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samedi, mai 02, 2020

Même pour ça, ils ne sont pas bons.





Pourtant, c'est le gros machin bureaucratique de merde mortifère comme ils les aiment.

Je rappelle que les « intelligents », les « raisonnables »,  les « adultes » (n'est-ce pas Laurent Alexandre ?) avaient dit à Didier Raoult qu’il devait attendre les résultats de cet essai avant de faire quoi que ce soit, qu’il était complètement irresponsable de bouger avant.

Je me maaaarrre ....

vendredi, février 21, 2020

Guillaume Bigot : « La violence verbale de Nicolas Sarkozy révèle la faiblesse du projet européiste »

Guillaume Bigot : « La violence verbale de Nicolas Sarkozy révèle la faiblesse du projet européiste »

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Nicolas Sarkozy est coutumier des rodomontades non suivies d’effets. Mais à la rage de l’impuissance en général, s’ajoute celle propre à toute idéologie confrontée à un réel qui refuse de se conformer à ses prédictions et oukases.

À cet égard, l’européisme, comme tout système de nature idéologique se révèle incapable de s’adapter, d’admettre ses échecs, de reconnaître ses erreurs, bref, de composer avec le réel.
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vendredi, février 07, 2020

Comme c'est émouvant une belle et grande démocratie européiste-mondialiste en marche



C'est pas compliqué : votez ce que vous voulez. Mais si vous votez mal, on vous met sous tutelle.

C'est si beau que j'en pleurerais.


jeudi, février 06, 2020

Les européistes, tyrans d'aujourd'hui.

Contrairement à ce que qu'écrit Verhaeghe, l'autisme des européistes n'a rien d'étrange. Ce sont des idéologues.

Comme l'écologisme et le veganisme, l'européisme est une distinction sociale qui permet aux enculés d'en haut de culpabiliser les prolos et de s'agripper au pouvoir envers et contre tous.

Je suis bien convaincu que, dans mon entourage de bourgeois parisiens cosmopolites, il y a autant d'autistes européistes, vegans et écolos qu'au parlement dit européen.


Post-Brexit : plus d’Europe, moins d’Europe ou mieux d’Europe ?

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De façon assez étrange, le Brexit, qui constitue pourtant un désaveu fondamental, cinglant, sans appel, de la construction européenne telle qu’elle est conçue depuis au moins vingt ans, ne paraît pas ébranler les certitudes des élites europhiles qui ont conduit à cette rupture. Entre le discours d’Emmanuel Macron et la réaction d’un europhile convaincu comme Guy Verhofstadt, on ne donne pas cher des libertés publiques telles qu’elles ont vu le jour sur notre continent.

 Les élites europhiles ont-elles compris l’appel à l’identité et à la liberté ? Parfois, on se pince en se demandant si l’on rêve ou si l’on est éveillé. Et, à l’immédiate issue de ce Brexit, on se pince encore et encore.


[…]

En réalité, les élites au pouvoir ne veulent ni en démordre ni en tirer les leçons : à leurs yeux, le départ britannique relève de l’erreur, voire de la bêtise. En aucun cas, le dogme du « plus d’Europe » ne sera remis en cause. Au rythme de leur déni, l’Union européenne ne devrait pas tarder à imploser.

On notera d’ailleurs que l’Union devrait réformer les règles d’adhésion pour contourner le veto français à l’entrée des pays balkaniques. Et voilà ! la France, qui s’imagine encore peser dans l’Union, devra bientôt constater que l’Allemagne continue à tour de bras à intégrer dans la construction communautaire de futurs partenaires commerciaux qui font tous le jeu des États-Unis et n’ont aucune envie de participer à un projet au-delà de leurs intérêts immédiats.

C’est cette Europe-là que les Britanniques ont voulu quitter. C’est cette Europe-là qui constitue désormais notre horizon indépassable.
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Angela, conscience morale de l'Europe.

Une grande démocrate, comme Macron. Ils font la paire ces deux là.

vendredi, janvier 31, 2020

En ce jour de Libération des Anglais ...

En ce jour de Libération des Anglais (et vous savez avec quelle joie je l'accueille), regardons le pitoyable état de notre politique et la violence qui s'installe.

