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vendredi, février 21, 2020

La campagne anti-Branco est lancée à fond.

Je n’aime pas le personnage, mais il y a 8 articles sur lui dans le Figaro en 2 jours et tous perfides. Il doit quand même déranger des gens puissants ! Genre du coté du chateau.

A moins, bien sûr, que la presse soit indépendante (c’est ma plaisanterie pour fêter le week-end).

Sur Wikipédia, les vies rêvées de Juan Branco

Encore et toujours la maxime de Bernard Lugan : il y a pire que la presse de gauche, il y a la presse de droite bourgeoise.

samedi, juin 01, 2019

"Les grands leaders de la droite sont des niais" dit Éric Zemmour sur RTL

Ca ne nous apprend évidemment rien, mais ça fait du bien de l'entendre dans un media officiel :



Je suis plus sévère que Zemmour. Je pense, que, comme tous ceux qui finissent par voter Macron, les LR sont des salauds qui préfèrent leurs intérêts à court terme à leur pays à long terme.

Certes, Macron est la châtiment des Français pour des décennies de pusillanimité politique. Mais, Dieu bon, que la punition est sévère (et nous n'en sommes qu'au début) !

jeudi, mai 30, 2019

L'autre Grand Remplacement

Le triste destin du droitard gauchiste.

Cela fait plusieurs années que je réfléchis non sans ironie au triste destin de celui que j’avais alors appelé le « droitard gauchiste ».
Le déroulement de la vie politique française ne semble pas me donner tort (même si j’assume quand même une marge d’erreur dans le chiffre du fiasco de dimanche : nous avions senti un tassement de Bellamy, pas un tel crash).
Il me semble utile de revenir sur quelques points pour mieux comprendre cette situation.
Tout d’abord, je rappelle que les lois liberticides et de répression du mouvement des Gilets Jaunes, notamment la loi inique visant à restreindre de manière arbitraire le droit de manifester, est un projet émanant de cette droite-là qui trouvait même que l’exécutif n’en avait pas fait assez, indifférente au peuple et préférant toujours un ordre injuste à un désordre qui fondamentalement l’effraie. Il n’est donc en effet pas exagéré de dire que le vote de dimanche, à l’exception du corps électoral solide et renforcé du RN, a voté en réaction au mouvement de révolte populaire. Le bourrage de crâne phobophique du parti au pouvoir, la propagande, les fake news, les coups montés, les incendies et opérations chelous etc, tout cela n’aura pas dérangé le droitard qui tient surtout à préserver ses mocassins à glands sans se poser trop de questions.
Par ailleurs, on semble surpris que les cathos aient en grande majorité replié leurs voix sur la Macronie. Comment s’étonner lorsqu’on voit la propagande mondialiste, résolument pro-migrants, hostile aux frontières, suicidaire, à laquelle se livre jour après jour le Pape François? Car là aussi, le bourrage de crâne est massif, et le propre des ouailles, c’est d’être manipulables et disciplinées. Le temps n’est plus ni aux bâtisseurs de cathédrales ni aux Templiers. Eh puis, vous n’aurez pas ma haine, tendre l’autre joue, toussa…
Dans tous les cas, le droitard gauchiste n’aime rien tant que battre sa coulpe, se repentir, se faire fustiger pour les maigres vestiges de son conservatisme rance. Il redoute par dessus tout l’idée de passer pour un réac, pour un facho. On le jurerait, sur ce point, tout droit sorti du PS. Il voudrait tellement qu’on l’aime, qu’on le trouve trop cool et sympa et branché. Il se caractérise par une absence totale d’ambition et d’ossature intellectuelle. Il a intériorisé toutes les armes du combat culturel mené contre la France par le gauchisme culturel, et comme en plus il est catho, il se met à genoux promptement et demande pardon. Séquence BDSM.
Bref, à quelques détails vestimentaires près, les bobos de droite comme de gauche savent où sont leurs intérêts et ils l’ont bien montré. Leurs intérêts ne seront jamais ceux de l’intérêt général, du peuple non plus que de la France.
Je trouve cela très bien que le paysage se décante.
Jadot est le rabatteur macronien de gauche. Larcher et sa bande de lamantins sont les rabatteurs macroniens de droite.
Le paysage au moins est clair et dégagé.

