lundi, juin 29, 2020

Parisiens, bonsaïs humains.


Enfin une bonne nouvelle :

Seule contre tous

Municipales : le suicide français continue.

Avec les élections municipales, le suicide français continue :

1) Forte abstention qui laisse le pouvoir aux minorités les plus folles.

2) Urbains totalement azimuthés et de moins en moins français (vous connaissez ma thèse : la vie moderne rend fou, littéralement) qui votent pour ce que l'anti-France a de plus méchant, de plus sectaire et de plus dangereux.

Faut-il en être surpris ? Bien sûr que non. Si vous l'êtes, c'est que vous n'avez pas compris l'ampleur de la maladie mentale qui frappe la France.

Faut-il s'en lamenter ? Même pas. Nous savons que nous avons un long combat devant nous. Ca ne sert à rien de se lamenter aprèd chaque folie qui confirme notre analyse. Bien sûr, nous préférerions avoir tort et que les nouvelles fussent, mais c'est ainsi meilleures.

Et puis, pour ceux qui auraient besoin de se remonter le moral, on peut voir un élément positif dans l'abstention : les Français ne sont plus dupes de cette comédie faussement démocratique.

Ca ouvre la porte à quelques solutions radicales qui ne sont pas toutes bonnes (thèse Houellebecq : les Français laissent un islamiste prendre le pouvoir pour remettre de l'ordre dans le bordel). Mais la France peut aussi avoir de la chance et tomber sur un De Gaulle.

Heureusement pour le Système que les militaires de 2020 sont des couilles molles, sinon le coup d'Etat ne faisait pas un pli. Mais, les militaires étant ce qu'ils sont, Macron peut dormir sur ses deux oreilles (et la queue).

dimanche, juin 28, 2020

L'ombre de Staline

Film sur l'Holodomor et Gareth Jones, le courageux journaliste qui l'a dénoncé. Aussi, un portrait de Walter Duranty, le journaliste du New York Times corrompu par le gauchisme et qui a menti comme un arracheur de dents pour son idéologie (rien de nouveau sous le soleil).

Puisque le temps des massacres revient (je ne sais pas encore si les noirs vont massacrer les blancs ou l'inverse, mais il y a de ça dans l'air), mieux vaut s'informer.


vendredi, juin 26, 2020

Conservateurs contre progressistes : un faux combat qui mène toujours à la victoire des progressistes ?

Cette vidéo fait écho à mes préoccupations. Je sens que le combat conservateurs contre progressistes ne peut que tourner à l'avantage des progressistes, que le terrain est mal choisi, que, si nous voulons vraiment vaincre (pour certains, j'en doute), il faut se décaler, changer de terrain.

Cet entretien met des mots sur mon doute :

jeudi, juin 25, 2020

Citation du jour

« Voltaire se brise sur Jeanne d'Arc ».

Victor Hugo

L'enjeu de la campagne anti-Raoult

Cet article :

Confinement ou traitement ? (2) Posté le 24 juin 2020 par Gérard Maudrux

situe l'enjeu de la campagne anti-Raoult : les mesures gouvernementales (« Un Doliprane et au lit ») ont aggravé l'épidémie de COVID. Si on avait laissé les généralistes libres de prescrire, on s'en serait mieux sorti.

Donc, il est hors de question que Raoult ait eu raison puisque, dans ce cas, la prison se rapproche dangereusement pour certains. Il faut absolument que les salopards à la Salomon-Véran puissent dire qu'il y avait un doute.

De plus, Raoult a enfin attaqué dans le dur : la corruption systémique, dénoncée aussi par JD Michel. On notera que les députés ont fait la sourde oreille.

Il est donc compréhensible que, pour eux, il soit l'homme à abattre.

Et pour nous, l'homme à défendre.

Campagne anti-Raoult : c'est beau le journalisme déontologique en action

Dans une pub de l'Express ce matin :



Bien entendu, chers amis habitués du journalisme « moderne », vous sentez la poloche, vous connaissez la technique occultation/exaltation. Jamais l'Express n'a fait d'article aussi pinailleur sur Gilead et les conflits d'intérêt au gouvernement et dans la bureaucratie de la santé. L'Express défend le Système.

Jean-Yves Le Gallou démontre toutes les semaines que le « fact checking » (cet horrible anglicisme suffit, au fond, à juger ceux qui l'emploient) est un instrument de manipulation.

Soyons clairs : l'Express fait campagne contre Raoult. Après, chacun jugera les raison qu'il a pour agir ainsi.

Mais, c'est un plaisir de voir que Raoult ne se laisse pas faire. Par contre, dans la classe dirigeante, il est très seul : c'est toujours le même problème, elle se fout des Français, elle se fout des résultats, la seule chose qui l'intéresse est de se préserver et de préserver son pouvoir.

L'envie de pénal des roquets

 

 On sent toute la hargne des minables du Système contre quelqu'un qui, quels que soient ses défauts, leur est supérieur. On sent aussi toute la hargne des causeurs contre les faiseurs.

Ne vous y trompez pas : ils sont ridicules, risibles, mais comme pouvaient l'être les grandiloquences de Robespierre et de Fouquier-Tinville, ils sont de la même race, celle des bourreaux et des tricoteuses de guillotine. Ils en ont la haine vigilante et exterminatrice, qui ne laisse rien passer, qui ne pardonne rien, qui ne trouve jamais de circonstances atténuantes.

Et ce qui m'inquiète, c'est qu'ils tiennent le haut du pavé (pas par hasard s'il y a en tête une journaliste du Figaro). Ne vous faites aucune illusion : s'ils en ont l'occasion, ils ne ne nous rateront pas.

mercredi, juin 24, 2020

Collusion

Décès de Marc Fumaroli

Il a bien mérité de la littérature française.

Citation du jour

« Le centrisme, c'est le vichysme de temps de paix  ».

Alexandre Sanguinetti (J'ai mal à ma peau de gaulliste, 1978).

**************
Je pense qu'on peut remplacer « centrisme » par « macronisme » sans trahir sa pensée.

mardi, juin 23, 2020

COVID-19 : une défaite française


COVID-19 : une défaite française 

Conclusions

L’épidémie de covid-19 n’a rien d’exceptionnelle contrairement à ce que les autorités et les médias n’ont cessé de répéter tout au long de la crise. La mortalité se situe entre le 9e et le 13e rang dans l’histoire sanitaire française des 70 dernières années. Quant aux « nouveaux » virus, depuis près de deux siècles, nos sociétés y ont été souvent confrontées et elles ont surmonté ces épidémies sans enfermer leurs citoyens, mettre à bas les libertés publiques ni ruiner le pays.

Le covid-19 aura tué entre 30 000 et 40 000 Français (suivant que l’on compte ou non le nombre probable de morts à domicile). C’est beaucoup comparé à la plupart des autres pays. Par exemple, proportionnellement à la population, il y a eu 4 à 5 fois plus de morts en France qu’en Allemagne alors que la population allemande est plus âgée, donc plus à risque et que, par tête d’habitant, les budgets de santé sont comparables. Avec le Portugal, le rapport est de un à trois ou quatre, avec une population âgée et un budget santé bien moindre. Le Japon, lui aussi nettement plus âgé et touché par l’épidémie avant la France, a pourtant eu cent fois moins de morts sans pratiquer le confinement obligatoire. Certes, il y a eu proportionnellement à la population, plus de morts en Belgique ou au Royaume-Uni et autant en Italie et en Espagne. Ces quatre pays ont des points communs avec la France : du fait de leur impréparation et de la crise des urgences, les autorités ont choisi un confinement dur et le pilotage administratif du système de soins. Manifestement cette voie n’était pas la bonne et l’autosatisfaction qui prévaut aujourd’hui chez les dirigeants français ne doit pas cacher des résultats très problématiques.

