mercredi, février 10, 2016

Etat d'urgence : la route la servitude

La situation est simple à définir.

Le gouvernement utilise le prétexte de la sécurité comme moyen de réduire la liberté.

Il le fait de telle façon qu'un débat clair ne puisse pas être posé sur ces questions et l'opposition est trop complice pour contrecarrer cette manoeuvre (preuve supplémentaire que l'UMPS est une réalité).

L'arsenal juridique est déjà bien pourvu, il suffit de l'appliquer sans faiblir.

L'état d'urgence n'est pas nécessaire, la modification de la constitution est absurde et contre-productive.

En revanche, on nous aurait dit quelque chose comme : « On constate que les liens entre délinquance et terrorisme sont de plus en plus étroits, les passages de l'un à l'autre sont courants. Nous allons donc construire 40 000 places de prison pour lutter contre la délinquance, et, indirectement, contre le terrorisme », tout le monde aurait compris et approuvé.

Sur tous les sujets touchant au terrorisme, intégration, immigration, relations avec les pétromonarchies, écoles, police etc. un tel discours de vérité était possible et n'a pas été tenu.

On nous a amusés avec une question subalterne (déchéance de nationalité) et le résultat est là : notre sécurité n'a pas progressé d'un pouce puisqu'aucun des sujets de fond n'a fait l'objet de décisions appropriées, en revanche notre liberté a sacrement diminué (par exemple, l'état d'urgence a servi à interdire une manifestation écologiste dont on chercherait en vain le lien avec le terrorisme islamique).

Il faut dire la cruelle vérité telle qu'elle est. Nos politiciens et les terroristes islamistes sont d'accord sur un point : réduire la liberté des Français. Oui, ils sont des alliés objectifs. Chaque attentat est l'occasion de renforcer les pouvoirs des politiciens et chaque privation de liberté est un dopant pour le recrutement des islamistes.

Nos gouvernants ne vont probablement pas jusqu'à espérer un attentat mais je suis certain qu'ils sont persuadés que, s'il s'en produit un, ils sauront l'utiliser à leur profit et qu'ils s'y sont préparés.

Deux articles :

Le gouvernement par la peur : comment Manuel Valls est devenu expert en manipulation de lʼopinion par lʼagitation de menaces terroristes

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De l'avis des spécialistes, ces nouvelles armes juridiques ne sont pas vraiment utiles pour lutter contre le terrorisme. Personne n'a même dit que les attentats étaient imputables à des lacunes de notre législation. Ce que demandent les policiers concernés est d'abord un meilleur contrôle aux frontières. Certes, à l'occasion de la COP 21, avec l'autorisation de Bruxelles, des contrôles ont été instaurés aux frontières - qui perdurent aujourd'hui. Mais les moyens manquent pour les faire sérieusement. Pour être vraiment efficace, il faudrait sans doute envisager une suspension du traité de Schengen, suspension que Valls n'a pas mise à l'ordre du jour.

Surtout, comment ne pas voir que ces nouveaux moyens répressifs sont utilisés ici et là pour contrôler des prétendues menaces d'extrême droite ou encore pour combattre les ultra-écologistes qui risquaient de manifester durant la COP 21. Il y a là un vrai détournement de procédure qui ne saurait que nous inquiéter pour l'avenir de nos libertés. Qui ne se sent aujourd'hui pas mal à l'aise pour parler au téléphone ou envoyer des courriels ? Comment faire confiance à quelqu'un comme Valls pour ne pas abuser de ces lois d'exception quand on se souvient de la manière odieuse dont le même Valls rafla et ficha des centaines de manifestants de la Manif' pour tous parfaitement pacifiques.

La France est-elle encore pour longtemps une société libre ?
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Déchéance de nationalité : la grande comédie indigne

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A travers cette opération, le pouvoir politique, au sens large, porte atteinte à deux principes sacrés. D'une part, la Constitution, qui est la loi suprême, la règle du jeu supérieure de la communauté nationale, garante de son unité, de sa cohésion, de la démocratie. En la modifiant sans la moindre utilité, les autorités politiques du pays, majorité comme opposition en font un simple enjeu politicien et contribuent à la banaliser et à la fragiliser. D'autre part, il joue avec la sécurité des Français.

Les manoeuvres en cours sont censées être la réponse essentielle au massacre du 13 novembre 2015. Or, elles se présentent comme un écran de fumée sans la moindre perspective d'effet concret dans la luttre contre le terrorisme. Pendant ce temps, où en est le contrôle des frontières et des visas ? Le suivi des 8000 djihadistes français ? La protection des sites menacés?  La surveillance des banlieues sensibles ? La lutte contre Daesh au Moyen-Orient et en Libye ? La maîtrise du flux migratoire sur l'Europe? La révision en cours n'a plus qu'une seule dimension: politicienne. Pour le chef de l'État et le Premier Ministre, l'objectif est de ne pas perdre la face, quitte à neutraliser le projet initial.


[…]

Le chiffon rouge que le pouvoir socialiste agite en ce moment n'est pas anodin: celui de la déchéance de la nationalité, de la nationalité, au coeur du pacte national. En en faisant ainsi un simple objet de manoeuvres intéressées, la classe politique dans sa majorité se rallie les yeux fermées, autant gauche que droite, à des méthodes qu'elle qualifie volontiers d'extrémiste ou de «populiste». Dans un climat de déchéance démocratique, la débâcle politique se poursuit, tous les repères volent en éclats. Que peut-t-il sortir de ce champ de ruine ?
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L'’Etat discrédité, l’autorité perdue et le chaos qui vient

Pour les méchants libéraux conservateurs comme moi, il y a longtemps que l’Etat français est discrédité et que les politiciens ont perdu toute autorité. La cause en est simple : trop de trahisons. Un écart trop grand entre l’idéal et la pratique.

Que les politiciens ne soient pas tous honnêtes, c’est la vie. Qu’ils soient tous pourris, c’est trop. Que l’Etat ait quelques défaillances, on le comprend, que l’Etat accumule les défaillances, c’est trop. Que l’Etat ne soit pas toujours impartial, on vit avec. Qu’il soit systématiquement partisan, c’est trop. Que nos dirigeants ne remplissent pas tous leurs devoirs, on le tolère. Qu’ils les trahissent tous, c’est trop.


Si ce discrédit de l’Etat et ce mépris des dirigeants restaient confinés à quelques râleurs, cela serait sans conséquence. Mais il est clair qu’il gagne dans la population.

C’est doublement dramatique :

1) Je vous cite souvent Henri IV : « Il n’y a pire perte que la perte de l’Etat ». Bien sûr, il parlait de l’Etat régalien, pas de l’Etat obèse emmerdant le monde à coups de lois et de normes, engraissant des millions de feignasses et de bons à rien et gérant, avec quel talent, Areva, la SNCF et EDF.

Or, la perte de l’Etat, nous nous y dirigeons tout droit. Si l’Etat, à force d’être partisan en faveur de minorités, perd son autorité sur la majorité, il disparaît. La police devient une milice politique et le fisc est organisation de racket.

2) Ce premier problème classique est aggravé par un phénomène moderne : la « communication », c’est-à-dire un ensemble de techniques de manipulation des foules qui empêche que les questions dérangeantes pour le Système puissent être posées en termes clairs. Il s’en suit une paralysie catastrophique de la décision collective. Cet effet est, certes, recherché par certains ; il n’en demeure pas moins que ses conséquences sont dramatiques.

Dans cet entretien important que je vous cite souvent, car très juste et qui éclaire bien les enjeux, Chantal Delsol explique :

Je ne pense pas que la population française ait pris la mesure des causes [de ses malheurs]. Elle ressent que "ça va mal" et que "ça ne pourra pas durer", mais elle ne sait pas bien ce qui cloche. Elle sait qu’il faudrait des réformes mais en même temps elle défend qu’on les fasse, car chaque fois cela touche des privilèges (pays monarchique, encore une fois ne l’oublions pas). C’est compliqué… Mais il n’y a pas vraiment de prise de conscience, je ne crois pas. Juste une angoisse diffuse, ce qui sans doute est pire.



Ferrari GTC4 Lusso

Enfin une petite amélioration esthétique d’une Ferrari contemporaine. Malgré les commentaires extatiques des fans (et des journalistes terrorisés –Maranello pratique couramment le chantage vis-à-vis des medias automobiles : « Si vous dites du mal, pas d’essai » ) à chaque fois que sort un nouveau modèle, les dernières Ferrari étaient toutes plus laides les unes que les autres. Le mot « élégance » semblait avoir disparu du vocabulaire ferrariste.

