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samedi, octobre 27, 2018

Comment est née la Mazda MX5 ?

Mazda MX-5 NA : japonaise à l’anglaise

C'est le cabriolet de plus vendu de tous les temps (plus d'1 million !).

Cette histoire est instructive : elle invalide toutes les études marketing. Mais Steve Jobs a déjà tout dit : « Si vous croyez aux études marketing, vous faites un téléphone avec des touches plus grosses, pas l’Iphone ».




dimanche, juillet 08, 2018

Leçon d'immigration japonaise

Réflexions sur les époux Shoji

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Nous avions oublié ce que cela pouvait être qu’un comportement respectueux de la loi et de l’autorité. Dans un pays où chaque décision fait désormais l’objet d’une contestation de plus en plus bruyante et vulgaire, souvent appuyée sur des affects qui n’ont que peu à voir avec le bien commun, il semble presque invraisemblable qu’on puisse attribuer à un jugement public une objectivité et une légitimité qui dépassent le ressenti personnel que chacun peut avoir. C’est pourquoi j’ai ressenti une surprise assez peu commune en lisant, à la fin d’un article concernant le cas des époux Shoji, vignerons japonais menacés d’expulsion dans le cadre de procédures tatillonnes comme la France sait les inventer, que les intéressés déclaraient : « Si la France ne veut pas de nous, alors nous partirons. »

Pas même une tentative de plaider sa cause, de se révolter verbalement contre ce qui est, de toute évidence, une injustice invraisemblable : M. et Mme Shoji se savent étrangers sur le sol français, et savent, eux qui viennent du Japon, qu’on ne saurait contester à un pays sa légitimité à décider qui peut résider sur son sol : que ce droit de chaque pays relève de la raison d’état, et dépasse, dans sa visée qui est le bien commun, les particularités relatives à chaque individu qui demande un titre de séjour. Ils savent que la collectivité a sa légitimité propre, et qu’elle ne saurait se plier aux exigences personnelles de tout un chacun sans s’abolir dans son principe-même ; ils savent aussi qu’une collectivité est avant tout un ordre naturel, qui prend, qui a presque toujours pris, racine dans l’appartenance à un même peuple, à une même identité généalogique. Et que par-là, un Japonais ne sera jamais chez lui en France, en Catalogne, à Banyuls-sur-Mer, que s’il est accepté par la communauté installée là depuis des siècles, et qui connait ses propres besoins et ses propres capacités d’accueil. M. et Mme Shoji se sont donc, dignement, contentés de se soumettre au jugement qui devait être rendu par les autorités françaises.

[…]

Comment ne pas s’interroger sur l’incohérence qu’il y a à ergoter sur la faisabilité de l’expulsion d’individus dangereux, qu’ils soient des djihadistes ou tout simplement des caïds violents, pendant que la préfecture de Perpignan invoque des motifs lunaires, comme l’ont rapporté les journaux, pour refuser un titre de séjour à un couple aussi exemplaire ?

[…]

Reconnaissant spontanément la valeur de la contribution de ce couple qui s’est si admirablement intégré à elle, la communauté locale (leurs clients, des confrères vignerons, peut-être des voisins) s’est elle-même dévouée pour protéger ceux qu’elle considère désormais à raison comme les siens, contre les abus d’autorités distantes et vraisemblablement animées par des vues peu louables, en tout cas incompréhensibles. Ici, c’est le collectif qui a pris soin de l’un de ses membres, et qui, en protégeant un des individus qui le composent, a permis de rétablir un ordre juste en son sein. Pour une fois, l’autorité n’a pas cédé au tapage organisé autour de l’individualité devenue centre de l’attention moderne, elle a concédé à une communauté locale ce que celle-ci demandait pour l’un des siens mais aussi et surtout pour elle-même. L’ordre politique, dans une France qui marche beaucoup sur la tête en ces temps étranges, semble, brièvement, furtivement, avoir fonctionné comme il se doit, et rétabli un semblant de raison.
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C'est marrant, les medias du Système d'habitude si prompts à monter en épingle les cas d'expulsion individuelle pour nous faire la morale sont restés bien silencieux sur cette affaire. Seraient-ils racistes ? J'en ai bien peur.

Il est vrai que les Japonais sont le produit d'une haute civilisation. On ne peut pas en dire autant des journalistes du Système et de leurs protégés, d'où une certaine incompréhension, cela les dépasse.






mercredi, juin 12, 2013

Le Japon, rêve français

Le Japon, rêve français

Addendum : je ne sais pas qui copie sur qui, mais Zemmour est sur la même longueur d'onde : Le rêve japonais de François Hollande.

