vendredi, novembre 20, 2009

A propos du match France-Irlande : l'arbitrage vidéo (et un mot sur l'identité nationale)

Je ne suis pas un grand fan de football, c'est la moins qu'on puisse dire. J'ai dit ce que je pensais de la polémique actuelle chez Philippe Bilger.

Complétons par une question au premier abord étrange : pourquoi n'y a-t-il pas en football d'arbitrage video, comme ça se fait aux USA ?

Quand on se renseigne, on s'aperçoit que l'obstacle n'est pas technique (on s'en doutait : si les Américains y arrivent, ...). C'est simplissime : avec l'arbitrage video, il est plus difficile de truquer les matchs.

Au fait, à propos de football, le communiqué de presse de Jean-Marie Le Pen :

La contribution, d’un enthousiasme débridé, qu’apportent ces jours-ci des milliers de jeunes au débat sur l’identité nationale, dans les rues de nombreuses villes de France, mérite d’être prise en considération.

Ces jeunes gens revendiquent avec fougue leur identité nationale. Les pouvoirs publics doivent satisfaire cette revendication, en leur permettant d’abandonner l’identité française qui leur a été imposée contre leur gré et en les aidant à s’installer dans le pays qui correspond à leur drapeau.


Je trouve ce communiqué délicieux d'humour, et très vrai.

La doulce France, patrie de la tolérance et de l'enrichissement par la diversité

Caillassage Paris-Beauvais : le contrôleur témoigne

jeudi, novembre 19, 2009

Statistique : il y a 84,17 % de connards au Sénat

C'est JM Apahatie qui soulève le lièvre : seuls 20 sénateurs sur 343 étaient présents au débat sur la présence française en Afghanistan.

Rappelons qu'il s'agit d'une broutille : décider il convient de continuer à demander à des jeunes Français de risquer leur vie dans ce pays.

Soyons honnête : cette nouvelle n'augmente pas mon mépris pour les politiciens français, il est déjà au maximum.

Nouvelle habitude républicaine : au Panthéon, chacun le sien

Nicolas Sarkozy veut mettre Albert Camus au Panthéon. C'est en train de devenir une habitude, put-être bientôt une tradition.

Chaque présidenticule veut son «grand homme» au Panthéon. Comblement du complexe de petites gens, caprice d'hommes d'Etat de petite envergure ?

J'aime bien Albert Camus, mais est-il un grand homme ? J'aime beaucoup Camus mais les grands hommes ne se trouvent pas si facilement et, en notre époque d'égalitarisme forcené et obsessionnel, nous préférons les pendre que de les honorer.

Le plus comique est que le vrai grand homme se distingue en évitant le Panthéon (Napoléon, Clemenceau, De Gaulle).

mercredi, novembre 18, 2009

Réchauffisme : enfin un débat équilibré

Certes, Public Sénat est un hochet ruineux pour politiciens narcissiques séniles. Mais bon il arrive que cette chaine fasse œuvre utile.

C'est la première fois que je vois en débat équilibré, où les sceptiques ne sont pas en minorité par rapport aux réchauffistes.

Vous connaissez mon opinion sur ces questions, je ne vais pas faire semblant d'être neutre. Je trouve qu'Allègre et Courtillot se complètent bien : Courtillot s'en tient rigoureusement à la science (attitude mortelle pour les réchauffistes) tandis qu'Allègre dégage les implications politiques.

On voit que dès que le débat est organisé dans des conditions équitables, les réchauffistes ne font pas le poids.

Lien: Débat changement climatique sur Public-Sénat

mardi, novembre 17, 2009

Lectures aéronautiques

Puisque certains me parlent de leurs lectures aéronautiques (je mets Saint-Exupéry dans une autre catégorie), voici mon palmarès :

> Le grand cirque (P. Clostermann)

> les feux du ciel (P. Clostermann)

> Le dernier ennemi (R. Hillary)

> Le chasseur diabolique (M. Ziegler)

«Common sense» et bon sens

A propos de Sarah Palin, le journal Le Monde traduit (dans un article fort mauvais) «common sense» par «sens commun». Bien sûr, on trouve en français cette expression, dans «tu as perdu le sens commun» par exemple.