 Anne Sophie CHAZAUD

La droite décidément la plus bête du monde…

Les réactions qui s’enchaînent à droite depuis sa déconvenue de dimanche ne font que confirmer qu’elle est décidément bien la plus bête du monde.
En déconsidérant son candidat et ses choix idéologiques, qu’il a pourtant portés avec talent et conviction, en brûlant aujourd’hui ce qu’elle semblait adorer hier à l’image du veule Geoffroy Didier critiquant subitement son candidat de la veille, elle fait une nouvelle fois la preuve de sa pusillanimité et de son absence profonde de convictions.
«La droite doit abandonner son conservatisme sociétal», déclare-t-il ainsi dans un grand élan stupide et de courte vue.
Croire que son salut consisterait à se gauchiser sur le plan sociétal est d’une bêtise sans nom : cela existe déjà, ça s’appelle le macronisme (économiquement plutôt de droite, idéologiquement gauchiste car caffi d’anciens socialistes). Je ne vois pas de raisons pour quoi ceux des Français qui se reconnaissent dans ce bloc élitaire-là et dans ce projet so cool qui est tout de même au pouvoir bien que profondément contesté par le peuple, se détourneraient soudain de Macron pour aller voter subitement pour des tocards opportunistes qui changent de convictions comme de chemise.
Si nous n’avions certes pas anticipé l’ampleur du resserrement frileux du bloc élitaire dimanche autour de son actuel leader qui a toutefois perdu et plafonné malgré le déploiement des moyens de l’État pour mener propagande, il serait tout à fait inexact de prétendre que Bellamy a raté sa campagne au motif qu’il a perdu dans les urnes : celle-ci était riche et réussie quand bien même les résultats ont été infructueux et que l’on partage ou non ses opinions.
La droite est en vérité placée devant les mêmes questions fondamentales que la gauche qui a implosé faute de n’avoir su y répondre intelligemment : faire enfin des choix idéologiques clairs, assumés, et surtout se déterminer clairement par rapport à la question des frontières.
Cette droite a trahi depuis longtemps le gaullisme dont elle était issue. Elle a notamment abdiqué la question de la souveraineté. Elle s’est par ailleurs vidée de toute forme d’intelligence et de projet culturel conservateur au lieu d’en assumer le réarmement théorique, prête plutôt à toutes les compromissions pour tenter d’exister en tant que système partisan et préserver quelques prébendes.
Elle le paie aujourd’hui, tout comme la gauche paie le fait d’avoir trahi le peuple en se boboïsant stupidement.
Plus que jamais, le défi à venir pour cette partie de l’échiquier nous apparaît comme de nature profondément culturelle et identitaire et l’on imagine mal quelques yoyos opportunistes en capacité de le conduire, d’autant que le macronisme fait déjà le job sans s’embarrasser d’intellect.
 Anne Sophie CHAZAUD

vendredi, mai 03, 2019

On a trouvé plus con que Castaner (rigolez pas, c'est possible)



Et dire que, contrairement à Castaner, les études de ce pauvre type ont du couter « un pognon de dingue » aux contribuables ...




dimanche, avril 07, 2019

Ca s'applique aux macroniens !

Letwin est l'imbécile heureux pseudo-thatcherien (!!!!) dont l'action obstinée a permis de saboter le Brexit.

Le passage sur sa supposée « brillance » est savoureux.

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And yet Sir Oliver, an alumnus of Mrs Thatcher’s policy unit, has now revealed himself as a Blairite Liberal Democrat, a toady to Europe and (for there are times when only vulgar abuse will do, and this Letwin-induced mess is one of them) a bloody idiot.

So much that is written about Sir Oliver describes his supposed brilliance, but one wonders why: idiocy has so often taken the upper hand. Most famously, he let two strangers into his house in the early hours of the morning one day in 2002, as one does, because they wished to use his lavatory. They burgled him. Despite the emphasis placed in government on confidentiality, he threw a pile of letters from constituents into a bin in St James’s Park. He is the sort of brilliant man who pulls doors marked “push”.
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mercredi, février 27, 2019

Va-t-il réussir à passer sous la barre des 10 % aux européennes ? En tout cas, il fait de gros efforts.



Cette déclaration complète gentiment un passage lamentable chez Zemmour & Naulleau où Zemmmour n'a pas réussi à lui faire comprendre que, quand on se prétend dans l'opposition, il faut ... (attention, grosse révélation) ... s'opposer !

Décidément, toute la philosophie du monde ne remplace pas un peu de bon sens et de caractère.

Pas de couilles, pas d'embrouilles ... et pas de voix.




jeudi, février 07, 2019

Politique politicienne : pourquoi François-Xavier Bellamy va échouer aux élections européennes

Le candidat LR aux prochaines élections européennes, François-Xavier Bellamy, me semble un bon petit gars assez respectable, mais il va échouer à remonter LR.

Il se dit conservateur mais Trump a montré que ce qui marche n'est pas le « discours des valeurs » seul, mais de l'associer à une politique économique ouvertement anti-mondialiste et protectionniste. Sans quoi, le « discours des valeurs » apparaît comme une simple incantation, ça ne coûte pas cher de se payer de mots.

De plus, pour sceller cette volonté de rupture avec l'ordre progressiste-mondialiste, il faut refuser le magistère moral des médias, ces nouveaux curés. Un journaliste vous agresse ? Coup de pied où je pense, coup de boule, coup de boule et coup de pied dans le ventre quand il est à terre.

Bref, sur les trois points majeurs, valeurs, protectionnisme, médias, il en manque au moins deux à Bellamy.

