mardi, octobre 15, 2019

Encore un grand moment de « journalisme »

Ce qui arrache les tripes, c'est de penser que ces ignares sont les arbitres des élégances morales.

Et qu'on ne me dise pas que la pauvre fille est déstabilisée par Collard : c'est son métier de passer à la télévision.


Ah, si les vegans et autres connards d'écolos radicaux abrutis allaient au bout de leurs idées ...

Je rappelle qu'à l'époque où l'homme vivait au plus près de la nature, l'espérance de vie à la naissance était de 35 ans. Alors, si ces messieurs-dames les cassse-couilles verts décidaient de vivre suivant leurs idées, ce n'est pas moi qui irais m'en plaindre.


Christian loves Greta



J'en rigole, mais je suis terrifié de voir à quel point une certaine partie de la population est azimuthée, atteinte à la caboche, pété du casque. Permi ces personnes, des gens qui prétendent nous diriger.

Terrifiant.


Certaines scènes étant susceptibles de choquer la sensibilité du lecteur, cet article est déconseillé aux enfants et aux féministes de moins de 50 ans.

J’en ai ras la caquette des connasses de féministes bourgeoises. J’ai bien des reproches à leur faire, mais, à la longue, le plus gros, c’est leur bêtise. C'est pénible d'avoir à faire à des connes (et aussi à des cons).

Comme les puritains de connards anglo-saxons voulaient éliminer la sexualité féminine au XIXème siècle, maintint les mêmes connards veulent éliminer au XXIème siècle la sexualité masculine. Mais c’est toujours la même peur de la sexualité.


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On trouve volontiers des circonstances atténuantes aux islamistes et aux criminels. Mais certains délinquants mâles hétérosexuels échappent à toute pitié. Comprendre, ce n’est pas excuser.


AVERTISSEMENT
Certaines scènes étant susceptibles de choquer la sensibilité du lecteur, cet article est déconseillé aux enfants et aux féministes de moins de 50 ans.
La fille sur la photo, je l’ai déjà vue quelque part, je la connais, ou alors c’est sa sœur, ou son clone, en tout cas, c’est son genre. Elle n’était pas aussi fringante que d’habitude, mais je l’ai reconnue derrière ses lunettes noires, malgré ses cheveux sans éclat, son teint pâle sans maquillage ; malgré ses larmes de veuve quand elle répondait aux journalistes et tenait à témoigner trente ans après, en regrettant que la mort d’un homme la prive de procès, soutenue par ses avocats comme pour ne pas s’effondrer en direct.

Jeffrey Epstein, une vie de vengeance?

Sur la scène de ce théâtre dressé par la défense pour les médias, je l’ai reconnue. C’est la jolie blonde, pas celle au physique expérimental des défilés de mode, plutôt la fille des magazines faite pour plaire aux hétérosexuels, la fille canon. Pas une beauté originale, mais une beauté conforme. Un type, un genre, des critères simples, une valeur sûre. Celle qui figure au premier plan sur le tableau d’une réussite, le butin pour un homme après la bataille pour les bonnes places. Celle que les derniers des cons devenus stars du football ou de la chanson ne manquent pas d’épouser avec leurs premiers millions et dont les plus malins se séparent très vite pour trouver une âme un peu plus sœur. Celle à qui les plus présomptueux se déclarent dès l’école, les autres ayant renoncé à entrer dans la compétition, mais qui met tous les petits garçons d’accord à un âge où le goût n’est pas encore formé et où le conformisme règne. Celle dont on tombe amoureux quand le cœur est le plus tendre et le plus fragile. Mais celle qui peut faire mal, un mal profond et durable, parfois incurable, à ceux qui déplaisent, à ceux qui auront cru à leur chance et auront été éconduits d’une façon sèche, brutale, humiliante, blessante.
C’est la petite blonde de François Cavanna, celle dont il était amoureux et qui ne voulait pas lui donner la main quand la maîtresse les mettait en rang par deux. « J’aime pas les macaronis », disait-elle en pleurant. Le petit immigré italien s’en est bien tiré, il lui a écrit dans Les Ritals : « Je t’aime quand même idiote. » Tous ne se remettent pas aussi bien de ces premières humiliations, pas aussi droit. Allez savoir ce qui est arrivé à Jeffrey, le petit gamin de Brooklyn. Quand donc a-t-il compris que ces petites blondes, celles qui prennent pour modèles ces grandes filles qui vendent leur image plastique et ne se lèvent pas le matin pour moins de 10 000 dollars, ne se donnent pas gratuitement ?
Nous ne vivons pas dans le monde impitoyable de Jeffrey. Pas encore.
Alors peut-être que depuis l’enfance, Jeffrey s’est vengé, peut-être a-t-il a passé sa vie à se venger, en devenant riche pour se payer la blonde qui avait dit non, et puis en forçant cette oie blanche pour qui le désir de Jeffrey n’était qu’une mauvaise plaisanterie et son amour une option inenvisageable. En forçant toutes ces répliques de sa petite blonde, peut-être y a-t-il trouvé du plaisir, peut-être a-t-il fini par ne trouver de plaisir que comme ça, par la contrainte, l’intimidation, la force. Peut-être a-t-il essayé des majeures consentantes et professionnelles débarrassées de leur vertu ou encore de ces masseuses asiatiques qui ne font pas tant d’histoire, et peut-être s’en est-il lassé. Manquait-il à ce commerce, à ces étreintes trop mécaniques, trop prévisibles, trop entendues le regard inquiet de vierge effarouchée indispensable à son plaisir, ce plaisir dangereux, celui qui nous rapproche de la mort ? Nous ne saurons plus rien de l’âme et du cœur de Jeffrey, mais il faut être sacrément revanchard ou gravement atteint quand on est un milliardaire américain pour empoigner une fille en lui disant : « Si tu n’es pas vierge, je te tue », si l’on en croit le témoignage d’une victime, l’une de ces fifilles en noir qui, devant les caméras, longtemps après, semblent porter le deuil de leur candeur et de leur virginité. Comment ce bon parti, comment ce beau mec en est-il arrivé à avoir les exigences archaïques et la brutalité d’un prince arabe et de certains pères de famille turcs ?

Sexe: quand la raison déserte

Jeffrey a-t-il fini par se raconter des histoires sur l’idée même du consentement ? Ça arrive dans tous les couples : « Tu disais non, mais je savais que ça te ferait plaisir. » Ça arrive aussi avec des inconnues quand un désir ardent nous brouille l’écoute sur la réalité et nous embrume l’esprit. Jeffrey a peut-être fini par se persuader qu’il en savait plus sur les désirs profonds et secrets de ces masseuses de 17 ans que les jeunes filles elles-mêmes. Qui n’a pas connu ces instants volcaniques où le désir nous consume, nous embrase, nous enflamme, où un ouragan intérieur nous emporte, nous balaye, nous disperse, où le discernement est altéré et la décence absente ? En rut, nous sommes des animaux que l’instinct commande et que la raison déserte. Quinze ans de prison pour tirer un coup vite et mal fait, ça devrait faire réfléchir. Eh bien, ça ne suffit pas toujours. Chez certains, le cerveau ne répond plus : Après moi le déluge ! Chez d’autres, il répond mal et nous nous satisfaisons du mensonge d’une complicité érotique inavouée, d’un désir partagé inconscient. Il nous fait entrer dans le monde des choses qui se font et ne se disent pas, et où tout est permis. Même quand la fille dit « non », il nous autorise à entendre « oui ». Ainsi, quand la violente douceur d’une présence féminine nous transporte, nous transperce et nous fait trembler comme une feuille, quand la proximité d’un corps dont seules quelques étoffes légères nous séparent nous met en ébullition, quand l’opportunité, la possibilité d’une étreinte nous chauffe le sang, et quand le sexe, cette bête qui vit dans nos ventres, se réveille, nous semblons dominants, nous sommes sourds et aveugles, nous sommes trompés, et nous sommes dominés.
Est-ce cet aveuglement qui a perdu Jeffrey, qui a occulté la perspective du procès, de la prison, de la mort. Ou la puissance que donne la liberté du milliardaire lui a-t-elle fait perdre toute décence commune ? Une accoutumance à un pouvoir qui offre un accès rapide et facile à tous ses désirs et tous ses plaisirs a-t-elle fini par abolir les barrières de la morale et celles de la loi ? Quand on a pris l’habitude de tout acheter, les lieux, les choses et les gens, on peut finir par les confondre. On ne gagne pas des fortunes dans la finance en se souciant des conséquences de ses actes sur la vie des gens et on finit par ignorer les traumatismes, les souffrances, les victimes. Sans compassion et sans limites, on peut devenir un prédateur sexuel. Enfin, ici, toutes les limites n’ont pas été abolies. Dans cette histoire, personne n’est mort, à part Jeffrey.
Jeffrey Epstein ®Stéphanie Keith / Getty images / AFP
Une manifestante bandit le portrait de Jeffrey Epstein, devant le tribunal de Manhattan où le milliardaire comparaissait, New York, 8 juillet 2019. ®Stéphanie Keith / Getty images / AFP

Je me souviens d’avoir vu une blonde comme sur la photo, enfin une qui lui ressemblait, dans les bureaux d’un client très fortuné. Une jeune beauté du genre qu’on voit descendre des Mercedes dans les quartiers chics, une blonde classe A, moulée dans une de ces tenues tout en cuir et en transparence, décentes mais qui doivent avoir toute leur place dans les causes du réchauffement climatique. Elle ne m’a pas vu, les filles comme elle ne regardent pas les mecs comme moi, les ouvriers, ou alors d’un œil distrait. À quoi pourrais-je leur servir ? Comme elle, je faisais la queue pour me faire payer un travail sur mesure, à la grande satisfaction du client, disait-il. J’étais invisible, elle était inaccessible. Elle était hautaine, j’étais intimidé. Si nous avions attendu le même ascenseur et que la cabine avait été un peu étroite, je ne l’aurais pas pris avec elle et l’aurais laissée l’emprunter seule ; j’aurais épargné ma présence, mon corps, ma sueur, mon odeur, mon haleine, ma testostérone à cette fleur chic, délicate et parfumée. Je l’ai regardée traverser le bureau du client, et j’ai gardé l’image pour me faire plus tard un film avec une scène sur le bureau.

