mardi, novembre 25, 2014

Bien mourir

Fin de vie : mourir vraiment dans la dignité

Il fut une époque où le bien mourir était un art. Non pas qu'on ignorait la peur de la mort, au contraire, mais on tachait de la maitriser autant que possible.

Quelle assimilation à l'ère du vide ?

Djihadistes français :

Quelle assimilation à l'ère du vide ?

Les Français, victimes de la société de consommation ?

Eric Zemmour écrit dans son livre Le suicide français que les Français sont les Américains de l'Europe du point de vue de la consommation.

Ils sont dans une même fuite en avant consumériste, que les Américains financent par l'endettement individuel et les Français par l'endettement collectif. Je ne sais pas si cette analyse est juste.

En revanche, cet article montre qu'il y a un biais français à la consommation par rapport aux autres Européens :

Les Français consomment plus que les Européens

lundi, novembre 24, 2014

Juppé, candidat de toutes les gauches, droite comprise

Juppé et la droite, l'inévitable rupture

J'ai reproduit le billet de Rioufol, inutile que je paraphrase.

Il y a toujours des technocrates et des bureaucrates comme Juppé pour collaborer avec l'envahisseur. Nous l'avons vu en 1815 et 1940.

C'est normal : le bureaucrate raisonne toujours à courte vue et prend plaisir à se noyer dans les détails techniques. Il ne sait pas raisonner à long terme et aller à l'essentiel. Or, à court terme, collaborer avec l'envahisseur est toujours moins couteux que de le combattre. Jeanne d'Arc, Clemenceau ou De Gaulle sont les contraires absolus des technocrates, ce n'est pas un hasard mais une nécessité.

Je comprends les constructions logiques qui disent que Juppé a un boulevard pour 2017. Effectivement, il serait un excellent candidat de gauche, «candidat de toutes les gauches, droite comprise» comme dit Zemmour, face à Marine Le Pen.

Le problème est qu'il faut qu'il arrive au second tour comme candidat de gauche officieux, battant la gauche officielle.

Tout cela fait sens et, pourtant, je n'y crois pas. Peut-être parce que j'ai encore foi en la France.

dimanche, novembre 23, 2014

La désinformation telle qu'elle va : l'exemple du bouquin de Zemmour

Pour désinformer, les medias n'ont pas besoin de mentir. Il suffit qu'ils fassent un tri très particulier et «bien» orienté des informations qu'ils diffusent.

Prenons l'exemple du dernier livre d'Eric Zemmour : les attaques (il ne s'agit pas de débats mais bien d'attaques partisanes) des pourritures des medias (Salamé traitant Zemmour de «juif honteux» et Bourdin lui demandant en toute fin d'entretien s'il est révisionniste) ont été concentrées sur une prétendue réhabilitation de Vichy et, accessoirement, sur l'anti-féminisme zemmourien.

Non seulement les opinions d'Eric Zemmour sur ces sujets ont été présentées de manière très tendancieuse, mais ces sujets ne font que, en gros, trois chapitres sur quatre-vingt.

Bien sûr, ils sont importants dans la démarche intellectuelle d'Eric Zemmour, mais pas plus que d'autres.

On remarque par exemple le silence total des medias sur le chapitre concernant Louis Schweitzer , qui est sans doute le plus décapant de l'ouvrage.

Celui qui se fierait aux medias pour juger le livre de Zemmour en ressortirait avec l'impression qu'il s'agit d'un livre aux trois-quarts obsédé par la réhabilitation du pétainisme et un quart par la misogynie.

Dans le même ordre d'idées du tri sélectif des informations : on nous en a fait une batteuse à répétition du décès d'un jeune crasseux lors d'une émeute à propos d'un barrage sans importance, en revanche, deux lignes pour la mort du sergent-chef Dupuy au Mali.


samedi, novembre 22, 2014

«Daech, décapitation, conversion au djihadisme» : la capitulation par les mots

Les medias emploient désormais systématiquement l'expression «Daech» au lieu de «Etat Islamique du Levant» ou son acronyme.

De même, on parle de «décapitations» d'otages, qui rappellent la guillotine et donc la politique, alors qu'il s'agit d'égorgements comme des moutons, tout ce qu'il y a d'islamique.

