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jeudi, mai 14, 2020

Une bombe de Raoult.




D’après une étude espagnole, les personnes qui ont continué à travailler seraient moins contaminées que celles qui ont été confinées.

Si c’est vrai :

1) Le confinement n’a évité aucune contamination.

2) Il provoque une catastrophe sanitaire à cause de toutes les autres maladies non-traitées.

3) Il provoque une catastrophe économique.

A vrai dire, ce n’est pas une grande surprise : Raoult est loin d’être le seul infectiologue à dire depuis le début que le confinement fait plus de mal que de bien. Je rappelle (car c'est important pour répondre à ceux qui disent que les anti-confinements sont des farfelus) que l'administration elle-même a fait des plans pour anticiper l'épidémie que nous vivons, exactement les mêmes ordres de grandeur, et que jamais, jamais, jamais, elle n'a préconisé un confinement généralisé, tout simplement parce que c'est débile.

Bref, c’est pour la France la pire décision depuis l’armistice 1940. Bravo Macron. Maintenant c’est sûr : avec Le Pen, ça aurait été pire.

mercredi, avril 15, 2020

Le monde d'après sera le monde d'avant en pire : confirmation (ce n'est pas la surprise du siècle : c'était un suicide collectif de voter Macron. Ca n'a pas changé).

Vers un gouvernement de “concorde” avec NKM et Manuel Valls ?

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/ Mercredi 15 avril 2020 à 13:27
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Manuel Valls et Emmanuel Macron. Photo © HAMILTON-POOL/SIPA
Plusieurs membres de la majorité parient sur un gouvernement d’union nationale au sortir de la crise, composé de “grandes figures venant de tous horizons”. 
Depuis plusieurs semaines déjà, Emmanuel Macron prépare l’après-crise du coronavirus. Une première étape a été franchie, lundi 13 avril, quand le président de la République a annoncé devant les Français une potentielle date de sortie du confinement, le 11 mai. Mais à la crise sanitaire, il faudra également une réponse politique et le chef de l’Etat le sait. Si bien qu’au sein de la Macronie, l’éventualité d’un gouvernement d’union nationale se fait de plus en plus concrète, rapporte Le Parisien

NKM, Valls, Barnier, Le Foll… 

En coulisses, on nomme cela un gouvernement de « concorde », explique le quotidien francilien. Il pourrait réunir des personnalités de tous bords, une fois la crise passée. Emmanuel Macron « réfléchit aux moyens de rassembler pour mobiliser » autour de « grandes figures venant de tous horizons », confie un très proche du président de la République. Et les plus joueurs des membres de la majorité parient déjà sur quelques noms clinquants : l’ancien négociateur du Brexit Michel Barnier, l’ex-ministre de l’Agriculture de François Hollande Stéphane Le Foll, mais également Nathalie Kosciusko-Morizet, elle-aussi ancienne membre du gouvernement désormais exilée à New York et même un certain… Manuel Valls, retourné dans sa ville natale de Barcelone en 2017. 
SUR LE MÊME SUJET
 
Mais alors quid d’Edouard Philippe ? Depuis le début du quinquennat Macron, le Premier ministre endosse le rôle ingrat dévolu à chaque chef de gouvernement et doit aujourd’hui élaborer un plan de déconfinement en quinze jours. De quoi inquiéter un conseiller ministériel, qui voit dans l’épidémie de coronavirus « une mission suicide » pour le gouvernement. Emmanuel Macron « leur a mis le pistolet sur la tempe », regrette-t-il auprès du Parisien.  

mardi, mars 24, 2020

Encore un article passionnant de JD Michel, ça décape à l'acide.

Hydroxychloroquine : comment la mauvaise science est devenue une religion.

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Entre ne rien faire avec des intrigants ou foncer avec les meilleurs experts, mon choix est clair.

Ce n’est pas celui du gouvernement français hélas. Invoquer la science -cet article je l’espère l’aura montré- est d’une malhonnêteté intellectuelle consommée.
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dimanche, mars 22, 2020

La guerre Raoult-Macron est pire que OM-PSG.



Tout le monde aura noté la lourdeur de la dernière phrase.

Elle pèse son poids d’années de prison en cas de procès. Autre signe intéressant, Raoult a désormais une chronique dans Les Echos, journal du régime s'il en est. Bien sûr, c'est une tentative de flatterie et de récupération, mais c'est aussi un signal.

