mardi, janvier 27, 2015

L'échec du colbertisme tant prisé par Eric Zemmour en une image


Anti Zemmour

Quelques articles qui critiquent le zemmourisme.

Le premier mélange le bon et mauvais.

Eric Zemmour : les habits usés de l’Empereur

Suicide français : l’erreur de diagnostic de Zemmour

Zemmour a raison : la France se suicide. Sauf quec’est peut‐être un meurtre

Parmi les contradictions / problèmes posés par Eric Zemmour :
  • son étatisme est ridicule, contredit par les faits les plus élémentaires.
  • sa position sur l'immigration et sur l'islam n'est pas si claire, comme le souligne Guillaume Faye. Il s'oppose sur leurs modalités, pas sur leurs principes. Alors que c'est par principe qu'il faut être opposé à l'un et à l'autre.


L'anniversaire de la libération d'Auschwitz m'inspire des réflexions peu joyeuses : bis repetita ...

J'apprends que Vladimir Poutine n'a pas été invité au 70ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz. Les bras m'en tombent.

Rappelons que l'Armée Rouge a mis hors de combat un million d'Allemands par année de guerre (pour environ vingt-deux millions de morts russes au total) contre environ deux cent mille par an pour les Anglo-Saxons (pour un million de morts anglo-saxons au total). Déjà que cet abruti de Hollande avait choqué les Russes en évoquant les «dizaines de milliers de morts russes».

Plus grave, cet «oubli» s'accompagne d'une scandaleuse falsification de l'histoire.

Ce qui me fait le plus peur, c'est que les techniques de propagande qui ont conduit à ce drame des camps d'extermination sont toujours utilisées et ont été perfectionnées par ceux qui se baptisent aujourd'hui «antifascistes».

Goebbels a tout dit en une phrase : «Nous ne voulons pas convaincre les gens de nos idées, nous voulons réduire le vocabulaire de telle façon qu'ils ne puissent plus exprimer que nos idées».

Quand on voit dans nos médias la chasse au mot déviant (le trop fameux «dérapage») et la réduction progressive, qui en découle, du vocabulaire utilisé sur la place publique, on ne peut être que terrifié.

Conclusion : la Shoah est devenue la religion officielle, le sacré par excellence, mais on n'en a tiré qu'une très mauvaise leçon, à savoir que l'Occident est coupable collectivement et que cette culpabilité se transmet de génération en génération (d'où la ridicule, parce qu'anachronique, et néanmoins constante, référence aux zeurléplusombres, qui est tellement intériorisée qu'il n'est plus besoin de l'expliciter, l'allusion suffit).

En revanche, toute la partie sur les méfaits de la propagande et des techniques de manipulations des foules, oubliée, anéantie. C'est normal, puisque ces techniques sont plus que jamais en vigueur. La dernière fois, le 11 janvier : avec du recul, c'est quand même extraordinaire de faire défiler 4 millions de personnes sous un slogan creux mais identitaire («je suis...» est par essence identitaire).

Bref, je ne suis vraiment pas sûr que nous, les peuples, ayons tiré les bonnes leçons des deux guerres mondiales. En revanche, les dirigeants si.

L'analyse de Jacques Ellul Hitler a gagné continue de me hanter.

Femmes évêques: délivre-nous du mâle ?

Femmes évêques: délivre-nous du mâle ?

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Enfin et surtout, la féminisation du clergé ne va pas ramener les Britanniques à l'église. La sécularisation du Royaume-Uni se poursuit, toujours plus agressive. Les anglicans ont cru pouvoir survivre en «s'adaptant à la société». Résultat, leurs fidèles conservateurs se sont détournés d'eux, ou se plaignent en interne, et le reste de la société, satisfaite que l'Êglise s'aligne sur elle, ne change pas. Au contraire, elle réclame toujours plus: les femmes évêques brièvement célébrées par les médias, ces derniers demandent aujourd'hui que l'Église anglicane bénisse le mariage gay, ce qu'elle refuse pour l'instant.
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Je suis de plus en plus convaincu que l'islam est la religion adaptée aux crétins que nous fabrique notre système éducatif, infantilisés par l'Etat-mammouth, abrutis de télévision : des prescriptions et des interdits simplistes, une intériorisation minimale, un communautarisme obligatoire, des discussions sans fin entre haram et hallal ... Bref, la religion pour les Ribéry d'aujourd'hui. Il est très facile de passer du socialisme hygiéniste à l'islam.

Si les Eglises essaient de s'aligner sur la post-modernité, elles n'en feront jamais assez, jusqu'à l'insignifiance et à la disparition et feront place nette pour l'islam. Qu'elles restent donc fidèles à elles-mêmes et elles continueront à traverser les siècles.






lundi, janvier 26, 2015

Charles Gave (et un peu Alain Madelin) sur l'Ukraine et la Russie il y a 10 mois

Je vous poste à nouveau cette video pour deux raisons :
  • l'analyse stratégique me semble toujours tenir.
  • le journaliste imagine une envolée des cours du brut et Alain Madelin glisse que les prix du pétrole peuvent tout aussi bien s'écrouler, ce qui est advenu depuis. Ce genre de remarques valide un type qui parle dans le poste alors qu'il y a tant de baratineurs (combien de fois les Apathie, Sylvestre, Duhamel et consorts nous ont-ils seriné que l'Euro nous protègerait ? On sait ce qu'il est advenu et ils causent toujours dans le poste). Même raison pour laquelle je fais assez confiance à Marc de Scitivaux et Jean-Pierre Petit.


De plus, j'apprécie l'insistance de Charles Gave sur la géographie et sur l'histoire. On dirait que nos dirigeants n'ouvrent jamais une carte ou un livre d'histoire, qu'ils se contentent de s'aligner paresseusement sur les USA.