Cependant, la traduction appropriée est «bon sens».

Simple snobisme du Monde et anecdotique pinaillage de ma part ? Je vous le concède.

Mais je crois que c'est aussi un des milliers de symptômes d'un problème plus profond.

La bien-pensance vit dans l'irréel. Son métier et son passe-temps consistent à dresser les écrans de fumée pour masquer la réalité.

Une chose aussi simple et directe que le bon sens la met donc dans un état de malaise prononcé. Regardez l'énergie que mettent les bien-pensants à nous seriner inlassablement que «les choses ne sont pas si simples».

Je n'ai pas la naïveté de croire que le bon sens populaire a toujours raison. Mais je sais également que la complexité inutile est un moyen de se camoufler pour les gens qui ne savent pas penser clair et net, ou qui ont des objectifs inavouables (amener les gens vers des buts qu'ils n'ont pas choisis est la définition de la manipulation en psychologie - or c'est bien ce qu'on fait les gauchistes, sur l'immigration, par exemple. Ils ont emmené la France dans une politique migratoire refusée par les Français sondage après sondage) .

La gauche peut-elle débattre honnêtement d'éducation ?

A la question qui fait le titre de ce message, comme Natacha Polony, je réponds par la négative, sans aucun doute.

La gauche française a fait du système éducatif étatique son principal outil d'endoctrinement, elle y a injecté ses concepts égalitaristes et socialistes (1).

Faire preuve d'honnêteté, constater l'échec lamentable de l'EN sous direction syndicale, revient à se renier. La gauche ne le fera jamais.

Comme dans l'URSS il s'est développé une économie parallèle pour pallier l'échec de l'économie officielle, il se développe en France, pour les mêmes raisons, une éducation parallèle en marge de l'éducation officielle.

Toujours comme dans l'URSS, plutôt que de remettre en cause le système officiel qui a fait faillite, on préfère pourchasser ceux qui essaient de s'en sortir en contournant le système et rendent ainsi patente la faillite que la propagande nie.

N'allez jamais expliquer à un instituteur du public que vous avez appris à lire à votre enfant avec la méthode Boscher. Il ne vous félicitera pas de votre réussite, il vous condamnera de vous être distingué (2) et en fera, ignoble prise d'otage, peser la peine sur votre enfant (c'est du vécu) : mieux vaut un ignare dans la fidélité à la doctrine, qu'un savant hors de la doctrine.

Il y a de la cohérence dans le malheur de la France : l'EN est un temple du socialisme, elle est aussi le plus gros employeur étatique, elle contribue donc pour une grosse part à la faillite du socialisme par la banqueroute.

Bref, on en revient toujours à Einstein : «Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre.»

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(1) : vision utilitariste et matérialiste du monde (les compétences plutôt que les savoirs), l'égalitarisme niveleur (l'élève au centre, pas de sélection, pas de hiérarchie), socialisme (l'égalité des chances : ce n'est pas l'individu qui est responsable, c'est la société).

(2) : la distinction, la singularité, ennemies irréductibles du socialisme.

lundi, novembre 16, 2009

Dette : l'Etat français sera-t-il sauvé par l'épargne privée ?

J'ai lu le nom d'Henri Guaino pour la première fois de ma vie en signature en bas d'un article des Echos expliquant que la dette publique n'est pas un problème parce que les Français, eux, plus prévoyants que les politicards, épargnent. Sous-entendu : quand l'Etat sera au bout des artifices comptables, il suffira de spolier les Français de leur épargne (après tout, c'est pour leur bien que l'Etat s'endette, non ?).

J'avais été scandalisé par cette mentalité de voleurs cyniques.

Guaino est un danger public. Mais voilà que j'ai entendu le même raisonnement d'un chroniqueur de BFM.

Disons le tout simplement : cette réflexion, en plus d'être amorale, est idiote.