En 2015, personne n’a songé à déclarer : « virus inconnu : tous aux abris ». Les écoles, les entreprises, les salles de spectacles, les restaurants sont restés ouverts. Pourtant, la surmortalité finale a été équivalente à celle qui se profile avec le covid-19… La diffusion du virus a été limitée grâce à des précautions de routine dans le secteur hospitalier et surtout grâce au « confinement » des malades chez eux jusqu’à ce qu’ils ne soient plus contagieux. Pendant ce temps, la vie culturelle, sociale et économique continuait et les libertés civiles et publiques étaient préservées. Ces malades ont accepté de rester « confinés » chez eux parce qu’ils avaient confiance dans leur médecin et qu’ils étaient convaincus qu’on les soignait correctement. Dans cet équilibre difficile entre la lutte contre l’épidémie, le respect des libertés individuelles et les nécessités de la vie collective, le « médecin de famille » a joué le rôle principal, de manière assez efficace parce qu’il était investi de la confiance des malades sinon de celle des autorités sanitaires et des pouvoirs publics.

Ce fragile équilibre a été rompu en 2020. Les autorités publiques se sont emparées du dossier et elles ont ouvertement déclaré que le covid-19 était une chose trop sérieuse pour laisser les médecins de ville s’en occuper. On les a bombardés de directives inapplicables puis on les a carrément mis sur la touche en les menaçant des plus graves sanctions s’ils persistaient à vouloir soigner.

Dans son discours du 17 mars 2020, le président de la République a utilisé plusieurs fois le mot « guerre ». Avec son état-major « scientifique » et les autorités de santé, croyant sans doute faire le bien, il a désarmé la première ligne de défense, laissé l’ennemi se répandre librement dans la population française et s’emparer des endroits stratégiques où il n’aurait jamais dû pénétrer.

Cette débâcle interroge aussi une organisation sanitaire très centralisée, le mépris des autorités publiques pour les médecins généralistes, le manque de confiance de l’Etat dans la société civile mais aussi le modèle économique de l’industrie pharmaceutique, dont l’existence dépend du remplacement rapide des médicaments existants par de nouveaux produits17. Pour toute une série de raisons – d’emploi mais aussi de prestige national – les gouvernements sont évidemment sensibles aux demandes et aux découvertes de cette industrie. Les médicaments anciens, malgré leur efficacité, sont peu rentables pour leurs fabricants puisqu’ils sont tombés dans le domaine public. Ils sont donc régulièrement remplacés, voire retirés du marché. Cela peut désarmer les médecins lorsque l’efficacité des nouveaux médicaments reste douteuse, sans parler du coût qui se trouve démultiplié pour la Sécurité sociale, les mutuelles et les patients.

Enfin et surtout, cette politique, outre qu’elle n’a pas évité une surmortalité importante, a engendré une régression démocratique – privilégiant pendant plusieurs semaines une société de surveillance et de punition18. – puis la crise économique la plus grave depuis les années 1930 et la Seconde guerre mondiale19. Le nombre de chômeurs est en train d’augmenter dramatiquement tandis que le déficit de la Sécurité sociale – et plus largement de l’Etat social – est devenu abyssal, comme jamais auparavant.

Lors de son troisième voyage, Gulliver découvre Balnibarbes, pays dirigé selon les préceptes d’une académie pléthorique et richement dotée. Pourtant, sous ce gouvernement « éclairé », le pays est pauvre et misérable car les recommandations de l’académie sont toujours absurdes, à l’opposé de la logique et de l’expérience. Du coup, les champs sont stériles, les maisons délabrées, l’était sanitaire déplorable, rien ne fonctionne. Face au covid-19, la France aurait-elle ressemblé à Balnibarbes ?

 

Dominique Andolfatto, professeur de science politique, Credespo, Université de Bourgogne Franche-Comté (Dominique.Andolfatto@u-bourgogne.fr)

Dominique Labbé, chercheur associé en science politique, Pacte-CNRS, Université de Grenoble-Alpes (dominique.labbe@umrpacte.fr)



Charles Gave, Maurice Signolet, Xavier Raufer : la Police ne peut plus rien pour vous.


 


Raufer sur Dijon et les Traoré :



Le problème de la France est à sa tête et dans sa tête.



lundi, juin 22, 2020

L'appel du 17 juin 1940

Ce tract, diffusé dans Brive-la-Gaillarde, est d'Edmond Michelet, futur déporté et futur ministre. Daniel Cordier, un des quatre derniers compagnons de la Libération vivants, le secrétaire de Jean Moulin, a aussi rédigé un tract ce jour-là.


Raie publique

Pourquoi la crise en France est consubstantielle au régime républicain

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/ Jeudi 18 juin 2020 à 09:34
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Emmanuel Macron. Photo © STEPHANE MAHE / POOL / AFP

La République historique a été fondée sur un mensonge consistant à passer pour un régime d’ordre alors qu’elle est de nature révolutionnaire et donc insurrectionnelle, affirme Guilhem Golfin, docteur en philosophie et auteur de Babylone et l'effacement de César (L'Homme Nouveau, 2019). Tribune.

Le quinquennat en cours se révèle chaque jour davantage une suite continuelle de crises. En quelques mois, nous sommes passés de l’Etat court-circuité par les cellules de l’Elysée à l’Etat répresseur de la France périphérique, à l’Etat désarmé devant une crise sanitaire sérieuse mais qui ne fut pas l’apocalypse prédite, à l’Etat démissionnaire devant les manifestations ethno-gauchistes importées d’Amérique et enfin à l’Etat impuissant face à des bandes de gangsters étrangers qu’il a laissées s’implanter sur le territoire. Avec cela, ce même Etat se fait comme jamais censeur de l’expression publique en rognant sur la loi de 1881. Le dévoiement des pouvoirs publics semble ainsi à son comble, et l’on attend avec crainte et tremblement les prochains événements.

Face à un tel désastre, le réflexe est de se tourner contre les dirigeants en fonction et d’incriminer leur incompétence, ainsi que leur corruption. Mais, aussi scandaleuse que soit l’actuelle gestion des affaires publiques, elle ne saurait tout expliquer. Nous sommes à tout le moins devant le résultat de décennies d’errements, qui ont conduit à un désordre sans précédent. Encore faut-il prendre la mesure exacte de ces errements. Et pour commencer, en sont-ils vraiment, ou bien au contraire une évolution en quelque sorte logique du régime républicain ?

La thèse qui prévaut largement chez les commentateurs de la vie politique est que les évolutions auxquelles nous assistons sont un dévoiement de la démocratie et de l’esprit républicain. Mai 68 est aussitôt mis en avant, comme déclencheur d’une post-modernité individualiste dans laquelle serait venu s’abîmer l’ordre antérieur.

Il est indéniable qu’il s’est produit en 68 une rupture sociologique. Mais cette rupture ne revêtait-elle pas une forme de nécessité ? Et les évolutions auxquelles nous assistons n’obéissent-elles pas en quelque sorte à une fatalité de la République ? Or, tel est à l’évidence le cas. Ce que vise la République, en effet, c’est l’émancipation intégrale de l’individu, sa libération la plus complète de tout ce qu’il perçoit comme une contrainte. C’est donc la désagrégation du corps social comme tel. Le but ultime qui anime la République est par nature anarchique : telle est la réalité de l’anthropologie qui le sous-tend. L’individualisme qui a gagné les mœurs n’est pas le fruit de circonstances malheureuses. L’effondrement du sens de l’Etat qui ne peut que s’en suivre non plus, par conséquent.

