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mardi, février 19, 2019

Syrie : une attaque à l’explosif passée sous silence a bien visé le QG du renseignement militaire francais à Raqqa.

Syrie : une attaque à l’explosif passée sous silence a bien visé le QG du renseignement militaire francais à Raqqa

Il faut fouiller loin pour trouver cette info (merci P).

C'est beau, l'information démocratique : le bruit des bottes a été remplacé par le silence des algorithmes.

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Cependant, des informations fiables venant du terrain indiquent que l’offensive en cours contre ce prétendu résidu de Daech piétine et se heurte à des difficultés croissantes.

Le départ ou plus exactement le redéploiement des forces US de Syrie en Irak représente un véritable casse-tête pour le gouvernement de Paris et l’ensemble des réseaux souterrains et mafieux de ce que l’on pourrait qualifier d’État profond français qui s’acharnent non seulement à saboter toute initiative de paix en Syrie mais à faire perdurer le conflit en créant de nouveaux clivages tout en continuant à soutenir la rébellion. Il devient évident que pour Paris, ce n’est plus une question de soutien inconditionnel à Israël ou celui, intéressé, au Qatar mais une tentative désespérée de ne pas perde la face et permettre à Bashar Al-Assad de narguer encore une fois l’État profond français.
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Voir aussi l'affaire Legrier.

Tout ceci s'inscrit dans un cadre plus global : Gilets jaunes et compagnie ... Nos technocrates ont complètement largué les amarres, ils sont en roue libre dans leurs obsessions idéologiques. Plus rien de concret, l'intérêt de la France, la stratégie, la réalité, ne les atteint.

Seuls les rapports de forces pour leurs petites magouilles comptent encore, pour la défense de leurs positions, surplombés qu'ils sont par des visions qu'ils ne maitrisent pas, qui les dirigent, et dont ils ne veulent pas changer.





dimanche, avril 15, 2018

Syrie : tout ça pour ça

Tout ce foin médiatique pour bombarder quelques les hangars vides. Ridicule. Mais raisonnable application d'une idée conne dès le départ. Il semblerait que Trump et Mattis aient eu un effet modérateur sur le choix des cibles.

Je suis assez content de moi : je m'en doutais, je commence à comprendre Trump. Plus il aboie moins il mord. Evidemment, ce n'est pas ce que vous diront nos crétins des medias, mais je pense que vous avez compris qu'ils sont des ennemis de Trump avant d'être des journalistes (ou plutôt : ils sont des ennemis de Trump parce qu'ils sont journalistes).

Le plus gros défi, peut-être impossible à relever, est la restauration de la crédibilité des occidentaux. Parce que, vus d'ailleurs, d'Afrique d'Asie, nous sommes d'énormes menteurs qui nous cachons derrière les leçons de morale pour défendre nos intérêts, et le plus navrant est que nos détracteurs ont parfaitement raison.

J'ose espérer au moins que mes fidèles lecteurs ne croient pas aux raisons niaises que nos gouvernants donnent, ça serait vraiment atteindre le fond la bêtise.

samedi, avril 14, 2018

Syrie : un SMS suffit

Cette nuit, les anglo-franco-américains ont bombardé la Syrie.

On m'a envoyé un SMS « On est fou ».

J'ai répondu :

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Non, esclaves : les colonies n'ont pas de politique indépendante. Notre maître américain a des raisons de bombarder, nous n'en avons aucune mais nous suivons. J'adore les journalistes, toujours aussi crétins et marionnettes de propagande. Quand c'est Assad, les mots les plus crus sont de rigueur, quand c'est nous, on euphémise, on ne bombarde pas, on « frappe ».
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Serbie, Kosovo, Irak 1, Irak 2, Libye ... il est inutile de se fatiguer à tenter de convaincre ceux qui ne tirent aucune leçon de ces précédents.

Quant aux autres, ils ont compris depuis longtemps.

Ce billet s'arrête donc ici.

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Nota : pour ceux qui en voudraient plus Caroline Galactéros: «Pourquoi la France ne doit pas s'associer aux frappes en Syrie»

Addendum :

Yves Daoudal :




C'est bien mon impression aussi que Trump a eu un rôle modérateur.

mardi, octobre 03, 2017

Pendant ce temps, en Syrie (2) ...



Il semblerait qu'il y ait eu cette semaine des affrontements avec morts entre les forces spéciales américaines et russes en Syrie. C'est une rumeur internet, d'où mon conditionnel, mais pas du tout invraisemblable.

En France, on ne comprend plus les enjeux, faute de vouloir une politique de puissance.







lundi, octobre 02, 2017

Pendant ce temps, en Syrie ...

Trouvé sur Antipresse :

Un dragon tombé dans une guerre qui n’existe pas?

