samedi, avril 30, 2016

Et si le silence des musulmans était le plus puissant des carburants ?

Et si le silence des musulmans était le plus puissant des carburants ?

Je publie cet article uniquement pour ceux de mes rares lecteurs qui n'auraient pas encore compris comment fonctionne l'islam. Les autres savent qu'il y a continuité entre les musulmans prétendus modérés et les terroristes et que c'est ce qui fait la force de cette religion sectaire. L'islam, c'est l'islamisme au repos ; l'islamisme, c'est l'islam en action.

mercredi, avril 27, 2016

Nuit de debout et primaires partout : les deux visages du somnambulisme politique français

Nuit de debout et primaires partout : les deux visages du somnambulisme politique français


En résumé, la citation de Céline Pina corrigée. Elle a dit : "En France, il n'y a plus que les islamistes et le Front National pour faire de la politique." J'enlève le Front National.

mardi, avril 26, 2016

Hollande bientôt réélu ?

Je maintiens contre vents et marées que Hollande, que je déteste au moins autant que les autres politiciens, va être réélu. Il est maintenant sûr que le chômage va baisser pendant quelques mois, style "rebond du chat mort".

Les Français étant des veaux avec une mémoire de poisson rouge (sinistre hybridation), Hollande va être réélu, dans une atmosphère exécrable qu'il se sera lui-même ingénié à pourrir.

Bien sûr, tout cela est anecdotique, puisque tous font la même politique, y compris le parti marino-philippotiste.

Céline Pina, dissidente du PS, a déclaré : "En France, il n'y a plus que les islamistes et le Front National à faire de la politique." Elle est encore optimiste : elle compte un acteur de trop.

lundi, avril 25, 2016

Donald Trump ou l’Amérique en crise

Donald Trump ou l’Amérique en crise

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On n’a jamais vu le suffrage universel vaincre le pouvoir de l’argent [donc Trump ne sera pas élu ou, s'il est élu, il sera paralysé par Washington]. Aussi, le « phénomène Trump » doit-il être interprété surtout comme un nouveau symptôme révélateur de la maladie sénile qui n’épargne plus aucune des démocraties libérales. Partout, les peuples, durement atteints dans leur niveau de vie et menacés jusque dans leur identité par une immigration programmée, découvrent dans la douleur que la réussite apparente des régimes démocratiques durant un court demi-siècle n’aura été que le fruit d’un faisceau de conditions favorables mais fortuites qui ont toutes disparu. Chacun prend conscience que le « modèle » est épuisé mais que son agonie et son remplacement inévitable n’iront pas sans d’éprouvantes convulsions.
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La démocratie représentative agonise depuis trente ans et la tyrannie technocratique-mondialiste s'est installé. Après ? Je ne sais pas. Continuation de la tyrannie ? Anarchie ? Islam (variante de la continuation de la tyrannie) ? Démocratie directe ? Féodalité ?

dimanche, avril 24, 2016

Les limites de l'angélisme judiciaire

Je n'ai pas parlé du nouveau procès Breivik, j'ai juste laissé un commentaire chez P. Bilger pour rappeler le sort fait au fétichisme juridique dans le discours Le déclin du courage. C'est l'un de ces cas navrants où j'ai honte d'être un occidental.

Mais Stéphane Montabert a écrit un billet qui me va bien :

Les limites de l'angélisme judiciaire

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Dans une société saine d'esprit, Anders Breivik aurait été exécuté depuis longtemps et le monde serait passé à autre chose. La Norvège ne l'est plus - en bonne partie à cause de "progressistes" dont la jeunesse travailliste d'Utøya au sein de laquelle le néo-nazi fit un carnage.

Les bons sentiments sont toujours faciles lorsqu'on se donne le rôle d'observateur extérieur. L'exercice est plus difficile lorsqu'on endosse le rôle de victime. Les premiers concernés sont déboussolés:

« Que le tribunal tranche en faveur de Breivik est le signe que nous avons un système judiciaire qui fonctionne et respecte les droits de l’homme même dans des conditions extrêmes », a tweeté l'un [des survivants d'Utøya], Bjorn Ihler, appelant à prendre le jugement « sérieusement ». « Hourra pour l’Etat de droit et tout ça, mais ça, c'est absurde », a pour sa part réagi Viljar Hanssen, qui avait reçu cinq balles, dont une à la tête, pendant la fusillade.