En vérité, la République historique a été fondée sur un mensonge : celui qui a consisté à passer pour un régime d’ordre, brevet acquis sur les morts de la Commune de 1870 et qui était nécessaire à son acceptation par les Français, alors qu’elle est de nature révolutionnaire et donc insurrectionnelle. L’un des pères spirituels de la République, le marquis de Sade, le disait déjà : « L’insurrection […] n’est point un état moral ; elle doit être pourtant l’état permanent d’une république ; il serait donc aussi absurde que dangereux d’exiger que ceux qui doivent maintenir le perpétuel ébranlement immoral de la machine fussent eux-mêmes des êtres très moraux, parce que l’état moral d’un homme est un état de paix et de tranquillité, au lieu que son état immoral est un état de mouvement perpétuel qui le rapproche de l’insurrection nécessaire, dans laquelle il faut que le républicain tienne toujours le gouvernement dont il est membre. »

Nous sommes désormais au bout de cette logique républicaine qui conduit à la démoralisation du peuple et donc à l’affaissement des institutions publiques au moment où l’absence de morale même élémentaire et l’incompétence qui ne peut que s’en suivre ont atteint le sommet de l’Etat et sans doute une large part de ses rouages. C’est pourquoi le désordre permanent auquel nous assistons n’a rien d’accidentel, car il est en vérité consubstantiel au régime républicain.

On voit aujourd’hui plus que jamais ce que cela signifie. Mais on se demande alors ce qui retient encore attachés à ce régime les Français, même les plus avisés et les plus lucides sur la débâcle actuelle.

dimanche, juin 21, 2020

La maladie mentale de l'occident en un dessin.


La maladie de l'expert fou (encéphalopathie spongieuse et bovine)

Ce billet va être court, mais il est fondamental.

La crise du COVID et ses suites ont permis de constater un effondrement intellectuel de l'occident. Cet effondrement se lit dans les statistiques de mortalité.

Cet effondrement s'est manifesté par deux symptômes liés : 

1) un culte fétichiste de « la science » réduite à un scientisme du plus bas étage, à savoir le culte des modèles numériques censés prédire, ce qui, en matière de fiabilité, est un cran en-dessous des entrailles de pigeon. On a pu constater par ce biais une corruption financière et intellectuelle extensive.

2) une inaptitude totale à l'action. Les «  experts » de cette crise avaient pour particularité de n'être pas des praticiens du domaine en cause (sauf Raoult et Perronne). Les politiques se sont même révélés ne pas être des praticiens de l'action collective, alors que c'est censé être leur métier.

J'ajoute, bien évidemment, l'ethno-masochisme hallucinant de certaines populations blanches urbaines (ne nous leurrons pas, c'est une guerre entre blancs : comme l'écologisme, le veganisme et le sans-frontierisme, le georgefloydisme est encore un moyen pour les grands blancs de culpabiliser les petits blancs, pour garder une minute de plus le pouvoir, quitte à ce que tous les blancs finissent liquidés ensemble).

On peut discuter des causes, j'ai ma petite idée. Mais ça serait bien que nous soyons déjà d'accord sur le constat.


vendredi, juin 19, 2020

Citations du jour



Les Anglais sont aussi fous que nous (sinon plus) et les Américains, c'est pas mal non plus.








Il va être de plus en difficile de contester ce que racontaient les Bernanos, Péguy, Gomez Davila et compagnie : la vie moderne rend fou et fabrique un type d'hommes inférieur.

jeudi, juin 18, 2020

L'esprit du 18 juin

L'esprit du 18 juin, une superbe citation de Simone Weil :

« Le trésor de la légitimité étant à terre, méprisé de tous, il l’a ramassé, rangé et a fait savoir publiquement qu’il s’en constituait le gardien jusqu’au jour où les propriétaires seront en état de le réclamer. »

Certains font mine de ne pas comprendre la légitimité, de trouver que c'est une notion fumeuse. Pour eux, n'existe que la loi (parce qu'ils la font).

C'est évidemment faux. La légitimité est une notion très claire.

La légitimité est ce qui rend la loi, qui est toujours une contrainte, acceptable. Une loi illégitime est tyrannique.

Et d'où tire-t-on la légitimité ? De la défense du bien commun national : ordre public, défense contre l'oppression et défense contre les agressions extérieures. Autrement dit, la légitimité est l'exercice de la souveraineté, à l'intérieur et à l'extérieur, pour le bien commun. C'est limpide.

Mais, comme nos politiciens manquent sur les trois points cités, ils seraient obligés de constater, s'ils acceptaient la notion de légitimité, qu'ils sont illégitimes et leurs lois aussi (Bertrand Renouvin a déjà labouré ce terrain). De là vient leur incompréhension de la légitimité. Elle les arrange bien.

Le trésor de la légitimité est de nouveau à terre. Qui le ramassera ?

18 juin

Le 18 juin, c'est :

1429, Patay : une des plus grandes victoires de l'histoire de France.

1815, Waterloo : une des plus grandes défaites.

1940, l'appel de qui vous savez.

On va peut-être me prendre pour un aventurier, et pourtant je ne suis pas un aventurier… On dira que je suis un rebelle parce que je n’obéis pas aux ordres. Mais ce sont eux, les rebelles qui n’obéissent pas au devoir le plus sacré : défendre son pays jusqu’à la dernière chance auprès de son dernier Allié… Ils vont me condamner, me condamner à mort, peut-être… Eh bien ! Tant pis… Jusqu’ici les généraux condamnaient à mort les simples soldats qui abandonnaient le champ de bataille… Cette fois, ils condamneront un général qui n’a pas voulu le quitter. 




Qu'est-ce qu'on attend pour quitter l'OTAN ?

Passe d'armes entre Ankara et Paris : Le Courbet, un navire français déployé au large de la Libye pour identifier un cargo suspecté d'être impliqué dans un trafic d'armes, a fait l'objet le 10 juin dernier de trois «illuminations radar», équivalant à un marquage de cible, de la part d'une frégate turque, a révélé ce mercredi le ministère français des Armées.

«Selon les règles d'engagement de l'Otan, un tel acte est considéré comme hostile», a indiqué au Figaro le ministère des Armées.

«Cette affaire est à nos yeux très grave. On ne peut pas accepter qu'un allié se comporte de cette façon contre un navire de l'Otan, sous commandement Otan, menant une mission de l'Otan», a-t-on précisé du côté du ministère de l'Intérieur. Les navires turcs utilisent d'ailleurs «des indicatifs Otan» pour s'identifier lors de leurs missions d'escorte.

Manoeuvre «agressive» que dément Ankara

Une manœuvre «agressive» qui a poussé Paris à dénoncer la «politique de l'autruche» de l'Otan face à la Turquie, la confrontant à ses agissements au sein de l'Alliance, en Libye ou en Irak. «On a déjà connu des passes compliquées dans l'Alliance, il y a des moyens de les surmonter mais on ne peut pas faire la politique de l'autruche et on ne peut pas prétendre qu'il n'y a pas un problème turc actuellement à l'Otan. Il faut le voir, le dire et le traiter», a précisé auprès de Reuters un responsable du ministère français des Armées.

mercredi, juin 17, 2020

Juin 1940 (G. Ragache)



Encore un auteur pétainiste ou, disons, anti-gaulliste (malgré la couverture du livre). Quand je vous dis que l'historiographie pétainiste a gagné la guerre de la mémoire ...

Ragache dit beaucoup de mal de Churchill, sans se donner la peine de comprendre sa position délicate. Et il présente De Gaulle comme un rêveur (1).

Sur Pétain, il est discret, point de louanges. Je vais être plus précis : plus qu'un pétainiste pur et dur, Ragache est surtout un anti-gaulliste (un peu comme Saint-Exupéry).

Il a une page sur les avantages qu'Hitler retire de l'armistice, qui met à bas la thèse pétainiste que l'armistice aurait été un piège pour le dictateur nazi. Si la France n'avait pas capitulé, Hitler se serait retrouvé dans une impasse politique pire que celle provoquée par la résistance churchillienne, qui a fini par entrainer sa perte.

Le souci des populations sur les routes a beaucoup pesé sur les politiques. Mais, tout de même, il ressort de cette histoire que la classe gouvernante française, politique et militaire, a été d'une grande faiblesse. Plusieurs politiciens ont témoigné qu'ils pensaient vivre une crise ministérielle classique et Paul Reynaud n'a pas agi autrement. Et ce crétin de Weygand, obsédé par un coup d'Etat communiste et ne cessant de répéter que l'Angleterre aurait le cou tordu comme un poulet ...