En toute hypothèse, il faut des renforts aux Américains sur ce front de l’Est. C’est pourquoi ils font venir d’Hassaké (province kurde de l’extrême Nord-Est syrien) plusieurs convois d’armement nocturnes, provenant de leurs bases irakiennes et composés chacun de 150 à 200 semi-remorques, pouvant donc transporter, chaque fois, des chargements de 5 à 6000 tonnes.
Mais il faut également aux Américains plus de renseignement militaire de terrain, compte tenu de l’intrication très mouvante des belligérants. On sait qu’ils donnent l’ordre à leurs supplétifs français de l’opération Chammal d’y contribuer. Une 4x4, aussi banalisée que possible, fonce alors droit vers le sud, sur l’autoroute Hassaké - Deïr ez-Zor. Elle tombe dans une embuscade presque banale d’une équipe de l’EI, armée de missiles antichars. Un seul suffira. Le véhicule n’avait sans doute pas son amân.
Un oubli? Une négligence coupable des donneurs d’ordres? Toujours est-il qu’à son bord se trouvait une équipe kurde tout juste formée par des instructeurs français, dont l’un d’eux eût le malheur de devoir les accompagner, espérant sans doute lui-même grader. C’est très vraisemblablement ainsi que périssait l’adjudant G. (nom connu de l’auteur), soldat d’élite du 13e Dragons, laissant une veuve et une orpheline, qui soufflera bientôt sa première bougie sans lui.
Le premier communiqué militaire de la «coalition» annonçant l’information (n° 20170923–02) a été émis par l’état-major américain, prenant de court les Français. Il est rédigé en des termes pour le moins laconiques:
« ASIE DU SUD-OUEST - Un militaire français au service de la Coalition a été tué lors d’un incident lié à une situation de combat, au Moyen-Orient, le 23 septembre. Le nom du militaire et les circonstances entourant son décès seront divulgués à la discrétion des autorités nationales compétentes.» 
On remarquera que le mot «France» n’y apparaît même pas! Daté en premier lieu du 23 septembre, ce communiqué américain a ensuite été postdaté au lendemain 24, afin de ne pas donner l’impression que le gouvernement français se contentait de relayer les communiqués de sa hiérarchie du Pentagone.
Cela étant dit, ce soldat français n’avait aucun droit, pas plus que ses collègues américains et autres, de fouler le sol syrien, raison pour laquelle la France utilisera dans son propre communiqué officiel l’euphémisme de «Levant» pour ne pas attirer l’attention sur sa présence illicite en Syrie, le lieu de sa mort. Imaginons un instant que la famille endeuillée se décide à intenter un procès en responsabilité au gouvernement français. Compte tenu de cette infraction caractérisée au droit international mais également national, c’est Emmanuel Macron lui-même qui en porte l’entière responsabilité. Ça ferait désordre.
Deux jours plus tard, c’est au tour du général Assapov de périr dans des conditions assez similaires, à Mazloum, même si ce sont vraisemblablement des mortiers de 120 mm d’origine turque qui ont été cette fois utilisés. Pour qui aurait des doutes, la porosité du «Conseil militaire de Deir ez-Zor» et des jihadistes est totalement avérée: le propre frère du routier Ahmed abu Khawla al Diri travaillait pour le compte de l’EI encore très récemment.




dimanche, mars 13, 2016

La clé du Moyen-Orient : l'entente avec la Russie

Un article du Figaro pour expliquer qu'Assad, comme les militaires algériens dans les années 90 et aujourd'hui encore, a favorisé sciemment les islamistes, par exemple, en ouvrant les prisons. Un cas supplémentaire de : je crée un désordre pour me rendre indispensable contre lui (c'est ce que l'Etat français pratique tous les jours en France : il crée des désordres qu'il se propose ensuite de résoudre - le chômage, l'immigration, la stagnation, la déséducation- et bien sûr qu'il ne les résoudra pas puisqu'ils justifient son pouvoir).

La position fabusienne de renvoyer dos à dos Assad et les islamistes était idiote parce qu'elle ne correspondait pas aux intérêts de la France. L'islamisme est bien plus dangereux pour la France qu'Assad.

Il n'empêche que virer Assad tout en combattant les islamistes est un objectif louable et il y a un moyen, qu'on ne veut pas se donner : s'entendre avec les Russes, protecteurs d'Assad. Mais cela signifie s'opposer à la Turquie donc aux Ricains, aux Saoudiens et aux Israeliens. C'est un peu trop pour des gens sans courage et sans perspective.

Pourtant, il y a moyen d'une politique moyen-orientale conforme à la tradition et à l'intérêt de la France. Mais elle est impossible avec les politiciens français vendus à tout le monde sauf à la France.

mercredi, février 17, 2016

En Syrie, l'heure de vérité

En Syrie, l'heure de vérité

Cela me fend le coeur. Si la France était resté aussi fidèle que la Russie à sa tradition politique en Orient, elle serait aujourd'hui un des pivots diplomatiques de cette région au lieu d'être reléguée sur la touche.

On peut aller vers l'orient compliqué avec des idées simples. Encore faut-il que ce soit les bonnes.

