mercredi, juillet 31, 2019

Un autre point de vue sur le Tour de France 2019

Comme Thibaut Pinot, la France a la lose (François Martin)

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A tous les coups, le parcours 2019, se terminant par trois jours dantesques dans les Alpes, avait été dessiné pour donner sa chance à un Français, Thibaut Pinot, seul capable, d’après les spécialistes, de tirer son épingle du jeu dans une configuration où les Colombiens, par ailleurs, sont les rois. De là à penser que ce parcours avait fait, 100 ans du Maillot Jaune aidant, l’objet d’un deal entre le pouvoir politique, les organisateurs du Tour et les médias, il n’y a qu’un pas que l’on peut aisément franchir. De nombreux indices viennent conforter cette version…

Thibaut Pinot, l’Elu de la Macronie !

Tout se passe au début comme prévu : Thibaut Pinot fait l’objet d’une incroyable couverture de la presse (France 2 le « chouchoute », les commentateurs l’encensent, la chaîne réalise même, pendant le Tour, un film sur Pinot : on le suit, au jour le jour, sur son vélo, et aussi dans l’intimité du bus, de sa chambre, de sa salle de massage et de ses repas), mais aussi des politiques (deux ministres viendront spécialement lui souhaiter bonne chance durant le parcours, Roxana Maracineanu et Muriel Pénicaud). Avant même d’avoir gagné, et alors qu’il a abandonné 3 fois sur 6 participations, il est déjà la star… L’Elu.

[…]

Jusque-là, rien de bien original ni de si malhonnête, chaque pays du monde ayant évidemment une propension, lorsqu’il organise un événement sportif, à tenter de favoriser, sans l’avouer, mais parfois de façon éhontée, ses propres nationaux.

[…]

Mais les choses ne se passent pas comme prévu : le factotum Alaphilippe ne se plie pas au scénario écrit d’avance par ses « autorités de tutelle » (la politique et la presse). Crime parmi les crimes, il a du caractère, il est malin, et il aime gagner. Il adore le public qui le lui rend bien, et le vénère pour son panache : c’est la « Jujumania ». Il ne se contente pas de servir de rampe de lancement. Il prend le maillot Jaune, il se bat comme un beau diable pour le garder et le reconquérir lorsqu’il le perd. Pire encore, pendant la 10ème étape, de Saint-Flour à Albi, son équipe organise un traquenard, un « coup de bordure », consistant à accélérer brutalement pour faire perdre au peloton le bénéfice de la protection contre le vent. Les Colombiens et Geraint Thomas ne se laissent pas prendre, mais quelques autres, dont Pinot et son équipe, se font avoir comme des bleus. Au final, « l’Elu » perd 1mn 40 sur les meilleurs, et l’essentiel de ses chances de se placer avant le « plat de résistance » particulièrement roboratif des Alpes. Alaphilippe en remet encore une couche, en gagnant avec un brio incroyable, devant Thomas, le contre-la-montre de Pau, lors de la 13ème étape. Il accroît ainsi son petit « matelas » qu’il tentera de défendre ensuite comme un forcené. En somme, il fait ce que Pinot devait faire.

En France, on n’aime pas les gagneurs


Et c’est là que les choses deviennent passionnantes. Bien sûr, les événements ne se sont pas passés comme les « parrains », politiques, presse et organisateurs, le voulaient. Le « chouchou » est un peu… dans les choux ! Mais ils ont, devant, un véritable gagneur, qui vient de mettre une « pile » au dernier vainqueur dans son exercice favori. Il est en jaune depuis 10 jours. Bien que ce soit plus un coureur de « classiques » que de grands tours, et bien que son équipe ne soit pas la meilleure, il reste très bon sur le vélo. Il est solide en montagne, il sait bien ce qu’il veut, il a la tête froide, il a un tempérament de feu, il se bat, il s’accroche à son maillot, il ne pense qu’à gagner, et le public l’adore. Que veut-on de plus ? Dans n’importe quel pays, à défaut d’abandonner le « loser » à son sort, au moins, on prendrait fait et cause pour le « winner ». On le soutiendrait, on gonflerait la « Jujumania », on se demanderait « Peut-il gagner ? Va-t-il gagner ? ». On feuilletonnerait sur ses chances. Mais en France, on n’aime pas les gagneurs, ceux qui montrent trop d’indépendance et de caractère. Surtout celui-là, à qui l’on reproche le « coup de Jarnac » de la bordure, alors que c’est un grand classique. On lui en veut d’avoir brisé le beau rêve de la presse, ça se sent en filigrane dans tous les commentaires.

[…]

Triomphe de la pensée politique : on monte en haut lieu un beau scénario, et tout le monde doit s’y plier, même si ça ne marche pas. Triomphe de la pensée magique sur la pensée réaliste : on préfère celui qui est le plus sympathique (en réalité, celui qui est malléable), plutôt que celui qui gagne. Celui qui gagne, et qui le prouve, doit perdre, parce qu’il ne fait pas ce que l’on avait décidé pour lui. Obsession morbide pour l’échec : on parie, envers et contre tout, sur les perdants. On sort les mouchoirs, on les encense, alors qu’on méprise nos gagneurs. Le patron de l’équipe Ineos, qui gagne tous les Tours de France depuis 7 ans, sera le seul à dire que Julian Alaphilippe a un grand avenir. Forcément, pour lui, gagner, c’est un critère qui compte.

Ambitieuse comparaison

Risquons-nous à une ambitieuse comparaison. En politique, c’est un peu pareil :

Poutine et Bachar sont les maîtres du Moyen Orient… mais on ne leur parlera pas, parce qu’ils sont méchants. On préférera, comme avec Pinot, contempler notre splendide échec plutôt que de construire l’avenir avec les vainqueurs… Trump sera sans doute réélu à la tête de la première puissance du monde, mais on continuera à le dénigrer, parce qu’il est vulgaire. Nous perdrons encore plus notre influence, mais tant pis… pour lui ! […] Nous taxerons nos entreprises et nos consommateurs à cause du réchauffement climatique, même si les principaux pollueurs (USA, Inde, Chine) ne le font pas. Nous devrons « montrer l’exemple », et faire hara-kiri sur notre compétitivité et notre pouvoir d’achat, même si nous ne représentons plus que 0,1% de la pollution mondiale. Triomphe de la bêtise… et promesses de décadence !
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Je ne peux juger l'aspect sportif, mais politiquement, cet article est juste.

La France sous Macron est perdante, même si une caste s'en sort bien, et exactement pour la raison décrite dans l'article : je les connais, ces songe-creux, ces abstracteurs de quintessence, tous ces énarques, polytechniciens, centraliens, qui se construisent un monde idéal dans leur tête. Et si la réalité a le mauvais goût de ne pas s'y plier, c'est parce qu'on n'en pas fait encore assez, de leur idée géniale.

J'en connais des palanquées de ces théoriciens, que les fayots et les imbéciles (cumul possible) qualifient sans vergogne de « brillants », parce qu'ils résolvent dans leur tête des équations à 122 inconnues.

Manque de pot,  catastrophe, gaspation, abomination de la désolation, la réalité ne rentre pas dans une équation, même à 122 inconnues. Et comme ils ne savent pas faire autre chose que des équations à 122 inconnues, ils nous emmènent dans le mur (en klaxonnant, car les résolveurs d'équations à 122 inconnues ont une opinion stratosphérique d'eux-mêmes).

On crève vraiment de ces abrutis, qui ne sont même pas intelligents, puisque, tout de même, en politique, en management, la prise en compte des réalités (humaines, par exemple), c'est la base de l'intelligence.

La psycho-rigidité de l'âne savant qui dit « J'ai fait tous les calculs dans ma tête, j'en déduis ma stratégie et je m'y accroche malgré tous les démentis de la réalité » est mortelle. C'est le syndrome Gamelin (un type admiré pour son intelligence, à l'époque. Forcément brillant) : j'ai fait tous mes calculs en fonction de ce que je connaissais, malheureusement, l'ennemi n'a pas joué le jeu et a eu un comportement (faire foncer les chars sans attendre l'infanterie) que je ne connaissais pas.

J'ai trouvé ceci dans le livre de Michel Goya, Sous le feu : si deux adversaires, toutes choses égales par ailleurs, ont 95 % de chances de prendre la bonne décision pour le premier et 50 % pour le second, mais que ce dernier est deux fois plus rapide à prendre une décision, c'est lui qui l'emportera dans 51 % des cas contre 23 % pour le premier.

Pourtant, je méfie du pragmatisme. Dans un excès inverse de la psycho-rigidité, on court le risque de ne pas avoir de ligne directrice et de trop varier.