Le problème est plus profond que ses idées : il faut un tueur, un guerrier, un Trump, un Salvini, un type qui jette sur l'ennemi tout ce qui lui tombe sous la main, pas un gentil philosophe qui remportera des succès d'estime mais aucun succès politique, les seuls qui comptent ... quand on fait de la politique.


Pour Toubon, tout est bon.

samedi, janvier 12, 2019

Les voeux du maire

Voeux du maire en présence de M. Devedjian et de Mme Pécresse.

Très instructif.

Ils ont peur des Gilets jaunes (« Méfiez vous des anarchistes qui exploitent la misère »), de la démocratie directe (lourde ironie) et de la proportionnelle (re-lourde ironie). Ils appellent à la répression sans état d'âme (« Le bleu marine va revenir à la mode »). On a eu droit à moultes leçons de bonne gestion.

Et  deux fines allusions : Mme Pécresse se verrait bien présidente de la république.

Détail : tout ce petit monde est censé être dans l'opposition.

Ca se passe de commentaire. A part celui-ci : j'ai été très intéressé, mais pas forcément dans le sens souhaité par les trois orateurs.

jeudi, septembre 20, 2018

Une irresponsabilité sidérante

Journées parlementaires LR : pourquoi la droite se prend les pieds dans le problème de l’immigration

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L’éthique de la conviction est abstraite et ... irresponsable.

On est assez sidéré, par exemple, de l’effondrement de la pensée théologique chez le pape François par rapport à ses prédécesseurs sur le trône de Saint Pierre. Ni les évangiles ni la tradition de l’Eglise catholique ne plaident pour un « accueil inconditionnel ».

La charité est exigeante et réaliste. Dans la pensée de l’Eglise, l’accueil de l’étranger n’est pas un impératif catégorique :  il est une injonction morale à confronter à la situation réelle dans laquelle on vit. Si je suis père de famille, la pensée de l’Eglise m’interdit de mettre en danger, même au nom de l’accueil des étrangers, ce que je dois à mes enfants. Si je suis professeur de lycée en charge d’un certain nombre d’enfants de réfugiés, j’ai le droit, et même le devoir, de m’opposer à mon proviseur qui voudrait accueillir toujours plus de migrants dans la mesure où cet afflux m’empêcherait de mener à bien le travail d’éducation des enfants étrangers dont je m’occupe déjà ...

La « droite d’en haut » se complait à écouter quelques évêques coupés des réalités sociales de leurs diocèses ; une partie du clergé a abandonné - sous l’influence de François et par absence de formation intellectuelle appropriée - tout discours réaliste sur l’immigration. On aboutit, globalement, à une situation où la position en fait immorale - l’accueil illimité, impossible à réaliser - est présentée comme la seule à être éthique; et la position morale, celle d’un accueil proportionné aux moyens de la société, est ridiculisée.

[…]

Il faudrait que les dirigeants de droite cessent de croire que la gauche a toujours culturellement raison. Il est urgent de casser avec la bonne conscience libérale de beaucoup de responsables européens. IL est urgent de casser avec la bonne conscience libérale de beaucoup de responsables européens. Il faudrait que la droite soit elle-même, qu’elle soit de droite, tout simplement, c’est-à-dire respectueuse des réalités, à l’écoute de la France périphérique. Il faudrait que la droite se rappelle sa vocation : préserver l’héritage de cinquante générations de Français, d’origines très différentes mais progressivement rassemblés par un projet politique ambitieux, généreux, universaliste, assimilateur. 

Nous autres Français sommes fondamentalement les enfants de Rome : nous savons prendre les individus de partout pour en faire des citoyens, des hommes libres. Il faudrait que la droite croie dans la France, tout simplement, et travaille, humblement, pour les cinquante générations à venir de Français.
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mardi, novembre 07, 2017

La droite doit arrêter de parler la langue de la gauche

La droite doit arrêter de parler la langue de la gauche

Vous savez quelle importance j'attache au fait de parler avec les bons mots, car les mots encadrent les pensées.

Il est vrai que, pour nos politiciens, le problème est plus profond que les mots. Comme le dit l'auteur au détour d'une phrase, la plupart de nos politiciens qui se prétendent de droite ont des mécanismes intellectuels, des références et des réflexes, de gauche.

Mais, s'ils changeaient de mots, le plus difficile serait fait.

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Il y a un élément structurel qui affaiblit la position des Républicains et on le voit fort bien à l'occasion des élections pour la présidence de ce parti. Même lorsqu'elle défend des idées conservatrices, même lorsqu'elle avance des arguments libéraux, la droite le fait avec des mots, des expressions, des concepts qui ont été forgés par la gauche. Et, naturellement, lorsque l'on a adopté la sémantique de la gauche, il devient très difficile, pour la droite, d'aller au bout de ses idées. La pensée de droite parlée dans une langue de gauche finit en lapsus, en actes manqués et, le plus souvent, en eau tiède. La droite française a depuis longtemps perdu la bataille sémantique. Et elle est condamnée à perdre encore beaucoup de batailles électorales si elle ne se met pas, dare-dare, à livrer le combat du langage politique.

