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mercredi, juin 03, 2020

Une défaite pas si étrange

Covid-19 en France: une débâcle certifiée conforme

La Défaite pas si "étrange" par Pierre Vermeren - 3 juin 2020 

Ce bilan humain et économique désastreux est dû à la lourdeur de notre appareil administratif obsédé par le respect des normes. Même en temps de guerre. La France se prépare à un étrange désastre, car nous n’avons rien vu venir. Nous attendions de pied ferme la pandémie du SRAS en 2009, qui n’est pas arrivée. Roseline Bachelot en a été pour ses frais ! Nous avons jugé que l’excès d’anticipation nous avait inutilement mobilisés et coûté. Aussi, quand on a évoqué la probabilité d’une nouvelle pandémie en janvier 2020, nous avons cru bon de laisser venir. Les Chinois ayant assez mauvaise presse – en vertu d’un mélange de défiance envers le régime communiste et de relents ataviques de supériorité –, il ne nous est pas venu à l’esprit que si la rumeur d’une catastrophe fuitait de Pékin, c’est que le mal était profond. Puis, nous avons recommencé avec les Italiens, soupçonnés de surjouer et d’être désorganisés. On en avait vu d’autres !

Sur le podium

Quatre mois plus tard, la France se prépare à être sur le podium des pays les plus mortellement touchés par la pandémie. Notre administration a réussi à taire dans un premier temps le désastre des Ephad (dont la déroute se cachait derrière l’horrible acronyme), mais a fini par le reconnaître fin mars : d’un coup, la mortalité officielle a presque doublé. Fin avril, l’administration a récidivé avec les 9 000 morts à domicile, dont de nombreux soignants. Le nombre officiel de victimes est donc de 33 000 morts au 29 avril, au deuxième rang mondial derrière la Belgique en nombre de victimes par million d’habitants (en tout cas parmi les pays industrialisés, car on ne sait rien de fiable des pays pauvres). À combien serons-nous à la fin de l’année ?

Nous nous apprêtons aussi à monter sur le podium des pays économiquement les plus déstabilisés par la crise : avec 75 milliards d’euros de manque à gagner de production par mois, nonobstant l’explosion des dépenses publiques, nous sommes déjà, à la fin mars, parmi les pays ayant la plus forte chute de PIB en Europe (deux points sous la moyenne), à – 5,8 %. Au second semestre, la chute de la production de richesse et du niveau de vie des Français va s’apparenter à une véritable purge, sans équivalent depuis les deux guerres mondiales. En quelques mois, quelles que soient les formes que cela prenne, les Français vont être appauvris d’au moins 10 %.

Alors oui, « nous sommes en guerre », a dit le Président Macron – quoiqu’il ait refusé d’évoquer le confinement. Mais le lyrisme présidentiel, s’il a bien été entendu par les Français, et reçu cinq sur cinq par les soignants en première ligne dans les régions frappées de plein fouet, n’a pas précipité dans la bataille les directeurs et les étages intermédiaires de notre bureaucratie.

Un Etat en mauvais état

Il est vrai que nous étions mal partis, puisque les précédents gouvernements ont renoncé à notre autonomie industrielle, alimentaire et médicale, tout en désarmant notre vigilance. L’État stratège s’est autodémantelé. 80 % de nos médicaments sont fabriqués en Chine, ainsi que tout le petit matériel médical (gants et masques, surblouses, thermomètres – il y en aura à nouveau en France en septembre –, appareils d’assistance respiratoire, etc.). La médecine militaire a été déshabillée en moins de vingt ans. En 2000 encore, les hôpitaux et régions militaires pouvaient monter en une journée un hôpital de campagne avec une ou plusieurs centaines de lits en cas d’attaque NBC (nucléaire, bactériologique et chimique), mais tout a été liquidé : il en reste un à Paris, et un ersatz de petite taille à Strasbourg. Le remarquable « Plan de réponse contre une menace SRAS », publié en avril 2004 par les autorités sanitaires, a été passé à la trappe des mesures d’économies budgétaires et remisé au musée des rapports administratifs (des lycées de Lorraine avec internat avaient été préparés en 2004, avec stocks de masques et matériels entreposés, mais il a fallu – toute mémoire administrative s’étant effacée – envoyer des malades au Luxembourg (où a été monté un hôpital de campagne pour 100 Français). L’État a liquidé ses stocks stratégiques de masques durant le mandat de François Hollande (1,5 milliard, transférés à tous et donc à personne). Il restait en France une seule usine de production d’appareils respiratoires et une des principales usines de masques a fermé en 2018 dans les Côtes-d’Armor. Pour faire bonne mesure, nous n’avons pas voulu fermer nos frontières quand il était temps, laissant les touristes chinois se déverser par milliers chaque jour jusqu’au confinement.

Une affaire de souplesse


Mais le problème ne se limite pas à cela. La France possède un tel appareil administratif centralisé qu’il aurait pu se mobiliser pour répondre de toute urgence à nos carences, notamment au plan matériel (masques, tests, blouses, thermomètres). S’il est avéré que l’État a perdu un temps précieux de la mi-janvier à la mi-mars (authentifié par Agnès Buzyn), pendant que les Allemands et les nations d’Asie étaient à la manœuvre, quand le président a déclaré la guerre le 16 mars, que s’est-il passé ? Un mois et demi plus tard, force est de constater que l’administration s’est hâtée lentement, chaque service ouvrant le parapluie de la responsabilité, et chaque responsable s’en remettant aux normes et aux procédures légales, qu’en principe une guerre doit balayer.

« Comment se fait-il, cependant, qu’à beaucoup d’entre nous, j’en juge par certaines confidences, avant tout aux exécutants, le commandement, une fois les opérations entamées, ait donné fréquemment, une incontestable impression de désordre ? C’est que je crois, l’ordre statique du bureau est, à bien des égards, l’antithèse de l’ordre, actif et perpétuellement inventif, qu’exige le mouvement. L’un est affaire de routine et de dressage ; l’autre d’imagination concrète, de souplesse dans l’intelligence, et, peut-être surtout, de caractère », a écrit Marc Bloch à chaud en 1940 dans L’Étrange défaite, à propos de son expérience d’officier de terrain au milieu de l’effondrement militaire de mai-juin 1940 (cette année-là, le PIB de la France s’était effondré de 17 %).

