dimanche, juillet 05, 2015

Grèce : on se calme

Dans la droite ligne du billet précédent :

Si la Grèce sort de l'euro, il ne se passera rien

J'espère de tout coeur que le psychodrame grec aboutira un jour à l'éclatement de cette folie qu'est l'Euro, mais je suis très loin d'en être sûr.

Les chrétiens d'Orient sont-ils victimes d'une catastrophe naturelle ?

Pope Francis completes contentious canonisation of Otranto martyrs

Le pape François a réussi l'exploit de canoniser 813 martyrs chrétiens (pas un ou deux, 813), qui ont refusé de se convertir musulmans, sans prononcer une seule fois le mot «islam». D'après le pape, ils ont été, comme les chrétiens d'Orient, victimes de «la violence». Pourquoi ? Par qui ? Mystère et boules de gomme.

On nous explique d'ailleurs que le pape François n'est pas très à l'aise avec ces canonisations qu'il hérite de Benoit XVI.

Ce pape est une vraie catastrophe à lui tout seul.

Que fait-on du mauvais pasteur qui fuit devant les loups et abandonne ses brebis ?

Je préfère un pape imparfait, nous le sommes tous, aux idées saines qu'un pape à l'humilité ostentatoire (n'est-ce pas un grave péché que l'orgueil de l'humilité ?) et aux idées folles.

Peu avant sa mort, le cardinal Lustiger a dit sa crainte que l'Eglise soit en train d'abandonner l'Europe comme elle a jadis abandonné Byzance. Je ne sais pas s'il a imaginé que cet abandon viendrait de si haut.









samedi, juillet 04, 2015

Non, la Grèce ne joue pas sa survie

J'en ai un peu marre de lire d'énormes conneries, dans un sens ou dans l'autre, sur la Grèce.

Jean-Marc Sylvestre, qui n'en rate pas une, nous dit dans Atlantico que La Grèce joue sa survie mais l'Europe aussi.
  • au sens littéral, c'est absurde : il faut plus qu'une crise économique pour faire disparaître une nation. La Grèce ne joue pas sa survie.
  • même si on prend en considération que c'est une hyperbole, ce titre est crétin. Rien ne permet d'affirmer que la sortie de la Grèce de l'Euro serait une catastrophe de moyen terme. Quant au court terme, l'expérience prouve que les peuples s'adaptent toujours et que l'on a plus peur avant l'épreuve qu'une fois qu'on est bien dedans.
En revanche que «l'Europe», c'est-à-dire l'utopie technocratique Union Européenne, joue sa survie est une possibilité. Son assise charnelle, sentimentale, celle qui permet de passer les tempêtes, est très faible. Même cela, la fin de l'UE, je n'y crois pas.

Quel que soit le résultat du referendum, le soleil se lèvera sur l'Acropole mardi matin. Et les Grecs souffriront, surtout ceux qui ne sont pas fonctionnaires.

Tombeau pour une touriste innocente

Rien n’est jamais plus beau qu’une touriste blonde
Qu’interviouwent des télés nipponnes ou bavaroises
Juste avant que sa tête dans la jungle ne tombe
Sous la hache d’un pirate aux façons très courtoises
Elle était bête et triste et crédule et confiante
Elle n’avait du monde qu’une vision rassurante
Elle se figurait que dans toutes les régions
Règne le sacro-saint principe de précaution
Point de lieu à la ronde qui ne fût excursion
Rien ici ou là-bas qui ne fût évasion
Pour elle les pays étaient terres de passion
Et de révélation et de consolation
Pour elle les pays étaient terres de loisirs
Pour elles les pays n’étaient que communion
On en avait banni les dernières séditions
Pour elle toutes les terres étaient terres de plaisir
Pour elle les nations étaient lieux d’élection
Pour elle les nations n’étaient que distraction
Pour elle les nations étaient bénédiction
D’un bout du monde à l’autre et sans distinction
Toute petite elle disait avoir été violée
Par son oncle et son père et par un autre encore
Mais elle dut attendre ses trente et un balais
Pour revoir brusquement ce souvenir éclore
Elle avait terminé son second CDD
Mais elle envisageait d’autres solutions
Elle voulait travailler dans l’animation
Pour égayer ainsi nos fêtes de fin d’année
Elle cherchait à présent et pour un prix modique
À faire partout régner la convivialité
Comme disent les conseils en publicité
Elle se qualifiait d’intervenante civique
Elle avait pris contact avec plusieurs agences
Et des professionnels de la chaude ambiance
Elle était depuis peu amie d’un vrai artiste
Musicien citoyen jongleur équilibriste
Grand organisateur de joyeuses sarabandes
Le mercredi midi et aussi le samedi
Pour la satisfaction des boutiques Godassland
Créateur d’escarpins cubistes et nabis
Elle aussi s’entraînait à des tours rigolos
En lançant dans les airs ses propres godillots
Baskets bi-matières à semelles crantées
Les messages passent mieux quand on s’est bien marré
Au ministère social des Instances drolatiques
Elle avait exercé à titre de stagiaire
L’emploi de boîte vocale précaire et temporaire
Elle en avait gardé un souvenir érotique
Elle avait également durant quelques semaines
Remplacé une hôtese de chez Valeurs humaines
Filiale fondamentale de Commerce équitable
Où l’on vend seulement des objets responsables
Elle avait découvert le marketing éthique
La joie de proposer des cadeaux atypiques
Fabriqués dans les règles de l’art humanitaire
Et selon les valeurs les plus égalitaires
Tee-shirts Andrée Putman et gabardines de Storck
Et pendentifs Garouste et pochettes d’Aristorque
Soquettes respectueuses amulettes charitables
Objets de toutes sortes et toujours admirables
Étoles alternatives et broches-tolérance
Et bracelets-vertu et tissus-complaisance
Et blousons-gentillesse et culottes-bienveillance
Consommation-plaisir et supplément de sens
Café labellisé bio-humanisé
Petits poulets de grain ayant accès au pré
Robes du Bangladesh jus d’orange allégé
Connotation manouche complètement décalée
Sans vouloir devenir une vraie théoricienne
Elle savait maintenant qu’on peut acheter plus juste
Et que l’on doit avoir une approche citoyenne
De tout ce qui se vend et surtout se déguste
Et qu’il faut exiger sans cesse et sans ambage
La transparence totale dedans l’étiquetage
Comme dans le tourisme une pointilleuse éthique
Transformant celui-ci en poème idyllique
À ce prix seulement loin des sentiers battus
Du vieux consumérisme passif et vermoulu
Sort-on de l’archaïque rôle de consommateur
Pour s’affirmer enfin vraiment consom’acteur
Elle faisait un peu de gnose le soir venu
Lorsqu’après le travail elle se mettait toute nue
Et qu’ayant commandé des sushis sur le Net
Elle les grignotait assise sur la moquette
Ou bien elle regardait un film sur Canal-Plus
Ou bien elle repensait à ses anciens amants
Ou bien elle s’asseyait droit devant son écran
Et envoyait des mails à des tas d’inconnus
Elle disait je t’embr@sse elle disait je t’enl@ce
Elle faisait grand usage de la touche arobase
Elle s’exprimait alors avec beaucoup d’audace
Elle se trouvait alors aux frontières de l’extase
Dans le métro souvent elle lisait Coelho
Ou bien encore Pennac et puis Christine Angot
Elle les trouvait violents étranges et dérangeants
Brutalement provocants simplement émouvants
Elle aimait que les livres soient de la dynamite
Qu’ils ruinent en se jouant jusqu’au dernier des mythes
Ou bien les reconstruisent avec un certain faste
Elle aimait les auteurs vraiment iconoclastes
Elle voulait trois bébés ou même peut-être quatre
Mais elle cherchait encore l’idéal géniteur
Elle n’avait jusqu’ici connu que des farceurs
Des misogynes extrêmes ou bien d’odieux bellâtres
Des machistes ordinaires ou extraordinaires
Des sexistes-populistes très salement vulgaires
Des cyniques égoïstes des libertins folâtres
Ou bien des arnaqueurs elle la trouvait saumâtre
Elle se voyait déjà mère d’élèves impliquée
Dans tous les collectifs éducatifs possibles
Et harcelant les maîtres les plus irréductibles
Conservateurs pourris salement encroûtés
Qui se cachent derrière leur prétendu savoir
Faute d’appréhender un monde en mutation
Qui sans doute a pour eux l’allure d’un repoussoir
Quand il offre à nos yeux tant de délectations
Comme toutes les radasses et toutes les pétasses
Comme toutes les grognasses et toutes les bécasses
Elle adorait bien sûr Marguerite Durasse
De cette vieille carcasse elle n’était jamais lasse
Elle s’appelait Praline mais détestait son nom
Elle voulait qu’on l’appelle Églantine ou Sabine
Ou bien encore Ondine ou même Victorine
Ou plutôt Proserpine elle trouvait ça mignon
Elle faisait un peu de voile et d’escalade
Elle y mettait l’ardeur qu’on mettait aux croisades
Elle se précipitait sous n’importe quelle cascade
Elle recherchait partout des buts de promenade
Chaque fois qu’elle sortait avec une copine
Elle se maquillait avec beaucoup de soin
Soutien-gorge pigeonnant et perruque platine
Encore un coup de blush pour rehausser son teint
Orange fruité Fard Pastèque de chez Guerlain
Bottines en élasthane blouson cintré zippé
Sac pochette matelassé et bracelet clouté
Ou alors pour l’hiver une une veste en poulain
Ou un top manches fendues en jersey de viscose
Jupe taille élastiquée en voile de Lurex
Tunique vietnamienne décorée de passeroses
Sans rien dessous bien sûr pas même un cache-sexe
Elle disait qu’il fallait réinventer la vie
Que c’était le devoir d’un siècle commençant
Après toutes les horreurs du siècle finissant
Là-dedans elle s’était déjà bien investie
De temps en temps chez elle rue des Patibulaires
Elle mobilisait certains colocataires
Afin d’organiser des séances de colère
Contre l’immobilisme et les réactionnaires
Elle exigeait aussi une piste pour rollers
Deux ou trois restaurants à thème fédérateur
L’installation du câble et d’un Mur de l’Amour
Où l’on pourrait écrire je t’aime sans détour
Elle réclamait enfin des gestes exemplaires
D’abord l’expulsion d’un vieux retardataire
Puis la dénonciation du voisin buraliste
Dont les deux filles étaient contractuelles lepénistes
Le Jour de la Fierté du patrimoine français
Quand on ouvre les portes des antiques palais
Elle se chargeait d’abord de bien vérifier
Qu’il ne manquait nulle part d’accès handicapés
Qu’il ne manquait nulle part d’entrées Spécial Grossesse
Qu’il ne manquait nulle part d’entrées Spécial Tendresse
Qu’on avait bien prévu des zones anti-détresse
Qu’il y avait partout des hôtesses-gentillesse
Faute de se faire percer plus souvent la forêt
Elle avait fait piercer les bouts de ses deux seins
Par un très beau pierceur sans nul doute canadien
Qui des règles d’hygiène avait un grand respect
Avec lui aucun risque d’avoir l’hépatite B
Elle ne voulait pas laisser son corps en friche
Comme font trop souvent tant de gens qui s’en fichent
Elle pensait que nos corps doivent être désherbés
Elle croyait à l’avenir des implants en titane
Phéromones synthétiques pour de nouveaux organes
Elle approuvait tous ceux qui aujourd’hui claironnent
Des lendemains qui greffent et qui liposuccionnent
Elle avait découvert le théâtre de rues
Depuis ce moment-là elle ne fumait plus
Elle pouvait à nouveau courir sans s’essouffler
Elle n’avait plus honte maintenant de s’exhiber
Elle attendait tout de même son cancer du poumon
Dans dix ou quinze années sans se faire trop de mouron
Elle préparait déjà le procès tâtillon
Qu’elle intenterait alors aux fabricants de poison
Faute de posséder quelque part un lopin
Elle s’était sur le Web fait son cybergarden
Rempli de fleurs sauvages embaumé de pollen
Elle était cyberconne et elle votait Jospin
Elle avait parcouru l’Inde le Japon la Chine
La Grèce l’Argentine et puis la Palestine
Mais elle refusait de se rendre en Iran
Du moins tant que les femmes y seraient mises au ban
L’agence Operator de l’avenue du Maine
Proposait des circuits vraiment époustouflants
Elle en avait relevé près d’une quarantaine
Qui lui apparaissaient plus que galvanisants
On lui avait parlé d’un week-end découverte
Sur l’emplacement même de l’antique Atlantide
On avait évoqué une semaine à Bizerte
Un pique-nique à Beyrouth ou encore en Floride
On l’avait alléchée avec d’autres projets
Une saison en enfer un été meurtrier
Un voyage en Hollande ou au bout de la nuit
Un séjour de trois heures en pleine Amazonie
Cinq semaines en ballon ou sur un bateau ivre
À jouir de voir partout tant de lumières exquises
Ou encore quinze jours seule sur la banquise
Avec les ours blancs pour apprendre à survivre
Une randonnée pédestre dans l’ancienne Arcadie
Un réveillon surprise en pleine France moisie
Une soirée rap dans le Bélouchistan profond
Le Mexique en traîneau un week-end à Mâcon
Elle est morte un matin sur l’île de Tralâlâ
Des mains d’un islamiste anciennement franciscain
Prétendu insurgé et supposé mutin
Qui la viola deux fois puis la décapita
C’était une touriste qui se voulait rebelle
Lui était terroriste et se rêvait touriste
Et tous les deux étaient des altermondialistes
Leurs différences mêmes n’étaient que virtuelles
Philippe Muray (2003)

