samedi, juin 06, 2020

Social Classes Matter




Dans cette histoire, les noirs ne sont qu'un prétexte. En réalité, c'est une histoire entre blancs, avec des alibis noirs.

Comme l'écologisme, comme le veganisme, comme le sans-frontiérisme, comme la lutte contre le « fascisme » et contre le « populisme », la repentance colonialo-esclavagiste et le racisme anti-blanc qui l'accompagne ne sont que des moyens pour ceux d'en haut (pour la plupart blancs) de culpabiliser les blancs d'en bas, qui sont un danger politique (ils pourraient les virer du pouvoir, ces cons), et ainsi de garder le pouvoir malgré leurs échecs.

Superbe tour de passe-passe pour dissimuler la lutte des classes sous la lutte des races ... et continuer à empocher gras.

C'est un cas d'anthologie d'idéologie des dominants justifiant leur domination. Karl Marx doit en avoir une érection dans sa tombe.

Le Figaro Histoire ... pétainiste.

Le journal de la bourgeoisie d'argent reste égal à lui-même.

Son numéro du Figaro Histoire est anti-gaulliste.

Il fait la part belle à Henri-Christian Giraud, petit-fils de son grand-père et adepte des thèses de celui-ci, c'est tout dire.

D'une certaine manière, c'est rassurant qu'il y ait des invariants, même si ce sont des invariants dans la trahison. Je trouve du plus haut comique l'allergie à De Gaulle de gens qui, par ailleurs, nous expliquent qu'ils vénèrent Jeanne d'Arc, alors que les deux personnages partagent au moins l'espérance envers et contre tout.

Ce sont de nouveau les pétainistes qui tiennent le haut du pavé, que ce soit dans l'interprétation historique ou dans la politique actuelle. Ce n'est pas une raison pour baisser les bras, c'est une raison de plus pour se battre et leur péter la gueule.



Le débat n'a pas eu lieu.

Sur les réseaux sociaux, le débat fut vif et souvent très intéressant autour de la chloroquine (il y a eu quelques contributions remarquables, Raoult a bien raison de dire qu'il y a le pire mais aussi le meilleur). Les anti-Raoult l'ont perdu.

Que peuvent-ils faire ? Reconnaître qu'ils se sont trompé ?

Pas du tout ! Puisqu'ils ont perdu le débat, ils nient qu'il ait eu lieu !

Nous vivons une époque formidable ! 



Epidémie, censure : la guerre de la classe dirigeante contre les peuples continue.

La guerre sanitaire

Ce que l’affaire de l’hydroxychloroquine et du Lancet dit de nos élites décadentes

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Le problème de notre nomenklatura ne réside pas seulement dans la haine qu’elle voue à l’esprit critique. Il réside encore plus dans le caractère moutonnier de cette haine. On déteste Raoult parce que la Cour le déteste, parce qu’il est ridicule, parce qu’il a les cheveux longs, parce qu’il n’accepte ni l’étiquette, ni le protocole, ni les usages en vigueur sous les ors de la République.

La nomenklatura aime se soumette à l’autorité

Et bien sûr, ce qui saute aux yeux, c’est la soumission à l’autorité. Cela nous saute aux yeux parce qu’il s’agit bien d’un éternel recommencement, d’une éternelle faiblesse enseignée doctement, patiemment, à Sciences Po, dans les grandes classes préparatoires, dans les grandes écoles, de l’ENA à HEC. The Lancet a écrit, donc c’est vrai, sans le moindre doute, sans la moindre précaution, sans la moindre réserve. Les Américains ont publié, donc c’est aussi infaillible qu’une bulle de Pie X.

Cette abdication de tout esprit critique de la nomenklatura face à l’autorité, qu’elle porte une blouse blanche, une bure dominicaine, une bannière américaine ou un uniforme vert-de-gris, a fait le sel de la décision publique en France à travers les siècles. Les plus forts ont décidé, donc on obéit, et on pourfend tous ceux qui résistent. Il était évident ce jour-là que ne pas organiser un autodafé des oeuvres de Didier Raoult, que prononcer son nom sans l’assortir d’un qualificatif injurieux devenait un crime contre l’humanité passible au minimum d’un bannissement immédiat de toutes les bonnes villes de France.

Dans ce réflexe quasi-mécanique, on ne lira pas seulement la faillite complète de l’Éducation Nationale dans la construction intellectuelle des meilleurs. On y lira comme dans le marc de café l’annonce de prochaines dictatures, de prochains décrets sur la race, de prochaines collaborations à Montoire ou ailleurs.

Sur le fond, les membres de la nomenklatura se croient étalons. Ils ne sont que des veaux. 
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Néo-pétainisme 

J'appelle néo-pétainisme la conjonction de deux politiques :

1) Considérer que la France ne mérite pas d'être souveraine et indépendante et doit séduire activement un protecteur, allemand ou américain, voire chinois, s'y soumettre avec joie et bassesse (il ne faut pas oublier que les pétainistes envisageaient allègrement de passer sans transition de la soumission allemande à la soumission américaine).

Et que, au fond, l'idée même de nation est fautive.

2) Considérer que la démocratie est un leurre dangereux et qu'il est préférable que le pays soit géré (pas dirigé) par des technocrates  qui se cooptent entre eux. Là encore, je rappelle que Vichy était le paradis des technocrates, ne revenons pas sur le cas emblématique de Jean Bichelonne.

Emmanuel Macron est l'archétype, le chef d'oeuvre, du néo-pétainisme. Il ne s'en cache même pas.

C'est pourquoi voter Macron est une trahison et toutes les « bonnes » raisons qu'on peut me donner de voter Macron ne peuvent me convaincre. Quand je dis que je préférerais une chèvre à Macron, je ne plaisante pas, il faut me prendre au premier degré. Blanchette est sympa, elle au moins.

Dis autrement, pour les gens qui sont incapables de comprendre les choses exprimées de manière plaisante, je préférerais que la présidence de la république soit occupée par Marine Le Pen, ou par un citoyen tiré au sort, ou même laissée vacante, plutôt qu'elle soit occupée par Emmanuel Macron ou un de ses semblables. Je peux difficilement être plus clair.

Tiens, au fait, Macron vient de supprimer le défilé du 14 juillet, avec les meilleures raisons du monde bien entendu.

La lemairisation de la connerie



Vous reprendrez bien un petit peu de censure ?

La loi Avia fait de la France un pays en pointe dans la censure, mais le problème est mondial.

Comme souvent, le combat décisif aura lieu aux États-Unis.

Le déclenchement des hostilités a eu lieu il y a quelques jours à travers deux tweets du Président Trump concernant le vote par correspondance. Donald Trump dénonçait la forte probabilité que les résultats d'un tel scrutin s'avèrent frauduleux. Twitter se sentit obligé de rajouter un avertissement sur ces messages, les classant de facto comme des informations à prendre avec des pincettes.



Le biais gauchiste des réseaux sociaux, comme des médias en général d'ailleurs, est un phénomène largement observé et documenté - et a même fait l'objet d'un billet détaillé sur ce blog, parmi de nombreux autres. Pour ne prendre qu'un exemple, la plus grande communauté pro-Trump sur Internet, le fameux canal The_Donald de Reddit, fort de 8 millions de membres, fut saboté par la plateforme sur des prétextes fallacieux, forçant les Internautes à se créer une nouvelle plateforme parallèle.