Merci Sarkozy et Hollande, les deux abrutis, ignares, incultes, petits magouilleurs sans vision, qui sont responsables et coupables de cette déchéance de rationalité.




jeudi, décembre 03, 2015

Bombardements français en Syrie, fausse bonne idée ? Vraie mauvaise idée ?

Une note liminaire : je déteste la bouillie de mots de la communication médiatique. Les occidentaux ne «frappent» pas en Syrie, ils bombardent.

La stratégie vis-à-vis de l’Etat Islamique me semble assez simple à exposer et beaucoup plus difficile à mettre en œuvre. Jusque là rien que de très normal.

L’EIIL a un discours messianique : «Nous sommes le vrai califat. La seule terre où les musulmans authentiques peuvent vivre selon les règles de l’islam. Nos victoires sont le signe qu’Allah bénit nos actions».

Il se peut donc qu’une stratégie de containment suffise, comme face à l’URSS, autre messianisme. Une fois contenu, soit l’EIIL se normalise façon Arabie Saoudite (normalisation toute relative, je l’admets), soit il s’écroule sous le poids de ses contradictions (est-il possible de faire vivre ensemble et par la force des populations naturellement divisées, selon une loi rigoriste ? A coté de l’EIIL, la Corée du Nord va passer pour un paradis de la joie de vivre).

Avant même de contenir l’EIIL en Irak, en Syrie et en Libye, nous avons quelques problèmes à résoudre :
  • Le containment à domicile. Chez nous, il faut aussi remettre les islamistes à leur place, c'est prioritaire par rapport à la guerre lointaine, qui paraît une diversion d'une guerre plus proche. Malgré les rodomontades et les belles déclarations, nous n’en prenons pas le chemin. Nous sommes à mille lieues de la solution napoléonienne : mettre les musulmans face à leurs responsabilités en leur posant des questions précises (mise à mort des apostats, obligation du djihad, soumission de la femme, interdits alimentaires et vestimentaires, etc.).
  • Les « amitiés » avec des pays, pétromonarchies et Turquie, alliés à l’EIIL.
Maintenant, venons aux bombardements français de l’EIIL. Peuvent-ils être autre chose que de la gesticulation médiatique et du gaspillage de moyens rares ? Je ne le crois pas. Ce n’est pas quelques dizaines de bombes par semaine, grand maximum, qui auront un effet sur une armée aguerrie et organisée.

Nous ferions mieux d’abandonner ce combat aux Russes et aux Américains (après avoir résolu les problèmes dont je vous parle ci-dessus, histoire que notre choix stratégique n’apparaisse pas comme une reculade) et de nous concentrer où nous pouvons réellement avoir un effet, en Afrique.

Cela suppose que nous ayons une stratégie intelligente, ce qui est loin d'être le cas, comme le prouvent nos errements diplomatiques. Je n'aime pas Laurent Fabius mais c'est un peu facile de tout lui mettre sur le dos. Il a toute une administration et tout un gouvernement derrière lui et le résultat n'est pas brillant.

Bref, nous sommes mal partis et nous ne sommes pas près d'arriver.


samedi, octobre 24, 2015

Zemmour : Poutine avec Assad et les occidentaux avec les islamistes




Il est plus jamais urgent que la France se détache des Etats-Unis et se rapproche de la russie et il est plus que jamais probable que cela n'arrivera pas.


mercredi, octobre 07, 2015

Rioufol et Gave sur la Syrie

Je me méfie de Charles Gave. J'aime beaucoup son coté clair et didactique, mais il faut bien avouer qu'il fait fouletitude de prédictions et que beaucoup parmi celles-ci se sont avérées fausses.

Selon lui, l'Euro devrait s'être écroulé depuis au moins cinq ans.

J'ai plus confiance en Ivan Rioufol, moins péremptoire.

Mais, il se trouve que sur la Syrie, ils sont d'accord : les Occidentaux, France et Etats-Unis en tête, y jouent un jeu fort trouble, faisant semblant de combattre l'Etat Islamique d'Irak et du Levant, tout en étant copains comme cochons (avec des muzes !) avec la Turquie, l'Arabie Saoudite et le Qatar. Il ne faut pas oublier que l'Arabie Saoudite est un EIIL qui a réussi il y 90 ans.

L'intervention russe a le mérite de dévoiler cette hypocrisie suicidaire.

Poutine dévoile le jeu trouble d'Obama en Syrie

Proche-Orient : Quand Poutine joue aux Echecs et messieurs Hollande et Obama à la belote





dimanche, octobre 04, 2015

La politique occidentale au Moyen-Orient en une phrase de Peter Hitchens

Which side are we really on in this war of the awful against the evil ?

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I don’t think the British or American [il aurait pu ajouter français si la France comptait encore] governments really want to fight the Islamic State.
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Et il complète :

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They just want to look as if they are doing so.

