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samedi, juin 06, 2020

Social Classes Matter




Dans cette histoire, les noirs ne sont qu'un prétexte. En réalité, c'est une histoire entre blancs, avec des alibis noirs.

Comme l'écologisme, comme le veganisme, comme le sans-frontiérisme, comme la lutte contre le « fascisme » et contre le « populisme », la repentance colonialo-esclavagiste et le racisme anti-blanc qui l'accompagne ne sont que des moyens pour ceux d'en haut (pour la plupart blancs) de culpabiliser les blancs d'en bas, qui sont un danger politique (ils pourraient les virer du pouvoir, ces cons), et ainsi de garder le pouvoir malgré leurs échecs.

Superbe tour de passe-passe pour dissimuler la lutte des classes sous la lutte des races ... et continuer à empocher gras.

C'est un cas d'anthologie d'idéologie des dominants justifiant leur domination. Karl Marx doit en avoir une érection dans sa tombe.

jeudi, janvier 16, 2020

Mickaël Fonton - Pourquoi les gilets jaunes n’auraient jamais dû quitter les ronds-points

[Edito] Mickaël Fonton - Pourquoi les gilets jaunes n’auraient jamais dû quitter les ronds-points



Le rejet des chefs, de n'importe quel chef, était habile au début, en rendant les Gilets Jaunes insaisissables. Je l'ai même salué comme une habileté.

Mais l'anarchisme, l'auto-gestion, c'est une coquetterie d'intellectuel. Ca ne marche jamais très longtemps.

Et au lieu de l'émergence d'authentiques personnalités comme je l'espérais, nous avons eu des abrutis gauchistes comme Nicolle et Rodriguez, soigneusement sélectionnés par les médias. Il y en avait d'autres possibles, qui tenaient un tout autre discours, comme Fabrice Grimal, mais ceux-là ont bien sûr été ignorés par les journalistes.

Autrement dit, comme les Gilets Jaunes ont refusé de se choisir des chefs, les médias ont comblé le vide et choisi pour eux. Il ne faut pas s'étonner du résultat.

Les Gilets Jaunes militants ont-ils compris la leçon ? Je ne sais pas.

Mais les Français, eux, sont de plus en plus mûrs pour suivre un chef, n'importe lequel, pourvu qu'il leur parle de la France. Et s'il se trouve, pour notre malheur, que ça soit un idiot, nous subirons la punition du destin.

dimanche, décembre 01, 2019

#Block Petits Bourgeois de Merde

C'est moi qui souligne.

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#BlockFriday : cette culture de guerre civile larvée qu’entretiennent ceux qui veulent empêcher les autres d’acheter pendant le Black Friday.

Les Block Friday sont aux bobos ce que les Black Blocs sont à la CGT : une variante radicale, décidée à en découdre, de la pensée ambiante qui inspire la majorité bien-pensante. Ces manifestants ont un peu partout protesté contre la surconsommation et la débauche de jouissances matérielles que le « Black Friday » permet.

Avec Éric Verhaeghe

Les Block Friday luttent contre la consommation de masse au nom d’une écologie superficielle qui dénonce le réchauffement climatique comme expression ultime du capitalisme. Peu à peu se dessine un élitisme consumériste, où tout ce qui est grand public est perçu comme polluant.

Pour bien comprendre le « Block Friday », il faut lire Libération, qui décrit quelques scènes prises sur le vif avec une candeur bobo dont on ne se lasse pas. Par exemple, on retiendra ce moment fort, illustration d’une réaction à chaud venue du tréfonds de ce que les consommateurs ordinaires, harassés par une paupérisation progressive du pays et contraints de tirer chaque mois le diable par la queue pour financer les fameux acquis sociaux que le monde entier nous envierait.

La scène se passe à l’entrée du centre commercial des Quatre Temps à la Défense. Des manifestants d’Extinction-Rébellion, mouvement financé comme on le sait par Georges Soros et quelques-uns de ses amis, tentent de bloquer l’accès au magasin. Une cliente réagit :

« C’est fatigant qu’on ne puisse pas accéder à tous les magasins un jour de soldes. Pour des gens comme moi qui n’ont pas beaucoup d’argent, c’est une occasion de faire mes courses, souffle-t-elle. Faire un blocage ici, ce n’est pas la meilleure idée, ils feraient mieux d’aller dans un autre quartier. »

D’un côté, les militants petits-bourgeois qui pensent combattre le capitalisme, d’un autre côté, les prolétaires qui subissent une action supposée les défendre.

Block Friday, ou l’éloge de la consommation élitaire

La scène n’est pas anecdotique. Elle est au cœur de la contradiction qui se noue entre une écologie superficielle portée par une bourgeoisie progressiste partisane de la raréfaction des biens pour les autres, et une majorité silencieuse épuisée par des prélèvements obligatoires en expansion permanente, et dont le niveau de vie ne cesse de s’éroder au fur et à mesure que l’exigence de performance économique qui pèse sur elle augmente.

Que le Block Friday soit porté par une bourgeoisie progressiste, qui se croit éclairée et qui revendique aujourd’hui, de façon déguisée, le privilège de rester la seule à avoir accès aux biens de consommation, est une évidence que la caste bobo ne veut pas avouer. Dans la pratique, le discours écologiste radical propose d’empêcher la masse de consommer, parce que la consommation de masse serait dangereuse pour la planète. Incidemment, l’objectif politique est de revenir à des biens rares et chers, à une indigence qui frapperait en priorité les plus pauvres et restaurerait la sélection sociale selon des procédés pratiqués en leur temps dans les pays communistes.

La génération qui arrive a perdu la mémoire de ce qu’était la consommation en Union Soviétique, en Pologne ou en Allemagne de l’Est. C’est pour quoi elle a peu de scrupules à proposer un retour en bonne et due forme à ce modèle : des Lada pour tous, chères et difficiles à obtenir, et, pour la nomenklatura, des limousines coûteuses à accès privilégié. Mais en lisant les banderoles et la littérature des écologistes radicaux, on y retrouve le même millénarisme élitaire que celui qui inspirait les bolcheviks en leur temps [depuis un certain temps déjà, des sociologues lucides ont analysé le véganisme et l'écologisme comme des distinctions sociales. Ce n'est pas la réalité qui compte, c'est la barrière symbolique (1) : un bourgeois écolo pollue beaucoup plus qu'un smicard pas écolo. Le terrifiant, c'est qu'à chaque fois dans l'histoire qu'une caste s'est proclamée éclairée et marquée par le destin pour avoir le monopole du pouvoir de diriger les autres, c'est-à-dire les cons, ça s'est terminé en bain de sang. J'ai plus peur de Greta Thunberg que de Poutine].

L’écologie radicale et son injonction paradoxale contre le capitalisme

On ne dira pas assez combien les critiques adressées au capitalisme et au « néo-libéralisme » aujourd’hui sont contradictoires et soumettent la société à une injonction paradoxale permanente.

D’un côté, le capitalisme est accusé d’accroître les inégalités, d’appauvrir les peuples du monde entier, de produire de la précarité et de l’injustice sociale. D’un autre côté, il est accusé de produire de la consommation de masse, et même de surproduire, de surabonder pourrait-on dire. Et souvent, dans la même envolée (typique du discours d’Attac), on trouve cette critique absurde selon laquelle le capitalisme appauvrirait le monde tout en détruisant la planète par une surconsommation de biens.

