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jeudi, mars 19, 2020

Le journaliste et le chien de garde.

J'adore le mantra du chien de garde : « Vous ne pouvez pas dire ça ». Et la technique habituelle de hachage, d'interruption, de ne pas laisser l'interlocuteur aller au bout de son propos.

Honneur à Rioufol ! Il a du courage.



dimanche, février 16, 2020

Les traitres (I. Rioufol)

Ce livre est excellent.

Non pas qu'il contienne une seule révélation, mais pour la première fois un journaliste grand public écrit ce que nous savons tous, avec clarté, sans tourner autour du pot.

Nos politiciens connaissent les maux de la France (islamisation, Grand Remplacement, violence, anarchie, atomisation, bureaucratie, effondrement éducatif, effondrement des missions régaliennes, tiers-mondisation ...). Les confidences de François Hollande et de tant d'autres, toujours officieuses, off, ne laissent aucun doute : ils ne peuvent pas plaider l'ignorance.

Ce sont donc des traitres au plein sens du mot : ils connaissent leur devoir mais font en toute conscience le contraire.

Ils doivent être jugés et condamnés. Ivan Rioufol en appelle à un procès des décideurs du Grand Remplacement.

Ensuite, Rioufol préconise un libéralisme raisonnable : libéralisme intérieur pour se défaire de la mauvaise emprise de l'Etat sur nos vies et protections extérieures.

C'est la grande force de ce livre : aller à l'essentiel, sans peur et sans reproche.


samedi, janvier 18, 2020

Ivan Rioufol : « Les traîtres sont ceux qui, depuis quarante ans et plus, ont abandonné la France aux minorités, aux communautés et à l’islam conquérant » [Interview]

Ivan Rioufol : « Les traîtres sont ceux qui, depuis quarante ans et plus, ont abandonné la France aux minorités, aux communautés et à l’islam conquérant » [Interview]

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Breizh-info.com : Qui sont « les traîtres » que vous visez dans votre ouvrage ? Avez-vous des noms à donner ?

Ivan Rioufol : Les traîtres sont ceux qui, depuis quarante ans et plus, ont abandonné la France aux minorités, aux communautés et à l’islam conquérant, tout en prétendant servir et défendre le pays. Si j’avais voulu donner des noms, il m’aurait fallu un épais annuaire ! Quand Jacques Chirac se confie en avouant : « Je n’ai jamais été de droite ! », certains pouvaient s’en douter. Il n’empêche qu’il assume sa trahison auprès de ceux qui s’étaient convaincus de ses convictions de droite.

Quand la gauche perdue manifeste le 10 novembre 2019 à Paris, Jean-Luc Mélenchon en tête, avec des mouvements islamistes qui hurlent « Allah Akbar ! », elle signe également sa collaboration avec l’ennemi intérieur, et donc sa traîtrise. Emmanuel Macron est aussi un bon profil : voici un président de tous les Français qui n’entend rien aux protestations d’une partie de son peuple et qui fait tout pour accélérer la dilution de la nation souveraine dans la mondialisation et l’universalisme impensés.

Breizh-info.com : Pensez-vous que techniquement, et légalement, il soit possible de les juger ? A quoi devraient-ils être condamnés ?

Ivan Rioufol : Je suggère en effet cette possibilité d’une mise en accusation pour maltraitance d’un peuple, abus de confiance, non-assistance à personne en danger, abus de droit, que sais-je encore. Il ne serait pas anormal que ceux qui ont mis la France dans cet état aient des comptes à rendre et soient condamnés, même symboliquement, à la honte nationale.

Quand le ministre Brune Poison dit espérer « voir devant un tribunal » les responsables politiques qui ne partagent pas son catastrophisme écologique, je me dis que cette hypothèse est à creuser pour ceux qui ont saccagé la nation, comme d’autres saccagent la nature. Je trouverais intéressant, par exemple, que des citoyens s’associent pour porter plainte contre Macron et son mépris d’un peuple coupable de le contester.
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Mes fidèles lecteurs ne seront pas surpris : ça fait des années, peut-être des décennies (je ne rajeunis pas) que j'écris que, pour comprendre le comportement de nos dirigeants, il faut tout simplement admettre l'inadmissible : ce sont des traitres, au plein sens du terme, qui détestent la France et les Français  et font ce qu'ils peuvent pour leur nuire. Je ne reviens pas ici sur les sources fort complexes de ce phénomène, somme toute étrange.

Plus intéressante, l'idée de passer les traitres en justice.

Je suis partisan de fusiller, dans les fossés de Vincennes, au minimum tous les présidents et premiers ministres, depuis Giscard inclus. Mais après un procès en bonne et due forme, une sorte de Nuremberg du Grand Remplacement.

Je pense que la justice expéditive salit le régime qui la pratique ou la tolère.

Après tout, on a bien fusillé Laval et condamné à mort Pétain après des procès réguliers. Pourquoi pas Macron et Juppé ?




mardi, avril 05, 2016

Islam : parce qu'une piqure de rappel ne peut pas faire de mal

Ce que le Nobel Imre Kertész disait de l'islam

Par Ivan Rioufol le 4 avril 2016 12h25

Lucidité ou sénilité ? Dans le chaleureux portrait que Le Monde de samedi a consacré au grand écrivain hongrois Imre Kertész, prix Nobel de littérature, mort à Budapest le 31 mars, la journaliste choisit néanmoins la deuxième option pour expliquer ses "remarques déconcertantes sur l’Europe et sur l’islam" tenues dans son dernier roman (L’ultime auberge, Actes Sud). Qu'écrit Kertész, un des derniers survivants d’Auschwitz? Ceci (page 173) : "L’Europe périra bientôt à cause de son libéralisme puéril et suicidaire. L’Europe a créé Hitler, et après Hitler, elle s’est trouvée à court d’arguments : les portes se sont ouvertes devant l’islam, plus personne n’ose parler de race et ou de religion, alors que l’islam ne semble plus connaître que le langage de la haine envers les autres races et religions". J’ai d’ailleurs repris cette phrase dans La guerre civile qui vient (page 177), pour expliquer pourquoi je ne partageais pas ce pessimisme. Mais le prix Nobel va plus loin. Il écrit aussi (page 176) : "Il faudrait que je dise deux ou trois choses sur la politique (…). Je dirais comment les musulmans envahissent l’Europe, se l’accaparent, bref la détruisent ; quelle est l’attitude de l’Europe face à cela ; je parlerais aussi du libéralisme suicidaire et de la stupide démocratie ; démocratie et droit de vote aux chimpanzés. Cela finit toujours de la même façon : la civilisation atteint un stade de maturité dépassée où elle n’est plus capable de se défendre, et ne le veut même plus ; où, d’une manière apparemment incompréhensible, elle adore ses propres ennemis". Et encore (page 227) : "Un monde meurtrier est en train de naître, le nationalisme, le racisme ; l’Europe commence à comprendre où l’a menée sa politique libérale d’immigration. Elle s’est rendue compte  que la chose nommée société multiculturelle n’existe pas". Ce Kertész-là, jamais aussi libre, n’a pas l’heur de plaire à la pensée policée qui croit voir les effets du "grand âge", comme le suggère si peu élégamment Le Monde. L’esprit totalitaire, prêt à voir un cas psychiatrique chez le contradicteur, n’est jamais loin de ces procédés qui fleurissent…