La patience du menuisier

Elle n’était pas dans mes moyens. Je le savais. L’invisibilité du travailleur manuel a ses avantages, elle lui permet de se confondre parfois avec ses meubles. Il est arrivé que la secrétaire de Monsieur, qui avait oublié que j’étais là, raconte à je ne sais qui au téléphone des choses que la gouvernante, acquise à Madame, ne devait pas entendre. Moi, je ne comptais pas et de toute façon, même sans être de la maison, j’étais acquis à Monsieur, tout le monde le savait.
– Je l’ai dit à Monsieur qu’il était beaucoup trop généreux. Une voiture, et pas n’importe quoi, une bien, neuve, soi-disant qu’elle en avait besoin pour son travail. Tu parles. En plus de tout ce qu’il lui donne, parce que je peux te dire qu’il lui en donne de l’argent. Je peux pas te dire combien, mais il en donne. Attends, mais c’est pas ça, c’est que Carine l’a appris, je sais pas comment, mais elle l’a su.
– …
– Mais oui, elles se connaissent, c’est Élodie qui lui a amenée. Il voulait faire un plan à trois et après, elle est restée. Elle lui a fait une scène pour la voiture, alors qu’il lui paye tout : son appartement, son loyer, les travaux, le déménagement, c’est n’importe quoi.
–…
– Bah oui, je lui dis, mais il sait pas dire non. Bon j’te laisse. J’ai du boulot…
Enfin bref, voilà comment j’ai su. Ces filles n’étaient pas dans mes moyens.
J’étais devenu le menuisier de la maison après avoir posé des bibliothèques dans un hôtel luxueux où mon client vivait avec sa femme et ses grands enfants, qui ne semblaient pas pressés de s’éloigner d’un père tendre et généreux. Il était sympathique et bienveillant, et avait laissé à sa femme les commandes de la déco pour avoir la paix. Il est rare que je perde du temps à discuter de la couleur des rideaux avec les rombières, c’est le boulot de l’architecte, je préfère transpirer en montant les planches dans les étages, c’est une question de dignité. Mais pour ne pas embarrasser mon client, je me prêtais au jeu de bonne grâce. C’est donc avec Mme Verdurin, autoritaire et péremptoire, que j’usais de diplomatie, et ma patience, pour que nous nous accordions sur les agencements. Il fallait toujours lui laisser l’impression que la bonne idée venait d’elle, même pour ne garder qu’une vague idée de départ. Ne jamais dire non, même aux idées les plus loufoques, mais : « Oui, ça peut être très joli, et si pour des questions de proportions et de symétrie, nous faisions comme ça ? » même quand le « comme ça » ne ressemblait en rien au truc qu’elle s’était imaginé. Elle était larguée, mais gardait la tête haute et après un silence qui précédait la sentence, sur un ton un peu maternaliste : « Oui, pourquoi pas, pas bête, vous avez de bonnes idées Cyril, et vous penserez à me mettre des poignées en inox brossé, hein, inox les poignées, vous serez gentil. » Elle restait maîtresse d’une maison où elle régnait sans partage. Il lui fallait la maternité de la dernière touche, celle de l’artiste, je la lui laissais volontiers. Je ne me battais pas pour imposer mon goût, j’étais là pour donner satisfaction, pas pour déranger. Je ne m’évertue pas à jeter mon égo à la face du monde, je ne suis pas artiste, je suis artisan. L’inox était tendance pour les poignées, elle en voulait partout. Si la mode avait été au fer rouillé, on aurait risqué le tétanos en ouvrant les portes.

Des vidéos oubliées…

Quelques heures par semaine, Mme Verdurin tenait une galerie de peinture. L’endroit était une danseuse qui coûtait plus cher que celles de son mari, elle y exposait de jeunes talents. J’ignore si elle couchait avec, je n’y ai jamais travaillé et je n’étais pas assez intime avec la gouvernante pour le savoir. Monsieur était amateur d’art et collectionneur, mécène et philanthrope, il avait été décoré par le ministère de la Culture pour une série de dons faits à des musées, mais il ne posait pas aux côtés d’un ministre sur une photo. Dans son bureau, il n’y avait que le portrait de Brassens. Il était gentil et attentionné, il se souvenait de la date de mon anniversaire et me confectionnait lui-même un sandwich qu’il m’apportait sur un plateau avec une bière pression et maison chaque fois que je venais transformer son foyer en chantier.
Il m’arrivait aussi de travailler pour lui dans une garçonnière dont sa femme devait ignorer l’existence. J’avais couvert un mur entier de vidéothèques qui se remplirent au fil du temps de cassettes VHS exclusivement porno. Elles devaient être fermées à clef par des portes, m’avait spécifié mon client collectionneur. Un jour, en démontant une bibliothèque, sont tombés divers objets restés perchés et oubliés derrière la corniche. Rien qui jure dans une garçonnière : un tube de vaseline, des menottes de fourrure roses et des cassettes de caméscope qui portaient des prénoms de filles sur leurs étiquettes. J’ai mis les cassettes de côté, mais le démon de la curiosité est venu me laisser espérer que je reverrais la fille du bureau en tenue légère et dans des positions embarrassantes, et mon sens du respect de la vie privée a fini par céder le pas devant des appels plus impérieux. Et puis, mon client n’avait-il pas fait de moi son complice en me mettant dans le secret de sa garçonnière ?
Entre deux coups de marteau et trois coups de rabot, je suis allé glisser une cassette dans la fente d’un magnétoscope et j’ai allumé la télé. Monsieur est apparu en slip et chaussettes noires, avec ses grosses lunettes carrées, la dégaine de Raymond Calbuth, le personnage de BD, puis nu sur un lit, avec une fille pas blonde, qui peinait à éveiller un membre endormi, malgré ses efforts fervents et ceux de Monsieur qui regardait un porno diffusé au pied du lit sur la télé. Une autre fille est arrivée, toujours pas blonde, plutôt arabe. Elle s’est déshabillée sans cérémonial et sans érotisme en prévenant qu’elle n’avait qu’une heure, elle devait aller chercher sa fille. Elle a rejoint la première pour lui donner un coup de main et la petite olive allongée qui dépassait des couilles de Monsieur a donné des signes de vie. Même en accéléré, Monsieur a été long à jouir.

Sensations fortes

Sur la deuxième cassette, Monsieur est debout, nu dans un couloir près de la salle de bain. La fille arabe est debout aussi, habillée et tient par les épaules une fille très jeune, très blonde, sans doute mineure, genre collégienne de Saint-Jean-de-Passy sans son serre-tête, l’air innocent, pur, virginal, une jeune fille de chez Anouilh. Quand la brune la fait s’agenouiller, blanche et pâle dans une culotte en coton qu’un sillon juvénile creuse au milieu et un maillot blanc que la brune lui retire, elle rappelle Jeanne d’Arc. Ses cheveux blonds, lisses, un peu filasse, tombent sur ses seins, deux cerises sur un gâteau pas cuit. Elle se laisse faire, l’autre dirige la manœuvre. « On devrait mettre une serviette sur la moquette. Attends. Deux secondes. » La brune sort de l’écran et revient avec une serviette de toilette qu’elle étale par terre avant que la jeune fille se remette à genoux. « Bon, tu fermes bien les yeux, tu ne bouges pas et tu penches la tête en arrière. » On se croirait chez le coiffeur, jusqu’à ce que Monsieur debout derrière la blonde se mette à lui pisser sur le cou et les épaules. Ça coule sur la fille, il n’y a pas de dialogue. C’est déjà fini. Sans la laisser égoutter, la meneuse emmène la blonde prendre une douche. Monsieur reste seul dans le couloir, il ne bande pas et aucune extase ne paraît à l’écran.
Est-ce ainsi qu’un homme vit les dernières années de sa vie sexuelle ? Seul, menacé d’impuissance par l’âge, par l’habitude, par une épouse au caractère trop dur et aux chairs trop molles, comme un drogué dans le besoin de doses toujours plus fortes, en quête d’images toujours plus crues, de corps toujours plus étroits, de filles toujours plus jeunes jusqu’au-delà de la limite, et comme un cancéreux en phase terminale qui tente tous les charlatanismes sans vraiment y croire, finissant par se livrer aux pratiques les plus déroutantes et les plus désespérées pour arracher à la vie qui s’éteint une dernière érection avant la mort, au bout du couloir.
C’est cette blonde-là que j’ai cru reconnaître sur la photo, c’est elle le sosie de l’une des victimes de Jeffrey, qui aujourd’hui envisage de poursuivre ses héritiers pour obtenir réparation. Elle a le même type commun, répandu, générique, et le même air innocent. Je crois savoir qu’elle est repartie avec 5 000 francs à l’époque, enfin de quoi s’acheter un sac Chanel. Je ne l’ai jamais revue. Sa vie est-elle foutue ou rit-elle aujourd’hui des folies commises pendant sa jeunesse insouciante, amorale et dorée ? Garde-t-elle un petit regret du temps où l’argent était facile et le corps comme neuf après une douche à l’eau, ou est-elle rentrée dans les ordres féministes révolutionnaires ? J’aurais pu la revoir, elle aurait pu se lever un matin, réveillée par un traumatisme et un besoin de réparation, et nous l’aurions tous vue un jour à la télé avec des lunettes noires et des avocats, dans une mise en scène très américaine. J’aurais pu voir aussi en décor au JT la photo de mon client, une photo d’avant l’affaire, avec cet air tendre et bienveillant, perdu en prison après un lynchage feuilletonné par les médias, qui aurait dépecé sa famille, et précipité Monsieur dans la honte jusqu’au suicide. Ce n’est pas arrivé, mon client est aujourd’hui un grand-père attentionné et ses petits enfants peuvent grandir à l’abri de l’exhibition de sa vie sexuelle, étrange mais privée. Les petits arrangements entre une jeune fille délurée et dépensière, et un sexagénaire qui demande au bourreau une dernière petite pipe avant que le couperet ne tombe n’ont pas été exposés en place publique et dénoncés. Tant pis pour celles et ceux qui ont tant soif de justice et de transparence, elle ne sera pas étanchée par les larmes du « criminel » qui court toujours, mais plus le jupon, je le crains. La nature et la vieillesse sont sans pitié. Pas nous, nous sommes humains, et français. Nous ne vivons pas dans le monde impitoyable de Jeffrey. Pas encore.