La FF était horrible (j’en ai encore croisé une récemment, rien de positif à dire sur son esthétique). La nouvelle GTC4 Lusso représente un effort, un peu faiblard certes, vers plus d’élégance. Déjà, la F12 Tour de France était clairement un progrès esthétique par rapport au modèle de base.

Je ne doute pas que Ferrari ait quelques clients fidèles, des connaisseurs et pas des m’as-tu-vu, dont les critiques soient écoutées, même si la cupidité pousse à faire dans l’emphase, le « too much », accessible aux béotiens ou aux bédouins.

Nous sommes encore très loin de l’élégance racée d'une 330 GTC ou d’une 456 mais ça s’améliore. La GTC4 n'est plus hideuse, elle est juste moche.



















mardi, février 09, 2016

C'est la chuuttteu finaaaale (probablement pas) (à chanter sur l'air de l'Internationale)

Les indices boursiers se cassent la gueule et les actions des banques sont jalouses de la cote de popularité de François Hollande.

Cela doit bien faire six ou sept ans (les lecteurs voulant mettre à l'épreuve ce blog pourront essayer de vérifier) que je prédis que l'économie de bulles mise en place par Alan Greenspan et son orchestre et poursuivie depuis par ses successeurs explosera vers 2017-2020.

Par explosion, j'entends quelque chose de précis : la banqueroute d'un Etat occidental, suivi de la dissolution de l'Euro.

L'économiste Jean-Pierre Petit, hostile à l'économie de bulles et à l'Euro, ne croit pas à une telle explosion. Il pense que le Système saura se protéger en acculant les peuples à la misère pour se perpétuer.

Je suis tenté de reculer ma prévision. Effectivement, les capacités de résistance du Système sont impressionnantes : les Espagnols, les Grecs, les Portugais et même une large part des Français et des Italiens sont une situation dramatique et pourtant ça tient. Charles Gave prédit depuis des années la fin de l'Euro et ça n'arrive jamais.

Pourtant, par bravade, je maintiens ma prévision.

Bruno Bertez s'exprime dans un insupportable sabir, il mériterait un bon coup de pied au cul pour apprendre à parler français, néanmoins je suis d'accord avec son analyse :


LE CRÉDIT ENTRE EN RÉVULSION, À RELIRE, LES KLEPTOS SE SONT ENCORE TROMPÉS

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Nous avançons une explication synthétique: les banques ont joué le rôle central dans le dispositif de reflation mis en place, elles ont été à la fois les «chouchous» et en même temps les victimes. On les a gavées, on les a appâtées, séduites par l’argent gratuit. On les a incitées à participer à la fabrication de l’effet de richesse artificiel, elles ont fait levier à tour de bras, elles se sont mises, toutes, du même coté du bateau et maintenant que la mécanique est brisée, c’est la ruée vers l’autre bord, la ruée vers la sortie. Le sauve qui peut dans des univers illiquides. Pour parler simplement comme la Sagesse des Nations, on est toujours puni par ou l’on pèche! Tout le reste n’est que baratin circonstanciel à pouvoir explicatif limité, le fond seul est important: les banques paient le prix du rôle qu’elles ont accepté de jouer, ce prix, c’est la destruction de leur «business model», la destruction du banking traditionnel et la mise de tout sur les marchés, c’est à dire la mise de tout le crédit et de la machine à produire le crédit sous la coupe irresponsable des animal spirits. On ne connait plus la valeur de rien or une banque ne peut tenir dans l’incertitude généralisée, dans un monde de fragilité des valeurs. Le mal des banques est endémique à la Great Expérience de notre ami John Law. On ne fait pas de la banque sur du sable, il faut des fondations, il faut quelques certitudes, il faut quelques invariants.

On touche d’un coté, on colmate, on écope et c’est ailleurs que le bateau prend l’eau, c’est la rançon du constructivisme, du socialisme des Banques Centrales, de leur dirigisme, il n’y a plus aucune répartition statistique, tout est corrélé. Nous l’avons dit et redit: tout a le même sous-jacent. Et ce sous-jacent, plus encore que la liquidité et les valeurs, c’est: la confiance dans les compétences des Banquiers Centraux et dans l’efficacité de leurs théories. La liquidité et les valeurs ne sont pas des données, ce sont des résultantes de la confiance, de la foi. Les fers de lance de la reflation ont été le secteur bancaire, les hedge funds, les ETF, le Private Equity, l’ingénierie financière, bref on a tout misé sur les effets de dominos positifs en chaîne et les dominos ont commencé de chuter.
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Je vais être encore en plus synthétique : la vérité rend libre et l'économie mondiale est depuis vingt ans bâtie sur le mensonge. Mensonge sur la valeur des choses, mensonge sur la relation entre les choses, mensonge transformé en lois, en pratiques, en comportements, en idées, en statistiques.




lundi, février 08, 2016

Charles Gave : des réformes faciles à faire, et qui ne coûteraient rien

Des réformes faciles à faire, et qui ne coûteraient rien

Bien sûr, ces réformes efficaces et de bon sens n'ont aucune chance d'être adoptées. Ce billet est juste pour le plaisir intellectuel.

Pourquoi arrêter le général Piquemal ?

L'arrestation, à l'évidence partisane, de police politique sous couvert d'état d'urgence, du général Piquemal fait les gorges chaudes d'internet.

Pourquoi arrêter le général Piquemal ?

♘ Beaucoup croient au coup de semonce à destination des militaires d'active, prétextant que le gouvernement aurait peur d'un coup d'Etat. C'est possible mais j'y crois peu.

Je sais bien que nos politiciens sont des incultes crasses, mais tout de même : depuis Bonaparte, tous les coups d'Etat militaires ont échoué. Boulanger est un bon exemple (Napoléon le neveu n'était pas militaire).

Comme disait Maurras, la république gouverne mal mais se défend bien. Les foufous et les orignaux, ceux qui sont susceptibles de péter un plomb (car organiser un coup d'Etat n'est pas raisonnable) sont soigneusement écartés. La république a appris à sélectionner des officiers généraux bien escouillés et carriéristes. Joffre était un troisième choix, on doit à cet incompétent des centaines de milliers de morts mais ceux qu'ils l'ont nommé avaient raison sur un point : il n'a jamais représenté un danger pour le régime. Dépourvu de qualités, ce médiocre était trop dépendant de ses maîtres.

Je ne pense pas que le tour de main soit perdu. Alors, rien à craindre ou à espérer des officiers supérieurs d'active.

Eventuellement, cela pourrait bouger au niveau capitaine (révolution des oeillets au Portugal) ou commandant. Mais ce sont des niveaux moins puissants donc moins dangereux. Et puis, l'appareil de surveillance est tentaculaire.

De plus, pour qu'un pouvoir issu d'un coup d'Etat ait quelques chances de durer, il faut que la fiction d'un appel muet mais réel venu du peuple opprimé soit vraisemblable (les deux Napoléon, De Gaulle, Pinochet). Or, il n'y a pas de militaires assez célèbres pour que cette fiction ait la moindre chance.

Donc pas de putsch ni même de « poupoutche ».

♘ En revanche, en titrant « graine de putschiste », Libération vend la mèche. L'Aberration et l'imMonde en font des tonnes et des tonnes. Il ne s'agit pas de la réalité du putsch mais de ré-activer son fantasme. Ces derniers temps, le débat public s'orientait dangereusement sur l'islamisme et sur les migrants. Le « peuple de gauche » (sauf quelques bobos) avait une fâcheuse tendance à ne pas être en total désaccord avec le « peuple de droite » sur ces questions.

Il était donc temps de le reprendre en main, de le ramener à son bercail sinistre, à sa bergerie, en lui faisant jouer pour la cent millième fois le sketch de la résistance avec 50 (ce coup-ci, ce n'est pas 70) ans de retard. Il adore ça. Agiter le spectre du fascisme, ça marche à tous les coups. « Arrêtez de déconner et revenez aux "vrais" clivages. Nous les bons résistants contre eux les méchants fascistes ». Et si on fait monter le FN en même temps qu'on re-mobilise un électorat de gauche bien découragé, c'est tout bénéf.

Bref, l'arrestation du général Piquemal n'est pas tant un message en direction de la droite, même extrême, mais en direction de la gauche.