Hier à Ca se dispute, moment assez rigolo, Domenach parle de «conversion au djihadisme», Zemmour le reprend, le djihadisme n'est pas une religion, « Quelle est la religion des djihadistes ? Les djihadistes ne sont pas bouddhistes, ils ne sont pas taoïstes, ils sont ..., ils sont ...» et là, Domenach botte en touche, ne répond pas, le mot ne sort pas. Zemmour insiste malicieusement «Les croisés étaient chrétiens, les djihadistes sont ..., ils sont ...» Tout le monde a compris, et ce que voulait dire Zemmour et la fuite ventre à terre de Domenach devant la réalité de l'agressivité musulmane.

Toutes ces expressions «Daech, décapitation, conversion au djihadisme» sont déjà une capitulation par les mots : quand on refuse de désigner l'ennemi, c'est qu'on a intériorisé la défaite.

De toute façon, vis-à-vis des conquérants musulmans, notre classe jacassante a déjà depuis longtemps le pantalon sur les chevilles et là elle se penche bien fort en avant pour offrir ses petites fesses au futur vainqueur présumé (mais, comme l'armistice de 1940, c'est un pari collaborationniste qui pourrait se révéler perdant).

Famille : Zemmour a décidément le sens de la formule

«Dans les familles françaises aujourd'hui, c'est l'enfant roi, la mère régente et le père absent...»

vendredi, novembre 21, 2014

Marie-France Garaud à Jacques Chirac

Il est de bon ton dans la classe jacassante, qui aime tout ce qui abaisse la France, de célébrer ce salopard de Jacques Chirac, le premier ministre du regroupement familial, le président du discours pétainiste «ce jour-là, la France commettait l'irréparable ...»

On rappellera donc ce mot assassin de Marie-France Garaud : «Je vous croyais du marbre dont on fait les statues. Vous n'êtes que de la faïence dont on fait les bidets».

lundi, novembre 17, 2014

Nurburgring 1975

Juste pour le plaisir.

Comme dit Zemmour, c'était l'époque où faire l'amour était sans danger et conduire dangereux.

C'était l'époque des F1 600 ch 600 kg. On n'en était pas encore aux monstres turbo de 1200 ch.


Le célèbre accident de Niki Lauda aura lieu sur le même cricuit l'année suivante. On comprend en regardant les images : il n'y a aucune des sécurités qu'on considère comme minimales aujourd'hui. Une piste étroite, bosselée, bordée d'arbres, avec beaucoup de passages sans visibilité. Lors de la course que vous pouvez voir ci-dessous, il y a eu un nombre élevé de crevaisons (dont Lauda), ce qui indique une surface en mauvais état.

Tout ceci étant dit, ce circuit était magnifique, on n'a pas l'équivalent aujourd'hui.
















Jeunes djihadistes français de souche : aucun mystère

Le Figaro nous explique (Conversion à l'Islam : «Les jeunes français souffrent d'un malaise identitaire») qu'il y a un mystère dans les jeunes Français de souche convertis djihadistes.

Au contraire, c'est limpide, c'est même cela qui dérange. Je l'ai déjà expliqué.

Que propose la société française (si tant est qu'il existe encore une société française) à un jeune, homme ou femme ?

  • une société dévirilisée dont les pères sont absents ou se comportent comme des mères-bis. La perte de ce repère fondamental entraine celui de tous les autres (la fameuse forclusion du père, de Lacan).
  • une société déracinée. Les racines ont été sciemment coupées.
  • une société sans avenir. Quel est l'avenir d'un jeune Français aujourd'hui ? Aller de CDD en CDD pour se payer le dernier iphone ?
  • une société sans spiritualité, sans idéal et sans cause qui mérite de se sacrifier.
  • une société sans aventure, où le principe de précaution règne tout puissant.
L'islamisme leur offre (de manière frelatée, à mon avis) tout l'inverse : une virilité, des repères, une cause, une aventure, une communauté, une religion, un avenir (même s'il est dans l'au-delà).

J'ose la question sacrilège : sont-ils si différents des jeunes Français qui partirent faire la guerre d'Espagne, d'un coté ou de l'autre ?

Bien sûr, je n'en fais pas des héros romantiques, je sais que leur cause est mauvaise, que leurs pratiques sont abominables et que beaucoup sont des abrutis.

Si j'en avais un devant moi, je lui mettrais une balle dans la tête sans hésitation : c'est mon ennemi, il veut me tuer, il veut détruire ce que je suis, ce que j'aime. Mais, sans ressentir un grand respect, je n'éprouve pas pour eux un mépris infini.

Envisager les choses de mon point de vue est une évidence. C'est aussi très dérangeant pour les gens qui «pensent bien» car cela remet en cause les salades qu'ils nous vendent depuis des décennies.