Les marionnettistes de Macron seraient-ils en train de s’en débarrasser ? Ces gens-là n'aiment pas l'incertitude (même s'ils savent en profiter) et Macron en crée beaucoup.

Dans les milieux du vrai pouvoir, ceux qui ne passent jamais à la télé (mais contrôlent les pantins qui y passent), on doit se dire qu'on saura profiter du contrôle des populations et des plans de sauvetage financiers mais que l'incompétence de Macron devient gênante.

Peut-être que le général de Villiers ou une autre marionnette sont prêts à y aller.



samedi, mars 21, 2020

Le gouvernement avait deux solutions, il a choisi la troisième.

Face à l'épidémie de COVID-19, il y avait deux solutions :

1) la solution des pays développés : prévoir et réagir. Le gouvernement français a échoué sur les deux tableaux, de la prévoyance et de la réaction.

2) la solution tiers-monde : improviser, laisser mourir et continuer l'activité économique.

Notre gouvernement a choisi la troisième solution : cumuler la catastrophe économique à la crise sanitaire, tout ça parce que nos politiciens n'ont pas les couilles d'assumer les morts que leur imprévoyance et leur immobilisme provoquent. Bravo les gars !





J'espère, sans trop d'illusions, que tout cela finira en Haute Cour puis au petit matin blême au fort de Montrouge.

Mais nous sommes tous coupables : comme je le dis depuis des années, à force de voter ce qui nous tue pour éviter Le Pen, hé bien voilà, nous mourons.

Un peuple qui n'a plus de couilles ne peut pas se plaindre d'être égorgé comme un mouton.

Marine Le Pen n'est pas une lumière mais elle, au moins, aurait fermé les frontières à temps, parce qu'elle ne partage pas l'idéologie sans-frontiériste.

mardi, mars 17, 2020

Bonne nouvelle (le Raoult du jour)

La chloroquine contre COVID-19, ça marche (je ne suis pas surpris : mes loisirs forcés m'ont permis de vérifier qu'elle faisait partie des médicaments testés par les Coréens et les Chinois avec une certaine efficacité).

Confirmation que la France est désormais un pays de seconde zone en politique sanitaire (j'ai honte). Zemmour a tout expliqué en deux phrases (voir ci-dessous).

Le confinement n'est pas efficace, ça sert à rajouter une crise économique à la crise sanitaire.

Ce qui marche, c'est tester et traiter, ce que font tous les pays avancés. Encore faut-il en avoir prévu les moyens (quand on est géré par technocrates qui nous transforment, sur tous les plans, petit à petit, en pays du tiers-monde, ce n'est pas gagné).













Ce ne sont pas des récriminations faciles d'un spectateur fumeux : les Coréens l'ont fait, les Taïwanais l'ont fait. La France est-elle désormais inférieure à la Corée, à Taïwan ? Faut croire ...





lundi, mars 16, 2020

Les scientifiques ne sont pas des magiciens : malheur aux pays qui se donnent des cons comme chefs !

C'est normal que ça arrive dans notre époque gangrenée de scientisme, mais c'est tout de même effrayant d'entendre un gouvernement paumé répéter qu'il suit l'avis des scientifiques : la science est génératrice d'hypothèses, pas de certitudes, même si, à force de générer et de tester des hypothèses, on finit par en valider quelques unes.

Le comportement du gouvernement témoigne d'une profonde méconnaissance de la science (et, bien entendu, du naufrage intellectuel d'une génération de politiciens branquignols).

Au contraire, je militais le 24 février (1), avec un mois en retard sur Taïwan mais trois semaines en avance sur notre gouvernement pour un découplage des prédictions, pas fiables, et des actions. Un mode panique face à l'inconnu.

Si, dès le 25 février, nous avions appliqué les mesures asiatiques (contrôle très strict aux frontières, tests massifs, traçage des infectés, forte discipline individuelle avec des amendes si besoin), nous serions aujourd'hui sereins.

Aujourd'hui, je pense encore qu'il faut des tests massifs, des protections individuelles, un contrôle aux frontières et la discipline personnelle (toutes choses que le gouvernement français ne met toujours pas en place) mais pas de confinements collectifs.

Les confinements collectifs vont avoir des conséquences de long terme pires que la mort de dizaines de milliers de plus de 60 ans (qui seraient un drame humain, mais sans conséquence, contrairement aux confinements, sur le destin du pays). Le vin, infâme piquette, est tiré, il faut le boire.