Une saine mesure écologiste et authentiquement démocratique : se débarrasser des écolos.

Extinction Rebellion’s war on the working class

Il est évident pour ceux qui ont une cervelle que l'écologisme est une arme de classe, permettant de culpabiliser les manants et de distinguer les seigneurs, ou ceux qui se croient tels (talent de la classe dirigeante pour faire croire à ses contremaitres et à ses nervis qu'ils partagent les mêmes intérêts alors qu'en réalité, ils sont dans la même position sociale que les inférieurs assumés).

Un écolo à la mode actuelle est donc un imbécile ou un salaud (cumul possible). De nombreux exemples autour de moi.


jeudi, octobre 10, 2019

En quête de stratégie

Manif pour tous : l’urgence d’une stratégie

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Une manifestation n’a jamais constitué une action en soi : elle est une démonstration de force en vue de l’action. Et une manif qui s’achève sur l’annonce d’une ribambelle de dates, où tout le monde est censé revenir pour être (mal) compté, c’est un aveu d’échec.
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Voici le commentaire que j'ai laissé à madame Ingrid :

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Je fais le même constat que vous d’un grave manque de stratégie.

Mais il faut aussi regarder les choses en face : au moment de voter aux européennes, les bourgeois cathos, qui constituent les bataillons de la MPT, ont massivement voté Macron.

Au moment de glisser un bulletin dans l’urne, entre leurs valeurs morales et leurs valeurs mobilières, leur choix fut celui du portefeuille.

LES « CATHOS » QUI ONT VOTE EN MASSE POUR MACRON ONT UNE RESPONSABILITE DANS LA MORT DE VINCENT LAMBERT

C’est peut-être pour cela qu’il manque une stratégie : parce que cet engagement est entaché d’hypocrisie sociale. Sinon, on aurait retrouvé la MPT aux cotés des Gilets Jaunes.
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Puisque je parle des Gilets Jaunes ... ils ont le même problème : le mouvement de contestation le plus massif depuis cinquante ans a eu des effets politiques dérisoires.

Eric Zemmour est révélateur : voilà un type populaire, courageux et talentueux. Effet politique ? Proche de zéro. Il n'est même pas conseiller municipal.

Certes, il répond à cette critique en évoquant la guerre culturelle, la conquête gramscienne. C'est bien gentil, mais ça ne trompe que les gogos.

A un moment, la conquête culturelle, il faut la transformer en bon pouvoir sonnant et trébuchant. La gauche libérale-libertaire ne s'est pas contenté de faire joujou dans l'arène médiatique : elle a la majorité à l'assemblée nationale et dirige les grandes métropoles.

Les succès d'estime ont plus d'estime que de succès. En politique, il n'y a pas de deuxième place. On a le pouvoir ou on ne l'a pas.

Pour l'instant, en France, les restaurateurs (!!!!) sont aussi éloignés du pouvoir que jamais.

Complément « les grands esprits se rencontrent » :


Pesticides : la nouvelle hystérie des connards bobos-écolos

Bobo-écolos, vegans et toute cette engeance, ce sont les déshumanisateurs, une peste verte.

Comment externaliser les pesticides chez les pauvres. Le scandale derrière la pyréthrine, traitement préféré de l'agriculture bio.


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Interdire les phytosanitaires de synthèse et préférer des traitements bio ? Magnifique, à ceci près que le plus courant d’entre eux, la pyréthrine, est issue d’une fleur cultivée en Tanzanie ou en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à grand renfort de pesticides conventionnels !

[…]

En février 2016, le ministère de l’Agriculture a interdit l’emploi d’un insecticide nommé le diméthoate, suspecté d’être nocif pour les abeilles. C’était hélas le produit le plus efficace contre une mouche ravageuse des cerisiers, Drosophila suzukii. Les producteurs français ont subi de lourdes pertes. Les distributeurs, quant à eux, se sont tournés vers d’autres pays, où le diméthoate reste autorisé, en particulier la Turquie ! Le gouvernement a finalement été obligé de prendre des arrêtés pour interdire l’importation de cerises traitées avec cette substance. La production française est néanmoins en baisse de 7 % depuis 2016.
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Pesticides, enfumage et pâturage. 5 questions aux réponses inattendues.


Extraits (oui, il manque une question sur les cinq) :

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Les agriculteurs sont-ils en moins bonne santé que la moyenne de la population ?

Admettons que les phytosanitaires soient vraiment un cauchemar sanitaire. Les agriculteurs et leurs familles étant en première ligne, ils devraient être particulièrement exposés à de multiples maladies. Ce n’est pas du tout le cas. À âge égal, les paysans sont en bien meilleure santé que la moyenne de la population.


Avons-nous vraiment tous du glyphosate dans nos urines ?

Probablement, mais à dose très faible, et sans certitude sur sa provenance. Initiée par l’association Campagne glyphosate, le mouvement des Pisseurs involontaires de glyphosate (PIG) a réussi un très joli coup médiatique, en proposant à tout citoyen de faire analyser ses urines par un laboratoire en Allemagne (moyennant 80 euros, tout de même). « 100 % des analyses ont été positives », assure le site de l’association.

Peut-on réellement se passer de traitements en agriculture ?

Une année, sur une parcelle, oui. À grande échelle, personne n’y est jamais parvenu. D’où l’exception, déjà évoquée, accordée aux préparations homologuées en agriculture biologique (AB). On dénombre plus de 200 de ces phytos AB et les agriculteurs bio les emploient intensivement. En dépit du discours sur les « parcelles à l’équilibre » et l’« autorégulation de la nature », le bio est gourmand en traitement. En 2017, sur 68 000 tonnes de produits phytosanitaires vendus en France, 27 % étaient homologués AB, alors que le bio occupe seulement 6 % des surfaces cultivées.

Autrement dit, la progression régulière de l’agriculture bio fait grimper les tonnages de phytosanitaires consommés ! Bien entendu, le bio emploie de la paraffine, des huiles essentielles ou du soufre, infiniment moins toxiques, à poids égal, que les produits artificiels. Cela ne veut pas dire que les phytosanitaires AB sont sans danger. Le spinosad est toxique pour les milieux aquatiques, l’huile de neem (ou azadirachtine) est un perturbateur endocrinien avéré. Sans parler de la roténone, insecticide bio retiré du marché en 2011 quand les chercheurs se sont aperçus qu’il favorisait la maladie de Parkinson.


L’éventuelle interdiction des phytosanitaires de synthèse sonnerait-elle le glas de l’agro-industrie et le retour à une agriculture à taille humaine ?

Rien n’est moins sûr. Nombre de défenseurs de l’environnement se veulent aussi anticapitalistes et visent implicitement la fin de l’agro-industrie. Ils s’exposent à une sévère désillusion. L’interdiction des phytosanitaires de synthèse ne mène pas nécessairement à l’agriculture bio. Il y a aussi la culture sous serre, hypersophistiquée, sans pesticides et sans terre. Les légumes plongent leurs racines dans un substrat riche en nutriments. C’est ainsi que sont cultivées les tomates Savéol (qui ne manquent d’ailleurs pas de saveur). Le bio, du reste, est parfaitement compatible avec le grand capital et les exploitations géantes. Les industriels de la protection des plantes comme Bayer ou Syngenta l’ont bien compris. Ils ont tous en catalogue une gamme bio et biocontrôle (pièges à phéromones, coccinelles mangeuses de pucerons, etc.). Elle rapporte sans doute plus, à volume constant, que le glyphosate. Tombé dans le domaine public en 2000, l’herbicide honni est vendu à prix cassé par des dizaines de fournisseurs, les Chinois dominant le marché mondial.
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Soyons  clairs : l'écologie à la con genre vegan et compagnie, c'est un substitut religieux pour les connards, avec un melon de compétition (parce que, derrière tout leur cinéma, il y a l'idée qu'ils sont supérieurs au reste de l'humanité), qui vénèrent une nature qu'ils ne connaissent pas.


mercredi, octobre 09, 2019

« Un terrible affaissement de la foi chez les clercs » (2)

Dans mon billet précédent, j'ai oublié de signaler un point tant il me paraissait évident : les affaires de pédérastie dans l'Eglise.

Les bergogliens en voie d'hérésie les mettent sur le compte d'un homme de paille, un prétendu cléricalisme, qu'on est bien en peine de trouver. Tout simplement parce que les vraies causes  de ces sinistres événements sont de grosses pierres dans le jardin du Bergoglio.

Les causes des affaires de pédérastie dans l'Eglise sont claires. Ce sont des idées et des comportements promus par l'actuel pape : le relativisme moral, qui fait qu'on trouve une justification à tout (sauf à la défense de la tradition, bien entendu), la faiblesse théologique (il ne faut vraiment pas croire en l'Enfer pour se comporter ainsi) et l'éloignement de la tradition (qui fait que des barrières d'usage sautent).

Au fond, et on revient au thème du billet précédent, il faut qu'un prêtre ait une foi très chancelante pour que la peur que la foudre divine lui tombe sur la gueule ne l'empêche pas de tripoter un adolescent.

La foi n'a jamais prévenu le crime, le problème est statistique.

Un ou deux, ça peut arriver, l'humanité est ainsi. Mais un nombre aussi conséquent est bien le signe de cet affaissement de la foi chez les clercs dont je parle.

mardi, octobre 08, 2019

Il n'y a pas d'urgence écologique en occident.

