vendredi, mars 27, 2015

Forbidden Hollywood

Je ne fais pas souvent de publicité mais cette collection de Warner Brothers est formidable :

Forbidden Hollywood




J'aime beaucoup les films des années 20 à 40.

C'est d'ailleurs un de mes critères express de classification des gens : quelqu'un qui me dit qu'il ne supporte pas les films muets ou, pire, les films en noir et blanc, est vite dirigé vers ma poubelle sociale.

Vous avez compris : cette collection Forbidden Hollywood, ce sont les années « pré-code », c'est-à-dire, avant la censure.



Accident de l'A320 de Germanwings : le mystère du Mal

Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger, paraît-il. Je suis capable d'empathie : je peux comprendre que des hommes fassent ce que je ne ferai pas.

Je peux, par exemple, comprendre les terroristes qui font des attentats-suicides : je crois que j'imagine assez bien ce qui se passe dans leur tête. Je peux aussi comprendre qu'on se suicide par dépression.

En revanche, qu'on se suicide par dépression en entrainant 146 personnes dans sa mort dépasse mon entendement. On a essayé de me l'expliquer, je comprenais les mots, mais pas les idées et les sentiments qu'ils appelaient.

Alors, il reste l'explication ultime : le Mal qui est en chaque homme. Même le pape ne semble plus trop y croire, j'ai été choqué par certains de ses propos sur les terroristes islamistes qui donnaient à penser qu'ils étaient dans l'erreur mais qu'ils n'avaient peut-être pas mauvais fond.

Pourtant, le Mal est ce qui permet, non pas d'expliquer, car il est mystérieux, mais, au moins, d'appréhender, qu'on puisse se suicider sans se préoccuper des 146 personnes derrière.





jeudi, mars 26, 2015

Zemmour, les malheurs de la féminisation et la belle Italienne



Si les généralisations de Zemmour me paraissent audacieuses à la limite de la fumisterie, elles ont tout de même un parfum de vérité.

La violence anti-féminine de notre glorieuse révolution est une de mes raisons de la détester. Le sort atroce de la princesse de Lamballe suffit à révulser tout homme de bien.



mercredi, mars 25, 2015

François-Xavier Bellamy - Michel Onfray : vivons-nous la fin de notre civilisation ?

François-Xavier Bellamy - Michel Onfray : vivons-nous la fin de notre civilisation ?

J'ai toujours beaucoup de mal avec Michel Onfray. Il me fait penser à Sartre en plus sympathique. Brillant en surface, mais il ne faut pas trop creuser.

La différence avec Fraçois-Xavier Bellamy se voit dans la conclusion.


mardi, mars 24, 2015

Lee Kwan Yew

The Man Who Made Singapore

Lee Kwan Yew willed a well-ordered and disciplined society into existence.

Singapour est un rêve pour les Français : sécurité, prospérité, zéro chômage, cohésion sociale, et il n'est même pas sûr que les libertés y soient moindres.

Par exemple, la liberté d'entreprendre et la liberté de jouir de son argent gagné honnêtement y sont bien supérieures. A coté, notre liberté de cracher par terre et de jeter ses papiers gras fait pâle figure.

Lee Kwan Yew est à juste raison détesté de nos gauchistes, droits-de-lhommistes, socialistes, nihilistes : il a bâti Singapour en opposition complète avec leurs principes et ne s'est jamais caché de les avoir pris pour anti-modèles. Et ça marche. Insupportable ! Une claque !

Je crois que ce qui pourrait arriver de mieux à la France serait une dictature temporaire à la romaine. Mais cela n'arrivera pas, faute de dictateur capable, n'est pas Cincinnatus qui veut, et faute de volonté populaire de se soumettre au bien public.







lundi, mars 23, 2015

Etats-Unis, Chine (et l'Europe qui disparait) : les institutions

De la nécessité des institutions

C’est mieux qu’en Europe ou les institutions inventées à la fin du XX eme siècle nous garantissent une absence totale de croissance tout en entretenant un risque géopolitique qui ne cesse de monter…



Ca bouge dans l'Orient compliqué

Je suis convaincu depuis longtemps qu'Obama est un Américain très bizarre qui ne semble pas avoir à coeur les intérêts américains. D'où sa popularité chez nos bobos.