Bien évidemment, mon avis n'aura pas plus d'effet que le précédent. Nous allons donc ajouter, à la catastrophe sanitaire, une catastrophe politico-économique.

Malheur aux pays qui se donnent des cons comme chefs !




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(1) : et aussi : « Je n'ai bien entendu aucune confiance dans le gouvernement français pour gérer correctement la situation dans l'intérêt du pays (mais dans l'intérêt de la caste et des laboratoires pharmaceutiques, faut voir). Il faut être fou comme un lapin de six semaines pour accorder la moindre confiance à ce gouvernement sur quelque sujet que ce soit. »

samedi, mars 14, 2020

Chinoiseries : qu'en pense Jean-Pierre Raffarin, ce grand admirateur (corrompu) de la Chine ?

A l'origine de toutes les épidémies qui n'ont pas été endiguées alors qu'on avait la connaissance pour, on trouve des raisons économiques.

Je pense notamment à la peste marseillaise de 1720 : si le règlement très strict du bureau de santé, conçu à cet effet, avait été respecté, on aurait sans doute évité 40 000 morts (et la fermeture du port pendant 30 mois. Je dis ça pour ceux qui croient que le coronavirus est exceptionnel). Mais l'armateur, copain-coquin avec les échevins, a fait pression (sans trace écrite, pas fou) pour que les marchandises infestées soient débarquées. On connaît la suite.

Je suis dérangé par la fascination qu'exerce le modèle autoritaire chinois sur certains. Certes, la Chine a pris des mesures drastiques et a réussi à endiguer l'épidémie. Mais cette épidémie n'aurait pas eu une telle ampleur si la Chine n'avait pas commencé par bâillonner pendant un mois les lanceurs d'alerte.

Taiwan et la Corée s'enorgueillissent à juste titre d'avoir jugulé le coronavirus sans prendre de mesures autoritaires de confinement. Elles ont fait tout ce qui manque à la France : contrôle précoce et sévère des voyageurs entrants (dès le 20 janvier à Taïwan), tests massifs, gratuits et faciles, forte discipline comportementale.

Comme la France a raté le coche (le pays où on a écrit Le Hussard sur le toit et La peste - je préfère le premier) , où on n'a rien prévu, rien anticipé, ne restent plus comme solutions que la confinement à l'italienne ou laisser pisser en mode panique.

Pour plein de raisons, je préfère le choix du fatalisme (bien sûr, j'aurais préféré que nous soyons préparés, mais ce n'est pas le cas, alors il faut passer en mode guerrier, trancher dans le vif). Ma raison principale est qu'il s'agit du moins mauvais choix à long terme : la population survivante sera immunisée.

Le confinement à l'italienne, c'est bien beau, mais qu'est-ce qui se passe dans un mois, dans un an ? Ce sont d'ailleurs les défauts du confinement qui ont amené au XIXème siècle à élaborer d'autres techniques de maitrise des épidémies.

Pendant que Boris Johnson repousse les élections locales, nous allons voter ce dimanche pour les mêmes brêles à fusiller d'urgence :





vendredi, février 28, 2020

Futur politique : pas réjouissant.

On me dit :  « Si 2ème tour Macron Le Pen en 2022. C’est encore Macron qui gagne ». Bien sûr !

Mon analyse sur ce point n’a pas varié (elle a varié sur d’autres points), depuis le Chirac-Le Pen de 2002 : les Français ne seront jamais assez audacieux et patriotes (car ça revient à ça) pour voter Le Pen juste pour virer le candidat du Système qui nous tue.

Les castoristes disent « Entre Le Pen et une chèvre, je vote pour la chèvre ». Je fais le raisonnement inverse « Entre le candidat du Système et une chèvre, je vote pour la chèvre ». Et je peux ajouter « Ca tombe bien, parce que Marine Le Pen est assez proche de la chèvre » .

Macron, Baroin, Pécresse, Larcher, Mélenchon, tous les connards « brillants » qui envoient le pays dans le mur depuis 40 ans, paf, je vote Le Pen.

La limite de mon raisonnement, c’est que, contrairement aux castoristes qui jouent à se faire peur, je ne pense pas que la Marine soit vraiment dangereuse pour le Système. Elle n’a pas assez de qualités intellectuelles pour cela. Elle n’est ni Trump ni Johnson. Le mieux que je puisse espérer, c’est que son incompétence contribue à détruire un Système de plus en plus fragile.

Mais comme elle ne sera jamais élue, cette discussion est oiseuse.