Bossuet (1627 – 1704)

« Islam ! Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers. »

Chateaubriand (1768 – 1848)

« Tous les germes de la destruction sociale sont dans la religion de Mahomet. »

Condorcet (1743 – 1794)

« La religion de Mahomet, la plus simple dans ses dogmes, […] Semble condamner à un esclavage éternel, à une incurable stupidité, toute cette vaste portion de la terre où elle a étendu son empire. »

Arthur Schopenhauer (1788 – 1860)

« Le Coran, ce méchant livre, a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire pendant 1 200 ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d’hommes ; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré un singulier mépris de la mort et un enthousiasme capable d’affronter des guerres sanglantes, et d’entreprendre les plus vastes conquêtes. Or nous y trouvons la plus triste et la plus pauvre forme du théisme. […] Je n’ai pu y découvrir une seule idée un peu profonde. »

Alexis de Tocqueville (1805 – 1859)

« L’islam, c’est la polygamie, la séquestration des femmes, l’absence de toute vie publique, un gouvernement tyrannique et ombrageux qui force de cacher sa vie et rejette toutes les affections du cœur du côté de l’intérieur de la famille. […] J’ai beaucoup étudié le Coran […] Je vous avoue que je suis sorti de cette étude avec la conviction qu’il y avait eu dans le monde, à tout prendre, peu de religions aussi funestes aux hommes que celle de Mahomet. Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence aujourd’hui si visible du monde musulman […] je la regarde comme une décadence plutôt que comme un progrès. »

Alfred de Vigny (1797 – 1863)

« Si l’on préfère la vie à la mort, on doit préférer la civilisation à la barbarie. L’islamisme est le culte le plus immobile et le plus obstiné, il faut bien que les peuples qui le professent périssent s'ils ne changent de culte. »

Mgr Louis Pavy, évêque d’Alger (1805 – 1866)

« Celui qui prétend être le prophète d’Allah devrait avoir des lettres de créance, c’est-à-dire la prophétie, les miracles et l’intégrité de l’ensemble de sa vie. Rien de tout cela ne se trouve chez Mahomet, cet homme de pillage et de sang qui prêche sa doctrine à coup de cimeterre, en promenant la mort sur un tiers du globe alors connu. »

Joseph Ernest Renan (1823 – 1892)

« L’islam est contraire à l’esprit scientifique, hostile au progrès ; il a fait des pays qu’il a conquis un champ fermé à la culture rationnelle de l’esprit. »

Winston Churchill (1874-1965)


« L’influence de cette religion paralyse le développement social de ses fidèles […] Il n’existe pas de plus puissante force rétrograde dans le monde. […] Si la Chrétienté n’était protégée par les bras puissants de la science, la civilisation de l’Europe moderne pourrait tomber, comme tomba celle de la Rome antique. »

vendredi, janvier 08, 2016

Les déséquilibrés, ils sont surtout dans la classe jacassante

J’ai hésité à publier ce billet, désabusé que je suis. Mais l’article d’Ivan Rioufol m’y a poussé. Tant pis, je me répète. Les cons gagnent en épuisant les gens de bien avec leurs conneries. Je serai aussi tenace, et aussi con, qu'eux.

Cela me gonfle plus que jamais, ces histoires de « déséquilibrés » pour se voiler la face devant l’islamisme.

Si un type attaquait un commissariat en criant « Heil Hitler ! », on parlerait à juste titre d’un déséquilibré. Mais si, dans l’année, dix types criant « Heil Hitler ! » attaquaient des commissariats ou fonçaient sur des marchés de Noël ou sur des militaires en faction et qu’une station berlinoise les appelait précisément à ces actions au nom du nazisme, parlerait-on encore de déséquilibrés et seulement de déséquilibrés ? Bien sûr que non.

Cette analogie permet de comprendre à quel point ce qui est déséquilibré, c’est d’abord et avant tout le traitement politico-médiatique de l’islamisme. La classe jacassante est tout miel pour l'isdlam et l'islamisme, prête à tout expliquer, à tout minimiser, à tout édulcorer, à tout pardonner, à tout accepter. Elle est déjà soumise.

Pourtant, les propos lénifiants deviennent insupportables quand l’enjeu est si grave. On nous dit que le mode opératoire du dernier attentat (attaque au couteau + fausse bombe) est « farfelu », sous-entendu « c’est un cas d’espèce, ne vous inquiétez pas bonnes gens ». Farfelue, la fausse bombe, peut-être, mais certainement pas l’attaque au couteau, c’est devenu un mode opératoire classique en Israël. C’est donc un cas typique de désinformation ni vu ni connu j’t’embrouille.

Ensuite, vu la tradition des mariages consanguins au bled et vu le pilonnage propagandiste de l’EIIL, les déséquilibrés islamistes ne risquent pas de venir une denrée rare.

C’est donc une trahison de la classe politico-médiatique de traiter un événement qui, tout bien réfléchi, est politique, comme un fait divers.

Cette République qui tremble de peur…


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L'intransigeance qui devrait être celle de l'État face à cette doctrine régressive n'atteint pas même l'élémentaire vigilance. Avoir entendu Bernard Cazeneuve féliciter les brigades musulmanes de volontaires, qui ont protégé des églises lors des offices de Noël, a permis de se convaincre de la légèreté du pouvoir. Le voici prêt, en effet, à déléguer la sécurité publique à un groupe confessionnel. La dhimmitude, cette soumission du non-musulman à l'islam, est une attitude qui se retrouve chez le ministre de l'Intérieur. Or un tel angélisme peut être compris comme un abandon par le peuple laissé sans défense. La récente mobilisation d'habitants d'Ajaccio, qui ont voulu intimider les voyous impunis d'une cité, est une réaction qui annonce le pire. Les «Arabi fora!» (Arabes dehors!) proférés ont indigné, à juste titre. Mais personne n'avait précédemment dénoncé les multiples «I Francesi fora!».