Il est pourtant évident, dés que l'on ouvre une carte, que nos intérêts vis-à-vis de la Russie ne peuvent être les mêmes que ceux des USA.

C'est d'autant plus net que les Américains insistent, depuis une dizaine d'années, sur leur intention de se concentrer sur leur rivalité avec la Chine et de délaisser l'Europe.

Sans partager la vision poutinolâtre de certains droitiers, je trouve la vision qui fait de la Russie une ennemie de la France absolument grotesque. Pour une raison simple : la Russie de 2015 n'a ni raisons ni moyens de nuire aux intérêts de la France.

La Russie de 2015 n'est ni une ennemie ni une amie de la France. C'est un partenaire parfois, un rival ou un opposant quelquefois.

Addendum : j'apprends que Vladimir Poutine n'a pas été invité au 70ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz. Les bras m'en tombent.

Rappelons que l'Armée Rouge a mis hors de combat un million d'Allemands par année de guerre (pour environ vingt-deux millions de morts russes au total) contre environ deux-cent mille pour les Anglo-Saxons (pour un million de morts anglo-saxons au total). Déjà que cet abruti de Hollande avait choqué les Russes en évoquant les «dizaines de milliers de morts russes».

Plus grave, cet «oubli» s'accompagne d'une scandaleuse falsification de l'histoire.



L'impossible débat avec les gauchistes, symptôme de leur esprit totalitaire

L’art et la manière de débattre

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Leur but [aux gauchistes] n’est donc pas de discuter de façon Socratique, mais d’empêcher l’autre d’entre entendu. Et c’est pour arriver à ce résultat qu’ils ne respectent aucune des règles dans les discussions. La controverse ne les intéresse pas puisqu’ils ont la vérité.

Quand j’étais plus jeune, j’ai vu le regrettable Georges Marchais contraindre au silence Elkabbach « Taisez-vous Elkabbach » et à ma stupéfaction, le journaliste ( ?) ne s’est pas levé pour quitter le studio.

J’ai vu J.F Revel privé de parole, lui qui avait tant à dire, par Marchais ou Hue qui littéralement hurlaient pour le faire taire.

J’ai vu Jean Daniel ou Michel Rocard tremblant de peur sur le plateau ou Soljenitsyne était invité et essayant de défendre le PCF dont les représentants leur faisaient les gros yeux sur le même plateau. Et j’ai compris que la gauche démocratique, avec laquelle il est possible de débattre avait en son sein un véritable cancer, la gauche non démocratique et qu’elle en avait physiquement peur.
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Les mésaventures de Charles Gave, nous les avons tous vécues en société : repas de famille, café au travail, dans les associations ...

Deux perles de gauchistes qui surnagent dans ma mémoire (les deux affirmées avec un aplomb ne laissant place à aucune objection) :

«Un Malien clandestin analphabète qui arrive, ça vaut un Français diplômé qui part» (lors d'une discussion sur l'effet économique de l'immigration).

«La dioxine, même à 0 %, c'est toxique».


samedi, janvier 24, 2015

La France meurt de sa bêtise : l'exemple des retraites

La chère retraite des cigales

La France meurt de sa bêtise.

Elle meurt de positions dogmatiques maintenues contre tous les démentis de la réalité. Immigration, école, Euro, etc. Cet acharnement à nier le réel est une forme mortelle de bêtise.

L'exemple le plus frappant est le système de retraites.

La supériorité du système par capitalisation est nette et sans bavures, à tel point que nos fonctionnaires en ont un (PREFON).

Les imbéciles arguent qu'il y a de mauvais systèmes par capitalisation, c'est vrai. Mais l'argument ne porte pas, puisqu'il y a aussi de très mauvais systèmes par répartition, comme le système français, qui nous mène à la catastrophe.

En réalité, les bons systèmes par répartition, les retraites par points, le sont justement parce qu'ils permettent une gestion imitée de la capitalisation. Alors, préférons l'original à la copie.

Hé bien non, pas du tout. Nous irons droit dans le mur, et au-delà.

C'est d'autant plus navrant que le biseau répartition / capitalisation est assez aisé, nous avons l'exemple d'autres pays pour nous inspirer.

Au fond, nous méritons nos malheurs.


Guilluy et la prolophobie

Guilluy : "Il ne faut avoir peur ni des musulmansni du FN"

Bien sûr, je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'écrit Guilluy.

J'ai peur des musulmans parce que je suis, au sens premier du terme, islamophobe : j'ai peur de l'islam.

Et qu'on ne vienne pas me raconter que c'est irrationnel. Il y a des raisons (religieuses, culturelles et démographiques) tout à fait solides et réfléchies d'avoir peur de l'islam.

Le discours dominant traite toutes les peurs populaires comme irrationnelles (manière de prendre le peuple pour un con) alors que le peur de la haute seraient, elles, toutes rationnelles et intelligentes. Personne n'a jamais dit que la «fascistophobie» était idiote et contrevenait au vivrensemble, pourtant, elle appartient beaucoup plus à la catégorie des peurs émotives, fantasmatiques, irrationnelles et idiotes que l'islamophobie).