C'est pourquoi la grande machine médiatique à euphémiser et à affadir s'est mise en route : de même qu'on parle de «décapitation d'otages» (connotation révolution française, problème politique) alors qu'il s'agit en réalité d'égorgements comme des moutons (connotation «religion de paix et d'amour» imparable, problème religieux), on tourne autour du pot, on interroge les parents, on psychiatrise la question, on la «sociologise».

On évite d'appeler un chat un chat. Pourtant, les motivations de ces jeunes djihadistes sont très explicites : elles s'étalent à longueur de charabia islamique dans des pages internet.

Mais bon, la lâcheté et le mensonge règnent : raconter n'importe quoi plutôt que de reconnaître que notre société décadente déboussole des jeunes, raconter n'importe quoi plutôt que de reconnaître que l'islam est une religion intrinsèquement violente fondée par un guerrier conquérant et exterminateur, donné comme «beau modèle».

La Vérité rend libre. Les medias et ceux qui les peuplent aiment leurs chaines.


dimanche, novembre 16, 2014

La France des polémiques à deux balles

La chanteuse Zaz a subi les foudres des petits marquis du politiquement correct pour la phrase suivante : «À Paris, sous l'Occupation, il y avait une forme de légèreté. On chantait la liberté alors qu'on ne l'était pas totalement.»

Passons sur son mauvais français.

Ce qu'elle veut dire est évident pour quiconque connaît la période. Celle-ci fut l'âge d'or du cinéma populaire et de la chanson de même. Et aussi du théâtre (voir Le dernier métro).

Mais, d'une part, les nouveaux censeurs exècrent le peuple ; d'autre part, ils n'ont de cette période qu'une vision caricaturale et stupide (la stupidité est d'ailleurs leur principale caractéristique). Ils sont, comme disait Voltaire des parlementaires, des bœufs-tigres : bêtes comme des bœufs, féroces comme des tigres.

Il serait marrant de les scandaliser avec une phrase du genre : «Les Résistants étaient des farceurs : ils utilisaient les messages personnels de la BBC pour faire passer des contrepétries».

Puis, une fois le scandale bien monté en mayonnaise médiatique,  on leur mettrait sous le nez le passage des mémoires du colonel Rémy, à qui on ne peut dénier aucun brevet de Résistance, où il explique qu'il a du arrêter les contrepétries dans les messages personnels parce que les auditeurs avaient fini par s'en émouvoir.

Dans quel monde vivons-nous, où une phrase, maladroitement exprimée mais limpide et incontestable, suscite le scandale ?

Tiens, une chanson de 1943 :

'71

Un film sur les affrontements en Irlande du nord en 1971. Le thème m'intéressait, mais c'est traité de façon beaucoup trop moderne : explicite, violent, syncopé, trop dans le style clip ou pub.

Passez votre chemin.



Marie Heurthin

J'ai toujours peur en allant voir ce genre de films de tomber sur du pathos de mauvais aloi. Hé bien non, c'est finement mis en scène sans oublier de légères touches d'humour. Cela rappelle évidemment Helen Keller et Miracle en Alabama.

On remarquera aussi que, dans ce film, les religieuses ne sont pas traitées comme des demi-folles frustrées et aigries, ça change du cinéma subventionné «à la française».

Notons, pour ceux que les questions d'éducation intéressent, que le pédiatre Aldo Naouri cite Miracle en Alabama comme exemple d'éducation réussie.

Tant que ses parents traitent Helen Keller, aveugle et sourde, comme une pauvre petite chose digne de pitié et lui cède tout sous prétexte de son handicap, elle se comporte en sauvageonne et n'apprend rien. A partir du moment où une éducatrice la détache de ses parents et se montre exigeante avec elle, le miracle se produit.



Doit-on livrer les navires Mistral à la Russie ?

Puisque tout le monde donne son avis sur ce sujet, moi aussi.

Ma réponse est oui. La France doit honorer sa parole et livrer les Mistral.

Cela n'empêche nullement le gouvernement français de sanctionner la Russie sur d'autres sujets si tel est son bon plaisir.