Dans les blocages de centres commerciaux organisés par Extinction Rébellion et Attac, on ne trouvera pas autre chose que cette injonction paradoxale. Le capitalisme occidental aurait produit et produirait encore de nombreuses inégalités, notamment raciales, qui iraient sans cesse en augmentant. Mais il permet aussi au plus grand nombre d’avoir accès aux biens de consommation et, en ce sens, met en danger les équilibres écologiques. On vient bien ici l’argumentation fallacieuse qui accuse à la fois d’appauvrir et d’enrichir.

Les Block Friday et le retour à la sélection par l’argent

L’alternative qui est portée par les écologistes radicaux ne se dévoile jamais vraiment, mais on comprend bien vers où elle nous guide.

Premier point : il s’agit de réduire drastiquement la consommation de masse. La critique portée contre la société de consommation est d’abord une critique contre la démocratisation de la consommation. Il faut que peu de gens consomment.

Deuxième point : l’accès à la consommation doit être contrôlé par une élite éclairée, qui comprend les enjeux écologiques et peut imposer des mesures au besoin liberticides pour imposer la transition énergétique. On n’avait pas, depuis Lénine, inventé de meilleur projet de domestication de la société, d’asservissement du plus grand nombre à une caste auto-proclamée légitime, que celui-là.

Pour convaincre du bien-fondé de ce projet totalitaire et ségrégatif, une rhétorique se met désormais en place : la consommation de masse, c’est polluant. On ne sait pas trop si la pollution, selon ce discours, n’est pas aussi le fait (ontologiquement, comme disent les philosophes) de la masse, qui est par nature vulgaire et informe. Mais on sait que le sauvetage de la planète passe par un combat acharné contre cette démocratisation des biens. Au nom de la protection de la planète, bien entendu.

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(1) : un article dévastateur dans le Telegraph : pourquoi le petit peuple ne respecte plus la caste d'en haut ? Parce qu'elle se paye de mots ronflants et moralisateurs qui ne coûtent pas cher mais jouit sans entraves sur le dos des autres et n'assument aucun devoir. En résumé, parce qu'elle est profondément immorale dans son comportement, à angle droit de ses discours. Exemple : le couple Sussex.

Mais j'en connais plus près de moi, qui ne vivent pas dans des palais : vegans et cyclistes, qui se font un sang d'encre pour « laplanète » (en un seul mot), mais qui laissent leur voisin crever la bouche ouverte (surtout qu'il est blanc) et prêts à voter Macron pour qu'ils continuent à éborgner les manants.





lundi, novembre 18, 2019

Gilets Jaunes : préférer l'injustice au désordre ?

Pour ceux qui ont le courage de voir ce qu'ils voient, il est évident que :

1) le gouvernement a choisi la répression politique des Gilets Jaunes.

2) des policiers sadiques, du haut (1) en bas (2) de la hiérarchie, sont complètement hors de contrôle, sûrs de l'impunité, voire de la récompense.

Certains ont bien compris : Face aux Gilets jaunes, «une dictature se met en place», selon l’écrivain Philippe Pascot, qui charge Macron.

Mais, d'autres, à droite notamment, ferment les yeux, ne veulent pas comprendre.

J'ai entendu, lors d'une réunion de quartier, ces enculés de Pécresse et de Devedjian ironiser sur les Gilets Jaunes dans une sordide connivence avec les électeurs du département le plus riche de France. C'était écoeurant de mépris social.

Ils croient malin de ne pas voir. Ils se pensent supérieurement intelligents de préférer, selon le mot de Goethe,  « une injustice à un désordre ».

C'est une vision à très courte vue.

Préférer une injustice à un désordre ? Pourquoi pas ? Le monde est plein de mille petites injustices et on deviendrait fou à toutes les combattre. Mais, à force de trop tolérer, on finit par tout accepter. Alors, ce n'est plus une injustice que l'on tolère, mais l'injustice, au sens large, envahissante, effrayante, qui pourrit toute vie sociale.

La grande leçon de Péguy sur l'affaireDreyfus, c'est qu'une trop grande injustice devient en soi un désordre.

Mais allez expliquer ça à des bourgeois crispés sur leurs avoirs.

L'alternative qui se présente à nous n'est pas folichonne :

1) soit les Français désespèrent, à coup de télévision, de jeux videos et de psychotropes. Mais ce n'est pas le pays dans lequel j'ai envie de vivre (les urbains qui vivent dans leur bulle s'en foutent, des Français qui désespèrent).

2) soit les Français se révoltent et j'ai peur des violences qui suivront.

Aujourd'hui, nous lisons des condamnations ravageuses de l'étroitesse d'esprit (pas seulement vis-à-vis de la montée du nazisme) de la bourgeoisie française des années 30 mais je ne doute pas que les historiens futurs condamnent avec une égale sévérité notre bourgeoisie des années 2000-2020.

Nous avons vraiment la droite la plus bête du monde : les Gilets Jaunes lui ouvrent un boulevard et ces cons font la fine bouche, par lâcheté, par pusillanimité, par bêtise. On imagine sans peine ce qu'un Johnson, un Trump, un Salvini, feraient des Gilets Jaunes.

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(1) : le préfet Lallement (le bien nommé) dans ses oeuvres : ici et .

(2)  : ici. Comprenez bien ce que signifie qu'un policier cherche (les témoignages de policiers sur la précision des LBDs ne laissent aucun doute : c'est délibéré) à éborgner un type qui discute. On n'est plus du tout dans le maintien de l'ordre. On est dans le terrorisme (au sens propre : on cherche à terroriser) vis-à-vis des opposants. C'est la même logique que les escadrons de la mort sud-américains, seul le degré de violence diffère. Et encore, mutiler, éborgner, ce n'est pas anodin. J'ai honte de la police française.

mardi, octobre 15, 2019

Une saine mesure écologiste et authentiquement démocratique : se débarrasser des écolos.

Extinction Rebellion’s war on the working class

Il est évident pour ceux qui ont une cervelle que l'écologisme est une arme de classe, permettant de culpabiliser les manants et de distinguer les seigneurs, ou ceux qui se croient tels (talent de la classe dirigeante pour faire croire à ses contremaitres et à ses nervis qu'ils partagent les mêmes intérêts alors qu'en réalité, ils sont dans la même position sociale que les inférieurs assumés).

Un écolo à la mode actuelle est donc un imbécile ou un salaud (cumul possible). De nombreux exemples autour de moi.


samedi, septembre 28, 2019

Lubrizol : la vérité de la macronie

Explosion de l’usine Lubrizol : énorme erreur de communication des autorités publiques ?

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L’opinion publique attend en effet deux choses : de l’empathie face à ses inquiétudes légitimes, et des mesures sérieuses de précaution. Sur ces deux points, la réponse des pouvoirs publics se résume à un refus méprisant. Aucune mesure à long terme n’est prise pour suivre une éventuelle crise sanitaire qui se développerait dans le temps, et aucune évaluation sérieuse de l’état sanitaire de la population n’est décidée. Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas que la population ne ressente l’impression que les édiles sont plus occupés à de débarrasser d’un problème qui les ennuie qu’à servir l’intérêt général.
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dimanche, mai 19, 2019

Changer de comportement ?