Il fallait en effet compter avec la bureaucratie d’État et son mode de gouvernance ! Alors que l’Europe était en ébullition, c’est le 18 mars que Beauvau a activé la cellule interministérielle de crise ! Les Allemands avaient déjà tests et masques au moment où nous nous sommes posé la question. Pourquoi ? Quatre principes gouvernent en effet l’action publique au xxie siècle : d’abord le « principe de précaution », sanctuarisé dans la Constitution par Jacques Chirac. Son effet pervers est d’inciter à l’immobilisme, le risque zéro ! Ensuite, le contrôle budgétaire qui, en temps d’austérité comptable permanente, paralyse toute initiative (c’est l’histoire des cliniques privées disponibles de l’Est, tardivement sollicitées alors que l’hôpital public était asphyxié). Puis, le contrôle de légalité, qui est une véritable sinécure dans un pays qui compte plus de 10 500 lois, 127 000 décrets (2008) et plus 400 000 textes réglementaires et circulaires : toute décision doit être précédée d’une note de synthèse juridique (chronophage) pour débrouiller le maquis réglementaire. S’y ajoutent des protocoles expérimentaux spécifiques qui encadrent les règles de conformité et de mise sur le marché pour tous les tests, les vaccins, ainsi que les matériels et les processus médicaux. Puis vient la phase des appels d’offres, avec soumission obligée au Code de la commande publique (issu de la fusion en 2018 de 1 747 articles). Enfin, le principe de responsabilité, en vertu duquel toute initiative ou action prise à un niveau intermédiaire peut être déjugée et sanctionnée par la hiérarchie (valant sanction par la justice administrative en cas d’illégalité), et au pire pénalisée devant l’ordre judiciaire en cas de plainte (le recours aux tribunaux se multiplie, hélas, en matière en santé publique).

Mille-pattes administratif

Cette quadrature du cercle incite donc les strates et les instances administratives à agir lentement, prudemment, et si possible avec l’aval du niveau hiérarchique supérieur. Or, dans une fonction publique hospitalière qui compte plus de 1,1 million d’agents, l’administration est une forteresse à plusieurs étages ! Elle agit de manière opaque, ce qui est d’ailleurs attendu d’elle par le ministère – des mois de travaux d’une commission parlementaire ont été nécessaires pour savoir combien de cartes Vitale circulent en France et le dossier médical individuel promis par Alain Juppé en 1996 se fait attendre : or, il serait utile en cas d’épidémie. Mais elle est de surcroît soumise à des impératifs budgétaires qui entravent l’activité : le respect de l’Ondam (Objectif national de dépenses de l’Assurance-maladie), issu de la loi Juppé, conjugué à la tarification à l’acte, aboutit à des logiques perverses qui maintiennent une pression constante sur l’hôpital public. Les cliniques ayant tendance à aspirer les actes répétitifs et rentables, dans une enveloppe globale, cela déshabille d’autant l’hôpital public qui a la charge des pathologies complexes et coûteuses. Les gestionnaires font des choix contraints : ne pas pourvoir tous les postes de soignants, ou embaucher des médecins étrangers qui coûtent moins cher…

Depuis la loi du 21 juillet 2009, dite « Hôpital, patients, santé et territoire » (HPST), les ARS (agences régionales de santé) assurent un pilotage unifié de la santé dans les régions françaises. Peuplées de cadres administratifs formés à l’École des hautes études en santé publique (EHESP) de Rennes, elles exercent leur tutelle sur les hôpitaux et sur les cliniques et veulent contrôler toute initiative locale. La bureaucratie de la santé n’a jamais été si puissante. Le corps médical a perdu le contrôle de la politique de la santé publique au profit de ces agences de régulation : leur objectif est de tenir les dépenses budgétaires autorisées par le Parlement, ce qui conduit à des situations ubuesques en peine crise du Covid (relatées par Gil Mihaely et Erwan Seznec dans « Covid-19 : les pesanteurs administratives sont immunisées, scandale dans la gestion de Covid-19 dans le Grand-Est », 7 avril, causeur.fr). Comme toute bureaucratie, les ARS et l’APHP (État dans l’état sanitaire, avec ses 100 000 agents, dont une majorité de non-soignants) émettent des normes de contrôle et de procédure, qui rendent impossible toute « mobilisation » en cas de guerre.

La haine de l’initiative

La bureaucratisation des procédures est si rigide qu’elle interdit l’initiative locale et individuelle. On comprend mieux la hargne administrative qui s’est abattue sur les initiatives jugées intempestives du professeur Raoult – quels que soient par ailleurs ses torts ou ses mérites –, qui avait eu le « culot » de faire procéder à la fabrication de tests Covid-19 sans attendre la labellisation industrielle agréée. Comme si une guerre pouvait se gagner comme une expérimentation de laboratoire, ou un brevet industriel, dans le strict respect des normes en vigueur. De même, les initiatives des régions et des villes ont d’abord été retoquées par l’État, notamment pour la production et l’achat de masques, comme s’il s’agissait d’une technologie inconnue hors de toute urgence vitale. Non seulement notre porte-avions a mis un temps infini à virer, mais les goélettes les plus mobiles ont été rattrapées par la patrouille.

Il y a quelques années, l’État aurait mandaté les commissaires aux armées qui, avec des valises de billets, avaient le droit (comme les Américains) de parcourir le monde à la recherche des fournitures nécessaires. Mais le ministère de la Défense a mis fin à la liberté de ses agents, désormais soumis à la commande publique. Or, une fois la guerre perdue, il est trop tard pour casser les codes. La bureaucratisation et la paralysie semblent consubstantielles d’un appareil administratif tentaculaire. 

En tant que chercheur en sciences humaines, cela m’évoque l’incapacité de notre État à piloter les recherches stratégiques quant à notre sécurité collective et à nos intérêts vitaux : le respect des procédures conduit à privilégier de manière improbable, mais équitable, les dossiers les plus politiquement corrects, dussions-nous mourir en les lisant !


mardi, juin 02, 2020

« Cancer bureaucratique », c'est vite, mais comment s'en débarrrasse-t-on ?


Jean-Pierre Robin : « Avant de repeindre le paysen vert, rose ou bleu, laver sa crassebureaucratique »
En tout cas, je ne pense pas que ça soit en votant pour des énarques qu'on se débarrasse des énarques.

Il paraît que mes raisonnements manquent de subtilité, mais depuis des décennies que nous sommes dirigés par des subtils, je n'ai pas l'impression que ça nous ait beaucoup porté chance.

jeudi, mai 28, 2020

Allo, Pital, on a problème !

Factuellement, la situation du traitement général du COVID-19 (il y a aussi un traitement pour la phase grave) est assez simple : la chloroquine n'est peut-être pas très efficace mais comme elle a des effets secondaires bien connus et maitrisés, il fallait tenter le coup. 

Il se trouve qu'on sait maintenant que le protocole IHU complet (PCR, scanner, électrocardiogramme, isolement, choloroquine +antibio) ça marche (0 morts de moins de 74 ans à l'IHU, 22 % en région parisienne).

La focalisation sur la chloroquine (le protocole de l'IHU ne se résume pas à la chloroquine, d'ailleurs certains malades de l'IHU n'en ont pas reçu) et sur la personne de Raoult (ils font la même chose au Sénégal, au Maroc, en Algérie, dans la moitié des états américains), c'est de la désinformation.

Tout le reste, c'est un brouillard de mots, soit d'imbéciles qui ne comprennent pas qu'ils se font bourrer le mou (il y en a beaucoup) soit de salauds (il y a des dizaines de milliards en jeu, il faut bien que les politiques, les bureaucrates médecins et les médecins de plateaux télé puissent changer la Porsche tous les 5 ans.

Le problème est plus général que Raoult et la chloroquine puisqu'on estime qu'entre un tiers et la moitié des médicaments mis sur le marché depuis trente ans n'apportent aucun avantage par rapport aux médicaments anciens). 