Anders Breivik doit sa survie et sa victoire légale de cette semaine précisément à la culture de l'excuse entretenue par ses victimes. Ce n'est pas le moindre des paradoxes ; on pourrait pousser l'absurde encore plus loin et affirmer que maltraiter Breivik en prison reviendrait à trahir leur mémoire. Peut-on aller jusqu'à dire qu'il faudrait viser sa réinsertion et que c'est, selon la formule consacrée, "ce qu'ils auraient voulu" 

Le cas Breivik n'est pas qu'un exercice de style. Les massacres refont leur apparition sur le continent européen et posent de façon urgente la question de sanctions appropriées, car il va de soi que des exemples de ce type ne dissuaderont aucun candidat de passer à l'acte.
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J'aime bien aussi la formule de Christian Vanneste : «A force de ne pas tuer les loups, nous allons finir comme des moutons ».

La Turquie va-t-elle relancer la crise des réfugiés ?

La Turquie va-t-elle relancer la crise des réfugiés ?

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Tous ces éléments plaident pour une ouverture des frontières… aux immigrés turcs, l’objectif majeur d’Erdogan aujourd’hui. Il est évidemment très regrettable que les citoyens européens soient privés d’un débat clair sur le sujet. L’alternative est simple : soit nous acceptons les conditions turques pour éviter un afflux massif de migrants, et nous nous résignons à augmenter de plusieurs millions les communautés turques très fermées qui peuplent déjà beaucoup de nos grandes villes, soit nous refusons les conditions turques et nous devons affronter la crise des migrants « en direct ».

Il existe évidemment un troisième terme à cette alternative, qui est politiquement très incorrect celui-là : admettre que la guerre en Syrie était une erreur, aider Bachar Al-Assad à mater Daesh et rompre les relations diplomatiques avec la Turquie en attendant que le régime islamiste tombe.
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Les dirigeants européens sont des traitres qu'il faut, au minimum, éloigner du pouvoir le plus vite possible.

Les animaux sont-ils nos semblables ?

Les animaux sont-ils nos semblables ?

La répulsion totale que nous inspire désormais la souffrance animale peut paraître inquiétante à bien des égards.

J'aime à l'ancienne les animaux  (comme j'aime à l'ancienne les enfants, les livres, les voitures et les femmes). Je ne leur fais pas de mal inutile (aux animaux, mais aussi aux femmes et aux enfants. Pour les voitures, c'est moins sûr !), j'en mange certains, mais je les respecte pour ce qu'ils sont, je ne les anthropomorphise pas, je ne les traite pas comme des pseudo-humains.

Ceux qui ont un trop grand amour des animaux me mettent mal à l'aise : je soupçonne une compensation, je les soupçonne de ne pas savoir aimer les hommes, voire de les haïr. Et je ne suis pas contredit par mon expérience : les grands amoureux des animaux que je connais sont tous déficients dans leurs relations humaines.

Je ne vois rien à changer à ma recension de 2006 d'un livre de Jean-Pierre Digard :

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Digard est sans ambiguïté sur ce point : traiter les animaux comme des hommes est une forme de maltraitance, certes plus douce que les traitements brutaux et négligents. Pour lui, pas de chien dans le lit ou sur le canapé, ce n'est pas sa place. Digard cite des chiens qui ressemblent à des bébés (même poids, peau lisse, grands yeux).

[…]

On peut facilement rattacher la passion animalitaire, les animaux comme substituts affectifs, à la violence symbolique ou réelle d'une société. Cela devrait nous interroger que la France soit le pays d'Europe où il y a le plus d'animaux familiers.

C'est brutal à dire, mais quelqu'un qui aime trop les animaux ou les enfants révèle souvent une incapacité à aimer les hommes dans leur diversité et dans leur complexité. L'amour des animaux d'Hitler et le fait que la législation nazie était la plus favorable aux animaux devraient nous interpeller.