Bref, la France souffre de ne pas savoir sélectionner ses élites. Elle favorise les exploits scolaires abstraits au détriment des réussites plus concrètes. On sait pourquoi : parce que cette sélection des gros bourrins favorise la reproduction sociale. L'année où il y a le plus de fils d'ouvrier admis à Polytechnique ? 1967. Un an avant les événements qui allaient casser l'école et bloquer l'ascenseur social, je ne peux m'empêcher d'y voir plus qu'une coïncidence.

A force de sélectionner des gros bourrins, nous avons des dirigeants gros bourrins (Macron qui s'acharne sur le concours de Normal Sup), admirés par les gros bourrins qui votent pour eux, et ils font une politique de gros bourrins.

Et le France se plante. Mais il nous reste une consolation : nous avons les meilleurs gros bourrins du monde. Du Monde ! Rendez vous compte. La réussite, c'est pas ça. Par contre, le plantage, chapeau ! Nous sommes les champions du monde du plantage, grâce à nos maxi-gros bourrins. C'est-y pas beau d'être leader mondial dans un domaine ?


Pour ceux que le sport intéresse :






Chef ! On en tient un !

Enfin un démocrate qui comprend dans quels pièges les emmènent les touits de Trump.






On attend désormais la même lucidité des journalistes et des politiciens français. On va attendre longtemps !

Rappelons qu’en deux semaines, Trump a réussi à se faire traiter de raciste en critiquant, sans dire un seul mot sur leur race :

1) une parlementaire ouvertement anti-américaine  et antisémite fichée pour sympathies terroristes.

2) le maire de la ville la plus sale des Etats-Unis.

3) un pasteur corrompu et violemment antisémite.

Le Donald se régale !

Si les démocrates et la presse bien-pensante continuent à tomber à ce rythme dans chacun des panneaux que leur tend Trump, il n’y aura bientôt plus besoin de voter en 2020, il sera réélu par acclamations.

dimanche, juillet 28, 2019

La pédophilie de gauche, c'est pas pareil.

Pourquoi ce silence médiatique sur le scandale sexuel en Italie ? Parce que cela touche le Parti Démocrate et des activistes LGBT ?

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Les enfants manipulés, ainsi conduits à s’éloigner voire à détester leurs parents, étaient ensuite confiés à des « foyers d’accueil » (par exemple : un propriétaire de sex-shop ou encore l’ex-partenaire homosexuelle d’une des psychologues mises en cause…) où un certain nombre d’entre eux ont subi des agressions sexuelles, bien réelles cette fois. Deux cas de viol au moins ont déjà été établis. Cet ignoble système aurait rapporté des centaines de milliers d’euros à ses instigateurs.

Au-delà des faits particulièrement atroces, c’est aussi le traitement médiatique de l’affaire qui choque de nombreux Italiens, ou plus exactement l’absence de traitement médiatique car c’est une véritable omerta qui entoure encore aujourd’hui ces faits. Ce silence gêné des « gros » médias s’explique par le profil des personnes impliquées : des élus du Parti démocrate – dont le maire de Bibbiano, Andrea Carletti –, des activistes LGBT, des thérapeutes et des membres du « monde associatif ».
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A l'époque où le politiquement correct n'avait pas encore congédié le réel, tout le monde savait qu'il y a une affinité entre l'homosexualité et la pédophilie (d'ailleurs, les affaires dites de pédophilie dans l'Eglise sont en réalité des affaires de pédérastie. Très peu de filles concernées).

Maintenant que le politiquement correct a triomphé du réel, on peut enfin en profiter sans retenue, sous la protection du déni de réalité.

Mon estimation d'un vrai Brexit au 31/10/2019

Mon estimation des chances d'un vrai Brexit (1) au 31/10/2019 : 51/49.

Les Remainers sont largement majoritaires aux Communes (merci Thérèse). Ils peuvent renverser le gouvernement Johnson et provoquer des élections législatives à tout moment.

La question est simple : qu'est-ce qui est le plus fort, chez eux, l'idéologie européiste ou la peur de perdre leur siège ?

Si Boris Johnson arrive à réaliser un vrai Brexit dans ces circonstances merdiques, ce sera un grand exploit et il sera digne d'être comparé, pour le talent politique, à son modèle Churchill.

J'ai parié une bouteille de champagne avec Edouard Husson que la Grande-Bretagne sera encore dans l'UE le 1/11 au matin.

Mais j'espère perdre.

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(1) : je ne vais pas pinailler sur la définition du vrai Brexit. Comme la souveraineté ne se divise pas, nous le reconnaîtrons aisément.

samedi, juillet 27, 2019

Au moins, on va s'amuser

Au moins, avec Johnson, c'est comme avec avec Trump, on va s'amuser. Je n'en peux plus de ces technocrates qui, en plus d'être des traitres incompétents, sont sinistres, avec leur humour de gardiens de camp de concentration.

On pourrait se croire sauvé par les (peu nombreux) LREMistes atypiques. Même pas.

Quoique certains arrivent à faire rire malgré eux (j'ai bien aimé l'humour pince-sans-rire de ce texte) :

L’interview lunaire de Corinne Vignon ne rassure pas les futurs retraités

Quand on lit sa biographie, on se dit qu'elle débarque effectivement de la lune. Il ne doit pas être impossible de passer de décoratrice d'intérieur, voyance, astrologie, bien-être animal à spécialiste des retraites. Encore faut-il y travailler sérieusement, cela semble avoir manqué.

Revenons à Boris J.

Today Boris Johnson becomes Britain’s prime minister.

Contrairement à l'auteur, je m'explique très bien la haine que Johnson, comme Trump, génère.

Les maitres de notre monde sont (c'est une bonne partie de nos problèmes) des besogneux conformistes, sans talent, sans profondeur (d'où leur manque d'humour) et sans personnalité (mais avec beaucoup d'ambition, de cynisme et d'estime d'eux-mêmes), à tous les niveaux, même les plus proches de vous (c'est un des effets de la forclusion du père et de la transformation de l'école).

Inutile que je vous fasse un dessin : les May, les Merkel, les Macron. A un moment ou à un autre, leurs adversaires les ont traités de robots. Ca ne viendrait pas à l'idée pour qualifier Johnson.

Des hommes comme Trump ou Johnson (ce n'est pas un hasard s'ils sont le produit d'écoles à l'ancienne) sont une menace directe pour le monde qui a fait nos maitres actuels. Pire que cela, c'est une mise en accusation de leur personnalité : ainsi, il existe d'autres types possibles de dirigeants que les abrutis de technocrates dans leur costume sombre qui se bouffent des milliers de planches Powerpoint.

Churchill travaillait beaucoup, mais la maitrise des dossiers était le cadet de ses soucis. Ses écrits fourmillent d'approximations et d'erreurs ... sur l'accessoire.

Il me semble que Johnson pourrait avoir un point commun avec Churchill.

Les reproches qui leur furent adressés sont étrangement similaires : brouillons, fantasques, pas fiables, changeants, traitres même, inconstants, superficiels.

Mais Churchill a trouvé dans la lutte contre l'Allemagne nazie la grande cause qui lui a permis de dompter ses tendances à la dispersion.

Il se peut que le Brexit ait le même effet sur Johnson. Nous verrons. Nous serons bientôt fixés.

Revenons à l'humour. Churchill : « Nous sommes tous des vers. Mais je crois que je suis un ver luisant ».


A man on the moon (A. Chaikin)

Un récit des missions Apollo vers la lune.

Peu de choses sur l'organisation et la technique, beaucoup sur la psychologie et le caractère des astronautes.

Un peu long sur la fin, puisqu'il traite toutes les missions à égalité (mais c'est aussi son intérêt).




François Gervais sur le réchauffement climatique













Pêle-mêle : Péan, Paoli, Bock

Pierre Péan: « La transparence absolue c’est la dictature absolue »

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Avec le culte de l’immédiateté et les chaînes d’information continue, on a l’impression d’en savoir plus, d’être informés en permanence sur tout ce qui se passe. Mais pour être réellement informé, il faudrait que chaque citoyen soit un rédacteur en chef très pointu, qui puisse faire le tri dans tout ce qui sort. Dans cette masse effrayante d’informations, la manipulation est plus facile, et finalement le citoyen est, me semble-t-il, moins bien informé qu’il y a 25 ans.
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Je suis aussi persuadé que les gens sont plus bêtes, le naufrage scolaire et l'abrutissement par les écrans sont passés par là.