Bin ouais, il n'y a pas d'urgence écologique en occident.

Trouvez moi une urgence écologique, démontrez la moi, et je vous paie une bière.

Je dis juste ça pour vous détacher de l'hystérie médiatique sur le sujet.


lundi, octobre 07, 2019

« Un terrible affaissement de la foi chez les clercs »

Synode en Amazonie : la marche sur Rome des théologiens de la libération.

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C’est pourquoi il vaut mieux trancher dans le vif en amont : il ne s’agit même plus de la question de « l’infaillibilité pontificale ». Cette dernière concerne l’enseignement du pape sur « la foi et les moeurs ». Mais nous ne sommes plus dans ce cadre ; nous avons basculé dans ce que redoutait dès la fin des années 1960 le Cardinal Daniélou: un terrible « affaissement de la foi chez les clercs » ! Quand un texte est présenté à Rome, dont les auteurs ne croient plus au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, il n’y a qu’une seule chose à dire, sans animosité: amicus Franciscus sed magis amica veritas (François est notre ami mais la vérité est une plus grande amie encore).
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Je partage le malaise d’Edouard Husson depuis longtemps. Je pense que beaucoup de clercs (j’ai tendance à penser : d’autant plus qu’ils sont plus élevés dans la hiérarchie) ne sont plus chrétiens mais vaguement déistes, branche humanisme sirupeux, voire franchement athées. Au premier rang, le pape François.

La particularité de la foi chrétienne est qu’elle est inscrite dans l’histoire. C’est plus que toute autre une religion de l’incarnation. Si on enlève du Credo les mots « sous Ponce Pilate », qui placent Jésus dans l’histoire, le récit du  Dieu fait homme, né d’une vierge, crucifié et ressuscité devient un mythe banal comme on en trouve dans les mythologies, grecque par exemple.

Cette historicité du christianisme est perpétuée par l’Eglise, grâce à la succession apostolique ininterrompue, et aussi (héritage d’Israël) par l’attachement aux nations, perpétuation dans l’ordre terrestre de l’historicité comme l’Eglise l’est dans l’ordre divin.

Autrement dit, pour être pleinement chrétien, il faut croire au Christ ressuscité mais aussi en l’Eglise en tant que corps historique du Christ et en la nation, au moins tant qu’idée. Car si on ne croit pas en la nation on ne croit pas en l’élection d’Israël et on coupe le christianisme de ses racines juives. Hérésie connue sous le nom de marcionisme.

Or, les clercs (à part quelques heureuses exceptions) donnent tous les signes (et le pape François plus que les autres) de ne plus croire ni en l’Eglise ni en la nation. En cela, il ne sont, c’est terrifiant à écrire, plus chrétiens. Ils ont supprimé « sous Ponce Pilate » du Credo. Ils se réfèrent à un mythe évanescent.

Il n’est donc pas étonnant que la principale hérésie du synode de l’Amazonie est de laisser entendre que toutes les origines et toutes les histoires se valent.

C’est désespérant, irritant, angoissant. Tout ce que vous voulez, mais pas surprenant.

Il suffisait de lire, depuis un paquet d’années, les déclarations insipides des évêques de France, assemblages d’expressions toutes faites dignes du bullshit bingo des technocrates, pour se rendre compte qu’il y avait un problème.

Le remède ? Comme d’habitude, le Christ et les Saints. Quelques évêques de bon calibre, et les cardinaux déistes seraient vite ramenés à leur insignifiance.

dimanche, octobre 06, 2019

Infiltration islamiste à la PP : les mauvaises nouvelles s'accumulent.



Le terroriste, informaticien habilité Secret Défense, avait accès à des données sensibles (par définition, sinon, aucun besoin de l'habiliter). Il se dit qu'il s'agit des adresses des fonctionnaires de police de la PP. On imagine sans difficulté l'usage qu'il a pu en faire, à qui il les a envoyées.  On ne doit pas très bien dormir en ce moment dans les familles policières.



Heureusement, les politiciens ont réfléchi à la question et s'attachent à l'essentiel :

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Et les journalistes se battent avec acharnement pour que nous soyons (dés)informés, avec un sens aigu des priorités :



Mars-Septembre 1939.

J'ai repris ma lecture de The collapse of the third republic, de William Shirer.

Après l'invasion de la Tchécoslovaquie en mars 1939, en violation des accords de Munich, il ne peut plus y avoir aucun doute : Herr Hitler n'est pas un gentleman.

Cette situation soulève le problème du courage moral et intellectuel.

Le courage moral consiste à ne pas chercher d'excuses au mal, même quand il est en position de force. A part notre ministre des affaires étrangères, Georges Bonnet, qui est un lâche au dernier degré, tous les dirigeants français et anglais de 1939 l'ont à peu près.

En revanche, le courage intellectuel, voir ce que l'on voit, reconnaître ses torts et ses erreurs et en tirer une leçon, c'est une autre histoire.

Halifax (ministre des affaires étrangères britannique dans la période cruciale entre 19138 et 1940), donne l'impression, même après 1945, de ne pas avoir compris qu'il s'était fait couillonnner par Hitler et comment.

Il est de ces intelligences étroites, qui peuvent exceller sur des points techniques mais sont incapables de prendre de la hauteur. Significativement, il prend les envolées lyriques de Churchill (dont l'intelligence est à l'opposé de la sienne : beaucoup de vision et égarement sur les détails) pour du théâtre grotesque et malséant.

Certes, elles le sont. Mais Halifax est incapable de comprendre qu'elles ne sont pas que cela.

Anecdote révélatrice de l'opposition d'intelligences Halifax-Churchill. En 1946, quand Churchill prononce à Fulton son célèbre discours sur le rideau de fer abattu sur l'Europe, Halifax, qui est encore ambassadeur aux Etats-Unis (c'est en l'expédiant à ce poste que Churchill s'en est débarrassé en 1940), lui fait la remarque qu'il s'est laissé emporter. Churchill répond que non et que, de toute façon, le communisme disparaîtra de Russie vers les années 80 !

Un type comme Halifax est un jouet dans les mains d'Hitler.

Pour Chamberlain, le jugement est moins sévère : son absence de franc soutien à Halifax et son petit soutien réticent à Churchill en mai 1940 laissent penser que, très tardivement, il a eu quelques lumières sur le machiavélisme hitlérien.

Coté dirigeants français, ce n'est pas très glorieux non plus.

Il ne s'agit pas d'idiots à proprement parler, en ce sens que ces gens sont capables, sur des sujets moins brulants, de se montrer moins épais. Mais là, leur esprit se ferme parce qu'ils n'ont pas les tripes de regarder les choses en face, et il en résulte de la bonne bêtise bien pure, sans filtre.

Nota : au cours d'une conférence fort intéressante sur Les vainqueurs, Michel Goya, interrogé sur les causes militaires de la défaite de 1940 cite l'incompétence. Il donne un exemple : lors des heures difficiles du printemps 1918, la France a toujours eu deux armées en réserve. En 1940, au bout de six jours d'offensive allemande, Gamelin n'a plus de réserves (la fameuse « plus grande surprise de ma vie » de Churchill).





samedi, octobre 05, 2019

Préfecture de Police: le déni de Christophe Castaner est une trahison. La peur d'être taxé d'islamophobe: notre principale faille de sécurité.

Préfecture de Police: le déni de Christophe Castaner est une trahison La peur d'être taxé d'islamophobe : notre principale faille de sécurité.

A mes yeux, c'est très simple : j'en reste à Saint Thomas d'Aquin, Bossuet et quelques autres. L'islam est une religion fausse, violente, mortifère et conquérante. Il est sain d'en avoir peur, de la critiquer sans esprit de recul et de se méfier de ses fidèles, pour lesquels je souhaite le meilleur et j'émets le souhait ardent qu'ils se convertissent au Christ.

L'islam, cette hérésie chrétienne hors de l'Eglise (thèse de Belloc et de Chesterton), s'est construite par opposition à l'occident. Elle est notre ennemie depuis toujours et le restera. Et inversement, l'occident s'est, au moins en partie, forgé dans cette guerre sans fin contre l'islam. Et le fait que quelques uns de nos rois se soient compromis avec la Turquie n'y change rien.

Moins il y a de musulmans en France, mieux c'est.

Tous les occidentaux qui, par angélisme, par opportunisme, par cynisme, par pusillanimité, par révolte adolescente, par connerie bien compacte, consciemment ou inconsciemment, volontairement ou involontairement, qu'ils soient président, pape, simple fonctionnaire ou particulier lambda, favorisent l'arrivée de musulmans et l'installation de pratiques musulmanes en occident sont des traitres et doivent être châtiés comme tels, en proportion du degré de leur crime.

Je peux difficilement être plus clair.

Addendum :

Tandonnet est habituellement un mou-mou, mais là, on sent que, comme à de nombreux Français, la moutarde lui monte au nez :

Le déshonneur de la France d’en haut

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A l’image de ce grand concert de béatitude ou de dissimulation, une petite phrase entendue sur une grande chaîne de radio nationale, d’un expert attitré : « les chiens qui attendent ou espèrent ou prient – un autre dieu – pour que l’auteur de l’acte soit un islamiste ». Les chiens, c’est-à-dire les gens, la vile multitude, la populace, la lie populiste, la majorité silencieuse qui n’attendait rien, n’espérait rien, ne priait aucun dieu, mais par delà ce grand enfumage, n’avait guère de doute sur la nature des événements, comme épouvantée par le spectacle officiel d’aveuglement et de lâcheté… Pourquoi ce grand naufrage de la France d’en haut dans l’obscurantisme volontaire: volonté obsessionnelle de sauver, dans un mouvement de panique, ce qui peut encore l’être de son idéologie du nouveau monde optimiste et bienheureux, de l’avenir radieux post national .
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Massacre à la Préfecture de Police : le vertige face à l’ampleur des fautes accumulées par les autorités.