La culpabilisation, qui rend la République passive sous les crachats des minorités, est l'autre mal qui continue de ronger la France officielle, en plus de l'aveuglement de ses dirigeants devant le néototalitarisme. Ce dernier sait habilement tirer profit de ces deux faiblesses qui le laissent en paix. Significative est la répulsion des «élites» pour la nostalgie, que le chef de l'État associe au «repli, à la fermeture, à la discrimination». Tout ce qui pourrait susciter le regret d'une nation qui tenait son rang est ridiculisé par le discours dominant. Il est vrai que quarante ans de déconstructions ont davantage abîmé l'âme française que la dernière guerre. Cependant, sur ce sujet de la mélancolie interdite comme sur d'autres, la Nation et son peuple ne ressemblent pas à la République et à ses castes. L'émotion populaire suscitée par la mort du chanteur Michel Delpech a été celle du souvenir d'une France forte et joyeuse (voir mon blog).

Défaite morale

Quand Alain Juppé, candidat aux primaires des Républicains, assure (Europe 1, mardi): «J'ai deux adversaires, le FN et le pouvoir en place», l'ex-premier ministre, favori des sondages, se montre tout aussi incapable que Hollande de désigner le totalitarisme qui met pourtant la France en état de légitime défense. À sa cécité s'ajoute un mépris pour la France française, c'est-à-dire construite depuis toujours sur l'assimilation des nouveaux venus. Juppé ne cesse de répéter que «la prétendue assimilation» (prévue aux articles 21 à 24 du Code civil) ne veut plus rien dire. Ce faisant, il emboîte le pas aux groupes de pressions islamiques qui réclament toujours plus de visibilité pour l'islam. Les «accommodements raisonnables» qu'il préconise avec cette religion, pour qui va sa sollicitude, ne peuvent conduire qu'au communautarisme qu'il dit refuser. L'incohérence de sa position est dissimulée par ses prestations médiatiques réussies. Mais l'inévitable mise au jour de son jeu clientéliste risque de refroidir plus d'un électeur inquiet des reculs de la République.

Même l'impertinent Charlie Hebdo, première victime le 7 janvier 2015 de la guerre intérieure qui s'est installée dans la durée, n'ose plus dénoncer ses bourreaux islamistes de peur d'attiser leurs courroux. Sur la une du numéro de cette semaine, c'est un Dieu apparemment judéo-chrétien qui est désigné comme «l'assassin (qui) court toujours». L'hebdomadaire, laissé seul devant des bras armés se réclamant du Prophète, n'est pas blâmable de vouloir éviter d'autres coups. Son choix d'un bouc émissaire n'en est pas moins révélateur d'un renoncement à résister à la barbarie. Cette défaite morale est plus généralement celle du pouvoir en place qui, à l'instar du ministre de l'Économie, Emmanuel Macron (Le Monde, jeudi), laisse croire que, face au terrorisme, «la réponse est économique». Ce n'est pas, en tout cas, l'opinion du premier ministre britannique, David Cameron: après une enquête officielle, il a mis les Frères musulmans, inspirateurs du djihad pour le califat, sous haute surveillance.
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lundi, décembre 07, 2015

La gentille presse française tombe dans une méchante embuscade de la nauséabonde réalité

La prétendue surprise de la presse française face au score du FN fait peine à voir. Les journalistes discuteraient plus souvent avec des non-bobos, ils seraient beaucoup moins surpris.

Je me suis trouvé à discuter avec un commerçant juif un peu au bout du rouleau (j’ai un magnétisme pour attirer les confidences des dépressifs !). Il en a marre des impôts, des règlements, des contraintes, du code du travail, des employés tire-au-flanc, de l’épée de Damoclès des prudhommes au-dessus de sa tête, des tags antisémites, de l’atmosphère générale … Bref, il revend ses magasins et part en Israël.

L’intéressant, c’est qu’il m’a tenu un propos que j’ai déjà entendu : pas de déclic, pas de nouveauté, pas de changement de tendance, c’est la continuité d'une évolution négative que rien ne semble pouvoir arrêter, c’est un ras-le-bol qui s’accumule depuis des années, comme le supplice chinois de la goutte d'eau ou des mille entailles, et puis, un jour, on se dit « Je pars ». Je crois que ce sentiment d’une décadence que rien n’arrête, d’un avenir bouché sans espoir, est pour beaucoup dans la bile noire des Français.

Je ne peux que reprendre une citation de 2012 d’Ivan Rioufol :

"Nombreux sont les Français qui en ont plus qu’assez de se faire malmener, ridiculiser, enfumer par des démocrates qui n’aiment pas le peuple, des humanistes qui n’aiment pas les gens, des journalistes qui n’aiment pas les faits, des antiracistes qui n’aiment pas les Blancs, des progressistes qui aiment tellement les pauvres qu’ils sont prêts à en faire venir toujours davantage".

vendredi, novembre 27, 2015

Tout a changé. Vraiment ?




"François Hollande se prend pour Poincaré et... par rtl-fr

C'est écrit en ayant tourné sept fois sa plume dans l'encrier, mais il fallait que ces choses là fussent dites :

Éric Zemmour : «Comment en est-on arrivé là ?»

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Au nom de la paix, il ne fallait pas désigner l'ennemi. Dire Daech au lieu d'État islamique. Dire terroristes au lieu d'islamistes. On avait l'impression que, pour nos élites politiques, médiatiques, journalistiques, l'essentiel était de sauver l'islam de France plutôt que de sauver la population française des coups mortels qu'on lui portait. L'essentiel était de sauvegarder une certaine idée de la «diversité» plutôt que de sauvegarder une certaine idée de la France. La xénophilie des élites françaises avait viré depuis longtemps à la francophobie. L'Histoire était un éternel recommencement.
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On peut se poser la question : « Zemmour a une analyse très française. Pourtant, les autres pays occidentaux souffrent du même mal à des degrés, en général moins avancés que la France. »

Je pense que la diffusion des idées de la révolution française sur fond d'universalisme chrétien suivi du catastrophique XXème siècle a diffusé la haine française de la nation charnelle aux autres nations.