La partie la plus intéressante du livre : les combats entre le 17 juin et 25 juin, auxquels le père de l'auteur a participé (ce qui explique sans doute qu'il ne soit pas un grand laudateur du Maréchal).

Assurément, ces combats n'ont plus aucune importance politique, puisqu'ils ne préparent pas un déménagement des autorités en Afrique du Nord (mais ce récit renforce l'idée que c'était faisable).

Malgré le discours démobilisateur de Pétain le 17 juin, les Français continuent de se battre, sur la Loire, sur le Cher, sur l'Indre, et même sur la Dordogne, sur la ligne Maginot, dans les Alpes. Notre artillerie remporte plusieurs succès notables. La retraite a joué le rôle de tamis : ne combattent encore que les plus motivés et les plus débrouillards. En conséquence, les derniers combats sont très durs.

Jehan Alain, 29 ans, organiste, compositeur pour orgue de génie (d'après les spécialistes, dont je ne suis pas), père de trois enfants. Comme Marc Bloch, la tête de l'intello binoclard. Le 20 juin, patrouillant à moto, il tombe sur un groupe d'assaut allemand, il en abat plusieurs (on dit 16), avant d'être lui-même abattu. Les Allemands lui rendent les honneurs. Pas tout à fait le genre à mettre un  genou à terre devant des racailles.

Ah, si cette belle énergie avait été mieux employée ...

Les gaullistes ont ignoré cette histoire puisque, pour eux, rien d'intéressant ne s'est passé en France entre le 17 juin 1940 et le 26 août 1944. Quant aux pétainistes, cette résistance met à mal leur veule discours sur l'impossibilité de continuer la guerre. Et les communistes étaient alliés avec Hitler.

Mais, si vous regardez les immeubles près des ponts de la Loire, à Orléans et à Gien par exemple, vous remarquerez qu'ils datent des années 50. Vous savez pourquoi, maintenant.




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(1) : la difficulté pour les historiens actuels à comprendre à quel point la position de De Gaulle en juin 40 était rationnelle en dit beaucoup sur leur manque de profondeur intellectuelle. De Gaulle a parié que les Anglais suivraient leur politique traditionnelle, contre Louis XIV, contre Louis XV, contre Napoléon, ... et contre Hitler,  « pas de puissance dominante sur le continent ». Ce n'est pas par hasard si le Brexit a lieu quand l'Allemagne est redevenue hégémonique.

Pierre Gaxotte, historien à l'ancienne, maurrassien, de la trempe de Bainville, a immédiatement refusé la Collaboration. Ses raisons sont nettes : il fait la même analyse que De Gaulle (qui n'est pas très loin de celle d'Hitler !). Dès 1940, il pense que la guerre va se prolonger et que l'Allemagne va finir par la perdre (Hitler était très embêté de ne pas pouvoir faire de paix avec l'Angleterre et plusieurs indices montrent qu'il était très tendu à la veille de l'attaque de l'URSS. Le caporal autrichien avait conscience, probablement plus que ses généraux, que le morceau était très gros, peut-être trop).


lundi, juin 15, 2020

Citation du jour

Bordeaux, en juin 1940, recueille «  tout ce que la France et l'Europe comptent de gens riches, égoïstes, indifférents à l'intérêt public et prêts à accueillir avec empressement toute solution conforme à leurs commodités personnelles ».

Ironie de l'histoire : ce témoignage est écrit à chaud par le ministre Camille Chautemps, un petit arrangeur à la François Hollande, qui a beaucoup  fait pour saper le moral du gouvernement et pour l'inciter à déposer les armes. C'est lui qui propose hypocritement de demander  aux Allemands les conditions d'un armistice éminemment  « conforme à [ses] commodités personnelles », sous le prétexte que « ça n'engage à rien ».

Ces handicapés du caractère, les Chautemps, Hollande, Macron, commentent fort lucidement une situation dont ils sont, par lâcheté, les désastreux acteurs.

La France tchetchène


Le Figaro n'en parle pas, ce n'est donc pas grave.

Je remercie une fois de plus chaleureusement les traitres (l'excuse de l'imbécilité, c'est juste pour être gentil, je n'y crois pas vraiment) qui ont voté pour ça le 7 mai 2017.



dimanche, juin 14, 2020

La tactique du Diable (CS Lewis, 1942)

Erratum : le texte ci-dessous est un faux. Ca n'enlève rien à l'analyse et la lettre de Saint Ex est authentique. 


Notre monde est, au sens littéral, satanique.

Saint Exupéry, malgré ses errements politiques (socialisant, antigaulliste), avait bien compris cet aspect des choses de notre monde :


Lettre au général « X »


samedi, juin 13, 2020

Racisme : un tutoriel express pour les blancs (de rien, il vous en prie)




Evidemment, la seule manière de se sortir de ce piège, c'est de refuser d'entrer dans ce jeu de la culpabilisation : « Je suis blanc et je vous emmerde ». Je ne vois pas ce que ça a d'insurmontable mais, pour certains, cela semble le bout du monde.

jeudi, juin 11, 2020

Culpabilisation : un « white privilege » (merci la déchristianisation)

Rochedy est quelquefois fumeux, mais là il est très clair.



Carte des manifestations de protestation George Floyd (> 100 manifestants) à ce jour :


Bref, ça ne concerne que les Européens de l'ouest et les Américains (les points hors de ces zones, ce sont principalement des expatriés !). Tous les autres s'en tamponnent royalement le coquillard.

C'est très clairement une guerre de conquête de l'Occident. Il n'est pas sûr que les occidentaux réagissent mais s'ils le font, ça sera à leur manière : on s'invente une idéologie ou une religion pour justifier et on déroule, méthodique, industriel.

mercredi, juin 10, 2020

L'ambiance se dégrade ...

On parle de plus en plus d'une grève des policiers français. Je n'y crois pas un instant, ils sont trop surveillés. En revanche, une augmentation des arrêts de travail ...

L'ambiance se dégrade à grande vitesse.

Je ne suis pas toujours d'accord avec  Maxime Tandonnet (ancien conseiller immigration de Sarkozy), là oui.

Mais dites moi ? Les politiciens ne sont-ils pas élus sur des « émotions saines » (en fait, très malsaines) ? Manu, il présente mieux que Marine ?

Bien sûr, les émotions sont manipulables à l'infini, il y a même des gens dont c'est le métier (publicitaires, communicants, journalistes, politiciens, etc.).

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par Maxime Tandonnet

« Les manifestations ne sont pas autorisées dans les faits car il y a un décret du premier ministre dans le cadre de la deuxième phase du déconfinement qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes. Mais je crois que l'émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s'appliquent ». 

Cette déclaration politique de M. le ministre de l'Intérieur est d'un intérêt exceptionnel au regard de ce qu'elle nous apprend, ou nous confirme, sur l'évolution de la politique et de la société actuelles dans le monde occidental et en particulier en France. La source essentielle de l'autorité ne se situe plus dans les règles juridiques, c'est-à-dire le droit international, la Constitution, les lois et les règlements, mais dans l'émotion mondiale qui dès lors qu'elle est saine, prédomine sur le droit. Ces paroles ne font que traduire une vérité soigneusement occultée du monde contemporain. Une image fortement médiatisée, bouleversante, déclenchant une vague d'émotion planétaire, partie de n'importe quel point du village global, l'emporte par sa puissance sur toute norme juridique existante.