Le plus affligeant, c'est que la mise en cause de l'étude du Lancet sur laquelle se sont basés nos connards petits marquis de l'administration et du gouvernement prend de la vitesse : le Lancet lui-même a demandé des comptes aux auteurs et le gouvernement australien a porté plainte.


Hydroxychloroquine : Raoult mis à l’index et banni par la noblesse et le clergé républicains.

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Alors que Didier Raoult sort d’une tournée médiatique à Paris, où il s’est allègrement assis sur ses opposants (puisqu’opposants, désormais, il y a), un décret interdit désormais la prescription de l’hydroxychloroquine contre le coronavirus, au mépris de l’arrêt du Conseil d’État qui a rappelé la liberté de prescription du médecin. Voilà un beau flash totalitaire par lequel la noblesse et le clergé républicains s’asseyent sur le droit pour se venger de l’humiliation que le va-nu pied Raoult leur a infligée.

Didier Raoult (en tout cas son oeuvre) est désormais mis à l’index, façon Ancien Régime, par cette noblesse et ce clergé républicains qui ont décidé qu’ils détenaient la vérité sur terre. Eux qui ont été incapables de commander des masques contre le virus alors même que le Haut Conseil de Santé le leur demandait depuis mai 2019, n’ont pas mis une après-midi à publier un décret interdisant une solution thérapeutique qu’ils combattent depuis plusieurs semaines, et qu’une étude américaine très critiquée et très critiquable a remis en cause. Voilà un deux poids deux mesures qui montrent comment la haine des élites pour ceux qu’elles ne contrôlent pas peut être vivace, acide, totalitaire et disproportionnée.

Le décret qui vient d’être publié interdisant l’hydroxychloroquine quelques heures seulement après l’avis du Haut Conseil constitue une sorte d’apogée et même de caricature des ces flashs totalitaires devenus monnaie courante dans notre démocratie macronienne illibérale. Alors que certains décrets rendus obligatoires par des lois votées depuis plusieurs années ne sont toujours pas rédigés, l’interdiction de l’hydroxychloroquine est intervenue en quelques minutes seulement. On n’avait pas vu pareille mobilisation de l’appareil d’État au service de l’acrimonie des élites depuis longtemps.

Or ce décret pose un problème rappelé par le Conseil d’État à la fin du mois d’avril : les médecins sont libres de prescrire, et ce n’est pas au gouvernement de dire comment on soigne les malades en France. Il est vrai que le rappel du Conseil avait été ambigu. Mais quand même…
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Le décret anti-choloroquine est symptomatique d'une sortie de la démocratie : la démocratie ce sont des libertés, dont la liberté de prescrire en concertation avec le malade.

Que c'est pénible d'être dirigé par une ploutocratie condescendante et décadente.




Une fois de plus, la France va être ridicule à cause de son gouvernement de petits marquis hargneux et incompétents :

samedi, mai 02, 2020

L’effondrement qui vient : quand il faudra choisir entre Thatcher et Maduro.

L’effondrement qui vient : quand il faudra choisir entre Thatcher et Maduro.

Je trouve Verhaeghe très (trop ?) optimiste. Une fois que les bureaucrates ont pris le contrôle d'une société, il est très difficile de s'en débarrasser. Ils ont créé des clientèles, les gens ont pris l'habitude d'être infantilisés.

jeudi, avril 23, 2020

ARS Grand Est : un exemple des parasites qui nous tuent.

Organigramme ARS Grand Est

808 bureaucrates et gratte-papiers pour pour une région qui est loin d'être la plus peuplée de France.

Ces gens là nous tuent doublement :

1) Ce sont des parasites. Tout le monde a désormais bien compris qu'à dépenses égales, nous avions beaucoup plus de bureaucrates et donc beaucoup moins de soignants que les autres pays. Le budget qu'ils consomment manque ailleurs.

2) Plus grave, leur fonction occulte mais bien réelle est d'empêcher les soignants de soigner. En effet, le soin, ça coûte cher et le dogme, c'est qu'il faut économiser sans queue ni tête.

Et la philosophie de tout cela, l'étatisation du système de santé, vient d'un homme qui fut à lui tout seul pour la France les douze (dix, c'est pas assez) plaies d'Egypte : Alain Juppé.







samedi, mai 18, 2019

Le cas Vincent Lambert

Le neurologue Xavier Ducrocq rétablit la vérité médicale sur le cas Vincent Lambert

Vous rendez vous compte que l'administration se bat pour qu'on ne puisse rien faire pour empêcher un homme de mourir ?

De toute façon, je n'attends rien de cette bureaucratie inhumaine qui est la nôtre, sauf broyer des vies arbitrairement.


vendredi, mai 17, 2019

80 km/h : les abrutis qui nous gouvernent

Le roi radar est nu. La technocratie aussi. Edouard Philippe également ... mais ça ne changera rien, car nos gouvernants sont des abrutis complets, des sourds-dingues, des crétins vaniteux qui croient tout savoir parce qu'ils ont lu des livres (même pas tous) et passé des concours.


Cela a évidemment un étroit rapport avec mon billet précédent : Le problème des élites.

Mais, tout de même, dans le genre abruti autiste qui mérite un bon coup de boule plus quelques gifles et un coup de pied au cul, Edouard Philippe occupe une place à part que seule Theresa May semble en mesure de lui disputer.

Et maintenant que le gouvernement revient sur les 80 km/h [c'est faux, voir l'article suivant], quels éléments pour garantir une meilleure sécurité routière ?

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La plupart du temps, les périodes d’augmentation et de diminution de la mortalité depuis l’entrée en vigueur de cette loi sont liées à la météo. Le beau temps fait augmenter la circulation et donc les accidents, et la limitation à 80 ou 90 km/h ne change rien sur ce point. La limitation est une marotte des personnes de la sécurité routière pour compenser le mauvais état des routes - nous y reviendrons. Il y a nombre de route où on ne peut simplement pas rouler à 80 km/h aujourd’hui. A mon avis, c’est une mesure qui montre une forme d’inutilité parce que les zones qui sont passées à 80 sont moins accidentogènes que prévu. On ne peut pas tirer de bilan hâtif, car il faut plusieurs années pour isoler les causes d’accident. On constate cependant que si la mortalité semble avoir baissé, le nombre d’accident a augmenté.

On a voulu prendre une mesure sans tenir compte des acteurs locaux. Il leur appartient, eux qui doivent gérer l’aménagement des routes, d’apprécier les limitations. Ce sont eux qui sont le mieux placé. Ils connaissent tous les points noirs de leurs secteurs, et peuvent à défaut d’aménager, réduire la vitesse. Ce n’est pas une mauvaise mesure dans le fond, quand c’est fait en connaissance des situations particulières. Le problème vient quand elle est déconnectée des réalités.