En conclusion : Digard nous appelle à traiter les animaux comme des animaux et les hommes comme des hommes alors que nous sommes embarqués dans le schéma inverse.
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Et la situation ne s'est pas améliorée en dix ans :

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On peut se demander si la mort infligée aux animaux dans ces conditions ne nous affecte pas d’autant plus que, matériellement éloignés de ceux dont nous mangeons la chair, nous nous sommes peut-être rapprochés d’eux conceptuellement. Au début de L’Esprit des lois (I, 1), Montesquieu reconnaît aux bêtes « l’attrait du plaisir », pour ajouter qu’elles n’ont pas « d’espérances » et surtout qu’« elles n’ont pas avec Dieu de rapport plus intime que le reste du monde matériel », monde créé dont elles participent en toute inconscience. Si c’est le rapport personnel à Dieu qui caractérise l’humanité, voilà une distinction à quoi nous paraissons disposés à renoncer !

Il semble même qu’une autre spécificité humaine désormais nous pèse, celle que paraît indiquer Montesquieu avec le mot « espérances » et sur quoi insiste Jean-Jacques : la « faculté de (nous) perfectionner », à la fois comme individus et comme espèce. Nous sommes en effet une humanité contente d’elle-même, ne s’identifiant pas collectivement selon des actions à entreprendre mais à ses droits insuffisamment honorés. Un humanisme passif est notre horizon, plutôt conforté que compensé par l’activisme technique, cette épopée du quantitatif, donc du « même », où nous sommes enrôlés. Ainsi nous nous rapprochons peut-être sinon de l’animalité du moins de l’homme à l’état de nature selon Jean-Jacques, chez qui le « perfectionnement de soi » est en sommeil, qui ne sait pas ce que c’est que d’être bon ou juste et ne sort de lui-même que par la pitié. Nous pensons être humains par nos droits, mais les animaux aussi ont des droits, à la mesure de leurs désirs et de leurs souffrances : avec eux la frontière est ainsi devenue poreuse. Aussi justifiée que soit notre réprobation des conditions de « l’abattage », elle manifeste peut-être l’assoupissement et non l’élargissement du sentiment de notre humanité.
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Remarquez bien qu'il y a des maltraitances animales justifiées. Au moins celle-ci :







Natacha Polony : s'aveugler à en mourir

Natacha Polony : s'aveugler à en mourir

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Dans son ouvrage, Rue Jean-Pierre Timbaud, une vie de famille entre barbus et bobos (Stock), Géraldine Smith parle de sa naïveté devant les prières de rue, elle qui se scandalisait qu'on ne construisît pas davantage de lieux de culte, et qui apprend que même quand la mosquée est en partie vide, l'imam invite les fidèles à prier dans la rue pour «occuper le territoire». Elle raconte les intimidations envers un commerçant musulman dont le crime est de ne pas vendre seulement du Coca arabe. Elle explique surtout comment elle et ses amies, insensiblement, se sont mises à éviter les rues où elles se faisaient insulter, et le temps qu'il leur a fallu pour trouver cela inacceptable. Parce qu'au début, ce n'est qu'une petite gêne. «On intègre tellement l'ambiance de la rue, réfléchit l'une d'elles, qu'on finit par se convaincre qu'on prend un gilet parce qu'il fait frais, au lieu de s'avouer qu'on n'ose plus se promener les épaules nues.» Elle repense également à ses gentils rêves de «citoyens du monde», à son agacement devant des voisins bretons affichant leur identité bretonne, leurs binious et leurs crêpes si ridicules et archaïques, alors que les marques d'identité marocaine ou camerounaise lui semblaient tellement sympathiques.

Mais les épisodes les plus édifiants concernent l'école. La maternelle publique où son enfant végète parce que les enfants francophones, explique la directrice, sont des «poissons-pilotes» qui poussent la classe vers le haut. Tout à coup, elle comprend que si son fils est suffisamment stimulé à la maison pour qu'elle puisse se passer de chercher une école performante, ce n'est pas le cas des autres enfants du quartier. Alors, les classes moyennes, immigrées ou non, fuient vers le privé. Le privé? Un établissement catholique dans lequel la maîtresse refuse que son fils à elle, passionné d'Afrique, présente un masque africain à la classe, parce que cela sied mieux à un enfant noir, même s'il est né à Belleville, et qui interroge sans cesse les élèves sur leurs «origines». Un établissement catholique qui finit par supprimer les classes vertes sous la pression des parents musulmans qui refusent pour leurs filles la promiscuité avec les garçons.