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L'agence de presse Ména a récemment montré des images et des vidéos de miliciens du Hezbollah juchés sur des chars U.S flambant neufs, en train de monter au combat, en Syrie, contre des opposants au régime. Le gouvernement américain n’a fourni aucune explication sensée quant à l’origine de ces armes.

Le prince saoudien al Walid Ben Talal Ben Abdel Aziz, dans une interview accordée à la chaîne américaine Bloomberg, a déclaré : "Les dirigeants d’Israël et d’Arabie Saoudite s’inquiètent du fait qu’Obama prend de plus en plus le parti de l’Iran. L’Iran va profiter de ses négociations avec les grandes puissances pour obtenir une levée partielle des sanctions sans qu’il ne s’engage à mettre un terme à son programme nucléaire".


Il a précisé : "L’Arabie saoudite, les Arabes et les musulmans sunnites approuvent une attaque israélienne contre l’Iran pour détruire son programme nucléaire. Les sunnites appuieraient une telle attaque, car ils sont hostiles aux chiites et à l’Iran".
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Waterloo (T. Lentz)

Un livre agréable et bien illustré.

Pour Thierry Lentz, Napoléon a commis trois erreurs majeures :

1) Revenir de l’ile d’Elbe avant la séparation du congrès de Vienne, ce qui a permis à ses ennemis rassemblés d’organiser très vite la riposte.

2) Le choix des hommes : nommer ministre Fouché, cet intrigant qui lui savonnait la planche, et laisser à Paris Davout, qui aurait été bien meilleur que Ney, dont les défaillances tactiques lui étaient connues. « Le brave des braves » (cinq chevaux tués sous lui à Waterloo)n’était pas Jules César ... ou Napoléon.

3) Mal reconnaître et mal évaluer la position et la stratégie des alliés, qu’il croyait pouvoir séparer aisément. Au contraire, ils avaient appris de leurs échecs précédents. C’est le fameux « Soudain, joyeux, il dit : Grouchy ! - C'était Blücher. / L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme, / La mêlée en hurlant grandit comme une flamme ».

Napoléon pensait que Blücher se replierait pour protéger ses lignes de communication (tactique napoléonienne classique : la menace sur les lignes de communication de l’ennemi pour l’obliger à se replier sans combat) et se séparerait de Wellington. Au contraire, Blücher a pris la décision de se rapprocher de Wellington au risque de se découvrir.

D’une manière générale, Napoléon fut à Waterloo inférieur à lui-même. Malgré cela, « Il avait l’offensive et presque la victoire / Il tenait Wellington acculé sur un bois ».

Oui, il fut l’Ogre. Le bilan de l’épopée napoléonienne est catastrophique pour la France. Pourtant, je ne puis m’empêcher d’admirer « le dieu des batailles ».



1515 Marignan

J’ai déjà évoqué ce livre dans un précédent billet

Qu’ajouter ? Le comportement chevaleresque de François 1er est archaïque, un rien puéril. C’est un succès à Marignan mais il paiera très cher cette puérilité dix ans plus tard à Pavie.

Il n’est plus au temps de Saint Louis. Alors que l’Etat moderne est en cours de construction, la personne du roi devient indispensable au fonctionnement de la machine et doit donc être protégée de la capture.

Autre chose. Les lansquenets allemands au service de la France et les hallebardiers suisses ont combattu pendant au moins trois heures au corps à corps à l’arme blanche. C’est exceptionnel : d’habitude, lors d’une charge à l’arme blanche, l’un des deux partis, en général le défenseur, cède très vite. Cela a justifié bien plus tard la théorie d’Ardant du Picq sur l’esprit de la baïonnette. Il faut imaginer ce que ce combat signifie : la poussière, la chaleur, la fatigue de manipuler une pique ou une hallebarde de plusieurs kilos, les embrochés qui hurlent, la peur constante de se prendre à travers le corps une hallebarde qu’on n’a pas vu venir, tailler, piquer, frapper, les membres engourdis, ne pas céder, avancer quand on peut, reculer pour se reposer derrière des amis si l’occasion se présente, puis revenir devant, recommencer encore et encore …









Le Figaro censure ses propres articles !