Paul-François Paoli: « La gauche est devenue le camp du conformisme, le conservatisme celui de la transgression »

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Un mouvement intellectuel conservateur de fond traverse l’Europe et l’Occident. Je l’explique par l’inquiétude que suscite la révolution anthropologique en cours. Selon Jérôme Fourquet, l’auteur de L’Archipel français, « deux tiers des moins de 65 ans sont favorables à la PMA sans père ; en 30 ou 40 ans, un invariant anthropologique majeur - la référence au père - a été chamboulé. Et dans ces conditions le GPA suivra, n’en doutons pas ». Je suis convaincu que la violence de la jeunesse d’origine immigrée en France n’est pas due à l’exclusion sociale, comme nous le rabâchent ces belles âmes qui prônent le «vivre ensemble» pour mieux rester entre elles, mais par un sentiment d’étrangeté profond à l’endroit d’une société où certaines normes anthropologiques ont été bouleversées [ce qu'ils disent avec leurs mots, quand ils disent que la France est un pays décadent, vieux, femelle, bon à prendre]. D’où le recours à un islam identitaire et normatif.

[…]

Je suis allé en décembre 1989 à Berlin et c’était incroyablement excitant. Mais ce que la réunion des deux Allemagnes a démontré c’est la supériorité du sentiment d’identité sur les valeurs idéologiques. Les Allemands, libéraux à l’Ouest, prétendument socialistes à l’Est, étaient restés Allemands. Ce ne sont pas les valeurs, fussent-elles républicaines, qui fondent la nation contrairement à ce que l’on croit en France c’est le sentiment de ressemblance. Stendhal disait: « La vraie patrie est celle où l’on rencontre le plus de gens qui vous ressemblent ». Si le sentiment de ressemblance se dilue comme c’est le cas aujourd’hui dans une société française « archipélisée » et communautarisée, la référence à la nation devient purement rhétorique.

[…]

La bourgeoisie en France n’est pas conservatrice elle est libérale, voire libertaire. Nonobstant, cette victoire intellectuelle [du conservatisme] ne pénètre guère un monde politique indifférent aux idées. L’échec de Bellamy l’a montré. Il ne suffit pas d’avoir raison sur le plan rhétorique pour l’emporter. Il faut aussi mordre sur les classes populaires.

[…]

Il n’y a pas d’entre soi ou de chez soi sans frontières. Et les nantis qui se répandent en discours pseudo-généreux sur l’abolition des frontières le savent très bien quand il s’agit de se retrouver entre eux. À cet égard il me semble que le discours de l’Église catholique est irresponsable. « Les hommes sont comme les hérissons, plus on les rapproche, plus ils se piquent » disait Schopenhauer. Ici encore il ne s’agit pas d’idéologie mais d’anthropologie.

[…]

J’ai parcouru le quartier des Champs-Élysées la nuit du 19 juillet. Des milliers de jeunes nés en France revendiquaient haut et fort leur identité en brandissant de manière agressive le drapeau du pays de leur coeur, l’Algérie. Le droit du sol, dogme sacré saint de notre République, a donc échoué les concernant. Le sentiment d’identité est une chose, la nationalité administrative en est une autre.
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La solution à nos maux, c'est la politique au grand jour.

Le technocratisme, à la Renzi, à la Hollande, à la Merkel, à la May, à la Macron (et à la Fillon, s'il avait été élu) est une saloperie : c'est un choix politique dissimulé sous la manipulation de faire croire que le gouvernant serait neutre, qu'il ne prendrait pas parti, se contentant d'appliquer des choix techniques, seuls raisonnables, qui s'imposent à lui, There si no alternative, que ne peuvent rejeter que les fous, les démagogues et les imbéciles.

Ceci est un mensonge pur et simple (bien aidé par les médias connivents) : Renzi, Hollande, Merkel, May, Macron font des choix politiques. Il est d'autres choix politiques possibles, tout aussi rationnels, voire plus. C'est l'essence même de la politique, il y a toujours le choix.

J’ai entendu vendredi matin au café des propos venant de bons bourgeois parisiens, à propos du Brexit. Ils étaient d’une grande pauvreté intellectuelle, par conformisme et par manque de recul, incapables d’envisager que la personnalité d’un dirigeant ne soit pas celle d’un terne technocrate et qu'interrompre la politique suivie depuis 40 ans n’est pas forcément suicidaire.

Je ne sais pas si Alexandre (dit Boris) Johnson fera un Brexit bénéfique pour la Grande-Bretagne. Mais considérer que son excentricité est un handicap certain et que le Brexit est assurément mauvais, parce qu’il change des habitudes établies, témoigne d’une intelligence ... comment dire ? ...  Ne disons pas, vous m’avez compris.

Mais, vous, vous êtes (je l’espère) un peu plus intelligents.

Pour le meilleur (et peut-être pour le pire), Johnson fait la politique au grand jour que j'appelle de mes voeux. Contrairement à May ou à Macron, il ne fait pas dans l’orderly management of decline.

Mathieu Bock-Côté: « Boris Johnson, clown ou homme d’État? »


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Ce qui distingue les leaders qu’on dit populistes, aujourd’hui, c’est qu’à la différence des hommes politiques ordinaires, qui ne sont souvent que des fonctionnaires élus, ils ne prétendent pas seulement gérer le mieux possible la société existante, mais faire l’histoire ou, du moins, peser lourdement sur son cours. Devant le sentiment d’une impuissance du politique, ils prétendent souvent incarner le volontarisme résolu, derrière lequel certains veulent voir une personnalité autoritaire. À tout le moins, leur personnalité n’entre pas exactement dans les catégories de la classe politique officielle. Ils n’acceptent pas la soumission du politique à la rationalité technocratique : ils mobilisent explicitement les affects et les passions. Pour cela, on les accuse souvent de démagogie. Pourtant, on ne met pas un peuple en mouvement en lui tenant un discours exclusivement comptable. Lorsqu’il s’agit de passer d’un régime à un autre, ou d’accomplir de grandes actions, qui exigent de grands efforts, il faut mobiliser les régions de l’âme humaine que la politique gestionnaire avait laissé s’atrophier. Churchill n’aurait pas dit autre chose.
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(Je remarque les commentaires très violents des lecteurs du Figaro sur Johnson et sur Trump -et sur les Gilets jaunes sous d'autres articles :  quand leur petit monde bourgeois confortable est remis en cause, leur férocité est sans limites.)

Et comme ce qui se passe au parlement britannique est intéressant parce qu'il a le pouvoir, contrairement au parlement français :

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Marche blanche : le rituel des eunuques

Agression mortelle de Mamoudou Barry: Près de 1.400 personnes à une marche blanche à Rouen

Depuis que la mode en a été lancée lors de l'affaire Dutroux, tout a été dit sur les marches blanches. C'est la manifestation d'impuissance des émasculés qui se font imposer la philosophie criminophile de ceux d'en haut.

Dans un pays en ordre juste, pas besoin de marche blanche : les citoyens se savant protégés et les criminels condamnés à de lourdes peines, y compris la peine de mort.

Et dans les pays où on a encore des couilles, on ne fait pas une marche blanche si la justice défaille, on fait une émeute.

jeudi, juillet 25, 2019

Michel et Greta

La phrase d'Onfray « Elle est vers quoi l'homme va » me fait très peur car elle recèle une part de vérité (bon, Thérèse n'est pas apparu à Lourdes).

Des petites connasses, avec un humour glaçant à la Ségolène Royal ou pas d'humour du tout, incultes, robotiques, avec des comportements de commissaire politique exterminateur, il y en a plein les partis politiques : Brune Poirson, Juliette Méadel, Delphine Batho, Amélie de Montchalin, Aurore Bergé ... et les mecs ne sont pas mieux.

Où est l'honnête homme ? Cultivé, droit, maitrisant l'art de la conversation ...

Comme disait Saint-Exupéry, ce monde de robots m'épouvante. Je préfère encore les vrais robots à ces robots humanoïdes.

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Âgée de 16 ans, le militante écologiste suédoise Greta Thunberg a appelé ce mardi les élus français à «écouter les scientifiques» pour ne pas arriver au point où l’humanité ne sera plus «en mesure de revenir en arrière sur le changement climatique».

Ni la personnalité, ni le discours de la jeune fille n’était au goût du philosophe Michel Onfray qui s’en est violemment pris à ce qu’elle représente dans un article intitulé «Greta la science» publié sur son site.