Les fraises

Que des recettes simplissimes :

  • fraises au champagne : c'est une escroquerie, je les fais au crémant. Vous arrosez de crémant (pas trop, ce n'est pas les noyades de Nantes) les fraises nettoyées et coupées en deux et vous saupoudrez de sucre politiquement incorrect (c'est-à-dire blanc). Certains ajoutent de la menthe, cela me semble superflu. Vous pouvez finir le crémant avec un cocktail que j'ai baptisé Val de Loire, faute de lui connaître une existence officielle : 1/8 de Chambord (liqueur de framboises et de mûres), 1/8 de liqueur de rose, complétez de crémant. Si vous avez peur que cela soit trop doux (les goûts et les couleurs ...), un trait de vodka.
  • fraises à la romaine : recette ancienne, certains disent de la Renaissance, d'autres de l'antiquité. Peut-être que Jules César ou Auguste en ont mangées. Ca vous pose une recette. Pour 500 g de fraises (préalablement nettoyées et coupées en morceaux) : avec 2 cuillères à soupe de sucre et 5 cuillères à soupe de vinaigre balsamique, vous faites un caramel. Bien remuer et ne pas quitter des yeux : le caramel brulé, c'est comme le chocolat brulé, immangeable. A la fin, vous ajoutez une bonne giclée de jus de citron. Vous répandez sur les fraises, recouvrez de papier d'alu, laissez une nuit au frigo. Servir avec une boule de vanille et des feuilles de menthe.
  • fraises au sirop de basilic : vous faites chauffer un demi litre d'eau dans lequel vous dissolvez 500 g de sucre. Quand c'est bien chaud, presque à ébullition, vous mettez dedans un bon bouquet de basilic frais (on trouve des pots en supermarché). Vous recouvrez de papier d'alu (comme la recette précédente, pour ne pas que les arômes s'échappent) et vous laissez refroidir  dans un coin, à température ambiante. Suivant votre goût, vous pouvez enlever les feuilles de basilic ou non, si vous les laissez, cela donne un goût plus fort. Le lendemain, vous mettez au frigo pour la conservation. Evidement, ensuite, il faut en asperger les fraises (d'où le nom de fraises au sirop de basilic, subtil, n'est-ce pas ?).


    Bernard Lugan : Réflexions sur le phénomène des « migrants » africains

    En ces temps  de grande misère intellectuelle et morale, où le simple constat de réalités devient une intolérable provocation (les tribulations judiciaires d'Eric Zemmour en témoignent), Bernard Lugan se fait provocateur avec délice :

    Bernard Lugan : Réflexions sur le phénomène des « migrants » africains

    J'en profite pour faire de la publicité pour Afrique Réelle : les autres articles que vous avez dans le sommaire à gauche sont intéressants, mais vous ne les aurez pas, il faut vous abonner.


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    […]

    Comment espérer […] que les migrants cesseront de se ruer vers un « paradis » européen non défendu et peuplé de vieillards ? Un paradis où, par hédonisme, les femmes ne font plus d'enfants ? Un paradis où les hommes s'interrogent sur leur identité sexuelle et où toute attitude virile est considérée comme machiste, autant dire fascisante ?