L'Etat n'a pas les moyens de spolier les Français de leur épargne au point de lui permettre de rembourser ses dettes. Je ne minimise aucunement le pouvoir de nuisance de la politique fiscale.

Les deux tiers de la dette publique sont déjà détenus par des étrangers. Les Français n'en peuvent ou n'en veulent plus.

Et leur épargne est souvent sous des formes immobilières qu'il n'est pas facile de réaliser, sans compter que l'épargne mobile s'enfuira à toutes jambes.

En fait, l'Etat, à partir d'un taux d'imposition insupportable, n'a plus qu'un moyen de spolier ses citoyens : l'inflation.

Or, nous ne sommes pas maîtres de notre monnaie. Et sortir de l'Euro n'est pas une solution : notre dette étant libellée en Euros, il faudrait la rembourser en Euros, même si nous revenions au Franc.

Bref, la résolution de la crise de dette par la spoliation de l'épargne me paraît invraisemblable.

Je prévois plutôt de longues années de stagnation. Les épargnants seront pressurés, mais pas plus que les autres.

Casseurs : leur étonnement ne m'étonne plus

Des casseurs se sont défoulés suite à l'annulation d'une publicitaire distribution de billets. C'est une image frappante de ce qui se passera quand l'Etat français fera faillite.

Les parasites, les assistés professionnels, endoctrinés dans la pensée que l'assistanat étatique est un du, se révolteront quand on leur retirera leur drogue. Il ne sera nullement question qu'ils se bougent le cul (sauf pour casser et voler).

Et les journalistes, et les politiciens, de faire les étonnés, les choqués, la bouche en coeur, comme si le vandalisme n'était pas devenu une maladie grave de la France depuis vingt ans.

A ce stade, ce n'est plus de l'inconscience, c'est de l'hypocrisie.

Pourquoi cette hypocrisie ? Pour protéger un système qui leur profite.

Certains appellent les hordes de banlieues les kapos, en référence aux détenus de droit commun qui surveillaient les déportés pour le compte des SS dans les camps de concentration.

L'image est forte, sans doute excessive, mais pas idiote. Les barbares sont choyés par le pouvoir : on leur déverse inutilement et injustement les milliards de la «politique de la ville», on leur trouve toutes les excuses, on ausculte gravement, en hochant la tête d'un air soucieux, leur moindre humeur, on leur laisse faire la loi sur leur territoire, et si, par malheur, il faut tout de même les sanctionner, c'est avec d'infinies précautions qu'on ne déploye pas pour un salaud, forcément un salaud, de souchien.

Les barbares font un boulot de flicage, on ne peut plus tout dire, il faut baisser les yeux, sous peine de leur «manquer de respect» et de susciter leur colère, forcément excusable puisque spontanée (on sait que tout ce qui est spontané est bon). Et cela, ce n'est pas une image : il suffit de prendre le RER sur certaines lignes pour s'en rendre compte.

Mais quel est l'intérêt de ce flicage entre basses classes pour les gens de la haute, journalistes, politiciens et autres héritiers de 68 ? Il est évident : le peuple français est par tradition rebelle et maillotinier.

Par un double mouvement que n'aurait pas renié Napoléon, dans un premier temps on le prive de sa tradition grâce à l'endoctrinement républicain par «la fabrique des crétins» (1), ensuite, on écrase sous la schlague des kapos toutes les bribes de pensée de révolte qui n'auraient pas été bien nettoyées par l'Education Nazionale.

C'est impeccable. Et, hélas, ça fonctionne comme une mécanique bien huilée.

Les barbares en font un peu trop ? Les prolos font savoir leur mécontentement. Aussitôt, la haute protège ses kapos en rappelant aux prolos que la moindre critique des CPF (2) fait d'eux des nostalgiques du pétainisme, d'affreux franchouillards et que tout cela rappelle les HLPSDNH (3).

Réciproquement, la haute est un peu engluée dans les scandales de moeurs ou de finances ? Il y aura toujours un kapo pour mettre le feu à quelques voitures, femmes, chiens (rayer la mention inutile) et détourner l'attention des médias.