[…]

Quelques jours après l'épisode du "fact-checking", Twitter récidiva en dénonçant un autre tweet de Trump comme "faisant l'apologie de la violence". Le Président en exercice en avait en effet appelé au respect de la loi et de l'ordre au début des émeutes organisées à la suite du décès de George Floyd... Quelle apologie, en effet ! Et depuis que Twitter a franchi le Rubicon, la plateforme s'en donne à cœur-joie. Ainsi, Donald Trump apparaît en premier sur une recherche avec le terme "racisme".

Twitter regorge de milliers, si ce n'est de millions, de messages appelant à tuer M. Trump, ses supporters, et les Républicains en général, sans qu'aucun des auteurs de tels message ne soit inquiété. Le délit "d'apologie de la violence" n'est visiblement pas pour tout le monde.

On peut aussi appeler au génocide des juifs sur Twitter. Les responsables iraniens comme Ali Khamenei ou Javad Zarif ne s'en privent guère. Cela a d'ailleurs amené un élu américain à s'inquiéter que la plateforme laisse ainsi libre court à des appels au meurtre en servant la soupe aux régime de Téhéran. Il pense ainsi que Twitter viole les sanctions internationales.

Bref, si vous êtes raciste anti-blanc, islamiste, antisémite, porté sur la violence au nom de "l'antifascisme" ou simplement de gauche, vous n'avez pas de grandes craintes à avoir quant à votre utilisation des réseaux sociaux, quels que soient les excès auxquels vous vous livrez. 

[Trump riposte par un décret présidentiel ôtant la protection de l'article 230 (irresponsabilité juridique vis-à-vis des contenus) aux publieurs (qui ne font que mettre à disposition des outils) qui se comportent comme des éditeurs (qui interviennent sur le contenu)]

On s'en doute, l'interprétation de l'article 230 finira devant les tribunaux, et probablement très vite. La bataille est d'importance puisque les réseaux sociaux sont désormais le nouvel espace public dans lequel se forme l'opinion. Ces derniers le savent bien et pèsent déjà de tout leur poids sur la campagne présidentielle américaine de 2020.

Gagnée ou perdue, la bataille lancée par Donald Trump définira sans doute ce qui restera de la liberté d'expression sur Internet aux États-Unis, en sachant qu'elle sera toujours moindre dans le reste du monde.
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mercredi, juin 03, 2020

Une défaite pas si étrange

Covid-19 en France: une débâcle certifiée conforme

La Défaite pas si "étrange" par Pierre Vermeren - 3 juin 2020 

Ce bilan humain et économique désastreux est dû à la lourdeur de notre appareil administratif obsédé par le respect des normes. Même en temps de guerre. La France se prépare à un étrange désastre, car nous n’avons rien vu venir. Nous attendions de pied ferme la pandémie du SRAS en 2009, qui n’est pas arrivée. Roseline Bachelot en a été pour ses frais ! Nous avons jugé que l’excès d’anticipation nous avait inutilement mobilisés et coûté. Aussi, quand on a évoqué la probabilité d’une nouvelle pandémie en janvier 2020, nous avons cru bon de laisser venir. Les Chinois ayant assez mauvaise presse – en vertu d’un mélange de défiance envers le régime communiste et de relents ataviques de supériorité –, il ne nous est pas venu à l’esprit que si la rumeur d’une catastrophe fuitait de Pékin, c’est que le mal était profond. Puis, nous avons recommencé avec les Italiens, soupçonnés de surjouer et d’être désorganisés. On en avait vu d’autres !

Sur le podium

Quatre mois plus tard, la France se prépare à être sur le podium des pays les plus mortellement touchés par la pandémie. Notre administration a réussi à taire dans un premier temps le désastre des Ephad (dont la déroute se cachait derrière l’horrible acronyme), mais a fini par le reconnaître fin mars : d’un coup, la mortalité officielle a presque doublé. Fin avril, l’administration a récidivé avec les 9 000 morts à domicile, dont de nombreux soignants. Le nombre officiel de victimes est donc de 33 000 morts au 29 avril, au deuxième rang mondial derrière la Belgique en nombre de victimes par million d’habitants (en tout cas parmi les pays industrialisés, car on ne sait rien de fiable des pays pauvres). À combien serons-nous à la fin de l’année ?

Nous nous apprêtons aussi à monter sur le podium des pays économiquement les plus déstabilisés par la crise : avec 75 milliards d’euros de manque à gagner de production par mois, nonobstant l’explosion des dépenses publiques, nous sommes déjà, à la fin mars, parmi les pays ayant la plus forte chute de PIB en Europe (deux points sous la moyenne), à – 5,8 %. Au second semestre, la chute de la production de richesse et du niveau de vie des Français va s’apparenter à une véritable purge, sans équivalent depuis les deux guerres mondiales. En quelques mois, quelles que soient les formes que cela prenne, les Français vont être appauvris d’au moins 10 %.

Alors oui, « nous sommes en guerre », a dit le Président Macron – quoiqu’il ait refusé d’évoquer le confinement. Mais le lyrisme présidentiel, s’il a bien été entendu par les Français, et reçu cinq sur cinq par les soignants en première ligne dans les régions frappées de plein fouet, n’a pas précipité dans la bataille les directeurs et les étages intermédiaires de notre bureaucratie.

Un Etat en mauvais état

Il est vrai que nous étions mal partis, puisque les précédents gouvernements ont renoncé à notre autonomie industrielle, alimentaire et médicale, tout en désarmant notre vigilance. L’État stratège s’est autodémantelé. 80 % de nos médicaments sont fabriqués en Chine, ainsi que tout le petit matériel médical (gants et masques, surblouses, thermomètres – il y en aura à nouveau en France en septembre –, appareils d’assistance respiratoire, etc.). La médecine militaire a été déshabillée en moins de vingt ans. En 2000 encore, les hôpitaux et régions militaires pouvaient monter en une journée un hôpital de campagne avec une ou plusieurs centaines de lits en cas d’attaque NBC (nucléaire, bactériologique et chimique), mais tout a été liquidé : il en reste un à Paris, et un ersatz de petite taille à Strasbourg. Le remarquable « Plan de réponse contre une menace SRAS », publié en avril 2004 par les autorités sanitaires, a été passé à la trappe des mesures d’économies budgétaires et remisé au musée des rapports administratifs (des lycées de Lorraine avec internat avaient été préparés en 2004, avec stocks de masques et matériels entreposés, mais il a fallu – toute mémoire administrative s’étant effacée – envoyer des malades au Luxembourg (où a été monté un hôpital de campagne pour 100 Français). L’État a liquidé ses stocks stratégiques de masques durant le mandat de François Hollande (1,5 milliard, transférés à tous et donc à personne). Il restait en France une seule usine de production d’appareils respiratoires et une des principales usines de masques a fermé en 2018 dans les Côtes-d’Armor. Pour faire bonne mesure, nous n’avons pas voulu fermer nos frontières quand il était temps, laissant les touristes chinois se déverser par milliers chaque jour jusqu’au confinement.

Une affaire de souplesse


Mais le problème ne se limite pas à cela. La France possède un tel appareil administratif centralisé qu’il aurait pu se mobiliser pour répondre de toute urgence à nos carences, notamment au plan matériel (masques, tests, blouses, thermomètres). S’il est avéré que l’État a perdu un temps précieux de la mi-janvier à la mi-mars (authentifié par Agnès Buzyn), pendant que les Allemands et les nations d’Asie étaient à la manœuvre, quand le président a déclaré la guerre le 16 mars, que s’est-il passé ? Un mois et demi plus tard, force est de constater que l’administration s’est hâtée lentement, chaque service ouvrant le parapluie de la responsabilité, et chaque responsable s’en remettant aux normes et aux procédures légales, qu’en principe une guerre doit balayer.