Bien entendu, qu'ils se soient trouvé dans la France de 2016 un préfet, des policiers et des gendarmes, des juges pour se prêter à cette honteuse mascarade de manipulation politicarde de l'opinion n'étonne plus personne.

Les politiciens et les hauts fonctionnaires sont vraiment la lie de notre société.


La démission déraille

On sait depuis les attentats que la responsabilité n'existe plus en France. Quand un dirigeant dit "J'assume", il parle par antiphrase. Il prononce ces mots pour refuser farouchement d'assumer et pour se cramponner à la place, qui est vraiment trop bonne, tant qu'il peut.

Non seulement il apparaît que la SNCF est responsable de l'accident de Brétigny mais qu'elle a détruit des preuves.

Guillaume Pépy, son PDG, va-t-il "assumer", c'est-à-dire, en novlangue, beaucoup pleurer en public,  faire des tonnes de guimauve sentimentale mais ne surtout pas démissionner ? Bien sûr.

Etre énarque, de gauche, incompétent et pédé est dans la haute fonction publique française une quadruple protection qui le rend plus invulnérable que Superman. Il pourrait déclencher une guerre atomique qu'il ne serait pas viré. Et puis, si un haut fonctionnaire était capable de scrupules et de partir de lui-même, ça se saurait.

Mais les Français sont trop cons : ils persistent à faire confiance à la SNCF.

Dans les années 80, on mettait les accidents du rail anglais sur le dos de "la mère Thatcher".

Là rien. Pas un zartiste conscientisé, pas un "chanteur engagé" au QI de palourde mazoutée, pour nous faire une beuglante "Pépy tu dérailles" et accuser le socialo-communisme. Étrange, non ?

dimanche, février 07, 2016

Calais : la capitulation de l'État, la révolte et la haine

Pour une fois, je ne vais pas mettre un article du Figaro en lien mais le citer intégralement. Bien sûr, c'est moi qui souligne.

Depuis des années, je suis convaincu que l'Etat dit français est devenu le pire ennemi de la France, que les Français laissés à eux-mêmes se réorganiseraient plus efficacement que sous la tyrannie de cet Etat-ganelon. H16 est sur la même longueur d'onde :

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Il devient de plus en plus difficile de distinguer l’actuelle administration française d’une force d’occupation intérieure au pays [Charles Gave préfère parler d'Etat colon, mais l'idée est la même]. Et à mesure que le temps passe, les habitudes (surtout les mauvaises) s’installent et le nombre d’affaires iniques dont cette administration se rend coupable, directement ou indirectement, augmente inexorablement. 
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Cette idée d'Etat colon source  (matérielle) de nos maux progresse, mais avec quelle lenteur.


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Calais: la capitulation de l'État, la révolte et la haine

Par Alexis Théas

Mis à jour le 07/02/2016 à 15h49 | Publié le 07/02/2016 à 15h18

FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour Alexis Theas, le déchaînement médiatique qu'a suscité le micro-rassemblement «anti-migrants» samedi est un écran de fumée destiné à masquer une situation apocalyptique et la démission de l'Etat. Alexis Theas est universitaire.

Pendant que le président de la République apparaissait sur France 2 à la mi-temps de France-Italie pour commenter le match de rugby de samedi, le naufrage de Calais se poursuivait. Une manifestation d'une centaine de personnes, présentée comme «anti-migrants», s'y réunissait. Ce mouvement répondant à un appel du groupe allemand Pegida, «contre l'islamisation de l'Europe», il a été attribué par les médias à l'ultra-droite, voire les néonazis. La manifestation ayant été interdite par le ministre de l'Intérieur, la répression policière a été sévère: 20 interpellations, soit un cinquième des manifestants, 10 placements en garde à vue... Fait marquant: un général de corps d'armée à la retraite, ancien commandant de la Légion étrangère, Christian Piquemal, dont le parcours ne révèle rien d'un factieux ni d'un extrémiste, s'est trouvé parmi les personnes arrêtées. Les commentaires médiatiques se focalisent sur la condamnation virulente du rassemblement qualifié de raciste. Mais que recèle vraiment cette indignation ?

La situation de Calais a pris une dimension apocalyptique. Plusieurs milliers de migrants en situation irrégulière ont installé un gigantesque bidonville, surnommé la Jungle, devenue une zone de non droit. Des personnes en provenance du Moyen-Orient et d'Afrique, dont des enfants, y survivent dans des conditions sanitaires épouvantables, indignes de la France contemporaine, sous la férule des passeurs mafieux et des activistes d'extrême gauche. La violence et le chantage y règnent en maîtres. La police y est prise pour cible et de violents affrontements s'y déroulent périodiquement. Toute une région est gravement sinistrée. Les commerces dont le chiffre d'affaires s'est effondré doivent fermer, les habitants du voisinage vivent dans la terreur. Un véritable chaos se répand sur toute une partie de la région dont l'image est dévastée. Une tragédie fruit de l'impuissance européenne

Le drame n'a rien de nouveau, même s'il s'est considérablement aggravé en quatre ans. Il remonte à la fin des années 1990, lié au fonctionnement de l'espace Schengen : la France a ouvert ses frontières européennes et s'est engagée à protéger par tous les moyens celles de la Grande-Bretagne, transformant, le Calaisis en cul-de-sac, réceptacle des migrants qui ont traversé une partie de la planète dans le but de se rendre Outre-Manche. Cette tragédie est le fruit de l'impuissance européenne à contrôler la frontière extérieure commune, d'ailleurs totalement démantelée depuis la grande ouverture de septembre 2015. La manifestation de samedi résulte en outre de la faillite de l'Etat dans sa mission d'autorité et de protecteur des populations [vous connaissez mon analyse : le peuple français souffre de savoir qu'il n'est pas défendu par ses dirgeants]. La faiblesse, comme toujours, est le plus court chemin qui conduit à la haine et la violence. La responsabilité de M. François Hollande est engagée. L'article 5 de la Constitution de 1958 fait du chef de l'Etat le «garant de l'intégrité du territoire». Le président de la République, qui ne s'est jamais rendu sur place, est responsable de l'abandon à des groupes mafieux d'une parcelle du territoire national. Calais fait autant partie de la France que le huitième arrondissement de Paris, faut-il le lui rappeler?

Le monde politico-médiatique s'est déchaîné contre le général Piquemal accusé d'extrémisme. Et si le geste solitaire de ce Soldat n'était rien d'autre qu'un mouvement de désespoir et de colère contre la grande dérobade politicienne dont la Jungle de Calais est devenue le sinistre symbole ?

La vigueur des réactions politiques et médiatiques à un micro-rassemblement de cent personnes, le déchaînement médiatique autour des incidents, se présentent ainsi comme un écran de fumée destiné à masquer le désastre humanitaire et national dans toute son ampleur. La vigueur de la répression policière contraste avec le laxisme généralisé qui a abouti à la formation d'un bidonville abandonné à la mafia et aux groupuscules d'extrême gauche. Il faut y voir une gesticulation destinée à compenser une capitulation quotidienne, face à l'immigration illégale, face aux passeurs mafieux, à l'image d'un mode de gouvernement fondé sur les leurres et les manipulations. Le psychodrame de samedi renvoie au débat en cours sur la déchéance de la nationalité, et ses coups de menton destinés à recouvrir la désintégration en cours de la société française, sa plongée dans le désordre et la violence, de Calais à Marseille, en passant par Paris. Il est plus facile de réformer la Constitution dans les Palais feutrés de la République en donnant des leçons de morale républicaine, que de venir au secours de compatriotes aux prises avec l'horreur mafieuse. Le pouvoir évite ainsi de braver par des actes réels l'angélisme et le sans-frontiérisme, qui demeurent les piliers idéologiques du parti socialiste.
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Le monde politico-médiatique s'est déchaîné contre le général Piquemal accusé d'extrémisme. Et si le geste solitaire de ce Soldat n'était rien d'autre qu'un mouvement de désespoir et de colère contre la grande dérobade politicienne, la démission de l'autorité face au chaos français et européen, dont la Jungle de Calais est devenue le sinistre symbole?



Misère sentimentale et sexuelle du monde moderne

Thérèse Hargot : « La libération sexuelle a asservit les femmes »

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Si la norme a changé, notre rapport à la norme lui est le même: nous restons dans un rapport de devoir. Nous sommes simplement passés du devoir de procréer à celui de jouir. Du «il ne faut pas avoir de relations sexuelles avant le mariage» à «il faut avoir des relations sexuelles le plus tôt possible». Autrefois, la norme était donnée par une institution, principalement religieuse, aujourd'hui, elle est donnée par l'industrie pornographique. La pornographie est le nouveau vecteur des normes en matière de vie sexuelle.