Cette violence politique est mon inquiétude constante : on sait quand ça commence, on ne sait pas quand et après combien de morts ça s’arrête.

Macron ne l’a pas inventée :

♘ 1ère violence, symbolique : 1992 référendum de Maastricht, quand toute la France d’en haut a expliqué aux Français d’en bas qu’il fallait voter Oui sous peine d’être des fascistes. S’il n’y a plus qu’un choix, il n’y a plus de démocratie. On peut encore changer de gouvernement, plus de politique.

♘ 2ème violence, symbolique, beaucoup plus grave : 2008, quand Sarkozy s’est assis, avec la complicité de tous les politiciens et des médias, sur le résultat du référendum de 2005. A partir de ce moment, la France n’est plus du tout une démocratie.  C'est acté, patent, assumé,  alors que, jusque là, ça restait une menace sous-entendue.

♘ 3ème violence, physique : 2013, quand Hollande a fait matraquer et gazer les gentils opposants à la loi Taubira.

♘ 4éme violence, symbolique : 2017, après le coup d'Etat médiatico-judiciaire contre Fillon,  le vote Macron forcé, par chantage au castorisme (faire barrage à ...). Non seulement, on ne pouvait plus changer de politique depuis 1992, mais, désormais, on ne peut même plus changer de gouvernement.

Et maintenant, le tabassage et la persécution systématique des Gilets Jaunes.

Avec Macron, c’est l’escalade parce qu’il n’a pas d’opposition politique et pas de frein institutionnel (la police et la justice, qui tapent sur les Gilets Jaunes comme elles ne le font jamais sur Mouloud racaille de banlieue, se sont déshonorées pour longtemps).

Macron dit qu’on n’est pas en dictature. C’est faux. Nous sommes en dictature, Onfray a fait un excellent article sur la question. Une dictature d’un nouveau genre, où « ferme ta gueule » est remplacé par « cause toujours ». Le torchon Libération l’avait admirablement résumé avec ce titre (hélas non ironique) « Votez ce que vous voulez, mais votez Macron » .

Ça ne peut que mal finir : soit l’escalade de la violence nous mène à la catastrophe (ce que je crois), soit les Français tombent encore plus profondément dans la dépression (et ce n'est pas mieux).



vendredi, juin 07, 2019

Nigel à l'épreuve

Le Brexit Party de Nigel Farage n'a pas réussi à conquérir le siège de Peterborough, lors d'une législative partielle, alors que toute les conditions favorables semblaient réunies.
On peut faire un tas d'hypothèses « et si », mais le résultat est là.

On peut en dire la même chose que du score du RN aux Européennes : sans être mauvais, il est tout de même décevant.

Je me demande si les Français et les Anglais ne manquent pas de courage : ils votent pour des partis plus ou moins anti-Système quand ceux-ci sont loin du pouvoir, mais quand ils s'en approchent, certains hésitent.

Je me demande si ces électeurs ne se seraient pas dégonflés au moment de glisser le bulletin dans l'urne, si le Brexit avait été donné en tête par les sondages lors du référendum.

jeudi, mai 30, 2019

Salvini et l'Euro : nous vivons des temps passionnats

Matteo Salvini s’apprêterait à lancer une monnaie parallèle à l'Euro :

Italy to activate its 'parallel currency' in defiant riposte to EU ultimatum

Bien sûr, tout cela est une histoire de souveraineté et donc de liberté. Comme disait De Gaulle à qui on opposait le respect des traités : « On n’a jamais vu un grand pays rester lié par un traité défavorable. Un grand pays dit "Je suis couillonné" et il s'en va ». L’Euro couillonne l’Italie (la France aussi), on va bientôt savoir si notre soeur latine est encore un grand pays (pour la France, hélas, je n’ai plus guère de doutes. En tout cas, dans la tête des traitres qui la dirigent).

Salvini, c'est l’anti-Macron : Macron n’a pas de stratégie, pas de vision (ou plutôt, il a une vision périmée de 40 ans), pas de patriotisme, il se contente d’obéir à ses maitres et de frapper le peuple français. Il est raccord avec ses crétins d’électeurs.