La responsabilité des politiciens depuis quarante ans est impossible à dissimuler :

Zohra Bitan : le pacte immoral entre l'Etat et les cités

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La France des bien-pensants s'est comportée comme une dame patronnesse au secours des ghettos. La France, qui n'a pas quitté ses lunettes de colonialiste, ne voyant que de la couleur sous le soleil du Maghreb ! Quel mépris de ne pas avoir osé sortir l'artillerie du «vous allez vivre avec et comme tout le monde» et d'avoir préféré celle du «vous allez vivre entre vous et rester là où vous êtes».

Ceux qui ont refusé cette humiliation se sont armés de courage pour fuir la gamelle tendue et aller faire la France avec les Français. Les autres sont encore sous aide sociale et assistance respiratoire, là où l'entre soi produit des ravages qui alimentent le rejet. Quand l'un dit en bas de sa tour «ça c'est pas ma France à moi», l'autre, derrière son téléviseur lui répond «toi t'es pas ma France à moi».

Les comportements alimentent l'exclusion, et l'exclusion nourrit les comportements. La fracture est géante, béante, et l'on aperçoit dans son antre le cadavre du couple diabolique qui s'est ainsi formé entre l'Etat et les cités, par la faute des politiques. Rien n'a été demandé aux habitants des quartiers populaires, aucune exigence, aucun apprentissage de l'effort individuel, on leur a offert du donné-donné, jamais du donnant donnant... Et tout le monde y a trouvé son compte.

Quand les misères sociale, intellectuelle et territoriale s'empilaient comme des couches de crasse, les vrais secours ne sont jamais venus pour des solutions efficaces, définitives, pérennes. Au contraire, nos politiques ont continué à jouer les âmes compassionnelles, le verbe suintant de misérabilisme, la main pleine de paternalisme..et à souffler parfois sur cette crasse, juste assez pour en enlever de temps à autre un millimètre, histoire de ne pas se faire taxer de l'entretenir pour on ne sait quelle raison.

C'est l'histoire de ce couple diabolique qui a enfanté des personnages diaboliques, et ce sont tous les Français, toute la société, qui payent aujourd'hui le prix de cette union machiavélique...
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On en arrive à cette consternante conclusion :

Cette guerre que Hollande ne mènera pas

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Ce n'est pas en Syrie, où s'enracine l'État islamique, que se trouve le pire ennemi de la France: il est chez ces esprits clonés qui ont permis au nouveau totalitarisme - l'islam radical - de s'installer dans un pays habité parle vide. La Bête y embrigade une jeunesse déracinée et en rupture. L'alliance opportune entre le Coran et le Capital, entre Mahomet et Marx, a même créé un islamo-gauchisme en guerre contre l'Occident et le capitalisme. L'extrême gauche est «l'idiot utile» d'un islamisme qu'elle croit révolutionnaire et porteurde la cause des damnés de la terre. Dans ce monde sectaire, qui a ses entrées dans les médias, nombreux sont les tordus qui disculpent l'islam conquérant et purificateur de toute responsabilité dans les tueries, pour ne retenir que la faute de la France, coupable d'exister encore. Ces esprits faux gambadent dans les jardins de la gauche.
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Et d'ailleurs, les Français veulent-ils vraiment que la guerre spirituelle et intellectuelle soit menée ? On peut en douter :




Certes, il y a dans ce sondage le rejet de François Hollande mais un aussi un inquiétant manque d'élévation.

Pendant que toute cette politicaillerie continue, des Français meurent au combat dans une guerre aux buts imprécis et avec des moyens insuffisants :

La mort de «Giro» du CPA-10

Allez, une Marseillaise (je sais, le contexte de celle-ci est déplaisant mais elle est tout de même belle) :




mercredi, octobre 07, 2015

Rioufol et Gave sur la Syrie

Je me méfie de Charles Gave. J'aime beaucoup son coté clair et didactique, mais il faut bien avouer qu'il fait fouletitude de prédictions et que beaucoup parmi celles-ci se sont avérées fausses.

Selon lui, l'Euro devrait s'être écroulé depuis au moins cinq ans.

J'ai plus confiance en Ivan Rioufol, moins péremptoire.

Mais, il se trouve que sur la Syrie, ils sont d'accord : les Occidentaux, France et Etats-Unis en tête, y jouent un jeu fort trouble, faisant semblant de combattre l'Etat Islamique d'Irak et du Levant, tout en étant copains comme cochons (avec des muzes !) avec la Turquie, l'Arabie Saoudite et le Qatar. Il ne faut pas oublier que l'Arabie Saoudite est un EIIL qui a réussi il y 90 ans.

L'intervention russe a le mérite de dévoiler cette hypocrisie suicidaire.

Poutine dévoile le jeu trouble d'Obama en Syrie

Proche-Orient : Quand Poutine joue aux Echecs et messieurs Hollande et Obama à la belote





mercredi, juillet 08, 2015

jeudi, juillet 02, 2015

Le bac des Guignols

D'un coté, on lit :

Baccalauréat : la manipulation des notes

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Ainsi, le bac est chaque année davantage fragilisé. Tout le monde sait désormais que l'on magouille pour aboutir aux merveilleux pourcentages de réussite, qui ne masquent plus les moins merveilleux pourcentages d'échec à l'université. Tout le monde se rend bien compte que le «niveau» pour avoir le bac ne correspond pas au «niveau» fixé par des programmes scolaires impossibles à mettre en oeuvre dans les conditions d'enseignement proposées aux élèves et aux collègues. Il est alors très facile de faire, lentement mais sûrement, progresser l'idée que le bac ne sert plus à grand chose, et qu'il faut le réformer — entendez par-là le supprimer.
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De l'autre coté, on lit :

Sauver les Guignols de l'info ?

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Les Guignols de l’Info, supprimés ? C’est ce qu’envisage Vincent Bolloré, le propriétaire de Canal +. Voilà une affaire d’Etat! "Il faut sauver les Guignols", estime Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, quatrième personnage de l’Etat. Une pétition circule sur les réseaux sociaux. Touchepasauxguignols est devenu l’hashtag le plus commenté sur twitter.
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Le baccalauréat a participé, par son influence sur tout le système éducatif, a la construction de la France moderne.