Les Français ne se résolvant pas à se débarrasser par n'importe quel moyen, même si ce moyen s'appelle Le Pen, d’une politique qui les tue, le choc, salvateur ou destructeur (les probabilités sont fortes pour « destructeur »), viendra de l’extérieur (Cortes et les Aztèques, Hitler au Trocadéro).

jeudi, décembre 05, 2019

Macron se rend-il compte du danger de la montée aux extrêmes ? Je crois qu'il s'en fout.

La politique du gouvernement est très claire : jouer l'escalade de la violence pour rassembler les trouillards autour de lui (c'est aussi vieux que la tyrannie).

Mais, le risque évident, c'est qu'il perde le contrôle de la situation.

Nous verrons bien.

mercredi, juin 26, 2019

Macron : chauffard en fuite

A la recherche des Gilets Jaunes disparus

J'ai mis cet article parce que j'aime bien l'image de Macron chauffard en délite de fuite.

Son attitude vis-à-vis des Gilets Jaunes correspond exactement à ça : le type qui a fait une grosse saloperie et qui fait semblant de rien en espérant que personne ne l'a vu, que les choses vont entrer dans l'ordre d'elles-mêmes sans qu'il ait à assumer les conséquences.





lundi, juin 24, 2019

Macron, président assumé de la bourgeoisie

Macron, président assumé de la bourgeoisie

Tout tient dans ces phrases :

Combien de temps un pouvoir peut-il se maintenir en place par le mépris et par la peur ? Il est assez douteux de croire que cette solution peut être éternelle, et même durable, mais après tout, tout ce qui est pris n’est plus à prendre.

samedi, juin 01, 2019

"Les grands leaders de la droite sont des niais" dit Éric Zemmour sur RTL

Ca ne nous apprend évidemment rien, mais ça fait du bien de l'entendre dans un media officiel :



Je suis plus sévère que Zemmour. Je pense, que, comme tous ceux qui finissent par voter Macron, les LR sont des salauds qui préfèrent leurs intérêts à court terme à leur pays à long terme.

Certes, Macron est la châtiment des Français pour des décennies de pusillanimité politique. Mais, Dieu bon, que la punition est sévère (et nous n'en sommes qu'au début) !

dimanche, mai 19, 2019

Changer de comportement ?

Elle est gentille, Chantal Delsol : changer de comportement, mais en sont-ils capables ?

Sans sortir de mon bureau, j’ai entendu des propos ahurissants de mépris. Maintenant que les GJ sont en perte de vitesse, que la grande peur bourgeoise s’éloigne momentanément, on retrouve son masque de civilité parce que l’hypocrisie a toujours été instinctive au dominant, mais je suis bien sûr que le mépris et la férocité débridés resurgiront instantanément si le peuple a l’audace de redresser la tête et de faire de nouveau peur aux bourgeois.


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L’un des thèmes centraux de la crise démocratique est celui de la «trahison des élites». L’opposition aux élites est-elle constitutive de la démocratie?
Chantal Delsol : Toute société connaît cette opposition, qui prend à certaines époques une tournure de guerre civile au propre ou au figuré. En démocratie, les élites acceptent d’obéir aux élus du plus grand nombre, ce qui occasionne nombre de frustrations dont on voit aujourd’hui certains effets : les élites polonaises, par exemple, sont meurtries de voir au gouvernement des gens moins civilisés qu’elles.
Une élite démocratique est celle qui représente réellement le peuple qui l’a élue, comprenant et traduisant ses attentes et ses craintes. Le problème que nous rencontrons aujourd’hui est celui d’un peuple qui ne s’estime pas vraiment représenté par ses élites: il a l’impression que celles-ci constituent une caste à part, vivant dans un autre monde où elle trouve ses projets et ses relations. Le sentiment de «trahison» dont vous parlez provient de ce fossé: l’élite est devenue dans nos pays citoyenne du monde, d’où son éloignement ressenti. Elle n’a plus vraiment les mêmes problèmes que le peuple, resté, lui, citoyen de son quartier et de sa ville. Aux moments où apparaît et se développe ce genre de conflit délétère, c’est toujours à l’élite de faire le premier pas, car elle a davantage de moyens, et pour commencer davantage de mots. Elle doit tenter de comprendre (au lieu d’injurier), se mettre elle-même en cause (au lieu d’accuser un bouc émissaire réduit ad hitlerum) et changer de comportement. Faute de quoi, on en arrive à des guerres de classes carrément ignobles, comme lorsque, avant Solon, chez les Athéniens, les oligarques prêtaient ce serment à leur entrée en charge: « Je jure de faire au peuple tout le mal que je pourrai… »

dimanche, mai 05, 2019

Le pourrissement

La situation politique française est très claire mais, hélas, sans solution à court terme.