I judge these people by what they do, not by what they say. And in recent months I have noticed them doing – and not doing – some very interesting things.

The White House and Downing Street both seethe with genuine outrage about Russia’s bombing raids on Syria.

Yet the people Vladimir Putin bombed have views and aims that would get them rounded up as dangerous Islamist extremists if they turned up in Manchester. So why do British politicians call them ‘moderates’ when Russia bombs them?

It’s not as if London or Washington can claim to be squeamish about bombing as a method of war. We have done our fair share of it in Belgrade, Baghdad and Tripoli, where our bombs certainly (if unintentionally) killed innocent civilians, including small children.
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Avec nos dirigeants incompétents et corrompus, islamophiles au point d'avoir des sympathies pour certains terroristes (car c'est bien de cela qu'il s'agit), nous courons à la catastrophe.

Mais n'est-ce pas cela, au fond, qu'ils souhaitent ? Ne sont-ils pas animés par une pulsion nihiliste et suicidaire ?

Peter Hitchens en profite pour signaler que H&M a choisi un mannequin voilé et que, bientôt, le voile islamique sera la norme et que ce seront les femmes non-voilées qui seront sous pression.

Je le crois aussi, il va être temps de songer à émigrer.

Nos pays sont foutus, car il faut regarder les choses en face : l'islam, c'est la misère et la dictature. Cette immigration n'est pas une richesse mais, par rapport à la France d'avant la catastrophe, un appauvrissement matériel, social, intellectuel et spirituel.

Mais tout espoir est-il perdu ?







mercredi, mai 27, 2015

François Hollande, une taupe trotskyste ?

François Hollande, installé premier secrétaire du PS par la taupe trotskyste Jospin, serait-il lui-même une taupe trotskyste ?

C’est ce que suggère cet article du Point (merci Curmu) :

Nouailhac - Trotskistes un jour, trotskistes toujours ?

Je trouve simple, net et sans bavures le «test Weltroni» de Jean-François Revel pour détecter les communistes mal repentis et autres taupes trotskystes : «Mettez vous sur le même plan nazisme et communisme ?». Je ne suis pas socialiste, mais il me semble qu’un vrai socialiste garanti 100 % non-communiste n’a aucun mal à répondre positivement sans tourner autour du pot, ce qui n’est pas le cas de François Hollande (voir l’article du Point).

Alors François Hollande, une taupe trotskyste ? Peut-être. C’est d’autant plus facile à croire que François Hollande est un menteur compulsif.

De toute façon, s’il n’est pas une taupe trotskyste, il agit comme tel. J’écris depuis longtemps que, sous ses allures molles et cyniques, François Hollande est un idéologue borné de la trempe dont on fait les dictateurs et je trouve dans sa personnalité des échos de Joseph Staline.

Il est aisé de renvoyer dos à dos Nicolas Sarkozy et François Hollande, je le fais souvent, tant leurs politiques sont cousines. Mais je pense qu’il y a chez le premier de la bêtise là où il y a du vice chez le second. Est-ce bien la peine de choisir entre le vice et la bêtise et d’aller voter pour des résultats si proches ? J’en doute. Cependant, vous me permettrez la bêtise au vice.

En attendant, nous sommes dirigés par une taupe trotskyste ou tout comme. Et, en plus elle sera réélue en 2017.

Pauvre France !



Hors-sujet (du moins, je le crois. Si vous trouvez, un lien avec ce qui précède, merci de me le signaler) : À quoi a servi la diabolisation de Bachar ?





vendredi, février 27, 2015

La somme de toutes nos lâchetés

Les sujets ci-dessous sont parents car ils pointent tous une de nos lâchetés.

♗ La moitié des Français favorable à la peine de mort : un bilan accablant pour Taubira


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♗ Salon de l'agriculture : on n'a même plus le droit de boire un coup

Nous sommes très proches du puritanisme anglo-saxon, et comme celui-ci est très proche de la pudibonderie islamique … Houellebecq a tout compris.

Comme je l'ai déjà écrit, nous avons pris l'habitude la soumission à la dictature socialiste « républicaine », quand elle deviendra Ripoublique Islamique Modérée du Frankistan, il n'y aura pratiquement rien à changer, les cantines, l'habillement et les jours fériés seront déjà hallal. Le trou est déjà fait, il n'y aura même pas besoin de vaseline pour que ça passe.


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Parlementaires français à Damas : «La diplomatie ne se fait pas avec ses amis»

Extrait :

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ont fait l'énorme erreur de fermer l'ambassade, qui était pour nous la place où nous pouvions parler au régime et surtout obtenir des renseignements. Le gouvernement français par la voix de Laurent Fabius traite la Syrie comme si elle était l'ennemie de la France. Bachar el-Assad n'est pas l'ennemi de la France.