Bref, Salvini est des années-lumières au dessus. Et en plus, on va bientôt savoir s’il a des couilles.

Prochain rendez-vous ? Septembre, pour le budget italien.

Mon pronostic ? 50/50, je ne me mouille pas : introduire une monnaie parallèle à l’Euro, ça serait une remise en cause du mondialisme aussi spectaculaire, et plus lourde de conséquences immédiates, que l’élection de Trump et la victoire du Brexit. Car, évidemment, c’est la fin de l’Euro et la crise financière assurées. Ça fait quand même un gros pas à sauter pour Salvini. Mais s’il veut le bien de l’Italie à long terme, il doit le faire. Le patriotisme fait quelquefois trouver des trésors de courage (Macron n’étant pas patriote, il ne craint rien. Ses électeurs non plus).

Si Salvini sort l'Italie de l'Euro sans trop de casse, il aura sa place dans l'histoire à l'égal d'un général vainqueur.

Autant pour tous les imbéciles qui me disent que l’Euro existe pour l’éternité. : si ce n’est pas ce coup-ci, ça sera pour le prochain.

Au moins, je vous aurais prévenus.

Nous vivons des temps intéressants, de ceux où l'histoire accélère (voir aussi la guerre larvée Etats-Unis/Chine).


lundi, avril 08, 2019

9

Don't be surprised if Brexit is stopped - the EU has developed a talent for riding roughshod over voters' wishes

9 ... 9 fois déjà, l'UE a réussi à faire le contraire d'une décision prise par un vote démocratique.

Le mécanisme est fort bien décrit dans cet article : collusion tacite (et, quelque fois, explicite) entre les eurocrates et les classes dirigeantes prétendument nationales pour contourner, biaiser. rejouer, les votes qui ne leur conviennent pas.

Quand l'alcoolique Juncker dit : « Il n'y a pas de vote démocratique contre les traités européens », c'est une menace mais aussi un constat.

Pas étonnant que le Brexit échoue.

(moreish = addictif)



samedi, avril 06, 2019

Brexit : j'avais tort d'espérer

Une conversation de juin 2016 :

Lui : _ Tu verras, les anti-Brexits vont avoir le dessus, malgré le résultat du référendum. Ils vont brouiller les pistes, compliquer les choses, rendre tout ce qui est simple incompréhensible à force de pinailler sur les détails, perdre du temps, demander des rallonges et, à la fin, les Anglais en auront tellement marre, seront tellement usés, qu'ils n'auront plus assez d'énergie pour se battre, qu'ils resteront dans l'UE. Avec un habillage légal, pour que les faux-culs puissent dire qu'il n'y a pas eu de viol de la démocratie.

Moi : _ Ton scénario n'est pas idiot. Mais la Grande-Bretagne est la démocratie la plus ancienne d'Europe (dans les pays majeurs). Je pense qu'ils trouveront un moyen de faire une vraie sortie. La Grande-Bretagne, ce n'est pas la France ou les Pays-Bas, les dirigeants n'y méprisent pas autant le peuple. Contrairement aux pays du continent, il y a un quart de l'élite qui est anti-UE, donc authentiquement démocrate, j'espère et je crois que cette minorité suffira à empêcher ton scénario magouilleur.

J'avais tort. L'actuel sabotage du Brexit est une défaite cinglante pour tous les amoureux de la liberté.

Les lumières s'éteignent.



Le vrai Brexit se fera : l'UE est un empire en décomposition, le vrai Brexit sera mécanique, s'imposera de lui-même. Hélas, dans dix ans, après le désastre d'un ou deux mandats Corbyn.

Nos maitres tablent sur notre dépression, c'est pour cela qu'ils cherchent à gagner du temps. Ils pensent que le temps joue pour eux (et puis, tant que ça dure, ils en profitent), que nous finirons bien par nous résigner à leur dictature européiste, au fait accompli. Mécontents, malheureux, hargneux mais abattus et résignés.