    Désarmés par l'hystérie émotionnelle de la classe politique et des médias ainsi que par la compassionnelle sollicitude des clercs, les Européens sont sommés de devoir accepter de subir. Un ancien Premier ministre de « droite » est même allé jusqu'à proposer que les forceurs de frontière soient envoyés repeupler les campagnes françaises. Là où les « aides » en tous genres ont depuis longtemps fait taire les salutaires cris de « Haut les fourches »...
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    L'Italie arabe et les Normands

    Notre serial-commentateur Curmudgeon rappelait il y a peu le sac de Rome par les arabes en 846 (pudiquement nommés «sarrasins» par Wikipedia. Je me suis amusé à préciser que les pilleurs «sarrasins» étaient musulmans, à chaque fois, ma modification été retirée. Nous ne sommes plus très loin du moment où citer les passages sanguinaires du Coran sera considéré, sans aucune contestation de leur authenticité, comme «islamophobe». Cette démarche intellectuelle est déjà celle qui est appliquée à Eric Zemmour : on ne conteste pas la véracité de ses propos mais on le condamne tout de même pour les avoir tenus).

    L'invasion de l'Espagne et les razzias en Narbonnaise, vues comme de gentilles prémices du multiculturalisme par certains fous (c'est aussi multiculturel que de se faire tabasser par le Rom qui cambriole votre maison), sont plus connues.

    Mais il ne faut pas oublier que l'Italie a subi des incursions incursions arabes et que la Sicile est envahie pour un siècle et demi de 948 à 1091.

    L'Italie en l'an 1000 :



    Comment les Siciliens s'en sont-ils sortis ?

    Le pape a béni les Normands, peu nombreux (autour de 1000) mais motivés, qui ont profité des divisions des arabes. Bref, les Siciliens n'y sont pas pur grand'chose.

    On peut en tirer quatre leçons pour notre temps :

    ♗ la conquête d'une région occidentale par les musulmans est possible. Ce n'est pas un fantasme. Il n'y a pas d'antidote magique qui protégerait par miracle l'occident de l'invasion.

    ♗ le joug musulman est tellement lourd (voir l'article de Wikipedia) que la révolte des populations conquises est impossible (c'est le quatrième stade de Bezmenov). Il faut une aide extérieure, pas nombreuse, mais motivé.

    ♗ l'esprit, la Foi, ça compte. On ne se bat pas pour avoir le droit de manger du cochon ou pour aller à la plage en string. On se bat pour sauver sa Foi et son être.

    ♗ les musulmans ont la scissiparité compulsive des écologistes et des trotskystes. Tant qu'ils sont en phase de conquête, ils sont unis, mais dès que ça se calme, ils se foutent sur la gueule. A nous d'en profiter.

    Et une cinquième leçon, au-dessus de toutes les autres : mieux vaut repousser l'invasion quand il en est encore temps. C'est toujours moins difficile que de se débarrasser de l'envahisseur une fois qu'il est installé.









    BBC et islamisme : les Anglais sont aussi fous que nous

    État islamique ou Daech : la BBC accusée de faire le jeu des terroristes

    ***************
    La BBC est prise à partie dans une polémique avec des politiciens britanniques sur son usage du terme «État islamique» à l'antenne.

    […]

    Des députés se sont engouffrés dans la brèche et 120 d'entre eux, dont le maire de Londres Boris Johnson, ont signé une lettre demandant au groupe audiovisuel de cesser d'employer «État islamique». Il causerait du tort aux musulmans dans leur ensemble et semblerait légitimer le califat.

    […]

    Le patron de la BBC, Tony Hall, a répondu à la pétition en refusant de changer d'appellation, au nom de l'«impartialité» journalistique qui s'impose à elle. Il estime que Daech serait péjoratif et utilisé uniquement par ses ennemis. Il tient à continuer à évoquer l'Etat islamique par la dénomination qu'il s'est donnée. Depuis quelques jours, cependant, les présentateurs évoquent à l'antenne des périphrases comme «l'autoproclamé» ou le «soi-disant» État islamique.

    […]

    Chris Grayling a comparé le souci d'impartialité de la BBC face à l'EI au «phare» qu'elle a été face aux nazis durant la Seconde guerre mondiale [Le voilà, le point Goodwin. Sans lui, les politiciens contemporains seraient perdus].

    […]


    Ces grands mots et bisbilles sémantiques montrent surtout que, pendant qu'on se dispute sur la langue dans laquelle on parle de lui, on n'avance guère dans la lutte contre le régime de terreur imposé par les djihadistes.
    ***************

    Ainsi, ce sont les ultra-gauchistes de la BBC qui, par souci d'impartialité (!!!!), appellent les choses par leur nom et les politiciens prétendus patriotes qui, à cause de la chiasse verdâtre que provoquent en eux les musulmans (1), tournent autour du pot.

    L'actualité nous offre parfois des moments dont l'ironie est à ce point puissante qu'elle en devient un pur bonheur. On imagine l'article désopilant qu'aurait écrit Philippe Muray de cette concurrence des politiquement corrects, d'autant plus bruyante qu'elle est vaine, face au terrorisme islamique.

    Avez vous déjà vu un chien rendu fou par la peur de l'orage ? C'est exactement à cela que me font penser nos politiciens des deux cotés de la Manche.

    ***************
    (1) : en effet, toute cette histoire de ménager la célèbre hyper-sensibilité des musulmans n'est que le masque de la trouille, de la soumission au terrorisme. Ne comptez pas sur nos politocards pour nous défendre : c'est déjà trop tard, ils sont déjà soumis.






    vendredi, juillet 03, 2015

    Grèce : la phrase la plus importante de la semaine

    Les Echos :

    «Jeudi, Angela Merkel a rappelé une nouvelle fois qu’elle était contre une union de transfert devant le Bundestag.»

    Comme «l'union de transfert» est la seule solution viable à long terme (voir mes nombreux billets sur le sujet), il n'y a plus que deux avenirs possibles :

    • l'éclatement de l'Euro. Je ne sais pas quand, mais un jour. Après tout, c'est le destin de la majorité des unions monétaires de l'histoire.
    • les Allemands changent d'avis, démocratiquement ou non. 


    jeudi, juillet 02, 2015

    La poissonnerie djihadiste

    Un des meilleurs textes que j'ai lus dans un journal de grande diffusion, clair et net, cohérent sans langue de bois :

    Pierre Vermeren: «Les djihadistes visent la prise de Jérusalem»

    *************
    Les actes terroristes qui viennent de se dérouler en France et en Tunisie ont été commis par une personne seule. Peut-on parler d'actes isolés ?

    Certainement pas. Ils répondent à des prescriptions publiques de leurs commanditaires. L'acteur terroriste n'est isolé que lors de son suicide. Mais ce terrorisme est une activité intellectuelle planifiée, pensée et pratiquée par des gens insérés, voire par des cadres, comme les ingénieurs du 11 septembre 2001.

    […]

    Il semble que notre pays ne veuille pas voir la radicalisation d'une partie des musulmans de France…

    Il y a effectivement une sidération et un refus de l'accepter. Ce fut le cas en Tunisie il y a quelques années. De cinq cents «salafistes» en Tunisie en 2012, on est passé à des dizaines de milliers, répartis entre ceux qui sont morts, les clandestins, les prisonniers, les militants, ceux qui combattent en Syrie et en Libye et les milliers de jeunes empêchés d'y partir. En France aussi, une partie des élites, pour laquelle la religion est un vieux folklore, pense qu'on va calmer le jeu par de petites compensations symboliques. Dans mon supermarché de la banlieue bordelaise [donc chez Alain Dhimmi Juppé], j'ai observé pour la première fois cette année des stands et affiches colorées consacrés au ramadan. Assez étrange, dans un quartier où les musulmans sont en nombre infime. Ce n'est pas ainsi qu'on lutte contre la radicalisation fondamentaliste de militants qui pensent que notre société est à convertir ou à détruire.

    Comment contenir la menace terroriste en France ?

    Puisque le premier ministre dit qu'on est en guerre, il faut désactiver les sites et les chaînes de télévision satellitaire qui sont des médias de propagande du fondamentalisme religieux. Enlever l'eau du bocal est une stratégie éprouvée. Et puis il y a toute la gamme des prêcheurs et des idéologues, parfaitement identifiés par les spécialistes, qu'il faut aussi sortir du jeu. Ce n'est pas avec des cellules de soutien psychologique et des animateurs qu'on a mis fin aux guerres de religion.