Les statistiques annoncent régulièrement une baisse des morts sur la route, mais j'en doute fortement. A titre d'exemple, alors que les autorités avaient annoncé qu'entre 2003 et 2013, 36 000 vies avaient été sauvées grâce aux radars ; l'Insee a déclaré -pour sa part- que les radars n'avaient épargné qu'un millier de vies… Ainsi il en va de même pour les variations de limitation de vitesse : elles ajoutent bien plus aux risques qu'elles n'en retirent. Modifier sans cesse les limitations de vitesse prévues par le code de la route n'apporte aucune réponse en matière de sécurité routière. Bien au contraire, comme je le disais plus haut, ce type de variations perturbent le conducteur, le déconcentrent devenant ainsi la source d'accidents supplémentaires. Aujourd'hui, il y a des réelles mesures à prendre. Encore une fois, il s'agit d'améliorer l'état des routes et d'augmenter le nombre de policiers et des gendarmes postées sur celles-ci. Or à présent, alors que notre réseau routier est l'un des plus mauvais d'Europe, rien de concret n'est fait. Les mesures technocrates s'accumulent mais les résultats ne sont tristement pas à la hauteur. Il convient donc de repenser tout ceci.
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La polémique sur le 80 km/h rebondit

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Par le biais de ce nouvel amendement qui devrait être adopté, c’est la ligne d’Édouard Philippe qui s’impose. En dépit de quelques déclarations laissant croire à un fléchissement, le premier ministre a toujours défendu le 80 km/h qui doit sauver 400 vies par an, selon les experts. « Je ne me résigne pas à abandonner cette ambition en matière de sécurité routière », avait-il déclaré en avril.
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Le 80 km/h attise à nouveau les colères

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Pour embrouiller encore un peu plus les automobilistes au sein d’un millefeuille de limitations et rendre encore un peu plus incompréhensible la réglementation, des abaissements ponctuels à 70 km/h seront possibles dans les zones jugées dangereuses des départementales.

Le gouvernement s’est placé dans une impasse. Le voici de nouveau contraint de gérer une nouvelle polémique, faute d’avoir tiré les leçons de la colère des Français dont l’origine se trouve dans la limitation à 80 km/h. Une mesure qui devait, selon les éternels experts cités par la sécurité routière, économiser 400 vies par an. Cette évaluation est-elle fondée ? Malgré la destruction de la grande majorité des radars par les gilets jaunes fin 2018, aucune explosion de la mortalité routière n’a été constatée depuis. Le roi-radar serait-il nu ? Pendant ce temps, les chirurgiens orthopédiques n’en peuvent plus d’opérer les blessés consécutifs aux accidents de trottinettes.
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jeudi, mars 14, 2019

Le pompier et le péage : apologue édifiant

«  Le pompier, le péage, le député et le ministre: résumé de la paralysie française»







TRIBUNE - Le député de Seine-et-Marne (LR) Jean-Louis Thiériot raconte une histoire édifiante sur l'impotence des pouvoirs publics.
Les Français ne le savent sans doute pas. En dehors d'une intervention pour un accident sur l'autoroute elle-même, les services de secours en intervention (pompiers, police, Samu, gendarmerie) doivent payer leur péage comme n'importe quel usager. Pour diminuer les coûts, ces services publics ont donc pour instruction d'éviter d'emprunter les autoroutes - sauf urgence vitale avérée. Une consigne qui peut avoir des conséquences dramatiques si la gravité des faits qui appelle une intervention des pompiers, du Samu ou des forces de l'ordre est sous-estimée. Et ceci alors que les sept principales sociétés concessionnaires font un chiffre d'affaires supérieur à 10 milliards et des bénéfices supérieurs à 3 milliards (dont 1,75 pour le seul Vinci), à la faveur de contrats de concessions insuffisamment protecteurs de l'intérêt général!
Consciente de cette anomalie évidente, en novembre 2017, lors de l'examen de la loi de finances 2018, l'Assemblée nationale a voté à l'unanimité - ce qui mérite d'être souligné - un amendement prévoyant que les véhicules de secours seraient exonérés de péage. Comme il est d'usage, les conditions d'application ont été renvoyées à un décret en Conseil d'État. Or, quinze mois plus tard, rien n'a été fait. Le décret n'a pas été promulgué.
On peut déplorer que les sociétés d'autoroutes, avec leurs 3 milliards de profits, n'aient pas spontanément appliqué la loi. C'eût été une appréciable contribution à la «décence commune» chère à Orwell, ou à tout le moins une formidable opération de communication qui aurait été applaudie. Dommage quand on sait la colère qui gronde contre les sociétés autoroutières et dont les «gilets jaunes» se sont souvent fait l'écho.

L'administration refuse de publier le décret

Mais ce qui inquiète, c'est surtout l'inaction de l'État et les justifications données. Interrogé par mes soins en septembre 2018 dans une question écrite, le ministère des Transports a apporté une réponse stupéfiante publiée au Journal officiel, modèle de discours technocratique et de ratiocination juridique: «S'assurer du caractère opérationnel du déplacement est techniquement difficile […]. L'exonération de péage pour les véhicules d'intérêt général prioritaire constitue une rupture d'égalité d'usagers devant le péage […]. Il s'agit pour les sociétés concessionnaires d'une charge nouvelle qui leur est imposée […]. Les sociétés concessionnaires pourraient donc se prévaloir d'un préjudice devant le juge du contrat comme elles l'ont indiqué à l'État. Le concédant - à savoir l'État - serait alors tenu d'indemniser sur fonds publics ses cocontractants pour le manque à gagner représenté par cette mesure, dans les conditions fixées par le juge […]. Ces considérations expliquent les grandes difficultés rencontrées dans la définition des mesures réglementaires.» En clair, l'administration refuse de publier le décret.
Ces propos sont doublement stupéfiants. D'une part, un haut fonctionnaire inconnu s'autorise à ne pas tenir compte d'un texte voté par le législateur. D'autre part, il livre sur un plateau aux sociétés concessionnaires un argumentaire émanant de l'État, dont leurs avocats ne manqueraient pas de faire leur miel en cas de contentieux.
Mais les surprises ne s'arrêtent pas là! Saisie ensuite d'une question orale dans laquelle je lui demandais la date de mise en œuvre du décret, la ministre des Transports, Mme Élisabeth Borne, répondait: «Je ne partage pas la réponse [de ses services, NDLR] telle que vous l'avez mentionnée»… mais se refusait à donner la moindre date précise.
Résumons-nous: un texte de loi non appliqué depuis plus d'un an, une administration qui cède craintivement face à des groupes privés, un ministre qui ignore ce que font ses services et désapprouve leur réponse mais qui en même temps se refuse à tout acte politique fort et décisif…




«Ce dossier d'apparence modeste en dit plus qu'un long colloque sur la faiblesse de l'État.»