Cependant, je suis tout à fait d'accord avec la définition de la prolophobie de la France d'en haut donnée par Guilluy :

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Le racisme social fait partie du modèle de pensée dominante. L'idée qu'il faut rééduquer les masses et les remettre dans le droit chemin est très répandue dans la classe politique. Les catégories populaires sont perçues comme l'obstacle qui empêche la mondialisation d'avancer. On considère qu'elles votent mal, qu'elles s'égarent dans la religion surtout quand il s'agit d'islam et que seule une bonne éducation des masses réglera la situation. C'est bien évidemment faux, les années qui viennent de passer nous l'ont prouvé. Cette "France des invisibles", ce sont les catégories populaires, un véritable caillou dans la chaussure des politiques. Et c'est 60 % de la population. Gaël Brustier et JeanPhilippe Huelin n'hésitent pas à parler de "prolophobie" du politique, j'aime bien ce terme qui est très juste.
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Cette définition convient parfaitement à l'attitude de certains de mes collègues (qui se reconnaitront peut-être). Bien sûr, leur mépris social (je préfère «mépris» à «racisme») ne s'exprime pas ouvertement. Ils savent manier les mots pour envelopper leur pensée. Mais c'est bien le fond de leur opinion (c'est d'ailleurs plus une opinion qu'une pensée).


vendredi, janvier 23, 2015

Le grand gagnant des attentats : l'islam

Voilà quelqu'un qui fait le même raisonnement que moi :

L’islam rempart contre l’islamisme

Je vous l'ai dit, il y a une alliance objective entre les musulmans prétendus modérés et les terroristes islamiques :

Le rapport entre «l'immense majorité des musulmans pacifiques» et «l'infime minorité des terroristes» ? Le grignotage continu

J'avoue que, par moments, je me sens impuissant face à la bêtise ambiante.


Pêle-mêle : langue française, union nationale, chape de plomb, cette Terreur qui vient

« S'il est une cause qui devrait être décrétée nationale, c'est bien celle de la langue »

Je suis en parfait accord avec cet article.

Il n'y a rien de plus fondamental que la maitrise de notre langue. Je pèse mes mots, je ne les écris pas à la légère. Ce n'est pas une lubie d'intellectuel, ce problème concerne tout le monde. Les mots sont presque le seul lien entre nous.

Je me souviens de l'histoire d'un délinquant moqué par un avocat : il cherche à lui répliquer mais son vocabulaire et sa syntaxe sont si pauvres qu'il n'arrive même pas à faire une phrase. A la fin, il lui met un coup de boule.

Pour ceux qui n'auraient pas la chance de fréquenter les transports en commun, voici un échantillon de l'expression de fines fleurs de «l'école de la république» (c'est une demoiselle qui parle) :

«- Putain ... Vas-y. - [...]

- Ouais. Putain ... Vas-y ... J'l'ai dit à c' connard... I' peut y aller ... Putain ... Vas-y ...

- [...] - Ouais. Putain ... Vas-y ... Il a kiffé c'te pute ... Vas-Y ... - [...]

- Il est trop lourd c' connard. Putain ... Vas-y ... - [...] - Ouais, vas-y ... Putain ... I'peut aller se faire foutre ... etc. »

On a cru comprendre qu'il s'agissait d'une histoire éternelle de cocufiage entre le «connard» et la «pute».

Une langue maitrisée permet d'exprimer des idées et des sentiments complexes, de nouer des relations sociales et amoureuses riches et variées.

Tous nos maux s'étalent complaisamment à longueur de rapports, aussitôt placardisés qu'écrits. Il y a notamment des rapports sur la dégradation des relations entre garçons et filles. Je ne peux m'empêcher de penser que, parmi d'autres causes (1), il y a le défaut de maitrise du français.

C'est un bonheur rare que de jouer le jeu de la séduction avec des nuances, des doubles sens, des sous-entendus, des non dits pourtant limpides, des plaisanteries qui sont très sérieuses ... N'est pas Ronsard qui veut, mais il y a un minimum, ça serait bien que chacun puisse être autre chose que Ribéry.

Depuis toujours, on sait aussi que la langue est politique. Et puisqu'on parle tant d'intégration, que penser d'un homme qui vit en France depuis vingt ans parlant petit nègre (expression de plus en plus injuste pour les écoles africaines) ? Et ne parlons pas des femmes cloitrées chez elles.

«Loin du français, je meurs», disait Céline. C'est justement parce que le but intime de notre classe dirigeante est de rien laisser derrière elle, telle Attila, que le français ne sera pas sauvé par la France officielle, car sauver notre langue, c'est laisser une chance de survie à notre pays. C'est le crime suprême aux yeux de la France d'en haut.

Mais chacun peut sauver le français, il suffit de le parler, de l'écrire et de le transmettre correctement.

Certes, le français se dégrade : la Pléïade a cru bon de «traduire» Villon. La comparaison est dévastatrice pour le français moderne (2).

Pourtant, mieux vaut ce français là que pas de français du tout.



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Très bon texte, qui synthétise ce que je raconte depuis un certain temps :

Union nationale : on ne change pas une équipe qui perd

Extraits :

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Hormis des discours s’arc-boutant sur les “valeurs de la République” – formule creuse qui sert de paravent, depuis toujours, à toutes les impuissances –, des invocations solennelles à la laïcité, des incantations rituelles à “refuser les amalgames” et un redoublement de ce discours antiraciste dont on sait qu’il n’a eu d’autre utilité historique, depuis près de quarante ans, que d’empêcher de regarder en face le phénomène migratoire, on n’aura, depuis dix jours, pas entendu grand-chose de neuf. Beaucoup se sont même employés à démontrer jusqu’au pathétique leur risible décalage avec le monde réel.