[…]

La quatrième condition est de préserver les intérêts de la France. En Libye, le général Kadhafi, nous offrait plusieurs avantages, dont celui de pourchasser les islamistes et d'empêcher les trafiquants d'êtres humains d'atteindre la Méditerrannée. Des hommes politiques comme Alain Juppé, Nicolas Sarkozy ou Laurent Fabius devraient prendre en compte les intérêts à long terme du pays qu'ils servent. Nos intérêts sont aujourd'hui desservis par le fait que le général Kadhafi ne tienne plus la Libye. En ce qui concerne Bachard el-Assad, la position française est intenable car elle ne prend pas en compte la notion d'ennemi principal. Notre devoir est d'aller tuer les gens qui viennent devant nos écoles pour assassiner nos enfants. Notre devoir est d'aller tuer les gens qui nous obligent à mettre des hommes en armes devant chaque école juives, chose qui n'a pas été faite depuis 1791, date de l'intégration de la communauté juive dans la nation, parfaitement intégrée depuis.

Voilà pourquoi je ne voterai jamais Hollande, Sarkozy, Fabius ou Juppé : ils ont commis trop d’erreurs trop graves.

Voici un commentaire que j'ai commis sur le même sujet chez Philippe Bilger :

La realpolitik est souvent à courte vue mais le droit-de-l'hommisme sélectif (nous sommes les fidèles alliés de l'Arabie Saoudite et du Qatar) est ridicule et tout juste bon pour les gogos (il y en a au sommet de l'Etat).

Nos alliés possibles sont la Syrie, la Russie, l'Egypte si elle reste nationaliste, l'Iran, Israël et la voiture électrique. Autrement dit, un axe anti-pétromonarchies sunnites. Nous sommes très loin de la politique arabophile de Sarkozy-Hollande et anti-juive du quai d'Orsay.

Ne vous étonnez pas que je mette Israël et l'Iran dans la même ligue : au-delà des rodomontades de façade, ces deux pays, malgré des conflits bien réels, savent qu'ils ont des ennemis communs.

Le sunnisme et son ambition de constituer une mondialisation concurrente de la mondialisation occidentale sont aujourd'hui les plus gros facteurs de trouble de la paix dans le monde.

J'ajoute que je suis très troublé par l'attitude complaisante des Etats-Unis vis-à-vis de ce sunnisme qui fout la merde un peu partout dans le monde.


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♗ Des centaines de Chrétiens enlevés par l’Etat islamique : lesr essorts d’une curieuse indifférence

Extrait :

Bertrand Vergely : Il faut comprendre le climat mental dans lequel nous évoluons depuis des dizaines d’années. Quand j’interroge mes élèves au sujet de la religion, tous me répondent que celle-ci est le mal sur la terre, toutes les guerres étant de leur faute.

Quand j’écoute le monde autour de moi, quand il est question du christianisme, la réaction est immédiate. Le christianisme et en général le judéo-christianisme = culpabilité. Résultat, dans l’esprit des gens comme de la majorité des journalistes, christianisme = mal = culpabilité. Et par extension, christianisme = fascisme. D’où, cette conclusion inconsciente : le christianisme étant fasciste on ne parle pas de ce qui arrive aux chrétiens, parler d’eux revenant à défendre le fascisme.

Des musulmans se feraient massacrer par des chrétiens ? Croyez-moi on en parlerait. Des chrétiens se font massacrer par des musulmans ? On n’en parle pas. Et, quand on en parle, c’est comme lors des attentats contre Charlie hebdo, pour expliquer que le terrorisme n’a rien à voir avec l’Islam. Nous vivons une propagande antichrétienne, le but de notre société étant d’éradiquer son passé chrétien.

Quand on veut mentalement liquider le christianisme il est fatal que pratiquement on ait du mal à parler des chrétiens que l’on liquide, le désir de liquider mentalement le christianisme étant plus fort que les chrétiens qu’on liquide pratiquement..


Vous voulez faire quelque chose pour les chrétiens d’Orient ?

Allez dans une église et priez pour eux.

Vous en profiterez pour découvrir des choses étonnantes, pas toutes pour votre plaisir : beaucoup de catholiques français sont comme les post-modernes les souhaitent : mous, soumis, bien-pensants, altruistes au point de se renier, on croirait quelquefois une cellule du PS (l'altruisme sincère en plus).

Mais vous verrez aussi qu’ils ne sont pas tous comme cela, loin de là, il y en a aussi des actifs, solides, qui savent qui ils sont. Ils sont certes à contrecourant du clergé mais est-ce grave ?

Et, puis, vous pouvez toujours vous convertir à l’orthodoxie.

Destruction de sites historiques par l'EI ou la révolution culturelle djihadiste

Extrait

Au-delà du fanatisme iconoclaste religieux, n'y-a-t-il pas aussi aussi une dimension totalitaire dans ces actes?