Ce dossier d'apparence modeste en dit plus qu'un long colloque sur la faiblesse de l'État. La technostructure se permet de tenir pour rien le vote de la représentation nationale. Le droit devient l'alibi de l'inaction. Et nul ne songe à engager le bras de fer avec les compagnies d'autoroute pour que les choix politiques se traduisent en acte.
Il y aurait pourtant des arguments juridiques à faire valoir et matière à un bras de fer qui serait, de toute évidence, populaire. Dans un avis de février 2015, le Conseil d'État avait rappelé la possibilité d'une «résiliation pour motif d'intérêt général». Le fait d'en brandir la menace aurait certainement suffi à ramener à la raison les compagnies autoroutières et à ouvrir la voie à la négociation d'avenants, sachant que le coût ne serait que de quelques dizaines de millions d'euros. L'État se dit «jupitérien» mais plie piteusement devant un oligopole. Les ministres se taisent, otages de la technostructure ou du juridisme le plus poltron. À la notion traditionnelle du pouvoir s'est substituée celle de gouvernance par les experts, échappant à tout contrôle démocratique. Le gouvernement est devenu en quelque sorte apolitique. Autrement dit, le pouvoir n'a plus le pouvoir.
Symbolique, cet apologue nous dit que l'urgence est à un Parlement qui légifère, à un gouvernement qui gouverne, à des fonctionnaires qui assument leurs responsabilités, obéissent au ministre et mettent en œuvre les lois. À trop laisser enfler ce sentiment d'impuissance, ce sont la désespérance et donc le populisme qui gagneront. En attendant, pompiers et policiers continuent de payer les péages.
*Ancien président du conseil départemental, avocat à la cour et essayiste. Dernier ouvrage paru: De Gaulle, le dernier réformateur  (Tallandier, 2018).
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Mon commentaire : les raisons fondamentales de cette situation sont connues de tous.

L'exercice normal du pouvoir comporte de lourds devoirs et quelques satisfactions et gratifications.

Nos politiciens se sont déchargés de leurs devoirs, c'est-à-dire de leurs responsabilités et donc de leur pouvoir, sur des organismes non-élus et hors de contrôle (BCE, UE, CJUE, CEDH, Conseil constitutionnel, conseil d'Etat, administrations diverses et avariées ...) pour ne plus garder, quand même, que les satisfactions et gratifications du pouvoir.

Ils ont donc trahi leur mission et c'est à juste raison que le peuple les déteste. Les Gilets jaunes qui gueulent « Macron démission ! » ont , hélas, parfaitement raison. Le « dégagisme » est amplement justifié.

Le drame est que nous n'avons pas (pas encore ?) de solution de rechange. Mais, au fond, n'est-ce pas un prétexte à procrastination ? Ayons d'abord le courage de virer ceux qui doivent être virés, ensuite, nous verrons bien : votez Dupont-Aignan, Le Pen, Asselineau, Mélenchon, ma tante, n'importe qui sauf Macron et Wauquiez. Il faut avoir le courage de préférer la fin de la douleur à la douleur sans fin (1), même si c'est temporairement le bordel.

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(1) : si nous continuons avec un gouvernement comme depuis 1983 en votant Macron-Wauquiez, la suite est écrite : la mondialisation a détruit la classe moyenne inférieure. Elle va maintenant détruire la classe moyenne supérieure, celle qui se croit aujourd'hui à l'abri et a massivement voté Macron au second tour.




mercredi, août 15, 2018

Les technocrates, c'est notre calamité des sauterelles à nous

« Les villages du Tarn menacés par une nouvelle autoroute, résumé du mal français »

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Pour résoudre le problème d'un bassin d'emploi, la vitesse, la pollution et la destruction de l'environnement sont les premiers, voire les seuls remèdes envisagés. La ringardise tient lieu d'imagination à des élus, des chefs d'entreprise, des promoteurs immobiliers qui n'ont pas compris qu'à l'avenir les territoires comme ce petit morceau de Tarn seront des richesses convoitées pour leur rareté, pour leur silence, pour leur terre. La situation devient cocasse si l'on se souvient que dans le même temps les routes nationales sont soumises à une vitesse, ou plutôt à une lenteur de 80 km à l'heure qui pénalise les ruraux.
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Les technocrates, combinent deux caractéristiques qui donnent envie de les breumer instantanément et sans pitié :

1) Le mépris : la condescendance est affichée d'entrée. Le message est clair : « J'ai un beau diplôme d'intelligence, j'ai du pouvoir, j'ai le poids de la bureaucratie froide et impitoyable derrière moi, c'est déjà gentil de ma part de bien vouloir m'apercevoir de ton existence, vermisseau ».

2) Le conformisme : une absence d'imagination à toute épreuve, une lâcheté d'acier (« Fort avec les faibles, faible avec les forts », c'est leur devise), une méconnaissance sans remède des réalités. Notre ami de Campagnol fait ses chroniques de leur profonde bêtise.

Les deux séparément seraient presque supportables, mais des abrutis qui prouvent depuis 40 ans leur incompétence et qui vous prennent de haut, ça fait beaucoup.

Comme Edouard Philippe est un prototype de techno de merde :



dimanche, juillet 08, 2018

Leçon d'immigration japonaise

Réflexions sur les époux Shoji

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Nous avions oublié ce que cela pouvait être qu’un comportement respectueux de la loi et de l’autorité. Dans un pays où chaque décision fait désormais l’objet d’une contestation de plus en plus bruyante et vulgaire, souvent appuyée sur des affects qui n’ont que peu à voir avec le bien commun, il semble presque invraisemblable qu’on puisse attribuer à un jugement public une objectivité et une légitimité qui dépassent le ressenti personnel que chacun peut avoir. C’est pourquoi j’ai ressenti une surprise assez peu commune en lisant, à la fin d’un article concernant le cas des époux Shoji, vignerons japonais menacés d’expulsion dans le cadre de procédures tatillonnes comme la France sait les inventer, que les intéressés déclaraient : « Si la France ne veut pas de nous, alors nous partirons. »

Pas même une tentative de plaider sa cause, de se révolter verbalement contre ce qui est, de toute évidence, une injustice invraisemblable : M. et Mme Shoji se savent étrangers sur le sol français, et savent, eux qui viennent du Japon, qu’on ne saurait contester à un pays sa légitimité à décider qui peut résider sur son sol : que ce droit de chaque pays relève de la raison d’état, et dépasse, dans sa visée qui est le bien commun, les particularités relatives à chaque individu qui demande un titre de séjour. Ils savent que la collectivité a sa légitimité propre, et qu’elle ne saurait se plier aux exigences personnelles de tout un chacun sans s’abolir dans son principe-même ; ils savent aussi qu’une collectivité est avant tout un ordre naturel, qui prend, qui a presque toujours pris, racine dans l’appartenance à un même peuple, à une même identité généalogique. Et que par-là, un Japonais ne sera jamais chez lui en France, en Catalogne, à Banyuls-sur-Mer, que s’il est accepté par la communauté installée là depuis des siècles, et qui connait ses propres besoins et ses propres capacités d’accueil. M. et Mme Shoji se sont donc, dignement, contentés de se soumettre au jugement qui devait être rendu par les autorités françaises.

[…]

Comment ne pas s’interroger sur l’incohérence qu’il y a à ergoter sur la faisabilité de l’expulsion d’individus dangereux, qu’ils soient des djihadistes ou tout simplement des caïds violents, pendant que la préfecture de Perpignan invoque des motifs lunaires, comme l’ont rapporté les journaux, pour refuser un titre de séjour à un couple aussi exemplaire ?