Elle est gentille, Chantal Delsol : changer de comportement, mais en sont-ils capables ?

Sans sortir de mon bureau, j’ai entendu des propos ahurissants de mépris. Maintenant que les GJ sont en perte de vitesse, que la grande peur bourgeoise s’éloigne momentanément, on retrouve son masque de civilité parce que l’hypocrisie a toujours été instinctive au dominant, mais je suis bien sûr que le mépris et la férocité débridés resurgiront instantanément si le peuple a l’audace de redresser la tête et de faire de nouveau peur aux bourgeois.


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L’un des thèmes centraux de la crise démocratique est celui de la «trahison des élites». L’opposition aux élites est-elle constitutive de la démocratie?
Chantal Delsol : Toute société connaît cette opposition, qui prend à certaines époques une tournure de guerre civile au propre ou au figuré. En démocratie, les élites acceptent d’obéir aux élus du plus grand nombre, ce qui occasionne nombre de frustrations dont on voit aujourd’hui certains effets : les élites polonaises, par exemple, sont meurtries de voir au gouvernement des gens moins civilisés qu’elles.
Une élite démocratique est celle qui représente réellement le peuple qui l’a élue, comprenant et traduisant ses attentes et ses craintes. Le problème que nous rencontrons aujourd’hui est celui d’un peuple qui ne s’estime pas vraiment représenté par ses élites: il a l’impression que celles-ci constituent une caste à part, vivant dans un autre monde où elle trouve ses projets et ses relations. Le sentiment de «trahison» dont vous parlez provient de ce fossé: l’élite est devenue dans nos pays citoyenne du monde, d’où son éloignement ressenti. Elle n’a plus vraiment les mêmes problèmes que le peuple, resté, lui, citoyen de son quartier et de sa ville. Aux moments où apparaît et se développe ce genre de conflit délétère, c’est toujours à l’élite de faire le premier pas, car elle a davantage de moyens, et pour commencer davantage de mots. Elle doit tenter de comprendre (au lieu d’injurier), se mettre elle-même en cause (au lieu d’accuser un bouc émissaire réduit ad hitlerum) et changer de comportement. Faute de quoi, on en arrive à des guerres de classes carrément ignobles, comme lorsque, avant Solon, chez les Athéniens, les oligarques prêtaient ce serment à leur entrée en charge: « Je jure de faire au peuple tout le mal que je pourrai… »

vendredi, mai 17, 2019

80 km/h : les abrutis qui nous gouvernent

Le roi radar est nu. La technocratie aussi. Edouard Philippe également ... mais ça ne changera rien, car nos gouvernants sont des abrutis complets, des sourds-dingues, des crétins vaniteux qui croient tout savoir parce qu'ils ont lu des livres (même pas tous) et passé des concours.


Cela a évidemment un étroit rapport avec mon billet précédent : Le problème des élites.

Mais, tout de même, dans le genre abruti autiste qui mérite un bon coup de boule plus quelques gifles et un coup de pied au cul, Edouard Philippe occupe une place à part que seule Theresa May semble en mesure de lui disputer.

Et maintenant que le gouvernement revient sur les 80 km/h [c'est faux, voir l'article suivant], quels éléments pour garantir une meilleure sécurité routière ?

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La plupart du temps, les périodes d’augmentation et de diminution de la mortalité depuis l’entrée en vigueur de cette loi sont liées à la météo. Le beau temps fait augmenter la circulation et donc les accidents, et la limitation à 80 ou 90 km/h ne change rien sur ce point. La limitation est une marotte des personnes de la sécurité routière pour compenser le mauvais état des routes - nous y reviendrons. Il y a nombre de route où on ne peut simplement pas rouler à 80 km/h aujourd’hui. A mon avis, c’est une mesure qui montre une forme d’inutilité parce que les zones qui sont passées à 80 sont moins accidentogènes que prévu. On ne peut pas tirer de bilan hâtif, car il faut plusieurs années pour isoler les causes d’accident. On constate cependant que si la mortalité semble avoir baissé, le nombre d’accident a augmenté.

On a voulu prendre une mesure sans tenir compte des acteurs locaux. Il leur appartient, eux qui doivent gérer l’aménagement des routes, d’apprécier les limitations. Ce sont eux qui sont le mieux placé. Ils connaissent tous les points noirs de leurs secteurs, et peuvent à défaut d’aménager, réduire la vitesse. Ce n’est pas une mauvaise mesure dans le fond, quand c’est fait en connaissance des situations particulières. Le problème vient quand elle est déconnectée des réalités.

Les statistiques annoncent régulièrement une baisse des morts sur la route, mais j'en doute fortement. A titre d'exemple, alors que les autorités avaient annoncé qu'entre 2003 et 2013, 36 000 vies avaient été sauvées grâce aux radars ; l'Insee a déclaré -pour sa part- que les radars n'avaient épargné qu'un millier de vies… Ainsi il en va de même pour les variations de limitation de vitesse : elles ajoutent bien plus aux risques qu'elles n'en retirent. Modifier sans cesse les limitations de vitesse prévues par le code de la route n'apporte aucune réponse en matière de sécurité routière. Bien au contraire, comme je le disais plus haut, ce type de variations perturbent le conducteur, le déconcentrent devenant ainsi la source d'accidents supplémentaires. Aujourd'hui, il y a des réelles mesures à prendre. Encore une fois, il s'agit d'améliorer l'état des routes et d'augmenter le nombre de policiers et des gendarmes postées sur celles-ci. Or à présent, alors que notre réseau routier est l'un des plus mauvais d'Europe, rien de concret n'est fait. Les mesures technocrates s'accumulent mais les résultats ne sont tristement pas à la hauteur. Il convient donc de repenser tout ceci.
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La polémique sur le 80 km/h rebondit

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Par le biais de ce nouvel amendement qui devrait être adopté, c’est la ligne d’Édouard Philippe qui s’impose. En dépit de quelques déclarations laissant croire à un fléchissement, le premier ministre a toujours défendu le 80 km/h qui doit sauver 400 vies par an, selon les experts. « Je ne me résigne pas à abandonner cette ambition en matière de sécurité routière », avait-il déclaré en avril.
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Le 80 km/h attise à nouveau les colères

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Pour embrouiller encore un peu plus les automobilistes au sein d’un millefeuille de limitations et rendre encore un peu plus incompréhensible la réglementation, des abaissements ponctuels à 70 km/h seront possibles dans les zones jugées dangereuses des départementales.