Prenons quelques exemples des pièges de la langue de gauche. La droite - celle du parti Les Républicains - est souvent qualifiée de « droite républicaine ». Mais qui donne ce brevet de vertu républicaine : la gauche, bien sûr ! Autrement dit, c'est la gauche qui fixe les contours de ce que peut être la droite. Et à partir du moment où elle fixe les limites de la droite, elle détermine également étroitement ce que peut être son programme. Et si un malheureux s'aventure en dehors de ces frontières, il sera excommunié non seulement par la gauche, mais aussi par son propre camp: tous diront qu'il ne fait plus parti de la « droite républicaine ».

C'est donc la gauche qui, sémantique aidant, nomme la droite. Pour sortir de ce piège, il faudrait que le principal parti de droite se nomme lui-même, renoue avec la langue de droite. J'ai proposé l'appellation de « parti conservateur ». On m'a dit, de toutes parts, qu'il ne pouvait pas en être question, que cela ne serait pas accepté. Pas accepté ? Certes, pas par la gauche qui verrait d'un très mauvais œil qu'un parti de droite ose se nommer, se désigner lui-même. On m'a dit aussi que ce serait contraire à la tradition française. Quelle blague, alors que c'est Chateaubriand qui a donné son sens politique à ce mot ! Disons plutôt que le surmoi culturel de beaucoup d'hommes de droite est en fait foncièrement à gauche

La vérité est qu'une grande partie du vocabulaire politique français est truffé de pièges sémantiques, de faux-amis, de chausse-trappes, de chevilles de langage qui biaisent invariablement l'expression de la pensée de droite et la dénaturent. Deux adjectifs emportent le pompon: « social » et « républicain ». Dès qu'ils sont accolés à un mot ou à un autre adjectif, ils le tirent systématiquement vers la gauche. Pourquoi les «valeurs de la République», alors que les « libertés fondamentales » ont plus de sens ? Pourquoi « l'école républicaine », alors que « l'instruction publique » a un contenu beaucoup plus signifiant?  Pourquoi toutes ces invocations de la « justice sociale », concept indéfinissable, alors qu'il serait beaucoup plus pertinent de parler de « justice et d'équité »? Pourquoi continuer à parler de « capitalisme » (forcément sauvage), alors que le terme adéquat est « économie de marché » ou même « économie libre » ?

Et puis, il y a tous ces concepts et tous ces mots qui ont une signification vraie dans la pensée de droite et dont l'usage est soit détourné, soit négligé alors qu'ils portent des éléments essentiels d'un projet conservateur et libéral: autorité, bien commun, confiance, famille, nation, responsabilité. Les mots, les mots bien choisis, disent le fond d'un projet politique. Cette bataille du langage est cruciale. Il importe, de toute urgence, que les hommes politiques de droite se réapproprient la langue de leurs idées.
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jeudi, octobre 26, 2017

Wauquiez : déjà déchu avant d'être élu




Vivement qu'elle crève, cette droite pourrie ! Si je savais comment lui donner des coups de pieds pour abréger l'agonie, je n'hésiterais pas.




mercredi, août 23, 2017

François Fillon rejoint un fonds d'investissement

Imagine t-on le général De Gaulle rejoignant un fonds d'investissement ?




mercredi, juillet 05, 2017

La triplette du désastre

Macron, c’est du Juppé, c’est du Hollande : on vide la politique de son sens, on fait semblant de croire que tous les problèmes politiques se réduisent à des questions techniques, que c’est juste affaire de « compétence », pour dissimuler un choix authentiquement politique, la soumission aux exigences européistes de Berlin.

Et les couilles molles de droite approuvent. Les cons !

Vote de confiance : quand la droite se fait (encore) hara-kiri


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Les socialistes ont également [comme les couilles molle de l'UMP]fait le choix de l'abstention. Cela vous semble-t-il cohérent ?

Pas davantage que LR. Je répète que l'abstention d'un député et a fortiori d'une majorité d'un groupe, à l'occasion d'un vote aussi fondamental que la confiance à un gouvernement constitue un non-sens politique.

L'opposition à Macron se réduit à une portion congrue de LR, à la France Insoumise et au FN. Que cela signifie-t-il en termes de recomposition politique ?

Que cela favorise évidemment Emmanuel Macron, à court terme. On assiste à ce que Jérôme Sainte-Marie a expliqué dans vos colonnes: l'affrontement d'un « bloc élitaire » cohérent et homogène et d'un « bloc populaire » complètement morcelé. Cette situation pourrait vite devenir malsaine, voire explosive.

Le risque n'est-il pas d'assister à une flambée des votes dits « populistes » ou de l'abstention lors des prochaines élections ?

