samedi, octobre 06, 2018

Le président des Autres

Macron-De Gaulle : le coup d’Etat ne fait pas le moine

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Emmanuel Macron a donc fait le pèlerinage de Colombey. Sans attendre le mois de novembre et le 47ème anniversaire de la mort du connétable, il a préféré marquer le coup de façon incongrue, avec le 60ème anniversaire de la promulgation de la Constitution de la Ve République. Où qu’il soit, en France ou à l’étranger, le président se sent obligé de manifester son aversion pour les Français et de s’en plaindre.
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Sur TV Libertés, Jean-Yves Le Gallou ne cesse de répéter qu'Emmanuel Macron est le président des Autres. C'est très bien vu.

Jean Raspail, dans la préface à réédition du Camp des Saints, explique que nous sommes désormais fliqués par Big Other,  l'Autre absolutisé, abstrait, sans rapport avec la réalité, qui a ses grands prêtres, son service de désordre et ses cours d'injustice, féroces.

Emmanuel Macron est le président du braqueur noir qu'il enlace contre le garçon blanc qu'il engueule (ce deux poids-deux mesures fait les gorges chaudes d'internet), de l'homosexuel contre l'homme normal, de l'immigré contre l'autochtone, de la bourgeoisie mondialisée contre le peuple enraciné, de la finance contre le travail, du rappeur contre le chansonnier, du luthérien contre le catholique ... La liste est interminable.

On peut psychanalyser Manu-pet-au-casque (quoique je pense que la vioque est encore plus atteinte, elle n'a pas officiellement le pouvoir) mais le résultat politique est là : Emmanuel Macron est le président des Autres. Pas étonnant dans ces conditions que sa côte de popularité s'écroule chez les Nôtres qui, tout franchouillards abrutis que les pense Jupiter. ont bien compris le message.

Tout cela n'est possible que parce qu'Emmanuel Macron est l'élu de la bourgeoisie mondialisée, de droite et de gauche, elle-même apatride et traitresse.

C'est aussi ce qui fait sa fragilité : Macron est l'élu du passé, le dernier avatar du giscardisme. Il termine un cycle. La mondialisation se referme, la bourgeoisie mondialisée, c'est le passé.

Mais les bons Français auraient bien tort de croire qu'il y a un sens de l'histoire et qu'il suffit de se laisser porter. La pression de la mode politique est contre le mondialisation mais le basculement n'a pas encore eu lieu et la bourgeoisie mondialisée détient tous les leviers.

Il faut se battre pour les lui faire lâcher. Et c'est une bataille sans quartiers, il n'y a pas de prisonniers. Il faut penser en stratèges pour gagner et c'est le plus difficile. Et pour commencer à parler stratégie, faut-il accepter le manichéisme de la position macronienne, même si nous sommes de l'autre coté ? N'est-ce pas un mauvais combat ? Quel est notre vrai combat ?

J'avoue ma tentation, ma réflexion, mon interrogation : ne vaut-il pas mieux se ré-orienter vers le grand large, mais nationalement, en ayant une politique de puissance nationale ?





La suite de l'article de Castelneau :

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Grâce à la stratégie du barrage au FN, et à une abstention massive, la France s’est trouvée ainsi dotée d’un président de la République parfaitement inconnu, sorti de nulle part, et à qui l’élection partiellement entachée de fraude donnait une légitimité faible. Pour avoir suivi en détail tout ce processus et en particulier l’opération judiciaire dont j’appréhende tous les détails, je considère que cette présentation et ce constat ne sont pas factuellement contestables. J’ai toujours eu cependant la surprise de me heurter à un surprenant déni, parfois véhément, souvent assorti par les imbéciles de l’accusation de complotisme. Comme si, après le calamiteux mandat de Hollande, l’envie de faire confiance au jeune roi amenait à refouler et conjurer cette tare initiale dans son avènement. Le problème est que l’opinion publique a découvert la réalité de la personnalité de son nouveau président jusque-là inconnu. Au-delà de l’amateurisme politique parfois confondant, des traits de caractère inquiétants sont apparus. Narcissisme, instabilité, tendance aux caprices, désinvolture méprisante, et fascinations surprenantes brossent le portrait d’un homme à qui il n’est pas possible de raisonnablement faire confiance. Et c’est là que le déficit criant de légitimité juridique et politique initiale revient en force et peut devenir insurmontable. Les difficultés qu’il rencontre dans la conduite de l’État et la violence des mises en cause dont il est l’objet en sont à mon sens le symptôme, comme si la rage qui s’exprime à chacun de ses manquements, chacune de ses foucades était le fruit du sentiment de s’être fait avoir. Et sur ce point, on voit mal comment il pourrait échapper au sentiment d’imposture qu’il provoque.

Quoi que lui-même et ses soutiens les plus niais essaient de nous faire croire, il n’a non seulement pas l’étoffe de l’homme d’État qu’il devrait être, mais la comparaison avec De Gaulle est simplement ridicule. Le problème est que nous sommes en début de mandat et qu’il est impossible, pour l’instant, d’apercevoir la moindre perspective politique.

Il est à craindre que nous gardions encore un moment ce président-boulet. Avec Alain Juppé Premier ministre ? [C'est déjà le cas : Philippe, c'est Juppé avec la barbe.]
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