Je pense que les forces anti-mondialisation qui se sont mises en marche depuis deux ans seront plus fortes car mondiales et pas seulement européennes (comme je viens de me planter en beauté, je ne sais pas si cette prévision vaut grand'chose), que l'UE est un zombie, qu'elle est déjà morte mais qu'elle continue à nous emmerder plus que jamais.

En attendant ce jour béni où les Anglais délivreront les continentaux du joug européiste en  se délivrant eux-mêmes, que de temps perdu ! Que de souffrances inutiles !


(rent at me = m'engueuler)

samedi, mars 30, 2019

Ze Brexit suite

🦁 Les votes of no confidence ont commencé dans les sections locales du parti dit conservateur  (faut vraiment le dire vite : ils sont aussi conservateurs que LR en France, c'est dire !) pour virer les candidats les plus anti-Brexit en cas de general election mais la procédure est compliquée et il est peu probable qu'elle ait un gros impact.

🦁 D’après le pointage du Telegraph, en cas de dissolution, il y aurait encore une majorité d’anti-Brexit au Parlement.

🦁 Les Brexiters du gouvernement essaient de forcer May à un no deal.

🦁 Enfin, comme la connerie de l’UE et en particulier de Macron n’est pas un vain mot, il se pourrait que Bruxelles refuse d’étendre le délai accordé à la Grande-Bretagne, pour la contraindre à choisir entre la révocation de l'article 50 (rester dans l'UE définitivement) et no deal, dans l'espoir, bien entendu, que la révocation l'emporte (ce qui est, à mon avis, bien mal connaitre les Anglais) ou que la Grande-Bretagne sorte en catastrophe et échoue (ce qui est une surévaluation de la difficulté du no deal). Et que l'européisme triomphe dans tous les cas.

L'issue la plus probable d'une telle politique serait que les Anglais fassent no deal et prospèrent. Et que l'européisme prenne une claque.



🐓 Et pour nous ? Le Brexit est une catastrophe : il laisse notre classe dirigeante ultra-pétainiste en tête à tête avec les casques à pointe de Berlin, alors que notre allié naturel est la Grande-Bretagne. Comme disaient avec crainte les Français des années 40 quand Pierre Laval partait pour Berlin : « Qu'est-ce que le maquignon va encore brader ? » (1).

Conclusion plus générale : pour que la démocratie fonctionne, il faut que les deux partis à vocation majoritaire s'opposent. Quand ils sont d'accord et que le vote se réduit à un choix entre blanc bonnet et bonnet blanc, la machine se grippe.

C''est un drame pour la France qu'il n'y ait plus d'opposition. Les petits calculs partisans des uns et des autres ne peuvent justifier cette trahison de leurs devoirs.

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(1) : il est symptomatique de l'aveuglement d'un certain type de politicien que Pierre Laval ait compris seulement au cours de son procès qu'il risquait sa tête.

mardi, mars 19, 2019

Couillu, le mec : il se lance dans un concours de connerie liberticide avec Castaner. Il connaît pas Raoul ...




Ça fait un concours d’atteinte aux libertés politiques avec le gouvernement et ça se prétend dans l’opposition ?

Et après, les mêmes s’interrogeront la bouche en cœur, en s’inquiétant de « la crise de la démocratie » ?

On se fout vraiment de notre gueule. (enfin … paraît qu’il y en a qui aiment ça).

Rappel : la démocratie, c’est changer régulièrement de gouvernement et de politique (ou en avoir la réelle possibilité). Le reste, les votes, les modes de scrutin, cela vient en second.

A partir du moment où la pseudo-opposition dit la même chose que le gouvernement, voire pire, il n’y a plus de démocratie. LFI et RN qui, vu le mode de scrutin, n’ont aucune chance d’accéder au pouvoir, sont aussi des pseudo-oppositions.

Organiser ou laisser vivre des pseudo-oppositions, c’est un classique des dictatures (contre Bouteflika, il y a 10 candidats).

Donc, la France n’est plus une démocratie (en gros, depuis que le RPR Pasqua qui s’opposait à l’européisme, à l'immigration et au multiculturalisme, a été supplanté par le RPR Chirac/Juppé, qui était d’accord sur tout avec l’UDF et le PS. Le bouquet de cette anti-démocratie, c’est le re-vote en 2007 par le gouvernement Sarkozy du « non » des Français en 2005. Vous voyez, je ne mets pas tout sur le dos de Macron, qui n’est que le bout d’un long et navrant processus).

