mercredi, avril 23, 2014

Christian Vanneste à propos des djihadistes français

Christian Vanneste à propos des djihadistes français

Vous connaissez mon opinion, très proche de Vanneste

Les cathos dégénérés deviennent socialistes

Quel lien entre pratique religieuse et comportement électoral ?

Les cathos dégénérés deviennent socialistes. Rien de très étonnant : tous les observateurs du socialisme un peu futés savent depuis longtemps que c'est une religion de substitution.

Mais il y a pire : il y a des catholiques pratiquants qui sont de fervents socialistes, montrant ainsi qu'ils n'ont pas tout compris (et je le dis gentiment).

mardi, avril 22, 2014

«Tu m'abandonnes. Tu es vraiment un salaud.»

«Tu m'abandonnes. Tu es vraiment un salaud». C'est avec ces mots qu'Aquilino Morelle auraient quitté François Hollande, d'après le Canard Enchainé (on n'insistera pas sur le «vraiment», très éclairant).

Si ces mots sont authentiques, ils sont révélateurs :

• du peu de respect que la personne de François Hollande inspire à Aquilino Morelle.

• du peu de respect qu'inspire la fonction présidentielle à Aquilino Morelle. Chez les militaires, on apprend qu'on salue la fonction et non la personne. Indépendamment de ce que qu'on pense de la personne, tout président de la république mérite le vouvoiement. Visiblement, Aquilino Morelle n'a pas ce minimum d'éducation.

• de la haute estime qu'Aquilino Morelle a de lui-même. Un homme ayant une vague notion d'humilité ne s'adresserait pas ainsi à celui qui, malgré tout, est président de la république. Ce sale type est vraiment un gougnafier.

On ne connait pas la réponse de François Hollande. Mais on sait qu'il n'est pas à la hauteur de la fonction, même sur le simple plan du comportement (le scooter, les SMS aux journalistes, etc.).

En d'autres temps, cette insulte aurait valu à Morelle un exil bien mérité au fin fond du trou du cul de la France. Monsieur de Montespan avait le courage de traiter en face Louis XIV de canaille en sachant ce qu'il risquait. Aquilino Morelle insulte François Hollande en sachant qu'il ne risque rien, même pas une repartie cinglante.

lundi, avril 21, 2014

Marre du sentimentalisme

A l'évidence, Christian Vanneste n'apprécie pas les fleuves lacrymaux médiatiques. A proos de la libération des otages de Syrie (dans Indécente mise en scène) :

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Il y a d’abord l’ambiance générale. On étale la sentimentalité comme une vertu. On pleure, on s’épanche, on embrasse. Un grand pays devrait faire preuve de plus de dignité, d’une plus grande retenue dans l’émotion, d’une plus grande fermeté à l’encontre des preneurs d’otages. Exhiber ainsi sa faiblesse, c’est accroître la tentation pour tous les ravisseurs potentiels du monde, de commencer ou de recommencer tant l’opinion publique est sensible à ces enlèvements, notamment lorsqu’il s’agit de journalistes, dont les médias, par une solidarité compréhensible, vont sans cesse rappeler la situation. Il serait plus dissuasif de dire que celui qui s’en prend à un Français a peu de chances de demeurer impuni. La France a mis un certain temps pour récupérer Carlos, mais elle y est parvenue. Depuis que l’Etat n’est plus un père protecteur, mais une « Big Mother », les discours virils et les actions répressives sont plutôt mal venus. L’Etat n’est plus commandeur mais quémandeur.
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Un autre grand pourfendeur du sentimentalisme, Dalrymple :

Enfants gâtés pourris, les dégâts du sentimentalisme

Comme souvent dans les phénomènes sociaux, cause et conséquence se renforcent l'un l'autre. Je lie, bien évidemment, ce sentimentalisme puéril et ridicule au déclin collectif de l'intelligence.

A tout cela, on peut et on doit opposer l'orthocivisme, le civisme qui consiste à se tenir droit.

Marc de Scitivaux : toujours aussi fracassant

Marc de Scitivaux était hier sur BFM.

A propos du soutien des députés socialistes au gouvernement Valls, une réflexion très cynique mais probablement juste : «Les députés socialistes sont au 3/4 des petits fonctionnaires. En cas de dissolution, la plupart perdraient leur siège et verraient leurs revenus divisés par 4 ou 5. Cela incite à la sagesse».

Le seul problème de ce raisonnement est que la majorité socialiste est étroite, il suffit de quelques défections pour la faire basculer.