Les conséquences de ce phénomène sont titanesques. Il signifie que les notions de souveraineté, de démocratie, de frontières, d'Etat, sont réduites à néant. Il suffit d'une image, venue de n'importe quel point du globe pour balayer d'un revers de main les principes, les règles de droit que les peuples se sont forgées par la voie du suffrage universel. L'autorité de l'Etat s'efface, comme balayée par de grandes vagues d'émotion mondiale. "L'émotion saine", déclenchée par delà les frontières se traduit donc , sur le terrain par l'affaiblissement ou la disparition des règles du jeu fondatrices de la vie sociale, forgées par la voie démocratique. Or, comme le disait Charles Péguy, "L'ordre et l'ordre seul, en définitive, fait la liberté". Ce sont bien les règles de l'Etat de droit qui protègent les hommes, les femmes, les familles, de la violence et de la tyrannie des gangs et des mafias ou autre formes de terreur. "Qui veut faire l'ange fait la bête" disait aussi Pascal. Ou comment la logique de "l'émotion saine" peut déboucher à terme sur le chaos et le pire des despotismes.

NB: ce billet (comme les commentaires éventuels qui le suivront) n'est pas de critique ou de débat autour d'une personnalité, à l'image des tonnes de réactions qui s'expriment sur les réseaux sociaux, mais une modeste tentative de réflexion politique inspirée par une déclaration.

Maxime TANDONNET

mardi, juin 09, 2020

Dresden (F. Taylor)




Je me suis engueulé sur Twitter avec des gens qui qualifiaient le bombardement de Dresde du 13 février 1945 de « crime contre l'humanité ».

J'ai été perturbé de me retrouver quasiment seul, tant l'argument du jugement anachronique me paraissait évident et devait, à mes yeux, emporter le morceau. C'est à ce genre de signes que je constate que les gens vivent de plus en plus dans une bulle fantasmatique, détachés des réalités. Dans ce cas, ignorants des réalités de la guerre.

Mais je manquais de détails. Le livre de Frederic Taylor me les apporte.

Je résume :

1) Dresde était une ville allemande comme les autres, c'est-à-dire nazie. Elle était même proche d'un camp d'extermination dont les « spécialistes » sont venus prodiguer leurs conseils pour le traitement des nombreux cadavres du bombardement.

Je ne suis pas un chaud partisan des punitions collectives, mais le peuple allemand avait au compteur, en soixante-dix ans, trois guerres, dont deux mondiales, et trois génocides (herrero, arménien, juif et quelques autres que je ne compte pas). Ca commençait tout de même à faire beaucoup. Il n'y a donc pas lieu de regretter ce qui lui est arrivé en 1945.

Churchill justifiait les bombardements, entre autres raisons, par la nécessité de « faire passer à jamais aux Allemands le goût de la guerre » et cet argument me semble tout à fait recevable.

Même si Hitler n'a jamais eu de majorité absolu dans un vote libre (il faut reconnaître cela au peuple allemand), les Allemands l'ont acclamé et soutenu jusqu'au bout. Si un homme a voulu, préparé et provoqué une guerre dans l'histoire, c'est bien Adolf Hitler. La seconde guerre mondiale, c'est vraiment la guerre d'Hitler.

2) Dresde était bien une cible légitime selon les critères de l'époque, à la fois centre industriel et noeud de communication militaire.  Quand Taylor raconte la vie des dresdois, cela ressort bien (c'est l'essentiel du livre).

D'ailleurs, après le bombardement, l'organisation allemande se met en branle pour rétablir le fonctionnement industriel et militaire de la ville.

J'admets qu'on peut contester les méthodes utilisées, il n'y a eu aucun effort pour réduire le nombre de victimes civils. Les Anglais et les Américains ont bombardé comme des cochons (c'est le cas de nombreuses villes françaises). Notamment, le ciblage était très mal fait, c'était vraiment du mauvais travail. Mais, dans le cadre de cette guerre atroce, il est faux de dire que ce bombardement est le fruit de la seule cruauté.

Le bombardement de Dresde ne se justifie pas moins (pas plus, diront certains) que les bombardement de Berlin, de Hambourg ou de Cologne.

3) Alors, pourquoi cette vision tronquée « Dresde, innocente ville d'art rasée par les méchants anglo-saxons » ? C'est très simple : la guerre froide.

Dresde était dans la zone d'occupation soviétique. Les camarades n'ont fait que reprendre et amplifier la propagande nazie par diverses cérémonies et manifestations (alors que, bien entendu, ils avaient tous les éléments pour démentir la thèse de l'inutilité de ce bombardement).

Cette propagande a été relayée, de manière plus ou moins innocente, par des auteurs occidentaux jusqu'à ce que l'ouverture des archives après 1990 recale la perspective.

Il n'en reste pas moins que cette guerre fut une horreur pour tout le monde.



lundi, juin 08, 2020

Il y a encore des Anglais.

dimanche, juin 07, 2020

Lutte des classes, lutte des races : philosophie.







Citation du jour


En 1921, s’adressant à des saint-cyriens, De Gaulle :

« Retenez cette leçon, l’Histoire n’enseigne pas le fatalisme, il y a les heures où la volonté de quelques hommes brise le déterminisme et ouvre de nouvelles voies.

Quand vous déplorerez le mal présent et que vous craindrez le pire, on vous dira : ce sont les lois de l’histoire, ainsi le veut l’évolution ; on vous l’expliquera savamment ; redressez-vous, Messieurs, contre cette savante lâcheté. C’est plus qu’une sottise, c’est le péché contre l’esprit »

samedi, juin 06, 2020

Social Classes Matter




Dans cette histoire, les noirs ne sont qu'un prétexte. En réalité, c'est une histoire entre blancs, avec des alibis noirs.

Comme l'écologisme, comme le veganisme, comme le sans-frontiérisme, comme la lutte contre le « fascisme » et contre le « populisme », la repentance colonialo-esclavagiste et le racisme anti-blanc qui l'accompagne ne sont que des moyens pour ceux d'en haut (pour la plupart blancs) de culpabiliser les blancs d'en bas, qui sont un danger politique (ils pourraient les virer du pouvoir, ces cons), et ainsi de garder le pouvoir malgré leurs échecs.

Superbe tour de passe-passe pour dissimuler la lutte des classes sous la lutte des races ... et continuer à empocher gras.

C'est un cas d'anthologie d'idéologie des dominants justifiant leur domination. Karl Marx doit en avoir une érection dans sa tombe.

Le Figaro Histoire ... pétainiste.

Le journal de la bourgeoisie d'argent reste égal à lui-même.

Son numéro du Figaro Histoire est anti-gaulliste.

Il fait la part belle à Henri-Christian Giraud, petit-fils de son grand-père et adepte des thèses de celui-ci, c'est tout dire.

D'une certaine manière, c'est rassurant qu'il y ait des invariants, même si ce sont des invariants dans la trahison. Je trouve du plus haut comique l'allergie à De Gaulle de gens qui, par ailleurs, nous expliquent qu'ils vénèrent Jeanne d'Arc, alors que les deux personnages partagent au moins l'espérance envers et contre tout.

Ce sont de nouveau les pétainistes qui tiennent le haut du pavé, que ce soit dans l'interprétation historique ou dans la politique actuelle. Ce n'est pas une raison pour baisser les bras, c'est une raison de plus pour se battre et leur péter la gueule.



Le débat n'a pas eu lieu.

Sur les réseaux sociaux, le débat fut vif et souvent très intéressant autour de la chloroquine (il y a eu quelques contributions remarquables, Raoult a bien raison de dire qu'il y a le pire mais aussi le meilleur). Les anti-Raoult l'ont perdu.

Que peuvent-ils faire ? Reconnaître qu'ils se sont trompé ?

Pas du tout ! Puisqu'ils ont perdu le débat, ils nient qu'il ait eu lieu !

Nous vivons une époque formidable ! 



Epidémie, censure : la guerre de la classe dirigeante contre les peuples continue.

La guerre sanitaire

Ce que l’affaire de l’hydroxychloroquine et du Lancet dit de nos élites décadentes

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Le problème de notre nomenklatura ne réside pas seulement dans la haine qu’elle voue à l’esprit critique. Il réside encore plus dans le caractère moutonnier de cette haine. On déteste Raoult parce que la Cour le déteste, parce qu’il est ridicule, parce qu’il a les cheveux longs, parce qu’il n’accepte ni l’étiquette, ni le protocole, ni les usages en vigueur sous les ors de la République.