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?


mercredi, février 27, 2019

Politique des banques centrales et politique tout court.

Bertez et la politique des banques centrales

Je synthétise :

1) Jusqu’à maintenant les banques centrales soutenaient à bout de bras les banques privées pour qu’elles fassent rouler les dettes étatiques (principalement détenues par des riches de toute nature) devant elles et, incidemment, prêtent (essentiellement aux riches, là encore). Ce système accroit les inégalités de manière considérable (ce n’est pas pour rien que le marché de l’immobilier de luxe et celui des voitures de collection ont flambé) et est la cause profonde du Brexit, de Trump, de Salvini, des GJ.

2) Avec les taux négatifs, ce système arrive à bout de souffle : les banques privées gardent encore trop d’argent pour elles.

3) Plutôt que d’organiser la banqueroute et de liquider l’océan de dettes détenues par les riches (terme générique, pas le temps d’être plus précis), ce qui serait une manière de remettre les pendules à zéro, les banques centrales vont, à la japonaise, directement acheter des dettes étatiques (vous remarquerez que tout un tas de barrière légales est censé empêcher cela et qu’on va s’asseoir joyeusement dessus). Cela va gagner du temps, beaucoup de temps. On serre encore plus fort le couvercle sur la marmite.

4)  Ce système va encore accroitre les inégalités. Vont en profiter ceux qui sont près du robinet étatique : fonctionnaires, subventionnés de toutes sortes, et, comme d’habitude, les riches bien connectés (ceux qui doivent leur réussite à leur carnet d’adresses). C’est, tout simplement, l’étatisation communiste de l’économie et, par ricochet, de la société. Avec les mêmes conséquences (et les mêmes hommes : quelle est la différence entre un énarque de 2019 et un apparatchik brejnévien de 1979 ?).

Ceux qui soutenaient que les banques centrales sont, par principe, anti-démocratiques, vont être justifiés.

5) Puis, un jour lointain, tout cela explosera, façon Venezuela. Mais en attendant, « on en aura bien profité ».

Petit rappel  : la création de la Fed (digression au milieu du billet).

jeudi, février 21, 2019

L'Union Européenne, prototype de dictature post-démocratique

L'Union Européenne, prototype de dictature post-démocratique

Cet article est une fort intéressante synthèse.

Quatre simples phrases suffisent à condamner l'UE :

Au plan de la philosophie du droit, transformer et transposer en lois nationales des décisions de nature réglementaire édictées par une autorité extérieure et supranationale non élue, est un mécanisme de dévoiement de l’esprit des lois tel qu’il s’apparente à une forfaiture. Nul Etat ne pouvant exciper de sa constitution nationale le droit de s’y opposer, ce coup de force juridique illustre l’état de dégradation avancée de la démocratie en Europe.

En marge de ce constat, doit être rappelé qu’aucun régime dictatorial n’est jamais parvenu à se réformer par sa propre édulcoration [Franco ? Pinochet ? Des dictatures de droite]. Son avenir à moyen ou long terme pourrait donc être une implosion comparable à celle du bloc soviétique.

samedi, février 02, 2019

Mystère de l'européisme

"La tragédie de l’euro" ou l’incroyable bulle cognitive dans laquelle l’Europe s’estenfermée : interview exclusive de Ashoka Mody, auteur du livre économique de l'année2018 aux Etats-Unis

Il y a, pour moi, un mystère de l'Euro.

L'Euro est la prison des peuples européens et, plus tôt nous le dissoudrons, mieux cela sera pour nos  chers et vieux pays. Ca me saute aux yeux, c'est une évidence pour moi.

Or, cette évidence n'est pas toujours partagée par des gens que j'estime plutôt pas bêtes (certes, les gens que j'estime vraiment intelligents partagent mon analyse de l'Euro, mais c'est sans doute un biais de confirmation de ma part).