[…]

Reconnaissant spontanément la valeur de la contribution de ce couple qui s’est si admirablement intégré à elle, la communauté locale (leurs clients, des confrères vignerons, peut-être des voisins) s’est elle-même dévouée pour protéger ceux qu’elle considère désormais à raison comme les siens, contre les abus d’autorités distantes et vraisemblablement animées par des vues peu louables, en tout cas incompréhensibles. Ici, c’est le collectif qui a pris soin de l’un de ses membres, et qui, en protégeant un des individus qui le composent, a permis de rétablir un ordre juste en son sein. Pour une fois, l’autorité n’a pas cédé au tapage organisé autour de l’individualité devenue centre de l’attention moderne, elle a concédé à une communauté locale ce que celle-ci demandait pour l’un des siens mais aussi et surtout pour elle-même. L’ordre politique, dans une France qui marche beaucoup sur la tête en ces temps étranges, semble, brièvement, furtivement, avoir fonctionné comme il se doit, et rétabli un semblant de raison.
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C'est marrant, les medias du Système d'habitude si prompts à monter en épingle les cas d'expulsion individuelle pour nous faire la morale sont restés bien silencieux sur cette affaire. Seraient-ils racistes ? J'en ai bien peur.

Il est vrai que les Japonais sont le produit d'une haute civilisation. On ne peut pas en dire autant des journalistes du Système et de leurs protégés, d'où une certaine incompréhension, cela les dépasse.






samedi, avril 08, 2017

Je suis Maxime Tandonnet avec une certaine fascination.

Je suis Maxime Tandonnet avec une certaine fascination, car il est symptomatique de ce qui ne va pas dans notre haute administration.

Ex-conseiller immigration de Nicolas Sarkozy, il écrit des articles dans le Figaro et tient un blog.

Il est arrogant : il ne tolère la contradiction qu'à la condition qu'elle ne le contredise pas vraiment ! Je connais au moins deux personnes (Curmudgeon et moi) qui se sont fait censurer pour des commentaires argumentés qui n'avaient pas l'heur de plaire à monsieur. Il m'arrive d'être soupe-au-lait, mais je connais assez Curmu pour savoir que ce n'est pas son cas.

Il se trompe sur tout. Non pas qu'il ait tort sur chaque point de détail, mais sa vision globale est fausse. Par exemple, il critique l'hyper-présidentialisation sans comprendre qu'au contraire, les Français sont en manque d'autorité et que le retour aux poisons et délices du régime des partis, qui, en tant que membre de la caste, le fait bander, ne donnera pas aux Français ce qu'ils attendent, c'est-à-dire un président responsable. Et ainsi du reste.

Il est lui-même responsable, voire coupable. C'est bien beau de trouver délirant que les Français veuillent voter Le Pen ou Mélenchon. Mais on a envie de lui dire : « Dis donc, mon coco, ce n'est pas toi qui faisais partie de l'équipe au pouvoir et qui as contribué à tromper les espoirs des Français, sur l'immigration par exemple, et leur a donné envie de voter pour n'importe qui d'autre que toi et les tiens et tous ceux qui leur ressemblent de près ou de loin ? Alors, avant de prendre les choses de haut, tu devrais te regarder dans le miroir ».

Il ne paraît pas pire qu'un autre, il a au moins le mérite de tenir un blog avec sincérité, et c'est en cela qu'il est intéressant, symptomatique ... et inquiétant. En le lisant, on se dit qu'on est gouverné par une belle bande d'autistes. Sauf que les vrais autistes ne sont pas condescendants.


jeudi, août 25, 2016

Plus de fonctionnaires de l’agriculture que d’agriculteurs ?

Ca fait plusieurs fois que j’entends dire qu’il y a en France plus de fonctionnaires de l’agriculture que d’agriculteurs. Quelqu’un a-t-il des chiffres ?

dimanche, janvier 31, 2016

Pourquoi il ne faut pas sauver la Sécurité sociale

Pourquoi il ne faut pas sauver la Sécurité sociale

Les commentaires du Figaro sous cet article sous d'un provincialisme affligeant. Cela fait penser à Brassens, on a envie de fredonner :

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le vaccin fait par
Leur Sécu même ruinée rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

A part quelques isolés, dont, évidemment, votre serviteur, les commentateurs semblent persuadés qu'il n'y a pas de meilleur système de santé au monde que notre Sécu, ce qui est absolument faux, à la fois dans les résultats sanitaires et dans les coûts. Pour ne prendre qu'un exemple, le système suisse a de meilleurs résultats pour moins cher.

Mais, quand on ne connaît qu'un sytème de santé, c'est forcément le meilleur. Alors on pare son ignorance, sa paresse intellectuelle et son manque de curiosité de grands mots ronflants du genre « idéologie libérale ».

Sans compter l'intérêt personnel bien compris, car ce qui ressort de bien des commentaires, c'est « les autres doivent payer pour moi ».

Le ton courroucé de certains valide l'opinion d'Eric Verhaeghe sur la vénération du dieu Etat-providence. C'est le ton de croyants qui s'offusquent d'un blasphème et non celui de citoyens rationnels qui discutent d'un système de santé parmi d'autres possibles, avec ses qualités et, horresco referens, ses défauts.

mardi, octobre 06, 2015

Pot-pourri : la France ne meurt pas de mort naturelle, les salauds la tuent

Volkswagen et l'envers du miracle allemand

On aura une pensée émue pour les européistes qui nous mènent droit dans le mur, attachés comme des esclaves au char teuton.


Les policiers cibles d'agressions en série

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«Il y a une violence exponentielle contre les forces de l'ordre. Elle est nourrie par le sentiment d'impunité dû quasi exclusivement à l'absence de réponse pénale», s'indigne Patrice Ribeiro, le patron du syndicat Synergie-Officiers.

[…]

Pour Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat SGP-FO, «la lutte antiterroriste ne doit pas faire oublier les difficultés et la violence à laquelle sont confrontés nos collègues au quotidien».
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D'autant plus qu'on sait, désormais sans doute possible, que délinquance, violence impunie et terrorisme islamique sont intimement liés.

Merci les ministres de la «justice» et de l'intérieur depuis trente ans.


Derrière l'expatriation, le chômage des jeunes français

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Tous ces Français partent et partiront pour des raisons économiques, réglementaires, culturelles ; emportant avec eux une partie des réponses aux problèmes de notre pays, l'affaiblissant d'autant par les emplois et richesses créés ailleurs, le privant de ressources fiscales. Ce que la France nomme pudiquement depuis trop longtemps l'expatriation, qui est en fait une émigration: l'acte résolu de s'installer dans un autre pays pour améliorer sa situation matérielle.
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Hé oui, la France, terre d'émigration comme un vulgaire pays du tiers-monde.