La nomenklatura aime se soumette à l’autorité

Et bien sûr, ce qui saute aux yeux, c’est la soumission à l’autorité. Cela nous saute aux yeux parce qu’il s’agit bien d’un éternel recommencement, d’une éternelle faiblesse enseignée doctement, patiemment, à Sciences Po, dans les grandes classes préparatoires, dans les grandes écoles, de l’ENA à HEC. The Lancet a écrit, donc c’est vrai, sans le moindre doute, sans la moindre précaution, sans la moindre réserve. Les Américains ont publié, donc c’est aussi infaillible qu’une bulle de Pie X.

Cette abdication de tout esprit critique de la nomenklatura face à l’autorité, qu’elle porte une blouse blanche, une bure dominicaine, une bannière américaine ou un uniforme vert-de-gris, a fait le sel de la décision publique en France à travers les siècles. Les plus forts ont décidé, donc on obéit, et on pourfend tous ceux qui résistent. Il était évident ce jour-là que ne pas organiser un autodafé des oeuvres de Didier Raoult, que prononcer son nom sans l’assortir d’un qualificatif injurieux devenait un crime contre l’humanité passible au minimum d’un bannissement immédiat de toutes les bonnes villes de France.

Dans ce réflexe quasi-mécanique, on ne lira pas seulement la faillite complète de l’Éducation Nationale dans la construction intellectuelle des meilleurs. On y lira comme dans le marc de café l’annonce de prochaines dictatures, de prochains décrets sur la race, de prochaines collaborations à Montoire ou ailleurs.

Sur le fond, les membres de la nomenklatura se croient étalons. Ils ne sont que des veaux. 
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Néo-pétainisme 

J'appelle néo-pétainisme la conjonction de deux politiques :

1) Considérer que la France ne mérite pas d'être souveraine et indépendante et doit séduire activement un protecteur, allemand ou américain, voire chinois, s'y soumettre avec joie et bassesse (il ne faut pas oublier que les pétainistes envisageaient allègrement de passer sans transition de la soumission allemande à la soumission américaine).

Et que, au fond, l'idée même de nation est fautive.

2) Considérer que la démocratie est un leurre dangereux et qu'il est préférable que le pays soit géré (pas dirigé) par des technocrates  qui se cooptent entre eux. Là encore, je rappelle que Vichy était le paradis des technocrates, ne revenons pas sur le cas emblématique de Jean Bichelonne.

Emmanuel Macron est l'archétype, le chef d'oeuvre, du néo-pétainisme. Il ne s'en cache même pas.

C'est pourquoi voter Macron est une trahison et toutes les « bonnes » raisons qu'on peut me donner de voter Macron ne peuvent me convaincre. Quand je dis que je préférerais une chèvre à Macron, je ne plaisante pas, il faut me prendre au premier degré. Blanchette est sympa, elle au moins.

Dis autrement, pour les gens qui sont incapables de comprendre les choses exprimées de manière plaisante, je préférerais que la présidence de la république soit occupée par Marine Le Pen, ou par un citoyen tiré au sort, ou même laissée vacante, plutôt qu'elle soit occupée par Emmanuel Macron ou un de ses semblables. Je peux difficilement être plus clair.

Tiens, au fait, Macron vient de supprimer le défilé du 14 juillet, avec les meilleures raisons du monde bien entendu.

La lemairisation de la connerie



Vous reprendrez bien un petit peu de censure ?

La loi Avia fait de la France un pays en pointe dans la censure, mais le problème est mondial.

Comme souvent, le combat décisif aura lieu aux États-Unis.

Le déclenchement des hostilités a eu lieu il y a quelques jours à travers deux tweets du Président Trump concernant le vote par correspondance. Donald Trump dénonçait la forte probabilité que les résultats d'un tel scrutin s'avèrent frauduleux. Twitter se sentit obligé de rajouter un avertissement sur ces messages, les classant de facto comme des informations à prendre avec des pincettes.



Le biais gauchiste des réseaux sociaux, comme des médias en général d'ailleurs, est un phénomène largement observé et documenté - et a même fait l'objet d'un billet détaillé sur ce blog, parmi de nombreux autres. Pour ne prendre qu'un exemple, la plus grande communauté pro-Trump sur Internet, le fameux canal The_Donald de Reddit, fort de 8 millions de membres, fut saboté par la plateforme sur des prétextes fallacieux, forçant les Internautes à se créer une nouvelle plateforme parallèle.

[…]

Quelques jours après l'épisode du "fact-checking", Twitter récidiva en dénonçant un autre tweet de Trump comme "faisant l'apologie de la violence". Le Président en exercice en avait en effet appelé au respect de la loi et de l'ordre au début des émeutes organisées à la suite du décès de George Floyd... Quelle apologie, en effet ! Et depuis que Twitter a franchi le Rubicon, la plateforme s'en donne à cœur-joie. Ainsi, Donald Trump apparaît en premier sur une recherche avec le terme "racisme".

Twitter regorge de milliers, si ce n'est de millions, de messages appelant à tuer M. Trump, ses supporters, et les Républicains en général, sans qu'aucun des auteurs de tels message ne soit inquiété. Le délit "d'apologie de la violence" n'est visiblement pas pour tout le monde.

On peut aussi appeler au génocide des juifs sur Twitter. Les responsables iraniens comme Ali Khamenei ou Javad Zarif ne s'en privent guère. Cela a d'ailleurs amené un élu américain à s'inquiéter que la plateforme laisse ainsi libre court à des appels au meurtre en servant la soupe aux régime de Téhéran. Il pense ainsi que Twitter viole les sanctions internationales.

Bref, si vous êtes raciste anti-blanc, islamiste, antisémite, porté sur la violence au nom de "l'antifascisme" ou simplement de gauche, vous n'avez pas de grandes craintes à avoir quant à votre utilisation des réseaux sociaux, quels que soient les excès auxquels vous vous livrez. 

[Trump riposte par un décret présidentiel ôtant la protection de l'article 230 (irresponsabilité juridique vis-à-vis des contenus) aux publieurs (qui ne font que mettre à disposition des outils) qui se comportent comme des éditeurs (qui interviennent sur le contenu)]

On s'en doute, l'interprétation de l'article 230 finira devant les tribunaux, et probablement très vite. La bataille est d'importance puisque les réseaux sociaux sont désormais le nouvel espace public dans lequel se forme l'opinion. Ces derniers le savent bien et pèsent déjà de tout leur poids sur la campagne présidentielle américaine de 2020.

Gagnée ou perdue, la bataille lancée par Donald Trump définira sans doute ce qui restera de la liberté d'expression sur Internet aux États-Unis, en sachant qu'elle sera toujours moindre dans le reste du monde.
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mercredi, juin 03, 2020

Une défaite pas si étrange

Covid-19 en France: une débâcle certifiée conforme

La Défaite pas si "étrange" par Pierre Vermeren - 3 juin 2020 

Ce bilan humain et économique désastreux est dû à la lourdeur de notre appareil administratif obsédé par le respect des normes. Même en temps de guerre. La France se prépare à un étrange désastre, car nous n’avons rien vu venir. Nous attendions de pied ferme la pandémie du SRAS en 2009, qui n’est pas arrivée. Roseline Bachelot en a été pour ses frais ! Nous avons jugé que l’excès d’anticipation nous avait inutilement mobilisés et coûté. Aussi, quand on a évoqué la probabilité d’une nouvelle pandémie en janvier 2020, nous avons cru bon de laisser venir. Les Chinois ayant assez mauvaise presse – en vertu d’un mélange de défiance envers le régime communiste et de relents ataviques de supériorité –, il ne nous est pas venu à l’esprit que si la rumeur d’une catastrophe fuitait de Pékin, c’est que le mal était profond. Puis, nous avons recommencé avec les Italiens, soupçonnés de surjouer et d’être désorganisés. On en avait vu d’autres !