Mettons de coté le stupide « l'union fait la force » auquel il est facile de répondre « mieux vaut être seul que mal accompagné » (surtout dans un monde de l'information quasi-gratuite où l'agilité pour l'exploiter est essentiel).

Bien sûr, il y a de lâcheté : puisque la dissolution de l'Euro sera douloureuse, on s'invente des raisons pour dire qu'elle faut l'éviter.

Mais pas seulement, il y a, comme toujours, l'idéologie : la capacité de l'homme à se raconter des histoires politiques qui n'ont aucun rapport avec la réalité.

Le destin de l'Euro devrait être simple : ses tenants ont fait des prédictions dont aucune ne se sont avérées (1), inversement toutes les prédictions des opposants se sont révélées justes (2). C'est une expérience malheureuse, on démonte l'usine à gaz, on prend nos pertes et on passe à autre chose.

Et si le raisonnement et l'actualité ne suffisent pas, il y a le bon sens issu de l'expérience. Au moment de l'unification italienne en 1860, l'Italie du sud est en rattrapage par rapport au nord. L'union monétaire coupe cet élan. L'économie de l'Italie du sud est stérilisée, elle ne s'en est toujours pas remise 150 ans après.

Hé bien non. Il ya toujours des gens en 2019 pour défendre l'Euro comme en 1999.

Ce biais idéologique (quand la réalité et la théorie sont en contradiction, c'est la réalité qui a tort) m'intrigue. Il est vrai qu'il a intrigué Hannah Arendt et tant d'autres au XXème siècle, il n'y a aucune originalité dans ce que je dis.

Vous me direz : « Et toi, tu n'as pas de biais idéologiques ? ». Je donne l'hospitalité à des erreurs comme tout le monde, j'ai des préjugés (on ne peut pas juger soi-même de tout), mais je n'ai pas le tour d'esprit idéologique. Comme Montaigne, j'aime la discussion, j'accueille la vérité à bras ouverts d'aussi loin que je la vois, même si j'ai la tête dure.

Je n'énerve beaucoup plus contre le style des commentaires (notamment, je n'aime pas les longs commentaires et le tutoiement) que contre leur contenu.

Sur le fond totalitaire des tenants de de UE (le surnom d'UERSS n'est pas usurpé), aucune ambiguïté (l'histoire du père "Merkel" qui passe de l'ouest vers l'est m'a toujours mis mal à l'aise)  :

« Angela Merkel, produit d'Allemagne de l'Est ? »

En Allemagne, le renseignement place le parti d'extrême droite AfD sous surveillance.

Emmanuel Macron a clairement le tour d'esprit idéologue (Manuel Valls nous en avait avertis à sa manière en nous disant qu'il n'avait aucun frein intérieur) :

Pourquoi les confidences d’Emmanuel Macron montrent qu’il n’a toujours pasvéritablement compris la nature de la crise des Gilets jaunes.

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(1) : ah, le fameux Euro qui va nous protéger.

(2) : Charles Gave : plus d'usines en Allemagne, plus de fonctionnaires en France, plus d'immobilier en Espagne.

Philippe Séguin : Maastricht est la revanche de 1789.

jeudi, janvier 31, 2019

Nous sommes trop français

Le gros titre des Echos :


Le corollaire, c'est évidemment que nous serons d'autant plus prospères que nous serons moins français.

Ces gens ont leur petite idée sur ce que serait leur France idéale :

Leur France idéale : petit portrait de ce que serait le pays sans ces fâcheux qui irritent tant les "bien-pensants".

Heureusement, Emmanuel Macron sait quoi faire pour mater les fâcheux :

France : le régime prépare des punitions collectives contre le peuple ou la dérive vers la tyrannie.

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L’interdiction administrative de manifester [contenue dans la loi présentée ces jours-ci] est une mesure de la Kommandantur Allemande en territoire occupé et cela nous rappelle inévitablement le régime de Vichy ou d’autres régimes fascistes où le moindre acte social faisait l’objet d’une mesure ou interdiction administrative.

Une telle mesure ne vise pas les casseurs. Elle vise le droit de manifester et/ou de protester pacifiquement, voire exprimer des vues contraires à celle du gouvernement.

Une telle mesure s’apparente à la dictature de base.