Ce risque existe. Mais la situation pourrait être pire encore, car la France insoumise connaît beaucoup de contradictions internes de plus en plus perceptibles, notamment sur la question du multiculturalisme, tandis que le FN connaît des signes avant-coureurs de tensions très fortes. Bref, il ne pourrait y avoir aucun débouché alternatif au gouvernement ! Dans le contexte économique, social, culturel et international, l'état de notre paysage politique confine au désastre. Comment canaliser les éventuelles colères? Nous sommes assis sur un baril de poudre.
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Pourquoi Alain Juppé a gagné la présidentielle

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On voit que le libéralisme de Macron n'est qu'un leurre, que sa réalité est celle d'une bureaucratie d'accommodements comme son capitalisme est de connivence. Comment pourrait-il en être autrement pour un président issu du milieu lilliputien des inspecteurs des finances passés par la banque d'affaires, qui conçoivent le monde comme le champ clos où s'arrangent entre eux les puissants, le vulgum pecus economicus étant réduit à n'en connaître que ce que les commentateurs autorisés lui diront ?

[…]

De Juppé, Macron a donc les soutiens, les collaborateurs et les réflexes corporatistes. Mais c'est de Hollande qu'il tient l'essentiel de sa pratique gouvernementale: gagner du temps, enfumer, distraire par la communication, noyer le poisson des réformes dans l'eau des subterfuges.

Comme tout mirage, la politique macronienne tend à repousser la confrontation au réel. Juppé, en 1995, avait tenu six mois. Hollande un an et demi. Macron peut espérer une durée intermédiaire. Les Français, y compris la grande majorité de ses électeurs, sont tellement désabusés qu'ils n'attendent en réalité pas grand-chose de lui, outre la comédie du rajeunissement. Continuer à consommer sans trop avoir à se serrer la ceinture: ils ont élu Macron pour qu'il obtienne ce minimum à Berlin. Juppé n'avait pas réussi, Hollande n'avait eu gain de cause que parce que la crise grecque a fait peur aux Allemands. Macron ne sait pas encore comment il y parviendra. Mais faites-lui confiance !

Sorte de Hollande grimé en jeune Juppé, Macron nous offre la synthèse ultime d'un pouvoir oligarchique heureux de son nouveau lifting, du genre de ceux qui finissent par transformer les sourires en grimaces.
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Immigration : l'éclairage d'un analyste américain

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Les modifications de toute politique sociale ne profitent pas également à tous et la politique migratoire ne fait pas exception. Je suis un réfugié qui a quitté Cuba en 1962. Je n'ai pas seulement une grande sympathie pour les immigrants qui souhaitent améliorer leur vie, je suis aussi la preuve vivante que la politique migratoire peut profiter énormément à certaines personnes. Mais je suis aussi un économiste particulièrement conscient des compromis qu'elle suppose. C'est inévitable, l'immigration n'améliore pas le bien-être de tous. Il y a des gagnants et des perdants, et nous devrons faire des choix difficiles. L'amélioration des conditions de vie des immigrants a un prix. Quel est le prix que les Américains sont prêts à payer et qui paiera ?

[…]

Dans la communauté scientifique, nombre de mes collègues - beaucoup aussi de ceux qui font l'opinion dans les médias - sont révulsés lorsqu'ils entendent dire que l'immigration devrait servir les intérêts des Américains. Ils réagissent en traitant de raciste et de xénophobe pareille manière de penser et en marginalisant ceux qui y adhèrent.

Mais ces accusations de racisme traduisent les efforts qu'ils déploient pour éviter de discuter des compromis qui s'imposent. Le débat à venir serait beaucoup plus honnête et politiquement transparent si l'on demandait simplement à ceux qui ne sont pas d'accord avec «l'Amérique d'abord» de répondre à la question: pour qui est-ce que vous roulez ?
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Victoire nationaliste en Corse : un signal d'alarme civilisationnel envoyé au continent

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La Corse est en rupture de ban symbolique avec l'hexagone. Pour beaucoup les Corses n'éprouvent plus le sentiment d'avoir une communauté de destin avec la France, contrairement à moult Antillais ou Réunionnais. Si nous nous permettons de généraliser d'une manière que d'aucuns trouveront abusive c'est que la société corse est suffisamment modeste sur le plan de la densité pour être homogène sur celui de la sensibilité. La Corse refuse de se conformer à l'idéologie d'une Europe bruxellisée à la construction de laquelle les nationalistes ont d'ailleurs contribué, ce qui n'est pas une de leurs moindres contradictions.

Les Corses, catholiques sur le plan des rituels, ne veulent pas d'un islam visible en Corse c'est la signification du vote Le Pen aux présidentielles. Ils ne veulent pas non plus de l'exhibitionnisme des minorités LGBT. On n'imagine pas une gay pride à Ajaccio bien que l'homosexualité soit acceptée dans l'île. Les Corses ne supportent qu'un seul communautarisme: le leur. Que révèle ce phénomène? Une angoisse d'ordre anthropologique: celle du déracinement. Peu nombreux, les insulaires éprouvent la hantise de la dissolution dans un monde multiculturalisé où les groupes humains, sous prétexte de métissage, ont tendance à perdre leur caractère. « Nous les Turcs nous ne ressemblons qu'à nous-mêmes » disait Mustapha Kemal, le père de la Turquie moderne. En Corse comme partout où il perdure, le sentiment d'identité est moins lié aux « valeurs » qu'aux mœurs. Ce sont les mœurs, autrement dit les normes et les coutumes, qui fabriquent le sentiment communautaire et non les « valeurs ». On choisit dans une certaine mesure ses « valeurs », on ne choisit pas les normes et les usages qui constituent une société insulaire comme la Corse.