MASSACRE DE LA PRÉFECTURE : LE NIHILISME INSUPPORTABLE DES BELLES ÂMES

Massacre à la Préfecture de Police : le vertige face à l’ampleur des fautes accumulées par les autorités.


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Ambroise de Rancourt : Je ne sais pas de quelles conséquences sera suivi l’attentat de la préfecture de police de Paris. Comme d’habitude, je vais espérer que ce sera l’acte de trop, celui par lequel le lent et douloureux suicide de mon pays prendra fin. Quatre fonctionnaires servant la France, saignés comme des animaux, par une personne au sujet de laquelle la première urgence consiste à relativiser, sinon écarter, cette si sulfureuse et polémique « radicalisation ». Il ne faudrait pas déranger. Et Mélenchon qui consacre sa revue d’actualité de la semaine à la scandaleuse infraction à la laïcité de l’Etat que constitue la cérémonie à Saint-Sulpice pour Chirac – pas un mot, en revanche, sur le happening de la Ligue islamique mondiale, en France, où les bourreaux de Raif Badawi s’affichent en toute quiétude avec de hauts représentants de l’Etat. Et les porte-parole du gouvernement qui expliquent qu’il ne faudrait quand même pas faire d’amalgame. Les ricaneurs ricanent, les aveugles continuent de ne pas voir, les complaisants se complaisent. Il est vraiment temps que ce suicide collectif, constitué du chapelet parfois bruyant et sanglant des meurtres, parfois de l’accumulation silencieuse des petits accommodements et des regards tournés vers le sol, cesse.

Cette lâcheté est vraiment, et je le dis après avoir déjà eu une certaine patience, depuis plusieurs années que je suis le sujet de près, insupportable, et me fait honte pour mon pays.



Xavier Raufer : Vanité des entreprises humaines... Tout débutait si bien : la meute média-antifa aux trousses d'Éric Zemmour... L'amorce d'un dialogue détendu-convivial sur l'immigration lancé par l'Élysée. Soudain, le vrai monde anéantit tout cela avec fracas. Car si la moitié de ce qu'on lit sur la tuerie de la Préfecture de police est vrai - nous y revenons - la sécurité de la France, la confiance des Français en leur État, seront gravement affectés. Le philosophe Clément Rosset édicta naguère que "la réalité est insupportable, mais irrémédiable" : nous y voilà.

Résumons : un individu depuis dix ans fasciné par l'islam... converti depuis deux ans peut-être... habilité au secret-défense... niché au cœur informatique du service opérant le renseignement d'une capitale mondiale majeure... Aussi : on ne compte plus les missions ultra-sensibles récemment confiées à la DRPP, de par sa taille réduite, son étanchéité et son esprit de corps. Les dégâts potentiels sont vertigineux.

Quand vos chefs prônent le politiquement-correct ; quand cent stages vantent l'idéal du vivre-ensemble et l'horreur de la discrimination ; quand toute blague déclenche la foudre ; s'inquiéter d'un collègue infirme et Antillais est ardu. Preuve, la réaction de l'État : le piteux Castaner bredouille que tout est normal et une péronnelle de la présidence suggère d'éviter les amalgames. Quand ces réactions émanent du sommet d'un État fort pyramidal, sa base évite tout propos malsonnant - comment lui donner tort ?

Brutal résultat – le protocole de la médecine d'urgence vaut pour le renseignement : toujours envisager le pire. Nul catastrophisme, mais seul moyen de sauver le patient. Et si M. H. était une taupe islamiste ? Qu'a-t-il transmis et à qui, des bases numériques de la DRPP ? Y a-t-il logé un logiciel-malveillant, cheminant ensuite - vers où ? On imagine la réaction des services alliés. Au pire, tout ou partie de l'informatique de la DRPP est à revoir.



Eric Verhaeghe : Cette fois-ci, le déni est terrible. On a tous entendu Christophe Castaner et Sibeth Ndiaye expliquer que rien ne permettait de présager l'action de cet informaticien habilité au secret défense et employé dans les services de renseignement. Mais le Parisien a révélé qu'il avait fait l'objet d'un signalement à sa hiérarchie en 2015 pour dérive radicale. Il semble que la machine administrative n'en ait pas tenu compte. En termes de gestion publique, ce hiatus entre les propos du gouvernement et la réalité est redoutable, parce qu'il donne à l'opinion publique le sentiment que la situation n'est pas sous contrôle.

Ce sentiment est apparu très nettement avec l'affaire Lubrizol. Alors qu'une usine Seveso seuil haut était en feu, provoquant nausées et vomissements dans la population, le gouvernement est resté sourd et aveugle face aux évidences en expliquant que les fumées ne présentaient pas de toxicité inquiétante. La réaction incrédule de la population devrait alerter les pouvoirs publics, d'autant que l'émission de dioxine est désormais attestée, ce qui dément les propos des ministres. La même semaine, le même sketch reprend. Alors qu'un fonctionnaire de nos services de renseignement égorge l'un de ses collègues sur son lieu de travail, à savoir la Préfecture de police, ce qui n'est pas rien, deux ministres interviennent immédiatement pour tenir des discours qui manquent singulièrement de prudence, et qui sont démentis dans la journée par la presse.

Le discrédit guette [il est gentil !]. Quand, sur deux affaires majeures en un laps de huit jours, des ministres sont pris en flagrant délit d'erreurs sur des faits et dans l'appréciation de leur gravité, la conséquence est bien connue: ils perdent toute crédibilité, et c'est l'équipe entière d'Edouard Philippe qui est désormais menacée de discrédit.
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Vous connaissez mon analyse : invasion musulmane + Etat déliquescent = guerre civile. En revanche, je conteste que cette guerre soit perdue d'avance, comme le prétendent certains.



Psychose climatique : la solution, manger les bébés.

Lors d'un meeting démocrate, une militante pète les plombs. Pour résoudre la crise climatique, il faut manger les bébés !



Quand je vous dis que nous vivons dans une société qui rend fou ...

Evidemment, nous la cultivons, cette folie, à force d'agiter des peurs millénaristes débiles pour détourner l'attention d e la vraie catastrophe, notre déshumanisation.

La censure, toujours plus loin.

Le discours de Zemmour à la convention de la droite a été supprimé par YouTube.

Heureusement que j'en avais publié le texte.

Mais le fait demeure : la censure progressiste progresse.

Ils ne sont plus crédibles. Et alors ?

Hier, l'attaque au couteau à la préfecture de police de Paris. Tous ceux qui parlent dans le poste, journalopes et politocards remarquablement unis, nous causaient de déception sentimentale ou de conflit professionnel. La piste de l'attentat musulman était peu ou pas évoquée, avec un dégoût évident. Sous-entendu, elle relève des ignobles fantasmes zemmouriens.

Evidemment, l'attaque au couteau suggérait à toute personne honnête et saine d'esprit que l'attentat musulman était la première piste à considérer. Mais pas pour ceux qui causent dans le poste.

Et aujourd'hui, on apprend, ô surprise, qu'en fait, la piste terroriste musulmane est privilégiée par les enquêteurs.

Ces gens là ne sont plus crédibles. Mais il faut comprendre que ça n'a aucune importance.

En effet, ce qui compte en politique, c'est la parole publique, ce que tout le monde sait que tout le monde sait et, donc que tout le monde peut dire et débattre. Tout ce qui n'est pas dans le débat public n'existe pas politiquement, même si les sujets exclus sont les préoccupations de la majorité de la population. C'est ainsi qu'en pleine déliquescence de notre société, le parlement débat de manipulations génétiques et anthropologiques pour complaire à une infime minorité de cinglés.

Peu importe que 80 % des gens pensent que la parole publique est débile, tant que les dominants en gardent le monopole, ou le quasi-monopole.

D'où l'importance de réduire les dissidents comme Zemmour au silence ou, au moins, de les mettre en position d'infériorité, d'illégitimité, permanente.

Nous sommes dans les fers, quoique nous en pensions, quelles que soient notre rancoeur et notre colère.

A moins qu'un dissident arrive à s'imposer dans le débat public malgré tous les obstacles, comme Trump avec Twitter.

vendredi, octobre 04, 2019

Un grand moment de dégueulasserie télévisuelle.






Tout est affligeant dans ce tribunal stalinien pour mous du bulbe : le deux contre un, les faux amis en réalité vrais faux-jetons, les précautions oratoires de merde, les arguments indigents, l'ambiance tribunal. En un mot, la bassesse.

Naulleau et Bouton n'ont jamais fait un tel tribunal pour un gauchiste.

D'ailleurs, ces lâches n'ont pas vraiment contredit Zemmour, ils se sont contentés de se servir de lui pour signaler qu'ils appartenaient au camp du Bien, probablement l'essentiel à leurs yeux.

Le courage, pour Bouton et Naulleau, aurait été de dire : « La direction de la chaine nous a demandé de faire ton procès. Bien entendu, nous avons refusé. Ta liberté de parole ne se discute pas et tu n'as pas à te justifier devant qui que ce soit, et surtout pas nous. Passons à la suite de l'émission ». Nous en sommes très loin. Le courage, l'honneur, la droiture, pas leur truc.

Je n'ai jamais pris Zemmour pour un génie, j'ai avec lui de nombreux désaccords, notamment sur Pétain. Mais là, par rapport à ces gnomes grimaçants, c'est un aigle intellectuel et, encore plus, moral. Lui, ce n'est pas à deux contre un qu'il se bat, mais à un contre deux, trois, quatre, cinq ...

Il y a du Cyrano dans Zemmour. Ce n'est pas tout à fait laudateur : Cyrano se complait dans l'échec. C'est mon reproche de fond à Zemmour. Mais, tout de même, bravo l'artiste.

jeudi, octobre 03, 2019

Texte intégral du discours d’Eric Zemmour à la Convention de la Droite


En lisant ce discours de haute tenue, encore plus qu'en l'entendant, je comprends pourquoi les maitres censeurs veulent faire taire Eric Zemmour : le talent de cet homme est dangereux.