[…]

Mais face à ces difficultés explose le grand mensonge qui a tenu la France muette pendant des décennies. «Je crois que je me mens», lui dit une assistante sociale. La France s'est menti. Et des gens ouvrent les yeux. Pas pour exacerber les haines, pas pour rejeter. « J'ai cru à tort qu'une tolérance sans bornes était la meilleure manière d'aider les étrangers et leurs enfants français à s'intégrer, écrit-elle. La tolérance peut être une forme masquée de démission. »
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Arnhem, un pont trop loin ? (P.Streit)

Un livre qui synthétise l'opération Market-Garden, échec majeur des Alliés en septembre 1944. Echec majeur car les derniers mois ont été terribles et ont conduit à la division de l'Allemagne.

L'auteur, un officier d'état-major, attribue l'échec à une mauvaise conception de l'opération (une seule route)

A l'échelon tactique, les Alliés de sont montrés courageux mais pas toujours judicieux (notamment Urquhart a accumulé les erreurs). A l'inverse, les Allemands ont été excellents, décidant vite et bien. La différence d'expérience a joué. Les unités allemandes venaient soit de Normandie soit de Russie. Les unités alliées venaient de repos et étaient un mélange assez hétérogène de vétérans et de bleus.

Plus haut dans la hiérarchie, il faut bien dire que les généraux alliés, à l'exception de Patton, qui ne participe pas à cette opération, ne sont pas très bons. Au mieux, ce sont des bureaucrates besogneux et sans génie, comme Eisenhower, au pire, des ganaches incompétentes comme Montgomery. C'est sans doute un des effets de l'abondance matérielle, l'opposée de « nécessité fait loi ».

Une leçon douce-amère : Sosabowski, le clairvoyant et râleur général polonais, fut utilisé après la défaite comme bouc-émissaire par Montgomery, égal à lui-même, toujours aussi classieux. Il est relevé de son commandement à la demande des Anglais (toujours aussi classieux) et tombe dans l'oubli. Mais dans le film Un pont trop loin, il est interprété par Gene Hackman et c'est un des rares personnages qui ne passent pas pour un imbécile.

Les organisations qui récompensent, ou simplement tolèrent, la clairvoyance et le franc-parler sont rarissimes. Je suppose qu'elles réussissent mieux que les autres, du moins je l'espère. En tout cas, on s'y sent mieux.

vendredi, avril 22, 2016

Voir les abrutis de Nuit Debout autrement

Un article de la Mena :

Nuit debout et "banlieue" : pas le même combat

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Rien, en effet, dans leur organisation sociale [des immigrés], ne ressemble à ce dont on discute à la République. Tandis que les nuitards s’entourent de mille précautions afin de préserver l’horizontalité dans les prises de décisions, la participation de tous – c’est même un principe pilier du mouvement : on veut participer aux décisions, on ne veut plus être des laissés pour compte -, la société issue de l’immigration est exclusivement verticale. C’est le chef de tribu, le caïd, le grand trafiquant, l’imam qui décide, à partir d’un piédestal social qu’il a atteint presque toujours en écartant son prédécesseur par une forme ou une autre de violence, ou parce qu’il a été serré par les keufs.

La marge de décision de tous les autres habitants des "banlieues" est pratiquement inexistante et se limite à répercuter la volonté du chef, en suivant pour cela le code de comportement que chacun connaît par cœur dans la cité.

A l’opposé diamétral de ce que l’on constate chez les dormeurs debout, qui rejettent et méprisent l’usage de la force [pas si sûr], le terrorisme et les guerres, dans les territoires abandonnés par la République, la force brutale est vénérée, elle est l’apanage du boss et des bandes les mieux armées et les plus brutales et impitoyables.
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Et un d'Eric Verhaeghe :

La Nuit Debout ou le Walhalla des dieux païens

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L’anti-spécisme a pignon sur rue place de la République. Il possède son propre stand et sa commission qui intervient en Assemblée Générale.

En quoi consiste la religion anti-spéciste? Dans la dénonciation de la suprématie exercée par l’espèce humaine sur les autres espèces. Pour les anti-spécistes, la domination humaine est une imposture contraire à des règles naturelles dont on sent qu’elles affleurent même si personne ne les nomme ou ne dévoile leur visage. L’antispéciste réclame le retour à des principes cosmologiques où l’Homme est une espèce animale parmi d’autres et où la Nature forme un grand tout.