La gestion des casseurs relève des forces de maintien ou de gestion de l’ordre.

Donc le député centriste de la Marne, Charles de Courson, petit-fils de résistant, a bien raison lorsqu’il évoque une « dérive complète » et que « c’est une pure folie que de voter ce texte ! » [dont nous rappellerons qu'il est une idée de la droite].

Le régime de Macron ne cesse de dériver vers la tyrannie, d’abord sous l’aspect conformiste, uniformiste, puis petit à petit sous un aspect de plus en plus bureaucratique et brutal.

Beaucoup de gens ne mesurent pas encore l’impact de ces dérives dangereuses car ils ne croient pas que la France qu’ils ont connu depuis 50 ans puisse un jour se transformer en une sorte de dictature de riches néolibéraux oeuvrant pour des intérêts étrangers et méprisant au plus haut point le bon petit peuple de France.
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Mais le peuple français n'a cessé d'abdiquer sa souveraineté depuis quarante ans. Plus exactement : les assassins de la France, que Christian Combaz dénonce, n'ont cessé de lui faire abdiquer sa souveraineté.

Nous n'avons plus notre destin en mains.

La révolte des Gilets jaunes est méritoire, mais le plus probable est qu'elle ne parvienne pas à secouer le joug européiste, dont le Gauleiter Macron est le représentant en France.

Notre salut viendra donc de l'étranger, Grande-Bretagne ou Italie paraissent de bons candidats, mais je suis très moyennement optilmiste.

Je partage l'analyse de Todd :


« Avec nos faux débats, qui ne remettent jamais en question notre politique économique, définie par les règles de l'Union et de l'Euro ... » : quand la grande question du moment est de savoir si les routes secondaires doivent être limitées à 80 km/h ou à 90 km/h, comprenez vous que c'est un leurre, que cela signifie que les questions essentielles sont interdites de débat démocratique et que notre démocratie est à l'agonie ?

Note à ceux qui trouvent que je fantasme, que je me fais des films : il n'y a qu'à Hollywood où les méchants ont des têtes de méchants, où tout le peuple est du coté des gentils, où les tyrans marchent au pas de l'oie dans les rues avec une pancarte « Je suis un tyran ».

Dans la vraie vie, il y a toujours des gens pour servir le tyran en pensant que c'est un moindre mal, d'autres pour penser que, certes, on ne respire pas la liberté mais ça pourrait être pire, d'autres encore pour penser qu'on n'est pas vraiment en tyrannie et d'autres enfin qui trouvent la tyrannie très bien.



Pierre Bayard a publié il y a quelques années Un livre Aurais-je été Résistant ou bourreau ? où, au contraire des Résistants avec 80 ans de retard qui défilent au son du Chant des partisans version techno, il examine sans indulgence les événements de sa vie qui lui donnent à penser qu'il aurait pu être bourreau ou, au contraire,  Résistant.

Ne vous faites aucune illusion (et je ne m'en fais pas non plus sur ma personne) : si, dans une population, les Résistants montent à 5 %, c'est déjà extraordinaire.


dimanche, janvier 13, 2019

Le sparadrap de Macron

Gilets jaunes : éclats de grenades, brûlures, membres arrachés… retour sur 82 blessures graves

GILETS JAUNES : LA JUSTICE EST LÀ POUR RENDRE LA JUSTICE. PAS POUR RÉTABLIR L’ORDRE Nous sommes dans une pure lutte de pouvoir et Macron évite la seule solution légitime pour la trancher : le retour devant le peuple (référendum, démission ou dissolution, tournant style 1983 à l'envers). Il est beau, le nouveau monde. Dans l'ancien monde, cette politique portait un nom : la tyrannie.

Je pense que la répression politique actuelle aura la peau de Macron, je ne vois pas un tyran se maintenir longtemps. Sa victoire me paraît très momentanée.

Il va y avoir des procès, des appels, des cagnottes et des pétitions, des cas vont remonter jusqu’à la CEDH et la France va être condamnée. Le feuilleton va traîner des mois, des années, ça va poursuivre Macron comme le sparadrap du capitaine Haddock. Cela va complètement le pourrir.

