mardi, juin 18, 2013

Pour célébrer l'appel du 18 juin

Le général De Gaulle sous-secrétaire d'Etat

Rappelons que, dans sa carrière politique, Charles De Gaulle n'a occupé que trois fonctions (à faire pâlir d'envie les multi-cumulards multi-récidivistes) : sous-secrétaire d'Etat à la Guerre et à la Défense Nationale, Président du Conseil, Président de la république.

Il est intéressant de réfléchir à ses quelques jours dramatiques de fonction politique en 1940 qui l'ont amené à sortir de «toutes les séries».

On y trouve, hélas, des parallèles avec notre époque.

L'ambition et la servilité


La police a retrouvé, lors de la perquisition chez Christine Lagarde, un brouillon de lettre non expédiée à Nicolas Sarkozy. Cette lettre a été aussitôt publiée.

Bonjour le secret de l'instruction, l'appareil judiciaire en France est devenu une telle mascarade que plus personne, ni policiers ni juges ni journalistes, ne se donne seulement la peine de faire semblant de respecter un principe quelconque.

Chacun oeuvre dans son petit intérêt partisan et égoïste. Cela ne choque plus personne à part les Français moyens, mais de ceux-là (qui pourtant payent leurs contempteurs) tout le (beau) monde s'en fout.

Bref, ces crétins de journalistes ont écrit en choeur que la lettre en question était d'une rare servilité. Servile certes, mais rare ?

Aucun de ces imbéciles de journalistes n'oserait défendre l'idée que Charles De Gaulle est servile. Pourtant, certaines de ses lettres d'avant-guerre à Paul Reynaud peuvent aisément valoir celle de Christine Lagarde en servilité. Les anti-gaullistes viscéraux y voient une des nombreuses preuves que le personnage est faux.

En politique, la droiture est rarement récompensée. Si un homme porte une ambition, qu'elle le dépasse ou qu'elle soit minablement personnelle, il doit songer à faire carrière pour réaliser cette ambition. Je ne reproche pas à nos politiciens d'être ambitieux, je leur reproche d'avoir trop d'ambition pour eux-mêmes et pas assez pour notre pays.

Alors, si la servilité est une arme dans la carrière, à condition de ne pas en abuser, pourquoi pas ?

L'important, c'est le but : est-il étroitement personnel ou collectif ?

Vous noterez que la lettre reprochée à Christine Lagarde n'a pas été envoyée. Ce fait en modifie un peu la portée, non ? Mais, des faits, les journalopes n'en ont cure.

Le fonctionnaire est-il un être supérieur ?


Les Français souffrent d'un biais politique, je dirais même philosophique : ils réagissent comme s'ils étaient persuadés que les fonctionnaires sont des êtres supérieurs, à mi-chemin entre les hommes et les dieux, des héros en quelque sorte.

En effet, toute gestion par les hommes de l'Etat est présumée altruiste, désintéressée, conforme à l'intérêt général, juste et équitable (Jean-François Revel disait que les Français ne tolèrent aucune iniquité, sauf celles introduites par l'Etat, pour lesquelles ils sont d'une tolérance infinie). Quand on dit aux gens «vous avez un problème, l'Etat va s'en occuper», ils poussent un «ouf» de soulagement tout à fait incompréhensible. Quand François Hollande utilise l'argument de la justice pour assener son assommoir fiscal, personne ne conteste vraiment cette conception de la «justice».

Or, une telle réaction des Français est tout à fait contraire à l'expérience : les hommes de l'Etat gaspillent, flambent, arrosent les bien connectés, cèdent aux lobbys, chassent la mode, courent après l'accessoire et perdent de vue l'essentiel, prennent des décisions absurdes et les poursuivent bien après leur échec avéré, avec une constance admirable.

Dans les pays sains d'esprit, ou, simplement, pragmatiques, la méfiance envers l'Etat est la marque de l'homme libre, condition louable.

En France, se méfier de l'Etat est mal vu et se comporter en homme libre considéré comme une insupportable attitude anti-sociale.