Le gouvernement s’est placé dans une impasse. Le voici de nouveau contraint de gérer une nouvelle polémique, faute d’avoir tiré les leçons de la colère des Français dont l’origine se trouve dans la limitation à 80 km/h. Une mesure qui devait, selon les éternels experts cités par la sécurité routière, économiser 400 vies par an. Cette évaluation est-elle fondée ? Malgré la destruction de la grande majorité des radars par les gilets jaunes fin 2018, aucune explosion de la mortalité routière n’a été constatée depuis. Le roi-radar serait-il nu ? Pendant ce temps, les chirurgiens orthopédiques n’en peuvent plus d’opérer les blessés consécutifs aux accidents de trottinettes.
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mercredi, mars 20, 2019

Le confort du choix binaire

Nous sommes dans une période politique difficile et ça ne va pas s’arranger. Mais, comme souvent, quand la situation est grave, les choix moraux deviennent plus faciles.

Les enjeux se clarifient. Il y a ceux qui veulent trancher dans le vif et ceux qui veulent laisser la situation pourrir.

Le choix primaire d’aujourd’hui est simple : pour ou contre les Gilets jaunes ?

Après, on peut discuter, comment ? Pourquoi ? Dans quel but ? Avec qui ? Etc … Mais c’est secondaire.

Il y a d’abord l’instinct.

Comme Flaubert qui vomissait les bourgeois mais soutient, mort de trouille, le parti bourgeois et fulmine qu’il faut tuer le plus possible de Communards, la crise des Gilets jaunes révèle la vérité des êtres et, à cette lumière, beaucoup d’altiers et de fiérots paraissent bien minables.

J’ai eu, certes, plus de mauvaises surprises que de bonnes. Mais je me console en ayant été agréablement étonné par certains. Et beaucoup ont été égaux à eux-mêmes, ce qui n’est pas souvent un compliment.

Pourquoi, comme la Commune, la crise des Gilets jaunes est-elle révélatrice ? Parce qu’elle est profonde et mobilise des valeurs fondamentales sans qu’il soit aisé de jouer la comédie. Suis-je altruiste ou égoïste ? Suis-je empathique ou insensible ? Suis-je idéaliste ou matérialiste ? Long terme ou court terme ? Patriote ou individualiste ?

Il est difficile de jouer la comédie parce que le choix n’est pas pur (les Gilets jaunes ne sont pas des saints) mais qu’il faut quand même trancher, puisque refuser de trancher, c’est faire le jeu du pouvoir et donc prendre position malgré tout.

Et l'image que de nos contemporains que cette épreuve dessine est loin de me réjouir.


jeudi, décembre 27, 2018

Honte de rien, prêts à tout

Article de Luc Ferry. Titre : Pour l'élitisme, contre le RIC. Tout un programme !

Qui serait bel et bon si l'élite en question n'échouait pas depuis quarante ans et ne refusait pas, en s'accrochant par tous les moyens, qu'on essaie une autre élite.

Un lecteur du Figaro le dit parfaitement (fautes d'orthographe corrigées, merci « l'école de la république ») :

Il est vrai que l'élitisme français a fait des miracle. Un chômage de masse, l'insécurité, trafic de drogue dans les cites et devant les écoles, zones de non droit, désindustrialisation rapide, échanges commerciaux en déficit, champion du monde des prélèvements qui sont en augmentation année après année etc.... Un beau bilan des nos élites que voila.

J'ajoute : naufrage scolaire, invasion migratoire, fracture de la société ...

C'est bien le coeur du problème : je n'ai rien contre l'élitisme en principe, encore faut-il qu'il se révèle efficace en pratique, ce qui n'est pas le cas. C'est pourquoi le RIC est un excellent instrument pour se débarrasser d'une élite faillie qui ne veut pas laisser la place.

M. Luc Ferry (qui n'a jamais connu un problème de fin de mois), plutôt que de nous faire comme depuis quarante ans la leçon, ferait bien de rentrer en lui-même et de méditer les échecs de sa caste et sur leurs conséquences sur la France et les Français.

Mais ils ne changent pas, clamant toujours leur irresponsabilité tout en s'accrochant au pouvoir  : c'est pas ma faute ... les circonstances ... pas si mal, personne n'aurait fait mieux ...  pas de raison que je lâche le pouvoir. Honte de rien, prêts à tout. Bref, indécents comme jamais.

Je ne suis pas un révolutionnaire, je n'aime pas les foules. Mais, quand même, devant tant de morgue et de surdité, on (je ne suis à l'évidence pas le seul) se dit que quelques têtes au bout d'une pique seraient une leçon salutaire.




jeudi, décembre 20, 2018

La pensée systémique : les gilets jaunes, la vie, la mort, tout ça

J’ai eu de la chance (et de bonnes manœuvres scolaires de mes parents) : grâce à d’excellents professeurs de français et d’histoire, la pensée systémique m’est familière. Je discuterai une autre fois, si le cœur m’en dit, pourquoi j’attribue plus mon goût de la pensée systémique à l’histoire et au français qu’aux matières scientifiques.

Mes discussions autour des gilets jaunes m’ont rappelé une fois de plus combien, de nos jours (je ne suis pas sûr que ce fût le cas par le passé), il y a peu de gens, y compris chez les très diplômés, qui pensent systémique. Pour la plupart, la macro, c’est de la micro sur un plus grand nombre. Les effets d ‘échelle, les biais statistiques, tout ça n’existe pas. Autrement dit, la macro n’a pas d’existence propre.

Un économiste (Schumpeter ? Von Mises ?) disait qu’il ne faut surtout pas interroger les entrepreneurs sur la politique économique, car ils projettent leurs raisonnements micro sur la macro et ne peuvent que se tromper (de ce point de vue, Charles Gave est un pédagogue très rusé : il généralise souvent un comportement micro pour en déduire une conséquence macro. En réalité, quand on y réfléchit, on s’aperçoit qu’il a au départ l’effet macro en tête et qu’il choisit son exemple micro pour s’y adapter).

Prenons une phrase que j’ai beaucoup entendu sur les gilets jaunes : « I’ zont qu’à plus travailler ».

Cette réflexion est chargée d’égoïsme, elle signifie « Ce n’est pas mon problème, je m’en lave les mains ». Passons.

Et reprenons. Le raisonnement micro peut se tenir : si un gilet jaune travaille plus, il est probable qu’il gagnera effectivement plus (encore faut-il qu’il trouve ou qu’il garde du travail : le salarié le plus motivé du monde, si son usine ferme, se retrouvera quand même sans travail).

Mais comment fait-on pour que vingt millions de personnes travaillent plus ? Cela ne dépend plus uniquement, ni même principalement, de décisions individuelles, mais de la macro. Le niveau d’emploi , de formation, la structure de l’économie …

Un ingénieur des années 50, à quantité de travail égale, avait une position sociale plus élevée qu’aujourd’hui. Idem pour un ouvrier des années 70 par rapport à un ouvrier d’aujourd’hui. Un coiffeur de Dakar fait approximativement le même travail qu’un coiffeur de Paris et, pourtant, il gagne beaucoup moins. Tout cela ne peut être réduit à de la micro.