«La jeune fille qui ne sourit jamais»

Ironisant au sujet de François de Rugy, le philosophe estime que la végane Greta Thunberg pourrait bien remplacer l'ex-ministre de la Transition écologique car elle «n’aurait jamais pu causer la mort de ces pauvres crustacés géants» ni vider «la cave du contribuable», en outre M.Onfray reste sceptique quant au côté humain de sa personnalité.
«Cette jeune fille arbore un visage de cyborg qui ignore l’émotion: ni sourire, ni rire, ni étonnement, ni stupéfaction, ni peine, ni joie. Elle fait songer à ces poupées en silicone qui annoncent la fin de l’humain et l’avènement du posthumain. Elle a le visage, l’âge, le sexe et le corps d’un cyborg du troisième millénaire: son enveloppe est neutre. Elle est hélas ce vers quoi l’Homme va», estime le philosophe.

Écrit-elle elle-même ses discours?

M.Onfray s’interroge ensuite sur les connaissances de cette jeune fille qui appelle sans cesse à «respecter la science» tandis qu’elle sèche régulièrement l’école et a même annoncé son intention de ne pas aller en cours pendant un an afin de poursuivre son engagement contre le changement climatique.
«Pour Greta Thumberg, il semble que la science se réduise au compendium de passages à réciter», poursuit l’écrivain en faisant allusion aux rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) que la jeune fille citait lors de son discours.
Et d’ajouter:
«Ce qu’elle lit, à défaut de le dire librement, n’est pas écrit par une jeune fille de son âge. La plume sent trop le techno. Sa voix porte le texte d’autres qui n’apparaissent pas. Qu’est-donc d’autre qu’un cyborg, si ce n’est le sujet d’acteurs invisibles?»
Pour M.Onfray, la militante suédois n’est que la représentante d’une attitude qui se substitue à la raison des Lumières et opte selon le philosophe allemande Hans Jonas pour «une heuristique de la peur». «Autrement dit: il faut dramatiser, inquiéter, amplifier, exagérer, faire peur, c’est-à-dire tout le contraire de penser, examiner, réfléchir, débattre».

Adultes qui se font mépriser

Michel Onfray s’indigne également des élus «qui jouissent à se trouver des maîtres et à jouir dans la soumission».
«À la tribune, il semblait que c’était Mélenchon dans le corps d’Alice au pays des merveilles […] elle a tapé les élus, elle a cogné les politiques, elle a frappé les chefs d’entreprise, elle a giflé les adultes, elle a molesté les journalistes, et le public a applaudi, la regardant comme s’il s’était agi d’une nouvelle apparition de Thérèse à Lourdes.»
À la fin de son article, le philosophe reconnaît qu’«il n’y a rien à reprocher à une enfant qui veut voir jusqu’où va son pouvoir d’agenouiller les adultes c’est dans l’ordre des choses». Le pire, selon lui, «se trouve chez ces adultes qui jouissent de se faire humilier par l’une de leur créature».
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mercredi, juillet 24, 2019

Nongqawuse, la Greta Thunberg africaine ?

Nongqawuse, la Greta Thunberg africaine ?

Les prédictions apocalyptiques, à l’image de celles de la jeune Greta Thunberg ne sont pas l’apanage de l’Europe. Les exemples de prophéties millénaristes faites par des adolescents se retrouvent également en Afrique, notamment en Afrique du Sud et plus particulièrement chez les Xhosa.

Qu’il s’agisse des prophéties européennes ou africaines, elles interviennent toujours dans un contexte de grande crise politique, morale ou sociale. En Europe, les prophéties millénaristes les plus connues se sont produites au tournant de l’an mil (ou mille) quand elles annonçaient la fin du monde et qu’elles se traduisirent par les « grandes peurs ». Aujourd’hui, au moment où les Européens doutent en observant la fin de leur modèle civilisationnel et les menaces que le « grand remplacement » fait peser sur leur identité, c’est l’apocalypse climatique qui est annoncée.

Les Xhosa d’Afrique du Sud ont connu un phénomène semblable quand, influencés par une jeune fille, ils se sont auto-détruits. Le contexte est bien connu. Démoralisés par leurs défaites successives face aux Boers et aux Anglais, notamment celle de 1853, et par les pertes de territoire qui en découlèrent, les Xhosa virent également leur mode social bouleversé par l’impossibilité pour les lignages de partir à la conquête de pâturages nouveaux puisque le front pionnier blanc bloquait le leur. Pour ce peuple qui, génération après génération avançait vers le sud en s’établissant sur des terres nouvelles, le traumatisme fut profond. Il fut amplifié par la terrible sécheresse de l’été 1855-56 (déjà le climat…), et par une épidémie de pleuropneumonie bovine qui éclata en 1854, tuant au moins 100 000 têtes de bétail.

Dans ce sentiment de fin du monde, les prophéties se succédèrent. L’une annonçait la défaite des Anglais en Crimée devant des Russes présentés comme la réincarnation des guerriers xhosa morts au combat lors des précédentes guerres et qui étaient en marche vers le Xhosaland pour le libérer. Une autre annonçait que le chef qui avait conduit la guerre de 1850-1853 était ressuscité.

C’est dans ce contexte qu’en 1856, une jeune fille nommée Nongqawuse et appartenant à la chefferie Mnzabele établie dans la région de la basse rivière Great Kei, eut une vision: la puissance xhosa serait restaurée par les dieux, les troupeaux seraient multipliés et les morts ressusciteraient si tout le bétail, toutes les récoltes et toutes les réserves alimentaires étaient détruites.
Durant les 13 mois de la prophétie (avril 1856-mai 1857), les Xhosa tuèrent leur bétail, soit 400 000 têtes, et ils détruisirent leurs récoltes.

Le 16 février 1857, le jour fixé par Nongqawuse, le pays demeura silencieux et, quand la nuit tomba, les Xhosa comprirent qu’ils allaient désormais subir une terrible famine. Les morts se comptèrent par dizaines de milliers et les survivants vinrent implorer des secours à l’intérieur du territoire de la colonie du Cap.
Ceux qui avaient tué leur bétail et détruit leurs récoltes accusèrent ceux qui ne l’avaient pas fait d’avoir empêché la réalisation de la prophétie. En effet, quelques chefs xhosa moins naïfs que les autres, l’on dirait aujourd’hui qu’ils étaient des « prophéto-sceptiques », avaient refusé de suivre les hallucinations de Nongqawuse et ils avaient été contraints de s’exiler vers le Basutoland (Lesotho) pour échapper à la furie des croyants.

Le résultat de cette prophétie fut que les Britanniques n’eurent plus besoin de faire la guerre aux Xhosa puisque ces derniers s’étaient suicidés. Ils installèrent alors 6000 colons dans l’arrière-pays du port d’East London et ils englobèrent la région dans la British Kaffraria avant de la rattacher à la colonie du Cap en 1866.

Hier, la prophétie de Nongqawuse a donc servi l’impérialisme britannique… Espérons que celle de Greta Thunberg ne profitera pas à la Chine et à l’Inde qui se rient des hallucinations et du panurgisme des Européens… en attendant que, pour « sauver la planète », ils achèvent de détruire leur industrie…

Bernard Lugan

Ne vous laissez pas manipuler comme des cons

Belgique: « La loi sur l’euthanasie ouvre à toutes les dérives »

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Victime de ce qui n’est rien de moins qu’une euthanasie par privation d’eau et de nourriture en raison de son lourd handicap, Vincent Lambert n’avait pas encore fermé les yeux que déjà les partisans de l’euthanasie se prenaient à rêver d’une légalisation de cette pratique en France, tout en vantant les mérites des lois belges relatives à la fin de vie. Pourtant ces dernières, et particulièrement la loi relative à l’euthanasie, laissent la porte largement ouverte à de graves dérives. C’est précisément sur de telles dérives que la CEDH est saisie pour la première fois dans une affaire Mortier c. Belgique.

[…]

Rappelons-en les faits. Madame Godelieve De Troyer, atteinte de dépression chronique pendant plus de 20 ans, a été euthanasiée en 2012 sans que ses enfants ne soient avertis, ceux-ci ayant été informés le lendemain du décès. Son fils, Tom Mortier, se plaint devant la Cour du manquement de l’État belge à son obligation de protéger la vie de sa mère au motif que la législation belge n’aurait pas été respectée et qu’il n’y a pas eu d’enquête effective sur ces faits qu’il a pourtant dénoncés à la justice. Il dénonce notamment le manque d’indépendance de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE) chargée de contrôler a posteriori la légalité des euthanasies. Il reproche en particulier le fait que le médecin qui a euthanasié sa mère est lui-même le président de cette Commission de contrôle ainsi que de l’association LevensEinde InformatieForum (LEIF) qui milite en faveur de l’euthanasie [comme je l'ai déjà écrit, je n'ai absolument aucune confiance dans les médecins pour protégé la vie. De plus en plus, leur patron n'est plus Hippocrate mais Mengele]. Or, sa mère a versé 2 500 € à cette association peu de temps avant son euthanasie.