C'est pourquoi des reformes libérales sont plus difficiles en France qu'ailleurs. Il y a les raisons physiques à cet anti-libéralisme : les corporations, les intérêts catégoriels ... Mais il y a aussi les raisons intellectuelles que j'évoque.

Les Français savent bien que l'Etat dysfonctionne, cependant ils ne comprennent pas, ou pas beaucoup, que la racine du mal est qu'ils délèguent trop à l'Etat de responsabilités qui ne devraient appartenir qu'à eux.

Mettre les responsabilités là où elles doivent être dans une société d'hommes libres, c'est cela, fondamentalement, le libéralisme.

A l'Etat, la défense, la diplomatie, la police, la justice. Aux hommes, tout le reste.

Malheureuseument, comme on a tout passé au filtre froid de la raison et broyé tous les particularismes, il manque au-dessus un ciment qui unisse les hommes malgré leurs différences. D'où le tripatouillage social constant de l'Etat pour essayer de «re-créer du lien» (comme disent les sociologues à la mode), lien qu'on a commencé par détruire. C'est typique des hommes de l'Etat : on crée un problème, puis on se propose pour le résoudre.

Et les hommes de l'Etat sont en train de redécouvrir ce qu'on sait de toute éternité : lien, en latin, donne «religio». Les hommes de l'Etat essaient d'imposer par les armes de la coercition et de l'intimidation médiatico-sociale, une nouvelle religion : la religion multi-culturaliste des droits de l'homme. Cette nouvelle religion a ses prêtres et ses servants : les fonctionnaires. Elle a aussi ses initiés, les francs-maçons.

Pour répondre à la question initiale de ce billet, le fonctionnaire n'est pas un sur-homme, juste un prêtre. Mais c'est le prêtre d'un culte qui, comparé aux religions patinées par le temps, frappe par sa grossièreté et sa bêtise. On en revient au dialogue de Socrate et de Protagoras : «Si l'homme est la mesure de toute chose, qu'est-ce qui mesure l'homme ?». On pouvait penser que les folies démiurgiques totalitaires du XXème siècle nous avaient guéris de cette tentation de nous prendre pour des dieux. Il semble que cet espoir était trop optimiste.

Il n'est pas fortuit que ce nouveau culte et ses prêtres fassent le plus de dégâts dans le pays qui a guillotiné un roi de droit divin et tenté d'instaurer le culte de l'Etre Suprême.

Hollande ou la faiblesse de l'Etat

Hollande ou la faiblesse de l'Etat

Pour une fois, je suis à peu près d'accord avec Slama : l'Etat accomplit mal sa mission tout en se dispersant dans des choses qui ne le regardent en rien (les retraites, par exemple ...).

dimanche, juin 16, 2013

Qui du Roy ou du président de la république se défie du peuple ?

Qui du Roy ou du président de la république se défie du peuple ?

Je dois remercier Koltchak de cette comparaison, car elle m'est souvent venue à l'esprit mais je n'ai jamais eu le courage de la rédiger.

Plus je vois la république et les républicains en action, plus je préfère l'ancienne monarchie.

On comprend pourquoi les républicains tiennent absolument à contrôler l'école et, en particulier, l'enseignement de l'histoire : pour éviter toute comparaison juste. J'ai subi l'endoctrinement de l'école officielle sur ce sujet mais je me suis, depuis, renseigné par moi-même, l'école en question ayant eu la maladresse de m'apprendre à lire.

Désormais, fort heureusement, elle s'abstient de cette erreur funeste.

Comme l'habitude des républicains sur la défensive est à la caricature, je précise : je sais que la monarchie a ses torts, mais la république n'en aurait-elle pas quelques-uns ? Il n'y a pas de régime parfait.

La république a foutu tellement le boxon que par, deux fois, les Français lui ont préféré une dictature, une guerre mondiale gagnée in extremis et une perdue dans le plus grand désastre de notre histoire depuis Azincourt.

samedi, juin 15, 2013

Nostalgie à Versailles

Hier soir, il y a avait sérénade, puis les Grandes Eaux nocturnes et le bal masqué au château de Versailles.