Prenons mon dada, l’Euro. Mettons à part les imbéciles qui croient que les Allemands et les Français sont interchangeables. Ceux qui savent que les Français et les Allemands ne sont pas interchangeables et insistent pourtant que nous devrions faire les réformes allemandes pour nous adapter à l’Euro font inconsciemment un raisonnement micro. Oui, on peut transformer un Français en Allemand en lui mettant beaucoup de pression, mais transformer 60 millions de Français en Allemands n’est pas 60 millions de fois plus difficile, c’est impossible : il y a ces obstacles macro qu’on appelle l’histoire, la culture, la tradition …

Bref, retour au gilet jaune « qui z’a qu’à plus travailler ». Il est soumis à des décisions macros qui bornent ses possibilités : l’Euro, le mondialisme, la politique monétaire, l’aménagement (le désaménagement) du territoire, l’invasion migratoire. Donc « I’ zont qu’à plus travailler » est le problème de tout le monde.

Qu’est-ce que cela signifie ? Que la politique, la décision collective, ça existe encore. C’est cela que nient ceux qui ne voient que la « micro », tout simplement parce que cela ne les arrange pas de voir plus loin que le bout de leur nez, quand ils ne sont pas, tout simplement, bêtes.

jeudi, décembre 13, 2018

Les gilettes jaunes

Ces femmes « gilets jaunes » qui ont investi les ronds-points

La France d’en haut, c’est vraiment des enculés.

De tout temps, la classe supérieure a eu des moeurs plus dissolues que celle d’en dessous. Mais, pour la première fois, depuis mai 68, elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour transmettre ses moeurs dissolues.

Résultat : divorce de masse, couples non mariés, familles décomposées, mères célibataires généralisées. Seulement, quand on est une mère-célibataire bourgeoise, on vit. Quand on est une mère célibataire ouvrière, on survit, à peine.

Alors, j’en ai entendu des vertes et des pas mûres : « Ils font des fautes d'orthographe » (qui a saboté l’école ?), « C’est quand même des beaufs », « On ne devrait pas leur donner le droit de vote » (le peuple, ce pelé, ce galeux)...

Mais, vous, messieurs-dames, si hautains, si sûrs de votre supériorité, si durs pour des Français qui gagnent cinq fois moins que vous, qui oubliez si souvent d’où vous venez, qu’avez vous fait de vos devoirs envers ces gens, devoirs imposés par votre supériorité supposée ? Les gilets jaunes sont peut-être tout ce que vous dites, mais vous, vous êtes de beaux salauds !

Charles Gave a raison : l'intransigeance, l'égoïsme et l'autisme de la France d'en haut (je peux en témoigner) préparent la guerre civile. Il suffit d'un peu de temps et de beaucoup de mépris (les bourgeois urbains en ont des grandes réserves) pour transformer la lueur de colère dans les yeux des gilets jaunes en lueur de meurtre. Et vous savez quoi ? Ca finira par être justice, à force de mépris.

Jeanne d'Arc pleurait « la grande pitié qui est au royaume de France ». Bourgeois, cessez donc d'avoir le coeur endurci envers vos compatriotes, la pitié pourrait vous sauver la vie. Mais je doute que vous ayez cette intelligence du coeur.

lundi, décembre 10, 2018

Les gilets jaunes : un excellent détecteur de mensonges (et de connards)

Les gilets jaunes sont un excellent détecteur de mensonges (et de connards), vous pouvez faire l'expérience dans votre entourage.

Mais, à tout seigneur tout honneur, reconnaissons avec Barbara Lefebvre qu'Emmanuel Macron a commencé :

1) son élection a dévoilé le mensonge de l'UMPS, la fausse alternance droite-gauche.

2) son attitude de franc mépris a dévoilé l'hypocrisie de ses prédécesseurs, comme le « sympa » Chirac, qui clamaient leur amour des Français sur tous les tons mais faisaient une politique violemment anti-française similaire à celle du en-marcheur.


Pourquoi les «Gilets jaunes» chantent-ils la Marseillaise ?

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Seule la Marseillaise paraît être le « slogan » unitaire de ce mouvement quand il manifeste comme un seul homme.

À cet égard, il ne peut y avoir de confusion entre les « gilets jaunes » et les agitateurs professionnels: elle ne sortira jamais de la bouche d'un Black-block, d'un soutien de Dieudonné ou d'un pillard de banlieue semant le désordre dans les cortèges. Ce chant que même l'Internationale, chant ô combien populaire tout au long de la première moitié du 20e siècle, ne parvint jamais à détrôner dans le cœur des classes populaires, le chant de guerre de la Révolution.

[…]


La Marseillaise des «gilets jaunes» chantée des dizaines de fois d'affilée dans les cortèges est ce qu'elle a été dès ses origines: la voix du peuple quand la patrie est en danger. L'envahisseur n'est ni prussien, ni autrichien. Dans l'esprit des manifestants, les tyrans coalisés contre la Nation ne sont plus les monarques européens, mais les commissaires européens de Bruxelles à qui nos dirigeants ont cédé notre souveraineté politique, économique, budgétaire, culturelle. Ils ne sont pas élus. Ils n'ont aucune autre légitimité démocratique autre que celle qu'ils se sont arrogée, à coups de traités et de normes depuis plus de trente ans. L'Union Européenne ne concède plus qu'un seul levier à nos gouvernants pour orienter une politique qui reste dans les clous du pacte budgétaire imposé par Bruxelles: la taxe. Baisser ou augmenter les impôts semble être devenu la seule politique d'ajustement de nos dirigeants.

[…]

Emmanuel Macron est devenu l'objet de la détestation parce qu'à la différence de ses prédécesseurs, il n'a pas essayé de paraître ce qu'il n'est pas.

« L'ancien monde » ce n'est pas une autre politique que celle que fait M. Macron, c'était simplement une autre façon de communiquer, d'embobiner le citoyen-électeur de base. C'est aussi ce qui explique la détestation générale à l'égard de la classe politique. Les prédécesseurs d'Emmanuel Macron avaient, au moins, l'habileté de donner quelques gages pour paraître proches du peuple, sensibles à ses aspirations. Emmanuel Macron n'a pas voulu jouer cette comédie du pouvoir post-démocratique. Il n'a pas voulu jouer maladroitement de l'accordéon comme le vieil aristocrate de Chamalières, ni se prétendre socialiste tout en favorisant la gauche bobo et les années-fric, ni taper le cul des vaches en Corrèze tout en actant la cession de la souveraineté nationale à Bruxelles, ni balancer des «casse-toi pauvre con» ou promettre de se débarrasser de la racaille tout en détruisant la fonction publique, ce dernier lien entre le peuple et l'État, ni annoncer «mon ennemi c'est la finance» pour prendre un virage libéral en faisant des cadeaux fiscaux aux grands patrons.

La vérité est que la communication politique de « l'ancien monde » servait à faire tenir le système aussi affaibli fut-il.
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D'autres encore se distinguent favorablement :

Bruno Berthez, dont je n'aime pas le ton volontiers péremptoire et condescendant, mais dont l'analyse est juste.

A l'inverse, GW Goldnadel, qui ne fait pas la différence entre les Gilets jaunes et les casseurs que B. Lefebvre a, elle, très bien comprise, révèle son intellect limité :

Goldnadel : « Sous l'influence des médias, les Gilets jaunes sont devenus une foule déchaînée »

De même, Jacques Sapir, qui n'arrête pas de nous seriner ses lubies gauchistes (la France Insoumise, qu'est-ce qu'on en a à foutre ?) :

Facebook de Jacques Sapir

Et les syndicats, nous savons désormais sans le moindre doute dans quel camp ils se trouvent.