    […]

    Certains craignent que la démission de l'Occident se solde par une islamisation de l'Europe…

    Le califat global de l'islam est devenu une utopie politique depuis 1924. Des califats existent, comme au Maroc. Mais pas en tant que gouvernement mondial des musulmans. Après le califat online il y a quelques années, il existe un califat au Levant. Si certains rêvent d'islamiser l'Europe depuis qu'elle a voulu européaniser l'Empire ottoman, je doute qu'elle devienne un califat. Même les États et les peuples musulmans n'en veulent pas.
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    Une explication  : «Enlever l'eau du bocal est une stratégie éprouvée» est une allusion au précepte maoïste «Les terroristes doivent être dans la population comme des poissons dans l'eau». Autrement dit, «enlever l'eau du bocal» signifie expulser les islamistes radicaux et arrêter l'immigration musulmane.

    Si vous préférez la télé à la lecture :








    Le bac des Guignols

    D'un coté, on lit :

    Baccalauréat : la manipulation des notes

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    Ainsi, le bac est chaque année davantage fragilisé. Tout le monde sait désormais que l'on magouille pour aboutir aux merveilleux pourcentages de réussite, qui ne masquent plus les moins merveilleux pourcentages d'échec à l'université. Tout le monde se rend bien compte que le «niveau» pour avoir le bac ne correspond pas au «niveau» fixé par des programmes scolaires impossibles à mettre en oeuvre dans les conditions d'enseignement proposées aux élèves et aux collègues. Il est alors très facile de faire, lentement mais sûrement, progresser l'idée que le bac ne sert plus à grand chose, et qu'il faut le réformer — entendez par-là le supprimer.
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    De l'autre coté, on lit :

    Sauver les Guignols de l'info ?

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    Les Guignols de l’Info, supprimés ? C’est ce qu’envisage Vincent Bolloré, le propriétaire de Canal +. Voilà une affaire d’Etat! "Il faut sauver les Guignols", estime Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, quatrième personnage de l’Etat. Une pétition circule sur les réseaux sociaux. Touchepasauxguignols est devenu l’hashtag le plus commenté sur twitter.
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    Le baccalauréat a participé, par son influence sur tout le système éducatif, a la construction de la France moderne.

    Les Guignols, par leur influence conséquente dans le triptyque Dérision-Déconstruction-Destruction, ont participé à la destruction de la France.

    Dans le choix de ses priorités, une classe et un pays se jugent. Et ce n'est pas ragoutant.

    Si les Guignols s'arrêtent, ça m'en touche une sans réveiller l'autre (expression favorite du politicien qui a le plus bénéficié de la propagande guignolesque).









    Addendum :

    Les Guignols : subversion ou quintessence du conformisme ?

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    [La] moquerie prend une autre dimension quand elle devient une sorte de totem, un véritable dogme, une vache sacrée à laquelle on ne peut toucher ou mettre en cause sans sombrer dans l'hérésie ou le blasphème et soulever une tempête médiatique. Les Guignols existent depuis un quart de siècle. Chacun a le droit de les aimer ou nom, de les trouver désopilants ou insipides. Mais où a-t-on vu qu'une émission de télévision pouvait prétendre à l'immortalité ? Même le Bébête show qui les précédait sur TF1, dans les années 1980 et 1990, a cessé un jour, sans que nul n'y trouve à redire... Concernant les Guignols, tout se passe différemment comme si une valeur fondamentale de la France actuelle était menacée... Or, la question n'est pas de les interdire ou de les censurer par une intervention de l'Etat, mais d'y mettre fin par une modification de la programmation de la chaîne ce qui est l'absolue liberté de ses responsables. Aucune émission de télévision, de toute l'histoire, comique ou non, n'a jamais été promise à l'éternité… D'où vient cette étrange sacralisation ?

    [...]

    Cette analyse du «rire châtiment» selon Bergson, du rire normatif, destiné à réprimer les écarts de comportement ou les raideurs de caractère, éclaire sur la sublimation du comique dans la France contemporaine. Dans un climat ultra conformiste, où il est interdit de penser en dehors de certains cadres, par exemple sur l'économie, l'Europe et l'euro, les phénomènes de société, sans être diabolisé, extrémisé, accusé de fascisme, le rire a bel et bien une fonction sociale. Le rire médiatique, quand il devient invasif, sacralisé, le rire des Guignols par exemple, loin du caractère subversif que lui prêtent ses défenseurs, est en plein cœur d'un processus de normalisation, standardisation de la pensée et de «répression des excentricités» tel que le décrit le philosophe. Le comique, parfois cruel, fondé sur un mélange de ridicule et d'assimilation aux pires atrocités de l'histoire - sans la moindre défense possible pour ses victimes - sanctionne les pensées ou paroles déviantes et intervient comme un châtiment public sous la forme d'une humiliation. Il faut voir dans la levée de boucliers de la France dite «d'en haut» en faveur des Guignols une sorte de syndrome de Stockholm : qu'allons- nous devenir sans notre Fouettard quotidien qui nous montre le chemin à suivre et la limite à ne pas franchir ? Nous atteignons ici la quintessence de la pensée unique et du conformisme: et que va-t-on penser et dire de nous si nous ne prenons pas la défense de nos gentils gardiens ? [erreur d'analyse de Maxime Tandonnet : les Guignols ne sont pas les gardes-chiourme de la France d'en haut mais celle d'en bas] Les Guignols ont sans doute encore de beaux jours devant eux...
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    Addendum 2 :

    Sauver la Grèce, l'Europe, les agriculteurs ? Non, Les Guignols !










    mercredi, juillet 01, 2015

    Canicule, islamisme et lâcheté

    Pourquoi l'Europe est désemparée face au terrorisme islamiste

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    L'Islam radical est, à n'en point douter, le phénomène le plus important, le plus décisif, de notre époque. On ne répond pas à un tel absolu seulement par des valeurs juridiques (liberté, égalité, laïcité…), aussi importantes soient-elles. Il faut autre chose. C'est cet «autre chose», qui a à voir avec le sacré, que nous avons perdu.
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    Guerre contre Daech : encore des mots, toujours des mots...

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    La France se déclare en guerre, elle entonne ses chants les plus martiaux, elle est prête à marcher contre Daech.

    La riposte la plus évidente serait de frapper immédiatement en plein centre de ce pseudo califat islamique: dans sa capitale de Raqqa. Sauver Hassaké et le Kurdistan syrien de la tenaille turco-djihadiste serait déjà un premier geste. On ne peut pas chanter la Marseillaise à tue-tête dans l'hémicycle et regarder les avancées djihadistes en Syrie sur une carte. Il y a comme un parfum de drôle de guerre contre Daech ; l'ennemi est connu, localisé, nos troupes sont prêtes mais on attend, on regarde, on discourt. Ehoud Barak, ancien général de l'armée israélienne et ancien Premier ministre travailliste, estimait il y a peu que la coalition, si elle s'en donnait les moyens, pourrait écraser Daech sous les bombes en deux jours. On peut réunir autant de Conseils de défense que l'on veut, surveiller les sites SEVESO de Rhône- Alpeset protéger toutes les synagogues parisiennes, la France ne remportera sa guerre contre la barbarie islamiste qu'en la frappant au coeur : en Syrie.
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    La canicule, ou comment éviter de parler du reste

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    L'appétit avec lequel le commentateur moyen se jette sur le thème de la canicule en ce moment désigne, avec une grande précision, son angoisse à propos de tout le reste. D'habitude, l'approche des vacances inspire des reportages assez niais sur les nouvelles tendances, les couleurs de l'été, la folie des sorbets, etc, mais cette année, pour des raisons que chacun devine, la niaiserie façon «Barbie à la plage» ou «Caroline en bateau à voile» fait un peu tache dans le tableau. Entre les immigrants qui se noient et qui campent sous les ponts, les islamistes qui affûtent leur couteau, les Grecs qui mettent en péril nos illusions de prospérité, le gouvernement qui n'a pas le profil qui convient aux tourmentes historiques, le peuple français finirait par devoir admettre qu'il existe un hiatus entre ce que dit le journal télévisé et ce qui se passe d'important.
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    La Grèce est comme la France : aidons la à sortir de l'Euro

    Explosion de la dette : après la Grèce, la France ?