« Comment se fait-il, cependant, qu’à beaucoup d’entre nous, j’en juge par certaines confidences, avant tout aux exécutants, le commandement, une fois les opérations entamées, ait donné fréquemment, une incontestable impression de désordre ? C’est que je crois, l’ordre statique du bureau est, à bien des égards, l’antithèse de l’ordre, actif et perpétuellement inventif, qu’exige le mouvement. L’un est affaire de routine et de dressage ; l’autre d’imagination concrète, de souplesse dans l’intelligence, et, peut-être surtout, de caractère », a écrit Marc Bloch à chaud en 1940 dans L’Étrange défaite, à propos de son expérience d’officier de terrain au milieu de l’effondrement militaire de mai-juin 1940 (cette année-là, le PIB de la France s’était effondré de 17 %).

Il fallait en effet compter avec la bureaucratie d’État et son mode de gouvernance ! Alors que l’Europe était en ébullition, c’est le 18 mars que Beauvau a activé la cellule interministérielle de crise ! Les Allemands avaient déjà tests et masques au moment où nous nous sommes posé la question. Pourquoi ? Quatre principes gouvernent en effet l’action publique au xxie siècle : d’abord le « principe de précaution », sanctuarisé dans la Constitution par Jacques Chirac. Son effet pervers est d’inciter à l’immobilisme, le risque zéro ! Ensuite, le contrôle budgétaire qui, en temps d’austérité comptable permanente, paralyse toute initiative (c’est l’histoire des cliniques privées disponibles de l’Est, tardivement sollicitées alors que l’hôpital public était asphyxié). Puis, le contrôle de légalité, qui est une véritable sinécure dans un pays qui compte plus de 10 500 lois, 127 000 décrets (2008) et plus 400 000 textes réglementaires et circulaires : toute décision doit être précédée d’une note de synthèse juridique (chronophage) pour débrouiller le maquis réglementaire. S’y ajoutent des protocoles expérimentaux spécifiques qui encadrent les règles de conformité et de mise sur le marché pour tous les tests, les vaccins, ainsi que les matériels et les processus médicaux. Puis vient la phase des appels d’offres, avec soumission obligée au Code de la commande publique (issu de la fusion en 2018 de 1 747 articles). Enfin, le principe de responsabilité, en vertu duquel toute initiative ou action prise à un niveau intermédiaire peut être déjugée et sanctionnée par la hiérarchie (valant sanction par la justice administrative en cas d’illégalité), et au pire pénalisée devant l’ordre judiciaire en cas de plainte (le recours aux tribunaux se multiplie, hélas, en matière en santé publique).

Mille-pattes administratif

Cette quadrature du cercle incite donc les strates et les instances administratives à agir lentement, prudemment, et si possible avec l’aval du niveau hiérarchique supérieur. Or, dans une fonction publique hospitalière qui compte plus de 1,1 million d’agents, l’administration est une forteresse à plusieurs étages ! Elle agit de manière opaque, ce qui est d’ailleurs attendu d’elle par le ministère – des mois de travaux d’une commission parlementaire ont été nécessaires pour savoir combien de cartes Vitale circulent en France et le dossier médical individuel promis par Alain Juppé en 1996 se fait attendre : or, il serait utile en cas d’épidémie. Mais elle est de surcroît soumise à des impératifs budgétaires qui entravent l’activité : le respect de l’Ondam (Objectif national de dépenses de l’Assurance-maladie), issu de la loi Juppé, conjugué à la tarification à l’acte, aboutit à des logiques perverses qui maintiennent une pression constante sur l’hôpital public. Les cliniques ayant tendance à aspirer les actes répétitifs et rentables, dans une enveloppe globale, cela déshabille d’autant l’hôpital public qui a la charge des pathologies complexes et coûteuses. Les gestionnaires font des choix contraints : ne pas pourvoir tous les postes de soignants, ou embaucher des médecins étrangers qui coûtent moins cher…

Depuis la loi du 21 juillet 2009, dite « Hôpital, patients, santé et territoire » (HPST), les ARS (agences régionales de santé) assurent un pilotage unifié de la santé dans les régions françaises. Peuplées de cadres administratifs formés à l’École des hautes études en santé publique (EHESP) de Rennes, elles exercent leur tutelle sur les hôpitaux et sur les cliniques et veulent contrôler toute initiative locale. La bureaucratie de la santé n’a jamais été si puissante. Le corps médical a perdu le contrôle de la politique de la santé publique au profit de ces agences de régulation : leur objectif est de tenir les dépenses budgétaires autorisées par le Parlement, ce qui conduit à des situations ubuesques en peine crise du Covid (relatées par Gil Mihaely et Erwan Seznec dans « Covid-19 : les pesanteurs administratives sont immunisées, scandale dans la gestion de Covid-19 dans le Grand-Est », 7 avril, causeur.fr). Comme toute bureaucratie, les ARS et l’APHP (État dans l’état sanitaire, avec ses 100 000 agents, dont une majorité de non-soignants) émettent des normes de contrôle et de procédure, qui rendent impossible toute « mobilisation » en cas de guerre.

La haine de l’initiative

La bureaucratisation des procédures est si rigide qu’elle interdit l’initiative locale et individuelle. On comprend mieux la hargne administrative qui s’est abattue sur les initiatives jugées intempestives du professeur Raoult – quels que soient par ailleurs ses torts ou ses mérites –, qui avait eu le « culot » de faire procéder à la fabrication de tests Covid-19 sans attendre la labellisation industrielle agréée. Comme si une guerre pouvait se gagner comme une expérimentation de laboratoire, ou un brevet industriel, dans le strict respect des normes en vigueur. De même, les initiatives des régions et des villes ont d’abord été retoquées par l’État, notamment pour la production et l’achat de masques, comme s’il s’agissait d’une technologie inconnue hors de toute urgence vitale. Non seulement notre porte-avions a mis un temps infini à virer, mais les goélettes les plus mobiles ont été rattrapées par la patrouille.

Il y a quelques années, l’État aurait mandaté les commissaires aux armées qui, avec des valises de billets, avaient le droit (comme les Américains) de parcourir le monde à la recherche des fournitures nécessaires. Mais le ministère de la Défense a mis fin à la liberté de ses agents, désormais soumis à la commande publique. Or, une fois la guerre perdue, il est trop tard pour casser les codes. La bureaucratisation et la paralysie semblent consubstantielles d’un appareil administratif tentaculaire. 

En tant que chercheur en sciences humaines, cela m’évoque l’incapacité de notre État à piloter les recherches stratégiques quant à notre sécurité collective et à nos intérêts vitaux : le respect des procédures conduit à privilégier de manière improbable, mais équitable, les dossiers les plus politiquement corrects, dussions-nous mourir en les lisant !


Rinault, c'est rosse !

Renault en crise : faire le ménage, mais après ?






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Pour moi, les soucis de Renault, je ne l’ai que trop souvent écrit ici, ont une origine simple et triviale : les voitures ne sont plus fiables. Depuis bientôt 20 ans et le lancement calamiteux de la Laguna 2, première voiture de l’ère Ghosn, jusqu’au Renault Espace 5 (qui aurait, je l’ai lu mais n’arrive pas à y croire, un taux de retour en garantie pour défaut majeur de 100 % et une hot line dédiée à ses malheureux acheteurs), c’est la foire aux déboires.