Les bien-pensants ont peur :

« La colère des “gilets jaunes” suscite la “grande peur des bien-pensants ” dont parlait Bernanos »

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La com' du pouvoir visait d'abord et exclusivement l'immédiat, à impacter la fièvre du « tout-info », en s'efforçant d'imposer sa représentation du théâtre des opérations. Tout l'enjeu consistait à délivrer une interprétation des événements qui puisse signifier que la gestion de l'ordre avait permis d'échapper à une quasi-insurrection. Il y avait là de quoi redonner un peu d'oxygène à un exécutif, qui, quelques jours auparavant, avait reculé en abandonnant la hausse des taxes sur le carburant pour 2019. Cette petite victoire, Castaner et le Premier ministre l'ont mise en scène afin que dès les premières heures post-manifestations s'installe et s'instille une tonalité générale qui les crédite de cet étrange succès. Mais les bénéfices médiatiques ne résistent pas à l'heure des réseaux et de l'info en continu, à la pression du réel qui vient tester, fouiller, et si besoin démentir le récit officiel. Les images des rues de Paris et d'autres villes de Province ont eu vite fait de contredire l'irénisme de Beauvau. Plus que jamais, la com' s'est fracassée sur la résistance de la réalité. En moins de 24 heures, nonobstant la lecture optimiste du pouvoir, un autre angle, moins heureux, s'est imposé, confrontant l'éphémère «réussite gouvernementale» à un terrain qui lui renvoyait les cicatrices d'une folle journée. La misère de la com' ne masquera jamais le désarroi du politique.
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Mais vous pouvez tout cela beaucoup plus près de chez vous. J'entends de la France d'en haut un mépris cinglant qui est, sous l'effet de la grande peur des bien-pensants, en train de se transformer en haine. J'entends des propos véritablement ahurissants.

Vous avez une bonne échantillon de haine et de condescendance dans les commentaires de ce blog :

Blog de Philippe Bilger

La fermeture intellectuelle des élites parisiennes que décrit Todd, je la vis tous les jours. A propos des gilets jaunes, il n'y a que deux groupes, les ouvertement condescendants et méprisants (« Ils font des fautes d'orthographe ». Hé banane, si ta classe sociale n'avait pas systématiquement fui ses devoirs et saboté l'école, ils en feraient moins) et les taiseux. Mais de défenseurs des gilets jaunes, point (à part un ou deux kamikazes comme votre serviteur). De compassion, d'empathie, pas l'ombre d'un carat.



Je ne sais pas si Todd a raison de craindre un coup d'Etat légal. Mais ça ne sent pas bon.

samedi, décembre 08, 2018

Les gilets jaunes vus par Charles Gave



Charles Gave fait une remarque de bon sens : tous les connards qui nous prêchent le « vivre-ensemble » font bien gaffe d'y échapper grâce aux prix de l'immobilier exorbitants des quartiers où ils habitent. Ils vivent pas trop loin de leurs domestiques immigrés (mais pas avec). Ils les subventionnent grâce aux impôts qu'ils prélèvent sur les Français d'en bas, qui eux vivent loin.

C'est le noeud du problème : jamais dans l'histoire de France, il n'y avait eu cette séparation physique. Montaigne râle contre ses gens, explique que ce qui l'énerve le plus, ce sont leurs mensonges butés, contre l'évidence, quand ils ont fait une connerie, mais il vit avec eux.

Je suis convaincu qu'il n'y a peut-être jamais eu en France autant de mépris social (la disparition du christianisme y joue aussi son rôle). J'entends dans mon milieu de bourgeoisie parisienne des propos ahurissants et tranquilles, qui ne se rendent même pas compte. Mais c'est difficile à mesurer. Par contre, il est très facile de mesurer la séparation spatiale.

Une dernière remarque : les manifs de gilets jaunes commencent tôt, on sent les gens habitués à se lever le matin ! Ca change de certaines autres manifs de crasseux, en général l'après-midi, sans parler des feignasses de Nuit Debout.








jeudi, novembre 29, 2018

Gilets jaunes et intelligence collective

Je ne suis pas un grand démocrate. Et la démocratie participative, c’est encore moins mon truc. De plus, je pense que l’intelligence des occidentaux s’effondre.

Pourtant, je trouve que les gilets jaunes font preuve d’intelligence collective :

1) Ne pas avoir de chef ni de représentant, c’est génial. Ca évite la corruption habituelle, la magouille entre achetés, la fausse opposition, les syndicats faussement revendicatifs.

2) Les revendications en apparence contradictoires (bien que demander plus de services publics en campagne, moins d’impôts sur les pauvres, plus sur les riches, ce n’est pas si contradictoire) empêchent les mesurettes (les gros bourrins des medias ont du mal à comprendre que cette incohérence est plutôt un atout).

3) Refuser d’écouter en attendant des mesures factuelles prévient en partie les entourloupes de la « communication », c’est-à-dire de la manipulation professionnelle.

Nous sommes plus dans une situation révolutionnaire, où c’est le fonctionnement de la société qu’on met en cause, que dans une revendication catégorielle. Je ne crois pas que la situation soit encore mûre pour une vraie révolution (il ne faut pas se laisser emporter par le romantisme), mais c’est la tendance.

Quelle que soit la suite des événements, la fonction a créé l'organe : c'est parce que la démocratie représentative a fait faillite, parce que, concrètement, les hommes des partis politiques (1) et des syndicats (et, plus largement, de tous les corps intermédiaires, Eglise comprise) ont trahi leur mission représentative, préférant profiter benoitement des délices de l'intégration dans un système oligarchique confortable (2), que les gilets jaunes ont créé cette démocratie non-représentative spontanée et inédite.

Le destin « normal » est des gilets jaunes est d'être récupérés et phagocytés par les partis traditionnels (3).

Je suis curieux de la suite. Nous vivons des temps inquiétants mais passionnants.

Comparaison n’est pas raison… mais n’est pas forcément con non plus. La grande concertation lancée par Emmanuel Macron pourrait-elle déclencher unprocessus similaire à celui des Etats-généraux de 1789 ?




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(1) : en unissant les bourgeoisies de droite et de gauche, Emmanuel Macron a dévoilé l'imposture de la fausse alternance droite-gauche (qui en réalité sont d'accord sur l'essentiel, je ne vous fais pas la liste) et validé la notion d'UMPS popularisée par le FN. Mais le système est plus vaste : c'est l'UMPSFN. Le FN garantit que l'UMPS restera indéfiniment au pouvoir, puisqu'il empêche l'émergence d'une opposition plus sérieuse. Il faudrait une alliance FI + FN, façon M5S + La Liga en Italie, pour vraiment ébranler le Système. C'est peu probable.

(2) : le sous-titre du livre célèbre de Christopher Lasch La révolte des élites était La trahison de la démocratie. Tout est dit.