Vous croyez que je fantasme ? Que cette convergence d'intérêts n'est que dans ma tête ? C'est que vous n'avez vu jamais un maire de banlieue arroser de subventions des associations dites de quartier qui ne sont en réalité que des associations de malfaiteurs.


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(1) : titre du livre à succès de JP Brighelli sur l'école actuelle.

(2) : CPF : chance pour la France , comme dans «l'immigration est une chance pour la France».

(3) : les heures les plus sombres de notre histoire.

Identité française, refus post-moderne de l'engagement et effet générationnel

Alain Finkielkraut dit souvent que le post-moderne refuse d'être engagé par quoi que ce soit et par qui que ce soit, même par lui-même.

C'est pourquoi on assiste par exemple au triomphe du PACS sur le mariage : le mariage, pour peu contraignant qu'il soit devenu, l'est encore trop pour un moderne.

Evidemment, on déteste sa patrie, qu'on n'a pas choisi dans la plupart des cas, pour cet engagement forcé qu'elle oblige, de moins en moins, à assumer. Finkielkraut a une expression à propos du rejet, par certains, de notre passé : l'émeute contre les morts.

Ceux qui ont choisi d'immigrer en France refusent également d'assumer et plus personne n'a le courage de les y forcer.

Bref, on comprend que les post-modernes soient dénationalisés. Eux qui fuient tout engagement ne peuvent que renier la patrie et ce lien charnel qu'elle représente.

Cependant, je crois deviner une scission générationnelle. Le monde sans contraintes, sans responsabilités et sans engagement appartient déjà en partie au passé proche, celui des soixante-huitards.

Ce week-end, discutant du multiculturalisme, je me suis entendu répondre par une cinquantenaire qu'il était interdit d'interdire (sauf la burqa au nom du féminisme) sur un mode irréel -comme si il n'y avait pas d'émeutes dans les banlieues, comme si il n'y avait pas de filles flambées- que j'ai trouvé très daté, suranné.

Bien sûr, il y a des jeunes élevés dans ce moule qui ont les même genre d'idées, ils sont probablement la grande majorité. Cependant, il y a une différence : ils ont connu des épreuves, des «galères», qui ont épargné leurs parents. Ils ne peuvent pas jouer les innocents : la vie est difficile et les autres hostiles.Si ils persistent à l'ignorer, c'est volontairement.

Et il y a aussi ces jeunes qui ont viré leur cuti. ils ont compris qu'on leur bourrait le mou, que la vie était violente ; les hommes aussi, et qu'ils n'ont aucune envie de vivre ensemble, d'origines différentes, surtout quand on les y force.

Bref, contrairement à leurs parents, les jeunes d'aujourd'hui ont plus de mal à nier les réalités quand ils regardent le monde. C'est peut-être pour cela que bon nombre évitent de regarder le monde et se réfugient dans le virtuel.

En tous les cas, le réel se fait de plus en plus violent, il devient de plus en plus difficile à nier. En dehors des beaux quartiers, les visions oniriques, telles que «l'immigration est une chance pour la France», paraissent de plus en plus ridicules.

Face à la violence, les fidélités, les solidarités (au vrai sens du terme, pas leurs versions socialistes) et les engagements hérités du passé reprennent leur importance.

Bien sûr, le comportement sexuel de singes bonobos qui affecte une partie de l'humanité post-moderne rend difficile la constitution de familles stables, qui sont pourtant la source de tout lien social durable.

Cependant, je crois que, nécessité faisant loi, qu'un étouffoir sera mis sur le règne du caprice puéril dans tous les domaines, le contrôle social recommencera à s'intéresser à des choses plus sérieuses que d'empêcher un entraineur de football d'employer le mot «tarlouse» et qu'une bonne partie de la jeunesse fera la promotion de ce retour à plus d'esprit de groupe, avec ses avantages et ses inconvénients.



Addendum du 17/11 : le sentiment d'insécurité augmente chez les femmes et les moins de 25 ans.