Nouailhac : TGV, une gabegie sans fin

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Comment des ingénieurs français ont-ils pu dessiner un tel tracé, aussi insensé que de vouloir créer une bretelle d'autoroute en Bourgogne entre les vignes de La Romanée Conti et celles de Grands Échezeaux ? Qu'a-t-il bien pu se passer pour qu'un tel projet, en plus d'un budget de 9,1 milliards d'euros, cumulant toutes les critiques et tous les risques, puisse être adopté par le gouvernement ? Réponse : des élections ! Alors qu'il restait encore huit mois pour décider, on a préféré prendre position juste avant les élections régionales, à l'initiative de l'Élysée, espérant ainsi avoir plus de chances de conserver l'Aquitaine et le Midi-Pyrénées, deux des rares régions qui ne semblent pas perdues d'avance pour la gauche, sachant que la droite allait être obligée d'applaudir à ce coup bien tordu. Il s'agit donc simplement d'une affaire de basse cuisine électorale, laquelle implique cinq élus repus et fatigués, sans vision et sans ressort.

[…]

Il s'agit bien là de la vraie question : dépenser des milliards que nous n'avons pas, pour gagner une minute entre Bordeaux et Dax et une demi-heure entre Bordeaux et Toulouse en saccageant le Sauternais qui fait partie d'un patrimoine historique, cela est-il justifié ? Est-il possible qu'une telle folie soit commise dans un pays civilisé comme le nôtre ? Messieurs les politiciens, les technocrates et les courtisans élyséens, vous qui vous élevez bruyamment, et à juste titre, contre l'anéantissement sauvage des reliques millénaires de Palmyre par les barbares de Daesh, avezvous pensé aux réponses que vous devrez donner à vos enfants et petits-enfants lorsqu'ils vous reprocheront la destruction du vignoble de Sauternes, lui aussi millénaire, et qu'ils vous traiteront de barbares ?
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Après, les bobos parisiens et bordelais feront mine de s'étonner, la bouche en cul de poule, que les Français, que de toute façon ils méprisent, se sentent dépossédés de leur pays et, en conséquence, s'abstiennent ou votent FN.

On n'est pas surpris de retrouver parmi les complices de ce crime Alain Juppé, le liquidateur à crâne d'oeuf, le chef des boeufs-tigres de bureaux, épais comme des boeufs, féroces comme des tigres. Dès qu'une saloperie technocratique, sans âme, sans tripes et sans cervelle, se commet quelque part, ce faux intelligent n'est jamais loin.

Petite question futuriste : alors que BMW, Audi, Mercedes,Toyota, Citroën ont fait récemment des démonstrations de voitures autonomes (pour Citroën, entre Paris et Bordeaux !) et que le covoiturage se généralise grâce à internet, y aura-t-il encore une place dans quinze ans pour le TGV entre la voiture et l'avion (sachant qu'en 2015, les TGV sont déjà déficitaires) ?

Mais, bon, c'est vrai je ne suis pas aussi intelligent qu'Alain Juppé. Il a sûrement compris des trucs que je n'ai pas compris ... comment sucer la moëlle du contribuable pendant des décennies tout en étant un parfait nuisible, incompétent et cynique, par exemple.





mardi, septembre 29, 2015

Macron ou le libéralisme Canada Dry

Macron ou le libéralisme Canada Dry

Cet article n'est pas sans lien avec mon billet précédent.

C'est presque tout le texte qu'il faut citer (c'est moi qui souligne) :

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Le paradoxe français est là. Alors que la dépense publique étrangle comme jamais la société française, l’imaginaire collectif se représente volontiers un libéralisme triomphant prêt à reprendre le pays en main. Et Macron donne un visage à cette angoisse.

L’histoire torturée du libéralisme en France

Il est vrai qu’au vingtième siècle, la France a validé le transfert au sein du service public des fonctions sociales de l’Eglise. L’Etat-Providence est devenu le refuge commode de ce que le clergé n’assume plus depuis l’émergence de la Troisième République. Ce mouvement a eu un effet immédiat : le gonflement massif de la part des dépenses publiques dans le PIB.

Le noeud gordien se trouve là : s’attaquer à la dépense publique aujourd’hui équivaut à un blasphème libertin sous l’Ancien Régime. Dire que l’Etat est trop présent, c’était comme dire, il y a trois cents ans, que Dieu occupait trop de place dans la société. L’excommunication n’est jamais loin pour ces hérétiques, et la réaction des socialistes aux propos de Macron sur les fonctionnaires en a donné une preuve éclatante. Pour un peu, le ministre de l’Economie eut été brûlé pour héliocentrisme.

Pour être libéral, en France, il faut imaginer et soutenir que l’individu peut survivre sans le saint Etat intercesseur terrestre auprès de Dieu. En ce sens, Macron est libéral : il appartient à cette gauche laïque, libertine au sens du siècle des Lumières, qui veut limiter le poids de la « collectivisation » dans les destins individuels. Cette posture rassemble, dans la pratique, un véritable courant au sein du Parti Socialiste, qui va de Cambadélis (même s’il s’en défend) à Sapin (dans une certaine mesure).

Chaque parti, de gauche comme de droite, recèle dans ses rangs ces « libertins-libéraux » qui tentent d’exister dans la cohue partisane des admirateurs de l’Etat.

Macron et la vulgate libérale

Pour autant, suffit-il d’enfoncer quelques portes ouvertes sur le rôle excessif de l’Etat pour être un authentique libéral?

Non, bien entendu, et c’est de ce point de vue que Macron apparaît comme un « libéral Canada-Dry ». Il a bien les apparences d’un libéral, mais sa composition idéologique est très différente.

D’abord par ses origines. Macron est par essence une créature de l’Etat : normalien, énarque, inspecteur général des finances, il se situe au coeur de ce faux libéralisme, de cette vulgate libérale volontiers pratiquée dans les allées administratives du pouvoir. On y dit, et on y répète dans les dîners, les couloirs et les alcôves, que le droit du travail est trop compliqué, mais on ne manque jamais de lui en rajouter une couche. On y parle du poids des 35 heures dans les entreprises, mais on se garde bien de les remettre en cause dans les services de l’Etat. On plaide pour la compétitivité, la performance, mais on évite de l’appliquer aux administrations, car les vagues produites dans les services par ces idées révolutionnaires pourraient nuire à la carrière.

Le libéral étatiste adore la concurrence chez les autres, mais pas chez lui.

Ensuite par ses choix politiques. L’oeuvre de Macron donne le sentiment de « libéraliser », mais elle favorise systématiquement les grandes entreprises rentières au détriment des nouveaux entrants sur les marchés. Prenons l’exemple de la libéralisation du transport routier de voyageurs: elle constitue une aubaine pour la SNCF qui diversifie ses activités et ne profitera marginalement qu’aux nouveaux transporteurs. Ouvrir des marchés avec la SNCF, convenons-en, n’est pas une logique libérale.

Cet exemple emblématique montre bien que le libéralisme d’Emmanuel Macron s’arrête là où la rente commence. Notre ministre de l’Economie a bien l’idée qu’il faut laisser le secteur privé respirer, mais sous un format post-soviétique : il s’agit de privatiser des activités publiques, ou de faire le jeu de grandes entreprises installées, et certainement pas d’instaurer une concurrence libre et parfaite où un Bill Gates, ou Steve Job, pourrait émerger.