[…]

En grattant, on retrouvera donc, de façon assez intéressante, une rupture dans la chaîne de valeurs entre l’Occident post-marxiste (ou post-hégélien) dont le sens se construit autour de l’élévation de l’Homme. La Nuit Debout est plutôt héritière de la pensée aryenne dont le national-socialisme fut un avatar, qui replaçait l’Homme dans son ensemble naturel et lui accordait une valeur relative dans une cosmologie naturelle où le peuple de la forêt apparaissait comme l’une des espèces naturelles constitutives de la Nature.

Cette filiation discrète, mais puissante, mérite d’être méditée. La Nuit Debout n’est pas par hasard narcissique et ostraciste. Elle préconise inconsciemment, discrètement, le respect d’un ordre naturel et tribal qui est en orthogonie complète avec notre ordre démocratique sorti de 1789.
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jeudi, avril 21, 2016

Le grand Will

C'est le 400ème anniversaire de la mort de Shakespeare. Il m'est moins familier que Montaigne (intéressante étude sur les réminiscences de l'un chez l'autre), que Molière ou que Rabelais. Mais tout de même, quel extraordinaire dramaturge !

Quand je peste contre ces enculés de l'éducation nazionale, je pense aux enfants de 2016 qu'on prive de Molière, de Shakespeare, de Corneille ... de quel droit ?

Bon, les trois grandes sont habituellement Le roi Lear, Hamlet, et Macbeth.

Mais, j'ai une tendresse particulière pour Othello. Le maure est le personnage le plus noble des pièces de Shakespeare, celui qui fit le plus de vers. C'est ce qui rend son crime si incompréhensible et le personnage de Iago si repoussant et mystérieux.

Lisez Shakespeare. Si vous êtes impressionné, faites comme si c'était un jeune auteur qu'on vient de découvrir.

Quelques extraits cinématographiques :






















L'ordre

A son retour au pouvoir en 1944, le général De Gaulle était obsédé par le rétablissement de l'ordre. En fidèle lecteur de Péguy, il savait que l'ordre juste (1) seul est garant de la liberté, notamment de celle des plus pauvres et des plus vulnérables.

Le gauchisme est le long effort d'adolescents haineux pour détruire le père, et donc la loi et donc l'ordre. Ils ont commencé en guillotinant un roi. Bon début !

Comme les gauchistes sont chaque jour plus détachés des vulnérables et des faibles, ils accroissent le désordre sans aucun remords ni retenue. Ils en sont à s'attaquer aux enfants et aux femmes pauvres à travers la dénaturation du mariage et la location de ventres. Des salauds.  Le Grand Remplacement et l'européisme sont aussi des désordres.

Mais les Français en ont marre. Ils voudraient l'ordre juste, mais ils en sont au stade où ils accepteraient l'ordre injuste et, bientôt, ils tenteront de rétablir l'ordre eux-mêmes. Je vois venir ce moment avec effroi.

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(1) : ce n'est pas parce que Ségolène Royal a employé cette expression qu'elle n'est pas excellente. Je vais continuer à m'assoir même si Ségolène Royal dit « chaise ».


mercredi, avril 20, 2016

Pourquoi François a eu raison de ramener avec lui des migrants musulmans

Ce n'est pas mon point de vue. Je pense que Hude, et donc, si son analyse est juste, le pape, se trompent. On n'a jamais vu de conversion massive de musulmans et je crois qu'on n'en verra pas de sitôt (ce qui n'empêche pas d'y travailler).

Néanmoins, l'argument de Hude me semble assez intelligent pour qu'on s'y attarde.

Pourquoi François a eu raison de ramener avec lui des migrants musulmans



mardi, avril 19, 2016

Pour Éric Zemmour le pape François "abandonne l'Europe à son destin islamique"


Pour Éric Zemmour le pape François "abandonne l... par rtl-fr

Frère Rachid dénonce le politiquement correct




Dans le même genre, vous avez Raymond Ibrahim : The Muslim Will vs. the Western Way


Hollande : le narcisse déplacé

Que penser d’un officiel qui plaisante «Vos prières sont les bienvenues » à propos des sondages, à la sortie du musée copte du Caire, quand on connaît la tragédie des chrétiens d’Orient ?

C’est simple : c’est un pauvre con, un pauvre type.

Il est énarque ? Et alors ? Il n’a pas de cons ni de pauvres types chez les énarques ?

Il est narcissique, absolument autiste à tout ce qui n’est pas lui, «dépourvu d’affect » (enfin … pas tout à fait, il aime beaucoup sa propre personne). Et il est partout déplacé, même comme pot de fleurs.