La Corse est un pays, ce n'est pas un espace. C'est une terre avec laquelle les Corses ont un lien puissant car ils y enterrent leurs morts. C'est ce lien avec leur propre pays que les Français urbains, pour beaucoup, ont perdu. L'idéologie néolibérale et l'islam procèdent d'anthropologies opposées. La première magnifie les droits de l'individu, l'islam ceux de la communauté. Cependant la dynamique du Marché comme celle de l'Ouma sont fondées sur un espace ouvert qui ignore peuples et frontières. Cette dynamique, les Corses la refusent d'instinct. Ils pressentent obscurément que cet aspect de la mondialisation risque de détruire ce qui reste de l'identité de leur pays.
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Vous comprenez pourquoi je présente ces trois (quatre) articles ensemble : mondialisme (dont l’européisme technocratique à la Juppé-Hollande-Macron n’est qu’une variante), immigration volontairement incontrôlée, dissolution des liens politiques et sociaux, tout cela va ensemble, ces phénomènes s’alimentent l’un l’autre. Si tous les Français avaient vu plus le souci de la France comme les Corses ont le souci de la Corse, Macron n’aurait pas été élu.


jeudi, avril 27, 2017

Le piège des deux droites

Il y a deux droites, la droite molle, bourgeoise, et la droite dure, prolétarienne.

Aucune de ces deux droites ne disparaîtra, à cause de la sociologie. Elles doivent donc s’unir.

Et elles ne le feront pas.

Zemmour fait remarquer que Mélenchon a dit deux fois dimanche soir « ma patrie bien-aimée ». Marine Le Pen, elle, parle de « notre pays ».

Et les crétins de LR ? Ils parlent de « c’pays », comme un rot, comme s’ils n’en faisaient pas partie, comme s’ils le dédaignaient. Alors, évidemment, unir « notre pays » et « c’pays », ce n’est pas gagné.

Cette union indispensable ne peut se faire qu’en intégrant deux dimensions : le tri des accords et désaccords et la répartition des places et des responsabilités. Hélas, je ne vois personne pour prendre en charge un tel chantier, le pousser et l’organiser et, sans hommes, il n’y a rien de possible. Le fédérateur de tout cela peut être l’ambition : désunis, ils perdent ; unis, ils gagnent. Ils gagnent peut-être un peu moins chacun mais s’ils perdent tous ensemble, c’est zéro chacun. Théorie des jeux.

Les deux parties ont intérêt à cette union, car aucune ne peut plus gagner seule, même si elles croient et espèrent le contraire. Mais quand on est con, on est con.

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 Mathieu Bock-Coté :

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Le conflit idéologique croise ici une mutation sociologie bien réelle. On a noté l'incapacité de François Fillon de rejoindre les classes populaires tout comme l'incapacité de Marine Le Pen de rejoindre la bourgeoisie nationale et conservatrice. Les deux habitent pourtant l'espace national et témoignent d'un désir d'enracinement dont la censure alimente un profond sentiment d'aliénation politique. Ces deux catégories, en quelque sorte, s'inscrivent dans un espace national qui n'est pas celui de la nouvelle bourgeoisie mondialisée. Cette dernière contrôle encore les codes de la respectabilité médiatique et se maintient ainsi au pouvoir. S'agit-il d'une contre-offensive durable ou seulement d'un sursis?

Quoi qu'il en soit, le deuxième tour de la présidentielle n'aura rien de la grande explication idéologique autour de la question nationale française. En fait, ce deuxième tour maquillé en affrontement homérique entre philosophies contradictoires ne sera rien d'autre qu'une réaffirmation de la toute-puissance du système médiatique qui est parvenu en quelques mois à redéfinir une élection en la dégageant des enjeux de fond qui auraient dû la définir. Le débat de l'entre-deux tours sera à bien des égards parodique. Le fond des choses finira bien par remonter à la surface, mais pour un temps, le système médiatique aura remporté la bataille.
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mercredi, avril 26, 2017

Pour une fois que je suis d'accord avec un politicien !

Ma lettre à mes concitoyens annonçant mon retrait de la vie politique

Ma famille politique, désormais sans chef ni ligne politique, en est réduite à appeler à voter Emmanuel Macron, dénoncé hier comme l'héritier du désastre hollandais, pour faire battre Marine Le Pen.

Cette posture présentée comme hautement morale (face à 8 millions de Français, tous fascistes, bien sûr) est pourtant aussi incohérente que périlleuse pour l'avenir.