Autre réflexion: Marc de Scitivaux pense que l'UMPS est incapable de réformer sa politique, sur tous les plans (économique, européen, sociaux, sociétaux) et que nous continuerons à aller droit dans le mur, à l'insatisfaction croissante des Français, de plus en plus disposés à recourir à des solutions extrêmes pour se débarrasser de ceux qui ne cessent  d'échouer, de s'accrocher aux postes et de faire les autistes et les méprisants.

Il n'aime visiblement pas Marine Le Pen mais pense que le Front National finira, à l'usure, par gagner une élection présidentielle. C'est sûrement trop tôt en 2017, mais en 2022 ...

Je n'y crois pas pas mais j'écoute : Marc de Scitivaux fait souvent des prédictions justes.

Racines chrétiennes : et pendant ce temps, sur une autre planète ...

Déclaration fracassante de David Cameron sur le christianisme en Grande-Bretagne ;

Racines chrétiennes

On n'est pas dans la France de ce connard de Chirac disant que nous avons autant de racines musulmanes que chrétiennes. J'ai même vu en devanture d'une libraire islamiste un livre intitulé Les racines musulmanes de la France !

La Manche ne sépare pas deux pays, mais deux planètes.

Bien sûr, cela a provoqué des réactions outragées attendues :

Réactions Telegraph

Vous connaissez ma conviction, l'homme a besoin de religion, et s'il n'en n'a pas, il s'en crée. Quand on ne croit plus en rien, on est prêt à croire à n'importe quoi.

Mais les déclarations de Cameron ne sont pas principalement religieuses mis politiques : si la culture du pays n'est pas considérée comme ayant une supériorité morale sur son territoire, il n'y a pas d'intégration des immigrés possible.

C'est bien ce qu'on voit en ce moment tant en France qu'en Grande-Bretagne : nous sommes tombés dans le relativisme, nous avons abandonné le sentiment de notre supériorité chez nous et la conséquence est que les immigrés ne veulent plus s'intégrer, opération douloureuse qui consiste à s'arracher à sa culture d'origine pour adopter celle de son pays d'accueil.

Oui, en France, c'est mieux de parler français et d'être chrétien. Oui, en Grande-Bretagne, c'est mieux de parler anglais et d'être chrétien. Sinon, la France et la Grande-Bretagne ne sont plus que des terrains vagues administratifs, des noms jetés plus ou moins par hasard sur une carte, ouverts à tous et à n'importe qui.


dimanche, avril 20, 2014

La Pâques chrétienne est un scandale

Noël est assez facile à déchristianiser : il suffit de le faire passer pour la fête des enfants. C'est idiot, mais faisable. La meilleure preuve, c'est que ça se fait.

La Pâques chrétienne, c'est une autre paire de manches. Cette fête est un triple scandale :

• le Dieu des chrétiens s'est incarné dans une humble famille de charpentiers.

• il s'est laissé tuer dans un supplice d'esclaves.

• il a ressuscité le troisième jour en toute discrétion.

Ca va être dur de réduire cela à la fête des oeufs en chocolat (vous avez remarqué que les oeufs sont plus à la mode que les cloches ?). Certes, beaucoup s'y emploient très activement.

Mais le triple scandale chrétien va rester longtemps comme un caillou dans la chaussure de la profanation commerciale de tout. Cependant, la voie est toute tracée : réduire le scandale de Pâques en répandant l'ignorance.

Quand plus personne ne saura ce que signifie Pâques, Pâques ne fera plus scandale.

Mais il y a encore beaucoup de chemin à faire d'ici là, et je ne suis vraiment pas sûr qu'à la fin, les prosélytes de l'ignorance l'emportent. Car, tant qu'on n'aura pas bruler toutes les Bibles, Pâques continuera à faire scandale. Il y a du boulot, messieurs les censeurs.

Joyeuses Pâques à tous !


Et pendant ce temps, sur une autre planète ...

Cameron et les entrepreneurs

samedi, avril 19, 2014

Les somnambules (C. Clark)

Le déclenchement de la première guerre est l'un des des événements les plus complexes de l'histoire de l'humanité, par le nombre de pays impliqués et par le nombre de personnes impliquées dans chacun de ces pays.

Christopher Clark a cependant réussi à écrire un livre agréable à lire, car à chaque fois qu'il commence à lasser le lecteur par des détails, il a l'intelligence de passer à autre chose.

Son parti-pris que les choses auraient pu se passer autrement, sans tomber dans l'uchronie, aide à rendre son livre intéressant car il ouvre des portes, il allège ce sentiment de mécanique tragique impossible à arrêter.