(3) : c'est dommage, je ne connais pas assez l'histoire du mouvement des Tea Parties aux Etats-Unis pour faire un éventuel parallèle. Ils on probablement contribué à l'émergence de Trump.


mardi, novembre 27, 2018

Elle est belle, la police du pouvoir macronien



Voici ce que j'ai répondu à commentateur à ce sujet :

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1) d'après ce que j'ai lu, vous avez raison, le pouvoir a joué la provocation. Les CRS, sans être des SS, sont des enculés : contrairement à d'autres polices, ils sont une police politique au service du pouvoir, quel qu'il soit. Ils savent très bien laisser une manifestation dégénérer quand ils ont des ordres en ce sens et cela a été le cas samedi.

Laisser exprès une manifestation dégénérer est un acte politique, c'est contraire à la mission non politique de maintien de l'ordre. C'est pourquoi je traite les CRS de police politique.

2) Je ne suis pas sûr que les gilets jaunes aient perdu cette manche. Il y a plutôt match nul. N'oubliez pas le discrédit énorme des médias (que les gens continuent pourtant à regarder, étrange comportement).
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Soyons cyniques : l'idéal pour les gilets jaunes serait que les CRS matraquent à mort un septuagénaire cardiaque, nous verrions alors si les medias font le même foin qu'avec Malik Oussekine (je plaisante, je connais déjà la réponse, mais il y a les réseaux sociaux ...).

Nous sommes dans un pur rapport de forces : ce que les gilets jaunes remettent en cause implicitement, c'est la mondialisation avec ses profiteurs, ceux d'en haut, la caste mondialisée, et ceux d'en bas, les immigrés. On arrêterait de payer pour les immigrés (1) et pour Bruxelles (2) et autres « machins », ce qui représente au minimum 60 Md d'€/an, soit 1 000 € par Français, nul doute que les gilets jaunes seraient satisfaits. Or, le gouvernement n'a pas le moins du monde l'intention de remettre en cause sa politique. Et il n'y a pas de raison que les difficultés des gilets jaunes provoquées par cette politique s'évanouissent comme par enchantement.

Nous sommes donc dans l'impasse. Mais le temps ne s'arrête pas, il va forcément se passer quelque chose. Cette fois ci ou une autre : les problèmes de cette importance non résolus ne disparaissent jamais d'eux-mêmes, ils resurgissent de loin en loin jusqu'à ce que l'élite les résolve ou que le pays change d'élite ou que le pays disparaisse (il me semble que ce triangle est de Pareto).

Je ne vois pas dans l'histoire de France d'équivalent du mépris de classe d'aujourd'hui, ni dans l'ancienne France, ni même pendant la première révolution industrielle, car, à ces époques, il y avait au moins des bonnes oeuvres qui gardaient le contact entre le haut et le bas, mais en 2018, ces bonnes oeuvres sont tournées vers les immigrés et délaissent le peuple français, qui n'a jamais été aussi abandonné de notre histoire.


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(1) C. Guilluy l'avait prédit : c'est la classe moyenne qui demandera le démantèlement de l'Etat-providence quand elle aura l'impression qu'il profite à d'autres avec lesquels elle ne se sent rien en commun, et surtout pas un pays.

(2) : ce que les Britanniques aimeraient bien faire.

jeudi, novembre 22, 2018

La décadence, les gilets jaunes, la CGT, l'Italie

Éric Zemmour : « Ce professeur de Chicago qui avait tout compris »

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Bloom n'est pas le premier ni le seul à établir sur ces bases la dénonciation de cette « pensée 68 ». Il n'est pas non plus le seul ni le premier à estimer que «l'engagement de Heidegger dans le mouvement nazi n'était pas une conséquence de son innocence politique, mais un corollaire de sa critique du rationalisme». Mais, confronté à la violence des mouvements étudiants des années 1960 qui menacent et molestent leurs professeurs, il n'hésite pas à écrire: « La formule usée de Marx ne cessait de me revenir à l'esprit: l'histoire se répète toujours deux fois, la première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une farce. L'université américaine des années 1960 faisait l'expérience du même démantèlement de la structure de l'investigation rationnelle (du champ de la raison) qu'avait connue l'université allemande dans les années 1930. »

Depuis lors, les étudiants des années 1960, aux États-Unis comme en France, sont devenus les patrons de l'Occident. Ils ont imposé leur relativisme en vérité suprême. «Le rationalisme occidental a abouti à un rejet de la raison. Le relativisme parvient à détruire les prétentions universelles de l'Occident […]. Privé de ce besoin de vérité, l'Occident s'effondrera.» Bloom est mort désespéré.
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Christopher Lasch ne dit pas autre chose :

La culture du narcissisme (1978)

Nous sommes vraiment cernés par les cons, et pas des cons rigolos, des qui se prennent très au sérieux.

Quel rapport avec les gilets jaunes ?

C'est simple : ce sont les mêmes cons qui ont abandonné leurs lourds devoirs (dont celui de guider et de protéger le peuple) et ont gardé leurs grands privilèges, donnant naissance à un mépris de classe dont je trouve plus facilement des précédents dans l'histoire orientale que dans la nôtre. D'où les gilets jaunes.

On m'a dit : « Pourtant, Edouard Philippe se targuent d'origines modestes ». Christophe Guilluy a répondu avant moi dans une conversation avec Eric Zemmour : « Il est fréquent que ceux qui s'élèvent trahissent leurs origines ».

Au moins, on sait quel camp a choisi la CGT. Ce n'est pas celui des Français qui souffrent (ça serait exagéré de dire qu'il s'agit de la surprise du siècle) :


Les Français sont seuls, totalement abandonnés par leur classe dirigeante, qu'elle soit politique, syndicale, administrative, intellectuelle ou religieuse.

C'est pourquoi je crois que nous ne nous en sortirons pas seuls. Et je compte pas mal sur l'Italie :

Le système aboie et les « populismes » passent. Le rejet par Bruxelles du budget italien profite aux partis au pouvoir.


mercredi, novembre 21, 2018

Dans le jaune : un dessin vaut mieux que mille mots

Par un dessinateur du Monde, sur Twitter :



Ce monsieur a bien raison comme le prouvent les réactions à ce dessin :



Il trouve un soutien chez le petit marquis de Quatremer (encore un pseudonyme, c'est curieux, comme son patron, M. Mouchard) :


Et il précise, au cas où on ne l'aurait pas compris :


Mais il y a moins agressif, un peu moins injurieux  et encore plus à l'ouest :



Et :


Je comprends mieux les gens qui voulaient pendre quelques aristos à la lanterne.

D'un point de vue plus personnel, vivant cerné de cadres parisiens, je pourrais ouvrir une rubrique « choses entendues » sur les diverses expressions de mépris social, souvent inconscient, de gens qui, pour beaucoup, votent à gauche.

Et aussi, un grand moment de démocratie (je ne vois pas en quoi Jean Lassalle aurait un comportement perturbateur, injurieux ou indécent. On remarque aussi qu'il ne reçoit aucun soutien, de nulle part) :



Je me pose une question : ces gens sont-ils ignorants de la politique à ce point ? Je veux dire : de la vraie politique, celle qui meut les peuples et les nations, pas les ficelles pour raconter des conneries aux journalistes ? Moi, je serais à leur place, je serais mort de trouille, je ferais profil bas : un mouvement massif, incontrôlé, sans chef, aux revendications floues, c'est une possibilité de catastrophe. Hé bien, ces cons incultes et méprisants (car, au fond, c'est ce qu'ils sont) jettent de l'huile sur le feu.

