevé ?) éviter.
La démographie ne suffira pas à y mettre fin, car il n'y a pas assez de différences de qualité (je ne vous fais pas un dessin).
L'Euro est l'instrument de cette hégémonie allemande. En plus de toutes les bonnes raisons économiques de quitter l'Euro, il y a donc celle-ci : faire éclater l'Europe allemande, pour le bien de toute l'Europe, et de la France en particulier.
Pendant des siècles, les rois de France ont eu le souci d'éviter l'unification des Allemagnes. Peut-être que le legs le plus durable, et le plus néfaste, de Napoléon, est d'avoir mis fin malgré lui à cette saine politique.
Après deux siècles de lutte acharnée, la France, l'Angleterre et la Russie se retrouvent face à cette Europe allemande qu'elles voulaient à tout prix (trente millions de morts, n'est-ce pas un prix assez élevé ?) éviter.
La démographie ne suffira pas à y mettre fin, car il n'y a pas assez de différences de qualité (je ne vous fais pas un dessin).
L'Euro est l'instrument de cette hégémonie allemande. En plus de toutes les bonnes raisons économiques de quitter l'Euro, il y a donc celle-ci : faire éclater l'Europe allemande, pour le bien de toute l'Europe, et de la France en particulier.
jeudi, juin 09, 2016
Le problème de la (fausse) droite soumise
La jouer “plus libéral que moi tu meurs” ne peut suffire
************
Pour exiger des gens des sacrifices courageux, il faut soi-même donné le sentiment de faire preuve de courage. Quoiqu’ ils n’en soient pas toujours conscients, les Français sentent bien que les réformes libérales, même si certaines sont nécessaires, visent à satisfaire des donneurs d’ordres étrangers (Bruxelles, Berlin ou d’autres), que ces ordres sont répercutés par des « princes esclaves » selon l’expression de Gaston Fessard. Piètre posture pour exiger « du sang et des larmes ».
[…]
La convergence des propositions des candidats Les Républicains ne tient pas seulement au conformisme technocratique : ne remettant évidement pas en cause l’euro, ils n’envisagent pas non plus des solutions alternatives comme un vigoureux transfert des charges sociales sur la TVA dite « TVA sociale » (assortie d’une hausse des salaires à due proportion, sinon la mesure apparaîtra elle aussi pénitentielle). A l’intérieur des contraintes dans lesquelles ils inscrivent leur projet, la seule solution qu’ils voient pour relancer la croissance est la politique dite de l’offre : faciliter l’initiative des chefs d’entreprise en améliorant leur situation financière et réglementaire vis-à-vis du reste de la population.
[…]
Le plus probable à ce jour est que le prochain président soit issu des rangs des Républicains. La règle à suivre par ceux qui conseillent les candidats à la primaire de ce parti ne devrait pas être seulement « plus libéral que moi tu meurs », mais : « Comment éviter que la nouvelle majorité ne soit carbonisée en trois mois ? » Autrement dit, comment ne pas réitérer les mésaventures de 1986 et 1995 : toute la population dans la rue aux premières réformes ? Mais qui s’en souvient ? C’est alors en effet qu’aurait lieu l’explosion que tout le monde attend depuis des mois, voire des années. Les réformes en seraient définitivement discréditées et la gauche, malgré son épuisement idéologique, se trouverait une fois de plus, remise en selle.
************
Je trouve que Roland Hureaux n'est pas si clair que d'habitude. La solution au problème qu'il expose est simple et connue puisqu'elle est donnée par le discours économique de De Gaulle en 1958 :
1) des réformes amples, qui font des mécontents partout mais la colère étant également répartie, pas de sentiment d'injustice.
2) Un but clair. Des perspectives. Ne pas rester sur le traumatisme du moment. Se projeter dans l'avenir.
3) Faire dans l'intérêt de notre pays. Pas dans l'intérêt de « l'Europe », de l'Amérique, de l'Allemagne, du Balouchistan, du Volapuk (intégré ou non) de la gauche ou de la droite, mais dans l'intérêt de la France, et elle seule.
Seulement voilà : contrairement à notre fausse droite, qui a peur de tout et est une chienne soumise à tous les maîtres, la gauche, l'islam, l'UE, l'Amérique, ... (tous, sauf le seul maître qu'elle devrait accepter, la France), De Gaulle n'avait pas honte d'être un patriote français et de parler comme tel.