[…]

La promesse « mon corps m'appartient » s'est transformé en « mon corps est disponible » : disponible pour la pulsion sexuelle masculine qui n'est en rien entravée. La contraception, l'avortement, la «maitrise» de la procréation, ne pèsent que sur la femme. La libération sexuelle n'a modifié que le corps de la femme, pas celui de l'homme. Soit disant pour la libérer. Le féminisme égalitariste, qui traque les machos, veut imposer un respect désincarné des femmes dans l'espace public. Mais c'est dans l'intimité et notamment l'intimité sexuelle que vont se rejouer les rapports de violence. Dans la sphère publique, on affiche un respect des femmes, dans le privé, on regarde des films porno où les femmes sont traitées comme des objets. En instaurant la guerre des sexes, où les femmes se sont mis en concurrence directe avec les hommes, le féminisme a déstabilisé les hommes, qui rejouent la domination dans l'intimité sexuelle. Le succès de la pornographie, qui représente souvent des actes violents à l'égard des femmes, du revenge-porn, et de Cinquante nuances de Grey, roman sadomasochiste, sont là pour en témoigner.

[…]

Il ne faut pas apprendre aux adolescents à s'épanouir sexuellement. Il faut apprendre aux jeunes à devenir des hommes et des femmes, les aider à épanouir leur personnalité. La sexualité est secondaire par rapport à la personnalité. Plutôt de parler de capotes, de contraception et d'avortement aux enfants, il faut les aider à se construire, à développer une estime de soi. Il faut créer des hommes et des femmes qui puissent être capables d'être en relation les uns avec les autres. Il ne faut pas des cours d'éducation sexuelle, mais des cours de philosophie !
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La misère sentimentale et sexuelle (les deux aspects sont liés) me désespère, particulièrement chez les jeunes (il y a peut-être le même problème chez les vieux, mais je m'en fous).

Les témoignages et l'expérience que j'en ai n'incitent pas à l'optimisme.

Il y a bien des facteurs. L'école a plus que sa part : les jeunes sont submergés de cours sur la tuyauterie touche-pipi, en revanche, ils ignorent tout de la culture amoureuse. Je m'étais amusé (amusement qui a vite tourné au désespoir) à soumettre à des lycéens des couples célèbres (Roméo et Juliette, Héloïse et Abélard, Tristan et Iseult, Perceval et Blanchefleur etc ...). J'ai eu droit au regard vide du bovin en présence d'une horloge atomique. Et, avant l'école, il y avait les fabliaux, les contes, les histoires populaires, les récits de veillée. Aujourd'hui, nous serions bien en peine de trouver un équivalent.

Il ne faut pas se voiler la face. La frustration sexuelle dans une société inondée de pornographie est un moteur de l'islamisme. Quant à la dénatalité, inutile non plus d'épiloguer.

Il y avait déjà ce billet : La mère célibataire, étalon de la morale contemporaine

Je pourrais un faire un billet très long sur le sujet, parce qu'il y va de l'avenir de notre société : des relations hommes-femmes cabossées, moins d'enfants, mort de notre société. Mais je suis de plus en plus convaincu que notre société est vouée à la mort à court terme et que l'avenir est aux sanctuaires où se regrouperont les hommes de même culture et de même religion, obéissants aux mêmes principes.

Alors pourquoi épiloguer sur une société déjà morte ? Ca me fait de la peine pour ceux qui sont broyés par ce naufrage mais qu'y puis-je, à part faire ce que je fais ici, écrire qu'il y a une autre vie, une autre philosophie, d'autres principes et d'autres valeurs ?



samedi, février 06, 2016

SNCF : la tiers-mondisation de la France

Natacha Polony : SNCF, les larmes pour cacher le déshonneur

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Mais que dire de cette impression lancinante jusqu'au malaise de voir la France glisser peu à peu vers l'affligeant statut de pays du tiers-monde ? Caricature ! crieront les uns. Déclinisme ! renchériront les autres. Et pourtant, n'est-ce pas le sentiment de tous les usagers des lignes secondaires, de ces TER et trains Corail qui roulent sur des voies dont on apprend qu'elles sont si peu entretenues que des éclisses peuvent être déclarées manquantes ou fissurées sans que cela implique la moindre réparation ? Des lignes à la merci du plus petit aléa climatique, des lignes sur lesquelles on peut annuler un train sans aucun préavis parce que le mécanicien est souffrant et qu'il n'y a personne pour le remplacer. Ce qui s'appelait autrefois la continuité du service public a des allures de vieille utopie vaguement ringarde.
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« Voilà bien ce qui a disparu depuis que le génial communicant à la tête de la SNCF a choisi de gérer son entreprise comme une multinationale en quête de performance, en privilégiant la vitrine clinquante du TGV ».

Phrase absurde. Une multinationale en quête de performance ne ferait justement pas les investissements idiots de la SNCF. Comme d'habitude, Mme Polony mélange tout, de rares bonnes idées sur fond d'une analyse fausse.

Au fond, elle ne comprend rien. Elle sent certaines choses, mais elle n'a pas la bonne grille de lecture qui lui permettrait d'ordonner le tout en idées cohérentes et justes. Au lieu d'opposer le bon étatisme et le méchant libéralisme, elle rassemblerait le méchant étatisme et le méchant libéralisme dans la notion de stato-libéralisme de connivence (1) son monde s'éclairerait.

En revanche, elle a raison sur un point : la disparition du sentiment de l'honneur est une catastrophe morale, qui, bien que silencieuse, a des conséquences collectives désastreuses.

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(1) : stato-libéralisme de connivence : on est libre de faire ce qu'on veut, notamment le sexe, tant qu'on n'essaie pas de sortir de la prison. Pendant ce temps, les gardiens sont les vrais maitres du monde qui s'entendent entre eux.

Obsession vychiste et débilité

À l'Assemblée, Cécile Duflot évoque Vichy pour contester la déchéance

Il y a un tas de « bonnes » raisons de ne pas oublier Vichy (en réalité, très mauvaises), mais l'instrumentalisation, la réduction de notre histoire et, plus que tout, la méconnaissance sont le signe que nos politiciens sont des abrutis.

Ce qui frappe dans les politiciens de 2016, c'est une inculture crasse, une absence de savoir , notamment historique, stupéfiante. Ils massacrent le français pour dire des choses creuses et sans intérêt. Ce sont des cons. La politique, c'est désormais la carrière des incapables à grande gueule et sans scrupules.

D'Ormesson : inaptocratie : système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d'un nombre de producteurs en diminution continuelle.


Allez, pour faire plaisir :




C'est officiel : islam en occident, tout va plus que bien, plus ça serait trop

Une journaliste belge maltraitée en direct lors du carnaval de Cologne

Carnaval de Cologne: 22 agressions sexuelles le premier jour

Bien sûr, parmi les agresseurs, il n'y pas que des CPF, pardon, des CPA, il y a aussi des Teutons pure souche. Mais là n'est pas le problème : les Allemands sont chez eux alors que les autres non, ça fait une sacré de putain de différence.

Commentaire sur le nouveau découpage régional




N'est-ce pas d'ailleurs Dioclétien qui procéda à un découpage administratif arbitraire totalement idiot pour casser les identités et "mieux" gérer l'Empire romain? Tiens, c'est aussi cet empereur qui marque le passage au Bas-Empire "totalitaire" (Fabry).

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Il y a chez nos politiciens, pas seulement de gauche, une claire volonté de détruire la France par petits bouts, une habitude par ci, une tradition par là, pour qu'à la fin, il n'y ait plus qu'à constater qu'il n'en reste plus rien qu'un nom, qu'elle est devenue un terrain vague sur-administré et qu'ainsi elle s'intègre naturellement, qui à l' « Europe » ; qui à l'oumma islamo-communiste (qui d'ailleurs convergent).



vendredi, février 05, 2016

Barreau, Zemmour, Hitchens : le courage de franchir la porte ouverte de la prison

Jean-Claude Barreau: « Nous n'avons aucune politique d'immigration »

Il a tort, nous avons une politique d'immigration : le Grand Remplacement.