Sur le podium

Quatre mois plus tard, la France se prépare à être sur le podium des pays les plus mortellement touchés par la pandémie. Notre administration a réussi à taire dans un premier temps le désastre des Ephad (dont la déroute se cachait derrière l’horrible acronyme), mais a fini par le reconnaître fin mars : d’un coup, la mortalité officielle a presque doublé. Fin avril, l’administration a récidivé avec les 9 000 morts à domicile, dont de nombreux soignants. Le nombre officiel de victimes est donc de 33 000 morts au 29 avril, au deuxième rang mondial derrière la Belgique en nombre de victimes par million d’habitants (en tout cas parmi les pays industrialisés, car on ne sait rien de fiable des pays pauvres). À combien serons-nous à la fin de l’année ?

Nous nous apprêtons aussi à monter sur le podium des pays économiquement les plus déstabilisés par la crise : avec 75 milliards d’euros de manque à gagner de production par mois, nonobstant l’explosion des dépenses publiques, nous sommes déjà, à la fin mars, parmi les pays ayant la plus forte chute de PIB en Europe (deux points sous la moyenne), à – 5,8 %. Au second semestre, la chute de la production de richesse et du niveau de vie des Français va s’apparenter à une véritable purge, sans équivalent depuis les deux guerres mondiales. En quelques mois, quelles que soient les formes que cela prenne, les Français vont être appauvris d’au moins 10 %.

Alors oui, « nous sommes en guerre », a dit le Président Macron – quoiqu’il ait refusé d’évoquer le confinement. Mais le lyrisme présidentiel, s’il a bien été entendu par les Français, et reçu cinq sur cinq par les soignants en première ligne dans les régions frappées de plein fouet, n’a pas précipité dans la bataille les directeurs et les étages intermédiaires de notre bureaucratie.

Un Etat en mauvais état

Il est vrai que nous étions mal partis, puisque les précédents gouvernements ont renoncé à notre autonomie industrielle, alimentaire et médicale, tout en désarmant notre vigilance. L’État stratège s’est autodémantelé. 80 % de nos médicaments sont fabriqués en Chine, ainsi que tout le petit matériel médical (gants et masques, surblouses, thermomètres – il y en aura à nouveau en France en septembre –, appareils d’assistance respiratoire, etc.). La médecine militaire a été déshabillée en moins de vingt ans. En 2000 encore, les hôpitaux et régions militaires pouvaient monter en une journée un hôpital de campagne avec une ou plusieurs centaines de lits en cas d’attaque NBC (nucléaire, bactériologique et chimique), mais tout a été liquidé : il en reste un à Paris, et un ersatz de petite taille à Strasbourg. Le remarquable « Plan de réponse contre une menace SRAS », publié en avril 2004 par les autorités sanitaires, a été passé à la trappe des mesures d’économies budgétaires et remisé au musée des rapports administratifs (des lycées de Lorraine avec internat avaient été préparés en 2004, avec stocks de masques et matériels entreposés, mais il a fallu – toute mémoire administrative s’étant effacée – envoyer des malades au Luxembourg (où a été monté un hôpital de campagne pour 100 Français). L’État a liquidé ses stocks stratégiques de masques durant le mandat de François Hollande (1,5 milliard, transférés à tous et donc à personne). Il restait en France une seule usine de production d’appareils respiratoires et une des principales usines de masques a fermé en 2018 dans les Côtes-d’Armor. Pour faire bonne mesure, nous n’avons pas voulu fermer nos frontières quand il était temps, laissant les touristes chinois se déverser par milliers chaque jour jusqu’au confinement.

Une affaire de souplesse


Mais le problème ne se limite pas à cela. La France possède un tel appareil administratif centralisé qu’il aurait pu se mobiliser pour répondre de toute urgence à nos carences, notamment au plan matériel (masques, tests, blouses, thermomètres). S’il est avéré que l’État a perdu un temps précieux de la mi-janvier à la mi-mars (authentifié par Agnès Buzyn), pendant que les Allemands et les nations d’Asie étaient à la manœuvre, quand le président a déclaré la guerre le 16 mars, que s’est-il passé ? Un mois et demi plus tard, force est de constater que l’administration s’est hâtée lentement, chaque service ouvrant le parapluie de la responsabilité, et chaque responsable s’en remettant aux normes et aux procédures légales, qu’en principe une guerre doit balayer.

« Comment se fait-il, cependant, qu’à beaucoup d’entre nous, j’en juge par certaines confidences, avant tout aux exécutants, le commandement, une fois les opérations entamées, ait donné fréquemment, une incontestable impression de désordre ? C’est que je crois, l’ordre statique du bureau est, à bien des égards, l’antithèse de l’ordre, actif et perpétuellement inventif, qu’exige le mouvement. L’un est affaire de routine et de dressage ; l’autre d’imagination concrète, de souplesse dans l’intelligence, et, peut-être surtout, de caractère », a écrit Marc Bloch à chaud en 1940 dans L’Étrange défaite, à propos de son expérience d’officier de terrain au milieu de l’effondrement militaire de mai-juin 1940 (cette année-là, le PIB de la France s’était effondré de 17 %).

Il fallait en effet compter avec la bureaucratie d’État et son mode de gouvernance ! Alors que l’Europe était en ébullition, c’est le 18 mars que Beauvau a activé la cellule interministérielle de crise ! Les Allemands avaient déjà tests et masques au moment où nous nous sommes posé la question. Pourquoi ? Quatre principes gouvernent en effet l’action publique au xxie siècle : d’abord le « principe de précaution », sanctuarisé dans la Constitution par Jacques Chirac. Son effet pervers est d’inciter à l’immobilisme, le risque zéro ! Ensuite, le contrôle budgétaire qui, en temps d’austérité comptable permanente, paralyse toute initiative (c’est l’histoire des cliniques privées disponibles de l’Est, tardivement sollicitées alors que l’hôpital public était asphyxié). Puis, le contrôle de légalité, qui est une véritable sinécure dans un pays qui compte plus de 10 500 lois, 127 000 décrets (2008) et plus 400 000 textes réglementaires et circulaires : toute décision doit être précédée d’une note de synthèse juridique (chronophage) pour débrouiller le maquis réglementaire. S’y ajoutent des protocoles expérimentaux spécifiques qui encadrent les règles de conformité et de mise sur le marché pour tous les tests, les vaccins, ainsi que les matériels et les processus médicaux. Puis vient la phase des appels d’offres, avec soumission obligée au Code de la commande publique (issu de la fusion en 2018 de 1 747 articles). Enfin, le principe de responsabilité, en vertu duquel toute initiative ou action prise à un niveau intermédiaire peut être déjugée et sanctionnée par la hiérarchie (valant sanction par la justice administrative en cas d’illégalité), et au pire pénalisée devant l’ordre judiciaire en cas de plainte (le recours aux tribunaux se multiplie, hélas, en matière en santé publique).