Oui, il y a une volonté d'éradication du passé comme si les islamistes voulaient refaire l'humanité à neuf. A travers l'application rigoureuse de la charia, ils cherchent à créer une société nouvelle et un homme nouveau. On peut faire l'analogie avec la révolution culturelle chinoise et la volonté des gardes rouges d'éradiquer tout héritage culturel et artistique, de faire table rase du passé. Il s'agissait d'araser complètement le paysage de toute mémoire. On se souvient aussi de la formidable rage de certains révolutionnaires français que l'abbé Grégoire avait dénoncé.

Pour la première fois, les djihadistes ont filmé leurs destructions. Que cela signifie-t-il selon vous ?

La diffusion des images vise à atteindre l'opinion occidentale en la touchant dans ses ressorts les plus profonds. Il s'agit de terroriser les esprits en disant: «Nous sommes les radicaux des radicaux, nous ne ferons grâce de rien...»

Au moins, nous savons qui nous combattons.

Enfin, pour vous remonter le moral et vous montrer que tous les évêques de France ne sont pas des chiffes molles socialistes (même si, hélas, beaucoup trop le sont), une opinion de Mgr Ravel, évêque aux armées, dans la revue diocésaine, qui intéressera au-delà des fidèles :


LA GUERRE COMPLIQUÉE

La guerre. Son nom est aujourd’hui prononcé. Mettre un mot sur la réalité est gagnant. Mais de quelle guerre s’agit-il ?

Dans toute guerre, la tendance facile consiste à se mettre dans le camp du bien contre des ennemis empêtrés dans celui du mal. Ainsi nous plaçons-nous dans le camp de la liberté contre l’islamisme obscurantiste. Mais concrètement est-ce aussi simple ? En luttant contre le terrorisme à revendication religieuse, en face des islamistes, sommes-nous pour autant dans le camp du bien tout pur ? Ne risquons-nous pas d’être aspirés dans une spirale libertaire et suicidaire avec qui nous partageons le même combat, contre le terrorisme, mais pas nécessairement les mêmes certitudes ? Dans la Résistance, il y avait de nombreux communistes. Pour autant, devions-nous adhérer à l’idéologie communiste en résistant contre le nazisme ? Nous y sommes.

Voilà que, dans la guerre naissante, la peur nous saisit d’être pris à revers… Le chrétien se sent jeté précipitamment dans la zone de no man’s land où s’échangent les tirs d’obus. Il rampe au milieu des mines et autres barbelés, entre deux tranchées adverses d’où pleut la mort. Sa place au cœur de la bataille se résume alors à aller chercher les blessés pesant sur la boue tandis que deux idéologies terribles, deux pensées de mort, deux camps inhumains s’affrontent au dessus de sa tête. Il sait qu’il en sera la première victime, dans la foulée de son Maître, l’Agneau de Dieu qui l’envoie comme une brebis au milieu des loups.

Pris pour un ennemi par les deux côtés, il recevra la mort de l’innocent, brancardier du monde, titubant entre les corps, pour la dignité du mort et le salut du blessé. Voilà que, avec inquiétude, nous découvrons que notre guerre n’est pas simple ; qu’il nous faut choisir notre camp ; que nous nous armons contre le mal manifeste sans prendre position pour le mal sournois. Le chrétien se sent pris en tenaille entre deux idéologies.

D’un côté, l’idéologie qui caricature Dieu au mépris de l’homme. De l’autre, l’idéologie qui manipule l’homme au mépris de Dieu.

D’un côté, des adversaires déclarés et reconnus : les terroristes de la bombe, vengeurs du prophète. De l’autre côté, des adversaires non déclarés mais bien connus : les terroristes de la pensée, prescripteurs de la laïcité, adorateurs de la République. Dans quel camp se situer comme chrétien ? Nous ne voulons pas être pris en otage par des islamistes. Mais nous ne souhaitons pas être pris en otage par des bienpensants. L’idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l’idéologie de la bienpensance fait chaque année 200 000 victimes dans le sein de leur mère. L’IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive. Alliés pour la France avec d’autres, nous devons faire front contre les attaques terroristes explicites. Mais, pour autant, nous ne devons pas cautionner les folies de l’euthanasie, du mariage pour tous et autres caricatures de Charlie-Hebdo. Que faire ?

L’histoire n’est pas neuve. Il s’agit de faire corps avec son pays, mais de refuser les idéologies qui le traversent. Etre russe, sans être soviétique, chinois sans être communiste, allemand sans être nazi. Les idéologies ne font que passer. Au regard de l’histoire, leur durée de vie est plus courte que leurs propagandistes ne le pensent.

Bien avant, les prophètes eurent la même attitude : tout en se rangeant du côté du peuple d’Israël, ils en dénonçaient les perversions. L’invasion des babyloniens n’empêche pas Jérémie de protester contre les idolâtries du peuple dont il partage la destinée. Né vers 650 avant J.C., Jérémie va connaître la période tragique de la ruine par morceaux du Royaume de Juda alors concentré autour de Jérusalem. En 587, Jérusalem est prise par les babyloniens, le Temple est incendié, la population déportée. Passionné par Juda, passionné par Dieu et pour son peuple, Jérémie fulmine aussi bien contre Juda que contre les nations païennes.