Le libéralisme macronien, c’est le libéralisme d’une technostructure qui rêve de privatiser les leviers de l’Etat à son profit. Et pendant ce temps, le Mittelstand français se meurt.
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Pendant ce temps, Eric Zemmour fait une chronique tout à fait stupide sur le même sujet :

"Le fleuve de gauche est revenu dans son lit libéral", soutient Éric Zemmour

Comme si Burke était de gauche, lui qui défendait le libéralisme traditionnel de l'Angleterre au nom de son conservatisme ! Mais E. Zemmour perd tous ses neurones dès qu'on prononce le mot «libéralisme».

Par exemple, E. Zemmour prétend que ce sont des libéraux qui ont promu la loi Le Chapelier interdisant syndicats et corporations, ce qui est un contresens total. Décidément, il ne comprend rien au libéralisme. Je le soupçonne de ne pas vouloir comprendre pour une raison que je ne m'explique pas.

Evidemment, quand on se dit admirateur inconditionnel de Napoléon, on souffre de quelques déficiences dans l'analyse. Peut-être Eric zemmour n'a-t-il pas remarqué que la France de Napoléon a fini plus petite que la France de Louis XVI ?

Passons.





A Saint-Cyr aussi, les bureaucrates sévissent

Ce que je vais vous raconter est anecdotique. Pourtant, cela me navre car révélateur d’un état d’esprit : la merde est entièrement une création de l’administration qui fait du zèle pour résoudre un problème inexistant.

L’aérodrome de Saint-Cyr est un mignon petit terrain. Il a la chance d’être dans l’axe du château de Versailles. Cela donne des tours de piste plaisants.

Depuis quatre-vingts ans, l’aérodrome vivait sans panneaux indicateurs et, comme c’est de l’herbe partout, pistes et taxiways, tout le monde s’en portait fort bien. Tout le monde, sauf Aéroports de Paris qui a décrété « Achtung ! C’est contraire au règlement. On va mettre des panneaux ». Les aéroclubs ont répondu que c’était totalement crétin, vu la configuration du terrain, qu’il n’y a jamais eu d’accidents par manque de panneaux mais que, à cause des panneaux, la moindre sortie de piste, jusqu’à présent sans conséquence, allait se transformer en catastrophe du fait de ces nouveaux objets contondants trainant au bord des pistes.

Vous imaginez la suite. Aéroports de Paris n’a rien écouté, les panneaux ont été installé et, ça n’a pas manqué, on en est déjà à deux avions endommagés, dont un très gravement.

Résumé de l’affaire du point de vue d’AdP : « On a été con comme des balais, on a fait preuve de zéro bon sens, le pragmatisme ne passera pas par nous. Deux avions bousillés, mais l’essentiel est sauf : on a respecté le règlement, ce qui arrive est donc de la faute de personne, en tout cas pas de la nôtre, on peut se rendormir tranquille. »

Voilà comment va la France de 2015.

Une société à ce point sous la coupe de bureaucrates abrutis, qui l’accepte et qui, quelquefois, en redemande, est une société très malade.

Rappelons que l'administration soviétique faisait, comme la nôtre, des trucs totalement absurdes, juste histoire de rendre les gens fous.

Une video (fôtes d'orthographe comprises) :





mardi, août 11, 2015

La Sécu, les platanes et les technocrates

A bas les panneaux publicitaires et les ronds-points, vivent les platanes !

Le sujet me tient à cœur. La beauté de la France n’est pas un enjeu secondaire.

La personnalité charnelle de la France, dont cette beauté fait partie, est ce qui la sépare de n’être qu’un espace administratif, un terrain vague cadastré. C’est pourquoi les technocrates s’acharnent à détruire la beauté de la France : leur pouvoir et leur raison d'être sont en danger à chaque fois que la chair de la France est visible. La beauté de notre pays est une insulte grave et permanente aux technocrates. On comprend donc leurs tenaces efforts, trop souvent victorieux, de destruction.

Les abords des villes françaises sont enlaidis par quatre machins dont trois au moins ont une forte composante technocratique : les ronds-points, les centres commerciaux, les barres de HLM et les panneaux publicitaires.

Cynthia Fleury, dans La fin du courage, a une analyse fort intéressante. Le courage, j’ajoute : l’honneur et la beauté, disparaissent parce qu’ils ne sont pas mesurables et leurs conséquences non plus. Comment mesure-t-on la beauté d’un platane (1) ? Comment mesure-t-on les conséquences d’un courageux sauvetage d’un enfant de la noyade ?

Notre monde est obsédé par la performance. Le courage, l’honneur et la beauté sont d’un autre monde, celui du gratuit. Comme disait Oscar Wilde «le cynique est celui qui connaît le prix de tout et la valeur de rien». Le technocrate est le cynique par excellence.

Dans ce billet passionnant, Eric Verhagehe analyse la création de la Sécu, c’est-à-dire le passage de lacapitalisation d’avant-guerre, d’inspiration girondine (pour le dire vite) à la répartition d’après-guerre d’inspiration jacobine, comme une étape majeure de la prise de pouvoir des technocrates en France :

Les racines vichystes de la sécurité sociale

C’est le point commun entre les platanes et la Sécu : le joug des technos sur la France.


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(1) : un homme de bon sens m'a fait remarquer que les platanes au bord des routes ont leur utilité en sécurité routière. Tant que les chauffards s'écrasent dessus, ils ne s'écrasent pas sur les voitures qui viennent en face.

Plus sérieusement, on sait qu'une disposition judicieuse des arbres incite les conducteurs à ralentir. Mais ça, c'est humain, cela ne rentre pas dans les équations des technocrates.

mardi, octobre 28, 2014

Nous sommes dirigés par des fous ...

... nous nous en doutions.

L'administration française et européiste qui fait dans le grand n'importe quoi :

La plupart des hélicoptères menacés d'être interdits de vol par Bruxelles

Le plus inquiétant dans cette affaire est que l'administration va continuer tel un bulldozer en dépit de tout bon sens. La différence entre un train et l'administration française, c'est que le train, quand il déraille, il s'arrête.

Les troublantes circonstances financières du suicide de l'associé de DSK

Voilà un ex-ministre de l'économie, un ex-directeur du FMI, un ex-futur président de la république qui se comporte avec autant de jugeote que le premier crétin venu.

Tout cela est très rassurant.

vendredi, septembre 27, 2013

Trop de bureaucratie tue ... la France

Cela n'est qu'un exemple parmi mille :

Vers un "Louvois" de la communication de la Défense

Le mécanisme est bien connu : il n'y a jamais assez de fonctionnaires puisque les fonctionnaires ont la capacité d'inventer leur propre travail.

Il leur suffit d'écrire une circulaire pour justifier l'augmentation des effectifs pour appliquer cette circulaire.

D'où la création d'organismes aux missions de plus en plus parcellaires et qui se marchent sur les pieds. Et plus il y a de monde sur une mission, plus c'est le bordel et moins bien le boulot est fait. L'administration française ne souffre du manque de «moyens» (ils ne peuvent pas dire d'«argent», comme tout le monde, ces hypocrites ?) mais , au contraire, d'un trop-plein d'argent racketté au pauvre moutontribuable.

Il n'y a qu'une vraie manière d'arrêter ces conneries : couper le robinet à argent «gratuit» qui fait vivre tout ce petit monde. Affamer la bête.