[…]

Que faudrait-il alors à Renault pour se redresser ? Bien sûr, refaire des voitures fiables et durables. Mais ça ne suffit pas, chez Nissan, on est payé pour le savoir : le constructeur exsangue que Renault a sauvé produisait des autos en béton armé. Alors, quelle serait la recette d’un retour à meilleure fortune ? Là-dessus, j’ai aussi mon petit avis, pas très original non plus, le même que beaucoup d’automobilistes : redevenir, pour mélanger deux vieux slogans, un « créateur de voitures à vivre ».

[…]

Maintenant que la marque s’est dotée d’une motorisation hybride innovante et performante – un prérequis pour survivre dans la décennie qui vient -, il y a de la place pour l’innovation conceptuelle. Et de belles opportunités avec l’essoufflement du SUV, la pire de toutes les voitures du point de vue architectural : l’habitabilité d’une berline dans le volume et le poids d’un monospace, le tout dans une aérodynamique de Lego.

Je ne sais pas si la voiture qui sauvera Renault aura l’allure d’un monocorps bas profilé comme un break de chasse, d’une compacte à garde au sol haute, d’un utilitaire aplati, mais il serait temps de se creuser les méninges. Et plus seulement de chercher des explications à la déchéance, de passer les frais à la paille de fer et de rétrécir la gamme.
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Retrouver nos héros, et pas ceux des autres.


Face a l’imposition d’une mythologie artificielle et hors-sol, la nécessité de convoquer les héros médiévaux



mardi, juin 02, 2020

Ca, c'est de la campagne électorale comme je l'aime !




Evidemment, ça, ça ne l'amuse pas :


« Cancer bureaucratique », c'est vite, mais comment s'en débarrrasse-t-on ?


Jean-Pierre Robin : « Avant de repeindre le paysen vert, rose ou bleu, laver sa crassebureaucratique »
En tout cas, je ne pense pas que ça soit en votant pour des énarques qu'on se débarrasse des énarques.

Il paraît que mes raisonnements manquent de subtilité, mais depuis des décennies que nous sommes dirigés par des subtils, je n'ai pas l'impression que ça nous ait beaucoup porté chance.

Le Raoult du jour




Raoult est toujours aussi modeste.

Mais, sur le fond, il a raison : il ne faut pas oublier que les macronistes ne sont pas l'élite, ce sont les deuxièmes et les troisièmes couteaux de l'UMP et du PS, les fonds de tiroir de partis en échec.

Maintenant, si vous avez envie de croire que Macron, Castaner, Buzyn, Véran font partie de l'élite, je ne peux pas vous en empêcher. 

Mais, il n'en reste pas moins que la France (tout l'occident, mais la France en particulier) a un véritable problème de renouvellement des élites.


Politique migratoire de Macron : comme avant. En pire.

Manifestation des migrants: une provocation qui en dit long. La souveraineté vantée par le gouvernement, ce n'est pas leur affaire.

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Plus de 5000 clandestins ont défilé samedi dans Paris, malgré l’interdiction de la préfecture et les risques sanitaires. La manifestation n’a pas été réprimée. Un tel laxisme démontre que le gouvernement n’entend pas infléchir une politique migratoire folle, selon Yves Mamou. 

[…] 

[Macron]  parle de « reconquête » mais soutient toujours la même politique d’affaissement du national qu’auparavant : élargissement continu de l’Union européenne (Albanie et Macédoine du Nord dernièrement, et pourquoi pas la Turquie un jour prochain?), multiplication des traités de libre-échange avec des pays comme le Vietnam et donc importation continue d’une main d’œuvre non européenne intéressée par les avantages de notre système social mais pas toujours préoccupée de s’inscrire dans le projet français. Jamais le contraste entre les paroles et les actes des politiques n’a été aussi grand.
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On s'en doutait un peu : Macron est le Destructeur de la France, plus exactement, le Liquidateur. Par haine adolescente de la France, il a ça en lui. Et c'est ce que veulent les forces qui le soutiennent. Donc il change de discours, pas de politique.

C'est aux Français de réfléchir à ce qu'ils font. Quand on a le choix entre Macron et Le Pen et qu'on vote Macron, hé bien, on a Macron, avec sa politique, avec ses soutiens, avec ce qu'il est. C'est d'une logique implacable.

En attendant : ça sera comme avant. En pire.

lundi, juin 01, 2020

Minneapolis : voilà où mène la propagande victimaire des gauchistes.


Émeutes aux États-Unis : « L’Amérique entière est devenue un campus universitaire »


Une bonne rafale à la Bochesse en chef, ça ne fait jamais de mal.


CHANCELIÈRE IMMUABLE : Angela Merkel, sainte patronne de l’Europe, vraiment ?

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La Chancelière n’aime pas les gens. Elle n’a jamais eu qu’une obsession, se préserver. De ce point de vue, son comportement a été largement en phase avec la société vieillissante dont elle dirige le gouvernement. Mais il faut bien comprendre que rien ne lui est plus étranger que le combat tous azimuts d’un Nicolas Sarkozy se déployant sur tous les fronts durant la crise de 2008-2010; l’engagement sincère d’un Alexis Tsipras, qui avait (mal) placé sa confiance en elle au début de la crise de la dette grecque en 2015; ou le goût du risque d’un Donald Trump.

Angela Merkel a toujours suivi la ligne de plus grande pente, celle où elle pense avoir le moins de dommages à subir pour elle-même. Cela lui a fait faire, d’ailleurs, sa plus grosse erreur d’appréciation, à savoir la décision d’accueillir un million et demi d’étrangers en 2015-2016, d’abord des réfugiés fuyant les conflits du Moyen-Orient et d’Afrique, puis des immigrants par opportunisme, profitant de l’incroyable aubaine, l’ouverture complète de la frontière allemande. Derrière les apparences généreuses, il s’agissait d’une politique de la facilité: à quoi bon s’opposer, non seulement au flot d’arrivants venant faire pression sur la frontière allemande mais aussi aux médias qui avaient critiqué dans un premier temps l’inaction de la Chancelière? En septembre 2017, la conséquence de cette très mauvaise décision fut visible dans les urnes, avec une chute de huit points pour les chrétiens-démocrates, et de presque six points pour le partenaire de coalition, le SPD. Madame Merkel a sauvé son poste de Chancelière au bout de six mois de difficiles tractations et elle a été obligée, fin 2018, d’abandonner la présidence du parti chrétien-démocrate. Fondamentalement, elle n’a pas changé d’attitude, avant ou après ces défaites politiques. Elle est restée cette femme politique détestant le risque, le débat politique et les positions tranchées.

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Souverainisme : les caves et les escrocs.




La psychose COVID en une phrase.