S'il se trouvait au pouvoir un authentique patriote, nous pourrions de nouveau entendre :
« J’ai décidé de remettre nos affaires en ordre réellement et profondément. [...] Notre pays va se trouver à l’épreuve [mais] le rétablissement visé est tel qu’il peut nous payer de tout [...] Sans cet effort et ces sacrifices, nous resterions un pays à la traîne, oscillant perpétuellement entre le drame et la médiocrité. »
************
Pour exiger des gens des sacrifices courageux, il faut soi-même donné le sentiment de faire preuve de courage. Quoiqu’ ils n’en soient pas toujours conscients, les Français sentent bien que les réformes libérales, même si certaines sont nécessaires, visent à satisfaire des donneurs d’ordres étrangers (Bruxelles, Berlin ou d’autres), que ces ordres sont répercutés par des « princes esclaves » selon l’expression de Gaston Fessard. Piètre posture pour exiger « du sang et des larmes ».
[…]
La convergence des propositions des candidats Les Républicains ne tient pas seulement au conformisme technocratique : ne remettant évidement pas en cause l’euro, ils n’envisagent pas non plus des solutions alternatives comme un vigoureux transfert des charges sociales sur la TVA dite « TVA sociale » (assortie d’une hausse des salaires à due proportion, sinon la mesure apparaîtra elle aussi pénitentielle). A l’intérieur des contraintes dans lesquelles ils inscrivent leur projet, la seule solution qu’ils voient pour relancer la croissance est la politique dite de l’offre : faciliter l’initiative des chefs d’entreprise en améliorant leur situation financière et réglementaire vis-à-vis du reste de la population.
[…]
Le plus probable à ce jour est que le prochain président soit issu des rangs des Républicains. La règle à suivre par ceux qui conseillent les candidats à la primaire de ce parti ne devrait pas être seulement « plus libéral que moi tu meurs », mais : « Comment éviter que la nouvelle majorité ne soit carbonisée en trois mois ? » Autrement dit, comment ne pas réitérer les mésaventures de 1986 et 1995 : toute la population dans la rue aux premières réformes ? Mais qui s’en souvient ? C’est alors en effet qu’aurait lieu l’explosion que tout le monde attend depuis des mois, voire des années. Les réformes en seraient définitivement discréditées et la gauche, malgré son épuisement idéologique, se trouverait une fois de plus, remise en selle.
************
Je trouve que Roland Hureaux n'est pas si clair que d'habitude. La solution au problème qu'il expose est simple et connue puisqu'elle est donnée par le discours économique de De Gaulle en 1958 :
1) des réformes amples, qui font des mécontents partout mais la colère étant également répartie, pas de sentiment d'injustice.
2) Un but clair. Des perspectives. Ne pas rester sur le traumatisme du moment. Se projeter dans l'avenir.
3) Faire dans l'intérêt de notre pays. Pas dans l'intérêt de « l'Europe », de l'Amérique, de l'Allemagne, du Balouchistan, du Volapuk (intégré ou non) de la gauche ou de la droite, mais dans l'intérêt de la France, et elle seule.
Seulement voilà : contrairement à notre fausse droite, qui a peur de tout et est une chienne soumise à tous les maîtres, la gauche, l'islam, l'UE, l'Amérique, ... (tous, sauf le seul maître qu'elle devrait accepter, la France), De Gaulle n'avait pas honte d'être un patriote français et de parler comme tel.
S'il se trouvait au pouvoir un authentique patriote, nous pourrions de nouveau entendre :
« J’ai décidé de remettre nos affaires en ordre réellement et profondément. [...] Notre pays va se trouver à l’épreuve [mais] le rétablissement visé est tel qu’il peut nous payer de tout [...] Sans cet effort et ces sacrifices, nous resterions un pays à la traîne, oscillant perpétuellement entre le drame et la médiocrité. »
mercredi, mars 02, 2016
Quand la finance folle disjonctera
Quand la finance folle disjonctera
On retrouve les mêmes idées que Charles Gave, sous une autre forme : les taux d'intérêt servent à se projeter dans le futur économique. Des taux d'intérêts nuls ou négatifs sont une folie économique, puisqu'ils donnent une valeur infinie au présent et nul au futur.
Surestimer le présent et s'en foutre du futur, c'est assez bien adapté à notre époque d'enfants gâtés.