Je dois préciser deux points en toile de fond de mon opinion :

  • je ne suis pas poutinolâtre mais je n'ai pas non plus d'hostilité prononcée vis-à-vis de Vladimir Poutine. Je partage l'avis de l'Amiral Woland sur Poutine. De plus, la Russie ne se résume pas, sur le long terme, à Poutine. Je trouve le lâche alignement atlantiste du gouvernement Hollande particulièrement dommageable pour notre pays : la géographie et les relations commerciales font que les intérêts de la France et ceux des Etats-Unis à propos de la Russie ne convergent pas, voire divergent franchement. C'est à notre gouvernement d'imaginer une politique spécifiquement française. Hélas, nos gouvernants et l'imagination, ça fait deux (à part pour les mensonges et les bavasseries technocratiques).
  • on me dit que Poutine ouvre la boite de Pandore des revendications nationalistes ou ethniques. C'est vrai : si on accepte le rattachement de la Crimée au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, pourquoi pas demain l'indépendance de la Catalogne, de l'Ecosse ou de la Bretagne ? Mais vous connaissez la théorie, que je reprends à mon compte, disant que la quasi-gratuité et l'abondance de l'information favorisent les petites entités nationales (Singapour, Suisse, Nouvelle-Zélande, etc.). Cet éclatement micro-nationaliste me semble donc, non pas inéluctable, mais très probable.  La régionalisation de la France m'effraie si le résultat est d'avoir des régions éclatées sous la coupe des bureaucrates de Bruxelles, mais si c'est pour avoir des régions vraiment libres, pourquoi pas ? Reste la question de la puissance militaire et diplomatique, qui dépend encore de la taille du pays. Mais Venise par le passé, Singapour et la Suisse aujourd'hui prouvent que lorsqu'on est très riche, on peut se payer les moyens de se défendre.

jeudi, novembre 13, 2014

La politique économique de Marine Le Pen provoquerait une catastrophe

Le « marinopenisme » est un marxisme péroniste

La seule option économique de Marine Le Pen avec laquelle je suis d'accord est la sortie de l'Euro.

Pour le reste, Marine Le Pen est hélas tout à fait fidèle au destin argentin que je vois à la France (La tentation de la facilité, les tournants manqués et le funeste destin et La France argentine).

Addendum pour certains commentateurs :

Les voies de la prospérité n'ont rien de secret : elles sont connues depuis longtemps. Liberté économique et respect du droit de propriété (qui vont d'ailleurs ensemble).

A part la sortie de l'Euro, une sorte de libération monétaire, Marine Le Pen ne propose que des restrictions de liberté et des atteintes au droit de propriété, fidèle en cela à la politique suivie depuis quarante ans, c'est la recette certaine de la ruine.


Le suicide français (E. Zemmour)

J'ai fini par l'acheter.

Il n'y a pas à s'y tromper, c'est du Zemmour.

Le style est percutant, on retrouve le sens zemmourien de la formule. C'est agréable à lire. Il y a un certain brillant, ce qui n'est pas du tout un compliment.

Car, si le style est plaisant, les idées sont parfois très légères. L'analyse zemmourienne des moeurs et de la politique est acceptable, sauf un énorme angle mort : le rôle de l'étatisme dans la décadence qu'il dénonce.

En se réclamant du colbertisme, Eric Zemmour est tout simplement ridicule (comme tant d'autres, Le Pen, Polony, Chevènement, Dupont-Machin, etc.).

Lui, qui se targue de sa connaissance historique et de son goût de l'histoire longue, oublie certaines choses quand ça l'arrange : le mercantilisme, base du colbertisme, est un échec complet. C'est même le besoin de comprendre cet échec qui donne naissance à la science économique moderne.

On se souvient des tapisseries des Gobelins et des vitrages de Saint-Gobain. On oublie qu'à l'époque la France était la Chine de l'Europe et que ses performances économiques étaient dépassées par des pays moins peuplés de plusieurs ordres de grandeur, les Provinces-Unies et le Royaume Uni, tous deux beaucoup plus libéraux.

Quant à l'époque moderne, c'est un contre-sens de faire de De Gaulle et de Pompidou des colbertistes. On a droit aux poncifs navrants sur la loi de 1973.

Ce n'est pas un hasard si l'étatisation progressive de la société, qu'on la mesure en part de dépenses publiques dans le PIB, en nombre de fonctionnaires ou en nombre de lois et décrets (environ 11 000 lois, 130 000 décrets à ce jour) est contemporaine de la dégradation des moeurs.

Il faut toute la puissance d'un Etat-mamma envahissant pour dissoudre les solidarités traditionnelles et étouffer les antiques libertés. L'atomisation des individus vient d'un Etat omniprésent et fait place nette pour l'individualisme hédoniste vomi par Zemmour.

Certains font remarquer que les entreprises, Google et Apple par exemple, sont désormais à la pointe de la déshumanisation de la société. C'est vrai, mais cela aurait-il été possible sans la déchristianisation et l'atomisation des individus dans lesquelles l'Etat a eu le rôle principal ?