Dans une ambiance bon enfant, il y avait plusieurs centaines de personnes habillées en costumes d'époque (même si l'époque en question était parfois incertaine !).

Evidemment, quelques fautes de goût : la comtesse déblatérant au téléphone portable ou la marquise noire.

Mais, dans l'ensemble, une grande élégance, et même, pour certains plus que cela. Il y avait quelques femmes (puisque le sujet m'intéresse plus que les hommes -désolé Bertrand) absolument superbes.

Une remarque : finalement, l'âge était moins marqué. La profusion de tissu donne une allure à tout âge. L'élégance est égalitaire !

Je fus pris d'une irrépressible nostalgie. Toute cette magnificence souligne la vulgarité de notre époque.

Bien sûr, Versailles n'était pas représentatif de toute la France, il n'y a pas d'âge d'or.

Mais, toutes précautions étant prises et toutes choses étant dites, Bernard Arnault, ses soirées et son art contemporain paraissent d'une vulgarité pitoyable à coté d'un simple bal masqué à Versailles.

Dans quelques jours, je vous trouverai des photos.


vendredi, juin 14, 2013

Retraites : la réforme ? Quelle réforme ?

Ces imbéciles de journalistes et ces escrocs de politiciens nous refont le coup lassant de la courageuse, forcément courageuse, réforme des retraites. De réforme et de courage, je n'en vois nulle part.

Je vois un énième ajustement paramétrique d'un système intrinsèquement mauvais, car il institue la guerre de tous contre tous, vieux contre jeunes, privilégiés contre désavantagés. Avec les gros doigts boudinés et cupides des politiciens et des syndicalistes poussant les boutons.

Et, bien entendu, comme d'habitude, cet ajustement paramétrique sera insuffisant. Il faudra recommencer la même comédie dans cinq ans. Cela n'a l'air d'éveiller les soupçons de personne. Aucun jacassant n'a le bon sens de dire «P'têt bin qu'un système qui oblige au psychodrame tous les cinq ans est mauvais».

Ce qu'il faut est simple : changer de système. Venir à un système fondamentalement juste et sain, la retraite par capitalisation. Pour cela, il n'y a plus aucun de nos «courageux».

jeudi, juin 13, 2013

Turning right now

Notre gouvernement, qui s'enfonce chaque jour un peu plus dans la stupidité et la traitrise, veut des cours en anglais à l'université. Vous en avez entendu parler. C'est complètement con pour des tas de raisons.

Mais mentionnons une de ces raisons, pas la plus importante dans le cas qui nous occupe, mais elle vaut d'être rappelée : la langue française est plus précise que la langue anglaise.

On connaît au moins un cas d'accident aérien où ce manque de précision a joué un rôle, le contrôleur ayant hésité entre «turning right now» (nous tournons, tout de suite) et «turning right now» (nous tournons à droite, maintenant).

Bien sûr, c'est le genre de considérations qui passent des centaines de lieues au-dessus d'un ministre inculte (pléonasme) du gouvernement Hollande.

Le gouvernement le plus socialiste depuis 1794 : l'exemple du statut de l'auto-entrepreneur

A partir de 15'20 à 23'20 (vous pouvez également écouter la suite):

Les Experts BFM 12 juin 2013

Rendre le statut de l'auto-entrepreneur plus contraignant est économiquement catastrophique et électoralement douteux. Alors, pourquoi ?

C'est simple : c'est l'application de l'idéologie à front de taureau, telle que décrite dans ce billet.

Je n'invente rien, Mme Sylvia Pinel l'a dit : le statut de l'auto-entrepreneur ne lui plaît pas parce que les entrepreneurs échappent au SMIC et aux conventions collectives, parce qu'ils sont vulnérables. Autrement dit, elle préfère qu'ils soient chomeurs sous le contrôle de l'Etat. C'est économiquement absurde mais c'est cohérent quand on est socialiste. Or, il se trouve que, Mme Sylvia Pinel, comme tout le gouvernement, est socialiste.

