samedi, juillet 27, 2019

Au moins, on va s'amuser

Au moins, avec Johnson, c'est comme avec avec Trump, on va s'amuser. Je n'en peux plus de ces technocrates qui, en plus d'être des traitres incompétents, sont sinistres, avec leur humour de gardiens de camp de concentration.

On pourrait se croire sauvé par les (peu nombreux) LREMistes atypiques. Même pas.

Quoique certains arrivent à faire rire malgré eux (j'ai bien aimé l'humour pince-sans-rire de ce texte) :

L’interview lunaire de Corinne Vignon ne rassure pas les futurs retraités

Quand on lit sa biographie, on se dit qu'elle débarque effectivement de la lune. Il ne doit pas être impossible de passer de décoratrice d'intérieur, voyance, astrologie, bien-être animal à spécialiste des retraites. Encore faut-il y travailler sérieusement, cela semble avoir manqué.

Revenons à Boris J.

Today Boris Johnson becomes Britain’s prime minister.

Contrairement à l'auteur, je m'explique très bien la haine que Johnson, comme Trump, génère.

Les maitres de notre monde sont (c'est une bonne partie de nos problèmes) des besogneux conformistes, sans talent, sans profondeur (d'où leur manque d'humour) et sans personnalité (mais avec beaucoup d'ambition, de cynisme et d'estime d'eux-mêmes), à tous les niveaux, même les plus proches de vous (c'est un des effets de la forclusion du père et de la transformation de l'école).

Inutile que je vous fasse un dessin : les May, les Merkel, les Macron. A un moment ou à un autre, leurs adversaires les ont traités de robots. Ca ne viendrait pas à l'idée pour qualifier Johnson.

Des hommes comme Trump ou Johnson (ce n'est pas un hasard s'ils sont le produit d'écoles à l'ancienne) sont une menace directe pour le monde qui a fait nos maitres actuels. Pire que cela, c'est une mise en accusation de leur personnalité : ainsi, il existe d'autres types possibles de dirigeants que les abrutis de technocrates dans leur costume sombre qui se bouffent des milliers de planches Powerpoint.

Churchill travaillait beaucoup, mais la maitrise des dossiers était le cadet de ses soucis. Ses écrits fourmillent d'approximations et d'erreurs ... sur l'accessoire.

Il me semble que Johnson pourrait avoir un point commun avec Churchill.

Les reproches qui leur furent adressés sont étrangement similaires : brouillons, fantasques, pas fiables, changeants, traitres même, inconstants, superficiels.

Mais Churchill a trouvé dans la lutte contre l'Allemagne nazie la grande cause qui lui a permis de dompter ses tendances à la dispersion.

Il se peut que le Brexit ait le même effet sur Johnson. Nous verrons. Nous serons bientôt fixés.

Revenons à l'humour. Churchill : « Nous sommes tous des vers. Mais je crois que je suis un ver luisant ».


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