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vendredi, août 29, 2014

Les banquiers sont-ils des salauds ?

Longue discussion en-dessous de ce billet : les banquiers sont-ils des salauds ?

Cela me semble beaucoup de mots pour un problème simple.

La banque, collecter les dépôts à court terme pour prêter à long terme, est plus qu'un métier honorable : c'est celui qui a permis le développement de l'Occident.

Mais les banquiers de 2014, ceux dont on parle dans les medias, ne sont plus des banquiers, ils n'en portent plus que le nom. Une usurpation. Ce sont des capitalistes de connivence qui profitent de leurs accointances étatiques pour traire la vache, c'est-à-dire le moutontribuable. Donc nulle surprise à ce que les banques soient peuplées d'énarques.

On a maintes fois démontré que les banques sont beaucoup trop grosses pour atteindre une efficacité optimale. Leur taille s'explique par le chantage au «too big to fail».

Je ne sais pas si le banquier de l'agence de Trifouillis-les Calbutes est un salaud. En revanche, je sais que son PDG à Paris en est un beau. Mais il n'est pas le seul, tous ses copains hauts fonctionnaires sont dans le même panier de crabes.

lundi, avril 07, 2014

Banqueroute, sortie de l'Euro et libéralisation : le cocktail magique (que, hélas, nous ne boirons pas)

Voici un article sur la banqueroute :

La banqueroute ou la mort ?

Je pense que le trio magique est :

● Banqueroute : liquidation des erreurs du passé et punition des créanciers qui ont encouragé le surendettement.

● Libéralisation : préparation de l'avenir et non-répétition des erreurs du passé (1).

●  Sortie de l'Euro : retour de la souveraineté monétaire.

Cette politique forme pourtant un tout cohérent (je ne détaille pas les arguments : en général, les commentateurs le font mieux que moi !).

La tentation est évidemment grande de sortir de l'Euro et de faire banqueroute pour éviter la libéralisation. C'est alors la recette sûre pour suivre la route de l'Espagne, de l'Argentine et de la Grèce vers la banqueroute à répétition.

Mais, comme sus-mentionné, mon programme est cohérent : la France se jette dans la mondialisation non pas comme un veau à l'abattoir mais comme un pirate le couteau entre les dents.

Cependant, je sais bien que cela n'arrivera pas : il n'y a pas de cojones et de matière grise pour cette politique. Et puis, elle suppose un goût de la vérité, sur notre «modèle social», sur l'Euro, qui est totalement inimaginable chez des politiciens qui considèrent que leur métier, c'est de mentir bien, avec aplomb.

Même si le surendettement et l'assistanat entretiennent la veulerie et la bassesse, il ne faut pas inverser les causes : le naufrage moral, la fuite devant l'effort, viennent d'abord, le surendettement n'est qu'une conséquence.


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(1) : la diminution très forte de l'immigration, qui est un boulet économique et social, et une menace pour notre civilisation, fait partie du programme de non-répétition des erreurs passées.

mercredi, décembre 25, 2013

Le point sur la banqueroute qui vient

Le point sur la banqueroute qui vient

Pour ma part, je maintiens mon pronostic (ou mon pari, si vous préférez) : scénario  à la grecque entre 2017 et 2020.

mercredi, juillet 11, 2012

François Hollande va-t-il «faire ce qu'il faut» ?

Plusieurs collègues - je les supporte autant qu'ils me supportent ! - me tiennent le raisonnement suivant : François Hollande est aussi menteur, retors et carriériste que François Mitterrand. Comme François Mitterrand, il prendra le «tournant de la rigueur» pour sauver sa place et et au nom de l'«Europe». Les syndicats, ces vendus à la gauche, n'oseront pas moufter et Hollande pourra se permettre dix fois ce qui aurait jeté la France syndicale dans la rue sous Sarkozy. «Hollande fera ce qu'il faut».

Je suis d'accord, François Hollande fera ce qu'il faut. Mais pour quoi ?

Pour repousser le problème de la dette devant lui, comme tous ces prédécesseurs depuis Giscard ?

Oui, j'y crois . Plus précisément, pour le repousser jusqu'en juillet 2017, après sa ré-élection. Il aura même le culot de de se présenter pendant la campagne électorale comme le capitaine Courage, qui «a pris des décisions difficiles mais courageuses».

Mais résoudre la crise de la dette ?

Certainement pas : il faudrait que ses camarades et lui renoncent à tout ce qu'ils sont, à tout ce qui a fait leur vie et leur carrière depuis l'ENA, il faudrait qu'ils renoncent au système étatiste social-clientéliste qui est la seule chose qu'ils connaissent. Je pense qu'ils ne sont même pas capables de l'envisager, qu'ils n'ont pas les outils intellectuels pour.