L'article Antiracisme, Mitterrand et Hollande : même combat pour les deux François ? faisait le parallèle entre les obséquiosités (le terme «obséquieux» était employé, citations très récentes à l'appui) des journalistes vis-à-vis des deux François.

Il a disparu. Etrange, non ?

Cela ne change bien sûr rien à mon analyse, puisque je pense depuis 2011 que le parti-pris, plus ou moins dissimulé mais sans retenue, des journalistes en faveur de François Hollande est son principal atout. D'ailleurs, il co-dirige avec les medias : toutes ses décisions sont prises et ajustées en fonction de ce qu'en penseront les journalistes (et non pas les consommateurs des medias).

Les journalistes ne sont pas contrôlés, ils collaborent, ils sont volontairement complices. C'est le fruit de trente ans d'endoctrinement, voire plus, dans les écoles de journalisme et les rédactions.



dimanche, mars 22, 2015

Je ne fais pas dans le jeunisme militant, mais ...

L'ancien ministre Henri Emmanuelli (PS), président sortant du conseil général, a été réélu au premier tour à Coteau De Chalosse dans les Landes. Le député est président du département depuis 33 ans

Les vieux cons soudés au bastingage, une spécialité landaise ?

Cantonales : le plafond du FN

Comme je l'ai déjà expliqué (mais je ne retrouve plus où, je ne m'y retrouve pas dans mon propre blog !), je ne crois pas que le Front National puisse jamais obtenir 50 % des suffrages exprimés au niveau national. Les résultats du premier tour des cantonales renforcent cette opinion.

La cause fondamentale en est, à mes yeux, que la « dédiabolisation » est un succès tactique et une défaite stratégique.

En abandonnant des thèmes chers à son père, immigration, anti-fiscalisme, libéralisme poujadiste, Marine Le Pen a gagné en respectabilité médiatique et a progressé dans l'électorat, c'est la victoire tactique, mais a perdu en cohérence et la crédibilité lui est devenue inaccessible, c'est la défaite stratégique. Et puis, comment quelqu'un qui s'entoure de chevènementistes, c'est-à-dire de spécialistes de la défaite électorale, peut-il espérer l'emporter ?

Mais le FN remporte tout de même une victoire de long terme : il a enfin cette implantation locale qui lui manquait pour former ses cadres.

Mais le temps joue contre le FN : les Français qui ne croient plus à un sursaut politique et se résignent sont de plus en plus nombreux.

Addendum :

André Bercoff : « quand une soirée électorale tourne à l'enfumage »







Furia francese contre Furia helvetica

Je suis en train de lire une étude passionnante de la bataille de Marignan, très inspirée du regretté John Keegan (dont je vous conseille The face of battle et The mask of command).

Jusqu'à maintenant, j'imaginais les mercenaires suisses de Marignan un peu comme on imagine les Suisses contemporains : expérimentés, disciplinés, calmes, méthodiques.

Pas du tout ! C'était de rustres montagnards sans formation militaire mais habitués à une vie violente. Ils avaient une tactique et une seule : se ruer sur l'ennemi avant qu'il ait le temps de comprendre ce qui lui arrive. L'auteur a une image parlante : c'est le village d'Astérix à l'assaut du chevalier Bayard.

Cela leur a suffi pour vaincre à Grandson, Morat et Novare. Excusez du peu.

Mais, à Marignan, ils sont tombés sur os : au soir du premier jour, les Français avaient reculé, mais ils n'étaient pas vaincus. Le lendemain, leur élan brisé, les Suisses se sont faits tailler en pièces, avec l'aide de Venise venue in extremis au secours des Français.