Je ne trouve rien à redire à cet article à part son titre, concession au politiquement correct, «Japon, rêve et cauchemar français». Je vois bien en quoi le Japon est un rêve pour des Français mais pas en quoi il est un cauchemar.

Certes, le Japon est imparfait, comme tous les pays, mais, aujourd'hui, je préférerais être Japonais au Japon que Français en France.

C'est un pays que j'apprécie : j'y ai fait mon stage ouvrier et mon voyage de noces. J'en garde d'excellents souvenirs. Comme le dit l'article, le Japon est un pays où il existe encore une société. Où «vivre ensemble» n'est pas une incantation vide de politiciens fous et criminels mais une réalité.

Je me souviens d'un couple sympathique de gauchistes en vacances, rencontré à notre retour, qui avait frémi d'horreur et avait cessé de nous adresser la parole quand nous leur avions décrit notre goût pour le Japon. Un  pays qui suscite de telles réactions chez de tels gens ne peut être entièrement mauvais !

Une photo prise à Tokyo en 2008 dans un jardin public :



Essayez d'imaginer l'équivalent français !

dimanche, octobre 28, 2012

Japon : le spectre d'une faillite inquiète les financiers

Japon : le spectre d'une faillite panique les financiers

Je n'aurais pas la muflerie de rappeler aux journalistes du Figaro que le verbe "paniquer" n'existe pas en français : nous sommes désormais habitués à ce que les journalistes écrivent comme des pieds.

Le fond du problème est bien connu.

Charles Gave et Jean-Pierre Petit le répètent à longueur d'années : tant que le taux d'intérêt à dix ans est inférieur à la croissance, on peut s'endetter avec inconscience et irresponsabilité, la sanction ne vient pas.

Mais le jour (qui finit toujours par arriver car la dette incontrôlée sert à financer le clientélisme qui tue la croissance) où le taux d'intérêt devient supérieur à la croissance, c'est la panique.

On notera avec intérêt que les crises de surdendettement étatique, en Europe, aux Etats-Unis, au Japon,  ont toujours la même cause, malgré les différences culturelles : l'étouffement de la démocratie par une oligarchie qui, pour se maintenir au pouvoir malgré son illégitimité, achète des clientèles avec de la dette.

Il y a bien une «solution» : la célébrissime «planche à billets». La banque centrale rachète les dettes étatiques. Mais cela induit une guerre des changes à l'extérieur et une inflation à l'intérieur.

Toutes choses très néfastes pour un pays vieillissant comme le Japon.

L'heure de vérité approche. Et pour tout le monde. Car qui peut croire que la banqueroute de la deuxième économie du monde serait sans conséquences partout ailleurs ?



mercredi, mars 16, 2011

Nucléaire au Japon : c'est la fête du slip en Europe

Les technocrates européens sont mis dans un état de transe extatique par la catastrophe nippone. Je ne suis pas sûr qu'ils jouissent encore, mais ils bandent déjà.

Pierre Gadonneix (ex-PDG d'EDF): «L'accident nucléaire au Japon plaide en faveur de la définition de règles mondiales en matière de sûreté nucléaire».

Quand j'entends le mot «accident», je sors ma «gouvernance mondiale» ? Gouvernance mondiale, l'orgasme pour tout technocrate : un gros machin avec plein de sinécures dedans grassement payées où cette saloperie de démocratie ne met jamais son nez.

Par ailleurs, le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger a réaffirmé que la situation n'était plus sous contrôle à ses yeux.

De quoi je me mêle ? De ce qui ne me regarde pas, mais c'est si bon, sous prétexte de sécurité, de se mêler des affaires des autres.

Et je ne vous parle pas des écolos et autres guignols (NKM, Borloo, etc ...)qui se sont précipités pour exploiter l'émotion avec une indécence rare.

Et ainsi de suite.

Les Japonais sont impressionnants dans cette affaire mais les Européens en général et les politiciens en particulier n'en sortent pas grandis.

Addendum

Sondage Le Figaro : Radiations au Japon : êtes-vous inquiet pour votre santé ?