[…]

Mais il faudra aller plus loin encore, et remettre en cause notre sacro-sainte laïcité. Car cette laïcité républicaine que l’on présente aujourd’hui comme l’alpha et l’oméga de la lutte contre l’islamisme, c’est aussi en son nom que l’on a transformé la France en un vaste désert spirituel, où la religion, pourvu du moins qu’elle soit chrétienne, est exclue du débat public, où toute conviction fondée sur la foi est disqualifiée d’emblée, où celle-ci est repoussée avec agressivité dans la sphère privée comme pour mieux l’étouffer (que cette offensive islamiste intervienne si peu de temps après l’offensive des “libre-penseur” contre les crèches de Noël est à cet égard éminemment symbolique), où l’identité chrétienne de notre pays est niée contre toute évidence… La nature ayant horreur du vide, ce désert spirituel, occupé par un consumérisme désespérant et vide de sens, a créé un formidable appel d’air pour des formes dévoyées d’absolu – la multiplication, au sein de la jeunesse française, des candidats au djihad, en est un effroyable signal. Eric Voegelin a mis en lumière le rôle de « l’illettrisme spirituel » comme condition nécessaire au triomphe du nazisme en Allemagne : aujourd’hui ce même illettrisme spirituel constitue en France un terreau de choix pour le développement de l’islamo-nazisme. Ou bien, nous pouvons effectivement préférer un stoïcisme de pacotille et ne rien changer. Mais nous n’aurons plus alors le loisir de pleurer si des drames comme la tuerie de Charlie ou le massacre antisémite de Vincennes se répètent et se multiplient, nous n’aurons que le droit de rougir de honte.
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Tir, tir, tir !

L'attrape‐bobos est de retour !




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Le 11 janvier 2015 a eu un précédent : le 1" juillet 1793

On en profitera pour avoir une pensée émue et respectueuse pour Charlotte Corday.



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(1) : les mauvais modèles dus aux familles éclatées, l'islamisation, le porno, la télé, les jeux videos, la publicité, la féminisme con etc.

(2) : oui, oui, je sais, Curmu, je vois venir vos objections.

Les extra-terrestres existent, la preuve : il y a Sébastien Loeb

Quand j'ai lu ça (fautes d'orthographe comprises), j'en suis resté sur le cul :

WRC Monte Carlo 2015 – ES3 : Loeb reprend le large

Ogier signe le temps de référence et tout le monde se casse les dents dessus. Latvala perd 27 secondes sur Ogier, c’est dire la performance du double champion du monde en titre. Meeke, Sordo, Neuville, etc. tous concède du temps. Les plus proches d’Ogier sont Evans (Ford) et Mikkelsen (VW) qui se placent à un peu moins de 8 secondes. Mais les premiers temps intermédiaires de Loeb arrivent (pas pour les pilotes on le rappelle) et il est en avance. Incroyable.
A l’arrivée de la spéciale, Loeb met 15 secondes pile à Ogier. Loeb comme d’habitude explique n’avoir pas fait de faute et être content de la voiture. Le Monte Carlo est une épreuve spécifique, mais quand même.
Rappelons que Sébastien Loeb, n'est pas totalement à court de compétition puisqu'il pilote encore sur circuit. «Mais quand même». On a beau se dire qu'on n'est pas neuf fois champion du monde par hasard, Michael Schumacher, qui avait lui aussi oublié d'être manchot, n'a pas réussi un tel retour.

Comme disait son coéquipier pendant la préparation : «Un pilote normal ne serait pas compétitif. Mais Sébastien Loeb n'est pas un pilote normal».

S'il pouvait y avoir un  Français de cette qualité en Formule 1 ... Ou à la présidence de la république !


La république, je m'en tamponne le coquillard sur l'air du «Curé de Camaret». Ce qui m'intéresse, c'est la France.

Cette mise au point pour ceux qui auraient un doute.

Et pour ceux qui manqueraient de la culture appropriée (je doute qu'il en ait beaucoup parmi mes fidèles lecteurs) :

mercredi, janvier 21, 2015

Consigny : plus l'Occident se balade à poil, plus le reste du monde se couvre

Consigny : plus l'Occident se balade à poil, plus le reste du monde se couvre

Je suis rarement d'accord avec tout ce qu'écrit Charles Consigny, mais là, je n'en changerai pas une virgule.

Charles Gave : "Les pauvres en prennent plein la gueule à cause des taux zéro"

"Les pauvres en prennent plein la gueule à cause des taux zéro"

C'est normal que ce qu'écrit Charles Gave soit juste : il est libéral, conservateur, chrétien ... et milliardaire !

L'assouplissement quantitatif, comme on l'appelle, est une preuve supplémentaire que l'hyperclasse mondialisée a pris le dessus sur les peuples.

Je pense que la banqueroute et l'explosion de l'Euro seraient de bonnes nouvelles pour les peuples. L'hyperclasse mondialisée l'a aussi compris : elle fait ton son possible pour les empêcher.

21 janvier



Merci Fromage Plus.

Grâce à Charlie, le totalitarisme mou progresse

mardi, janvier 20, 2015

Hausse spectaculaire du nombre de djihadistes français recensés

Hausse spectaculaire du nombre de djihadistes français recensés

Vous savez ce que j'en pense :

Jeunes djihadistes français de souche : aucun mystère

Quant au cas des djihadistes d'origine immigrée, il est encore plus simple.

Le drame, c'est que j'ai l'impression qu'il n'y a plus rien à dire sur ces sujets. Tout a déjà été dit et rien n'a été entendu.

Aymeric Chauprade a raison : il y a bien un choc des civilisations et les musulmans en France sont bien une cinquième colonne

Marine Le Pen, qui n'a jamais été une lumière, devient de plus en plus conne à mesure qu'elle est plus politiquement correct. Dernier exploit en date : la censure d'Aymeric Chauprade au sein du FN. Sa nièce tient autrement mieux la route.

Nous vivons bien un choc des civilisations et les musulmans sont bien une cinquième colonne en notre sein. Il suffit de voir le parcours des terroristes de Charlie Hebdo «Français comme vous et moi».

J'ai expliqué, après les attentats des «déséquilibrés isolés»® et avant les attentats de Charlie Hebdo, ce que j'en pensais, je ne vois pas de raisons d'y rien changer :

Les musulmans en France sont-ils les ennemis intérieurs de la France ?

Comme dit Alain Bauer, il faut faire beaucoup d'efforts pour ne pas voir et ne pas entendre.