Lavage des cerveaux

Yoram Lass, médecin, chercheur, ancien directeur général du ministère de la Santé israélien, dénonce « le lavage de cerveau de populations entières » et une « hystérie monumentale » à propos du COVID-19

Extraits :

« C’est la première épidémie de l’histoire qui s’accompagne d’une autre épidémie – le virus des réseaux sociaux. Ces nouveaux médias ont entraîné le lavage de cerveau de populations entières. Les résultats sont la peur et l’anxiété, et une incapacité à regarder les données réelles. Et donc, vous avez tous les ingrédients pour une hystérie monumentale.[…] »

« Ce n’est rien de plus qu’une épidémie de grippe si l’on se penche sur les chiffres et les données, mais les personnes qui sont dans un état d’anxiété sont aveugles. Si c’était moi qui prenais les décisions, j’essaierais de donner aux gens les vrais chiffres. Et je ne détruirais jamais mon pays.[…] »

« Le chiffre de la mortalité due au coronavirus est un faux chiffre. La plupart des gens ne meurent pas du coronavirus. Ceux qui enregistrent les décès changent simplement la cause du décès. Si les patients sont morts de leucémie, de cancer métastatique, de maladie cardiovasculaire ou de démence, ils inscrivent coronavirus. De plus, le nombre de personnes infectées est faux, car il dépend du nombre de tests. Plus vous faites de tests, plus vous avez de personnes infectées.[…] »

« Si vous regardez la courbe du coronavirus sur un graphique, vous verrez qu’elle ressemble à un pic. Le coronavirus arrive très vite, mais il s’en va aussi très vite. La courbe de la grippe est superficielle car elle met trois mois à passer, mais le coronavirus met un mois. Si vous comptez le nombre de personnes qui meurent en termes de surmortalité vous verrez que pendant la saison du coronavirus, nous avons eu une surmortalité qui est environ 15 % plus importante que l’épidémie de grippe ordinaire de 2017.[…] »

« Par rapport à cette augmentation, les mesures draconiennes sont de proportions bibliques. Des centaines de millions de personnes souffrent. Dans les pays en développement, beaucoup mourront de faim. Dans les pays développés, beaucoup mourront du chômage. Le chômage, c’est la mortalité. Plus de personnes mourront à cause de ces mesures que du virus.[…] »

« N’importe quel expert raisonnable […] vous dira que le confinement ne peut pas changer le nombre final de personnes infectées. Il ne peut que modifier le taux d’infection. Et certains affirment qu’en modifiant le taux d’infection et en « aplanissant la courbe », nous avons évité l’effondrement des hôpitaux. […] Mais regardez la Suède. Pas de confinement et pas d’effondrement des hôpitaux. L’argument en faveur du confinement s’effondre.[…] »

« Si vous regardez les chiffres, en 2017, 25 000 Italiens sont morts de complications liées à la grippe. Aujourd’hui, environ 30 000 personnes y sont mortes du coronavirus. C’est donc un chiffre comparable. Vous ne devriez pas ruiner un pays pour des chiffres comparables.[…] »

Covidinfos.net, le 25 mai 2020

Source : Spiked.com : ‘Nothing can justify this destruction of people’s lives’

dimanche, mai 31, 2020

La médecine française, ce grand corps malade (de la tête).




Les maux politiques et intellectuels qui ont frappé la France ont été ceux de la plupart des pays occidentaux mais, chez nous, ils furent particulièrement aigus.

Face à l'épidémie, la stratégie à suivre était simple, puisque préparée dans des plans qu'il suffisait d'appliquer : détecter, isoler, soigner. Avec les moyens du bord, faute d'autres moyens. C'est ce que Didier Raoult a fait dans son IHU de Marseille, ajoutant qu'il fallait essayer des médicaments immédiatement disponibles, et non des médicaments expérimentaux,  d'où son essai de la chloroquine associée à l'azythromycine. S'appuyer sur la médecine de ville, comme prévu au plan.

Le raisonnement est limpide, carré. Le reste n'est plus qu'une question d'action et d'organisation.

Alors pourquoi la France a-t-elle fait tout autre chose ? Renvoyer les gens chez eux sans les soigner, décider le confinement généralisé, interdire la chloroquine, empêcher les médecins de ville de travailler ?

Et, surtout, objet de ce billet, pourquoi beaucoup de médecins (souvent très sonores) ont-ils soutenu et soutiennent-ils encore cette politique absolument contraire au bons sens médical le plus élémentaire ?

La polémique s'est concentrée sur Didier Raoult et sur la chloroquine. Mais le sujet est plus vaste, comment se fait-il que des médecins ont défendu la décision de ne pas soigner plutôt que d'utiliser un médicament hyper-connu mais pas validé dans cette indication ? Comment se fait-il que des médecins ont approuvé un confinement qui est une décision irrationnelle du point de vue médical ?

Bien sûr, certains médecins ont sauvé l'honneur et échappé au ridicule, Perronne à Garches, Maudrux sur son blog. Mais, dans l'ensemble, ce n'est pas glorieux : j'ai appris qu'il fallait à tout prix éviter de mettre les pieds à la Pitié-Salpétrière quand on est malade.

Raoult l'explique tout simplement par l'incompétence de ses collègues. Mais d'où vient-elle, cette incompétence, qui semble logée non pas dans le manque de connaissances mais dans une façon de raisonner boiteuse ?

C'est là que la notion de « corruption systémique » de Jean-Dominique Michel intervient. Il ne s'agit pas de corruption financière (même s'il y a un lien) mais de corruption intellectuelle : c'est le scientisme. Cette attitude consiste à considérer que n'est science que ce qui est mesurable et que la médecine est une science et non un art. D'où l'idée que ne serait de la médecine que ce qui est mesurable. Ses partisans baptisent cette croyance « la médecine basée sur les preuves » (comme si les médecins n'avaient de tout temps chercher des preuves. Les scientistes ont en commun d'être très ignorants de la philosophie et de l'histoire).

JD Michel dit avec humour que la seule chose mesurable exhaustivement est le cadavre, que tant que la médecine aura à faire à des hommes vivants, il y aura une part conséquente de non-mesurable.

J'ai eu quatre ou cinq conversations avec des scientistes, sur Twitter et ailleurs, où j'exposais le bon sens de l'asymétrie des risques pour le protocole IHU et, après la réponse systématique « tu n'y connais rien, tu racontes n'importe quoi » (beaucoup de tutoiement, c'est significatif), je posais ma question assassine « Citez moi s'il vous plaît un exemple de découverte majeure permise par 'la médecine basée sur les preuves' ». Pour l'instant, pas un ne m'a répondu.

Je me suis renseigné de mon coté, il y a quelques améliorations mineures, pas négligeables pour les malades qui en ont bénéficié, mais rien d'important.

Bref, la « médecine basée sur les preuves » est une croyance ... sans preuves !

Est-ce que cette épidémie aura l'effet heureux de faire reculer le scientisme ? J'en doute.






Madame de Pompadour, l'amour et la politique (Jacques Levron)


Pierre Gaxotte a beau avoir réhabilité Louis XV, ce n'est pas, de loin, notre plus grand roi.

Mais le choix de ses maitresses, la marquise de Pompadour et la duchesse du Barry, était excellent : contrairement aux calomnies (Michelet s'y est déshonoré), elles étaient des reines de beauté, mais aussi des femmes intelligentes et d'une grande bonté. C'est une des nombreuses taches sur la révolution que d'avoir guillotiné la du Barry (« Encore un instant, monsieur le bourreau »).

Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour, a été maitresse du roi 6 ans et son amie 13 ans, avant de mourir à Versailles (c'est unique pour une maitresse) à 43 ans de la tuberculose. La période amicale est la plus originale, et la plus lourde de conséquences.

Louis XV, Dominique Strauss-Kahn versaillais, a des besoins sexuels de plus en plus impérieux et bestiaux à mesure qu'il vieillit. La Pompadour garde son estime non pas en organisant ces débauches sordides, comme le prétendaient ses calomniateurs, mais en s'en tenant plutôt à l'écart.

Elle a beaucoup de goût, le style Louis XV est en réalité le style Pompadour, elle est humainement recommandable et attachante, mais son influence politique a été mitigée.

Le troisième guerre de cent ans

Le règne de  Louis XV est tout entier pris par la troisième guerre de cents ans contre les Anglais, celle pour la suprématie mondiale, qui se termine à Waterloo.