La politique, ce n'est pas seulement de jolies étiquettes colorées. Tous les couillons qui ont voté Hollande ou se sont abstenus et qui le regrettent auraient du y réfléchir avant. Mais ne nous voilons pas la face : tous les électeurs de Hollande ne se sont pas trompés, il y a une grosse part de vrais socialistes en France qui ont voté Hollande en connaissance de cause.

On en ressent d'autant plus le drame politique pour la France qu'est l'absence d'une vraie opposition libérale-conservatrice.

J'insiste à longueur de blog sur ce point : notre gouvernement actuel est socialiste. Je peux comprendre que vous trouviez que je me répète, que j'en fais trop.

Mais je dois combattre un mensonge répandu par les médias : les idéologies sont mortes, les grandes batailles politiques appartiennent au passé, il n'y a plus que querelles de people, Nathalie contre Anne et toute cette sorte de choses.

Or, c'est faux, l'idéologie est plus présente que jamais. Cependant, comme l'idéologie socialiste est hégémonique dans le spectre politico-médiatique, on ne s'aperçoit pas de son omniprésence, faute de contraste. Cette prégnance idéologique a d'ailleurs surpris les naïfs opposants à la loi Taubira, qui espéraient que la rationalité, le bon sens et la pondération l'emporteraient, montrant qu'ils n'avaient pas compris la nature idéologique de leurs adversaires.

C'est pourquoi je m'apesantis : l'école fait de l'idéologie, les juges font de l'idéologie, le gouvernement fait de l'idéologie. Il faut arrêter de jouer les Bisounours «le système scolaire que le monde entier nous envie», «je fais confiance à la justice de mon pays», «l'intelligent et rassembleur Hollande» etc. Non, l'école française est un organe de propagande et de décervelage, l'appareil judiciaire trahit tous les jours sa mission par idéologie, le gouvernement n'a aucun sens du bien commun.

Le système scolaire est notre ennemi, les juges sont nos ennemis, le gouvernement est notre ennemi. A nous, les Français non-reniés.

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Un complément, où l'on entend Montebourg qualifié de Saint-Just :

Les Experts BFM 13 juin 2013

Télé, nouvel opium du peuple

Les réactions à la fermeture de la télé publique grecque, qui ne faisait que 5 % d'audience, me font rire, mais rire ...

mercredi, juin 12, 2013

Le Japon, rêve français

Le Japon, rêve français

Addendum : je ne sais pas qui copie sur qui, mais Zemmour est sur la même longueur d'onde : Le rêve japonais de François Hollande.

Je ne trouve rien à redire à cet article à part son titre, concession au politiquement correct, «Japon, rêve et cauchemar français». Je vois bien en quoi le Japon est un rêve pour des Français mais pas en quoi il est un cauchemar.

Certes, le Japon est imparfait, comme tous les pays, mais, aujourd'hui, je préférerais être Japonais au Japon que Français en France.

C'est un pays que j'apprécie : j'y ai fait mon stage ouvrier et mon voyage de noces. J'en garde d'excellents souvenirs. Comme le dit l'article, le Japon est un pays où il existe encore une société. Où «vivre ensemble» n'est pas une incantation vide de politiciens fous et criminels mais une réalité.

Je me souviens d'un couple sympathique de gauchistes en vacances, rencontré à notre retour, qui avait frémi d'horreur et avait cessé de nous adresser la parole quand nous leur avions décrit notre goût pour le Japon. Un  pays qui suscite de telles réactions chez de tels gens ne peut être entièrement mauvais !

Une photo prise à Tokyo en 2008 dans un jardin public :



Essayez d'imaginer l'équivalent français !

mardi, juin 11, 2013

Le gouvernement des juges est le fourrier de la dictature du Bien

Excellent article d'Anne-Marie Le Pourhiet :

Juges partout, démocratie nulle part !