 Un commentaire de Curmudgeon

Il y a des musulmans qui sont non seulement modérés, mais qui sont capables d'une réelle bienveillance envers les non-musulmans. Toutefois, sous l'effet d'un épisode parfois très bref de "ré-islamisation" radicalisante, certains d'entre eux peuvent changer subitement d'attitude. Nous avons maintenant des témoignages répétés de chrétiens du Proche Orient découvrant subitement que leurs voisins si aimables se retournent contre eux, les dénoncent au pouvoir. Les prétendus excellents rapports ne reposaient pas sur une base solide. Ce comportement, difficilement prévisible, n'est pas général, mais il existe, et il faut en avoir conscience, car la naïveté peut coûter très cher.

L'histoire :

Un ami français, religieux catholique à Jérusalem et bibliste connu, me racontait récemment que, dans leur couvent, servait depuis toujours, comme factotum, un musulman désormais âgé. Honnête, grand travailleur, de toute confiance, il faisait maintenant partie de la famille et une sincère affection réciproque le liait à tous ces religieux. Un vendredi, l'homme revint de la mosquée, l'air effondré. Le Supérieur, en insistant, réussit à le faire parler. Il dit: «Aujourd'hui l'imam qui dirige les prières nous a dit, dans le sermon, que le jour du triomphe d'Allah et de son prophète, dans le jour qui viendra bientôt et où nous libérerons cette ville sainte des juifs et des chrétiens, tous les infidèles qui ne feront pas immédiatement une profession de foi devront être tués. Ainsi le veut le Coran auquel nous devons tous obéir». Une pause, puis: «Mais n'ayez pas de crainte, Père, vous savez que je vous aime, je sais comment faire, si je dois vous supprimer, je trouverai un moyen de ne pas vous faire souffrir».

L'histoire, malheureusement, est authentique.

Ma réponse

Pour moi, il y a un signe qui ne trompe pas : les prénoms.

On peut paraître intégré, doux, paisible etc. Mais si on donne à ses enfants des prénoms musulmans, c'est le signe que, au fond de soi, il y a toujours quelque chose qui retient, qui empêche une intégration est sincère et du fond du coeur.

Mais on peut aller plus loin : toute la vie islamique est une non-intégration. Ne pas manger de porc, ne pas boire d'alcool, etc.

On en revient à ma marotte : la seule manière pour un musulman de s'intégrer dans une communauté occidentale, c'est de cesser, du fond du coeur, d'être musulman.




Il est terrifiant de constater que, dans la France de 2015, ces propos sont obligés de se réfugier sur internet. Finalement, la partie la mieux vue du livre de Houellebecq est le silence des medias sur tout ce qui dérange.

Houellebecq et la psychologie de la décadence

Houellebecq et la psychologie de la décadence

C'est l'article le plus juste que j'ai lu sur l'envie de soumission à l'islam des occidentaux.

L'Apôtre déprogrammé

La résistance, oui, mais pas trop longtemps non plus. La liberté d’expression, oui, mais ça dépend pour qui. Nous sommes tous Charlie, mais nous ne sommes pas tous L’Apôtre. Le film de Cheyenne Carron, que nous avions interviewée il y a quelques mois, vient en effet d’être déprogrammé dans deux salles pour « prévenir des risques d’attentats » : au cinéma Le Village de Neuilly, où il devait être diffusé le 12 janvier, sur demande de la préfecture de police ; à Nantes, où les AFC (Associations familiales catholiques) avaient prévu de le passer le 23 janvier, sur les « vifs conseils » de la DGSI. Le motif invoqué par les services français est on ne peut plus attendu : la communauté musulmane risquerait de « se sentir provoquée » par L’Apôtre, film au demeurant profond et parfaitement équilibré, qui raconte simplement la conversion d’un jeune Français de tradition musulmane au catholicisme. Les fidèles d’ Allah y sont représentés comme généralement bien intégrés et sains d’esprit, fors deux fous qui cognent l’apostat pour lui apprendre à trahir sa religion.

Concluons donc : quand, comme Houellebecq, on raconte une conversion à l’islam, on fait monter l’islamophobie ; quand, comme Cheyenne Carron, on raconte une conversion au catholicisme, par contre on fait monter l’islamophobie.

Jacques de Guillebon


lundi, janvier 19, 2015

Mes trois meilleurs souvenirs du meeting de la Ferté-Alais

2009 : Moullec avec sa patrouille d'oies. L'émotion était palpable dans le public.

Depuis, il a ouvert un gîte en Auvergne :




2012 : le Habicht, comme Moullec avec ses oies, un pur moment de grâce (le film n'est pas de la Ferté Alais) :




Et, toujours en 2009, le Me 163 :




Est-ce un hasard s'il s'agit de vols non-motorisés (Moullec a quand même un ULM) ?

En outsider, la passage DC3-737 en 2013 :



Et le Curtiss H75, seul survivant de la bataille de France (video chez lui, à Duxford) :




Charb béatifié ? Zemmour excommunié ?

Charb béatifié ? Zemmour excommunié ?

Comme Christian Vanneste, je suis très inquiet : la semaine à Charlie commence à servir de prétexte pour réprimer non pas les islamistes mais les Français non-reniés.

Interview très intéressante d'Alain Bauer : «Les terroristes disent ce qu'ils font et pourquoi ils le font. Nous faisons d'énormes efforts pour ne pas les entendre» et «Les mieux placés pour parler de l'islam, c'est tout de même les musulmans [il évoque Khomeini]. Il faut arrêter de raconter n'importe quoi pour se faire plaisir. […] Il faut voir la video de Coulibaly, il explique très bien pourquoi nous ne comprenons pas ce qu'il a fait».