La première partie du livre contient des menaces contre Juda et Israël (1, 1 à 25, 13), la deuxième partie contre les nations, les peuples adverses (25, 13 à 25, 38 et 46 à 51). Les autres passages sont essentiellement biographiques, Jérémie y révèle ses souffrances. Il fait corps avec son peuple : il souffre de tous ses membres de son infidélité mais il en reste solidaire jusqu’au bout. A ce qu’il me semble, à ce point de mes réflexions, j’ose affirmer qu’épouser la cause de Dieu pour sauver l’homme ne signifie pas : Refuser de servir son pays. S’éloigner des combats jugés fugaces pour l’éternel Royaume. Refuser la loi des corps et des esprits qui naissent et grandissent dans la lutte.

Mais je crois pouvoir dire qu’épouser la cause de Dieu pour sauver l’homme signifie : Reconnaître toutes les idéologies, leur virulence, leur opposition (souvent l’une révèle l’autre). N’en suivre aucune : les dénoncer symétriquement et systématiquement. Ne pas en construire une autre, à mi-chemin entre les deux. Et pour cela, il y a une discipline à pratiquer : Se méfier des idées, de toutes les idées surtout enveloppées de croyances, voire de christianisme.

Les idées tuent, elles sont les idoles modernes auxquels on sacrifie l’homme libre. Aller vers l’homme concret, individuel, de chair et d’os : tant d’idéologies humanistes organisent les génocides au nom de leurs principes. Que de morts au nom de la vie, que d’emprisonnements au nom de la liberté ! Ce chemin de l’homme concret conduit à Dieu. Le chrétien n’est pas apatride : sur terre, il appartient à des communautés dont deux sont d’institution divine, la famille et la nation. Où en sont-elles ?

De cette discipline découlent trois missions concrètes, c’est le camp du chrétien et son action particulière dans la guerre : Il va à l’homme individuel. Il va vers lui, en épousant ses joies et ses espoirs… tout ce qui le rapproche de cet homme blessé lui convient mais le partage de la même misère est le meilleur raccourci pour aller à l’autre.

Il défend la famille. Car c’est la première communauté d’hommes et de femmes concrète qu’il rencontre et sans laquelle il finit par imploser dans sa solitude. Le pape François aux Philippines (16.01.2015) s’écrie : «Comme nous avons su dire non à la colonisation politique, nous devons dire non à toute forme de colonisation idéologique qui viserait à détruire la famille. »

Il prend part à la dynamique de son pays. Et s’il doit combattre dans les rangs de son armée, il le fait sans honte et sans retenue. Car se faisant, il ne prend pas la cause de telle ou telle idéologie semée dans sa nation ; les poilus de 14 ne prenaient pas fait et cause pour l’anticléricalisme régnant en se battant pour la France. Le catholique allemand devait être dans les rangs allemands et le catholique français dans les rangs français. La cause de l’homme, le camp de Dieu s’incarne ainsi dans l’homme, la famille, la nation. A nous de nous intégrer à fond dans l’homme, la famille et la France.

Guerre compliquée, donc, parce que nous sommes courageux mais aussi lucides. Nous voulons défendre la France mais sans être pris en otage par une revue de misère. Nous voulons nous opposer au terrorisme islamique sans donner raison au terrorisme contre Dieu.

Nous serons courageux avec les autres mais nous serons lucides pour les autres en questionnant.

Par exemple, à force de laïcité (agressive) n’avons-nous pas laissé le saint Nom de Dieu entre de bien mauvaises mains ? A force de le cacher dans un placard, n’avons-nous pas laissé le saint Nom de Dieu moisir en milieu de haine ? Certaines questions feront mal à nos élites, docteurs de la Loi, gardiens du Temple.

Comment aussi demander aujourd’hui à des musulmans droits et de bonne volonté de s’intégrer à une France qui leur est présentée comme une somme de valeurs libertaires, irréligieuses, amorales ? L’intégration en France ne doit pas présupposer l’assimilation à des valeurs déifiées et erronées. On peut, on doit demander l’intégration à la France mais pas à la caricature de la France. L’intégration, par ailleurs, fait peur à certains au motif que chacun doit rester avec sa culture, sa religion etc. On pourrait en rire en d’autres circonstances : en république laïque, l’intégration n’impose aucune religion ou changement de religion ! Et donc pourquoi revenir sans cesse sur cette conjugaison religion-intégration ? Intégration signifie faire corps ensemble, comme la main, le foie, le cœur ne s’intègrent au corps qu’en réunissant leur force pour la vie de la personne totale. Quand un soldat français musulman combat et meurt pour la France, lui a-t-on demandé de renoncer auparavant à sa culture et à sa religion ?