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Si la seule issue de l'immigration passe par l'assimilation, si, comme le dit Paul Collier, « il faut une nation pour assimiler », alors la construction abstraite de l'Europe rend l'assimilation impossible, car elle transforme le continent en un vaste terrain vague. Alors, l'immigré ne va plus en Allemagne, en Italie ou en Angleterre, mais en Europe, c'est-à-dire nulle part ! Le but caché de l'UE est de détruire les nations. En général, ce but est dissimulé derrière les belles notions d'ouverture, d'universalisme et de progrès. Mais, parfois, on peut l'identifier. J'ai acheté pour mes petits-enfants un opuscule sur les nouvelles régions inventées par François Hollande. Dans ce livret, intitulé La France des régions expliquée aux jeunes (Éditions Nouvelle République), on trouve cet aveu qu'un rédacteur naïf ou distrait a laissé passer: «L'UE, c'est transporter sur notre continent le système fédéral des États-Unis , transformer les régions de tous les pays en États. Puis les réunir pour former un seul grand pays, l'Europe.» La mort de la France est ici clairement inscrite dans le projet européen actuel. Compte tenu de l'importance de l'État central dans son histoire, la France est certainement le pays du continent le plus menacé par l'Union. Si les Français s'aperçoivent que l'État n'est plus à Paris mais à Bruxelles, pourquoi resteraient-ils ensemble ?
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Hollande, Ponce Pilate de l'état de droit

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Mais, en attendant, il a donné une victoire idéologique au lobby féministe, sans se salir les mains. A elles de poursuivre le travail. Elles le font d'enthousiasme en proposant une nouvelle « avancée » législative avec cette « légitime défense différée » qui donnerait à toute femme un « droit de tuer » son mari, qu'elle accuserait de violence passée. Hollande avait agi de même avec le mariage pour tous. Il accordait le mariage aux couples de même sexe, en sachant très bien que l'adoption et la PMA suivraient. Mais il affirmait le contraire.

Pour cette opération tactique, il peut compter sur les habituels « idiots utiles»  à droite, mais aussi à gauche, qui soignent leur profil médiatique au nom de la « libération des femmes ». Cette alliance des cyniques et des hystériques, des manipulateurs et des professionnels de la compassion, a encore montré sa redoutable efficacité.
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Why I won't be Voting on Referendum Day

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Anyway, how many active adults, now participating in the political process, can remember what it was like being in an independent country, whose Parliament was sovereign, whose embassies flew its own flag and nobody else’s, whose head of state wasn’t a citizen of someone else’s country, which chose its own economic policy, had its own fishing grounds, decided how to subsidise its own farms, issued its own passports, controlled its own borders, made its own alliances and trade agreements, did not abandon its traditions and its particular special ways of doing things to conform with some great overarching plan ? It's a decreasing number.

Most people in this country don’t really care about independence itself, and don’t think about it. And the numbers who have (correctly) linked the EU with mass immigration and our loss of control over our borders, though considerable, peaked with UKIP in 2015 and aren’t enough to swing a vote. ‘Euroscepticism’ is a worthless and futile political position involving complaining about the EU in public and at election times, and knuckling under to it in private when the voters aren’t looking. It is very like the institutionalised longterm prisoner’s daydream of freedom, which when he is actually offered his liberty he doesn’t really want. They don’t really want it they’ve made no serious plan for it, they aren’t prepared for any major sacrifices to get it. It’s just a thing they say, to indulge themselves and assert a sort of machismo.
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Hitchens compare, assez justement à mon avis, les peuples européens à ce prisonnier qui, après avoir pendant des années rêvé d'évasion, trouve un jour la porte de la prison ouverte et renonce à sortir, préférant finalement le confort de la servitude à l'inconfort de la liberté, considérant que la liberté, c'est mieux en rêve.

La prison, c'est l'UERSS. La porte ouverte, c'est tout simplement qu'il suffirait, pour qu'un peuple européen en soit libéré, qu'il vote à 51 % pour un parti dont la sortie de l'UE et de l'Euro est le programme, ce qui ne s'est jamais produit. Je sais, il y a certes le problème des institutions et du choix qu'on propose aux électeurs, mais il y a du vrai dans l'analyse d'Hitchens.

Je crois que nous sortirons de l'Euro et que l'UE éclatera.

Mais il y a une bonne manière et une mauvaise manière d'en arriver là.

La bonne manière, c'est une décision libre, responsable, réfléchie et démocratique ; bref le fruit d'une élection avec un programme clair ou d'un referendum avec une question précise.

La mauvaise manière, c'est le chien crevé au fil de l'eau, subir les événement, toujours avoir un temps de retard. Trop peu, trop tard.  On en revient à Chantal Delsol : «Autrement dit, si vous ne menez pas votre destin, c’est votre destin qui vous mènera par le nez. Il en va de même pour un pays. A force de mettre au pouvoir des gouvernements attentiste et pusillanimes, il se produira je ne sais quelle catastrophe qui viendra pour ainsi dire tout résoudre. »

Or, nous sommes fermement décidés à ne pas décider, c'est-à-dire à ne pas choisir et à subir notre destin plutôt que de le maitriser. Et à se le prendre dans la gueule façon « Meuh non, les Allemands ne passeront pas par les Ardennes » (1).


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(1) : vous rigolez, mais je connais un connard (juste pour l'allitération) qui m'a déjà inspiré ce billet,  qui est tout à fait dans ce trip. A l'entendre, il n'y a jamais de vrai problème, il n'y a jamais de vrai conflit. Si on croit à un conflit, à un problème, c'est une erreur d'analyse. Il s'adapte sans cesse aux démentis de plus en plus brutaux de la réalité. Il est passé en quelques années de « Meuh non, un pays ne peut pas faire faillite » à « Meuh non, l'Euro n'éclatera pas » (après Tsipras) et de « l'islam n'est pas un problème en France » à « Meuh non, les musulmans dans l'armée française ne sont pas un problème » (après le Bataclan). Le domaine de ce qui ne pose pas problème se réduit peu peu, mais il s'arracherait la langue plutôt que d'avouer qu'il peut y avoir des problèmes dans la vie plus graves que d'arriver en retard à un diner en ville. Il n'est pas bête mais il est creux, vide. Tout ce qui l'obligerait à admettre que la vie n'est pas toute superficielle, qu'il peut y avoir de vrais problèmes avec des causes profondes, est une agression contre ce qu'il est. Mais, au demeurant, il n'est pas désagréable, il suffit juste de ne pas avoir à traiter de question de vie ou de mort avec lui, d'ailleurs pour lui les questions de vie ou de mort n'existent pas.










Le mystère Fabius éclaire-t-il la baudruche Juppé ?

Le passage de Laurent Fabius au ministère des affaires étrangères, qui serait sur le point de s’achever, a été un désastre. Inutile de faire un bilan détaillé, ceux qui suivent l’actualité le savent.

On s’attendait plutôt à l’inverse : ancien premier ministre, considéré par beaucoup comme « brillant », la fameuse « brillance », qualité de cireur de pompes, Laurent Fabius laissait l’espoir d’un bon ministère régalien.

Difficile de faire la part des responsabilités : François Hollande, les crétins du Quai d’Orsay, les conceptions erronées ou l’absence de conceptions de Laurent Fabius lui-même. Toujours est-il que le résultat est là. Dans des situations complexes, notre « brillant » ministre a surtout brillé par ses capacités à faire des déclarations stupides, à prendre des positions idiotes et à manger son chapeau après le démenti cinglant de la réalité.

Or, Laurent Fabius rappelle très fort un candidat à la présidentielle : même physique crâne d’œuf, ancien premier ministre, ministre des affaires étrangères désastreux (intervention en Libye), même « brillance » qui épate les gogos bourgeois, les duhamelistes (1), même absence d’idées personnelles. Est-ce la peine que je vous cite son nom ?