Je résume l'analyse qu'il fait du déclenchement de la première guerre mondiale, mais je vous invite à le lire :

1) Les relations de pouvoir au sein des pays antagonistes sont ambigues. Qui commande ? Le Kaiser ou son premier ministre ? Le tsar ou son premier ministre ? Ce problème est ressenti par les autres pays, ce qui a deux conséquences : une tentative d'influence sur les affaires internes et, avec l'incertitude, des erreurs de calcul.

Notamment, les Allemands se sont totalement trompés dans leurs anticipations des réactions russes.

2) Les deux blocs, Triple Entente et Triple Alliance, sont récents et fragiles, parce qu'ils inversent des alliances traditionnelles. La conséquence est que chacun a tendance à en rajouter dans le bellicisme pour prouver à son nouvel allié qu'il ne le lâchera pas et que, réciproquement, il ne doit pas lâcher.

3) Les Serbes sont d'insupportables fouteurs de merde.

4) Les Allemands et les Russes, en ne calmant pas les ardeurs guerrières de leurs alliés, autrichiens d'un coté, serbes de l'autre, portent une très lourde responsabilité. Spécialement, les Russes, dont la mobilisation précoce est le facteur majeur de l'escalade du conflit de localisé à continental.

5) L'attentat de Sarajevo a tué le moins belliciste des dirigeants autrichiens, celui dont on peut supposer qu'il se serait opposé de toutes ses forces à la guerre.

6) Le Français Poincaré est un belliciste et il n'y a plus Caillaux, momentanément sur la touche suite à l'assassinat du directeur du Figaro par son épouse (c'était une époque où on savait traiter les journalistes comme ils le méritent !), pour l'arrêter.

7) Enfin, et c'est ce qui justifie le titre du livre, il y a un consentement (pour une fois, le mot est juste) à la guerre généralisé, dans tous les pays, mais sans savoir de quelle guerre il s'agit.

Il y a le sentiment répandu dans tous les pays européens que la guerre est inévitable et que, tant qu'à avoir une «bonne» guerre, mieux vaut maintenant que plus tard. Les militaires ont réussi à persuader les dirigeants que le temps jouait contre eux (ce qui est contradictoire : si le temps joue contre l'Allemagne, il ne joue pas contre la France, ou vice-versa).

Mais les dirigeants, les opinions publiques et même les militaires sont comme des somnambules, dans l'ignorance totale de la guerre à laquelle ils poussaient. Bien sûr, il y a eu des romans d'anticipation et des déclarations sur la «guerre d'extermination», qui plus tard serviraient d'avertissements rétrospectifs.

Mais, dans les représentations les plus répandues, il s'agit d'une guerre de 1870-bis. La leçon de guerres récentes n'a absolument pas été tirée.

Comparons : si la crise des missiles de Cuba n'a pas débouché sur une guerre mondiale, c'est parce que tous les acteurs avaient à l'esprit l'apocalypse que représentait une guerre nucléaire. Rien de tel en 1914.

Autrement dit, les acteurs font un calcul coût/bénéfices de l'option guerrière absolument, tragiquement, erroné.

Remarquons que ce calcul n'est pas si faux au premier abord. S'il n'y avait pas eu le sursaut de la Marne, la guerre de 14 aurait été la reproduction exacte de celle de 70. L'erreur de calcul, c'est que, précisément, l'industrie, le chemin de fer, l'avion et le téléphone ont rendu possible le sursaut de la Marne.

Tous les protagonistes ont eu l'impression d'être contraints par les autres, mais aucun ne tenait à la paix au point de faire de réelles concessions pour la sauver.

Addendum suite au commentaire d'un lecteur :

Clark est assez indulgent avec les Allemands.

Si on «super-synthétise», deux coupables :

1) les Autrichiens, par manque de rapidité à punir la Serbie, ce qui a laissé le temps à la mécanique infernale de se mettre en place et à la guerre de se généraliser.

2) les Russes par excès de précipitation à mobiliser.

Il est vrai que Clark n'insiste pas assez sur la fièvre obsidionale allemande.

Le cireur de pompes se faisait lustrer les souliers

Aquilino Morelle tombe pour conflit d'intérêt mais ce que le public retient, ce sont les trente paires de chaussures, le cireur (probablement payé avec nos sous) et la salle privatisée pour les pompes de son éminence.

Est-ce injuste ?

Après tout, le cireur n'était pas un esclave, il était payé. Il s'est même plaint de perdre la clientèle de l'Elysée suite à cette affaire.

Commençons par remarquer qu'en matière de cirage de pompes, Aquilino Morelle en connait un rayon, car, comme tous les politiciens actuels, il a une âme servile de courtisan. Ils sont tous prêts à ramper pour une place.