La France a beaucoup d'atouts extérieurs, en particulier ses nombreuses colonies qui, bien utilisées, devraient lui assurer la maitrise des mers, mais son énergie est sapée de l'intérieur par le parti encyclopédiste que soutient dans une certaines mesure la marquise et par les insubordinations récurrentes des bobos de l'époque, les parlementaires.

Cet enculé de Voltaire, un homme cupide, méchant et vicieux, payé  par les Anglais et par les Prussiens, se moque, hélas avec son immense talent pour la méchanceté, de nos colonies, dont nos ennemis ont compris (ils ne sont pas cons) qu'elles étaient un avantage à discréditer à tout prix.

La situation n'est pas très différente d'aujourd'hui à cet égard : nos possessions d'outremer sont un immense avantage stratégique (la France est l'un des trois pays au monde à avoir légitimité sur tous les continents et notre plus longue frontière terrestre est en Amérique du Sud. L'Allemagne restera toujours un nain enfermé en Europe), mais nos ennemis européistes nous poussent à nous en débarrasser et, gouvernés par des traitres, nous cédons peu à peu.

Aujourd'hui comme hier, ses divisions internes, attisées par ses ennemis, qui ne sont pas tous étrangers, empêche la France de déployer une stratégie mondiale.

Les misères de la guerre de sept ans

La marquise écrit des lettres étonnantes de clairvoyance, plus que bien des diplomates et des soldats de profession. Malraux parle du bon sens de Jeanne d'Arc, on peut transposer.

Mme de Maintenon était du parti de l'abandon mais la ténacité de Louis XIV a fini par lasser ses ennemis. Ici, c'est l'inverse : la marquise, tuberculeuse, accablée de maux, vieille à 37 ans, ne cesse de pousser et de tirer un Louis XV capable de courage mais pas de persévérance.

Elle a bien conscience des faiblesses de la France puisqu'elle paye sur sa cassette 18 navires corsaires.

La marquise met son énergie à l'alliance autrichienne, à raison. Mais ce n'est au fond qu'un pis-aller pour la maitrise des mers perdue. Aucune bataille terrestre n'est décisive en Europe. Tous les printemps, c'est le même cinéma : trois armées désunies se présentent face à Frédéric II, qui les bat successivement, à la manière de Napoléon, et Voltaire, qui apprécie beaucoup l'or et les flatteries du roi de Prusse, lui tresse des louanges.

Les Français se foutent de cette guerre lointaine et ne sont préoccupés que des affaires intérieures, on est très loin des mobilisations générales de la république.

Montcalm battu au Canada, Lally-Tolendal aux Indes, la guerre est perdue. On peut rêver à ce qui serait arrivé si les priorités entre la terre et la mer avaient été inversées.

La perte du Canada est une petite habileté stratégique : Choiseul a prévu que la perte de leur ennemi commun provoquerait l'éloignement des Américains et des Anglais puis une guerre ouverte entre eux. Certes, il a eu raison, mais quel bénéfice pour la France ?

 



La France souffre terriblement de la médiocrité de son commandement.

Problème fondamental qui nous mine encore, ô combien, aujourd'hui. La France ne sait pas sélectionner et renouveler ses élites. Le seul véritable renouvellement des élites que nous ayons vécu dans notre histoire est la révolution : un seul général de Napoléon vaut tous les maréchaux de Louis XV.

La France souffre également d'un parti traitre, celui des encyclopédistes, Voltaire en tête, qui en pincent pour la Prusse et se réjouissent ouvertement des défaites françaises. Comme d'habitude, la désunion interne et la défaite extérieure s'alimentent l'une l'autre.

Vers la fin

La marquise meurt à 43 ans, le dimanche des Rameaux 1763, avec la dignité qui sied à une grande dame.

Le roi regarde passer son cortège funèbre de son balcon en écrasant une larme. Peut-être la seule fidélité, à part à ses enfants, qu'il ait eu de sa vie.

Elle eut été la maitresse d'un grand roi, elle brillerait au firmament de notre histoire, mais elle ne fut que la maitresse de Louis XV. Il ne reste d'elle qu'une rose et un style, même pas baptisé de son nom mais de celui du roi.

Laissons lui la parole. Ardemment catholique et patriote, elle fut l'ami de Voltaire et des encyclopédistes, et pourtant, dans une de ses dernières lettres au duc d'Aiguillon : 

« Je suis dans le désespoir, parce qu'il n'est rien qui en cause que l'excès d'humiliation. Est-il possible d'en éprouver de plus forte ? Etre battu n'est qu'un malheur. Ne pas se battre est un opprobre. Qu'est devenue notre nation ? Les Parlements, les encyclopédistes, etc. l'ont changée absolument. Quand on manque assez de principes pour ne reconnaitre ni divinité ni maître, on devient le rebut de la nature, et c'est ce qui nous arrive. Je suis mille fois plus effrayée de notre avilissement que je ne l'aurais été de la perte de toute l'escadre ».






samedi, mai 30, 2020

Anti-scientisme


Du scientisme à l’apocalypse

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Le scientisme est-il d'ailleurs compatible avec l'intelligence ? Je ne crois pas, ayant plutôt l'impression qu'il vient combler un manque... d'intuition ou de jugeote, comme on dit.
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vendredi, mai 29, 2020

Boudard plutôt qu'Audiard ? Vas-y Fonfonse !




Je préfère largement Alphonse Boudard à Michel Audiard, dont nous fêtons le centenaire.

Ils ont des parcours similaires : l'un né en 1925 et élevé (faut le dire vite) dans le 13ème, ouvrier typographe. L'autre est né en 1920 et élevé dans le 14ème, livreur de journaux. Tous deux plus ou moins abandonnés par leurs parents (on remarquera que l'école de l'époque donnait tout de même aux mauvais élèves quelques bases qui manquent bien maintenant).

Mais l'un est, à mes yeux, beaucoup plus attachant que l'autre.

Boudard a un caractère entier, tandis qu'Audiard est louvoyant. L'un est un authentique Résistant, blessé et médaillé de guerre, même s'il nous expliquera ensuite que c'est un pur hasard (on est libre de ne pas tout à fait le croire). L'autre est un trafiquant de marché noir vaguement collabo (et anti-gaulliste toute sa vie) qui fait passer de pauvres chats de gouttière pour du lapin.

L'un est un authentique truand alors que l'autre se donne juste l'air canaille.

Et puis, surtout, l'un est un écrivain tandis que l'autre est un dialoguiste de cinéma, certes de grand talent.

Bref, vous l'avez compris, je préfère Boudard à Audiard.

Je relis Les vacances de la vie.

Je vous encourage très vivement à lire Boudard : on trouve la liste de ses oeuvres sur Wikipedia (conseil : La fermeture, L'étrange M. Joseph, La cerise ...). Très faciles d'accès d'occasion.


Une excellente parodie de western


jeudi, mai 28, 2020

COVID-19 : hypocrites ou menteurs ?

The REAL meaning behind Dominic Cummings breaking lockdown. From Ferguson to Cuomo to Cummings, the high profile Lockdown violations show the establishment don’t believe their own hype.

Très bon article : il montre que, par leur comportement (pas de masque, pas de distanciation physique, ruptures de confinement), nos dirigeants ne croient pas à ce qu'ils nous racontent sur le COVID-19.

N'écoutez pas ce qu'ils disent, regardez ce qu'ils font.



Une histoire de France (Edouard Husson, Michel Pinton)

Une recension un peu longue, je vous en présente mes excuses par avance.