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(1) : Cyril Bennassar : «En politique, j’ai pris l’habitude de me méfier de ceux qui rassurent l’opinion pour m’intéresser à ceux qui l’inquiètent. Souvent dans l’histoire de France, les visionnaires excentriques ont concentré les méfiances et les moqueries pendant que les gestionnaires à courte vue ramassaient les suffrages. On se souvient qu’en juin 1940, Pétain était plus acclamé que de Gaulle, qu’en 2002, Jacques Chirac mit le pays dans sa poche face à Jean-Marie Le Pen et, comme on n’apprend jamais rien, il se pourrait qu’en 2017, les mêmes trouilles et les mêmes paresses nous condamnent à perdre cinq longues années avec Alain Juppé. La tentation du centre est le recours des Français qui ne comprennent rien et qui ont peur de tout, de ceux qui préfèrent s’endormir avec Alain Duhamel plutôt que réfléchir avec Alain Finkielkraut. »

Serge Fedederbusch : « Aux Etats-Unis comme en France, la fragmentation de la vie politique va bon train, proportionnelle au fait que ce sont désormais les banquiers centraux qui détiennent la réalité du pouvoir. Bientôt, les candidats, comme Juppé en France ou Sanders en Amérique, vont faire de leur âge et de leur inaptitude à être réélu un argument de campagne, étrange forme d’aveu de la nocivité potentielle de l’exercice des responsabilités. La démocratie représentative ne parvient pas à muer en démocratie directe, donc elle s’étiole. »

mardi, février 02, 2016

Les ponctionnaires, les bourreaucrates et les entrepreneurs

Du dépôt de bilan à la rue : la descente aux enfers d'une jeune chef d'entreprise française

Il faut être fou, ou très inconscient, pour devenir entrepreneur en France. C'est suicidaire. Mieux vaut être fonctionnaire ou salarié. Ca ne vole pas haut, on n'est pas libre, mais c'est la France de 2016 : le pays de la médiocrité et de la bureaucratie.

Chaque Français connaît mille exemples.

Mais raisonnons macroscopiquement.

La France est à 56 % du PIB en dépenses publiques.

On estime, que l'URSS était à 70 % (hé oui, il y avait un peu de propriété privée) et Cuba vient de se fixer l'objectif de descendre à 50 %, c'est-à-dire en dessous du niveau actuel de la France.

Autrement dit, la France se situe en gros entre Cuba et l'URSS. Comment voulez vous que notre économie soit autre chose qu'un désastre ? Certes, il faut du temps pour liquider furtivement, sans goulag, des siècles de prospérité, mais ne vous inquiétez pas, nos technocrates y travaillent depuis quarante ans et ils sont en voie de réussir.

Au-delà des effets économiques, le communisme larvé en France a les mêmes conséquences délétères que le communisme affiché eut en Russie et en Chine (effets qui traumatisaient Simon Leys, amoureux de la Chine) : nomenklatura, apparatchiks, cynisme, arrivisme, égoïsme, culte matérialiste de l'argent, effondrement moral et culturel de la population (l'absence de vraie réaction de la population française aux attentats de 2015 est navrante. Des agneaux à l'abattoir).

Comprenez que nous, amoureux de la France, soyons traumatisés par le communisme dans le quel nous baignons.

lundi, février 01, 2016

Après mûre réflexion ...

Après mûre réflexion, j'ai décidé que, si j'étais parlementaire, je voterais contre la réforme de la constitution proposée par Français Hollande (j'ai donc changé d'avis, seuls les imbéciles ...) :

1) C'est inutile : la loi permet déjà la déchéance de nationalité. Comme dans beaucoup de domaines, il n'y a pas besoin de nouvelles lois, juste d'appliquer sans faillir celles qui existent.

2) C'est sacrilège : on ne devrait toucher la constitution que les mains tremblantes, et non au gré des petites magouilles politiciennes.

3) C'est un leurre : pendant qu'on s'écharpe sur ce point de détail, on oublie tout le reste.

4) C'est un mensonge : la constitutionnalisation est censée être un symbole de fermeté. Mais si l'on veut afficher une vraie fermeté, on peut rompre les négociations d'adhésion à l'UERSS avec la Turquie, allié objectif de l'EIIL, ou on peut abroger le statut fiscal préférentiel du Qatar, autre allié objectif de l'EIIL, ou on peut interdire les prêches dans les mosquées dans une langue étrangère et le financement de ces mosquées par l'étranger. Ce ne sont pas les possibilités d'afficher de vrais signes de fermeté qui manquent, mais on choisit une fausse fermeté, qui ne dérange personne, même pas les terroristes islamiques, à part quelques gauchistes, bruyants mais sans poids électoral.

Moi parlementaire, je voterais contre cette réforme et j'en proposerais une autre : la révision des conditions d'acquisition de la nationalité française, autrement dit, l'abrogation complète du droit su sol. La fait d'être né en France ne pèserait plus rien du tout dans la nationalité française. Péseraient l'origine des parents et des grands-parents ou, à défaut, l'intégration : maitrise de la langue, de l'histoire, de a culture et le mode de vie.

dimanche, janvier 31, 2016

Les filles au moyen-âge

Film à la Rohmer. Le réalisateur est producteur, compositeur et un tas d'autres petits boulots. Le reste de l'équipe, c'est la famille et les copains.

Dans une banlieue pavillonnaire assez sordide, trois garçons, la dizaine d'années,  jouent à un jeu video pseudo-médiéval et en profitent pour insulter les trois filles.

Le grand-père rétablit l'ordre et la vérité sur la condition féminine au moyen-âge dans des saynètes jouées par les enfants. Bien entendu, nous sommes à mille lieues des films  bobos-gauchos, homsexualistes, immigrationnistes, narcissiques, misérabilistes, tripote-pipi ou même féministes, toute la foutaise à thèse.

C'est mignon comme tout. Avec une touche d'humour décalé tout à fait bienvenue.

Allez le voir. J'ai envie que ce film marche. Il le mérite.





Addendum : la critique de Valeurs Actuelles


Quand la femme était vénérée

Quand la femme était vénérée Par Laurent Dandrieu (1)

On n’est plus au Moyen Âge ! Et c’est parfois bien dommage, quand on songe au respect que cette époque réputée obscure avait su témoigner à la femme…

A notre époque confuse entre toutes, des féministes peuvent partir en guerre contre un festival de BD (celui d’Angoulême, du 28 au 31 janvier), coupable d’avoir omis de glisser des noms féminins dans la liste de ses lauréats potentiels, et se taire d’un silence assourdissant quand des centaines de femmes sont la proie de prédateurs sexuels dans un pays voisin. Le cache-sexe de la parité dissimule de plus en plus mal la démission générale devant la régression de la protection accordée aux femmes et à leur droit d’aller et venir où et quand bon leur semble sans être insultées, harcelées, molestées.

Cette époque se vit pourtant comme un âge d’or de la condition féminine, chèrement conquis sur l’obscurantisme passé. À ceux qui partagent cette idée reçue, on ne saura trop conseiller d’aller voir un étrange et délicieux ovni cinématographique, les Filles au Moyen Âge, d’Hubert Viel. Outre le plaisir malicieux qu’ils y prendront, ils pourront revenir à la source même de ce qui constitue la fondamentale originalité de la société occidentale dans les rapports entre les sexes.

L’histoire se passe un jour d’anniversaire, avec des enfants qui veulent jouer au Moyen Âge : pour les garçons, ça consiste à occire tout ce qui bouge et, pour les filles, à servir de proies aux seigneurs. Tout faux ! intervient le grand-père, interprété avec gourmandise par Michael Lonsdale. Tandis qu’il rétablit la vérité, une suite de saynètes hilarantes, jouées par les enfants avec leur propre vocabulaire, remettent l’histoire à l’endroit, et notamment comment, en reconnaissant Marie comme mère de Dieu, le concile d’Éphèse (431) a bouleversé le regard porté sur les femmes : « Il est scandaleux de traiter les femmes comme nous le faisons ! On a complètement déconné ! », conclut un saint Cyrille d’Alexandrie joué par un bout de chou de 10 ans à la fausse moustache. Et les petits comédiens d’égrener en jouant les conséquences concrètes de cette révolution : comment les femmes créèrent des écoles et des hôpitaux gratuits, comment l’amour courtois les fit régner sur le coeur des hommes, comment de grandes figures, de Hildegarde de Bingen à Jeanne d’Arc, bouleversèrent l’histoire et les connaissances…

Audacieux dans sa forme très libre, le film l’est aussi dans son propos, fantaisiste par son énonciation mais sérieusement étayé par les études de Régine Pernoud (la Femme au temps des cathédrales) ou de Jacques Heers (le Moyen Âge, une imposture). Dans une interview, Hubert Viel n’hésite pas à voir dans le Christ l’initiateur de ce respect de la femme qu’a témoigné le Moyen Âge : « Imiter le Christ, c’était la loi, le code civil de l’époque. […] Montrer une apparition christique à l’écran, c’est marquer la rupture avec l’Antiquité […] où les femmes étaient mineures et sous tutelle à vie. » Ni à dénoncer, à notre époque, « une forme de féminisme radical qui n’en est pas un et qui n’est qu’un libéralisme déguisé » : « Lorsque les Femen ont envahi Notre-Dame de Paris, je me suis dit qu’elles n’avaient rien compris car cette cathédrale dédiée à une femme a été bâtie à l’époque même de la puissance des femmes. »

La puissance des femmes au Moyen Âge, la biographie qu’André Vauchez consacre à Catherine de Sienne (1347-1380) en donne un saisissant exemple : voilà une simple fille de teinturier, qui, sans même embrasser la vocation religieuse, non seulement devient l’une des grandes figures mystiques de son temps, mais intervient avec autorité et véhémence dans les affaires temporelles, admonestant rois et princes de l’Église, allant jusqu’à menacer le pape des foudres du ciel s’il ne s’attaque pas avec vigueur à la corruption de son clergé. Et loin de la traiter de folle, on l’a canonisée moins d’un siècle après sa mort. Cette puissance des femmes dans l’Occident médiéval, dont Catherine n’est qu’un exemple, voilà bien l’un des fruits les plus étonnants et les plus merveilleux de la révolution chrétienne.