    Aidons la Grèce…à sortir de la zone euro

    Je ne suis pas d'accord avec la conclusion de cet article puisque je pense que l'Euro est un Frankenstein financier qu'il faut achever à coups de pelle sur la tête, donc je m'en fous complètement de renforcer sa crédibilité.

    Par contre, aider la Grèce à sortir de l'Euro me semble une excellente idée. Puis le Portugal, l'Italie et la France. Et les Allemands pourront continuer à faire touche-pipi dans leur coin avec leur monnaie forte et les bataves.









    mardi, juin 30, 2015

    Hommage à Charles Pasqua

    «Pasqua, c'était la France qui se fichait bien de paraître ringarde devant les bons esprits»

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    Il ne s'agit pas de faire ici le portrait d'un ange. Mais c'est probablement le génie de la politique de révéler à la fois les faces sombres et lumineuses de l'homme - et souvent, d'un homme en particulier. 

    L'espèce d'intégrisme éthique qui domine notre époque obsédée maladivement par la transparence traduit souvent un esprit profondément antipolitique, qui ne se résigne pas à la part d'ombre inévitable dans l'organisation et la gestion de la cité. C'est le signe d'une époque qui comprend finalement bien mal la bête humaine et ses contrastes. 
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    Les Vallaud-Belkacem, Peillon, Hollande, Valls, Sarkozy  qui ont passé leurs vies à bâtir leur carrière  politique loin de la «vraie vie» n'arrivent pas à la cheville de Pasqua qui, lui, était bien vivant.

    On savourera cette sortie de Pasqua :

    «Quant à François Hollande, soyons clairs : il était fait pour être adjoint du préfet de Tulle ou sous-président de la commission des fêtes du conseil général de Corrèze, mais certainement pas président de la République».

    Comme Bock-Coté, je ressens très fort cette inhumanité de nos dirigeants, leur complète méconnaissance de la nature humaine au-delà de leur petit milieu de clones (et de clowns) politiciens, cela se traduit politiquement , par exemple, dans la dénaturation du mariage et dans leur façon de qualifier systématiquement, et bêtement, les islamistes de «déséquilibrés».

    Quelqu'un a dit de François Hollande : «Il est sans affect». Terrifiant.





    Grèce : le profond chaos aux entrailles fécondes

    Mes bien-aimés commentateurs oscillent entre «Tsipras est un salaud démagogue, la Grèce doit tenir ses engagements» et «les engagements de la Grèce sont intenables, les créanciers sont coupables et n'ont pas à forcer la main des Grecs, c'est tyrannique».

    Je partage les deux thèses : le vice fondamental de l'Euro, c'est que l'abandon de souveraineté qu'il suppose est anti-démocratique.

    Tsipras est démagogue mais il devrait avoir la liberté de l'être. Après tout, si les Grecs veulent élire un démagogue, cela devrait rester leur problème. C'est parce que nous sommes liés par l'Euro que les autres pays sont intervenus comme ils sont intervenus et se mêlent de manière tyrannique des affaires grecs.

    La suite idéale ?

    1) La Grèce sort de l'Euro (ce dimanche ou un autre jour).

    2) La Grèce fait banqueroute.

    3) La Grèce réforme.

    Les deux premiers points donnent un «shoot» passager de compétitivité qui permet de rendre les réformes nécessaires moins douloureuses. Vous remarquerez que c'est le même scénario idéal pour la France.

    Malheureusement, ce n'est pas ce qui arrivera. La Grèce sortira bien de l'Euro, elle fera bien défaut sur sa dette, mais, au lieu d'utiliser ce choc positif passager pour réformer, elle l'utilisera pour repousser les réformes. Comme la France a fait avec la baisse des taux.

    Elle se ré-endettera et, dans cinq ans, sera de nouveau dans la merde. Comme la France.

    Cependant, le pire n'est jamais sûr : il se pourrait que les Grecs fassent vraiment les réformes.

    Et puis, de toute façon, que la Grèce retrouve sa souveraineté et sa liberté, quel que soit l'usage qu'elle en fera, est en soi une bonne nouvelle. La liberté est en soi une valeur, on semble trop souvent l'oublier de nos jours.


    Grèce : Enfin des bonnes nouvelles !

    On notera cette phrase stupéfiante de Charles Gave :

    Comme me l’avait dit le patron de l’une des grandes sociétés d’assurance Allemandes avec beaucoup de finesse (!), « Nous torturons les Grecs pour que les Italiens entendent leurs cris», ce qui m’avait passablement surpris venant d’un Allemand.

    Grèce: que dit vraiment le plan des Européens ?




    lundi, juin 29, 2015

    Jacques Sapir : l’Euro ou la démocratie

    J’ai de nombreux désaccords avec Jacques Sapir (en gros, je pense que c’est un communiste, ce qui ne provoque pas en moi un amour immodéré et débordant) et, à mes yeux, Alexis Tsipras est un démagogue qui a vendu aux Grecs qu’ils pourraient rester dans l’Euro sans faire d’efforts supplémentaires, ce qui, en l’état actuel, est irréaliste.

    Notons tout de même que Tsipras, tout en étant démagogue, pose indirectement LA question de fond : l’Union Monétaire est-elle vraiment une union ?

    En effet, la solution pour que les Grecs restent dans l’Euro sans faire d’efforts supplémentaires est simplissime : que l’Allemagne donne à la Grèce de l’argent, au lieu de le lui prêter. C’est ainsi que fonctionnent toutes les unions monétaires. Paris et l’Auvergne pouvaient partager le Franc parce que leurs écarts de compétitivité étaient compensés par les transferts de Paris vers l’Auvergne (en partie seulement, c’est pourquoi Paris s’enrichit alors que l’Auvergne s’appauvrit, tout comme l’Allemagne s’enrichit alors que la Grèce s’appauvrit). L’Euro n’est donc pas une union monétaire véritable, puisqu’il n’y a pas de transferts suffisants pour compenser les écarts de compétitivité. Dans ce cas, partager une monnaie unique est une machine infernale à rendre automatiquement les forts plus forts et les faibles plus faibles, comme avaient prévenu tous les opposants à l’Euro dès le traité de Maastricht. Le long discours de Philippe Séguin à l’Assemblée Nationale reste un morceau d’anthologie, frappant de prescience.

    Et pourquoi les Allemands refusent-ils de transférer de l’argent aux Grecs ? Parce que la nation européenne n’existe pas, les Allemands et les Grecs ne se sentent pas faire partie du même pays, au contraire, j’espère, des Parisiens et des Auvergnats. D’ailleurs, ils n’ont pas les mêmes règles (de retraite, par exemple).

    C’était le pari fou des européistes, en réponse aux anti-Maastricht, que la survie de l’Euro forcerait les transferts et que les transferts forceraient la naissance d’un sentiment politique européen et d’une nation européenne. C’est un exemple fantastique de « mettre la charrue avant les bœufs ». Cette utopie politique, comme toutes les utopies politiques, provoque le malheur des peuples et se fracasse en ce moment sur le mur de la réalité.

    On comprend que l’Euro est fondamentalement anti-démocratique puisqu’il s’agit de forcer les sentiments populaires. Il n’est donc pas surprenant que ça se passe mal.

    Ce n’est pas par hasard que j’ai intitulé ma rubrique traitant de ces questions : « Euro ou démocratie ils ont choisi pour vous ».

    Et l’objection « les Grecs ont choisi d’entrer dans l’Euro démocratiquement, qu’ils en assument les conséquences » ne tient pas. La démocratie, c’est aussi de pouvoir arrêter une expérience qui tourne mal. De plus, le prêt de 2010 couronnant le surdendettement grec avait pour but de sauver les banques françaises et allemandes et non d'aider les Grecs.

    La solution préconisée par les européistes est l’éternelle solution de tous les utopistes : encore plus d’utopie. Le communisme ne marche pas ? C’est parce qu’on n’en a pas encore fait assez. L’européisme enchaine les catastrophes ? C’est qu’on n’en a pas encore fait assez.

    Tsipras, en proposant le referendum, demande aux Grecs de trancher le nœud gordien. Il se peut tout à fait que les Grecs renoncent à leur souveraineté et donc à la démocratie. La liberté est fatigante.

    Nous verrons.

    La situation grecque pose bien la question essentielle de la viabilité de l’Euro et même de l’UE. Ceux qui prétendent que le problème grec n’est pas grave parce que la Grèce est un petit pays sont des imbéciles ou des menteurs (ou les deux).