Les Guignols, par leur influence conséquente dans le triptyque Dérision-Déconstruction-Destruction, ont participé à la destruction de la France.

Dans le choix de ses priorités, une classe et un pays se jugent. Et ce n'est pas ragoutant.

Si les Guignols s'arrêtent, ça m'en touche une sans réveiller l'autre (expression favorite du politicien qui a le plus bénéficié de la propagande guignolesque).









Addendum :

Les Guignols : subversion ou quintessence du conformisme ?

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[La] moquerie prend une autre dimension quand elle devient une sorte de totem, un véritable dogme, une vache sacrée à laquelle on ne peut toucher ou mettre en cause sans sombrer dans l'hérésie ou le blasphème et soulever une tempête médiatique. Les Guignols existent depuis un quart de siècle. Chacun a le droit de les aimer ou nom, de les trouver désopilants ou insipides. Mais où a-t-on vu qu'une émission de télévision pouvait prétendre à l'immortalité ? Même le Bébête show qui les précédait sur TF1, dans les années 1980 et 1990, a cessé un jour, sans que nul n'y trouve à redire... Concernant les Guignols, tout se passe différemment comme si une valeur fondamentale de la France actuelle était menacée... Or, la question n'est pas de les interdire ou de les censurer par une intervention de l'Etat, mais d'y mettre fin par une modification de la programmation de la chaîne ce qui est l'absolue liberté de ses responsables. Aucune émission de télévision, de toute l'histoire, comique ou non, n'a jamais été promise à l'éternité… D'où vient cette étrange sacralisation ?

[...]

Cette analyse du «rire châtiment» selon Bergson, du rire normatif, destiné à réprimer les écarts de comportement ou les raideurs de caractère, éclaire sur la sublimation du comique dans la France contemporaine. Dans un climat ultra conformiste, où il est interdit de penser en dehors de certains cadres, par exemple sur l'économie, l'Europe et l'euro, les phénomènes de société, sans être diabolisé, extrémisé, accusé de fascisme, le rire a bel et bien une fonction sociale. Le rire médiatique, quand il devient invasif, sacralisé, le rire des Guignols par exemple, loin du caractère subversif que lui prêtent ses défenseurs, est en plein cœur d'un processus de normalisation, standardisation de la pensée et de «répression des excentricités» tel que le décrit le philosophe. Le comique, parfois cruel, fondé sur un mélange de ridicule et d'assimilation aux pires atrocités de l'histoire - sans la moindre défense possible pour ses victimes - sanctionne les pensées ou paroles déviantes et intervient comme un châtiment public sous la forme d'une humiliation. Il faut voir dans la levée de boucliers de la France dite «d'en haut» en faveur des Guignols une sorte de syndrome de Stockholm : qu'allons- nous devenir sans notre Fouettard quotidien qui nous montre le chemin à suivre et la limite à ne pas franchir ? Nous atteignons ici la quintessence de la pensée unique et du conformisme: et que va-t-on penser et dire de nous si nous ne prenons pas la défense de nos gentils gardiens ? [erreur d'analyse de Maxime Tandonnet : les Guignols ne sont pas les gardes-chiourme de la France d'en haut mais celle d'en bas] Les Guignols ont sans doute encore de beaux jours devant eux...
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Addendum 2 :

Sauver la Grèce, l'Europe, les agriculteurs ? Non, Les Guignols !










mardi, avril 21, 2015

Poêlée d'articles sur l'invasion migratoire

Certains de ces articles n'ont pas une relation directe avec l'invasion migratoire en cours. Pourtant, ils y touchent tous. En italiques, sous chaque lien, un extrait de l'article.


Tragédie en Méditerranée, racisme en Afrique du sud : le blogdanel

Autre question qui fâchera les procureurs de l'Occident éternellement responsable: pourquoi certains émirats ou royaume désertiques et richissimes ne recueillent-t-ils pas naturellement leurs frères à qui les lient une langue et une religion communes ? Ce ne serait après tout que justice, après avoir financé ceux qui les font fuir.

Mais il est plus aisé de se couvrir de cendres. Ainsi encore pour le mot «xénophobe». On voudrait nous faire croire que ce vocable infamant ne s'écrit qu'avec une encre blanche.

L’Europe n’est pas coupable. Elle est impuissante.

De même, l’alignement systématique de l’Occident sur les positions des monarchies sunnites et pétrolières du Golfe, comme on le voit actuellement au Yemen, un pays pendant des siècles dirigé par des Chiites, entretient la confusion en Syrie et en Irak. Combat-on avec l’aviation les djihadistes de l’Etat islamique ou par l’envoi d’armes et de conseillers, Bachar El Assad, l’Iran, les Chiites et … la Russie ? L’envoi de conseillers militaires américains en Ukraine répond à la question. Le rétablissement de l’autorité de l’Etat légal sur l’ensemble du territoire syrien devrait être la priorité. La fin des persécutions contre les minorités, les Chrétiens en particulier, massacrés en Syrie et en Irak, en Libye et jusque sur les bateaux chargés de migrants est à ce prix. L’asile des réfugiés est un devoir humain. Il est parfois difficile de le distinguer de l’immigration illégale. C’est donc à la source qu’il faut tarir le mal.

Franck Ferrand : du génocide arménien au génocide chrétien ?

Le monde entier le sait : les quelque deux cents millions de chrétiens d'Orient et d'Afrique sont, à plus ou moins long terme, menacés de mort. Et pendant ce temps ? Pendant ce temps, à la demande de la France, le Conseil de sécurité des Nations unies a bien voulu évoquer l'hypothèse d'une «charte d'action» visant à les protéger, parmi d'autres minorités d'ailleurs… Certains diront que c'est mieux que rien ; les autres ont compris que c'était pire que tout.

Le dévoiement du droit d'asile nuit aux «vrais» réfugiés

État islamique, assassinat des chrétiens : la realpolitik de la barbarie

Abu Bakr Naji décrit également ce qu'il appelle la «stratégie du prix à payer». À chaque action de l'ennemi, celui-ci doit anticiper -et craindre- la réplique violente qui suivra. Cette stratégie amènera l'ennemi à «réfléchir mille fois avant de s'attaquer» aux régions contrôlées par les jihadistes. L'auteur évoque ainsi la possibilité de mener des attentats ou des kidnappings (notamment de journalistes…) afin d'accroître la force de frappe de la communication. Car le but fondamental de ces actes est de délivrer un message et de l'adresser au plus grand nombre. Il insiste sur l'importance de trouver pour chaque action violente une justification «rationnelle, appuyée sur la Sharia» et de «montrer» qu'elles sont dans l'intérêt de l'Oumma, la communauté des croyants.