C'est le verrouillage du système : si l'on ne fait pas la preuve de sa soumission, on est broyé. Nos politiciens sont grandes gueules, ils sont vaniteux à en crever, mais, avoir l'orgueil de sa liberté, c'est autre chose. N'est pas Montaigne ou Cyrano qui veut.

Ensuite, après avoir intégré la caste de manière chiennine, c'est-à-dire allongé sur le dos en agitant frénétiquement la queue tout en lançant des oeillades enamourés au mâle dominant du moment, on se sent le droit de mépriser tous les autres.

Les petits marquis traitent les valets avec d'autant plus de mépris qu'ils ont du s'humilier devant le maitre.

Rien de nouveau : il suffit de lire Saint-Simon.

Et je crois que les Français l'ont compris intuitivement. Ils ne sont pas injustes. Simplement, ils jugent Aquilino Morelle à sa vraie valeur, celle qui ne dépend pas des diplômes et des accointances mondaines.

La faillite morale de la gauche : à trop faire confiance au mensonge, on se prend les souliers cirés dans le tapis de soie

Aquilino Morelle : le double discours permanent de la gauche morale

Ca fait quand même un métèque de moins dans les allées du pouvoir, mais les Français de souche qui les fréquentent ne se sentent pas plus français, parfois moins. Pour ces gens, «français» est toujours entaché du soupçon de «franchouillard». C'est toujours mieux chez les autres.

Ca fait aussi un petit marquis de moins. Les petits marquis et les petites marquises, qui méprisent le peuple de toute leur morgue, sont une spécialité des gouvernements récents. On ne compte plus les ministres et les hauts fonctionnaires dont le comportement avec le personnel consiste à éclabousser les petits fonctionnaires de leur hauteur, de leur impolitesse et de leurs caprices.

Malheureux destin de notre peuple et de notre pays que d'être dirigés par des gens qui ne les connaissent pas et ne les aiment pas. Bien sûr, il y a parfois les mots d'amour, mais ils ne coutent pas cher. Dans les faits, où sont les preuves d'amour ? Depuis combien de temps, un gouvernement a-t-il pris en compte les intérêts de la France ? Pas ceux de l'Europe, pas ceux de telle ou telle faction, pas ceux de tel ou tel parti, de tel ou tel ambitieux, mais ceux de la France ?

François Hollande est tout ce qu'il y a français de souche, cela ne l'empêche pas d'être calamiteux. S'il disait (et agissait en conséquence), à la manière d'un Schroder, «Peu importe ma ré-elction, faisons ce qu'il faut pour la France», il aurait bientôt des rues à son nom dans les villes de France.


vendredi, avril 18, 2014

Le naufrage de l'école : ses causes, ses remèdes et ses conséquences

Les 5 dérives pédagogiques qui ont miné l'Ecole

Huit propositions pour aider Benoit Hamon à sauver

Les conséquences (voir le point 1) :

Politique économique de François Hollande

Hé bien oui, l'école ne peut pas faire n'importe quoi depuis quarante ans sans que, un jour, cela ne finisse pas par se traduire concrètement par plus de bêtise et de pauvreté.




jeudi, avril 17, 2014

Je n'aime pas mon époque (et j'ai d'excellentes raisons)

L'autre jour, dans l'émission Ca se dispute, Nicolas Domenach imputait  à crime à Eric Zemmour de ne pas aimer son époque, notre époque. Ce que Zemmour a assumé.

La liste de chefs d'oeuvre dus à des gens qui n'aimaient pas leur époque est fort longue. Il faut être un néophile décervelé comme Domenach pour ne pas concevoir qu'on puisse avoir d'excellentes raisons de ne pas aimer son époque.

Pour ma part, je trouve notre époque tout à fait détestable. Je n'en nie pas les progrès techniques mais j'en récuse les valeurs, les comportements, les idéaux.

Pour moi, notre époque est celle de la décadence : avortement, euthanasie, télévision, naufrage éducatif, publicité, égoïsme, décervelage,  tongs et bermuda ...

Comme le dit très bien Finkielkraut, la figure type de notre époque est l'adolescent narquois :




Pour moi, une autre image de notre époque, c'est une fille dans le métro habillée comme une pute (ou voilée, cela revient au même : refus de respecter les autres en montrant un peu d'élégance) qui hurle dans un portable, sans souci de ses voisins, avec un vocabulaire de charretier limité à dix mots, une situation de misère sentimentale abyssale (1).

Il n'y a pas à dire : nous vivons une époque formidable. Mais, sans moi, merci.