Mille-pattes administratif

Cette quadrature du cercle incite donc les strates et les instances administratives à agir lentement, prudemment, et si possible avec l’aval du niveau hiérarchique supérieur. Or, dans une fonction publique hospitalière qui compte plus de 1,1 million d’agents, l’administration est une forteresse à plusieurs étages ! Elle agit de manière opaque, ce qui est d’ailleurs attendu d’elle par le ministère – des mois de travaux d’une commission parlementaire ont été nécessaires pour savoir combien de cartes Vitale circulent en France et le dossier médical individuel promis par Alain Juppé en 1996 se fait attendre : or, il serait utile en cas d’épidémie. Mais elle est de surcroît soumise à des impératifs budgétaires qui entravent l’activité : le respect de l’Ondam (Objectif national de dépenses de l’Assurance-maladie), issu de la loi Juppé, conjugué à la tarification à l’acte, aboutit à des logiques perverses qui maintiennent une pression constante sur l’hôpital public. Les cliniques ayant tendance à aspirer les actes répétitifs et rentables, dans une enveloppe globale, cela déshabille d’autant l’hôpital public qui a la charge des pathologies complexes et coûteuses. Les gestionnaires font des choix contraints : ne pas pourvoir tous les postes de soignants, ou embaucher des médecins étrangers qui coûtent moins cher…

Depuis la loi du 21 juillet 2009, dite « Hôpital, patients, santé et territoire » (HPST), les ARS (agences régionales de santé) assurent un pilotage unifié de la santé dans les régions françaises. Peuplées de cadres administratifs formés à l’École des hautes études en santé publique (EHESP) de Rennes, elles exercent leur tutelle sur les hôpitaux et sur les cliniques et veulent contrôler toute initiative locale. La bureaucratie de la santé n’a jamais été si puissante. Le corps médical a perdu le contrôle de la politique de la santé publique au profit de ces agences de régulation : leur objectif est de tenir les dépenses budgétaires autorisées par le Parlement, ce qui conduit à des situations ubuesques en peine crise du Covid (relatées par Gil Mihaely et Erwan Seznec dans « Covid-19 : les pesanteurs administratives sont immunisées, scandale dans la gestion de Covid-19 dans le Grand-Est », 7 avril, causeur.fr). Comme toute bureaucratie, les ARS et l’APHP (État dans l’état sanitaire, avec ses 100 000 agents, dont une majorité de non-soignants) émettent des normes de contrôle et de procédure, qui rendent impossible toute « mobilisation » en cas de guerre.

La haine de l’initiative

La bureaucratisation des procédures est si rigide qu’elle interdit l’initiative locale et individuelle. On comprend mieux la hargne administrative qui s’est abattue sur les initiatives jugées intempestives du professeur Raoult – quels que soient par ailleurs ses torts ou ses mérites –, qui avait eu le « culot » de faire procéder à la fabrication de tests Covid-19 sans attendre la labellisation industrielle agréée. Comme si une guerre pouvait se gagner comme une expérimentation de laboratoire, ou un brevet industriel, dans le strict respect des normes en vigueur. De même, les initiatives des régions et des villes ont d’abord été retoquées par l’État, notamment pour la production et l’achat de masques, comme s’il s’agissait d’une technologie inconnue hors de toute urgence vitale. Non seulement notre porte-avions a mis un temps infini à virer, mais les goélettes les plus mobiles ont été rattrapées par la patrouille.

Il y a quelques années, l’État aurait mandaté les commissaires aux armées qui, avec des valises de billets, avaient le droit (comme les Américains) de parcourir le monde à la recherche des fournitures nécessaires. Mais le ministère de la Défense a mis fin à la liberté de ses agents, désormais soumis à la commande publique. Or, une fois la guerre perdue, il est trop tard pour casser les codes. La bureaucratisation et la paralysie semblent consubstantielles d’un appareil administratif tentaculaire. 

En tant que chercheur en sciences humaines, cela m’évoque l’incapacité de notre État à piloter les recherches stratégiques quant à notre sécurité collective et à nos intérêts vitaux : le respect des procédures conduit à privilégier de manière improbable, mais équitable, les dossiers les plus politiquement corrects, dussions-nous mourir en les lisant !


Rinault, c'est rosse !

Renault en crise : faire le ménage, mais après ?






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Pour moi, les soucis de Renault, je ne l’ai que trop souvent écrit ici, ont une origine simple et triviale : les voitures ne sont plus fiables. Depuis bientôt 20 ans et le lancement calamiteux de la Laguna 2, première voiture de l’ère Ghosn, jusqu’au Renault Espace 5 (qui aurait, je l’ai lu mais n’arrive pas à y croire, un taux de retour en garantie pour défaut majeur de 100 % et une hot line dédiée à ses malheureux acheteurs), c’est la foire aux déboires.

[…]

Que faudrait-il alors à Renault pour se redresser ? Bien sûr, refaire des voitures fiables et durables. Mais ça ne suffit pas, chez Nissan, on est payé pour le savoir : le constructeur exsangue que Renault a sauvé produisait des autos en béton armé. Alors, quelle serait la recette d’un retour à meilleure fortune ? Là-dessus, j’ai aussi mon petit avis, pas très original non plus, le même que beaucoup d’automobilistes : redevenir, pour mélanger deux vieux slogans, un « créateur de voitures à vivre ».

[…]

Maintenant que la marque s’est dotée d’une motorisation hybride innovante et performante – un prérequis pour survivre dans la décennie qui vient -, il y a de la place pour l’innovation conceptuelle. Et de belles opportunités avec l’essoufflement du SUV, la pire de toutes les voitures du point de vue architectural : l’habitabilité d’une berline dans le volume et le poids d’un monospace, le tout dans une aérodynamique de Lego.

Je ne sais pas si la voiture qui sauvera Renault aura l’allure d’un monocorps bas profilé comme un break de chasse, d’une compacte à garde au sol haute, d’un utilitaire aplati, mais il serait temps de se creuser les méninges. Et plus seulement de chercher des explications à la déchéance, de passer les frais à la paille de fer et de rétrécir la gamme.
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Retrouver nos héros, et pas ceux des autres.


Face a l’imposition d’une mythologie artificielle et hors-sol, la nécessité de convoquer les héros médiévaux



mardi, juin 02, 2020

Ca, c'est de la campagne électorale comme je l'aime !




Evidemment, ça, ça ne l'amuse pas :


« Cancer bureaucratique », c'est vite, mais comment s'en débarrrasse-t-on ?


Jean-Pierre Robin : « Avant de repeindre le paysen vert, rose ou bleu, laver sa crassebureaucratique »
En tout cas, je ne pense pas que ça soit en votant pour des énarques qu'on se débarrasse des énarques.

Il paraît que mes raisonnements manquent de subtilité, mais depuis des décennies que nous sommes dirigés par des subtils, je n'ai pas l'impression que ça nous ait beaucoup porté chance.

Le Raoult du jour




Raoult est toujours aussi modeste.

Mais, sur le fond, il a raison : il ne faut pas oublier que les macronistes ne sont pas l'élite, ce sont les deuxièmes et les troisièmes couteaux de l'UMP et du PS, les fonds de tiroir de partis en échec.

Maintenant, si vous avez envie de croire que Macron, Castaner, Buzyn, Véran font partie de l'élite, je ne peux pas vous en empêcher. 

Mais, il n'en reste pas moins que la France (tout l'occident, mais la France en particulier) a un véritable problème de renouvellement des élites.


Politique migratoire de Macron : comme avant. En pire.

Manifestation des migrants: une provocation qui en dit long. La souveraineté vantée par le gouvernement, ce n'est pas leur affaire.

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Plus de 5000 clandestins ont défilé samedi dans Paris, malgré l’interdiction de la préfecture et les risques sanitaires. La manifestation n’a pas été réprimée. Un tel laxisme démontre que le gouvernement n’entend pas infléchir une politique migratoire folle, selon Yves Mamou. 

[…] 

[Macron]  parle de « reconquête » mais soutient toujours la même politique d’affaissement du national qu’auparavant : élargissement continu de l’Union européenne (Albanie et Macédoine du Nord dernièrement, et pourquoi pas la Turquie un jour prochain?), multiplication des traités de libre-échange avec des pays comme le Vietnam et donc importation continue d’une main d’œuvre non européenne intéressée par les avantages de notre système social mais pas toujours préoccupée de s’inscrire dans le projet français. Jamais le contraste entre les paroles et les actes des politiques n’a été aussi grand.
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On s'en doutait un peu : Macron est le Destructeur de la France, plus exactement, le Liquidateur. Par haine adolescente de la France, il a ça en lui. Et c'est ce que veulent les forces qui le soutiennent. Donc il change de discours, pas de politique.

C'est aux Français de réfléchir à ce qu'ils font. Quand on a le choix entre Macron et Le Pen et qu'on vote Macron, hé bien, on a Macron, avec sa politique, avec ses soutiens, avec ce qu'il est. C'est d'une logique implacable.

En attendant : ça sera comme avant. En pire.