    Je vous laisse avec Jacques Sapir :

    Jacques Sapir : référendum grec, le retour de la démocratie en Europe



    dimanche, juin 28, 2015

    L'Etat Islamique du Levant s'en prend-il aux valeurs universelles ?

    Manuel Valls vient d'affirmer : «Daesh s'en prend aux valeurs universelles».

    C'est une incompréhension de l'islam.

    L'islam a hérité du judaïsme le dieu unique (sans l'Alliance) et du christianisme l'Eglise militante et l'universalisme.

    Comme le christianisme, l'islam a vocation à être la religion de tous les hommes, sans distinction de race, ou de couleur, ou d'origine. L'islam a des valeurs universelles, il se trouve que ce ne sont pas les nôtres, issues du christianisme catholique.

    C'est bien parce qu'il a des valeurs universelles que l'islam peut être prosélyte et conquérant. Les Massaïs, qui croient que le monde a été créé uniquement pour eux, ne convertissent personne.

    La phrase de Manuel Valls ne veut donc pas dire grand'chose. Une phrase exacte aurait pu être «L'Etat Islamique  du Levant veut nous imposer ses valeurs par la terreur».

    Pinaillage de blog, me direz-vous ?

    Non, je ne crois pas. Car Manuel Valls, avec sa manière de penser, ne peut pas comprendre le problème très concret des convertis.

    Il est vrai que, pour les comprendre, il lui faudrait admettre que le bordel foutu dans les sociétés occidentales par l'esprit de mai 68 donne envie à certains de se raccrocher au cadre islamique.

    Il est évidemment révélateur que les convertis viennent très souvent de familles décomposées ou au père ectoplasmique. De la même manière que le nazisme était la politique des enfants sans pères (morts à la guerre ou discrédités par le chômage), l'islam fondamentaliste est la religion des enfants sans père.




    Dans la tête de Merah : une entretien passionnant (et désespérant)

    De Merah à Salhi : «Il y a une méconnaissance absolue de la manière dont pense le terroriste nouveau»


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    […]

    Ce qui m'inquiète, ce sont les conférences de presse de Mr. Cazeneuve après chaque attentat. Le temps passe, elles restent identiques. Tout comme Merah, Salhi avait «une fiche S et était connu comme salafiste». Bernard Cazeneuve a certes injecté «200 millions et 1 500 agents supplémentaires» à la lutte anti-terroriste, mais cela ne veut rien dire. 200 millions pourquoi? On ne peut pas jeter de l'argent à un problème sans connaître la nature de celui-ci. Le député Eric Ciotti qui se veut le champion de la lutte contre l'islamisme n'a pas voulu d'une commission d'enquête après Merah, ne voulant pas «d'un procès des services». Il est resté étrangement silencieux sur ce sujet après Charlie. C'est à croire que la classe politique ne veut pas définir la problématique, donc de penser des solutions. Les services les premiers semblent démunis parce qu'ils ne se sont pas adaptés au mode de pensée et à l'idéologie propagée. «Ils ont la tête dans le guidon, sont dans la procédure et débordés», me disait un haut gradé du renseignement. Tout est dit. Sans vouloir être alarmiste, je crains que le pire est à venir. C'est notre réalité.

    […]

    Aujourd'hui l'enquête [Merah] est finie, les familles ont demandé que le dossier soit clos. Il y aura un procès, mais personne dans le box des accusés. Du point de vue de la justice, c'est un fiasco absolu. Abdelkader, le frère de Mohamed, nargue les juges depuis sa prison de Villepinte. Sabri Essid le «beau-frère» de Merah, sans doute celui-qui en sait le plus, joue les bourreaux YouTube en Syrie pour l'Etat islamique.

    […]

    Du point de vue du renseignement, il y a eu une prise de conscience. Qui n'a pas pu empêcher la tuerie de Charlie Hebdo rendue possible par de nouvelles failles dans le renseignement. Mais le politiquement correct reste un frein qui, aux dires des policiers, empêche de parfois de voir le réel. L'affaire des voitures folles fonçant sur des foules à Nantes et Dijon à Noël qu'on a attribué à des «déséquilibrés» en dit long sur notre incapacité à saisir la détermination des nouveaux terroristes.
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    Notre problème est politique, pas sécuritaire : si nous continuons notre mauvaise politique en matière d'immigration, d'éducation, de social, de religion, de relations avec les pays islamiques, l'appareil sécuritaire échouera, quelques soient ses moyens. Inversement, avec la bonne politique, la résolution du problème est assez aisée, il est encore temps.

    Les plus atterrants sont, de ma sensibilité, les évêques français : à cause de l'actualité des chrétiens d'Orient et de la très ancienne tradition chrétienne de confrontation avec l'islam, ils devraient être à la pointe des bonnes idées. Pas du tout : dès qu'il y a une grosse connerie, bien sirupeuse, bien dégoulinante de mièvrerie, à dire, crétine à souhait, bien désarmante et castratrice, ces eunuques répondent présent.






    Pour bien enfoncer le clou de notre impuissance volontaire :

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    Nous ne sommes pas en guerre contre l'islam», a rappelé le premier ministre dans les colonnes du Journal du dimanche. «La bataille se situe au sein même de l'islam avec, d'un côté, un islam pratiqué par l'immense majorité de nos compatriotes de confession musulmane qui revendiquent des valeurs humanistes universelles et, de l'autre, un islamisme obscurantiste et totalitaire».
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    Avec de puissantes analyses comme celle-ci, c'est clair, on est sauvé.

    J'aurais préféré entendre : «Faire le tri à l'intérieur de l'islam n'est pas notre problème. Notre problème est de défendre la France et les Français contre ceux qui leur font la guerre. Dès aujourd'hui, le gouvernement consulte les chefs des partis politiques en vue d'un referendum sur le contrôle de nos frontières, première étape d'une défense nationale conséquente.»






    La bonne nouvelle grecque

    L'Europe, sous le joug dictatorial de l'Union Européenne, est à ce point en manque de démocratie que la nouvelle du référendum grec est une rosée de printemps.

    Bien sûr, je n'ignore pas qu'un referendum peut être une sournoise manipulation des foules, qu'un referendum peut être mal posé ou mal organisé, qu'un referendum mal foutu peut servir de prétexte ultérieur aux ploutocrates de Bruxelles pour interdire tous les referendums.

    Mais il n'en demeure pas moins que les élans de démocratie sont devenus si rares en Europe que chacun d'eux est le bienvenu.

    La tête ahurie des européistes à l'idée qu'on consulte le peuple grec dit assez leur grand amour de la démocratie. Alors que s'ils avaient été d'authentiques démocrates, l'idée aurait pu venir d'eux : «M. Tsipras, les négociations sont bloquées. Si on demandait l'avis du peuple grec ?» Mais alors là, c'est de la science-fiction.




    samedi, juin 27, 2015

    Islamisme : je regrette d'avoir raison

    Extrait du journal d'Anne Fulda :

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    Vendredi 26 juin

    Avoir raison. «Chère Anne avez-vous vu l'attentat ? J'avais raison. Je regrette d'avoir eu raison». Je reçois ce sms de Jeannette Bougrab (dont le portrait paraît dans le Figaro d'aujourd'hui) quelque temps après avoir appris l'attentat qui a été commis, ce matin, sur un site de gaz industriels dans l'Isère faisant un mort - dont le corps a été décapité ! - et deux blessés légers. Je repense à ma rencontre avec l'ancienne ministre il y a quelques semaines et à ces paroles prémonitoires qu'elle avait prononcées. «La question n'est plus aujourd'hui de batailler sur le voile à l'université, la vraie bataille c'est celle du Djihad. On aura en France des gens qui vont se faire sauter, on aura des kamikazes s'ils ne sont pas déjà là» prophétisait-elle en soulignant que «le modèle de théorisation» de ces guerriers d'un nouveau genre «c'est la guerre d'Algérie». On le savait, on nous le répétait la question n'était pas de savoir s'il y allait avoir un autre attentat mais quand il aurait lieu… ça y est. Il a eu lieu. Et a été suivi d'un autre attentat meurtrier, en Tunisie, dans un hôtel de Sousse, où un homme armé d'une Kalachnikov a tué 27 personnes. On repense à Jeannette Bougrab, à ce qu'elle a vécu quand elle a appris la mort de Charb, également abattu à la Kalachnikov, le 7 janvier dernier. Et à ce qu'elle répète sans cesse en comparant la montée de l'islamisme à celle du nazisme.
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    J'ai bien conscience que, face à l'islamisme en France, je suis un prophète de malheur, puisque je prédis une guerre civile à l'algérienne avec, cerise sur le gâteau, la classe dirigeante en grande partie du coté des islamistes. Je le regrette mais c'est la vie, c'est la réalité de notre monde.