Eric Zemmour, en chantant les louanges de l'Etat «à l'ancienne» tel qu'il l'imagine, prend la maladie pour le remède.

En réalité, le véritable Etat à l'ancienne était beaucoup plus libéral que dans la vision zemmourienne, pour la simple raison que le contrôle social était exercé par la société (il y avait ce qui se fait et ce qui ne se fait pas) et non par l'Etat (lois somptuaires, lois sociales, lois mémorielles et phobiques scélérates, etc).

Certains imbéciles (Salamé, Bourdin, ...) se sont contentés de critiques d'autant plus violentes qu'elles étaient superficielles et anecdotiques, comme les grands dégueulasses qu'ils sont (Bourdin qui demande à 10 secondes de la fin de l'interview à Zemmour s'il est révisionniste, c'est un moment exceptionnel de saloperie radiophonique, Bourdin est vraiment un enfoiré. On le savait). Mais critiquer Zemmour pour son interprétation du film Dupont-la-joie, de la chanson Lili ou du bouquin de Paxton, ça ne va tout de même pas pisser loin.

Je n'ai pas encore lu de critique de fond d'Eric Zemmour.

Je reste fidèle à mon opinion : Eric Zemmour est la borne-frontière du système, il le protège, comme Juppé par exemple, en empêchant l'émergence de la solution libérale-conservatrice. Juppé le protège par manque de conservatisme et Zemmour par manque de libéralisme. La France n'est pas sortie de l'auberge !

mardi, novembre 11, 2014

France-Allemagne : quand nos politiciens tirent les mauvaises leçons de l'histoire

L’Allemagne, l’euro et l’énarchie

L'inculture des énarques est de plus en plus évidente.

Le 11 novembre: commémoration anachronique ?

On ne maudira jamais assez ce salopard de Jean Monnet, stipendié de la CIA, qui a fait des antions les coupables des guerres.


Si je mourais là-bas ...

Si je mourais là-bas sur le front de l’armée
Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
Et puis mon souvenir s’éteindrait comme meurt
Un obus éclatant sur le front de l’armée
Un bel obus semblable aux mimosas en fleur


Et puis ce souvenir éclaté dans l’espace
Couvrirait de mon sang le monde tout entier
La mer les monts les vals et l’étoile qui passe
Les soleils merveilleux mûrissant dans l’espace
Comme font les fruits d’or autour de Baratier


Souvenir oublié vivant dans toutes choses
Je rougirais le bout de tes jolis seins roses
Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants
Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses
Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants


Le fatal giclement de mon sang sur le monde
Donnerait au soleil plus de vive clarté
Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l’onde
Un amour inouï descendrait sur le monde
L’amant serait plus fort dans ton corps écarté


Lou si je meurs là-bas souvenir qu’on oublie
— Souviens-t’en quelquefois aux instants de folie
De jeunesse et d’amour et d’éclatante ardeur —
Mon sang c’est la fontaine ardente du bonheur
Et sois la plus heureuse étant la plus jolie


Ô mon unique amour et ma grande folie

Guillaume Apollinaire

Le moteur de la haine contre Sarkozy

Je pense que, lorsqu'on l'analyse avec un certain détachement, avec sérénité et objectivité, on voit que Nicolas Sarkozy est dans la moyenne de nos politiciens, ni vraiment pire, ni franchement meilleur.

Pourtant, sa personne suscite dans la classe jacassante une haine hors de proportion avec ce qui se pratique pour les autres politiciens. Par exemple, François Hollande, malgré tout le discrédit qui le touche, est très loin d'être aussi violemment attaqué dans sa personne que Nicolas Sarkozy.

J'en suis venu à penser que l'anti-sarkozysme est une haine de classe. La France d'en haut déteste Nicolas Sarkozy parce qu'il essaie de séduire la France d'en bas.

A cet égard, le destin de Marine Le Pen est intéressant : depuis qu'elle a fait allégeance aux totems et grigris de la classe jacassante, ce qu'on appelle la dédiabolisation, les medias l'emmerdent beaucoup moins.

Comprenez moi bien : il s'agit uniquement d'image, de perception, car, en réalité, Nicolas Sarkozy fait autant partie de la France d'en haut que les autres, comme l'a amplement prouvé le conformisme technocratique de sa politique entre 2007 et 2012.

Mais la France d'en haut perçoit bien que si elle veut continuer à étouffer la France d'en bas, elle doit la priver de tout espoir, colmater la moindre brèche, même illusoire.