Je ne peux que remercier chaleureusement notre serial-commentateur Curmu qui est allé chercher les textes islamiques.






dimanche, janvier 18, 2015

Islam, religion de paix et d'amour : c'est mieux en photos

Cette photo est si caricaturale que j'ai eu quelques secondes de doute sur son authenticité. Je traduis le joli slogan pour ceux qui ne comprennent pas le Shakespeare : «La liberté d'expression est le terrorisme de l'Occident».



Et quelques autres (prises non pas au Pakistan mais en Angleterre !):



Le coup de majesté

Sous l'Ancien Régime, on appelait «coup de majesté», comme on dit aujourd'hui «coup d'Etat», l'acte brutal par le quel le roi rétablit son pouvoir compromis par les factions.

En effet, le roi était absolu parce qu'il n'avait de comptes à rendre qu'à Dieu seul, mais il n'était pas tyrannique parce qu'il était enserré dans un réseau de traditions et de contre-pouvoirs.

Il arrivait dans les périodes troublées, notamment régences et minorités, que le pouvoir du roi soit amoindri par des intrigants. En désespoir de cause, le roi recourt au coup de majesté.

Il se déroule toujours de la même façon :

1) le roi diminué rassemble en secret autour de lui quelques fidèles, dont au moins un exécutant dont la main ne tremble pas. Il prépare son plan.

2) le roi dissimule, il passe comme jamais de la pommade dans le dos de celui à qui il prépare quelques bricoles fort désagréables. Il fait le benêt.

3) les exécutants exécutent, par surprise.

Le cri «Par ordre du roi !» suffit à faire comprendre à tous les témoins stupéfaits que la table politique vient d'être renversée d'un royal coup de pied, que ceux qui étaient en haut sont désormais en bas, et que ceux qui étaient en bas sont en haut. Le seul qui a réchappé à un coup de majesté vécu dans le mauvais camp est Richelieu, il était exceptionnel.

4) tous les perdants essaient de retourner leur veste. Louis XIII entend la cavalcade des courtisans criant «Vive le roi !» dans la galerie du Louvre alors que le cadavre de Concini est encore chaud.

Les coups de majesté les plus célèbres sont :
  • l'assassinat du duc de Guise sur ordre d'Henri III le 23 décembre 1588
  • l'assassinat de Concini sur ordre de Louis XIII le 24 avril 1617
  • l'arrestation de Fouquet par d'Artagnan le 5 septembre 1661
  • le renvoi des Parlements par Louis XV le 20 janvier 1771






Michel Houellebecq et l'empereur Auguste: fiction ou réalité historique ?

Le scénario de Houellebecq est celui que je redoute : un parti musulman faussement modéré (un islam modéré ça n'existe pas) qui, dans le bordel ambiant foutu, entre autres, par les islamistes, rallie les paumés et les lâches et prend le pouvoir. Après, il ne lui reste plus, à la manière d'Auguste, qu'à vider progressivement les institutions françaises, tout en gardant la façade pour que les lâches puissent continuer à se faire des illusions.

Michel Houellebecq et l'empereur Auguste: fiction ou réalité historique ?

samedi, janvier 17, 2015

Hallalisation de l'espace public : pourquoi je suis modérément optimiste

Les lobbys islamiques font en ce moment pression sur l'ONU et l'UE pour établir un délit de blasphème.

Notre classe dirigeante est très perméable à ces pressions puisqu'elle a déjà intériorisé le délit de blasphème. Il suffit d'entendre avec quelle révérence grotesque on parle dans les medias du «Prophète» (la majuscule s'entend dans la componction des locuteurs). Le jour où on parlera comme cela de «Notre Seigneur Jésus-Christ», je m'engage à verser un mois de salaire au Parti Socialiste !

La lâcheté de notre classe dirigeante est si grande qu'elle sera prête à concéder le délit de blasphème aux catholiques (qui s'en réjouiront, les cons !) pour mieux le donner à la seule population qui l'intéresse, les musulmans.

Le risque est donc que toute critique publique de l'islam soit interdite. En l'absence de débat, la résistance à l'islamisation devient impossible, puisqu'on ne peut plus expliquer en quoi l'islam est mauvais pour nous et pourquoi nous devons lui résister.

Je devrais donc être d'un pessimisme noir : vue de cette façon, la semaine à Charlie est bien une défaite totale de l'occident en général, et de la France en particulier.

Hé bien non, je conserve un optimisme, certes modéré, mais optimisme quand même. Le noyau des Français, minoritaires je le reconnais, qui sont fermement disposés à résister à cette islamisation se durcit à cause de l'imminence du danger et les ex-musulmans, à l'image de Malika Sorel, ne sont pas les moins motivés. Notamment, il y a des femmes qui, malgré les conséquences désastreuses d'un féminisme dévoyé, ne sont pas prêtes à revenir sous le joug islamique.

Et ce sont les minorités qui font l'histoire. Les veaux feront comme d'habitude, ils iront du coté où penche la balance, pétainistes en 40, gaullistes en 44.

Or, si l'évolution de la démographie joue en faveur de l'islamisation, la prise de conscience du danger joue contre elle. Il s'agit donc d'une course de vitesse entre démographie et prise de conscience. Et je ne suis pas sûr que cela soit plus rapide de faire un enfant que de prendre conscience d'un danger mortel !

On ne dispose pas si aisément d'un vieux peuple que certains technocrates, apatrides, lâches et cyniques, les Juppé, Sarkozy, Hollande et compagnie, semblent le croire.

J'ajoute, parmi les facteurs d'espoir, la propension assez fantastique des musulmans à se diviser dès qu'ils approchent du pouvoir. Il n'y a guère que les écolos qui peuvent leur faire concurrence sur ce point.

Islam, la religion de la violence

Instinctivement, même sans les détails donnés ci-dessous par notre commentateur bien-aimé Curmu, n'importe quel homme moyennement cultivé et de bonne foi devine que l'islam est la religion de la violence.