Le terrorisme instrumentalise l'exode maritime

Ces exodes maritimes massifs, qui rendent chaque jour plus prophétiques les scènes imaginées par Jean Raspail dans Le Camp des Saints (relire par exemple, chapitre 20, les pages 156 à 164), deviennent des éléments tangibles d’une possible submersion de l’Europe. François Hollande l’a vaguement suggéré, dimanche sur Canal +, en qualifiant les passeurs de "terroristes". Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, a été un peu plus précis samedi, sur Europe 1, en reconnaissant que des "terroristes" organisaient, en Libye, les exodes et leurs financements. En février, l’Etat islamique avait lui‐même menacé d’envoyer vers l’Italie de 500.000 à 700.000 migrants, sur d’innombrables petites embarcations.

Déni de Réalité et recherche de boucs émissaires

Les différences entre la France et l’URSS d’il y a peu s’atténuent de plus en plus. Normal, puisque nous sommes gérés par des clercs d’une Eglise qui avait déjà échoué en URSS et qui est en train d’échouer chez nous.

Et comme nous l’a appris René Girard, pour dissimuler leurs échecs il suffit à ce clergé de remplacer dans le discours dominant qui sévissait dans les annexes 30 le mot “Juif ” ou ” Koulak ” par le mot ” Liberal ” aujourd’hui et le tour est joué.

Rien n’est réglé, mais un bouc émissaire a été trouvé et c’est après tout la seule chose qui compte. Voilà mon diagnostic.

Extension du domaine du racisme

La dissidence devant le multiculturalisme était déjà psychiatrisée à travers la multiplication des phobies dépistées chez ses contradicteurs. Elle sera désormais potentiellement criminalisée. On devine ainsi ce que les associations antiracistes les plus zélés sauront faire de ces nouvelles dispositions juridiques. Ne faudrait-il pas plutôt remettre en question la sociologie antiraciste et plus largement, cette fâcheuse manie qui consiste à accuser les sociétés occidentales d'être historiquement coupables de crimes si abjects à l'endroit de la diversité qu'elles ne pourront les expier qu'en se convertissant au multiculturalisme.

Chose certaine, la restriction de la liberté d'expression, ici, sert bien moins la lutte contre le racisme que la diabolisation de ceux qui ne croient pas les sociétés occidentales coupables d'exister.


Naufrages de migrants en série : le drame humanitaire qui pourraitébranler les fondements politiques et culturels de l'Europe

C’est très simple : l’Union européenne s’est construite non pas dans le sain respect de sa propre histoire et de ses intérêts politiques et stratégiques, comme par exemple les États-Unis ou la Chine, mais a prétendu vouloir baser son identité politique et donc aussi les actions qui en découlent sur des valeurs purement "universalistes" (démocratie, égalité, tolérance, justice, multiculturalisme, etc.) dont on connait toute la réinterprétation ultralibérale hypocrite. Et encore, ces valeurs (si au moins elles étaient vraiment prises au sérieux moralement) pourraient être adéquates s’il s’agissait de construire les "États-Unis du Monde". Mais dans un environnement où l’Union européenne est entourée de concurrents ou d’ennemis potentiels, on voit difficilement comment l’universalisme à lui seul pourrait suffire à convaincre les Européens riches d’être solidaires avec les Européens pauvres plutôt qu’avec tous les autres êtres humains en détresse, d’où le terrible repli sur soi que nous constatons partout : dès que nous réalisons que nous ne pouvons porter le poids de la misère du monde, nous avons tendance à ne nous focaliser que sur nous-mêmes. L’immigration clandestine massive démontre toute l’hypocrisie de notre système actuel qui se trouve confronté à deux alternatives également désastreuses et déstabilisantes : soit pousser l’universalisme jusqu’au bout et transformer l’Union européenne en immense camp de réfugiés où, très bientôt, ce ne seront plus seulement les immigrants clandestins, mais aussi les Européens dits de "souche" qui vivront dans des conditions inhumaines, ou alors renier ses valeurs "universalistes" et ainsi démonter tout le système ultralibéral multiculturel mis en place depuis la chute du mur...

[…]

Un plan qui doit être soumis ce jeudi 23 avril aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. Sʼil est question d'augmenter les moyens financiers et matériels des opérations de contrôle et de sauvetage ou encore, un programme pour les renvois rapides des migrants non autorisés à rester dans l'UE et une action avec les pays voisins de la Libye pour bloquer les routes utilisées par les migrants, le problème de fond est posé à travers la volonté dʼun examen des options pour une répartition « plus équitable » des réfugiés entre les Etats membres de l'UE, dont on dit que le principe devrait être systématisé.

L’air de rien, on voit ici apparaitre une nouvelle logique fédérale européenne, car cette répartition serait censée s’imposer aux pays de l’UE au nom d’un accueil et d’un asile qui constituent une tradition démocratique, qui justifierait ainsi la fin de la souveraineté des Etats membres en matière d’immigration sur leur sol. Ce ne serait rien de moins qu’une remise en cause de la souveraineté des peuples et un coin de plus enfoncé contre l’idée de nation. Ne veut-on pas voir les dégâts attendus, derrière une pression migratoire par trop mise en scène derrière le drame qui vient de survenir. On apprend qu’aujourd’hui deux bateaux de migrants ont lancé des appels de détresse. On voit bien que les passeurs organisent un système de pression qui vise à créer une situation paroxystique dans les eaux de la Méditerranée pour prendre en otage nos valeurs et imposer leurs règles. C’est le reflet d’un chaos qui s’importe aussi, car qu’allons-nous faire de centaines de milliers de migrants voire plus, qui sont prêts à arriver sur notre continent ? Ouvrir les vannes de l’asile ne règlera rien, car ne tarira pas le flot des migrants bien au contraire, il en va donc d’intervenir sur les causes.