[…]

On pourrait croire que la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie, instance chargée de vérifier que les euthanasies pratiquées ont respecté les conditions et procédures légales et instituée par la loi du 28 mai 2002, compense les défauts de cette dernière. Il n’en est rien, comme le montre une fois encore la requête Mortier. La CFCEE manque en fait cruellement d’impartialité puisque sur les seize membres titulaires, au moins huit (et au moins six des seize suppléants) font partie d’associations militant en faveur de l’euthanasie (on compte par exemple les présidents du LEIF et de l’ADMD) et/ou sont des médecins pratiquant eux-mêmes des euthanasies. C’est le cas de son président néerlandophone, le Dr Wim Distelmans, qui n’est autre que le médecin qui a euthanasié Mme De Troyer !

[…]

Or des études révèlent par exemple que près de la moitié des euthanasies en Belgique n’ont pas été déclarées en 2007. En outre, si les termes de la loi relative à l’euthanasie sont effectivement flous et subjectifs, la Commission s’engouffre dans la brèche en les interprétant dans un sens excessivement extensif et libéral. Florilège: selon elle, la coexistence de plusieurs pathologies non graves et non incurables remplit l’exigence d’une affection grave et incurable ; elle a aussi approuvé des cas s’apparentant au suicide médicalement assisté alors qu’il n’entre pas dans le champ d’application de la loi ; il semble qu’elle ait validé l’euthanasie « en duo » obtenue par un couple dont l’un des membres ne se trouvait pas en phase terminale.

[…]


Ne pas condamner l’État dans cette affaire reviendrait donc à pratiquer la politique de l’autruche quant aux dérives de l’euthanasie, alors que la banalisation de la mentalité euthanasique en Belgique est réelle et fait des ravages. En témoignent par exemple les cas d’euthanasie sans obtention du consentement de la personne, l’ouverture de l’euthanasie aux mineurs «dotés de capacités de discernement» sans limite d’âge en 2014, ainsi que les chiffres officiels: de 235 euthanasies pratiquées en 2003, leur nombre a augmenté rapidement d’année en année pour atteindre 2537 en 2018, ce qui représente 2 % du total annuel des décès. Dans ce contexte, notons également que trois études ont révélé que «40 % des Belges sont pour l’arrêt des soins pour les plus de 85 ans». Si la Cour ne fait rien, elle accomplira le roman d’anticipation publié en 1907, Le Maître de la terre où l’auteur, Robert-Hugh Benson imagine des maisons d’euthanasie, où « d’un consentement unanime, les être inutiles, les mourants, étaient délivrés de l’angoisse de vivre ; les maisons spécialement réservées à l’euthanasie [prouvaient] combien un tel affranchissement était légitime. »
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Que des pays gravement décadents et qui ne méritent pas de vivre (je suis pour l'euthanasie politique !!!) comme la Belgique ou les Pays-Bas se livrent à ces folies, c'est très triste mais compréhensible.

Mais que ces conneries arrivent dans un vrai pays comme la France, c'est effroyable.

Et cet article nous raconte une autre face de cet horrible Meilleur des mondes :

Greta Thunberg, l’égérie verte de Davos ?



mardi, juillet 23, 2019

Trahison, trahison, trahison

Trahison du ministre Macron qui mérite la haute cour (1), d'autant plus que le président Macron a continué sur cette lancée :

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Il est inconcevable que le bon fonctionnement, la sécurité de nos centrales nucléaires et la propulsion du porte avion Charles de Gaulle dépendent du bon vouloir d’une entreprise étrangère. L’autorisation de cession de cette entreprise à l’américain General Electric, le 5 Novembre 2014, a été une erreur du ministre de l’économie de l’époque.
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Bien sûr, ce n'est pas une rerreur, c'est une trahison délibérée. Macron est le Destructeur (2).

Trahison de l'anti-pape François :

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Le cardinal Walter Brandmüller – ami personnel de Benoît XVI – est un éminent historien de l’Église et pourtant, contre cet « Instrumentum laboris » [sur l’Amazonie], il n’a pas hésité à utiliser les termes les plus durs : « hérétique » et « apostat ».

Brandmüller parle du synode comme «d’une intrusion agressive dans les affaires purement mondaines de l’Etat et de la société brésilienne». Il condamne ensuite les absurdités théologiques du document (par opposition aux textes du Concile Vatican II) et le «rejet anti-rationnel de la culture « occidentale » qui souligne l’importance de la raison». Cet « Instrumentum » vatican – tonne le cardinal – «charge le synode des évêques et finalement le pape d’une grave violation du depositum fidei, ce qui signifie en conséquence l’autodestruction de l’Église ou le changement du « Corpus Christi mysticum » en une ONG laïque à vocation écologique, sociale et psychologique».

Le prélat conclut « avec force» que le document du Vatican «contredit l’enseignement contraignant de l’Église sur des points décisifs et doit donc être qualifié d’hérétique. Puisque le fait de la révélation divine est également remis en cause ici, ou mal compris, il faut aussi parler d’apostasie ». Il constitue « une atteinte aux fondements de la foi… et doit donc être rejetée avec la plus grande fermeté ».

La position du cardinal, ami de Benoît XVI, est celle des catholiques. Et on peut penser qu’elle est avant tout partagée par le Pape Ratzinger qui, pendant des années, a défendu la foi de l’Église de la théologie de la libération et de tous ses dérivés qui aujourd’hui remplissent le document du Vatican.
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La trahison rigolote du ridicule Duhamel et celle plus inquiétante de Face-de-bouc :

Facebook censure un article sur Alain Duhamel

Et encore Facebook :

Facebook, cette nouvelle pravda du régime

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(1) : je sais bien que le crime de haute trahison a été aboli par des politiciens félons qui pouvaient se sentir concernés, mais je ne serais pas choqué qu'il soit rétabli et rétroactivement appliqué : de même que chacun sait qu'il ne faut pas assassiner, chacun sait qu'il ne faut pas trahir son pays.

(2) : pas besoin de faire de la psychologie à deux balles pour comprendre que c'est un adolescent attardé qui s'affirme en cassant.

lundi, juillet 22, 2019

Trump comme tremblement de terre

Y a-t-il une élite intellectuelle trumpiste ?

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Et si, de manière pour le moins inattendue, Trump s’avérait être depuis Reagan le président ayant eu le plus d’impact sur la fabrique des idées et des élites dans son pays ?
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De manière inattendue pour un abruti qui écrit dans le Figaro, pas pour mes fidèles lecteurs.

Nous sommes nombreux (pas dans les medias, dans la vraie vie) à considérer que Donald Trump est un président pivot, qui change la politique américaine.

Il n'est donc pas surprenant qu'il suscite de nouvelles idées chez les intellos.

Je pense que l'enjeu des prochaines présidentielles américaines, même s'il ne sera pas déclaré franchement, tournera autour de la dissolution des GAFAM, une menace mortelle pour la démocratie.

Il est déjà clair que Google fera tout ce qu'il peut (et il peut beaucoup) pour empêcher la ré-élection de Trump. Mais ce n'est pas le genre du Donald de se laisser faire, ce n'est pas un Fillon ou Wauquiez.

dimanche, juillet 21, 2019

L'oeuvre sans auteur

Je ne comprends pas pourquoi ce film de 3h a été coupé en deux parties. C'est maladroit. Les spectateurs auraient très bien supporté de voir ce film d'une seule traite.

Sinon, vraiment très bien. Le méchant nazi est un pouième caricatural, puisqu'il pratique l'eugénisme jusque dans sa propre famille. Mais il est très intelligent. Ce film montre aussi la terreur qu'est un médecin sans conscience (les jeunes médecins d'aujourd'hui me terrifient : ce sont des petites bourgeoises, travailleuses et cupides, qui font carrière, sans culture, sans imagination, bref sans humanité. Dans 20 ans, elles n'auront aucun scrupule à m'euthanasier, avec les meilleures raisons du monde, pleines de compassion, bien entendu).

Les autres personnages sont attachants. On tombe évidemment amoureux de Paula Beer. Le personnage de la mère aurait peut-être mérité un développement.

Par le réalisateur de La vie des autres, c'est aussi original. Il y est question de nazisme, de communisme, d'art contemporain.

Je me permets de citer le Figaro : « Donnersmarck réussit le pari subtil de concilier un mélodrame grand public avec une réflexion très personnelle sur l’art et l’histoire ».