Bien sûr, on sait que le «sentiment d'insécurité» est le terme politiquement correct pour «violences réelles perpétrées par les petits chéris des sociologues et des sent-bons» (ce ne sont pas les violents qui sont des salauds, ce sont ces salopards d'innocents, racistes, xénophobes et «crispés», qui ressentent une fantasmatique insécurité là où il n'y a que la légitime expression d'une «douleur sociale» que maman-Etat doit consoler à coups de subventions et autres actions de prévention tout en passant sa main maternelle dans la chevelure des pauvres petits vandales sans défense).

Bien évidemment, ce qui m'intéresse, en relation avec l'objet de ce message, c'est que les moins de 25 ans aient une perception spécifique.

dimanche, novembre 15, 2009

Pilote de Stukas (HU Rudel)


Un livre délicieusement incorrect : un pilote de Stukas, unique décoré de la croix de fer avec épée, diamants et feuilles de chêne dorées, ayant aidé des nazis à fuir après-guerre, écrit des mémoires préfacées par Clostermann, un ancien des FAFL.

Incompréhensible pour un de nos modernes antifascistes-avec-soixante-ans-de-retard !

Bien entendu, un extraordinaire pilote, probablement le plus extraordinaire : 2500 missions de guerre (record qui ne sera sans doute jamais battu), dont les dernières avec une jambe en moins (un demi Douglas Bader !). Il pilote de nouveau, avec une seule jambe et sans prothèse six semaines après son amputation. Il glisse le pied gauche sous le palonnier gauche pour le tirer et compenser l'absence de pied sur le palonnier droit.

Ses qualités de pilotage font penser à Beurling, qui était capable de descendre un ennemi avec cinq ou six obus (avec une armes qui tirait 600 coups/minutes !) précisément comptés.

Il était spécialisé dans le corps à corps avec les chars russes, il a détruit 500 chars, deux destroyers et un croiseur.

Abattu 32 fois (!!), il a toujours réussi à échapper aux Russes, qui ne faisaient guère de prisonniers. Une telle survie comporte une formidable part de chance mais aussi d'habileté et de ténacité.

Rudel raconte qu'une fois le brouillard était tellement épais qu'il en a eu marre de sauter les poteaux télégraphiques au dernier moment (ça, c'est du rase-mottes !) et qu'il s'est posé au hasard dans un champ. Il est rentré à sa base, à cinquante kilomètres, par la route en conduisant son Stuka comme une automobile !

Deux points à noter :

> en formation, Rudel était considéré comme un pilote peu doué. La pertinence d'appliquer une norme moyenne quand on cherche des individus exceptionnels est douteuse. C'est pourquoi il faut une norme qui filtre bien le tout-venant mais qui ait quelques souplesses, pour laisser passer l'inhabituel Cette liberté a un coût.

Nos organisations modernes essaient de tout normer strictement pour réduire les frais. Je doute de l'intelligence de cette démarche à long terme.

> Rudel était un abstinent : il ne buvait pas d'alcool. Ca confirme mon idée que les abstinents, comme Hitler ou Sarkozy, font souvent des fanatiques. Les pilotes de combat boivent traditionnellement beaucoup, pour supporter le stress et la peur. Il faut donc avoir une psychologie de fer pour se passer d'alcool. Mais ça conserve les réflexes.

La grippe tue une jeune femme en bonne santé

La grippe tue une jeune femme en bonne santé

Autrement dit, elle est morte de son vivant ?

Une nation qui meurt ressemble à cela


Nous sommes ravis de constater les sentiments amoureux que le président de la république porte à son épouse, mais la fête nationale est-elle le moment approprié pour les exposer ? C'est, au sens premier du mot, obscène.

Vous voyez, la décadence peut avoir un aspect agréable, bon enfant, douillet. Facile, pour tout dire. C'est ce qui la rend irrésistible : la décadence consiste à suivre la pente de la facilité.

Bien sûr, elle n'est pas que cela, elle est aussi ça :

Le vandalisme provoqué par une distribution publique de billets de banque, a-t-on un meilleur raccourci de l'Etat-providence à la française et de ses ravages ?