[…]

Il y a un début de prise de conscience dans ce domaine. On commence à mesurer les effets des migrations massives des trente dernières années à travers les phénomènes de ghettoïsation et la montée du communautarisme en Europe. Mais ce qu’il faut retenir et encore là qui est sous-estimé, c’est la nature de cette immigration qui se fait essentiellement de pays arabo-musulmans en crise politique ou en guerre, et on ne saurait omettre le fait que ce qui n’a pas été réglé dans les pays d’où ils émigrent risque de reposer problème là ou ils immigrent. On a appris que des musulmans s’en sont pris à des chrétiens sur un navire, pour les jeter à la mer, reproduisant ce qui se passe sur terre, dans leur pays. On voit à travers cet événement, après les décapitations de Coptes (chrétiens) par les djihadistes, que la question des migrations contient aussi ses ingrédients explosifs avec des retours de bâton que l’on ne mesure absolument pas, en présentant tous ces candidats à l’asile comme des aspirants à la liberté et à la démocratie. Il n’y a rien de moins mécanique que cela. Faut-il encore se remémorer l’absence, pour l’essentiel, le 11 janvier dernier, de nos compatriotes issus de l’immigration qui n’étaient pas Charlie, pour encore le souligner ? Il y a une vraie crainte de rupture de l’équilibre sur lequel repose nos sociétés démocratiques, déjà malmenées par une crise économique et sociale profonde avec son versant politique, qui donne déjà à voir des points de rupture avec lesquels il ne faudrait pas trop jouer aux apprentis sorcier.


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Que celui qui a des yeux pour voir voit. Quant aux autres ...


lundi, avril 06, 2015

Derrière la boulimie de mosquées en France...


Résumons ce week-end de Pâques : à la suite du massacre des Chrétiens d’Orient,éradiqués par un islam enragé, s’est ajouté celui de Chrétiens d’Afrique. Dans l’enceinte de l’université de Garissa, au Kenya, 148 étudiants ont été assassinés, jeudi, par les djihadistes Shebab. Les bourreaux ont pris soin de faire le tri afin d’épargner les musulmans. Or, une fois de plus, il faut tendre l’oreille pour percevoir les indignations du monde islamique et de ses autorités morales. Le Pape lui-même n’a pu se retenir de dénoncer le "silence complice" devant "la furie djihadiste". C’est dans ce contexte mettant en scène l’islamisme conquérant que le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a expliqué, samedi, parlant de la France : "Nous avons 2 200 mosquées, il en faut le double  d’ici deux ans". Cette déclaration a été faite lors du 32 e rassemblement des musulmans de France, organisé au Bourget par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) : une démonstration de force (150.000 participants), qui a choisi les fêtes de Pâques pour affirmer sa puissance. Ce lundi, sur Europe 1, Amar Lasfar, président de l’UOIF, a même précisé, approuvant Boubakeur : "Il faut des mosquées avec pignon sur rue, des mosquées spacieuses, pourquoi pas des mosquées cathédrales". Pendant ce temps, la RATP persiste, au nom de la neutralité, à refuser d’inscrire la mention : "Au bénéfice des Chrétiens d’Orient", sous une affiche annonçant le prochain concert du groupe Les Prêtres. Tant de haines, de provocations, de maladresses, de mépris antichrétiens deviennent insupportables. D’autant que seule l’"islamophobie" est systématiquement brandie.

Le souhait de doubler le nombre de mosquées en France (il se construirait déjà un lieu de prière par semaine) ne répond pas seulement à un besoin religieux. La sécularisation est un phénomène qui touche aussi les Français musulmans. Cetteboulimie de lieux de culte est d’abord une stratégie politique menée par ceux qui cherchent à inscrire progressivement la visibilité de l’islam sur le territoire, à des fins d’appropriation de celui-ci. Les Frères musulmans, qui inspirent notamment Amar Lasfar et l’UOIF, l’ont déjà expliqué : "L’islam est notre objectif. Le Prophète est notre chef. Le Coran est notre loi. Le Djihad est notre voie. Mourir dans la voie d’Allah est notre plus grande espérance". Lasfar parle d’ailleurs déjà d’Etat à Etat lorsqu’il dit, comme ce matin à l’adresse du pouvoir: "Il faut négocier avec les religions". Aussi le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, fait-il montre d’une placidité dérangeante quand il reconnaît, dimanche au Grand Jury (RTL, Le Figaro, LCI) : "Personne n’interdit de construire des mosquées". Il semble pareillement proche de la passivité angélique quand il conteste un "choc de civilisation", ou défend le port du voile à l’université. Il est certes tout à l‘honneur des Chrétiens de refuser de se victimiser, en rappelant le propre calvaire du Christ.Mais lui-même savait renverser les tables et parler clair. L’Eglise a enduré bien des épreuves en 2000 ans et elle est toujours là.  Cependant, en France, elle cède du terrain. Elle doit se sortir de sa mortelle léthargie.

Je participerai, mardi, à On refait le monde, sur RTL (19h15-20h)

jeudi, avril 02, 2015

Anti-christianisme : honte à la RATP !



Hélas, je connais beaucoup de catholiques qui tendent l'autre joue et tout ce qu'ils peuvent. Heureusement, il en est d'un autre métal, mais ils sont minoritaire.





mercredi, avril 01, 2015

Les Kurdes au secours des Chrétiens d'Orient

Par Ivan Rioufol le 1 avril 2015 13h02

Les Kurdes sont, de tous les acteurs du Moyen-Orient, les alliés les plus loyaux de l’Occident. Bernard-Henry Lévy, en dépit de ses lourdes erreurs en Libye, a raison de rappeler (Le Figaro) qu’ "il n’y a qu’eux (les Kurdes) qui peuvent concrètement venir en aide aux Chrétiens d’Orient". Ces derniers subissent un authentiquegénocide culturel, sur les terres mêmes qui ont vu naître notre civilisation il y a 2000 ans. L’Occident se couvrirait de honte s’il devait rester passif devant cette épuration menée par le réveil de l’islam radical. C’est à l’initiative de l’écrivain qu’aura lieu, ce mercredi après-midi à l’Elysée, la rencontre entre des chefs militaires peshmergas irakiens et François Hollande. Ces combattants, qui partagent avec la France les valeurs de laïcité et d’égalité homme-femme (là-bas, les femmes-soldats prennent les armes contre les fanatiques machistes) sont les meilleurs obstacles à l’Etat islamique. Selon Le Parisien de ce jour, Les militaires kurdes devraient notamment demander la livraison de missiles Milan (missiles antichars transportables) et le renforcement du contingent de forces spéciales françaises qui opère déjà au Kurdistan. "A tort ou à raison, les peshmergas font davantage confiance à l’aviation française qu’à l’aviation américaine pour mener des frappes aériennes sur Daesh", explique une source proche du dossier. Arrivée mardi soir, la délégation déposera une gerbe devant les locaux de Charlie Hebdo et de l’Hyper-Cacher, cibles des attentats islamistes de janvier. C’est en effet la même idéologie totalitaire, obscurantiste et antioccidentale, qui assassine des journalistes, des juifs et des policiers à Paris, et qui égorge, crucifie et viole en Irak ou en Syrie. Lui résister est l’honneur du monde libre.