En effet, comment appeler à voter Macron le 7 mai et faire campagne, dès le lendemain, contre lui aux législatives ? Et pourquoi ne pas aller au bout de la logique et retirer tous nos candidats en faveur des siens, voire le rejoindre purement et simplement comme certains s'apprêtent déjà à le faire ?

Mieux, certains appellent à exclure de nos rangs tous ceux qui n'appelleraient pas à voter Macron. Qu'ils ne s'en donnent pas la peine pour ce qui me concerne. A 66 ans, je suis arrivé à la conclusion que ma présence, tant parmi les Républicains qu'à l'Assemblée nationale, ne fait guère plus de sens. Je rendrai donc ma carte aux Républicains, comme je rendrai mon investiture dans la 1ere circonscription de Paris à la direction provisoire de ce qui reste de mon parti.

lundi, mars 06, 2017

Le fond de Fillon

L’affaire Fillon n’est pas si anecdotique qu’il y paraît. Bien sûr, les faits reprochés à François Fillon sont par eux-mêmes anecdotiques (même s’il finit par être condamné, ce qui est très loin d’être certain), ceux qui poussent des hurlements de douleur et se déchirent la poitrine sont des comédiens. En revanche, ce qui n’est pas anecdotique, c’est de savoir qui est souverain : la collusion des juges, de la presse et des notables ou le peuple français ?

D’après Carl Schmitt, est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle. Pour moi, cela règle la question de l’avenir de François Fillon : si on est démocrate, on doit considérer que le seul habilité à juger François Fillon est le peuple français. C’est à lui de décider s’il veut faire une exception pour François Fillon ou non.

Le sauve-qui-peut autour de François Fillon, est hallucinant : cette fuite éperdue, sous la pression de juges, de sondages et de médias discrédités -le mot est faible, passe au premier abord pour une hallucination, tellement ce comportement est veule, lâche et mesquin. On se pince pour y croire. Et cette racaille veut être député, ministre ?

Bien malgré lui, Fillon se trumpise. Espérons pour lui qu'il saura le comprendre et l'assumer.

Le coup de pied de l’âne de Juppé nuira-t-il vraiment à un Fillon trumpisé ?

S'il y arrive, il aura autant de chances de l'emporter que Trump.

J'espère que vous goûterez comme moi les gazouillis de Jean-Marie Le Pen. Le menhir est en forme :



Quelques articles bien saignants :

1) Juppé s'est montré égal à lui même, c'est-à-dire un pauvre con, sans noblesse ni envergure, mesquin, rancunier un petit mec, ce qui est navrant à son âge (si Juppé a été un jour gaulliste, moi j'ai été indien guarani avec une plume dans le cul) :


« Des militants radicalisés » : le jour où Alain Juppé a cessé d'être gaulliste

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Alain Juppé sait qu'il n'incarne ni « l'exemplarité » ni le « renouvellement » qu'attendent les Français. «Il est trop tard», reconnaît-il. Il ne se présentera pas. Mais, au lieu d'appeler au rassemblement, à la cohésion, le voilà qui se livre à un dégommage en règle du candidat Fillon. Il pointe son « obstination » ; il critique «l'impasse» de sa stratégie de défense dénonçant un « prétendu complot » et un «assassinat politique» (ce que le principal intéressé a tempéré au Trocadéro) ; il lui reproche de n'avoir conservé derrière lui qu'un « noyau radicalisé » (!) des sympathisants LR. Bref, il dilapide la moitié de son intervention télévisée à carboniser l'image de François Fillon. Cette posture fait écho aux déclarations de Nicolas Sarkozy, qui propose une réunion dans l'urgence pour préparer une « voie de sortie digne ». Digne ? La dignité se logerait-elle de nos jours dans les trahisons en série, les revirements opportunistes, les sabotages perfides, les dérobades décomplexées ?

Ainsi en a décidé la meute. Coûte que coûte, elle torpille celui dont elle ne voulait pas et que personne n'avait vu venir, elle crache sur sa ténacité, elle prophétise son éviction du second tour en agitant le chiffon rouge du « fanatisme » du FN ou de « l'immaturité » de celui qui fut « l'instigateur de la politique économique » de François Hollande. En somme, si la droite perd, ce sera exclusivement la faute de Fillon. Chacun s'exonère en amont de sa part de responsabilités avant même les résultats du scrutin. Les bourgeonnements printaniers de la fausse vertu puisent leur engrais dans la couardise. Alain Juppé va jusqu'à caricaturer l'électorat du Trocadéro, qui ne serait donc qu'un vulgaire ramassis de réacs cathos. « Radicalisés ! » pour une foule calme qui agite des drapeaux tricolores ! Avec ce terme il a confirmé qu'il n'avait plus grand-chose d'un gaulliste.
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Gilles-William Goldnadel : « En France, la justice et les médias sont intouchables »

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Qui pourrait me montrer le texte légal qui proscrirait la critique du système judiciaire ou médiatique ou celle de certains juges ou journalistes ? Il est certes prohibé de jeter le discrédit sur une décision de justice particulière, et ce en termes méprisants. La dernière fois qu'il m'a été donné d'entendre critiquer un jugement, c'était M. Benoît Hamon qui y procédait, en des termes sévères, au micro de France Inter.