La fausse alternance

Pendant 40 ans, nous avons vécu sous l'imposture démocratique de la fausse alternance droite-gauche. Voter Mitterrand, Chirac, Jospin, Sarkozy, Royal, Hollande, c'était toujours voter pour la même politique : plus d'européisme, plus de mondialisme, plus de multiculturalisme, plus d'immigrationnisme, plus de technocratie et plus de financiarisation.

Macron, en unissant les bourgeoisies de droite et de gauche, a dévoilé le mensonge de cette sinistre comédie, à bout de souffle, de la fausse alternance.

Le dégagisme

Les Gilets Jaunes des ronds-points, eux, protestent contre cette absence d'alternance politique. Le Front National avait vocation à représenter cette véritable opposition, l'alliance De Villiers-Pasqua aussi. Mais, par manque de compréhension, de capacité ou de volonté, ils ont préféré le rôle d'épouvantail officiel sans perspective d'accéder au pouvoir.

Macron et les Gilets Jaunes sont donc les deux faces d'une même situation politique : la volonté de dégager les gouvernants qui ont failli, mais sans solution de remplacement (Macron est une fausse solution de remplacement puisqu'il fait la même politique qu'avant, en pire).

Il n'y a pas de parti apte à proposer une politique véritablement contraire à celle que fait Macron (1). Les Gilets Jaunes ont donc parfaitement raison de rejeter en bloc tous les partis politiques existants.

Il y a une solution théorique : que Macron change lui-même de politique, qu'il devienne soudain souverainiste et patriote. Ce genre de conversion est très rare dans l'histoire, il faudrait qu'il soit un très grand homme, ce qu'il n'est manifestement pas. Cela n'arrivera donc pas.

Une solution plus réaliste serait qu'un homme apte à parler pour les Gilets Jaunes émerge, monte un parti et conquiert le pouvoir (Farage, Trump, Beppe Grillo, Salvini ...).

Mais Coluche est mort et les medias sont plus que jamais sous contrôle (toutes les conquêtes par des anti-Système ont impliqué de court-circuiter, d'une manière ou d'une autre, les médias officiels type BFM, LCI et compagnie. Voir l'usage génial de Twitter par Trump). Cela n'arrivera pas, à court terme du moins.

Le pourrissement

D'un coté, Macron ou son successeur ne changeront pas de politique. De l'autre coté, les Gilets Jaunes ne pourront pas s'exprimer démocratiquement, puisque sans parti les représentant (au point qu'ils se défient de toute représentation) et comme leur protestation est pour eux existentielle, ils continueront à protester.

Les Gilets jaunes protestent et le pouvoir réprime, policièrement, juridiquement et médiatiquement. Cette situation n'est stable qu'à court terme.

La politique ressemble plus à un organisme vivant qu'à l'étalon du pavillon de Sèvres. Même quand on croit qu'il ne se passe rien, il se passe quelque chose. Et ce quelque chose, en ce moment, c'est le pourrissement.

Le pourrissement du coté du pouvoir est évident : de plus en plus répressif, cynique et menteur. Le comportement des forces dites de l'ordre (qui, en fait, parce qu'elles exagèrent, créent du désordre, comme on l'a vu dans l'épisode de la fausse attaque de la Salpêtrière) est désormais digne d'une dictature de basse intensité.

Les médias, la police et l'appareil judiciaire se déshonorent mais ils ont l'habitude et ils sont payés pour ça (pas en théorie, mais en pratique).



Le pourrissement du coté des Gilets Jaunes est tout aussi évident : c'est la dérive des connards de Black Blocks, qui, par leur violence et leur absence de revendications identitaires ou souverainistes, arrangent bien le Système. Fruit de ce pourrissement, la très grande tolérance des Gilets jaunes d'origine pour cette violence.

Et maintenant ?

Le propre du pourrissement étant de pourrir, quelque chose va céder, mais quoi ?

Dès le mois de décembre, un spécialiste de l'Italie voyait dans les Gilets Jaunes le fruit d'un blocage du même type que celui de la démocratie chrétienne corrompue des années 70 et prévoyait à terme l'émergence d'un terrorisme Gilets Jaunes comme il y eut les Brigades Rouges.