L'image n'a rien à voir avec Marignan, c'est ma fantaisie.


samedi, mars 21, 2015

Trouble in paradise (E. Lubitsch)

Un film d'avant le code Hayes.

La scène de séduction, toute en taquinerie, en humour et en domination (et vous remarquerez que c'est la femme qui domine), est l'une des plus sensuelles, pour ne pas dire sexuelles, que j'ai vues (surtout qu'elle est précédée d'allusion à la fessée ! Et aussi d'un jeu de claquements de portes et de va-et-vient entre les chambres qui ne laisse aucun doute sur la nature de leurs relations). On est loin de la mièvrerie de certaines comédies.

Kay Francis joue avec son partenaire à quelques centimètres comme le chat avec la souris. «Du cul, du cul, du cul», c'est vite fade.

Et puis, un film où il n'y a que des gens intelligents, sensibles, de bon goût, élitistes et parfois riches, ça change du misérabilisme bobo du cinéma subventionné à la française. C'est l'anti-«je l'avoue, je n'aime pas les riches» !

video

vendredi, mars 20, 2015

La Dame de Pic

Voici le menu que nous avons pris :


Je suis très embêté pour vous conseiller ce restaurant. Mais, aussi, pour vous le déconseiller.

Je vais tenter de m'expliquer.

D'abord, à partir de quelle référence je juge ? Parmi tous les restaurants que nous connaissons, trois se détachent :

  • La Côte Saint Jacques à Joigny a fait en 2013 un menu spécial pilotes à 100 € boissons comprises pour la fête de l'aéroclub local. J'en ai presque honte rien que d'y repenser, tellement c'était bon et le rapport qualité/prix était excellent. Même si c'est des prix de province (comme le restaurant suivant) et qu'il faut en tenir compte dans la comparaison, c'est imbattable.
  • Le menu Le réveille-matin des Français de Michel Guérard à Eugénie-les-bains qui était à 120 €  avec les boissons et qui est remplacé par le menu Terroir sublime, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau.
  • Le menu Tentation du Carré des Feuillants à 95 € vins compris, c'est un exploit à Paris. Surtout qu'ils ne sont vraiment pas chiches sur les vins. Légèrement moins sophistiqué que les deux précédents, mais ça tient à pas grand'chose.
Alors, la Dame de Pic ?

C'est trop cher : le même menu à 100 € (surtout que les vins ne sont pas compris) et sans supplément pour le fromage et ça passait beaucoup mieux. D'une manière générale, je trouve tout supplément désagréable, presque impoli, quel que soit le niveau du restaurant : le restaurateur fait son menu, il propose ou ne propose pas, mais le supplément laisse penser qu'il n'a pas su se décider. Nous l'avons joué façon écossais vu par Astérix : une assiette de fromage pour deux.

C'est trop maniéré : l'esthétique Hello Kitty, rose bonbon et blanc, peut taper sur les nerfs. Je préfère les décors plus classiques (le Carré des Feuillants a le même défaut, c'est d'ailleurs son seul défaut). De ce point de vue, le restaurant de Guérard est selon mon coeur.

C'est trop évanescent : cette cuisine tout en arômes a un défaut, elle manque de consistance au sens matériel du terme. On a quelquefois l'impression de ne rien avoir en bouche (mais on mange à sa faim, ce n'est pas le problème).

Le service a fait des petites erreurs. Nous sommes restés quelques minutes sans pain et les verres vides. C'est en-dessous du parfait. Rien de dramatique non plus. Nous avons vu mieux, mais rarement. Sympathique et, pour une fois, les plats sont annoncés de manière intelligible (c'est fou le nombre de serveurs imberbes qui marmonnent dans leur barbe).

Voici pour les points négatifs. Et pour le positif ?

Une vraie personnalité. C'en est même déroutant. Le rouget était vraiment sublime. Le pied de cochon aussi. Et le fromage (avec le fameux supplément) à pâte cuite (vieux Comté ?) était accompagné d'une gelée de whisky fort bienvenue. La confiture abricot-bière avec le roquefort est également une trouvaille.