On peut même s'étonner que la plupart des musulmans soient non-violents. Mais les hommes ne sont pas faits que de religion, ils ont aussi leur caractère et leur culture. Et il y a aussi les circonstances : dans les régions entièrement soumises à l'islam, les musulmans ont moins de raisons d'être violents. Le temps qui a passé  a domestiqué une partie de la violence, mais il n'empêche que la violence reste au coeur de cette religion. La soumission qu'elle réclame est une forme de violence

L'islam est d'ailleurs une religion très violente avec ses adeptes. Elle ne leur offre que de basses perspectives. Les je-ne-sais-pas-combien de vierges, ça ne vole pas haut. On comprend qu'Allah leur interdise l'alcool : le musulman a des raisons d'avoir le vin triste.

Mais c'est aussi pourquoi elle séduit des non-musulmans : certains, par leur caractère faible ou sadique, ont vocation à être soumis ou à soumettre en même temps qu'ils sont soumis. On peut se dire qu'une religion si simple (simpliste) et si violente a de quoi conquérir le monde. Je pense que cela explique de la fascination pour l'islam de nos politiciens, cyniques et sensibles au rapport de forces.

Mais c'est aussi la limite de l'islam : dans une population nihiliste et déboussolée, l'islam peut mordre, mais, dans une population correctement structurée, elle génère des réactions de défense très fortes.

L'islam a des séductions qui ne sont pas toutes basses. Quand on connaît les curés modernes gnan-gnan ou quand on voit le pape François, on comprend que l'on puisse préférer des imams plus fermes et plus exigeants.

Je me renseigne sur les origines de l'islam, j'ai plusieurs livres en cours. Il faut que je re-sorte le pavé de Bernard Lewis. Ce que je lis tend à confirmer l'intuition de Chesterton et de Belloc sur l'islam comme hérésie chrétienne hors de la chrétienté.

Et je me dis, en écrivant ce billet, que dans quelques années, j'aurais peut-être trop peur pour l'écrire à nouveau.



Curmudgeon :

Note sur la vie de Mahomet par ibn Ishaq

Nous n'avons pas l'original, qui a été perdu ou détruit, mais uniquement une version réduite due à ibn Hisham. Tel qu'il nous est parvenu, ce document donne une image tellement antipathique du personnage de Mahomet, au moins pour un Français ou un Chinois normal, que certains se sont demandés si par hasard ibn Ishaq n'aurait pas été secrètement anti-musulman. Quant aux musulmans qui connaissent le texte (une infime minorité, j'imagine), lorsqu'ils ont subi une influence culturelle extérieure suffisante, ou que le ur conscience leur parle plus fort que les jugements convenus de leur milieu d'origine, ils se sentent mal à l'aise, déclarent l'auteur peu fiable ici ou là. Le problème c'est que, si on récuse ce document, il ne reste pas grand chose en termes de siras anciennes.

Déjà les sempiternelles "expéditions du Prophète" sont fatigantes, même si les musulmans les transforment en épopées grandioses, mais les épisodes de crimes individuels commandités, et ceux de massacres collectifs, même si on était préparé en début de lecture à accepter de tenir compte des coutumes de l'époque, ça révulse vraiment.

Si le lecteur le moins religieux peut lire ce qui a été transmis sur Bouddha, ou Jésus ou Mani, et ensuite passer à la Sira et aux hadiths sans éprouver un choc de stupeur, c'est qu'il est décérébré, ou cynique, ou tellement rongé par la haine anti-chrétienne (style Charlie Hebdo, si triste que la chose soit à dire après la sorte de martyre que ses dessinateurs ont subi) qu'il en perd tout sens moral élémentaire.

Ces réalités sont très pénibles. C'est peut-être le noyau dur de l'islam, compte tenu du statut de Mahomet. S'y ajoute le comportement sexuel de Mahomet, bien que moins condamnable que sa violence, parce qu'on peut toujours alléguer les usages du milieu et du temps. Reste que, six siècles avant, les juifs n'étaient plus polygames. On a beau être prêt à exercer généreusement son sens historique, on voit mal pourquoi on devrait s'extasier sur les apports mirifiques de l'islam.
Mahomet étant le Beau Modèle, et ses injonctions étant indirectement divines, l'islam a propagé ce qu'un Tunisien, que j'ai récemment cité, appelle un impitoyable "devoir de violence". On ne voit pas où est cette "religion de paix" dont on nous vante les merveilles.

Brague : «En France, on a le droit de tout dire, sauf ce qui fâche»

Comme d'habitude, Rémi Brague est excellent :

«En France, on a le droit de tout dire, sauf ce qui fâche»

Addendum :

Le passage important de Brague :

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Ceci dit [le passage en revue des violences des différentes religion], reste à se demander si l'on peut attribuer des actes de violence au fondateur d'une religion, à celui qui en reste le modèle et à son enseignement. Pour Jésus et Bouddha, on a du mal.

Or, malheureusement, nous avons les recueils de déclarations attribuées à Mahomet (le hadith) et ses biographies anciennes, et avant tout celle d'Ibn Ishaq-Ibn Hicham (vers 830). Il faut la lire et se méfier des adaptations romancées et édulcorées.

Or, ce qu'on y raconte comme hauts faits du Prophète et de ses compagnons ressemble beaucoup à ce que l'on a vu chez nous et à ce qui se passe à une bien plus grande échelle au Nigeria, sur le territoire de l'État islamique, ou ailleurs. Mahomet a en effet fait décapiter quelques centaines de prisonniers, torturer le trésorier d'une tribu juive vaincue pour lui faire avouer où est caché le magot (on pense au sort d'Ilan Halimi) et, ce qui ressemble fort à notre affaire, commandité les assassinats de trois chansonniers qui s'étaient moqués de lui.