Et cette déclaration du réalisateur lui-même : « Le niveau de culture mondiale a baissé. Il y aura toujours du cinéma, mais il ne changera plus vraiment le regard. Car pour cela, il faut deux choses : des films qui apportent quelque chose de nouveau et la soif du grand public. Quand vous voyez le nombre de distributeurs en difficulté parce qu’ils traitent d’autre chose que de super-héros ou de Cinquante nuances de Grey, vous mesurez le changement qui s’est produit en une douzaine d’années ». Bref, comme je vous le répète, nous vivons dans la société de l'abrutissement et nous sommes tous touchés.

Le film parle aussi de l'euthanasie nazie et der l'avortement. Ce qui fait bizarre juste après l'affaire Vincent Lambert et alors qu'on nous serine matin, midi et soir que l'avortement est le premier droit de la femme, celui qui surpasse tous les autres, le plus intouchable.

La fin est ... Vous verrez bien.




Addendum : visiblement, je ne suis aps le sul à avoir apprécié ce film.

Some Thoughts on a Fine New Film 'Never look Away'

Et comme cette photo est extraite d'un passage pas du tout scabreux (je ne peux pas m'expliquer sous peine de dévoiler une partie des péripéties), je me permets. Sûrement que les puritains Google et Facebook ne comprendront rien et excluront ce billet (mais je les emmerde à pied, à cheval et en voiture) :






samedi, juillet 20, 2019

Notre société m'épouvante



Il faut encore débattre autour du cas de Vincent Lambert

L’agenda politique derrière l’affaire Lambert (suite)

par François Martin - 20 juillet 2019


Mon dernier article a suscité de nombreux commentaires, beaucoup de bonne qualité. Cela prouve que lorsqu’on n’a pas peur de développer clairement une argumentation, plutôt que de chercher à tout prix un consensus mou pour ne déplaire à personne, on a des réponses qui ne sont pas forcément d’accord, mais qui sont au moins, en général, respectueuses et argumentées.

Je voudrais revenir sur certains points de mon article, pour tenter d’être plus clair encore dans ma démonstration. Ma thèse est que la plupart des arguments que l’on cherche à développer, ou à faire développer, dans la presse et ailleurs, sont des fausses pistes, susceptibles de nous égarer par rapport à un agenda politique qui me semble, à moi, manifeste, mais qu’il est important, pour ceux qui tirent les ficelles, de masquer. A ce titre, je préfère qu’on me traite de complotiste plutôt que de naïf. D’ailleurs, les complots étant dans la nature des élites politiques, je crains même que l’accusation, si répandue aujourd’hui, de complotisme, n’ait été créée, bien souvent, que pour faire accuser ceux qui dévoilent les véritables complots… Lorsque l’on entend cela ressassé à longueur de journée, dans la presse en particulier, les grands Bob et Carl doivent se demander à quoi ils ont servi, et ce qu’est devenue leur profession. Parce que si la presse politique n’est pas là pour trouver les raisons cachées et les manipulations derrière les déclarations lénifiantes (ce que l’on appelle précisément les complots), c’est qu’elle est devenue la Pravda. Mais passons…

D’abord, l’idée comme quoi il faut « respecter » la mort et la douleur des familles, et par conséquent se garder de trop médiatiser sur ce sujet. C’est vrai, mais en même temps, les forces manipulatrices sont actives en permanence pour atteindre leurs objectifs. Lorsque certains écrivent qu’il s’agit d’un « crime d’Etat », rien ne permet de dire qu’ils doivent « respecter l’intimité et la douleur des proches », ni qu’ils ont a priori tort de le dire, ni qu’ils ont tort sur le fond, ni qu’ils sont excessifs. Rien ne devrait permettre de leur en faire le reproche, du moment que l’accusation est argumentée, car la politique ne s’arrête jamais. Le système médiatique moderne est ainsi fait que si l’on ne parle pas des affaires à chaud, personne ne s’y intéresse. Il n’y a rien d’indécent à vouloir dénoncer l’injustice qui est faite, si c’est le cas, à froid et aussi à chaud.

Ensuite, l’idée comme quoi les choses sont trop « complexes » pour que l’on puisse prendre une position relativement simple, qui sera facilement, là aussi, décrite comme inhumaine ou même indécente. Je crois que c’est encore un leurre. La politique ne peut pas, sous ce prétexte, ne pas vouloir fixer des règles générales, mais traiter seulement des cas particuliers, parce que les choses sont trop « complexes ». Affirmer cela, c’est justement contribuer à « noyer le poisson » et faire le jeu des manipulateurs. On peut être certains, à ce titre, que derrière les cas particuliers, ceux qui veulent à tout prix, comme le précise Jean-Philippe Hubsch, le Grand Maître du Grand Orient de France, « faire évoluer notre droit pour permettre enfin le libre choix de la fin de vie dans le strict respect des appréciations et des conceptions métaphysiques de chacun » sauront faire en sorte que le « libre choix de la fin de vie » aille toujours dans le même sens, celui de la mort plutôt que celui du maintien en vie, même lorsque le grabataire n’est pas en fin de vie. Il n’est besoin que de voir l’acharnement dont ils ont fait preuve pendant des années pour faire passer Vincent Lambert de vie à trépas, alors qu’il était si facile de le transférer dans l’une des multiples entités qui étaient prêtes à le recevoir, pour s’en convaincre.

L’argument de la dépendance me semble également un leurre. Certains se sont offusqués du fait que, dans mon article, j’ai comparé la dépendance de Vincent Lambert et celle des nouveaux-nés. Ce que j’ai voulu dire, c’est que ce n’est pas la dépendance elle-même qui pose problème. Ceux qui s’offusquent de la dépendance font à mon avis un contresens. Ce n’est pas de la dépendance elle-même dont ils parlent, mais du sentiment qu’ils ressentent eux-mêmes et qu’ils présupposent chez le dépendant comme quoi la dépendance lui est insupportable, alors que c’est un sentiment subjectif : certains grands dépressifs se sentent totalement emprisonnées par la vie, alors qu’ils sont, objectivement, absolument libres, d’autres peuvent se sentir libres, même s’ils sont physiquement dépendants ou enfermés. Saint Jean de la Croix disait que c’est à l’extérieur de la clôture du monastère qu’il se sentait en prison, et à l’intérieur qu’il se sentait libre. Ma mère, personne très active et pleine de vie, a terminé sa vie, suite à un AVC, pratiquement grabataire, pouvant à peine se nourrir toute seule. Or la moindre chose, une fleur, une brise, une parole, un sourire, un bisou, la rendait heureuse. Jamais elle n’a donné l’impression de souffrir de son état, alors qu’elle passait bien des heures à « regarder le plafond ». On ne peut donc pas plaquer sur une personne dépendante son propre sentiment. Evidemment, la dépendance fait peur, surtout lorsqu’on est bien portant. Mais personne ne peut savoir ce qu’il ressentira si un jour, cela lui arrive.

Dans cette même perspective, la notion de Directive Anticipée (DA) est une autre fausse piste, créée évidemment pour pousser les personnes, mues par la peur, et c’est bien compréhensible, à dire qu’ils voudront, le moment venu, qu’on « abrège leurs souffrances » s’ils deviennent un jour dépendants, et sûrement pas le contraire. Mais personne ne sait en réalité si, le moment venu, ils souffriront ou non, ni s’ils voudront vraiment mourir. Par contre, on peut faire confiance à ceux qui ont fait inscrire cette disposition dans la loi pour influencer la pratique afin que ces personnes soient « débranchées » rapidement si elles ont édicté leurs DA. On ne cherchera pas, à cette occasion, à savoir « à tout prix » si elles ne souhaiteraient finalement pas, au fond, conserver la vie. Là aussi, voyons comme on s’est prévalu de prétendues volontés de Vincent Lambert pour lui appliquer le protocole fatal, alors qu’il n’avait même pas donné de DA formelle. A-t-on appliqué, dans ce cas, le « principe de précaution » ? A fortiori, les auteurs de DA seront évidemment les premiers condamnés.