Le reproche que je lui fais, moi qui l'apprécie, est l'exhaustivité de son désespoir : le désespoir n'est pas français. Jeanne d'Arc n'a pas désespéré, De Gaulle n'a pas désespéré. Certes, leur situation était moins grave qu'aujourd'hui : le peuple français n'était pas menacé de disparition, seulement de servitude.

L'espoir français, c'est le christianisme. La France est chrétienne jusqu'au fond des tripes, elle ne redeviendra elle-même qu'en redécouvrant le Christ. Bien sûr, ce n'est pas avec l'Eglise du pape franc-maçon Bergoglio et des bourgeois cathos du XVIème qui votent Macron que cette conversion arrivera, c'est un autre motif de désespoir. Mais l'espérance est une flamme qui ne s'éteint pas.

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« Bonjour. Ah oui, vous êtes nombreux quand même ! Je… je ne m’y attendais pas, on m’avait prévenu mais je n’y croyais pas. Tous ces gens qui viennent quand on leur parle de convention des droites, d’union des droites, de rassemblement de toutes les droites, de rassemblement populaire et même – qui sait ? – populiste, d’alliance entre le Rassemblement National et les Républicains et même de rassemblement des populistes avec des dissidents de France Insoumise, donc tous ces mots interdits, impossibles. On m’avait dit que les gens aimaient les chimères, mais je ne croyais pas que ce fût à ce point.

Non, vous vous croyez où franchement ? Aux États-Unis ? En Hongrie ? En Pologne ? En Italie ? En Autriche ? Non mais vous croyez vraiment que vous allez échapper au second tour Marine-Macron et à la réélection de Macron ?

Vous n’êtes pas sérieux, pas raisonnables, vous n’y croyez pas quand même ? Je sais que Joseph de Mestre disait que le peuple français était le plus facile à tromper, le plus difficile à détromper, le plus puissant à tromper les autres, mais enfin quand même ! C’est réglé, c’est plié, vous êtes venus pour rien. Circulez, il n’y a rien à voir ! Vous savez que vous êtes en France quand même et qu’en France on a la droite la plus bête du monde. Vous savez quand même que c’est breveté dans le monde entier. On est le pays des droits de l’homme et la droite la plus bête du monde. Ça va ensemble.

Non, vraiment, vous n’êtes pas raisonnables. Et puis, j’ai bien lu le thème de la Convention : « Comment trouver une alternative au progressisme ? » Comment et pourquoi chercher une alternative au progressisme ? N’entendez-vous pas dans ce terme doux le nom de progrès ? Songez-vous au sort de nos ancêtres paysans qui souffraient de la famine et à Louis XIV martyrisé par les médecins de Molière ?

Non, vous n’êtes pas sérieux, pas raisonnables. Le progrès, c’est la grande affaire de notre temps, la grande religion de notre temps. Autre chose que Jésus Christ ou Moïse. Et depuis deux siècles, vous vous rendez compte ? Comment refuser le progrès qui nous tend les bras ? Comment ne pas louer cette magnifique révolution industrielle qui a permis la boucherie de Verdun ? Comment ne pas louer cette science qui nous a donné la bombe atomique ? Comment ne pas s’extasier devant la sublime Révolution française qui a donné la Terreur et ces lendemains qui chantent communistes qui ont donné le goulag ? Oui, franchement, comment ne pas être progressiste ?

Ah, il faut dire qu’on a longtemps hésité. Il y avait de quoi. À côté de ces massacres, si progressistes, il y avait aussi les antibiotiques, la pénicilline, la sécurité sociale et la cortisone pour la voix.

Mais depuis quelques décennies, la moindre hésitation n’est plus possible. Le progressisme n’est plus discutable. Le règne de l’individu libre a abattu les vieilles barrières entre les humains et les anciens préjugés. Le patriarcat est mort et les femmes sont libérées de millénaires d’oppression. Les esclaves ont été sortis de leurs fers, Caroline de Haas et Rokhaya Diallo sont reines du monde. C’est quand même autre chose que Bonaparte et Victor Hugo.

La mondialisation heureuse a fait sortir des centaines de millions de Chinois ou d’Africains de la misère. Et tant pis si elle a fait plonger des dizaines de millions d’Occidentaux dans la pauvreté et le chômage. Chacun son tour. Après tout, les ouvriers blancs ont bien profité de la colonisation et de l’échange inégal. Il n’est que justice qu’ils paient.

Les beautés du progrès le plus récent me laissent chaque jour plus ébahi.

Comment ne pas être séduits par ce vent de liberté qui règne sur la France et sur l’Occident ? Comment ne pas approuver toutes ces lois qui sanctionnent la pensée et la parole car on est bien plus libre en pensant bien et en taisant des pensées mauvaises ?

Comment ne pas être heureux de voir ces hommes au système pileux abondant qui peuvent enfin avouer leur vraie nature de femme, de voir ces femmes qui n’ont plus besoin du contact dégoûtant des hommes pour faire des bébés, de voir ces mères qui n’ont plus besoin d’accoucher pour être mère ? Comme dit la magnifique Agnès Buzyn, « une femme peut être un père ».

Comment ne pas être emporté par le niveau brillant des copies de ces innombrables bacheliers qui s’amoncellent chaque année ?

Comment repousser le charme entêtant de ce langage inclusif avec tous ces petits points qui ressemble au petit train de notre enfance ?

Comment ne pas goûter l’inventivité verbale de nos maîtres : « féminicide », « préjugé genré », « lutte intersectionnelle », « femme racisée » ? Ce sabir magnifique que seuls des ringards refusent d’adopter.

Comment ne pas être ébloui par l’élégance des tenues de notre ministre préférée, Sibeth N’Diaye, sommet de la distinction française ?

Comment ne pas se pâmer devant un art contemporain dont la beauté renvoie aux poubelles de l’histoire tous nos grands peintres du passé ?

Et comment ne pas s’extasier devant la plume si élégante d’une Christine Angot qui fait passer Voltaire et Stendhal pour d’obscurs tâcherons ?

Oui, sans oublier le génie de nos architectes d’aujourd’hui à côté de qui Gabriel ou Lebrun sont des besogneux académiques.

Non, vraiment, vous n’êtes pas raisonnables. Mais, parce que je me suis déplacé et que vous êtes nombreux, je peux quand même essayer de vous aider.

Pour trouver une alternative au progressisme, il faudrait d’abord le définir. Enfin, c’est ainsi qu’on nous apprenait jadis à travailler. Je vous propose une définition :

Progressisme : la religion du progrès, un millénarisme qui fait de l’individu un dieu et de ses volontés jusqu’aux caprices un droit sacré et divin.

Le progressisme est un matérialisme divinisé qui croit que les hommes sont des êtres indifférenciés, interchangeables, sans sexes ni racines, des êtres entièrement construits comme des Lego et qui peuvent être donc déconstruits par des démiurges.

Le progressisme est un messianisme sécularisé, comme le furent le jacobinisme, le communisme, le fascisme, le nazisme, le néolibéralisme ou le droit-de-l’hommisme.

Le progressisme est une révolution. D’ailleurs, souvenez-vous, le livre de campagne de notre cher Président s’appelait Révolution. Une révolution ne supporte aucun obstacle, aucun retard, aucun état d’âme. Robespierre nous a appris qu’il fallait tuer les méchants. Lénine et Staline ont rajouté qu’il fallait aussi tuer les gentils.

La société progressiste au nom de la liberté est une société liberticide. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Le cri de Saint-Just est toujours à son programme. Depuis les Lumières, depuis la Révolution française, depuis la révolution de 17, jusqu’à même la IIIe République avec ses radicaux franc-macs, jusqu’à aujourd’hui, c’est toujours le même progressisme : la liberté, c’est pour eux, pas pour les autres. La liberté, eux seuls peuvent l’apprécier et en user. La liberté, eux seuls en sont dignes.

Nous croyons être sortis de cet engrenage funeste, alors que nous y sommes rentrés. C’est que notre dictature a pris des couleurs inusitées et que nos maîtres ont eu l’habileté de conserver les formes de la démocratie pour mieux les vider de l’intérieur.

Pour servir ce pouvoir tyrannique et nous imposer cette idéologie diversitaire, comme l’appelle joliment mon ami Bock-Côté, on a mis en place un appareil de propagande qui réunit la télévision, la radio, le cinéma, la publicité, sans oublier les chiens de garde d’Internet. Son efficacité fait passer Goebbels pour un modeste artisan et Joseph Staline pour un débutant timoré.

Le progressisme, c’est l’omniprésence de la parole soi-disant libre, servie par une technologie d’une puissance de diffusion jamais vue dans l’histoire mais en même temps, comme ils aiment dire, un appareil répressif de plus en plus sophistiqué pour la canaliser et la censurer.

D’un côté, les libéraux et le marché ont ouvert nos pays aux grands vents du libre-échange mondialisé, abattant frontières et petits commerces, transformant les anciens citoyens en consommateurs individualistes et quasi hystériques, soumis aux injonctions des publicitaires et des grandes entreprises.

De l’autre, l’extrême-gauche a troqué son marxisme et son bréviaire de la lutte des classes pour la sainte cause des minorités, qu’elles soient sexuelles ou ethniques, et a remplacé la rue et les barricades par les prétoires.

Les juges, conditionnés par la propagande de gauche dès l’école de la magistrature, sont devenus les relais et souvent les complices des associations diverses à qui ils servent de bras armés pour racketter les dissidents et terroriser la majorité autrefois silencieuse et aujourd’hui tétanisée.

Tous ceux qui se sentaient à l’étroit dans l’ancienne société régie par le catholicisme et le Code civil, tous ceux à qui on avait fait miroiter une libération et qui y avaient légitimement cru, les femmes, les jeunes, les homosexuels, les basanés, les juifs, les protestants, les athées, tous ceux qui se sentaient une minorité mal vue au sein de la majorité des mâles blancs hétérosexuels catholiques et qui ont joyeusement déboulonné la statue au rythme saccadé des déhanchements de Mick Jagger, tous ceux-là ont été les idiots utiles d’une guerre d’extermination de l’homme blanc hétérosexuel.