16/03/2011 | Mise à jour : 20:07 Réagir | Votants 3877

Oui : 30.15%
.
Non : 69.85%

Nous sommes donc cernés par 30.15 % de connards.

lundi, mars 14, 2011

Nucléaire : la politique de l'émotion

La politique est soumise à au diktat de l'émotion.

Quand on examine les choses calmement, on se dit que ce qui se passe au Japon est une validation du choix nucléaire : voilà un pays qui subit un très violent séisme et les dégâts radioactifs sur la population sont restreints.

Certes, c'est une grosse perte industrielle et économique, mais rien de plus.

Mais, c'est tout le contraire qu'on entend dans les medias. Le plus extrême est dans les commentaires des sites des journaux gauchistes. D'une manière générale, nous nageons en plein irrationnel.

Je pense que l'invisibilité de ces radiations qui peuvent pénétrer dans leurs victimes fait beaucoup pour créer cette peur irrationnelle.

Addendum du 15/03 : j'ignore à l'heure qu'il est si la situation au Japon va dégénérer en catstrophe nucléaire. Mais si cela était, cela indiquerait qu'une vieille centrale en bord de mer ne résiste pas à un séïsme de magnitude 8,9 et au tsunami qui suit. C'est un peu léger pour remettre en cause le nucléaire partout dans le monde, notamment en France, dans des régions non sismiques.

La décision d'Angela Merkel d'arrêter les plus vieux réacteurs n'est pas frappée au coin de la rationalité, c'est le moins qu'on puisse dire.

«C'est avec chagrin que nous voyons ces hommes éminents se faire, en vertu d'une sorte de loyalisme à l'envers, non point des guides exigeants, mais des porte-paroles rassurants.»

Zemmour est sur la même longueur d'onde. Quant à H16, il est carrément saignant.

Cependant, je rappelle cette statistique : le nucléaire civil a fait moins de morts dans toute son histoire que les mines de charbon chinoises en un an.

Résilience et immigration

Je vous signale ce billet d'Ivan Rioufol : Du Japon à la France : Quelle nation voulons-nous ?

Bien sûr, ce qu'il raconte est conforme au bon sens, mais comme le bon sens n'a plus le droit de cité parce qu'il contredit trop souvent la dictature du Bien, nous nous trouvons sommés de démontrer des évidences qui mériteraient pas, chez des peuples moins touchés par la folie, qu'on perde du temps à les démontrer. Sachez donc que des études américaines montrent que trop d'hétérogénéité ethnique d'un voisinage fait baisser la sociabilité et le sens civique.

dimanche, août 29, 2010

Le Japon et la peine de mort

Il y a un article dans Causeur sur la peine de mort au Japon.

J'étais opposant à la peine de mort (Victor Hugo m'a mis beaucoup de conneries dans la tête). Puis, j'ai lu Romain Gary, qui n'est pas un barbare assoiffé de sang : l'homme étant ce qu'il est, on peut douter une société qui n'a pas le courage de tuer (oui, au risque de se tromper) pour faire respecter ses lois survive très longtemps.

La peine de mort est un message, non pas tant vers les meurtriers potentiels, que vers l'ensemble de la société : cette société sera défendue quoi qu'il arrive. La peine de mort est l'incarnation suprême de la phrase de Goethe : «Mieux vaut une injustice qu'un désordre».

Notre société maternée erre dans le rousseauisme : elle a non seulement perdu l'habitude de la dureté, mais la conviction de sa nécessité. Le mal qui est en l'homme (le péché originel comme diraient les chrétiens) demande pourtant à être réprimé sous peine d'anarchie (dont les plus faibles sont toujours les victimes).

D'ailleurs, depuis que les thèses criminophiles tiennent le haut pavé, on observe une augmentation de la criminalité. Si les meurtres sont constants, c'est que les services de secours sont plus efficaces, il y a plus de victimes sauvées in extremis, mais les tentatives de meurtres augmentent.

J'en viens à considérer que le rétablissement de la peine de mort serait un signe de la sortie du maternalisme. Malheureusement, rétablir la peine de mort serait si difficile qu'on ne s'y résoudra que lorsqu'on sera tombé dans l'anarchie (je veux dire : encore plus qu'aujourd'hui).

Je ne suis pas plus un sanguinaire que les opposants à la peine de mort. Mais l'anarchie qui vient m'apprend la valeur de l'ordre et le besoin de le faire respecter, à un prix élevé, même si ce prix doit être la mort éventuelle d'un innocent (après tout, il y a bien d'autres innocents qui meurent, pour des raisons moins pressantes).