A lire aussi : Affaire Vincent Lambert: « On ne supporte plus la mort, on ne supporte plus la souffrance » La question de la conscience est aussi très ambiguë, piégeuse et dangereuse. En effet, il est clair, malgré les expériences effectuées sur les malades pour déterminer les différences, parfois infimes, entre les sortes de consciences « végétatives » ou « pauci-relationnelles », qu’il est pratiquement impossible de déterminer le degré véritable de conscience d’un grand handicapé cérébral. Et puis, le fait que le malade ne puisse pas communiquer ne veut pas dire qu’il n’a pas de conscience, au sens où il ne ressentirait pas les situations et les émotions. En vérité, on voit bien où ces investigations veulent nous emmener : ce qu’elles cherchent, là encore, c’est à créer de la complexité, de façon à nous faire perdre une vision simple des choses. Autrefois, tant que l’électroencéphalogramme n’était pas plat, tant que le malade n’était pas en état de mort cérébrale, on considérait que si son cerveau était actif, il était présumé pouvoir penser, et donc constituer un être humain vivant, et comme tel à respecter. Désormais, on va tenter, et de plus en plus, de nous faire croire que ses réponses, même si, comme le faisait Vincent Lambert, il répond aux sollicitations, tourne la tête au vu des personnes, pleure, ou gémit lorsqu’il a mal, ne sont que purs réflexes, et donc qu’il n’est plus à proprement parler un être humain, mais seulement un corps qui réagit. Jusqu’où pourrait-on aller dans cette direction ? Qu’en sera-t-il si, à une salutation, il répond, par exemple, « bonjour » ? Cela ne serait-t-il donc qu’un « réflexe », et non le fait d’une véritable conscience ? On voit bien où l’on nous emmène, et toujours dans le même sens : jamais dans la direction où le choix, dans le doute, serait de choisir qu’il vive, mais toujours qu’il faudra qu’il meure.

Michel Houellebecq a pris position

Enfin, la dernière des fausses pistes consiste à nous faire perdre, par des « complexifications » comme celles que nous avons analysées ci-dessus, la différence entre fin de vie et handicap. Au nom de la dépendance, de la « non-conscience », de « souffrance » réelle ou présumée, de « directives anticipées » même si elles ne sont pas formulées explicitement par écrit (ce qui devrait être le minimum !), on va nous faire « assimiler » un handicap à une fin de vie, faire « comme si c’était pareil », et appliquer au pauvre handicapé, que la loi devrait protéger, un protocole de fin de vie même si comme Vincent Lambert, il vivait depuis 10 ans avec une simple sonde gastrique, un instrument bien peu complexe inventé depuis 1846. En réalité, en théorie, il est simple et structurant de vérifier si la personne est ou non en fin de vie. Dans le premier cas, il faut l’accompagner, dans le deuxième, la protéger et la soigner. On a bien vu, à l’occasion de l’affaire Lambert, comment l’on avait tout fait pour nous faire confondre les deux choses, jusqu’à décider d’appliquer, de façon honteuse, une euthanasie par la faim et la soif à un patient handicapé pas du tout en fin de vie. Et qu’on ne dise pas que la « sédation profonde » (une autre fausse piste !) est susceptible de résoudre le problème : si un patient est un être humain, et pas en fin de vie, ce n’est pas le fait qu’on l’endorme qui donne plus le droit de l’euthanasier.

Et je n’ai même pas abordé d’autres questions pièges, comme celle de la souffrance, ou celle de la « dignité »…. Ce n’est pas vraiment nécessaire. Les clefs véritables de cette tragique affaire ont été données par deux articles remarquables :

L’un est celui de Michel Houellebecq, « Vincent Lambert, mort pour l’exemple », paru dans Le Monde du 12 juillet. Avec une grande concision, Michel Houellebecq montre qu’il n’est nullement dupe des « fausses pistes ». Il traite même, en quelques mots, la question de la souffrance, en expliquant qu’elle est souvent physique, et qu’elle est alors traitable, supprimant du coup la plupart du temps la souffrance morale. Il remarque surtout que c’est la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui a demandé le pourvoi en cassation, alors même que le président Macron avait déclaré vouloir rester en dehors de l’affaire. En agissant ainsi, la ministre savait qu’elle condamnait Vincent Lambert, car elle connaissait évidemment à l’avance ce que serait l’avis de la Cour. Pourquoi l’a-t-elle fait ? Parce que les forces pro-euthanasiques sont très puissantes dans notre pays, et que la révision, à l’automne prochain, des lois dites « bioéthiques » (alors qu’elles devraient être purement « biologiques », pas mort = vivant = être humain = respect de son corps et de sa vie) sera évidemment l’occasion, « souffrance » de Vincent Lambert aidant, d’introduire dans le processus de « fin de vie » des dispositions plus spécifiquement « actives » que le simple arrêt des soins. L’objectif ultime étant l’euthanasie, encore et toujours, on peut leur faire confiance pour pousser, autant qu’il sera possible, dans ce sens.

L’autre est l’article de Jean-Marie Le Méné, « Pour l’Etat, tuer Vincent Lambert était un devoir », dans Valeurs Actuelles du 11 juillet. Avec l’attendu de l’arrêt de la Cour prononcé par le Procureur François Molins, « consacrer le droit à la vie comme une liberté à “valeur suprême” aurait aussi pour conséquence immédiate la remise en question de la loi dite Leonetti en faveur des malades et des personnes en fin de vie ou encore celle relative à l’interruption volontaire de grossesse », l’auteur dévoile la vraie raison idéologique : ce n’est plus la considération sur ce qu’est la vie humaine ni sa protection qui est l’important, mais le fait de sécuriser les dispositions concernant l’IVG d’une part et l’euthanasie d’autre part (c’est-à-dire, dans les deux cas, le pouvoir de certains hommes sur la vie des autres), contre toute remise en cause. Eh oui, nous en sommes là. C’est à proprement parler la société eugénique que l’on veut construire. En filigrane, on comprend aussi que l’exigence, dans un pays de plus en plus vieillissant, de se donner des moyens idéologiques, juridiques et médicaux pour éliminer les malades et les « vieux », alors même qu’on ne souhaite nullement remédier aux carences de notre natalité, est aussi un besoin économique essentiel.

De grâce, ne nous laissons pas embarquer dans les fausses directions et les traquenards du « jeu de l’oie » bioéthique, que l’on nous complique à loisir. Eux voient clair, pourquoi pas nous ?





Entre la naïveté et le prétendu complotisme, sachons au moins choisir.

jeudi, juillet 18, 2019

Quand une femme est d'accord avec vous, faut laisser faire ...

Visiblement, je ne suis pas le seul à penser que la pseudo-affaire de Rugy est une diversion :

Le massacre de Notre Dame de Paris va pouvoir commencer.

Flèche de Notre-Dame: l’idée d’un « geste architectural contemporain » pas écartée.

La loi ad hoc étant passée, le massacre macroniste de Notre Dame de Paris va pouvoir commencer.

Je n'ai aucun doute sur la question puisqu'Emmanuel Macron est l'anti-France personnalisée, le Destructeur (c'est pourquoi il n'y a jamais aucune excuse pour voter pour lui. En particulier, la droite-portefeuille qui se prétend catholique est à vomir).

Mais voici comment je verrais les choses si on me laissait faire :

1) Reconstruction à l'identique dans le dernier état avant l'incendie.

2) Chantier transformé en attraction touristique sur 10 à 15 ans.

3) Une statue avec la tête de Macron (ça ne trahirait pas la tradition).

Je ne serais pas étonné qu'on ait quelque chose comme ça, remplaçant le culte catholique parle le culte de la Nature, dans le silence complice de nos très veules évêques :




Une fois de plus, les Français seront abandonnés. Dans la caste d'en haut, la peur de passer pour ringard est si prégnante (le chantage à la ringardise gagne à tous les coups) que les partisans de la reconstruction à l'identique sont et seront très minoritaires.

Evidemment, au chantage à la ringardise, il est très facile d'opposer la modestie vis-à-vis de nos ancêtres, le respect de l'héritage reçu et le bon goût, bref, l'intelligence, mais pour cela, il faudrait être ... modeste, respectueux, connaisseur, intelligent.

Ce ne sont pas précisément les qualités de notre classe dirigeante.


mercredi, juillet 17, 2019

La nouvelle féodalité (et les imbéciles qui croient aux sornettes qu'on leur raconte)



Comme Aldo, je suis frappé, non pas que des enculés oppriment les pauvres pour se goberger de homard et de Chateau Yquem, mais que, à cause de la fabrique du consentement, les pauvres donnent dans le panneau qui leur est tendu pour qu'ils adhèrent d'enthousiasme à leur propre spoliation.

On n'arrête pas le progrès, comme on dit. Malheureusement, c'est le progrès dans l'arnaque.



mardi, juillet 16, 2019

De Rugy : intoxication au homard (c'est plus classe qu'à la crevette)

Je moque parce que ces personnages sont risibles, mais cette affaire me laisse sur une profonde insatisfaction.