Je pense aussi à C. Lasch, à ses textes sur la sécession des élites, le mépris social et la bêtise de la classe intellectuelle.

Heureusement, il y a d'autres réactions :

Les femmes, fer de lance des gilets jaunes (bin, ouais, maintenant, les hommes français sont tellement escouillés, que les mecs, c'est des femmes)

Quelles perspectives pour les Gilets Jaunes ?

Et, comme le début d'un commencement de solution, c'est l'éclatement de l'Euro (si vous ne le comprenez pas, c'est que vous n'avez pas assez fréquenté ce blog) :

Comment Bruxelles et les marchés empêchent l’Italie de respirer








samedi, octobre 13, 2018

« Vous n'avez pas honte ? J'espère que le pays ne vous le pardonnera pas ! »



Il ne faut pas se cacher la part de démagogie dans les propos de Ruffin.

Cependant, je crois qu'il exprime le ras-le-bol d'une bonne partie du pays devant les macronistes. Ils allient la médiocrité et la condescendance ; l'inefficacité et le mépris de classe ; le pouvoir absolu et la morgue. Et il ne faut pas réfléchir longtemps pour y ajouter la trahison. Ca commence tout de même à faire beaucoup.

Il se peut que les blessures d'honneur soient plus cruelles que les plaies d'argent, qu'on supporte moins le mépris des grands que leurs taxes.

Un gouvernement de trahison

Vous connaissez mon analyse de la situation.

Emmanuel Macron est un président de la république française, élu par la bourgeoisie mondialisée, suite à un coup d'Etat médiatico-judiciaire, au service d'intérêts qui ne sont pas ceux de la France. Au sens exact du terme, c'est un traitre. Il devrait au minimum être évident aux yeux de tous que c'est le président des Autres.

Ceci se lit dans ses décisions et dans son comportement.

Il est impossible de justifier la privatisation d'Engie, de la Française des Jeux et d'Aéroports de Paris par des arguments d'intérêts de la France, même quand on est libéral. Cet article l'explique très bien :

« Privatiser la Française des jeux et Aéroports de Paris est inutile et dangereux ! »

En revanche, il est très facile de comprendre ces décisions en faisant intervenir deux explications :

1) l'appétit de destruction de la France. La volonté de créer des situations irréversibles qui privent peu à peu la France de ses atouts. Cette interprétation est bien étayée par le bradage d'Alstom, la fusion des chantiers navals français avec Fincantieri (qu'on va peut-être éviter parce que cela intéresse peu les Italiens) ou le projet de partage de notre siège au conseil de sécurité de l'ONU avec l'Allemagne.

Il est toujours difficile de croire qu'un gouvernement trahit, qu'il est sciemment anti-français. On préfère évoquer l'incompétence, c'est moins inquiétant. Mais non, d'ailleurs Emmanuel Macron a la franchise (et le mépris) de nous dire quasiment tous les jours qu'il n'aime ni la France ni les Français. Il faut vraiment faire de gros efforts pour ne pas l'entendre. Prenez le au mot, croyez ce qu'il s'échine à vous dire.

2) la corruption. Personne, dans ce gouvernement de narcissiques matérialistes qui s'affranchissent si facilement de la déontologie, ne retirerait d'avantage sonnant et trébuchant à ces privatisations ? Laissez moi rire.

Bien sûr, le gouvernement Macron trahit aussi la démocratie, c'est dans l'ordre des choses :

« La présidence Macron ne sera pas plus transparente que les précédentes »

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N'ayant pas de connaissances du monde parlementaire (le chef de l'État n'a concouru pour aucune élection à part celle de la fonction suprême), Emmanuel Macron a voulu limiter au maximum le débat d'idées dans le groupe parlementaire En Marche, au risque de transformer l'hémicycle en une simple « machine à voter » les lois proposées par le gouvernement. Le travail parlementaire s'est malheureusement réduit à cela en début de quinquennat: les députés se sont vus uniquement comme des législateurs, négligeant parfois le travail de terrain en circonscription et le lien qu'ils sont censés faire entre les territoires et l'hémicycle.

[…]

Il est donc évident que le début du mandat du chef de l'État prouve un fait : non, Emmanuel Macron ne fera pas un «quinquennat plus transparent» que ses prédécesseurs. Si l'on s'en tient strictement aux faits, la comparaison est même cruelle. En quinze mois de présidence, sept ministres, dont trois régaliens, ont quitté le gouvernement. Pire que François Hollande à la même époque ! Le quatrième personnage de l'État, Richard Ferrand, est mis en cause dans l'affaire des mutuelles de Bretagne. Trois juges d'instructions ont été désignés en milieu de semaine pour instruire l'affaire ! Ce même Richard Ferrand qui, il a y quelques semaines, a affirmé qu'il ne démissionnerait pas de sa fonction de président de l'Assemblée s'il était mis en examen. Et on parle de moralisation de la vie publique ?

[…]

Les débuts ont été extrêmement compliqués : des nouveaux députés lisant mot pour mot ce que leur assistant parlementaire leur avait écrit sur une fiche, des relations sous tension entre « ancien » et «nouveau» monde, ce dernier étant accusé d'être souvent suffisant, pour ne pas dire arrogant … De plus, les parlementaires ayant déjà eu l'expérience d'au moins un mandat ont cet avantage d'être rodés à l'exercice. Quand on arrive dans un lieu dont il faut maîtriser les codes très vite pour se mettre au travail rapidement, que les mots « amendement », « suspension de séance»  ou « commission » vous sont étrangers, c'est normal qu'il y ait des ratés. Ce qui est moins normal, en revanche, c'est le ton et les propos de certains parlementaires fraîchement élus à l'égard des « anciens ». Une attitude parfois condescendante, l'air de dire, « poussez-vous, vous êtes ringards, nous on sait mieux faire ».

Beaucoup de députés l'ont très mal vécu. Ces blessures d'ego infligées, de plus, sont révélatrices de la doctrine d'En Marche, où tout ce qui aurait été fait avant n'est pas digne d'intérêt, et que ce renouvellement inédit dans une législature sous la Ve République allait révolutionner le travail parlementaire en mieux. Avec d'autres néo-députés -qu'importe le parti !- il n'y a jamais eu ces attitudes parfois hautaines ou légèrement méprisantes …

[…]

Peu de Français ont conscience de la gravité de la « loi anti fake-news » que le gouvernement et les parlementaires En Marche sont en train d'examiner. Il faut faire très attention à la définition des mots. Car, à nouveau, tout est question de mesure: où met-on le curseur entre vérification et contrôle, voire censure de l'information ? On joue à un jeu très dangereux dès lors que l'État et la puissance publique, ou le pouvoir judiciaire, interviennent pour réguler l'information et, de facto, le travail journalistique.
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Au fait, qui a financé la campagne de Macron ? Il faut aller sur site italien pour trouver :

Chi finanzia Macron – George Soros: 2.365.910,16 €, David Rothschild: 976.126,87 €, Goldman-Sachs: 2.145.100 €.