Ce livre de 1999, à deux mains entre Edouard Husson et Michel Pinton, fait partie des petits bonheurs des occasions sur internet.

Les auteurs sont des hommes intelligents, ils balayent d'un revers de main les palinodies chiraco-progressistes disant que les racines de la France ne sont pas chrétiennes : l'histoire de France est un dialogue, souvent une lutte, quelquefois une guerre, entre le pouvoir spirituel du christianisme et le pouvoir politique.

Difficile de résumer un livre aussi dense. Quelques idées fortes seulement :

La nation de Clovis

Dieu ne se manifeste pas à des hommes mais à des nations. D'abord, à Israël, puis à toutes les nations. Le Nouveau Testament ne dit pas « Allez parmi les hommes » mais « Allez parmi les nations » (L'Eglise droit-de-lhommiste que dirige le pape François Zéro est anti-nationale et, par là même, hérétique).

A la nation s'oppose l'empire (et la tribu, mais ils n'en parlent pas). L'empire, c'est la violence, le mensonge et l'oppression. Ce sont les outils indispensables pour faire tenir ensemble des peuples qui n'ont aucune raison de vivre ensemble (si ça vous rappelle des choses ...). L'empire romain en est mort : à l'heure du péril existentiel, il ne s'est pas trouvé grand'monde pour le défendre. La nation, c'est la liberté et la vérité.

Michel Pinton pense que la fascination de l'empire romain a été très néfaste à la France.

C'est à son christianisme que la France doit ses figures de jeunes femmes qu'on ne retrouve dans aucune autre histoire : Sainte Blandine, Sainte Geneviève, Sainte Jeanne.

Plus qu’héritiers d’Athènes et de Rome, les peuples européens, au premier rang la France, sont héritiers de la notion juive de peuple élu.

Chaque nation européenne est constituée par son sentiment profond d’être l’Elue de la Providence. Avec, comme corollaire qu’on ne retrouve pas dans les autres cultures, le droit pour le prophète de se lever et d’engueuler le prince et le peuple qui trahissent cette vocation.

Ce droit de chacun à être prophète et à en remontrer à la nation entière est ce qui fonde la liberté européenne, bien plus que l’imitation des esclavagistes Athènes et Rome. Socrate a accepté la loi qui le mettait à mort, il n’a pas invoqué sa liberté de conscience.

Le chrétien, selon la formule du baptême que j’aime beaucoup, est « prêtre, prophète et roi ». On comprend que les candidats à la tyrannie n’ont rien de plus pressé que de déchristianiser.

Clovis, en se faisant baptiser catholique alors que la mode était à l'arianisme, a inauguré le principe de la neutralité religieuse de l'Etat français. Principe malheureusement rompu par les interventions directes et brutales de Louis XIV dans la querelle du jansénisme. Il a quand même eu l'ignominie de faire labourer les tombes de Port-Royal ! Les historiens sont aujourd'hui d'accord pour dire que la violence de la polémique janséniste a décridibilisé l'Eglise en France et préparé le terrain pour notre sanglante et sacrilège révolution (un peu de la même façon que les querelles théologiques en Afrique du Nord ont préparé l'installation de l'islam). Les très surfaites Lumières sont les héritières du jansénisme (notamment, de son mépris du peuple).



La mer toujours recommencée

Les auteurs insistent lourdement (vous savez que rien ne peut me faire plus plaisir) sur la vocation ultramarine de notre pays, commencée avec Saint Louis. Chaque fois que la France s'est (comme aujourd'hui) laissée enfermer sur le continent européen, elle y a perdu (la France n'est pas le nain allemand). Ils accusent Louis XIV, que décidément ils n'aiment pas, d'avoir trop négligé les conquêtes coloniales et en font même une des causes de notre sanglante révolution : si notre énergie avait été tournée vers l'extérieur par des princes avisés, elle ne nous aurait pas dévorés de l'intérieur.

On en revient à la remarque géniale de Chateaubriand (dont il ne faut pas oublier qu'il fut un bon ministre des affaires étrangères de la Restauration) : si Louis XIV s'était plus investi outremer et moins sur le continent, la France aurait pu conquérir sans effrayer ses voisins cette frontière sur le Rhin qui manque tant à sa sécurité. François-René ne connaissait pas nos désastres de 1870, 1914 et 1940 mais il en avait la prémonition.

Et puis, ça nous aurait évité ce non-pays ridicule qu'est la Belgique et ce pays de mangeurs de harengs ladres que sont les Pays-Bas.

Bien sûr, le traitre Voltaire se réjouit de la perte du Canada en 1763. On peut prendre cette date comme repère de la haine de la classe dirigeante pour notre pays.




La trahison des élites françaises

Michel Pinton et Edouard Husson tombent d'accord (et moi aussi !) que les élites françaises ont une propension exceptionnelle à la trahison : les Bourguignons, la Ligue, la Fronde, les Lumières, les Emigrés, les Versaillais, les Pétainistes ... Aujourd'hui, ce sont les macronistes : le vote Macron (de premier ou de deuxième tour, peu importe) est un vote de trahison (très proche du pétainisme).

Cette continuité n'est pas artificielle : j'ai lu dans les années 2 000 une critique de Jeanne d'Arc, venue des Bourguignons, reprise par Voltaire, reprise au XIXème siècle, disant qu'elle a empêché une grande confédération franco-anglaise qui aurait régné sur le monde.

Dans aucun autre pays d'Europe (c'est différent en Amérique du Sud, par exemple), on ne retrouve une telle inclination des élites à la trahison.

Pourquoi ?

Une explication qui en vaut une autre : coincée très tôt entre le pouvoir royal et le peuple, l'aristocratie a été déresponsabilisée de la nation, elle s'est construite dans l'opposition et dans la trahison. La bourgeoisie a pris le relais par mimétisme.

C'est une évidence que nous sommes dans une de ces périodes basses du patriotisme de la classe dirigeante. A cette trahison, somme toute classique, s'ajoute un élément original : l'effondrement intellectuel de la classe dirigeante. On n'imagine pas le maréchal Pétain prenant Sibeth Ndayie comme porte-parole, et pas seulement à cause de sa couleur.

Les trois conditions de la grande politique française

1) Un dirigeant à la main ferme avec une bonne politique (si possible, maritime à l'extérieur et anti-groupes de pression à l'intérieur).

2) Un peuple uni.

3) L'élite qui fait courroie de transmission à cette politique nationale.

Sous Louis XIV, le 2 a manqué à cause des séquelles des guerres de religion (révocation de l'édit de Nantes et querelle du jansénisme).

La IIIème république a presque constamment manqué du 1 et souvent du 3.

De Gaulle a manqué du 3.

Nous manquons de 1, 2 et 3. Tout va bien.

La France ne supporte pas l'imposture

La France ne supporte pas l'imposture, car les ferments de division sont trop puissants. Comme imposteur, ils citent Voltaire. Nous nous rejoignons dans nos détestations !

Dans notre actualité, je pense que c'est la raison du succès populaire de Raoult : dans un espace public rempli d'imposteurs, il n'en est pas un. Il dévoile les impostures. En effet, il joue un personnage, mais tout le monde sent bien que ce personnage, c'est lui-même.

C'est le contraire de Macron : il joue tous les personnages sauf un, lui-même (dont on finit par se dire qu'il n'existe pas).





Graham Allison : « La crise sanitaire pourrait radicaliser la rivalité Pékin-Washington »


Graham Allison: « La crise sanitaire pourrait radicaliser la rivalité Pékin-Washington »


Il est midi.