Il ne sert de rien de répéter «contextualiser! contextualiser!»

Un crime reste un crime.
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Notre camarade Curmu a commis des commentaires que je remonte dans le billet pour le remercier de son abnégation  :


Curmudgeon :

Brague s'appuie sur une érudition plurilingue considérable. Il est capable de penser synthétiquement à partir de là, et pas simplement d'accumuler des détails sans aucune vue d'ensemble, comme on est conduit à le faire dans des minographies savantes spécialisées. Il est capable d'exprimer les choses comme il les voit, avec clarté et vigueur. Quand il se met dans le mode voulu, il peut s'adresser à des journalistes curieux dans un style tel que l'information sera parfaitement accessible à leurs lecteurs.

De plus, comme il est maintenant à la retraite, sa parole n'est pas soumise à des précautions professionnelles de confraternité ou de diplomatie. Dans les milieux universitaires des arabisants, on marche sur des œufs.

Mais comme il dit les choses nettement, il sera intéressant de voir s'il s'attire les foudres des ligues de vertu, des journalistes, des politiques, voire des universitaires. Si on essaie de lui mettre des bâtons dans les roues, ce sera un signe supplémentaire de la dégradation des libertés.


Curmudgeon :

Oui, ça nous change un peu de la bouillie habituelle.

Remarque. Comme Brague le dit très bien, les vies de Mahomet que le fidèle musulman va trouver par exemple dans les librairies musulmanes sont édulcorées au point de passer sous silence des épisodes horribles. Pour en avoir connaissance, il faut lire la Sira d'ibn Ishaq compactée par ibn Hisham. C'est une épreuve à lire. A ma connaissance, il n'y a pas de traduction française, mais je peux me tromper. Il existe en revanche une traduction anglaise par Guillaume.

Certains musulmans, la petite minorité savante qui a lu ibn Ishaq, gênés par ce que rapporte cet auteur, essaient une critique, renvoient vers d'autres sources moins embarrassantes, du moins un peu. Le problème, c'est que, vu l'ancienneté du texte d'ibn Ishaq, si on le recuse en partie, on se trouve devant le fait qu'on n'a plus de sira ancienne à présenter.

Le non-musulman qui lit ibn Ishaq, en couplage avec les hadiths, et, dans une mesure moindre, le Coran, ne peut pas, au regard de la morale commune dans le monde occidental, ou chinois, ou indien, se former une image positive de Mahomet, à moins de se mentir à soi-même.

On peut comprendre la polygamie, l'esclavage, parce que c'étaient des coutumes largement répandues dans l'ancien monde, mais la sauvagerie générale qui se dégage accuse un retard culturel, moral et spirituel impossible à nier par rapport à des conceptions et des pratiques pourtant très antérieures (par exemple Bouddha, Mahavira, Hillel l'Ancien, Jésus, Mani).



Charlie : 1984, c'est aujourd'hui

L'image pieuse :




La réalité :



Bien sûr, on arguera des impératifs de sécurité pour expliquer la deuxième photo. Mais la première ? La «communication» pourrit tout ce qu'elle touche, elle est le mensonge permanent et institutionnalisé.

Maxime Tandonnet pose quelques questions très justes (bien que je le soupçonne de pratiquer une lâche censure politiquement correct sur son blog) :

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Aujourd’hui, quelle victoire célébrons-nous ? A propos du 11 novembre 1918, sincèrement, j’ai cru d’abord à une plaisanterie. Mais non. C’était du sérieux… Alors, pourquoi cette fuite en arrière dans le grand cinéma historique de la « France d’en haut » ? La paresse, la lâcheté expliquent beaucoup. La fuite en arrière évite d’avoir à se poser les questions terribles que soulèvent les tragédies de ces derniers jours, sur l’état de décomposition de notre société, sur ses ambiguïtés au sujet de la liberté d’expression, revendiquée comme absolue et toute relative en même temps, sur le contexte international, ce mélange explosif du réel, démographique, économique, et de l’ivresse des passions.

[…]

Comment restaurer la capacité et le courage de gouverner, de décider, de choisir, autrement que dans l’imaginaire et la communication ? Voilà. C’est tellement plus facile de rejouer le 11 novembre 1918. J’ajoute que le silence et le conformisme de l’opposition, incapable de formuler une idée cohérente, à deux ans d’une possible alternance, est particulièrement affligeant et préoccupant.
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La semaine à Charlie a été une immense duperie.

Comme dans 1984, les mots disent le contraire de leur vraie signification («la guerre c'est la paix»).

On nous dit que notre ennemi, c'est l'islamophobie, alors qu'en réalité, c'est l'islamisme, voire l'islam. On nous dit que les marches à Charlie furent une victoire morale alors qu'elles furent la démonstration du consentement à la défaite. On nous dit que François Hollande fut enfin président (même Zemmour !) alors qu'il a rendu les armes sans combattre. On nous dit que le «vivrensemble» est la solution, alors que c'est le problème. On nous dit que la liberté d'expression nous caractérise alors qu'on censure comme jamais et que les appels à renforcer la censure se multiplient. On nous dit que la liberté est notre bien le plus précieux alors qu'on s'apprête à faire voter des lois liberticides.

Comme dans 1984, nous avons eu droit à notre minute de haine hystérique, contre Dieudonné.

La Vérité rend libre. Plus que jamais, nous sommes esclaves.

Mais il ne faut pas désespérer totalement : de même que certains hommes ont le goût de l'esclavage, d'autres ont le goût de la Vérité. C'est sur ceux-là qu'il faut compter.

C'est pourquoi la première urgence est de défendre les porteurs de Vérité, répartie dans des petites vérités (Arno Klarsfeld vient d'être convoqué pour avoir dit qu'il y avait des jeunes de banlieue antisémites). La victoire de la Vérité entrainera toutes les autres.