**********
(1) : pour ceux qui n'auraient pas la chance de fréquenter les transports en commun, voici un échantillon de l'expression de ces fines fleurs de «l'école de la république» :

«- Putain ... Vas-y.
- [...]
- Ouais. Putain ... Vas-y ...  J'l'ai dit à c' connard... I' peut y aller ... Putain ... Vas-y ...
- [...]
- Ouais. Putain ... Vas-y ... Il a kiffé c'te pute ... Vas-Y ...
- [...]
- Il est trop lourd c' connard. Putain ... Vas-y ...
- [...]
- Ouais, vas-y ... Putain ... I'peut aller se faire foutre ...

etc.

»

«Je suis heureuse qu'ils ne m'aient pas débranchée»

«Je suis heureuse qu'ils ne m'aient pas débranchée»

Témoignage intéressant mais qui ne bouleverse pas mon opposition à l'euthanasie. Même sans lui, je continuerais à être contre. Comme dit Luc Ferry, je ne veux pas que ma mère se sente un jour des raisons de se dire qu'elle est de trop.

Chez les nihilistes gauchistes, on remarque un paradoxe, qui n'est qu'apparent : ils sont contre la peine de mort car l'infime possibilité de tuer un seul innocent les glace d'effroi, en revanche l'assassinat de 200 000 bébés par an, et de dizaines de milliers de vieux et d'handicapés s'il y avait l'euthanasie légale, c'est à leurs yeux un immense progrès du genre humain (j'en profite : voir Extrêmisme).

Comment expliquer ce paradoxe apparent ?

J'ai réellement essayé de comprendre et de trouver des explications complexes, mais, avec les années, ma position s'est simplifiée et radicalisée. C'est le Mal. Les gauchistes préfèrent tout simplement les criminels aux innocents.

S'agissant de la peine de mort, le prétexte de l'erreur judiciaire a pour résultat concret que des dizaines de coupables échappent à la guillotine.

Mon explication est moins simple qu'il n'y paraît : l'attirance pour le Mal occupe théologiens et philosophes depuis quelques siècles déjà. L'explication par la bêtise est plus facile.


mercredi, avril 16, 2014

Quel con, ce Gattaz !

Pierre Gattaz est aussi con que prévu. Il ne pouvait en être autrement d'un patron qui dépend autant des commandes de l'Etat. C'est un adepte du capitalisme de connivence ou de ce qu'Alain Madelin appelle le socialisme patronal.

Le patron est plongé dans la microéconomie. Il a de bonnes raisons d'être totalement nul en macroéconomie. C'est à l'évidence le cas de Pierre Gattaz.

Ce n'est pas par sentimentalisme que je suis contre sa proposition mais parce que c'est économiquement idiot de renforcer la trappe à bas salaires.

Trois choses font la prospérité : le talent, le capital et la liberté de les utiliser.

Autrement dit :

> taxation la plus proportionnelle possible ( par opposition à progressive) de manière à ne pas peser sur les choix.

> refuser les subventions en échange de baisses d'impôts.

> alléger les 10 500 lois et 127 000 décrets. Cela passe par la baisse du nombre de ministres, députés et fonctionnaires.

> demander des baisses d'impôts (sur le capital et le travail) uniformes et gagées sur des économies de dépenses publiques, pour en assurer la pérennité.

mardi, avril 15, 2014

Pourvu que Poutine n'écoute pas du Wagner !

Je pense évidemment à Woody Allen : «Chaque fois que j'écoute du Wagner, cela me donne envie d'envahir la Pologne».

Pendant ce temps, le bourrage de crânes continue :

Ukraine : j’aimerais que l’on m’explique…

Quant à moi, je ne varie pas.

lundi, avril 14, 2014

En regardant le Guépard


Le Guépard Extrait 6 par toutlecine

Ce n'est pas mon passage préféré, mais il est tout de même charmant. Mon passage préféré est celui où le prince dit à Chevalley, qui ne le comprend pas : «Nous étions des guépards et des lions. Nos successeurs le diront aussi, mais ils mentiront».

Ce film est tout en finesse. Je pense à la phrase de Tancrède sur les fusillés, pendant le bal, qui suffit à faire sentir qu'il n'a pas, lui la génération montante, la noblesse de son oncle.

Je ne sais pas si un tel film est possible aujourd'hui. J'ai tendance à croire que non : peut-on imaginer qu'un chef d'oeuvre pareil, monstre de politiquement incorrect, non pas dans le détail, non pas dans telle ou telle phrase mais dans son esprit, trouverait un producteur ?