D'où l'alternance de bulles, « justifiées » puisque la valeur des choses est « infinie », et de chutes vertigineuses, quand on remet les pieds sur terre.
On retrouve les mêmes idées que Charles Gave, sous une autre forme : les taux d'intérêt servent à se projeter dans le futur économique. Des taux d'intérêts nuls ou négatifs sont une folie économique, puisqu'ils donnent une valeur infinie au présent et nul au futur.
Surestimer le présent et s'en foutre du futur, c'est assez bien adapté à notre époque d'enfants gâtés.
D'où l'alternance de bulles, « justifiées » puisque la valeur des choses est « infinie », et de chutes vertigineuses, quand on remet les pieds sur terre.
mardi, février 09, 2016
C'est la chuuttteu finaaaale (probablement pas) (à chanter sur l'air de l'Internationale)
Les indices boursiers se cassent la gueule et les actions des banques sont jalouses de la cote de popularité de François Hollande.
Cela doit bien faire six ou sept ans (les lecteurs voulant mettre à l'épreuve ce blog pourront essayer de vérifier) que je prédis que l'économie de bulles mise en place par Alan Greenspan et son orchestre et poursuivie depuis par ses successeurs explosera vers 2017-2020.
Par explosion, j'entends quelque chose de précis : la banqueroute d'un Etat occidental, suivi de la dissolution de l'Euro.
L'économiste Jean-Pierre Petit, hostile à l'économie de bulles et à l'Euro, ne croit pas à une telle explosion. Il pense que le Système saura se protéger en acculant les peuples à la misère pour se perpétuer.
Je suis tenté de reculer ma prévision. Effectivement, les capacités de résistance du Système sont impressionnantes : les Espagnols, les Grecs, les Portugais et même une large part des Français et des Italiens sont une situation dramatique et pourtant ça tient. Charles Gave prédit depuis des années la fin de l'Euro et ça n'arrive jamais.
Pourtant, par bravade, je maintiens ma prévision.
Bruno Bertez s'exprime dans un insupportable sabir, il mériterait un bon coup de pied au cul pour apprendre à parler français, néanmoins je suis d'accord avec son analyse :
LE CRÉDIT ENTRE EN RÉVULSION, À RELIRE, LES KLEPTOS SE SONT ENCORE TROMPÉS
**********
Nous avançons une explication synthétique: les banques ont joué le rôle central dans le dispositif de reflation mis en place, elles ont été à la fois les «chouchous» et en même temps les victimes. On les a gavées, on les a appâtées, séduites par l’argent gratuit. On les a incitées à participer à la fabrication de l’effet de richesse artificiel, elles ont fait levier à tour de bras, elles se sont mises, toutes, du même coté du bateau et maintenant que la mécanique est brisée, c’est la ruée vers l’autre bord, la ruée vers la sortie. Le sauve qui peut dans des univers illiquides. Pour parler simplement comme la Sagesse des Nations, on est toujours puni par ou l’on pèche! Tout le reste n’est que baratin circonstanciel à pouvoir explicatif limité, le fond seul est important: les banques paient le prix du rôle qu’elles ont accepté de jouer, ce prix, c’est la destruction de leur «business model», la destruction du banking traditionnel et la mise de tout sur les marchés, c’est à dire la mise de tout le crédit et de la machine à produire le crédit sous la coupe irresponsable des animal spirits. On ne connait plus la valeur de rien or une banque ne peut tenir dans l’incertitude généralisée, dans un monde de fragilité des valeurs. Le mal des banques est endémique à la Great Expérience de notre ami John Law. On ne fait pas de la banque sur du sable, il faut des fondations, il faut quelques certitudes, il faut quelques invariants.
On touche d’un coté, on colmate, on écope et c’est ailleurs que le bateau prend l’eau, c’est la rançon du constructivisme, du socialisme des Banques Centrales, de leur dirigisme, il n’y a plus aucune répartition statistique, tout est corrélé. Nous l’avons dit et redit: tout a le même sous-jacent. Et ce sous-jacent, plus encore que la liquidité et les valeurs, c’est: la confiance dans les compétences des Banquiers Centraux et dans l’efficacité de leurs théories. La liquidité et les valeurs ne sont pas des données, ce sont des résultantes de la confiance, de la foi. Les fers de lance de la reflation ont été le secteur bancaire, les hedge funds, les ETF, le Private Equity, l’ingénierie financière, bref on a tout misé sur les effets de dominos positifs en chaîne et les dominos ont commencé de chuter.