Vous me permettrez de me citer et me pardonnerez cette auto-référence :

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Fait peu connu parce qu'il ne cadre pas avec l'enseignement «républicain» d'une histoire linéaire conduisant mécaniquement à l'heureuse révolution (vous savez, celle de la guillotine pour tous) : les années 1750-1770 furent troublées par la réaction féodale.

Les parlementaires (c'est-à-dire les gens de robe, les magistrats) avaient été ennoblis sous Louis XIV. Ennoblissement consolidé par des mariages et des alliances. Leurs intérêts sociaux, fiscaux et politiques se sont donc mis à coïncider avec ceux de la noblesse d'épée, alors qu'auparavant ils étaient liés à l'administration royale.

Les robins ont commencé à tenir des discours complètement fumeux (une habitude qui perdure) les présentant comme les gardiens de la vieille tradition franque, face à un pouvoir royal usurpé. Tout cela pour justifier le rétablissement à leur profit de droits féodaux archaïques, oubliés depuis des siècles.

Et ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère : ils se sont montrés rebelles et maillotiniers, ils ont excité le public contre l'ordre, ils ont trainé la Cour dans la boue, ils ont financé des libelles injurieux.

Leur prétention fut extrêmement grave parce qu'elle délégitimait le pouvoir royal, garant de l'unité du royaume. Autrement dit, les magistrats ont trahi leur mission de gardiens de l'ordre et mis en péril l'unité du pays pour pousser leur idéologie de demi-intellectuels et leurs petits intérêts corporatistes (si cela vous rappelle l'actualité, ce n'est pas un hasard).

L'esprit des lois, de Montesquieu, a été écrit pour justifier cette réaction féodale. Alors, on ferait mieux d'y réfléchir à deux fois avant d'ériger en dogme absolu la séparation des pouvoirs mise à la mode par le baron de La Brède.

Finalement, Louis XV rétablit l'ordre par un coup de force (qu'on nomme, belle expression, un coup de majesté) quatre ans avant sa mort et on peut regretter, même si l'on comprend son scrupule, qu'il n'ait pas, à cette occasion, fait pendre quelques juges séditieux qui le méritaient bien.

Les magistrats français ne sont pas des «traitres génétiques», mais ils se trouvent dans une situation où ils ont plus de pouvoir que de responsabilité, état propice au développement de tous les vices. La théorie de la séparation des pouvoirs justifie cette impunité, c'est pourquoi il faut s'en méfier comme de la peste. Dans les pays anglo-saxons, on a essayé d'instaurer des mécanismes pour éviter l'impunité des magistrats et les obliger à répondre de leurs actes.

En tous les cas, le bordel avait été tel que les intellectuels, y compris les très surfaites Lumières, se rallièrent à la théorie de la monarchie héréditaire comme meilleur système pour garantir la paix civile. Rousseau renia même son Contrat social, expliquant qu'il était adapté à de très petits pays, comme la Suisse, mais pas à de grandes nations.

Pourtant, le pouvoir royal avait été ébranlé, avec les conséquences funestes que l'on vit vingt ans plus tard.

La leçon pour aujourd'hui n'incite pas à l'optimisme.
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Le peuple français est seul.

Arrêt de la gabegie étatique : faisons un rêve ...

Le gouvernement grec ferme les radios et télés publics pour cause de mauvaise gestion

Vous imaginez en France ? Fermer d'un coup Rance Info, Radio Moscou, Pravda Télévisions ... Le pied !

Le renvoi dos à dos de l'extrême-gauche et de l'extrême-droite est ignoble ...

... l'extrême-gauche est bien pire que l'extrême-droite.

Vous noterez que les journalopes parlent de «la gauche de la gauche» pour l'extrême-gauche et n'ont pas ces attentions pour l'extrême-droite.

dimanche, juin 09, 2013

Politique inefficace, et alors ? Rin à fout' !

Une fiscalité excessive qui appauvrit l'Etat

Cet article m'a intéressé parce que l'auteur se trompe fondamentalement.