Les Filles au Moyen Âge, d’Hubert Viel, en salles le 27 janvier. Catherine de Sienne, d’André Vauchez, Cerf, 256 pages, 24 €.


Addendum :

Les Filles au Moyen Âge: c'est toi l'obscurantiste !

À la fin du film, une scène charmante montre deux enfants, le petit garçon en business man agitant sa cigarette électronique et Mélisande, jeune princesse échouée dans notre temps. «Je sais coudre, chanter, je parle hébreu, grec et latin», lui dit la petite princesse sur le parking d'un supermarché. «Je peux t'offrir un CDD en service après-vente chez Darty» lui répond le gamin, après avoir mûrement réfléchi. On mesure alors avec un sourire amer tout ce que le «progrès» a fait gagner aux femmes et aux hommes de notre temps. Les moissonneuses-batteuses et les autoroutes, les caissières et les 35h ont remplacé le rythme des saisons et l'accord avec la nature qui régnait aux temps médiévaux.

«L'esprit d'enfance va juger le monde», écrivait Bernanos. Par ce film exquis, Hubert Viel ne fait pas que rétablir une vérité historique, il juge aussi notre époque. Par la voix de l'enfance. L'enfance des jeunes acteurs, touchants de spontanéité. L'enfance de notre histoire, le Moyen-Âge, berceau tendre et radieux noirci par une civilisation qui a pris en goût la haine des origines. On se souvient des mots que met André Frossard dans la bouche de Lucifer dans Les trente-six preuves de l'existence du diable: «Qualifier d'obscur ce carrousel permanent de couleurs et d'extravagances empanachées était un peu gros, mais avec vous la subtilité ne paie pas. Des générations de cornichons macérés dans vos établissements scolaires se sont représenté le Moyen-Âge sous l'aspect d'un tunnel rempli de chauve-souris…». Que ceux qui croient que la subtilité paie se ruent dans les quelques salles qui passent encore ce film charmant. Ils en auront pour leur argent.





Pourquoi il ne faut pas sauver la Sécurité sociale

Pourquoi il ne faut pas sauver la Sécurité sociale

Les commentaires du Figaro sous cet article sous d'un provincialisme affligeant. Cela fait penser à Brassens, on a envie de fredonner :

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le vaccin fait par
Leur Sécu même ruinée rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

A part quelques isolés, dont, évidemment, votre serviteur, les commentateurs semblent persuadés qu'il n'y a pas de meilleur système de santé au monde que notre Sécu, ce qui est absolument faux, à la fois dans les résultats sanitaires et dans les coûts. Pour ne prendre qu'un exemple, le système suisse a de meilleurs résultats pour moins cher.

Mais, quand on ne connaît qu'un sytème de santé, c'est forcément le meilleur. Alors on pare son ignorance, sa paresse intellectuelle et son manque de curiosité de grands mots ronflants du genre « idéologie libérale ».

Sans compter l'intérêt personnel bien compris, car ce qui ressort de bien des commentaires, c'est « les autres doivent payer pour moi ».

Le ton courroucé de certains valide l'opinion d'Eric Verhaeghe sur la vénération du dieu Etat-providence. C'est le ton de croyants qui s'offusquent d'un blasphème et non celui de citoyens rationnels qui discutent d'un système de santé parmi d'autres possibles, avec ses qualités et, horresco referens, ses défauts.

Cyzia Zyke

Pour faire plaisir à un commentateur. J'ai lu Oro quand j'étais jeune.

C'est parce que l'occident est capable de générer ce genre d'aventurier que je ne désespère pas. Je ne ne suis ni marxiste ni sociologue, je crois assez peu peu aux « masses », comme ils disent (curieux vocabulaire et qui ne révèle pas beaucoup d'estime).


samedi, janvier 30, 2016

Islamisation et paresse intellectuelle

Il y a, dans le consentement à l'islamisation, voire la promotion de l'islam, de ceux qui causent dans le poste de la lâcheté et de la trahison.

Mais pas seulement. Il y a aussi beaucoup de paresse intellectuelle, de cet egocentrisme qui fait qu'on est incapable d'imaginer que l'autre puisse réellement penser différemment de soi, pas sur des détails, sur l'essentiel.

Les gens qui causent dans le poste se croient intelligents parce qu'ils amphigourisent et font ronfler de grands mots, vides de contenu. De ce point de vue, Christiane Taubira va nous manquer, c'est une perte irréparable, elle n'avait pas d'égal pour la grandiloquence creuse, la vanité pompeuse, l'enflure pleine de vent.

Ah ! Comme ils l'aiment, l'Autre, avec une majuscule qui sort de la page. Comme ils l'adorent, comme ils donneraient leur vie et leur argent (non, pas leur argent, l'argent des autres contribuables, faut pas pousser, quand même. On ne rigole pas avec le fric, c'est sérieux) pour l'Autre. A condition que l'Autre partage leur culture et leurs idées, leurs valeurs « républicaines ». Bref, que l'Autre ne soit pas vraiment autre. Bref, que l'Autre n'existe pas.

Quand l'Autre se met malgré tout à exister, façon viol de masse de Cologne, c'est la stupéfaction, la chute de l'armoire avec un grand «  boum ! ». Nos amoureux de l'Autre sont soudain stupéfaits, saisis, empoignés par la réalité humaine, rendus muets par la rencontre d'un vrai autre en chair et en os.

Et la paresse intellectuelle, qui a refusé l'effort de penser qu'on puisse être vraiment autre, se paye comptant. Mais, pour l'instant, ce sont encore ceux qui ne causent pas dans le poste qui trinquent.

Mettre systématiquement le terrorisme islamique sur le compte de la folie et du «  déséquilibre » est certes une lâcheté visant à masquer un conflit qu'on ne veut pas assumer mais c'est aussi un refus obstiné de l'altérité. Dans cette vision, refuser de souscrire au comportement occidental et bobo est une folie.

Essayons, nous, de faire l'effort que ceux qui causent dans le poste refusent.

La meilleure définition de l'Islam que je connaisse est celle de G. K. Chesterton et de H. Belloc. L'islam est une hérésie chrétienne hors de la chrétienté. C'est pourquoi l'Eglise n'a pas pu la combattre comme les autres hérésies, internes. Il me plaît de penser que Saint Thomas d'Aquin aurait approuvé.

La philologie récente tend à confirmer cette hypothèse (oui, Chesterton est un visionnaire, on s'habitue).

Comme toutes les hérésies, elle consiste à séparer et à enfler démesurément un élément du dogme, en oubliant les autres, alors que le dogme chrétien forme un tout dont on ne peut séparer une partie sans en rompre l'équilibre.

Au-delà du folklore (Marie et Jésus, qui, revus par l'islam, prennent une tout autre signification et que nous n'avons donc pas en commun, malgré les apparences nominales), l'islam a retenu du christianisme l'Eglise militante et universelle.

Mais, sans l'Alliance,  ni la Trinité, ni l'Incarnation, ni la Charité qui en découle, « militante et universelle » devient « guerrière et conquérante ».