Que la décadence est longue et douloureuse !

Le pouvoir soupe-au-lait vire le général Soubelet

Cette affaire est un symptôme d’un mal qui gagne les pays occidentaux et spécialement la France, depuis des décennies : la dérive tyrannique. L’idée sous-jacente est que les détenteurs du pouvoir méritent le pouvoir et que ceci est prouvé par le fait qu’ils ont réussi à le prendre. Il n’y a plus aucune raison de quitter le pouvoir puisque le seul fait d’avoir réussi à le prendre prouve qu’on le mérite sans aucune remise en cause possible. C’est un raisonnement tautologique.

Cette dérive est aggravée par la détestable habitude idéologique. Non seulement le contradicteur est un gêneur, comme partout, mais il est en plus une incarnation du Mal.

C’est le premier enseignement de cette affaire Soubelet : le pouvoir devient de plus en plus tyrannique, au point de reprocher à un général de ne pas mentir devant une commission parlementaire.

Le deuxième enseignement, c’est que le pouvoir se sent faible. Un pouvoir normalement assuré aurait traité cette affaire par le mépris. En effet, ce n’est tout de même qu’un général comme il y en a des centaines, sans grande notoriété. Il y a du ridicule à prendre une mesure d’exception dans cette situation.



lundi, avril 18, 2016

Alain et la réalité du politique

Alain Finkielkraut a un coté naïf, Pierrot tombé de la lune, toujours à s'étonner quand il rencontre dans la vraie vie de vrais méchants, que cela soit sur internet ou place de la république, assez navrant pour un homme de son âge. Avec son expérience, il devrait mieux savoir que cela. Il n'a pas lu Carl Schmitt ou Julien Freund. Ou ils ne les a pas compris. Il ne connaît pas l'histoire des guerres civiles et des luttes politiques. Ou il ne les a pas comprises.

Ca et d'autres choses me font trouver le penseur sans grand intérêt. En revanche, l'homme m'est sympathique.

Il a eu un certain courage d'aller voir les Nuit debout / Journée couché par lui-même, mais, justement, les moins naïfs que lui n'ont pas eu besoin de se déplacer pour comprendre ce qu'il en était, cette manifestation non autorisée (en plein état d'urgence !) étant sans mystère (comme le rappelle Guillaume Perrault, on connaît la technique depuis les « journées » révolutionnaires, ça commence à faire un bail).

Citons encore Guillaume Perrault :

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Rien de fécond ne pourra naître des incantations de la place de la République. Le grand historien du libéralisme anglais, Elie Halévy (1870-1937), avait tout dit. En 1906, rentré d'Oxford, l'universitaire assiste à une réunion politique à Paris. Il en sort accablé, et écrit à sa femme :

« Quand j'écoute, comme hier à la Société de philosophie, un socialiste révolutionnaire français divaguer trois heures de suite au milieu de l'attention respectueuse d'une trentaine de fonctionnaires, je souhaite d'avoir une religion, un roi, respecter les institutions établies pour donner une assiette à ma vie et sentir que quelque chose autour de moi et en moi s'oppose au tumulte, à la violence, à l'incohérence et à la funeste éloquence. »
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L'oncle Finky était-il conscient que son escapade était risquée, qu'un excité alcoolisé ou abruti de mariejeanne pouvait lui mettre son poing dans la gueule ou pire ? Je n'en suis pas sûr, vu qu'il avait emmené son épouse. Ca fait un peu bizarre de penser qu'un homme de sa réputation n'ait pas bien compris que se mêler de politique est dangereux, physiquement dangereux. Pourtant, ses parents ont failli être poussés dans un four pour des raisons politiques, sans animosité personnelle, ça devrait vacciner, rendre prudent, une histoire pareille.

Sa démarche a eu le mérite d'éclairer les naïfs dans son genre et de faire marrer (jaune) les cyniques dans mon genre.

C'est pour ce courage et ce mérite que je vous joins son article :

Finkielkraut : « Ma réponse à ceux qui m'ont expulsé de Nuit debout »

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Et ça ne prend pas. Dans les rues qui longent la place, la vie continue comme si de rien n'était. Les gens vont au restaurant ou au spectacle sans prêter la moindre attention à ce qui se passe à quelques mètres d'eux. J'ai pris conscience, assis moi-même sur une terrasse pour me remettre de mes émotions, que Nuit debout était une kermesse gauchiste sous cloche, une bulle révolutionnaire lovée au milieu d'une ville complètement indifférente.