En effet, pour écrire un tel article, Cécile Crouzet doit être persuadée que nos gouvernants sont des êtres rationnels et que, si on leur montre, à partir des réalités, leurs erreurs, ils changeront de politique et prendront des décisions plus judicieuses.

Or, cette prémisse est fausse, complètement fausse.

Nous avons le gouvernement le plus socialiste depuis 1794. Or, quand on est socialiste, on n'est pas rationnel, sinon on ne serait pas socialiste : le socialisme n'a cessé d'échouer tout au long du XXème siècle en faisant, excusez du peu, des dizaines de millions de morts.

Cette survie du socialisme malgré les démentis cinglants de l'histoire a été nommé par Jean-François Revel la connaissance inutile.

Il n'y a donc rien à attendre d'un socialiste dans le domaine de l'argumentation rationnelle. Il «pense» par tabous, par objets sacrés, par mantras, par slogans, par phrases liturgiques, par insultes toutes faites, dont il ne remet jamais en cause la validité. Le socialiste qui doute d'être l'incarnation du Bien n'est déjà plus tout à fait un socialiste.

Ce penchant pour le vaudou politico-économique, loin de le desservir, est son principal atout : en effet, on s'adresse aux masses plus aisément en faisant appel aux sentiments et aux pulsions qu'à la raison. Tout le socialisme est basé sur l'envie et sur la jalousie.

Nécessité oblige, le seul domaine dans lequel le socialiste est accessible à la rationalité est la compétition électorale. Il faudrait donc lui démontrer que telle mesure, absurde en soi, est susceptible de lui faire perdre les élections pour qu'il renonce.

Ce ne serait donc pas l'intelligence et l'évitement de l'absurdité qui le convaincraient, mais la peur électorale. C'est donc sur une base très étroite et pas du tout soucieuse de l'intérêt général qu'on peut discuter.

Autrement dit, on est foutu.

samedi, juin 08, 2013

La foire aux illusions

Nous vivons un temps étrange, et, pour tout dire, la France (au moins celle qu'on voit et qu'on entend dans les médias) est atteinte de folie. Mais pas une folie douce, assez sympathique. Une vraie folie, détestable, laide, repoussante.

On chasse les riches qu'on devrait séduire, porter un T-shirt avec une famille devient un crime alors que porter un T-shirt avec des fous génocidaires est accepté sans problème. On nous en chie une pendule parce qu'une petite frappe d'extrême-gauche qui cherchait les emmerdes les a trouvées, définitivement.

Tout cela n'est qu'une gigantesque foire aux illusions. Car notre classe jacassante travaille comme les illusionnistes : elle détourne l'attention. Et provoque la tension.

La liste des problèmes de la France est longue mais sans surprise, ils sont tous bien connus : étatisme, bureaucratie, dépenses publiques, assommoir fiscal, complexité compulsive, immigration, islamisation, sécurité, justice, système éducatif contrôlé par des salauds etc.

Rien de nouveau. Mais à chaque fois qu'un problème devrait faire la une des journaux, la classe jacassante lui oppose une diversion.

La mort de Clément Méric ? Rien à foutre. Il n'y a pas tous les jours en France des morts dans des bagarres entre bandes politiques. En revanche, la mort de François Noguier, dont j'ai quelque chose à foutre, n'a pas fait la une parce qu'elle est symptomatique de la violence intrinsèque d'une société multiculturaliste. Elle fait partie de ces vérités à cacher absolument.

Le fascisme n'est pas un problème en France. Le multiculturalisme est un problème mortel. On parle donc abondamment du premier, on agite ce fantasme ridicule, pour ne pas avoir à parler du second, le vrai danger.

Mais l'illusion suprême, la mère de toutes les illusions politiques, c'est l'illusion révolutionnaire : l'idée absurde (mais meurtrière) que l'Etat peut changer la vie.

Est-ce que vous croyez qu'un pays dirigé par de tels illusionnistes a un avenir riant ?