En tout cas, je pense qu'il va y avoir beaucoup de casse, quoi qu'il arrive.

Plus le temps passe, plus l'argument du moindre mal est fallacieux. Mieux vaut la fin de la douleur plutôt que la douleur sans fin. Tout ce qui peut briser au plus vite le macronisme est le bienvenu.

C'est pourquoi je suis désormais partisan de solutions radicales (d'ailleurs, Macron est une solution radicale, donc, pour le combattre, il ne faut pas être mou du genou), qui renversent la table (comme de voter Le Pen en espérant qu'elle arrive vraiment au pouvoir malgré tout le mal que je pense d'elle). Ou Mélenchon ? Après tout, Churchill, anti-communiste farouche, s'est allié avec Staline contre Hitler. Mais la Méluche fait encore plus partie du Système que Le Pen.

Et bien sûr, prier pour qu'un chef charismatique des Gilets Jaunes émerge très vite.

C'est une course de vitesse entre le pourrissement et l'émergence de solutions. Pour l'instant, le pourrissement gagne haut la main. On ne dira jamais assez la trahison de la fausse droite qui, elle aussi, avait vocation à faire émerger de véritables alternatives (Wauquiez, minable).

Bref, comme disait Montaigne au « moyeu de nos guerres », « nous sommes au rouet ».



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(1) : tous les partis politiques actuels vivent du Système et aucun ne le bouscule réellement : personne ne parle, à la fois, de sortir de l'UE, de l'Euro et d'arrêter l'immigration pour des raisons culturelles et religieuses. Toutes les oppositions à sa majesté Narcisse-Jupiter 1er ont des points de convergence essentielles avec la politique au pouvoir. Les Le Pen, Asselineau, Dupont-Aignan font tourner des crèmeries familiales et ne sont pas le couteau entre les dents pour conquérir le pouvoir.

samedi, avril 20, 2019

Quand le pouvoir détruit sa légitimité ...

L'ultima ratio du pouvoir est d'assumer, de protéger et de perpétuer l'institution dont il a la charge. S'il manque à cette mission, peu importe le reste, il sape sa légitimité et finira par ne plus être obéi, à juste raison.

La légitimité donne à un pouvoir l'autorité : il est obéi à cause de ce qu'il est, il n'a pas besoin d'user de sa force. S'il perd la légitimité, il perd l'autorité et il ne lui reste plus que la coercition pour se faire obéïr.

Par exemple, un président et un premier ministre qui pérorent sur l'incendie de Notre Dame en évitant le mot « catholiques » (anecdote, entre mille du même genre) ne méritent pas d'être obéis (1), car ils trahissent l'histoire du pays dont ils ont la charge : ils sapent leur légitimité et n'ont plus aucune autorité. Ils n'ont alors que la répression. (Au moins, on sait où on en est).

Et cela ouvre la voie à la guerre de tous contre tous. C'est pourquoi, comme disait Henri IV qui en connaissait un rayon sur le sujet, il n'y a rien de pire.

Mais, rions encore un peu, pendant qu'il est temps.

Au début de 1944, le gouvernement de Vichy, ayant trahi la France en long, en large et en travers, a perdu toute légitimité et ne contrôle plus des pans entiers du territoire national. Ce qui donne lieu, au milieu des drames, à des histoires savoureuses.

La Résistance attaque les mairies pour voler des cartes d'alimentation (le ravitaillement des maquis a toujours été un problème). Sauf que, bien souvent, l'attaque est organisée par le secrétaire de mairie lui-même !


Une brigade de gendarmerie est attaquée par la Résistance pour s'emparer de ses armes. Le commandant de gendarmerie peut écrire  dans son rapport que ses hommes se sont défendus « jusqu'à épuisement de leurs munitions ». Et pour cause : dûment prévenus de l'attaque, les gendarmes ont tiré toutes leurs munitions en l'air. Après quoi, une bonne moitié a rejoint la Résistance comme « prisonniers », cette aimable fiction ayant pour but de protéger leurs familles.




Maintenant qu'on a rigolé, il faut tout de même dire qu'il y eut bien des actes de pur banditisme pendant cet été terrible.

En général, quand de vrais maquisards rencontraient des faux maquisards, la conclusion de l'explication de gravure était expéditive et plombée.