Ce soutien aux Kurdes d’Irak, auquel invite BHL, est d’autant plus nécessaire que l’ambiguïté est la norme s’agissant des autres acteurs du Moyen-Orient, zone déchirée désormais par une guerre interne entre chiites et sunnites, dont le Yemen est actuellement le champ de bataille. Le renversement d’alliance des Etats-Unis,qui s’apprêteraient à lâcher l’Arabie Saoudite sunnite au profit de l’Iran chiite depuis que les Américains ont acquis leur autonomie énergétique grâce au gaz de schiste, n’est guère convaincant pour l’instant. La possible réhabilitation diplomatique de l’Iran, en discussion serrée actuellement à Lausanne, ne fait pas de ce pays, en guerre contre l’Etat islamique sunnite, un allié si sûr pour les Occidentaux, en dépit des convictions apparentes de Barack H. Obama. Les Israéliens ont encore de bonnes raisons de croire que le régime des mollahs n’a pas renoncé à sa bombe atomique ni à la destruction de son petit voisin. De surcroît, la France a déjà donné par le passé dans son angélisme face à l’intégrisme iranien, elle qui a accueilli l’iman Khomeiny dont l’arrivée au pouvoir en Iran en 1979 a annoncé le réveil du monde musulman. Ne pas oublier non plus que la première fatwa fut lancée par ce même Khomeiny contre Salman Rushdie, parallèlement à de nombreux attentats terroristes chiites. Bref, l’Occident maladroit ferait mieux de se tenir à l’écart de ces complexes conflits inter-islamiques, dans lesquels l’allié d’un jour peut toujours faire volte-face et se coaliser contre le "mécréant". Les Kurdes n’ont pas ces doubles discours. Oui, il faut les aider.   



vendredi, janvier 09, 2015

Rioufol contre Diallo : la soumission en action

Ivan Rioufol explique à Mme Diallo que les musulmans doivent se désolidariser des attentats (sous-entendu : parce que nous avons un doute légitime du fait de la violence islamique que nous voyons tous les jours, parce que les terroristes se réclament sans aucun doute possible de l'islam, parce qu'ils vivent au milieu d'autres musulmans qui ne semblent pas empressés de les dénoncer).

Mme Diallo pleure, ce qui est une pauvre défense. Le journaliste, ce salopard, joue sur le pathos.

Que titrent les journaux ? "Rioufol fait pleurer Diallo". Il "dérape".

Le débat sur la violence islamique que les Français voient tous les jours à la télévision est évacué, comme si on n'en avait peur, alors qu'il est censé être évident que l'islam n'est pas violent. Si c'est évident, pourquoi fuir ce débat ?

Les médias sont soumis. Oubliée, la prétendue leçon d'impertinence de Charlie Hebdo.

Les terroristes islamistes ont déjà gagné.

Les Français concluent, avec une saine logique, que si les médias fuient ce débat, c'est que la réponse est évidente, mais dans le sens politiquement incorrect : l'islam est violent. Étonnez vous après cela qu'ils "amalgament".

Les frères Kouachi, bons voisins et «héros djihadiste


lundi, novembre 24, 2014

Juppé, candidat de toutes les gauches, droite comprise

Juppé et la droite, l'inévitable rupture

J'ai reproduit le billet de Rioufol, inutile que je paraphrase.

Il y a toujours des technocrates et des bureaucrates comme Juppé pour collaborer avec l'envahisseur. Nous l'avons vu en 1815 et 1940.

C'est normal : le bureaucrate raisonne toujours à courte vue et prend plaisir à se noyer dans les détails techniques. Il ne sait pas raisonner à long terme et aller à l'essentiel. Or, à court terme, collaborer avec l'envahisseur est toujours moins couteux que de le combattre. Jeanne d'Arc, Clemenceau ou De Gaulle sont les contraires absolus des technocrates, ce n'est pas un hasard mais une nécessité.

Je comprends les constructions logiques qui disent que Juppé a un boulevard pour 2017. Effectivement, il serait un excellent candidat de gauche, «candidat de toutes les gauches, droite comprise» comme dit Zemmour, face à Marine Le Pen.

Le problème est qu'il faut qu'il arrive au second tour comme candidat de gauche officieux, battant la gauche officielle.

Tout cela fait sens et, pourtant, je n'y crois pas. Peut-être parce que j'ai encore foi en la France.

mercredi, août 27, 2014

L'union nationale : une dangereuse illusion

Ivan Rioufol a écrit un billet que je trouve, pour une fois, idiot :

Pourquoi l'Union nationale serait nécessaire

En effet, le problème de la France n'est pas la désunion politique, mais, bien au contraire, la trop grande uniformité de l'offre politique, ce que d'aucuns baptisent l'UMPS et que, sur beaucoup de sujets, on pourrait baptiser UMPSFN.

La France souffre que les deux partis dits de gouvernements sont d'accord sur tout : étatistes, européistes, mondialistes, progressistes, anti-nationalistes, multiculturalistes, atlantistes. La seule question qui les sépare est affaire de clientèles électorales : sur qui doivent peser les impôts ?

Prôner l'union nationale, c'est garantir l'immobilisme.

Bien loin d'espérer un gouvernement d'union nationale, j'espère une offre politique qui divise, qui pose de vrais choix.

Après l'assassinat du duc de Guise pour raison d'Etat, Catherine de Médicis aurait dit au roi son fils : «C'est bien taillé, maintenant il faut coudre».

C'est une erreur logique et politique que de vouloir coudre avant d'avoir taillé. Bien entendu, on évite ainsi la part la plus exigeante, le sale boulot, celui qui salit les mains, mais il n'est plus temps d'avoir des scrupules mondains, des pudeurs de chaisières, il faut à la France des guerriers et non des lapins de coursive.

Nos derniers grands hommes, Clemenceau et De Gaulle, n'ont jamais fait autrement : ils ont toujours commencé par diviser -et de quelle manière !- avant de tenter de rassembler.