De ce point de départ et de quelques autre autres circonstances, on peut dériver les caractéristiques bien connues de l'islam, en opposition avec notre culture chrétienne : religion du conformisme et non de l'intériorisation, religion politique imperméable à toute notion de laïcité, religion intrinsèquement violente (contrairement au christianisme et au bouddhisme), religion dont la vocation est de conquérir le monde.

C'est pourquoi l'islam est différent de toutes les autres religions et nécessite absolument, sans compromis possible, un traitement politique différent, puisque c'est une religion qui fait de la politique comme le pommier donne des pommes. Rien de nouveau sous le soleil. Les chrétiens savent cela depuis les origines de l'islam. Exemple entre mille, Jacques Ellul l'explique fort bien. C'est parce que nous avons cessé d'être chrétiens (même beaucoup de ceux qui fréquentent le moutier) que nous avons perdu cette connaissance.

Une fois qu'on a fait cet effort de décentrement, pas si difficile -l'islam est plus proche de nous que le confucianisme, tout s'éclaire. La politique à suivre devient limpide.




Communautarisme : qui sème le vent ...

«Arabe de service», «collabo» : Amine El Khatmi, élu PS d'Avignon, victime du communautarisme sur twitter

Je trouve cet article extraordinaire.

Depuis trente ans, les politiciens de tous bords flattent les communautés et encouragent le communautarisme, spécialement chez les musulmans, qui y ont une tendance naturelle (l'Oumma contre le reste du monde), parce que c'est un moyen facile de gagner des voix.

Après trente ans à cravacher le cheval du communautarisme pour gagner les élections, il leur explose à la gueule (excusez l'image). Les musulmans se comportent comme une communauté acerbe, revendicatrice et revancharde. Et ces messieurs font les étonnés, la bouche en coeur, et de grosses larmes de crocodile coulent sur leurs joues douces comme de la peau de bébé.

De qui se moque-t-on ? Bon ok ... je sais, c'est de nous.


Féminisme ou connerie ?

Commentaire relevé sur le site du Figaro :

Karaboudjan
Donc il y a cinq fois plus de femmes que d'hommes qui sont tues par leurs conjoints. Tout vient toujours de la faute des hommes, les guerres, les fanatisations religieuses, les violences de toutes sortes, l'arrogance de l'argent, etc... Il faut quand meme reconnaitre que les femmes ont toujours tout du subir. Apres tout si on a un monde menace par le terrorisme religieux aujourd'hui c'est bien uniquement a cause des hommes...


A ce stade là, on se demande pourquoi les femmes sont assez connes pour encore s'approcher des hommes ! Je me suis demandé si c'était du second degré, je ne crois pas.

Ce genre de commentaires ne devrait provoquer qu'un grand éclat de rire, mais il est tellement dans l'air du temps qu'il passe comme une lettre à la poste.

Et ces imbécilités suscitent une réaction virile : l'islamisation.

Appel au peuple : des djhadistes soignés par la Sécu ?

Cela fait plusieurs fois que j'entends dire que des dhihadistes de retour de Syrie se font soigner aux frais de la Sécu. Je ne serais pas étonné. Quelqu'un a-t-il des preuves ?

Règne du mensonge : pas seulement en France

Je tombe sur ce titre hallucinant du Telegraph :

EU leaders: 'No link' between Cologne sex attacks and migrant crisis : European Commission denies link between migration crisis and attacks on women in Germany

Plus c'est gros, plus ça passe !

Najat et l'islamiste vus par Bob

Commentaire de Bob Marchenoir trouvé chez Philippe Bilger :


La réaction de Najat Vallaud-Belkacem lors de cette émission n'a rien de mystérieux, d'étonnant ou d'inattendu. Sauf pour ceux qui n'ont pas compris comment fonctionne l'islam.

Ce que toute la France a pu voir à cet instant, que dis-je : toucher du doigt, c'est l'absurdité de la notion d'islam modéré, l'inexistence d'une telle chose et la raison pour laquelle elle ne peut pas exister.

La "sidération" de Najat Vallaud-Belkacem à cet instant n'est en rien propre à sa personne ou à son parti politique : c'est exactement ainsi que se passent les choses pour tous les musulmans, à travers tout le monde islamique, toujours.
Premièrement, l'islam lui-même génère sans cesse ce que les ignorants appellent des islamistes, c'est-à-dire, en fait, de vrais musulmans, des musulmans fervents qui suivent fidèlement leur dogme, et qui par conséquent sont maximalistes et réactionnaires -- en ce sens qu'ils reviennent sans cesse au Coran, aux origines, à la vie de Mahomet, à la doctrine originelle inaltérée par les accommodements du monde et de la modernité.
Deuxièmement, les prétendus musulmans modérés (ici, Najat Vallaud-Belkacem), qui ne sont autre que des musulmans pas vraiment musulmans, de mauvais musulmans pour le dire plus brutalement, se taisent lorsque la voix des "islamistes" s'élève ; d'abord parce que ce que proclament ces derniers est incontestable (ce n'est ni plus ni moins que le dogme musulman), ensuite parce que ces proclamations utilisent, pour subjuguer les autres, ce qui est, également, tout à fait central dans le dogme et dans la culture islamiques : à savoir l'intimidation, la menace plus ou moins voilée, bref le terrorisme, auquel il suffit de mettre ses menaces à exécution "très rarement", par le biais d'une"infime minorité de musulmans", pour être immédiatement et universellement efficace.
La preuve : Najat Vallaud-Belkacem se tait. Elle le dit elle-même : elle est "sidérée". La sidération, c'est une manifestation de peur extrême qui paralyse, face à une menace inéluctable.
Soit l'essence même du terrorisme. L'islam est une religion terroriste, c'est aussi simple que cela. Nous venons d'en avoir la preuve une fois de plus, grâce à la télévision française.
L'islam est une fausse religion, une religion de bandits, une secte, une idéologie pervertie qui a été créée par un brigand nommé Mahomet, pour mieux s'attacher sa bande de voyous et pour mieux subjuguer ses ennemis, afin de piller, violer, tuer et régner par la terreur.
Voilà le sale petit secret de l'islam, que tous les chrétiens connaissaient jadis, jusques et y compris le début du XXe siècle.
C'est aussi pour cela que partout où s'installent les musulmans, ils sont sur-représentés dans les statistiques de la délinquance : c'est que l'islam, c'est la délinquance. L'islam, c'est le dogme qui justifie, permet, encourage et excuse la délinquance. La vie du"prophète" n'est faite que de cela. Et les musulmans sont requis de suivre en tout l'exemple de Mahomet, le "beau modèle".
Comme tous les hommes ne sont pas des bandits, il y a des "musulmans" qui ne sont pas musulmans, ou pas beaucoup, ou moins que d'autres. Cela n'empêche qu'une culture et un univers mental millénaires sont portés par une population, et c'est toute cette population qui constitue une menace pour nous, puisqu'elle est porteuse de ce poison.
La preuve : Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'un des gouvernements les plus dirigistes et les plus puissants du monde (en ce sens qu'il a à sa disposition de multiples leviers, officiels ou souterrains, pour imposer sa volonté à ses opposants, et même les punir le cas échéant), eh bien Najat Vallaud-Belkacem elle-même est "sidérée". Et s'abstient.
En face d'un unique adversaire, au milieu de gens de son bord, et alors que nulle kalachnikov n'est pointée sur elle.
Si Najat Vallaud-Belkacem, "ministre de la République", capitule ainsi en rase campagne devant une menace aussi symbolique, que voulez-vous que fasse le musulman de base, le musulman "modéré", le musulman de France, le musulman laïc, comme disent ceux qui n'ont pas compris ? Et c'est sans parler du musulman d'Algérie, de Syrie ou d'Egypte...



J'apprécie ce commentaire parce qu'il synthétise en quelques lignes les raisons que nous avons de refuser l'immigration musulmane en France et de vouloir convertir ou renvoyer les musulmans qui s'y trouvent déjà.

Refuser, renvoyer ou convertir, il ne faut pas tourner autour du pot, ça veut dire guerre civile. L'alternative est désormais bien connue, c'est la Soumission, promue aujourd'hui par l'Etat. Mais tout n'est pas perdu, même si c'est mal parti.

Oui, c'est violent, oui, c'est sans nuances. Mais l'islam est ainsi : violent et sans nuances, il vise explicitement à soumettre toute l'humanité.

Les partisans de la non-violence inappropriée, de la nuance hors de propos, sont aujourd'hui les alliés objectifs, les idiots utiles, de l'oppression musulmane qui s'installe.