**********
Je vais être encore en plus synthétique : la vérité rend libre et l'économie mondiale est depuis vingt ans bâtie sur le mensonge. Mensonge sur la valeur des choses, mensonge sur la relation entre les choses, mensonge transformé en lois, en pratiques, en comportements, en idées, en statistiques.
Cela doit bien faire six ou sept ans (les lecteurs voulant mettre à l'épreuve ce blog pourront essayer de vérifier) que je prédis que l'économie de bulles mise en place par Alan Greenspan et son orchestre et poursuivie depuis par ses successeurs explosera vers 2017-2020.
Par explosion, j'entends quelque chose de précis : la banqueroute d'un Etat occidental, suivi de la dissolution de l'Euro.
L'économiste Jean-Pierre Petit, hostile à l'économie de bulles et à l'Euro, ne croit pas à une telle explosion. Il pense que le Système saura se protéger en acculant les peuples à la misère pour se perpétuer.
Je suis tenté de reculer ma prévision. Effectivement, les capacités de résistance du Système sont impressionnantes : les Espagnols, les Grecs, les Portugais et même une large part des Français et des Italiens sont une situation dramatique et pourtant ça tient. Charles Gave prédit depuis des années la fin de l'Euro et ça n'arrive jamais.
Pourtant, par bravade, je maintiens ma prévision.
Bruno Bertez s'exprime dans un insupportable sabir, il mériterait un bon coup de pied au cul pour apprendre à parler français, néanmoins je suis d'accord avec son analyse :
LE CRÉDIT ENTRE EN RÉVULSION, À RELIRE, LES KLEPTOS SE SONT ENCORE TROMPÉS
**********
Nous avançons une explication synthétique: les banques ont joué le rôle central dans le dispositif de reflation mis en place, elles ont été à la fois les «chouchous» et en même temps les victimes. On les a gavées, on les a appâtées, séduites par l’argent gratuit. On les a incitées à participer à la fabrication de l’effet de richesse artificiel, elles ont fait levier à tour de bras, elles se sont mises, toutes, du même coté du bateau et maintenant que la mécanique est brisée, c’est la ruée vers l’autre bord, la ruée vers la sortie. Le sauve qui peut dans des univers illiquides. Pour parler simplement comme la Sagesse des Nations, on est toujours puni par ou l’on pèche! Tout le reste n’est que baratin circonstanciel à pouvoir explicatif limité, le fond seul est important: les banques paient le prix du rôle qu’elles ont accepté de jouer, ce prix, c’est la destruction de leur «business model», la destruction du banking traditionnel et la mise de tout sur les marchés, c’est à dire la mise de tout le crédit et de la machine à produire le crédit sous la coupe irresponsable des animal spirits. On ne connait plus la valeur de rien or une banque ne peut tenir dans l’incertitude généralisée, dans un monde de fragilité des valeurs. Le mal des banques est endémique à la Great Expérience de notre ami John Law. On ne fait pas de la banque sur du sable, il faut des fondations, il faut quelques certitudes, il faut quelques invariants.
On touche d’un coté, on colmate, on écope et c’est ailleurs que le bateau prend l’eau, c’est la rançon du constructivisme, du socialisme des Banques Centrales, de leur dirigisme, il n’y a plus aucune répartition statistique, tout est corrélé. Nous l’avons dit et redit: tout a le même sous-jacent. Et ce sous-jacent, plus encore que la liquidité et les valeurs, c’est: la confiance dans les compétences des Banquiers Centraux et dans l’efficacité de leurs théories. La liquidité et les valeurs ne sont pas des données, ce sont des résultantes de la confiance, de la foi. Les fers de lance de la reflation ont été le secteur bancaire, les hedge funds, les ETF, le Private Equity, l’ingénierie financière, bref on a tout misé sur les effets de dominos positifs en chaîne et les dominos ont commencé de chuter.
**********
Je vais être encore en plus synthétique : la vérité rend libre et l'économie mondiale est depuis vingt ans bâtie sur le mensonge. Mensonge sur la valeur des choses, mensonge sur la relation entre les choses, mensonge transformé en lois, en pratiques, en comportements, en idées, en statistiques.
Inscription à :
Articles (Atom)