Non pas un mouvement de libération des femmes. Non pas un combat pour l’égalité entre hommes et femmes. Non pas même un abaissement de tous les mâles au nom d’une revanche universelle contre le patriarcat. Rien de tout cela.

Le seul ennemi à abattre, c’était l’homme blanc hétérosexuel catholique.

Le seul à qui on fait porter le poids du péché mortel de la colonisation, de l’esclavage, de la pédophilie, du capitalisme, du saccage de la planète, le seul à qui on interdit les comportements les plus naturels de la virilité depuis la nuit des temps au nom de la nécessaire lutte contre les préjugés de genre, le seul à qui on arrache son rôle de père, le seul qu’on transforme au mieux en seconde mère ou au pire en gamète, le seul qu’on accuse de violences conjugales, le seul qu’on balance comme un porc.

On voue aux gémonies un Bernard Pivot parce qu’il évoque sa jeunesse éprise de jolies Suédoises et on pardonne tout au rappeur qui insulte et appelle au viol, voire au meurtre des femmes blanches.

Je vous invite à lire la prose des indigénistes, des féministes racisées, des luttes intersectionnelles qui gangrènent nos facs après avoir pourri les plus grandes universités américaines. Que disent-elles ? Qu’elles sont d’abord noires ou arabes ou musulmanes. Qu’elles appartiennent à leur race – oui, oui, elles, elles ont le droit d’employer le mot -, à leur religion – l’islam -, à leur pays – en tout cas celui de leurs parents. Qu’elles n’ont que faire d’une solidarité avec des femmes qui sont d’abord pour elles des femmes françaises, des bourgeoises et surtout des Blanches. Que leurs hommes sont ce qu’ils sont, avec leurs défauts, leurs énormes préjugés de genre, et même leurs violences. Mais qu’ils sont ainsi non parce qu’ils sont des hommes, mais parce qu’ils ont été dominés et asservis par l’homme blanc. Que leur seul ennemi est l’homme blanc. Et qu’elles ont besoin de leurs hommes pour l’abattre.

Celles-là ont compris l’évolution du rapport de force. L’homme blanc hétérosexuel catholique n’est pas attaqué parce qu’il est trop fort, mais parce qu’il est trop faible, non parce qu’il est assez tolérant, mais parce qu’il l’est trop. C’est le faible et humaniste Louis XVI qu’on guillotine, pas l’inflexible et puissant Louis XIV.

Il faut donc sonner l’hallali, achever la bête blessée. Cioran nous avait prévenus : « Tant qu’une nation a conscience de sa supériorité, elle est farouche et respectée. Dès qu’elle ne l’a plus, elle s’humanise et ne compte plus. »

Tant que les féministes blanches continuent de les rejoindre dans ce seul combat contre l’homme blanc hétérosexuel, elles sont les bienvenues. De même pour les mouvements homosexuels, LGBTQ et autres XYZ. Dès que tous ceux-là ne veulent plus se cantonner à cette seule lutte à mort entre les races et les religions, ils redeviennent, tels le carrosse de Cendrillon redevenant citrouille, que des sales Blanches bourgeoises.

Formidable, exceptionnelle réussite ! Nos progressistes, si brillants, si arrogants, si férus d’avenir et se souciant du passé comme de leur dernier iPhone, qui croyaient avoir dépassé le stade archaïque de la guerre des nations et de la guerre des classes, nous ont ramenés à la guerre des races et à la guerre des religions. Ils ont ramené l’avenir à Charles Martel et au siège de Vienne de 1683, ils ont ramené l’avenir à la guerre du feu.

Nous sommes ainsi pris entre l’enclume et le marteau de deux universalismes qui écrasent nos nations, nos peuples, nos territoires, nos traditions, nos modes de vie, nos cultures : d’un côté, l’universalisme marchand qui, au nom des droits de l’homme, asservit nos cerveaux pour les transformer en zombies déracinés ; de l’autre, l’universalisme islamique qui tire profit très habilement de notre religion des droits de l’homme pour protéger son opération d’occupation et de colonisation de portions du territoire français qu’il transforme peu à peu, grâce au poids du nombre et de la loi religieuse, en enclaves étrangères, en ce que l’écrivain algérien Boualem Sansal, qui a vu les islamistes en Algérie opérer ainsi dans les années 80, appelle des « Républiques islamiques en herbe ».

L’universalisme droits-de-l’hommiste nous empêche de nous défendre au nom d’un individualisme borné qui ne voit pas que ce ne sont pas des individus qui sont en cause mais des grandes masses, que ce sont des civilisations qui s’affrontent sur notre sol dans un combat millénaire et non pas des individus qui se côtoient dans le court laps de leur vie sur terre. Ces soi-disant libéraux ont oublié la leçon d’un de leurs maîtres les plus réputés, Benjamin Constant, qui disait : « Tout est moral chez les individus, tout est physique dans les masses. Un individu est libre parce qu’il n’a en face de lui que d’autres individus de même force. Dès qu’il entre dans une masse, il n’est plus libre. »

Ces deux universalismes sont à la fois rivaux et complices. Le marché s’adapte à tout tant qu’il peut faire du profit. Il a placé ses hommes à la tête de l’État pour utiliser son monopole de la contrainte légitime comme bras armé. Ainsi l’État français, qui fut le génie bienveillant des populations françaises, qui le protégeait des féodaux et des prédateurs étrangers, qui fit de ce peuple rassemblé sur le territoire entre la Méditerranée et l’Atlantique la grande nation crainte dans toute l’Europe et le monde entier, est devenu, par un retournement incroyable, l’arme de destruction de la nation et l’asservissement de son peuple, du remplacement de son peuple par un autre peuple, une autre civilisation.

Ces deux universalismes, ces deux mondialismes, sont deux totalitarismes.

Puisque nos grandes consciences progressistes, puisque nos médias et jusqu’à notre président de la République lui-même aime tant les années 30, on va leur en donner. On va faire une comparaison avec cette époque.

Nous vivons sous le règne d’un nouveau pacte germano-soviétique. Nos deux totalitarismes s’allient pour nous détruire avant de s’entre-déchirer ensuite. C’est leur objectif commun, leur Graal. Aux libéralistes droits-de-l’hommistes, les métropoles. À l’islam, les banlieues.

Les uns servent pour l’instant de domestiques aux autres : livreurs de pizza, taxis, nounous, cuisines de restaurant et drogues. Les autres protègent leurs domestiques de leurs pouvoirs médiatique et judiciaire contre la détestation sourde de ce peuple français qu’ils vomissent, les uns et les autres, les uns parce qu’ils sont français et pas américains, les autres parce qu’ils sont de culture catholique et pas musulmane.

De nombreux bons esprits ont comparé ces dernières années l’Union européenne à la défunte Union soviétique et l’arme monétaire de la BCE aux chars du Pacte de Varsovie lancés au service de la doctrine Brejnev de la souveraineté limitée. On voit actuellement en Italie, en Angleterre comment les parlements et les juges combattent avec une rare efficacité la volonté des peuples. Le droit et les procédures soi-disant constitutionnels contre la liberté des peuples. On est revenu en plein dans les régimes qui se prétendaient eux aussi démocraties populaires.

Quant à l’islam, nous avons l’embarras du choix. Dans les années 30, les auteurs les plus lucides qui dénonçaient le danger allemand comparaient le nazisme à l’islam. Oui, l’islam, ils disaient l’islam et personne ne leur reprochait de stigmatiser l’islam. À la limite, beaucoup trouvaient qu’ils exagéraient un petit peu. Bien sûr, disaient-ils, le nazisme est parfois un peu raide et intolérant, mais de là à le comparer à l’islam…

Quelques années plus tard, après-guerre, un autre totalitarisme, le communisme, menaçait. Et la même comparaison revint au goût du jour. Maxime Rodinson, un des plus grands spécialistes de l’islam, disait : « C’est un communisme avec Dieu. » Toujours cette même comparaison, cette même obsession, diront certains.

Alors, je sais, on va m’accuser d’islamophobie, j’ai l’habitude. On sait tous que ce concept fumeux d’islamophobie a été inventé pour rendre impossible la critique de l’islam, pour rétablir la notion de blasphème au profit de la seule religion musulmane. Une notion de blasphème abolie, je le rappelle, en 1789. Mais les progressistes qui sacralisent la Révolution ne sont pas à une contradiction près et sont prêts à bazarder un de ses acquis pour protéger leur cher islam.

Ce que nos progressistes ne parviennent pas à comprendre, c’est que l’avenir n’est pas régi par des courbes économiques, mais par des courbes démographiques. Celles-ci sont implacables.

L’Afrique, qui était une terre vide de 100 millions d’habitants en 1900, sera une terre pleine à ras bord de 2 milliards et plus en 2050. L’Europe, qui était alors une terre pleine de 400 millions d’habitants – quatre fois plus – n’est montée qu’à 500 millions – un pour quatre. Le rapport s’est exactement inversé.

À l’époque, le dynamisme démographique de notre continent a permis aux Blancs de coloniser le monde. Ils ont exterminé les Indiens et les Aborigènes, asservi les Africains. Aujourd’hui, nous vivons une inversion démographique qui entraîne une inversion des courants migratoires qui entraîne une inversion de la colonisation. Je vous laisse deviner qui seront leurs Indiens et leurs esclaves. C’est vous.

À chaque vague démographique correspond son drapeau idéologique. La France du XVIIIe siècle – on l’appelle à l’époque la Chine de l’Europe – conquiert le continent avec les droits de l’homme. L’Angleterre du XIXe siècle victorien et ses neuf enfants par famille légitime son impérialisme par la supériorité raciale du Wasp (White Anglo-Saxon Protestant). Les Allemands de la fin du XIXe siècle inventent le pangermanisme – déjà racialiste – puis le nazisme pour légitimer leur poussée vitale vers l’Est.