    Alexandra Laignel-Lavastine : « Face à l'islamisme, certains intellectuels « progressistes » sont dangereux »

    La bataille est politique : il s'agit de prendre le pouvoir pour employer, enfin, toute la force de l'Etat à défendre la France contre les islamistes en attaquant le problème à sa racine, c'est-à-dire le Grand Remplacement.

    Cette bataille politique passe par une bataille intellectuelle et médiatique. D'où l'importance de l'article en lien ci-dessus.

    Contrairement à mon usage, je n'ai pas publié d'extrait, il vaut le coup d'être lu en entier.





    Une analyse circonstanciée de la crise grecque






    La caste nous offre un grand moment d'humour judiciaire

    République des petits marquis : anatomie du cas Pérol



    Moi je fais un amalgame

    Fil de commentaires pris ici à propos des taxis :


    1. Robert Marchenoir | 27 juin 2015 at 2 h 19 min | Répondre
      Il y a un fait qui n’a pratiquement pas été relevé, sauf par un homme politique socialiste dont je n’ai pas noté le nom : parmi les protestataires, a-t-il dit pour les défendre, il y a de nombreux « jeunes » qui ont fait des sacrifices pour acheter une plaque et se sortir de leur cité.
      Par ces mots codés, le chef socialiste fait un aveu qui, une fois traduit en français, est plus brutal : ce sont des Arabes, donc ils ont tous les droits et on ne peut que les laisser mettre le pays à feu et à sang.
      En quelques décennies, la profession de taxi parisien est en effet passée d’une citadelle corporatiste parigote et franchouillarde, à une citadelle corporatiste immigrée et musulmane.
      Le précédente agitation de la corporation taxistique, assortie de violences, portait sur… l’organisation de « la prière » (en novlangue dans le texte des médias) à l’aéroport de Roissy. L’organisation de la quoi ? Eh oui, désormais les taxis lèvent le cul en l’air en cadence pendant les horaires de travail. Car il ne s’agit pas de prières catholiques, pour ceux qui auraient un doute.
      Les chefs des syndicats de taxis CGT et CFDT portent des noms impeccablement arabes. Nous avons donc ici l’aboutissement d’un phénomène que j’avais annoncé depuis longtemps, à savoir la convergence de la mafia syndicale à la française et de la mafia arabo-musulmane. Vous avez aimé les gros bras de la CGT ? Vous adorerez les gros bras de la CGT musulmans. Quand vous multipliez le pouvoir de nuisance des uns par celui des autres, le résultat explose de façon logarithmique.
      Les taxis français ont toujours été des têtes de cochon, mais jusqu’à présent ils ne fracassaient pas la tête de leurs clients à deux contre un, et ils ne mettaient pas le feu aux voitures.
      Pour les Arabes, en revanche, c’est un comportement normal : on vient d’en avoir la preuve une fois de plus.
      Les scènes d’émeute urbaines auxquelles nous venons d’assister ne sont pas un « conflit social » : c’est une forme de plus du djihad. Une mafia ethnique de quelques milliers de personnes a le pouvoir de bloquer les gares et les aéroports de Paris, et de mettre la pagaille dans la capitale elle-même en détruisant 70 voitures et en exerçant des violences contre les personnes. Si ce n’est pas un acte de guerre, je ne sais pas ce que c’est.
      Même chose aux Etats-Unis (en plus atténué, parce que les Américains sont tout de même moins lâches que les Français) : les aéroports de différentes grandes villes sont tenus par des chauffeurs musulmans, qui exercent quand cela leur chante l’habituelle intimidation prescrite par le Coran : un jour, ils prétendent que « la religion » leur interdit de prendre les voyageurs accompagnés de chiens, quelque temps plus tard ils prétendent que « la religion » leur interdit de prendre les voyageurs porteurs de bouteilles de vin.
      Tout est bon pour faire comprendre qui est le chef, et qui a le pouvoir de paralyser l’économie, la circulation et la vie du pays.
      • Cela a le mérite d’être dit !! ci dessous les représentants syndicaux de la profession : Abdel Ghaffi CFDT Karim Asnoun CGT Ibrahima Sylla taxis de France (sic)
    2. Robert a raison : il suffit de voir les photos, les vidéos des « événements » et alors ça saute aux yeux.
      On a déjà vu exactement les mêmes scènes, les mêmes têtes, les mêmes voix… mais dans les banlieues.
      Le parallèle est saisissant.
      Voir Hollande se mettre à genou à la vitesse de la lumière, et supporter les casseurs, en dit long sur le délabrement de l’idée de force publique, de l’autorité.
    3. Robert Marchenoir | 27 juin 2015 at 13 h 03 min | Répondre
      Preuve de l’incroyable privilège dont bénéficient les chauffeurs de taxi musulmans : un homme, accusé par les chauffeurs de taxi de conduire habituellement un VTC, vient d’être condamné à six mois de prison ferme pour avoir utilisé une bombe lacrymogène en direction d’une soixantaine de chauffeurs de taxi qui l’insultaient et le menaçaient.
      Dans les faits, il n’ira pas en prison, mais mesurez cela : le parquet a requis un an de prison ferme contre lui, et il a été condamné à six mois de prison ferme, uniquement pour… avoir fait pleurer (peut-être) des voyous qui le menaçaient à soixante contre un, dont on sait qu’ils sont capables de graves violences.
      Je vous laisse le soin de collectionner les innombrables peines, beaucoup moins lourdes, requises et prononcées à l’égard de voyous d’origine immigrée s’étant livrés à des agressions physiques graves sur des personnes.



    En France, pendant ce temps là ...

    L'absentéisme atteint des sommets dans la fonction publique

    Aucun rapport direct avec les attentats, bien sûr, mais tout cela est tout de même symptomatique d'une société dysfonctionnelle et du fait que le premier facteur de dysfonctionnement de la société française, c'est l'Etat.




    Lutte contre le terrorisme islamique : nous ne sommes pas sérieux

    La police et la justice débordées par le flot de terroristes potentiels

    Jean-Charles Brisard : « Nous arrivons à détecter lessuspects, pas à les surveiller »

    Islamisme: le défi de l'apathie

    Dans la lutte contre le terrorisme islamique, nous ne sommes pas sérieux, nous nous payons de mots.

    Nous savons ce qu'il faudrait faire si nous étions sérieux et nous ne le faisons pas :

    1) Nommer l'ennemi et regarder les choses en face.

    2) Arrêter immédiatement et complètement l'immigration musulmane. Oui, sélectionner les immigrés sur des critères religieux. Si tous les musulmans ne sont pas terroristes, tous les terroristes islamistes sont musulmans. Comme c'est une question vitale, sortir des accords internationaux qui nous empêchent. Dans le même esprit, cesser les aides sociales pour les étrangers. Couler les bateaux de clandestins en Méditerranée.

    3) Cesser les «accomodements raisonnables», qui sont une folie. En France, on fait comme les Français. On mange du porc à la cantine, on donne des prénoms français à ses enfants et on sort habillé français. Et la collectivité ne finance pas les mosquées.

    4) Rétablir la liberté d'expression (abroger les lois Pleven, Gayssot, Taubira et compagnie). L'islam ne supporte pas la liberté d'expression.

    5) Revoir toute notre stratégie. Nous éloigner des pays du Golfe et nous rapprocher de la Russie et de la Chine.

    6) Organiser un programme style Manahattan pour la voiture électrique. Non pas pour des raisons économiques, l'Etat est un très mauvais économiste, mais pour des raisons stratégiques : ne plus dépendre des bédouins, les renvoyer, autant que possible, au cul des chameaux (qui sont en réalité des dromadaires).


    Alors que j'ai l'habitude de séparer les responsabilités du peuple français et celles de sa classe dirigeante inepte, j'englobe tout le monde dans le «nous». En effet, il s'agit d'une question de vie ou de mort. Si le peuple français était sérieux dans sa volonté de se défendre, il renverserait la classe dirigeante sur ce sujet.