La position, je parle là en militaire, sera inconfortable. Mais avec la Grâce, elle ne sera pas intenable. Seul notre courage validera notre lucidité aux yeux des autres. Seule notre lucidité validera notre courage aux yeux de Dieu.

+ Luc Ravel






lundi, mars 17, 2014

Libye : à quand le procès de Bernard-Henri Lévy et de Nicolas Sarkozy ?

J'attends avec impatience le tribunal pénal international qui fera un procès à Nicolas Sarkozy et à Bernard-Henri Lévy pour l'éclatement de la Libye, le chaos, l'anarchie et la guerre civile qui s'en suivent.

Bien sûr, je sais que cela n'arrivera pas. Et pourtant, cela serait mérité.

J'ai une opinion mitigée de Nicolas Sarkozy, ni admirateur invétéré ni ennemi farouche, mais je pense que sa politique libyenne est une bourde gigantesque qui s'apparente à un crime.

Notons que François Hollande est capable des mêmes conneries : il n'a pas tenu à sa volonté de ne pas les répéter en Syrie, mais à l'intervention russe et au manque de soutien américain.

François Hollande et Nicolas Sarkozy ont un point commun. Qu'est leur métier, leur domaine d'expertise ? Le truc dont personne ne doute qu'ils y ont un savoir-faire, une opinion personnelle, un avis ? C'est l'électoralisme.

Pour le reste, ils sont des terrains vierges sur lequel s'opposent des conseillers et, avec un peu de chance, un avis pas trop débile l'emporte. Mais si, par malheur, un conseiller illuminé prend l'ascendant, ils n'ont guère de freins intérieurs, étant incultes et n'ayant réfléchi à rien en dehors de «comment me faire élire ?», pour les empêcher de prendre des décisions absurdes.

Ca fout les jetons.

vendredi, août 30, 2013

Syrie : le bon sens sauvé par le parlement britannique ?

Le refus du parlement britannique d'autoriser David Cameron à utiliser la force en Syrie est un louable retour du bon sens.

Je suis jaloux : la démocratie britannique se porte très mal, mais, tout de même, un pouième mieux que la démocratie française.

jeudi, août 29, 2013

Les «frappes humanitaires» et la notion de «crime contre l'humanité» : une régression du droit international

Les «frappes humanitaires» et la notion de «crime contre l'humanité» sont une régression du droit international.

En effet, la notion de «crime contre l'humanité» est extrêmement floue et permet de se passer de tous les instruments du droit international : pas de déclaration de guerre, pas de passage à l'ONU.

Elle ouvre la porte à l'arbitraire le plus complet, comme nous le constatons aujourd'hui. Elle justifie tout et n'importe quoi.

Gazer des civils, c'est dégueulasse, c'est criminel, mais est-ce un «crime contre l'humanité» qui exige qu'on cesse tout questionnement et qu'on fonce dans le tas sans réfléchir ?

J'abhorre le sentimentalisme qui mène l'escalade guerrière contre la Syrie et qui occulte toute réflexion. La situation au Moyen-Orient est extrêmement complexe et l'on invoque le «crime contre l'humanité» pour nous imposer une action simpliste, en nous en cachant farouchement les tenants et les aboutissants.

On nous prend pour des cons et c'est désagréable.

C'est pourquoi je renouvelle mes questions à M. Hollande :

> quelle est la stratégie de la France au Moyen-Orient ? Où est son intérêt ?

> comment les événements de Syrie s'incrivent-ils dans cette analyse ?

> en vertu des réponses aux deux questions précédentes, qu'est-ce qui justifie une intervention armée, ouverte ou secrète, de la France en Syrie ?

Je crains qu'on ne nous donne pas les réponses et, pire, je crains que ces réponses n'existent pas. Parce que la France n'a pas de stratégie au Moyen-Orient, qu'elle n'a pas d'analyse propre de la situation et qu'elle ne sait plus que suivre le sens du vent médiatique du moment, vent qui vient de Washington.

mercredi, août 28, 2013

Syrie : la France a-t-elle encore une politique étrangère ?

En observant les événements récents autour de la Syrie, je me pose la question : la France a-t-elle encore une politique étrangère ?

Par «politique étrangère», j'entends une analyse qui soit propre à notre pays : je comprends, au moins en partie, la politique et la stratégie des différents pays impliqués, sauf en ce qui concerne la France et la Grande-Bretagne.

On ne nous a pas donné, au-delà des propos sentimentalistes et sensationnalistes qui ne peuvent tenir lieu d'analyse, des raisons convaincantes d'intervenir dans la guerre civile syrienne.

Bref, j'attends toujours la réponse à ma question : où est l'intérêt de la France dans cette histoire ? Je pose même la question sacrilège : l'intérêt de la France n'est-il pas que le clan Assad se maintienne au pouvoir ?

C'est, sans doute, que j'attends encore trop de nos politiciens. J'ai beau répéter à longueur de blog qu'ils sont la lie de notre société, il me reste un peu d'espoir déplacé, une trace d'illusion mal venue.