Objection (et motif d'inquiétude) : la Grèce. Après leur révolte infructueuse, les Grecs sont complètement désespérés et anesthésiés.

Ca, c'est plus marrant :



que ça :




jeudi, janvier 03, 2019

Gilets jaunes : il est trop tôt pour parler de pacification démocratique

Ran Halévi : « “Gilets jaunes”, le succès et l'impasse »

Ran Hélvi a raison : il faudra un jour que les GJ s'exprime à travers un processus démocratique.

Mais c'est trop tôt.

D'où vient le, désormais fameux, déficit démocratique (qui fait que 60 % du peuple français n'est pas représenté et que des politiques largement majoritaires comme l'arrêt de l'immigration ne sont  pas appliquées) ?

D'une capture des institutions par l'oligarchie mondialisée à travers divers moyens : gouvernement des juges et des traités, perversion de la Vème république (extension des pouvoirs du CC, quinquennat, non-respect du référendum de 2005, abandons de souveraineté) ...

Or, cette cause fondamentale n'étant pas traitée, l'oligarchie mondialisée s'accrochant toujours autant au pouvoir, la réintégration précoce du processus démocratique par les GJ conduirait inévitablement à une défaite et n'aurait de démocratique que les apparences.

La vraie démocratie consiste d'abord à faire lâcher le manche à l'oligarchie, par tous les moyens,  et à créer une vraie alternative. Et ensuite seulement, les électeurs auront le choix et la démocratie pourra fonctionner.

C'est pourquoi la démission de Macron me paraît toujours une exigence sensée.



lundi, décembre 31, 2018

L'arch-européiste Jean Quatremer lui aussi en pleine forme







Comme dit Bruno Bertez :

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Et c’est important pour vous de savoir ce que les élites pensent et ce qu’elles cachent : elles vous ont déclaré la guerre, vous n’êtes plus leurs adversaires car pour être adversaires il faut être reconnu comme égal, comme pair.

Vous êtes des ennemis c’est à dire des gens qui ont tort, qui sont dans l’erreur, qui pensent faux ; des gens qui ont à peine accédé à la dignité humaine, et surtout pas à l’intelligence, bref des gens avec qui on ne peut être démocrate. on ne peut vous donne la parole.

Voila tout ce que la faille du discours de ce salopard de Quatremer laisse filtrer.

Ce n’est pas la première fois qu’il laisse échapper une vilenie anti démocratique, une vilenie méprisante ; c’est au contraire son habitude.

Il est porte parole et il sait qu’il est protégé en haut lieu , je ne dirai pas par qui pour ne pas être poursuivi.

Si vous voulez vraiment être au clair avec ce qui passe, il faut prêter la plus grande attention à tout ce qui leur échappe, ne faites aucune attention aux propos tordus par l’hypocrisie ou la politesse, ce qui est important c’est le réel qui leur échappe, pas les simagrées. Et le réel, c’est qu'ils vous haïssent, ils vous méprisent et ils vous dénient le statut de citoyen digne de participer au débat politique.

Eux les égalitaristes de la pseudo élite médiacrate, eux les ouverts, eux, les inclusifs, ils ne vous incluent pas dans leur monde, ils vous rejettent.

Mais je le répète, comme l’a magistralement démontré et explique l’anthropologue Maurice Godelier, il n’y a pas de domination sans son symétrique la soumission et c’est la soumission qui permet la reproduction de la domination.

Ils ne survivent que de votre soumission.
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Notons que, comme Mouchard alias Joffrin, Thomas alias Quatremer n'écrit pas sous son vrai nom. La franchise de ces gens est toujours pour moi un sujet d'émerveillement.

Résumons : amis gilets jaunes, ne vous faites aucune illusion. La France d'en-haut est notre ennemi, absolu, sans concession, comme dans toutes les guerres civiles. Toutes les concessions affichées,  tous les prétendus dialogues, ne sont que des reculs provisoires dus à la peur, des manoeuvres pour nous endormir. Il n'y a aucune évolution de fond : ils cherchent toujours à nous baiser. Et plus que jamais, maintenant qu'on leur a foutu la trouille.