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(1) : s'agissant de l'incendie de Notre Dame, le gouvernement devrait faire profil bas. De même qu'ils n'ont pas compris que la taxe sur l'essence et les 80 km/h mettaient le feu aux poudres, ils ne comprennent pas que leur manière de s'approprier, de tirer à eux en toute impudence, ce drame national risque de rendre les Français encore plus grognons.

Ceux qui parlent dans le poste nous les décrivent comme très intelligents mais ils n'ont décidément aucune jugeote.




lundi, avril 15, 2019

Un goût de cendre




Voici un SMS que j'ai envoyé, allusion évidemment à la restauration qui était en cours :



Bref, notre époque.

samedi, mars 09, 2019

Moi ou le chaos

Renzi (on l'a un peu oublié, celui-là)
Maduro
Assad
May
Bouteflika
Macron

lundi, février 25, 2019

L'impasse française, comment en sortons-nous ?

La France est dans une impasse gravissime et de longue durée, qui a commencé en 1983. J'ai déjà fait un billet sur ce sujet.

Comment en sortons nous ?

Quelqu'un (qui ne passera pas à l'acte, vu son grand âge) m'a prétendu qu'il suffisait d'assassiner Emmanuel Macron. Il suit la ligne de raisonnement de Dominique Venner dans L'imprévu dans l'histoire, treize meurtres exemplaires.

S'il suffisait de tuer un homme pour résoudre les problèmes de la France, j'y souscrirais sans hésitation, mais ce n'est pas ainsi que les choses se passent.

Passons sur les difficultés techniques insurmontables de cet attentat. C'est le fond que je désapprouve : Macron n'est pas le créateur du Système, celui-ci ne repose pas sur l'époux de Brizitte, Emmanuel n'en est qu'un produit. L'assassiner ne servira à rien. Le Système le remplacera.

Plus intéressant, je viens de finir le livre de François Delpla sur la prise de pouvoir d'Hitler en janvier 1933.

En 1928, Hitler écarte ceux qui lui proposent un coup d'Etat : il décide de prendre le pouvoir de manière légale (mais pas forcément légitime : il emploie la violence illégale des SA et des SS pour faire monter la tension), à travers des élections.

En 1958, De Gaulle ne fait pas autre chose.

Pourquoi ?

Parce que prendre le pouvoir de manière légale permet d'étouffer la contestation et d'avoir tout le pouvoir. Ensuite, il suffit de grignoter les espaces de liberté, comme fit Hitler en 1933-1934 et comme fait Macron en ce moment.

Alors, premier point : le changement de politique, le vrai, celui qui remet en cause les conneries de 1968, de 1983 et de 1992, doit être légal. C'est le seul moyen d'obtenir les pleins pouvoirs.

Maintenant, comment fait-on ?

On peut prier pour que la classe dirigeante reçoive l'illumination et devienne soudain courageuse, intelligente et patriote. C'est moins crédule de croire au père Noël. La probable, c'est quelle reste ce qu'elle est aujourd'hui : lâche, inculte, idiote et traitresse.

Donc il faut changer de classe dirigeante par des voies légales.

Hé bien, je ne vois pas comment on fait avec un peuple qui conteste chacun des effets de l'Euro et ne veut pas le faire exploser (car l'Euro est bien la pierre de touche de ce changement de classe dirigeante).

Bref, les Français ne sont pas assez désespérés pour accepter de résoudre leurs contradictions.

Attendons qu'ils le soient et préparons nous.


Une excellente analyse de Michel Drac que je partage entièrement :








vendredi, février 22, 2019

Macron : le vieux jeune, l'ennemi de la réalité

Pour Macron, peuple et progrès sont forcément opposés

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Il y a eu la catastrophe du communisme ; il y a aussi des catastrophes à plus petite échelle comme l’effondrement de l’enseignement en France après cinquante ans de pédagogies prétendues scientifiques.

Après de tels échecs, qui peut encore invoquer sérieusement le progressisme ? Surtout aujourd’hui, à l’heure où Trump, Poutine, Xi, Modi, mais aussi Orban ou Salvini disqualifient les utopies transnationales. Si être progressiste, c’est aller dans le sens de l’histoire, Macron s’est trompé d’époque.