J'ai lu sur internet des critiques épouvantables (pas seulement, heureusement), c'est injuste. Je pense que cela vient en grande partie de cette personnalité surprenante.

Si les prix sont trop élevés d'un pouième à mon goût, ce n'est pas non plus l'attaque à main armée dans la forêt de Bondy façon Ducasse.

Bref, est-ce que je conseille ou pas ?

Je répondrai plutôt oui. Mais je n'en ferai pas mon quartier général, le restaurant où l'on va régulièrement sans se poser de questions (de toute façon, les questions, c'est mon banquier qui les pose). Mais une fois de temps en temps, pour changer, pourquoi pas ?

Nota : les photos qui accompagnent les menus sur internet sont interverties. Dommage.

Journée sans viande : cessons d'être bêtes !

Journée sans viande : cessons d'être bêtes !

Ils fustigent la vision anthropocentrique qu'ils souhaiteraient remplacer par une philosophie anthropomorphique où il s'agirait d'interpréter les comportements animaux comme des conduites humaines. Dès lors, leur démarche s'inscrit dans une logique émotionnelle: le consommateur est invité à ne pas suivre sa raison mais ses réactions affectives. Et l'on s'abstient de consommer de la viande, non pas parce qu'il s'agirait de raisonner tel ou tel excès mais bien parce que l'on songe au bien-être de l'animal et à la vieille sollicitude de l'homme envers la bête. L'antispécisme qui domine ce postulat marque une véritable rupture avec toute civilisation. On se refuse désormais à ce que l'homme soit unique; on ne veut plus qu'il soit le centre de ses propres préoccupations et l'on inflige ainsi une illusion humaine à l'animal dont, d'ailleurs, il ne saurait se rendre compte.

[…]

Les relations de l'homme vers l'animal se placent sous le signe de la morale humaine. Rien qui ne soit du respect car si l'homme est une fin en soi, l'animal ne l'est pas. En cela, il n'y a rien de commun entre ce qui fonde le respect des personnes et ce qui préside à la protection des espèces animales.


Je suis effrayé que des choses naguère évidentes soient à ce point méprisées que quelqu'un éprouve le besoin d'en écrire cet article. Et encore plus effrayé des réactions des commentateurs : pour la plupart, ils n'ont rien compris mais cela ne les empêche  pas « d'avoir la haine ».

Très peu de commentateurs pour défendre l'auteur.

C'est sûrement une des choses les plus effrayantes qui puissent exister : la haine des imbéciles et qu'ils soient majoritaires.

Je n'ai jamais maltraité un animal et je n'ai pas l'intention de le faire. Mais cela ne m'empêche pas de considérer qu'il y a une distance infinie entre un animal et un humain. C'est pourquoi je suis très perturbé par ces scènes urbaines banales où l'on voit un humain traiter un animal domestique comme un  enfant.

Car l'enjeu n'est pas mince : il s'agit de la dignité humaine, de la spécificité de l'homme, de ce qui le rend unique et incomparable. Pour dire des gros mots, fait à l'image de Dieu. Saint François d'Assise ne passait pas pour être hostile aux animaux, mais il ne les aurait pas traités comme des hommes. Lorsqu'on commence à traiter les animaux comme des hommes, il ne faut pas longtemps pour traiter les hommes comme des animaux.

Dans notre monde, la notion de dignité humaine est en constant recul : avortement, euthanasie, eugénisme, manipulations génétiques, droits des animaux (qui sont anecdotiques par rapport à tout le reste) ...

Je suis épouvanté par le monde qui se crée sous nos yeux.

La cause est connue : le christianisme a inventé la dignité humaine, la déchristianisation la fait disparaître. Si l'homme n'est plus à l'image de Dieu, si Dieu n'a pas sacrifié Son fils pour renouveler Son alliance avec Sa créature, alors chaque homme n'a plus une valeur spéciale.

Pour Chantal Delsol, il est possible que cela soit l'ordre éternel des civilisations et que le christianisme ne fût qu'une parenthèse originale et quelque peu fantasque. Mais le monde dans lequel j'ai été élevé est dans cette parenthèse et je n'en désire pas d'autre.