Bien sûr, les deux images sont liées : c'est bien parce que la France d'en haut fuit la réalité et ses responsabilités que la France d'en bas en prend plein la gueule.

samedi, novembre 14, 2009

Cesare Battisti en grève de la faim

Cette crapule (1) de Cesare Battisti fait la grève de la faim pour protester contre son extradition.

Ca me fait penser à la réponse de Margaret Thatcher quand il a demandé ce qu'elle comptait faire à propos de la grève de la faim de Bobby Sands :«Je fais mon devoir, on lui présente trois repas par jour.»

Il est vrai que, quand on connaît la cuisine anglaise, cela peut s'apparenter à une forme de torture !

De toute façon, je vous fiche mon billet que Battisti n'en mourra pas, de cette grève de la faim : sous ses leçons ronflantes de gauchiste sentencieux, il cache beaucoup de lâcheté.

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(1) : rappelons que la question ne pose pas de savoir si il est coupable ou non. Il a été condamné à plusieurs reprises.

mercredi, novembre 11, 2009

Le bras, Lévy, Amara, Voynet, Rioufol

Le Bras, Lévy, Amara, Voynet, Rioufol

Ce n'est qu'un extrait.

Durant cette émission, les gauchistes ont passé leur temps à définir la France par le républicanisme le plus étroit.

C'est tout simplement ridicule : la France n'est pas plus née avec la république qu'elle n'est morte avec la monarchie.

Ce qui me terrifie : à force d'être répétées, ces âneries, sordides, sectaires, finissent par passer pour des vérités, ou tout au moins pour des opinions respectables.

Même un hussard noir trouvait à dire du bien de Henri IV ou de Louis XIV.

dimanche, novembre 08, 2009

La dénationalisation des bobos

Les bobos contre Zemmour

Il est intéressant dans cette video, emprunté à fdesouche, de voir la dénationalisation des bobos, phénomène dont je vous ai déjà parlé.

Ce que dit la blondasse est représentatif (à en juger d'après les bobos que je connais) de ce qu'ils pensent du peuple et de ses rapports avec l'identité nationale : le peuple pense d'abord à bouffer, les problèmes philosophiques d'identité, ce n'est pas son lot.

En réalité, c'est exactement le contraire : les bobos peuvent chanter à New-York et à Tombouctou, l'identité nationale n'a que peu d'impact sur leur destin. Il est normal qu'ils s'en foutent.

En revanche, considérez le couple qui est endetté pour vingt ans, dont les migrations familiales se sont limitées à la France depuis des générations, qui n'envisage pas de travailler à la grande ville d'à coté et qui espère que ses enfants ne seront pas obligés d'émigrer à Hong-Kong. Ce couple là est évidemment attaché à la France et à son devenir, la question de l'identité nationale n'est en rien secondaire pour eux, c'est leur assurance pour le présent et pour l'avenir.

Ils ne sont pas bien riches mais ils ont un pays où ils sont chez eux. Si ils se sentent étrangers dans leur pays, comme cela arrive de plus en plus fréquemment, c'est une catastrophe. Voilà ce qu'un bobo mondialisé ne peut pas comprendre.

Obama est-il un mauvais président des Etats-Unis ?

Je trouvai l'anti-bushisme primaire et l'obamania hystérique très modernes, c'est-à-dire ridicules jusqu'à ne plus avoir assez de larmes pour en rire. Je pensai que les espérances placées en Barack Obama n'avaient aucun fondement, ni dans la personnalité du candidat, ni dans son parcours, ni dans ses discours.

Maintenant, l'heure de ricaner méchamment d'Obama, comme le font certains, est-elle venue ?

A mon avis, non. Il est clair qu'Obama n'est pas génial, mais ce n'est pas non plus une tanche absolue.

Etre plus affirmatif m'est difficile.

samedi, novembre 07, 2009

Jean-Pierre jeunet sur la Russie et l'Europe ?

quelqu'un m'a laissé un commentaire me promettant de m'expliquer ce que pensait jean-Pierre Jeunet de la Russie de l'Europe. Comme Charles, j'attends.