Tout le monde s'en fout, de Nuit debout. Tout le monde, sauf les médias qui cherchent éperdument dans ce rendez-vous quotidien un renouveau de la politique et lui accordent une importance démesurée. Quel contraste avec les Veilleurs, ces manifestants nocturnes contre la filiation pour tous et la gestation pour autrui! Ceux-là retardaient la marche de l'humanité. Ils ont donc été traités comme quantité négligeable. Je n'ai pas de sympathie particulière pour leur action mais j'aurais aimé alors, et j'aimerais aujourd'hui que les médias se donnent pour mission d'informer et non d'épouser ce qu'ils croient être le mouvement de l'Histoire.
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Je suis d'accord avec lui : ça ne prend pas.

En revanche, je ne suis pas d'accord avec la suite comme démonstration : « Dans les rues qui longent la place, la vie continue comme si de rien n'était. Les gens vont au restaurant ou au spectacle sans prêter la moindre attention à ce qui se passe à quelques mètres d'eux. » Pendant la Terreur et l'Occupation, les gens allaient au théâtre et au restaurant, ça ne veut démontre rien.

Ce qui prouve que ça ne prend pas, c'est que le pouvoir n'est pas menacé, ni légalement (on ne sent pas un engouement massif susceptible de faire gagner une élection à Nuit à bavasser) ni illégalement (vous imaginez les gendarmes prêtant main forte à un coup d'Etat des crasseux de Nuit à fumer des pétards !).




Qui est l’ennemi ?

Qui est l’ennemi ?

Julien Freund disait qu’il y a pire que l’ennemi connu : l’ennemi caché, celui qu’on n’arrive pas à désigner comme ennemi.

François Hollande a bien du mal à désigner l’ennemi. Tellement qu’il ne le désigne pas, il désigne des abstractions, « la finance », « le terrorisme ». Comme c’est pratique, cela ne fait ainsi de peine à personne. Il confirme ainsi sa nature féminine.

Mais, qui est l’ennemi ?

D’après Jean-François Gayraud, dans L’art de la guerre financière, ce sont les financiers et ceux qui les aident. D’après Eric Zemmour, faisant la recension de ce livre, ce sont les Américains. Et il ne faut pas oublier les européistes, les islamistes, les socialistes, les progressistes, les journalistes …

Cela fait tout de même beaucoup d’ennemis, il y a un os. Quand on désigne tant d’ennemis, c’est qu’on a raté quelque chose.

Qu’ont tous ces gens en commun ?

C’est très simple : ce sont des cosmopolites, des « citoyens du monde », des sans-frontiéristes.

Donc, l’ennemi, c’est le sans-frontiériste, celui qui veut détruire les nations. Il vient sous diverses formes, mais il ne faut pas oublier son unicité.

Le plus dangereux est l’islamiste : «L’oumma, c’est l’Huma ». Si les cosmopolites gagnent, c’est l’islamiste qui règnera car, d'entre eux, il est le plus puissant spirituellement. Mais il ne faut pas oublier tous les autres, qui le favorisent, plus ou moins consciemment. Je fais mien le scénario houellebecquien.

Enfin, un point pénible : et l’Eglise ? Il ne devrait pas y avoir de problème. En bonne doctrine, l’universalisme est équilibré par une inscription dans l’histoire, qui légitime les nations. De plus, l’islam et le communisme ont été reconnus dès leur naissance pour des ennemis.

Pourtant, nous constatons avec colère que certains catholiques sont les meilleurs fourriers de l’ennemi. Certes, les hommes passent et l’Eglise reste. Mais il y a des motifs de désespérer. A lui tout seul, le pape François Zéro en est un bon.

Je persiste cependant à penser que l’occident vide d’esprit, attiré par des croyances minables (écologisme et compagnie) est une terre de conquête religieuse. Si l’islam y est conquérant, le christianisme est l’avenir, à condition que les chrétiens s’en donnent les moyens, à la fois intellectuels et psychologiques. Bref, certains chrétiens sont nos ennemis, mais pas tous, loin de là.

Nommez l’ennemi, sans vous perdre en circonvolutions, et l’espoir renaît.