On peut tenter de se rassurer avec Chesterton : on ne peut pas faire que ce qui a été n'ait pas existé. Une fois le christianisme inventé, il démode tout ce qu'il y avait avant lui et jamais on ne pourra y revenir.

Hélas, le raisonnement chestertonien est bon pour les intellectuels qui ont quelques notions de christianisme, mais, pour les autres, qui sont tellement ignorants que c'est comme si le Christ n'avait pas existé ? Notre serial-commentateur Curmu nous racontait avoir acheté un DVD La Passion du Christ. Au moment de payer, le gentil caissier lui dit : « Je ne connais pas l'histoire. C'est bien ? ». Curmu a du ressentir un grand moment de solitude.

Le même grand moment de solitude que je ressens chaque jour en lisant l'actualité.









Macédoine : éclipse, Grèce, enracinement

Éclipse : l'Éducation nationale, les yeux grand fermés

La Grèce entre cigale et fourmi

Ces Français en quête d'enracinement

Simone Weil (le philosophe, pas le ministre de l'avortement) mérite d'être découverte. Je n'écris pas « re-découverte », je me doute qu'elle n'est pas au programme de nos « grandes » écoles qui fabriquent des nains nanissimes en humanités.










Zemmour : «La berezina des "humanistes" »

jeudi, mars 19, 2015

Apollinaire

Aimer Apollinaire n’est vraiment pas original : Hugo Pratt, Jean Raspail et Antoine Blondin s’en sont servi dans leurs œuvres.

Une idylle s'ébauche entre les deux jeunes gens (ils sont nés tous deux en 1880). […] Il y retourne en mai 1904, mais s'y heurte au refus de la jeune fille.

Peu de temps après, Annie Playden quitte l'Angleterre et s'installe aux États-Unis. Elle y fut retrouvée cinquante ans plus tard par des spécialistes d'Apollinaire, devenue Mrs Postings. Elle n'avait aucune connaissance de la destinée de son soupirant, qu'elle ne connaissait que sous le nom de Wilhelm Kostrowicki et qu'on appelait « Kostro ».

Je ne puis m’empêcher de penser que cette dame a raté sa vie, et pourtant je ne connais rien de sa vie sans Apollinaire. Une illusion romantique de ma part.



mercredi, mars 18, 2015

Vas-y Bibi !

N'étant ni juif ni arabe mais, horreur et désespérance, français de souche, je me fous de la politique israélienne comme de ma première assiette de jambon-purée.

Néanmoins, la victoire de Natanyahou me réjouit à cause de son effet sur les bien-pensants français :

Israël, entre succès et tragédie.

Dans une large majorité, notre microcosme médiatico-politique avait anticipé la défaite de « Bibi » et s’en réjouissait. Ce n’est pas sans plaisir que j’ai vu les mines déconfites et entendu les commentaires attristés lors de l’annonce des résultats. Netanyahou est un patriote libéral et conservateur, clairement à droite : l’antipathique par excellence pour le petit monde médiatique de notre pays qui s’est fourvoyé une fois de plus. Invitée sur le plateau de LCP, la sénatrice française « Europe-écologie-les verts », Esther Benbassa, à la fois française, israélienne et turque, est une spécialiste d’Israël où elle a vécu. Elle avait décrit le Premier Ministre, comme un homme du passé, dont les Israéliens étaient lassés dans une société fatiguée. Pas de chance pour la spécialiste multinationale, les Israéliens ont rarement autant voté et ont d’une certaine manière suivi Netanyahou dans ce que certains présentaient comme un référendum.

Triomphe de Netanyahu : une leçon pour l'UMP

La droite française serait bien inspirée de comprendre le mécanisme de cette victoire inattendue. A tous ceux qui, à l’UMP, persistent à penser confortablement que la crise économique et sociale emporte tout, la campagne identitaire de Netanyahu démontre l’inverse.


Zemmour : « Zlatan Ibrahimovic a résumé la haine de soi française »

Zemmour est en forme