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Qui pourrait m'indiquer pour quelles raisons morales, seuls les journalistes et les juges, pour qui n'existe déjà aucun véritable contre-pouvoir, et le système qui les régit, seraient incritiquables ou intouchables, à l'instar des vaches sacrées ?

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On peut sans doute tout faire au peuple de France. Le désinformer, l'empêcher de se réformer, de défendre son identité, sa culture ou son intégrité. Fausser le jeu démocratique et judiciaire. Tout, sauf le droit de l'empêcher de dire qu'il n'est pas dupe de la duperie d'un procédé et de la duplicité d'un système.
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François Hollande, la droite et le FN : le retour du pompier-président-pyromane !

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Il est des grands classiques de la politicaillerie mitterrandiste qu'aucun dirigeant socialiste digne de ce nom n'entend négliger. Agiter l'épouvantail du FN après voir tout fait pour le voir monter est une de ces figures obligées, comme on en trouve en patinage artistique.

Sauf que la piste est de plus en plus glissante, les patins de plus en plus rouillés et le patineur de plus en plus fatigué. C'est donc en athlète en bout de course que François Hollande a mis pour la énième fois en garde les électeurs contre le danger que le ventre fécond accouche d'une bête immonde qui finira par naître vieillarde à force de voir sa mise au monde annoncée puis retardée.

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On peut aller plus loin et se demander si Hollande, à la veille d'être congédié de l'Élysée, n'est pas secrètement tenté de jouer la tactique de la terre brûlée. À force de crier au loup, il signale à cette bête intelligente que la porte de la ville est dégarnie de défense et prépare les esprits des bourgeois à la voir arriver. C'est une sorte d'anticipation auto-réalisatrice sur fond de rouerie politicarde.

Mais il y a peut-être une autre explication. François Hollande est soupçonné d'aider Macron en sous-main. Le report des voix de droite « républicaine » sur le télévangéliste de l'oligarchie dans une deuxième tour face à Le Pen est moins qu'assuré. Si Fillon est sèchement éliminé, la fureur de son électorat pourrait le conduire à voter pour la candidate du Front national au second tour. Il ne faut pas oublier que la France est aujourd'hui majoritairement de droite, toute nuance confondue. Il suffirait donc que Marine Le Pen parvienne à adoucir son image et à assimiler Macron à Hollande pour que les sondages soient cruellement démentis, de la même manière qu'ils l'ont été aux États-Unis ou en Grande-Bretagne récemment.

Mais, ici aussi, François Hollande joue avec le feu. Plus il soutiendra Macron ouvertement, plus il fera partager la détestation populaire qui l'accable à ce successeur éventuel et quasi-fils spirituel.

En contribuant à faire battre Macron, François Hollande aura alors achevé en apothéose son entreprise de destruction de la Ve république et même de l'Union européenne. Et le tout en paraissant œuvrer pour le contraire !

Un vrai triomphe historique pour cet enfumeur-né …
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dimanche, mars 05, 2017

La pantalonnade de la campagne électorale de la fausse droite

C'est la panique, comme si on avait donné un coup de pied dans une fourmilière.

Voici les noms qui circulent pour remplacer Fillon : Larcher, Juppé, Borloo, Baroin. Pourquoi pas Chirac, pendant qu'on y est ? Ou Balladur ? Ou Giscard ? Ou Bozo le clown ?  Ou Lady Gaga ?

Faut-il qu'ils aient perdu la tête !

Il n'y a évidemment qu'un seul candidat possible, c'est celui issu des primaires (dont je rappelle que, jusqu'à plus ample informé, il n'a pas tué père et mère). Certes, il est mauvais. Mais qui a organisé les primaires contre les avis disant que c'était idiot ? Qu'ils assument maintenant.

Assumer ? C'est justement pas leur truc à ces gens là. Je les savais nuls, mais à ce point ! Ils arrivent encore à m'étonner.

Bien sûr, l'explication est connue : la fausse droite est depuis longtemps une écurie d'ambitions et d'ego, dépourvue de la moindre once d'idée.

Une conviction, à part celle de sa propre grandeur, y serait jugée inconvenante, un peu comme péter en présence de la reine d'Angleterre. Heureusement, on ne court aucun risque.

C'est pourquoi, dès qu'il y a tempête, les rats quittent le navire.


samedi, mars 04, 2017

Etranges pontes LR

On sent bien que ça démange tous les pontes LR de faire exactement ce que les procureurs de gauche leur ordonnent et de lâcher Fillon et que la seule chose qui les retient, c'est la peur de se prendre des claques par les militants.

C'est quand même extraordinaire d'être soumis à ses bourreaux à ce point. On dirait des femmes battues.