Il est midi et le Figaro n'a toujours pas signalé que 4 Etats (Espagne, Algérie, Maroc, Australie) ont contesté l'étude du Lancet ayant justifié l'interdiction express de la chloroquine en France (l'Australie a carrément porté plainte), que le Lancet fait marche arrière et que l'auteur principal reconnait des « problèmes ».

Pourtant, cette semaine le Figaro a publié 11 articles/entrefilets pour faire de la publicité à cette étude foireuse.

C'est intéressant parce que ça met bien en exergue le pouvoir principal des medias, le pouvoir d'occultation ou d'exaltation : en parler ou pas. Pas besoin de mentir (sauf que c'est au fond un mensonge par omission).

Les medias vous créent, que vous le vouliez ou non, un paysage mental de creux et de bosses, c'est spécialement vrai des informations en continu, qui vous assaillent et vous débordent. Conseil de Volkoff : aucune information en continu. Zéro, nada (je ne regarde aucune émission en direct, pas même Zemmour).

Allo, Pital, on a problème !

Factuellement, la situation du traitement général du COVID-19 (il y a aussi un traitement pour la phase grave) est assez simple : la chloroquine n'est peut-être pas très efficace mais comme elle a des effets secondaires bien connus et maitrisés, il fallait tenter le coup. 

Il se trouve qu'on sait maintenant que le protocole IHU complet (PCR, scanner, électrocardiogramme, isolement, choloroquine +antibio) ça marche (0 morts de moins de 74 ans à l'IHU, 22 % en région parisienne).

La focalisation sur la chloroquine (le protocole de l'IHU ne se résume pas à la chloroquine, d'ailleurs certains malades de l'IHU n'en ont pas reçu) et sur la personne de Raoult (ils font la même chose au Sénégal, au Maroc, en Algérie, dans la moitié des états américains), c'est de la désinformation.

Tout le reste, c'est un brouillard de mots, soit d'imbéciles qui ne comprennent pas qu'ils se font bourrer le mou (il y en a beaucoup) soit de salauds (il y a des dizaines de milliards en jeu, il faut bien que les politiques, les bureaucrates médecins et les médecins de plateaux télé puissent changer la Porsche tous les 5 ans.

Le problème est plus général que Raoult et la chloroquine puisqu'on estime qu'entre un tiers et la moitié des médicaments mis sur le marché depuis trente ans n'apportent aucun avantage par rapport aux médicaments anciens). 

Le plus affligeant, c'est que la mise en cause de l'étude du Lancet sur laquelle se sont basés nos connards petits marquis de l'administration et du gouvernement prend de la vitesse : le Lancet lui-même a demandé des comptes aux auteurs et le gouvernement australien a porté plainte.


Hydroxychloroquine : Raoult mis à l’index et banni par la noblesse et le clergé républicains.

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Alors que Didier Raoult sort d’une tournée médiatique à Paris, où il s’est allègrement assis sur ses opposants (puisqu’opposants, désormais, il y a), un décret interdit désormais la prescription de l’hydroxychloroquine contre le coronavirus, au mépris de l’arrêt du Conseil d’État qui a rappelé la liberté de prescription du médecin. Voilà un beau flash totalitaire par lequel la noblesse et le clergé républicains s’asseyent sur le droit pour se venger de l’humiliation que le va-nu pied Raoult leur a infligée.

Didier Raoult (en tout cas son oeuvre) est désormais mis à l’index, façon Ancien Régime, par cette noblesse et ce clergé républicains qui ont décidé qu’ils détenaient la vérité sur terre. Eux qui ont été incapables de commander des masques contre le virus alors même que le Haut Conseil de Santé le leur demandait depuis mai 2019, n’ont pas mis une après-midi à publier un décret interdisant une solution thérapeutique qu’ils combattent depuis plusieurs semaines, et qu’une étude américaine très critiquée et très critiquable a remis en cause. Voilà un deux poids deux mesures qui montrent comment la haine des élites pour ceux qu’elles ne contrôlent pas peut être vivace, acide, totalitaire et disproportionnée.

Le décret qui vient d’être publié interdisant l’hydroxychloroquine quelques heures seulement après l’avis du Haut Conseil constitue une sorte d’apogée et même de caricature des ces flashs totalitaires devenus monnaie courante dans notre démocratie macronienne illibérale. Alors que certains décrets rendus obligatoires par des lois votées depuis plusieurs années ne sont toujours pas rédigés, l’interdiction de l’hydroxychloroquine est intervenue en quelques minutes seulement. On n’avait pas vu pareille mobilisation de l’appareil d’État au service de l’acrimonie des élites depuis longtemps.

Or ce décret pose un problème rappelé par le Conseil d’État à la fin du mois d’avril : les médecins sont libres de prescrire, et ce n’est pas au gouvernement de dire comment on soigne les malades en France. Il est vrai que le rappel du Conseil avait été ambigu. Mais quand même…
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Le décret anti-choloroquine est symptomatique d'une sortie de la démocratie : la démocratie ce sont des libertés, dont la liberté de prescrire en concertation avec le malade.

Que c'est pénible d'être dirigé par une ploutocratie condescendante et décadente.




Une fois de plus, la France va être ridicule à cause de son gouvernement de petits marquis hargneux et incompétents :

lundi, mai 25, 2020

Raoult du jour


La réflexion de Raoult sur l'hostilité des medias à la réalité me parait fondamentale pour comprendre cette folie collective.

J'en ai parlé dans de récents commentaires sans en faire de billet : cette épidémie et la polémique chloroquine sont une lutte à mort entre ceux qui subissent la réalité (en  gros les Gilets Jaunes) et ceux qui tiennent leur pouvoir de leur capacité à maquiller et à nier la réalité, et de ce fait à en profiter sans que cela se voie (en gros les mondialistes, les macronistes).

La réalité se faisant de plus en plus pressante, ces derniers sont obligés de réprimer son expression de plus en plus brutalement.

D'où la belle liberté californienne :

 

samedi, mai 23, 2020

Les premiers chapitres du livre de JD Michel

Covid : anatomie d'une crise sanitaire


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Quelles auraient été les « meilleures pratiques » à adopter ?

La réponse à cette question est simple, et c’est peut-être ce qui l’a rendue inatteignable. Je m’explique : un des nombreux adages qui m’ont aidé dans mon métier d’anthropologue comme dans la vie est : « Si c’était compliqué, tout le monde y arriverait. » Au lieu d’appliquer (comme les Allemands) les bonnes pratiques connues de tous, sans trop nous poser de questions, nous nous sommes enferrés dans des logiques de guerre civile intellectuelle et de complications ad nauseam. Occupation (sans doute) délicieuse pour tromper l’ennui dans un salon en ville, mais fatale quand il s’agit d’agir vite et bien pour sauver sa peau et celle des autres. 
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Le pourrisssement des élites

Pourrissement des élites

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Il faut faire un constat terrible : celui de la décomposition accélérée des élites. En rajeunissant le personnel politique et en contribuant à l’éjection d’une bonne partie de la vieille classe politique, le macronisme a mis en lumière l’extraordinaire effondrement du niveau intellectuel des élites instruites dans notre pays. La bêtise crasse, la vulgarité, l’absence de tout sens moral et l’incompétence accablante dominent ces nouvelles élites, cette classe des « crétins éduqués » si bien caractérisée par Emmanuel Todd. Chaque jour, pres­que chaque heure, un des personnages haut placés du gouvernement profère quelque énormité qui va alimenter les réseaux sociaux.
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