    Je ne peux, hélas, que partager la conclusion de Stéphane Montabert :

    Il y aurait bien sûr d'autres aspect à traiter, comme la surabondance d'aides sociales mal ciblées ou les aventures militaires indéfinies et sans objectif de certaines puissances occidentales, mais ils sont à mon avis moins importants et susciteraient sans doute un débat politique encore plus incertain.

    Évidemment, c'est dans ce dernier point que réside toute la difficulté: entre des Français dominés par une oligarchie politique aussi obèse qu'impuissante et des Suisses enfermés dans leurs habitudes électorales et endormis par la mélopée soporifique de leurs médias, le premier défi sera à relever sera celui de l'apathie des populations occidentales. La partie est loin d'être gagnée.

    En attendant, il y aura encore des attentats et des morts. Beaucoup.

    Conclusion de la conclusion : je suis très pessimiste. Je pense que le scénario le moins pire est une guerre civile à l'algérienne avec des dizaines de milliers de morts. Et que le scénario le pire est une soumission à l'islam, que souhaite notre classe dirigeante (l'islam est une société de contrôle. Pour ceux qui sont tout en haut et qui contrôlent, c'est confortable).

    vendredi, juin 26, 2015

    Attentat en Isère : quelqu'un connaît la date de la marche blanche ? (2)

    Dans la continuité du billet précédent :

    Attentat «de nature terroriste» : l'étrange périphrase de François Hollande

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    «L'attaque est de nature terroriste», déclare François Hollande au sujet de l'attentat en Isère. Pourquoi cette périphrase pédante ? Pour rappeler que la liberté de parole est surveillée. N'appelez pas un chat un chat. Attention au simplisme ! Halte aux amalgames ! Seuls des esprits mesquins parleraient d'attentat(s)  islamiste(s). Déjà, on entend dire que les terroristes sont de mauvais musulmans, vu qu'on est en période de ramadan [toujours les même conneries sur le supposé «vrai islam» par les super-islamologues de comptoir et de palais de la république]. Ce discours précautionneux s'inscrit dans un contexte obnubilé par l'impératif de ménager la susceptibilité de l'islam. [C'est une soumission à la terreur : j'ai peur que les muzes pètent les plombs, ce qu'ils font facilement puisqu'ils sont très susceptibles et ont une sensibilité de rosière, donc je m'écrase.]

    Tandis qu'Edwy Plenel réclame l'ouverture des vannes de l'immigration à Lampédusa, Jean-Pierre Raffarin préconise d'utiliser les flux migratoires pour repeupler les zones rurales désertifiées : «L'étranger, au lieu de venir déranger, vient sauver un territoire et participe à une dynamique». Le polémiste Aldo Sterone a-t-il tort de dénoncer une tentative d'accélération des flux migratoires, destiné à mettre les européens devant le fait accompli ?
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    «L'islam radical a déclaré la guerre à l'Europe»

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    Jean-Christophe Cambadélis nous a mis en garde contre les amalgames

    Cette formule, prononcée comme une ritournelle, est insupportable. Car personne, hormis les excités et les boutefeux, ne confond les auteurs de l'attentat avec les musulmans ordinaires qui font leur ramadan. Les Français jusqu'à maintenant et dans leur ensemble se sont conduits de façon extraordinairement civilisée, et la population est restée exemplaire dans son discernement.

    Mais ce mantra, presque liturgique, est devenu exaspérant parce qu'il renverse l'ordre des priorités. La première priorité, c'est d'assurer la sécurité des personnes et des sites, de bloquer les tueurs, pas de lutter contre les «amalgames». Voilà le terrorisme étrangement déconnecté de la religion dont les terroristes eux-mêmes se réclament. On peut les dissocier dans les discours, mais il me semble que c'est plus compliqué dans les faits. Nous ne voulons pas voir aussi la radicalisation d'une fraction des musulmans de France depuis quelques années.

    Un fait récent en témoigne. Quand Dalil Boubakeur, qui est indiscutablement un modéré, propose qu'on remplace des églises vides par des mosquées, il sait que cette proposition n'a aucune chance d'aboutir. Pourquoi le fait-il? Pour satisfaire la frange la plus extrémiste de ses fidèles. Car sur le plan du symbole, l'église qui devient mosquée signifie que le christianisme n'est qu'une étape sur le chemin de la religion révélée: l'islam. Le mot «terrorisme» lui-même est devenu trompeur. Ne faudrait-il pas parler plutôt d'islamo-fascisme, comme l'avait fait le premier ministre en janvier ?

    Cet attentat est-il un acte de guerre ?

    C'est un acte de guerre, oui, de basse intensité pour le moment. On ne veut pourtant toujours pas le voir. Mais la vérité est que l'islam radical a déclaré la guerre à l'Europe. Il n'y a pas que l'État islamique, al-Qaida mais aussi le wahhabisme, les Frères musulmans et le salafisme qui souhaitent nous convertir et nous asservir. On compte aujourd'hui près de 90 mosquées salafistes en France : qu'attend-on pour les fermer ? Enfin, nous sommes liés politiquement et commercialement avec la Turquie et les pétromonarchies, ce qui nous entraîne à faire le grand écart entre les agissements d'individus que nous combattons et nos choix géopolitiques.


    Les Français sont calmes…

    Il y a une inclination naturelle des peuples à oublier, et la France oppose (et elle a raison de la faire) l'insouciance à la folie des criminels. D'autant que nous entrons dans une ère de torpeur estivale. Nous aimons la vie, ils chérissent la mort. Reste que cet attentat est une piqûre de rappel. Pourquoi, depuis le 7 janvier, n'y a-t-il pas eu de descente massive dans certaines banlieues pour tarir le trafic d'armes ? Pourquoi n'a-t-on pas dissous un certain nombre de groupuscules, notamment des organisations «anti-racistes» comme le Comité français contre l'islamophobie qui est une pure officine salafiste ? Pourquoi tolère-t-on encore l'ambiguïté des prêches ? Pourquoi ne demande-t-on pas aux imams de faire allégeance aux principes de la République, comme c'est le cas pour les rabbins, et de dire haut et fort que la loi républicaine est supérieure, dans l'espace public, à la loi divine ? Pourquoi ne refuse-t-on pas ceux qui ne prêchent pas dans notre langue ?

    Fallait-il décréter l'état d'urgence ?

    On aurait pu le décréter en janvier, mais les démocraties, par nature, sont très sensibles à ce genre de mesure politique et à la suspension, même provisoire, des libertés. Mais on ne peut plus se contenter de demi-mesures. On est dans une phase de violence ascensionnelle à laquelle il faut répondre par une sévérité accrue. La France est en danger : on ne peut plus tolérer aucun discours religieux ambivalent, ni dissocier le fondamentalisme du terrorisme, l'un se cachant derrière l'autre pour avancer ses pions. On doit se méfier de la culture de l'excuse ou de l'invocation permanente de «l'islamophobie» alors qu'en France on a le droit de se moquer du christianisme, du judaïsme, du bouddhisme mais jamais de l'islam sous peine d'être qualifié de raciste. Ce type de chantage est lui aussi odieux. L'antiracisme est devenu trop souvent le cheval de Troie des fanatiques qui se victimisent pour nous culpabiliser. Ils ont parfaitement intégré les codes occidentaux et veulent profiter de l'indulgence qui nous caractérise pour imposer leur credo.

    L'alternative est simple: où l'islam devient européen, c'est-à-dire tolérant, modéré, pluriel ou l'Europe s'islamise et devient un nouveau califat, l'Européistan. Il faut donc se montrer intraitable et en finir avec les concessions, les «accommodements raisonnables» et autres balivernes électorales. Le rôle du gouvernement est d'éviter à tout prix une guerre civile, des expéditions punitives menées par des «identitaires» contre les mosquées, à quoi répondraient d'autres raids punitifs. Nous ne pouvons pas entrer dans un cycle de vengeances, contre vengeances et de milices privées. Le djihadisme, c'est sa perversité, veut nous dresser dans une guerre totale, communauté contre communauté, musulmans contre «sionistes, croisés et mécréants». Si nous voulons éviter l'affrontement guerrier, nos responsables doivent envisager une riposte d'envergure nationale. Neutraliser par tous les moyens ceux qui projettent de mettre la France à feu et à sang. Abattre l'hydre fanatique, ses complices et tous les collabos de l'islamo-fascisme.
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