Cette fois-ci, le vitalisme démographique africain a un drapeau tout trouvé : l’islam. L’islam qui avait déjà été le drapeau de l’Orient contre la Grèce de l’Antiquité, le christianisme, reprend du service. Ah, il n’a pas changé depuis le Moyen Âge, il est prêt à l’emploi pour nous vaincre avec nos droits de l’homme et nous dominer avec sa charia, comme disait le prédicateur al-Qaradawi.

« Nous sommes arrivés aujourd’hui au temps des conséquences et de l’irréparable », disait Drieu la Rochelle dans les années 30. En France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés – je ne dis pas « créés » mais « aggravés » – par l’immigration : école, logement, chômage, déficits sociaux, dette publique, ordre public, prisons, qualifications professionnelles, urgences aux hôpitaux, drogues ; et tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. C’est la double peine.

Tous les économistes nous expliquent doctement que l’économie est d’abord une affaire de confiance. Or le grand sociologue américain Robert Putnam a démontré que la confiance entre les gens diminuait au fur et à mesure que la société était moins homogène ethniquement et culturellement. Mais on continue à nous seriner que l’immigration est une richesse. Cherchez l’erreur.

La question qui se pose donc à nous est la suivante : les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? Si oui, ils méritent leur colonisation. Si non, ils devront se battre pour leur libération. Mais comment se battre ? Où se battre ? Sur quoi se battre ?

Se battre comme certains l’ont fait depuis des années, courageusement, avec les vieux mots de la République – la laïcité, l’intégration, l’ordre républicain ? Malheureusement, ces mots n’ont plus de sens. Immigration, intégration, délinquance, incivilité, vivre-ensemble, et même assimilation, République, valeurs républicaines, État de droit, tout cela ne veut plus rien dire. Tout a été retourné, dévoyé, vidé de son sens. Les vieux socialistes comme Jaurès ou Blum n’appelleraient plus République ce que nous appelons aujourd’hui République. Tous ceux qui s’accrochent encore à ce vieux langage républicain sont aussi désuets que le fut Charles X lorsqu’il voulut à l’aube de son règne rétablir le sacre d’antan à la manière de ses ancêtres rois absolus. Il fut ridicule car entre-temps la Révolution et l’Empire avait tout balayé.

Les débats idéologiques contemporains sont comme les chansons d’aujourd’hui : des reprises des tubes des années 80. Laïcité ou liberté, intégration ou assimilation, droit d’asile, ouverture ou fermeture, ils ne correspondent plus à notre époque. Ces questions, ces débats sont dépassés, désuets, obsolètes. Des questions mortes qui errent encore comme les âmes mortes de Gogol.

L’immigration, c’était naguère venir d’un pays étranger pour donner à ses enfants un destin français. Aujourd’hui, les immigrés viennent en France pour continuer à vivre comme au pays. Ils gardent leur histoire, leurs héros, leurs mœurs, leurs prénoms, leurs femmes qu’ils font venir de là-bas, leurs lois qu’ils imposent de gré ou de force aux Français de souche qui doivent se soumettre ou se démettre, c’est-à-dire vivre sous la domination des mœurs islamiques et du halal ou fuir.

Ainsi se comportent-ils comme en terre conquise, comme se sont comportés les Pieds-noirs en Algérie ou les Anglais en Inde : ils se comportent en colonisateurs. Les caïds et leurs bandes s’allient à l’imam pour faire régner l’ordre dans la rue et dans les consciences selon la vieille alliance du sabre et du goupillon, en l’occurrence la kalach et la djellaba. Il y a une continuité entre les viols, vols, trafics jusqu’aux attentats de 2015 en passant par les innombrables attaques au couteau dans les rues de France. Ce sont les mêmes qui les commettent, qui passent sans difficulté de l’un à l’autre pour punir les kouffars, les infidèles. C’est le djihad partout et le djihad pour tous et par tous.

Tous les ministres de l’Intérieur depuis trente ans jouent les matamores pour combattre les trafics de drogue dans les banlieues et prétendent restaurer l’ordre républicain. Ils ne comprennent pas que pour restaurer l’ordre républicain dans les quartiers, il faut d’abord ramener la France dans ces enclaves étrangères.

Dans la rue, les femmes voilées et les hommes en djellaba sont une propagande par le fait, une islamisation de la rue, comme les uniformes d’une armée d’occupation rappellent aux vaincus leur soumission.

Au triptyque d’antan « immigration, intégration, assimilation » s’est substitué « invasion, colonisation, occupation ».

J’aime la formule de Renaud Camus : « Entre vivre et vivre ensemble il faut choisir ». La question est donc aujourd’hui celle du peuple. Le peuple pour refaire une nation. Le peuple français contre les universalismes qu’ils soient marchands ou islamiques. Le peuple français contre les cosmopolites citoyens du monde qui se sentent plus proches des habitants de New York ou de Londres que de leurs compatriotes de Montélimar ou de Béziers et le peuple français contre l’universalisme islamique qui transforme Bobigny, Roubaix, Marseille en autant de Républiques islamiques et qui brandit les drapeaux algériens ou palestiniens lorsque son équipe de football gagne, enfin son équipe de cœur, l’équipe du pays de leurs parents, pas l’équipe de leur carte d’identité ou de leur carte vitale.

Nous devons tout remettre sur pied.

Nous devons nous affranchir de la religion des droits de l’homme puisqu’elle a oublié qu’elle s’adressait aussi aux citoyens. Lamartine écrivait dans l’Histoire des Girondins : « Quand il y a contradiction entre des principes et la survie de la société, c’est que ces principes sont faux car la société est la vérité suprême. »

Nous devons nous affranchir des pouvoirs de nos maîtres : médias, universités, juges.

Nous devons restaurer la démocratie qui est le pouvoir du peuple contre la démocratie libérale qui est devenue le moyen au nom de l’État de droit d’entraver la volonté populaire.

Nous devons abolir les lois liberticides qui au nom de la non-discrimination nous rendent étrangers dans nos propres pays.

Nous devons au contraire partout remettre à l’honneur le principe de la préférence nationale qui n’est rien d’autre que le fondement d’une nation qui n’a de raison d’être que si elle privilégie les siens au détriment des autres.

Nous devons assumer notre conception de l’écologie, celle qui défend d’abord la beauté de nos paysages, de nos sites, de notre art de vivre, de notre culture, de notre civilisation.

Bien sûr, nous devons être conservateurs, et conservateurs de notre identité, mais que pouvons-nous conserver puisque tout a été détruit ? Notre tâche est plus immense, presque désespérée : nous devons restaurer.

Je ne dis pas que la question de l’identité est la seule question qui nous soit posée, je ne dis pas que l’économie n’existe pas, que la désindustrialisation n’existe pas, que les fins de mois difficiles n’existent pas, que les petites retraites n’existent pas, que le Code du travail n’existe pas, que les délocalisations n’existent pas, que les contraintes et défauts de l’euro n’existent pas.

Je prétends seulement que la question identitaire du peuple français les précède toutes, qu’elle préexiste à toutes, même à celle de la souveraineté. C’est une question de vie ou de mort. Une République islamique française pourrait être souveraine, en quoi serait-elle française ?

Cette question de l’identité est aussi la plus rassembleuse, car elle réunit les classes populaires et les classes moyennes, et même une partie de la bourgeoisie qui est restée attachée à son pays. Oui, elle réunit toutes les droites, jusqu’à une gauche restée près du peuple français, sauf la gauche internationaliste et la droite mondialiste, qui est déjà passée chez les progressistes macronistes et pour qui la France n’existe plus et pour qui importent seulement les villes dans le monde où sont localisées les banques qui gèrent son argent.

Nous devons savoir que la question du peuple français est existentielle quand les autres relèvent des moyens d’existence. Les jeunes Français seront-ils majoritaires sur la terre de leurs ancêtres ?

Je répète cette question car jamais elle n’avait été posée avec une telle acuité. Dans le passé, la France a été menacée de dislocation, de polonisation comme on disait en référence au partage de la Pologne, elle a été occupée, rançonnée, asservie, mais jamais son peuple n’a été menacé de remplacement sur son propre sol.

Ne croyez pas ceux qui vous mentent depuis 50 ans. Ne croyez pas ceux qui, comme Macron aujourd’hui, reprennent les mêmes mots que Hollande, Sarkozy, Chirac et Giscard. Quand vous entendez que notre politique d’immigration doit être ferme et humaine à la fois, vous pouvez être sûrs qu’elle ne sera pas ferme et qu’elle sera humaine pour les immigrés mais pas pour les Français.

Ne croyez pas les démographes et leurs porteurs médiatiques de bonnes nouvelles. Souvenez-vous de la phrase de Churchill qui disait : « Je ne crois qu’aux statistiques que j’ai trafiquées moi-même. »

Ne croyez pas les optimistes qui vous disent que vous avez tort d’avoir peur. Vous avez raison d’avoir peur : c’est votre vie en tant que peuple qui est en jeu.

Ne croyez pas ces optimistes qui sont comme les pacifistes de toutes les époques. Ils s’aveuglent volontairement, ils sont comme Aristide Briand, ce grand pacifiste d’après la Première Guerre mondiale qui criait « Guerre à la guerre » et écrivait au chancelier allemand Streisemann : « Je jette au panier tous les jours des rapports de mon état-major qui me montrent des preuves du réarmement de l’Allemagne. »

De même nos Briand d’aujourd’hui mettent au panier toutes les collections de Coran qu’on leur apporte remplies de sourates qui donnent l’ordre d’égorger tous les mécréants, les infidèles, les juifs et les chrétiens.

Ne croyez pas les optimistes. Récitez-vous la célèbre phrase de Bernanos que beaucoup connaissent déjà : « L’optimisme est la fausse espérance des lâches et des imbéciles, la vraie espérance est le désespoir surmonté ».

Mais je sais que si vous êtes ici aujourd’hui, c’est que vous surmontez.