Prendre en compte le réel

Toute idéologie invoque le progrès. La référence au progressisme, nous le savons depuis Hannah Arendt, est le marqueur infaillible d’un mode de pensée idéologique : l’idéologie part d’une idée simple censée améliorer le monde : suppression de la propriété privée, des Etats, des frontières, etc. Elle se caractérise à la fois par sa simplicité, voire son simplisme, mais aussi par un projet eschatologique : cette idée simple, à laquelle personne n’avait jamais pensé jusque-là, est tenue par les idéologues pour la clef du bonheur du monde

Le contraire de l’idéologie, c’est la prise en compte du réel et, par-là, de la complexité, c’est l’acceptation d’une certaine permanence des réalités humaines (la propriété, les nations, les passions humaines) et donc le refus de projets utopiques se présentant comme une marche irrésistible vers la fin de l’histoire.

La véritable opposition n’est donc pas celle des progressistes contre les populistes, elle est celle des utopistes ou des idéologues contre les gens qui conservent le sens des réalités, une vertu plus répandue dans le peuple que chez la plupart des élites que la facilité de la vie et l’entre-soi coupent facilement du réel. A un moment où la croyance au progrès n’a conduit qu’à des déconvenues, Emmanuel Macron, en se proclamant progressiste, montre qu’il n’est qu’un idéologue complètement déphasé.

Le contraire de l’idéologie, c’est la prise en compte du réel et, par-là, de la complexité, c’est l’acceptation d’une certaine permanence des réalités humaines (la propriété, les nations, les passions humaines) et donc le refus de projets utopiques se présentant comme une marche irrésistible vers la fin de l’histoire. La véritable opposition n’est donc pas celle des progressistes contre les populistes, elle est celle des utopistes ou des idéologues contre les gens qui conservent le sens des réalités, une vertu plus répandue dans le peuple que chez la plupart des élites que la facilité de la vie et l’entre-soi coupent facilement du réel. A un moment où la croyance au progrès n’a conduit qu’à des déconvenues, Emmanuel Macron, en se proclamant progressiste, montre qu’il n’est qu’un idéologue complètement déphasé.
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Emmanuel Macron est né en 1977, ses idées datent de cette année-là puisqu'il les a apprises dans les années 90 à l'ENA, école dont le retard intellectuel et la pauvreté des programmes sont notoires (la satyre des idées et des programmes de l'ENA est même un genre littéraire en soi, qui remplit un bon rayon de bibliothèque. Quand on prend un peu de recul sur les idées reçues, on peine à comprendre pourquoi cette école à l'enseignement simplet et absurde - on y apprenait le plan quinquennal soviétique en 1990 !- bénéficie d'une telle réputation).

Etant cerné par des ingénieurs pas toujours très habiles à saisir la complexité des choses politiques (j'ai entendu récemment que 300 000 immigrés par an, ce n'était pas grave car ça ne représentait que 0,5 % des 60 millions de Français ! Celui-là aurait été parfait dans le rôle de commissaire du plan quinquennal), je sais l'attraction que peut représenter la pensée idéologique à la Macron.

La dérive tyrannique macroniste était inscrite dans cette tournure d'esprit idéologique dès le départ (elle était déjà très présente chez Hollande, avec plus de rondeur. Voir les réactions à la Manif Pour Tous. Et comme Macron, c'est un Hollande « en mieux » ...).

Je n'ai donc aucun mérite à avoir prévu ce qui se passe. Je ne regrette pas d'avoir voté Le Pen au second tour, malgré tout le mal que je pense d'elle et de son parti : si elle avait été élue, elle aurait aussi foutu le bordel, mais un bordel sain, normal, si je puis dire, le bordel du à l'impréparation et à l'incompétence, pas le bordel du à la dérive tyrannique d'un Narcisse-Jupiter pet-au-casque.

Pourtant, maintenant qu'on est dans la merde jusqu'au cou, que nos libertés politiques sont grignotées inexorablement et que ça va encore durer trois ans minimum, que fait-on ?

Christian Combaz pense que Macron est un auto-destructeur et que la question importante est la quantité de dégâts qu'il va faire en France avant sa chute. Perspective peu réjouissante : Hitler, grand auto-destructeur s'il en fut, sait que la guerre ne peut plus être gagnée fin 1941, pourtant, il entraine l'Allemagne dans l'orgie d'horreurs que vous savez pendant trois ans et demi encore.

Pour ma part, je n'exclus pas que Macron soit ré-élu en 2022. Nous aurions alors au total 10 ans de la présidence d'un cinglé. Vous me direz, Staline était complètement givré et il est resté au pouvoir 30 ans. Nous vivons une époque intéressante mais pas très rigolote.