Les causes de la démission de Rugy sont superficielles (je suis bien certain que, dans tous les palais de la république, on fait de telles agapes. Et Macron a fait bien pire sans être inquiété).

On ne peut invoquer comme motifs politiques à cette démission que le manquement au devoir d'exemplarité et la collusion avec les journalistes et les lobbys. C'est grave mais pas exceptionnel.

J'aurais préféré des motifs plus spécifiquement politiques, comme son action ou son inaction dans son ministère. Ou tant qu'à s'intéresser à des choses très générales, comme la vie à part et la collusion, qu'on réfléchisse à une perspective plus large.

Je persiste dans mon analyse : Plenel est, comme d'habitude, l'instrument d'une demi-contestation, d'une mise en cause personnelle qui ne va pas au fond des choses, complice du théâtre d'ombres d'une fausse démocratie.

On fait croire qu'il y a une vie démocratique en permettant les remises en cause et les attaques. Mais celles-ci sont toujours ad hominem et nullement critiques du système. Bref, elle participe de la mascarade de la fausse démocratie au lieu d'en dévoiler les mensonges.

Un ministre va être nommé pour remplacer de Rugy. Il ne sera ni meilleur ni pire, puisqu'il sortira du même moule, avec les mêmes idées et les mêmes pratiques. Rien n'aura vraiment changé, sauf le masque.

Merci Plenel !





lundi, juillet 15, 2019

Ce n'est que le début, la transgression balaie tout l'humain sur son passage.

Pris chez Bruno Bertez :



Cela vient à point nommé après l'assassinat de Vincent Lambert (analyse intéressante d'Ingrid Riocreux sur la complicité des journalistes et la préparation de la prochaine étape).

Vous connaissez mon opinion : nous vivons dans une société satanique, au vrai sens du terme.

C'est ce que ça veut dire, le vocabulaire ampoulé des connards, les cuistres subventionnés, « briser les codes, faire bouger les lignes », ça signifie « Je veux rendre hommage à l'assassin plutôt qu'à ses victimes, je veux appeler bien ce qui est mal, je veux rendre un culte au Mal, je veux vénérer Satan ».

Il n'y a pas à tourner autour du pot : cet état de fait (et Etat de fait, puisque l'Etat est l'instrument principal de ce culte satanique) est désespérant. Mais, quand on nomme les choses correctement, il est plus facile de trouver la solution.

En l'occurrence, la solution, c'est le Christ. Dans les textes sacrés et dans la tradition de l'Eglise, il y a toutes les réponses spirituelles, morales et philosophiques pour s'opposer à Satan.

dimanche, juillet 14, 2019

Un 14 juillet digne d'Emmanuel Macron

Les bons Français qui veulent voir le défilé sont repoussés par un bouclage digne du général Alcazar :



En revanche, un supporter algérien avec une tronçonneuse sur les Champs-Elysées, aucun problème.

Ce gouvernement était déshonoré avant même de parvenir au pouvoir, à cause de ses méthodes.

Désormais, la police l'est aussi.


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Ce délire de protection expose publiquement plusieurs problèmes :

1) L'idée pathologique que le protégé se fait de la valeur de sa personne.

2) Une profonde lâcheté. Rappelons que De Gaulle affrontait l'OAS avec quatre gardes du corps seulement ; que Henri IV avait refusé une protection supplémentaire au nom de ses devoirs. La lâcheté présidentielle manifeste un manquement gravissime à ses devoirs : le message est « Ma personne est plus précieuse que la disponibilité que je dois à mon peuple ».

3) Symétriquement à la surévaluation de la petite personne présidentielle, il y a un mépris cinglant du peuple, qui n'est plus considéré comme le souverain.

En résumé, un grand président préfère le risque d'un attentat au risque d'être coupé du peuple. Un petit président, c'est l'inverse. Nous n'apprenons rien : nous savons tous déjà depuis longtemps dans quelle catégorie se situe Emmanuel Macron.

Bien sûr, le fond du problème est, comme depuis que Macron est apparu sur la scène politique, la légitimité.

Quelle légitimité a un président français qui ne peut sortir de son bunker pour acheter une baguette sans être escorté par un porte-avions ? Evidemment, aucune.



samedi, juillet 13, 2019

Divertissons, divertissons ... Le homard amuse.

Nous sommes sur la même longueur d'onde.

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Si la question du politique reste cantonnée à la moralité de l'action politique et à l'optimisation de son coût, ne risque-t-on pas de désarmer les politiques face aux pouvoirs économiques ? Et d'encourager les pratiques politiques qui consiste à viser un poste après son mandat ?

Edouard Husson : J’ai pour ma part un reproche beaucoup plus important à faire à François de Rugy: il était président de l’Assemblée Nationale lorsqu’une commission d’enquête parlementaire a été mise en place sur Alexandre Benalla. Or les travaux de cette commission ont tourné court sur pression de l’Elysée - à la différence des travaux de la commission du Sénat. Pour le fonctionnement des institutions, c’est beaucoup plus grave.


Médiapart est d’ailleurs assez représentatif des limites des médias, même quand ils cherchent à ennuyer le pouvoir. En 2018, on sort des articles sur l’affaire Benalla. Puis en 2019, on lance une affaire « Rugy ». En 2020, il y en aura une autre. Et l’on cherchera à provoquer l’indignation des Français à chaque fois, sans parler de la seule chose qui devrait nous intéresser concernant des politiques : font-ils leur travail ... politique ?

Il y a un mélange de naïveté, d’ignorance et de lâcheté des médias concernant les relations entre la classe politique et le secteur privé : on va, pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines, s’acharner sur François de Rugy pour son comportement personnel ; en revanche, personne n’enquête sérieusement sur les décisions d’Emmanuel Macron lorsqu’il a traité le dossier Alstom, à l’époque où il était ministre ; ni ne se demande quel est le plus grand désastre du dossier Renault-Nissan : les abus de Carlos Goshn ou l’action calamiteuse du même Emmanuel Macron lorsqu’il a voulu modifier les équilibres entre la participation de l’Etat et le reste de l’actionnariat de l’alliance Renault/Nissan.
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Je voudrais juste rappeler que, moi aussi, je suis apte aux plus hautes fonction politiques.






Le homard rugit

Soyons clairs : l'hystérie autour de l'affaire de Rugy prend des proportions ridicules. Nous perdons tout sens de la mesure.

Si on me demande quelle est la meilleure cave de France, j'hésite entre celle du restaurant la Tour d'Argent et celle de l'assemblée nationale. Il n'est donc pas étonnant que le président de cette dernière boive de d'excellentes bouteilles.

Le choquant de cette affaire est que les diners en question ne sont pas professionnels mais du réseautage personnel entre copains-coquins, politocards et journalopes. Et aussi cette attitude de parvenu méprisant, qui passe son temps à faire des leçons de morale tout en profitant à donf et sans guère de discrétion.

François de Rugy, l’arroseur arrosé

S'il y a un scandale de Rugy, c'est sa personne même et sa carrière : comment un type aussi minable et aussi dégoûtant peut-il occuper de hautes fonctions ?

Bref, nos politiciens et nos journalistes sont la lie de notre société. La belle nouvelle !

Il y a, en macronie, des scandales bien plus importants, ceux liés au bradage, sous toutes les formes, de la France et de son patrimoine, dont les journaux ne parlent pratiquement pas.

Bref, l'affaire de Rugy est une diversion de plus.

D'ailleurs, nous vivons dans un monde de diversions :

L’héroïsme de pacotille des nouvelles égéries progressistes



Ca permet d'éviter furtivement les vrais problèmes politiques :

Crise du logement: « Les métropoles sont devenues de véritables châteaux-forts »

Nous ne sommes pas loin de l'affaire de Rugy : le monde des gouvernants qui ignorent et méprisent le monde des gouvernés, c'est aussi le monde de ceux qui vivent dans des métropoles mondialisées inabordables pour le commun des mortels.

La solution fondamentale, c'est la fin de la mondialisation (et du pouvoir excessif des banques centrales qui va avec).

Je me console en me disant qu'en France, il y a eu des hommes de cette trempe :

Les grands essais du XXe siècle : Notre jeunesse, de Charles Péguy


Vous nous voyez marcher, nous sommes la piétaille.
Nous n’avançons jamais que d’un pas à la fois.
Mais vingt siècles de peuple et vingt siècles de rois,
Et toute leur séquelle et toute leur volaille

Et leurs chapeaux à plume avec leur valetaille
Ont appris ce que c’est que d’être familiers,
Et comme on peut marcher, les pieds dans ses souliers,
Vers un dernier carré le soir d’une bataille.