Il leur faudrait une mentalité reaganienne. Vous imaginez Hollande, Aubry ou Moscovici dirent : «L'Etat n'est pas la solution c'est le problème», franchement ?

Bref, ils sont gentils, mes collègues, mais je maintiens ma prédiction : banqueroute l'Etat français (1) entre 2017 et 2020.

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(1) : bien sûr, une inflation annuelle supérieure à 15 % peut tenir lieu de banqueroute déguisée.

dimanche, juillet 08, 2012

La Poste double les crédits aux collectivités locales : une étape dans le scénario de la banqueroute

Dans Le jour où la France fait faillite, publié en 2008, le récit commence par une panique sur la dette française qui force BNP et la Société Générale à fusionner dans l'urgence tandis que la Banque Postale fait faillite pour avoir trop prêté à l'Etat et aux collectivités locales.

L'annonce du doublement des crédits de la Poste aux collectivités locales s'inscrit bien dans ce scénario.

Je maintiens ma prévision de banqueroute de l'Etat français entre 2017 et 2020, pendant le deuxième quinquennat Hollande.

mercredi, mars 14, 2012

Nous irons jusqu'à la banqueroute, mais après ?

Le cercle vicieux de la banqueroute a été bien expliqué par Charles Gave.

L'Etat est un parasite qui tue l'hôte dont il vit, l'économie libre.

L'impôt diminue le rendement du capital investi dans l'économie libre. Il devient avantageux d'acheter de la dette étatique à taux fixe. Les taux d'intérêts publics diminuent. L'Etat peut encore plus s'endetter et intervenir dans l'économie libre.

Le rendement du capital investi dans l'économie libre, parasité par l'Etat, diminue davantage. Il devient encore plus avantageux d'acheter de la dette étatique. Les taux d'intérêts publics diminuent encore. L'Etat peut encore plus s'endetter et intervenir dans l'économie libre.

La dette augmente. Les taux d'intérêt et la croissance diminuent en parallèle. Où est la limite ?

C'est très simple : quand l'Etat a tué l'économie libre, la croissance est négative ou nulle, la dette énorme. Dans ces conditions, mêmes des taux d'intérêt extrêmement faibles deviennent insupportables. La moindre turbulence peut amener la fuite des créanciers et la banqueroute.

C'est ce qui est arrivé à la Grèce. La banqueroute peut être franche ou larvée (hyperinflation par "planche à billets").

La solution pour briser ce cercle vicieux est parfaitement connue : baisser les dépenses publiques. Elle ne recèle aucun mystère. Elle repose toujours sur cette logique : les efforts à court terme sont récompensés par la prospérité à moyen terme.

Malheureusement, cette solution, qui est en vérité la seule, n'est pas envisageable en France pour trois raisons :

> nos politiciens ne sont pas dotés des outils intellectuels permettant de l'imaginer. Pour eux, à l'inverse de Ronald Reagan, l'Etat est la solution, pas le problème.

> pour que cette solution soit acceptable, il faut un minimum de confiance dans les politiciens qui vous demandent de troquer des efforts aujourd'hui contre la prospérité demain. Or, nos politiciens ont prouvé depuis trente ans qu'ils ne méritaient pas qu'on leur fasse confiance.

> il faut que le public soit familier de ces idées. Or, le méchant marché a été accusé de tous les maux et l'Etat a été présenté comme la solution de tout et du reste. On nous parle toujours des imperfections du marché que l'Etat, censé les corriger, invoque pour justifier son interventionnisme constant. Mais j'aimerais bien, moi, qu'on m'explique les imperfections de l'Etat et comment le marché les corrigerait.

Donc, pour moi, la banqueroute de la France ne fait aucun doute. Pour la prévenir, il faudrait un politicien libéral suffisamment retors pour se présenter comme un étatiste afin d'être élu et qui arriverait à gouverner en faisant le contraire de ses promesses de campagne. Ce n'est pas complètement impossible, mais très douteux.

Après la banqueroute, que se passera-t-il ? C'est là que je m'effraie, les pires folies sont posssibles : protectionnisme, encore plus d'étatisme, dictature plus ou moins molle, euthanasie des épargnants, paralysie de l'initiative, tensions internationales, chasse aux boucs-émissaires (la méchante finance anglo-saxonne et les mauvais patriotes qui ne veulent pas être taxés à 90 % avec le sourire, etc.).

J'ai cependant une raison d'être optimiste : l'URSS s'est écroulée par la conjonction de la rumeur extérieure des medias libres, de l'aboulie de l'appareil répressif et de la lassitude de la misère. Les mêmes causes pourraient bien produire les mêmes effets en France : internet permet de savoir que des pays aussi libéraux que le Canada ou l'Australie se portent bien, les medias se fatiguent de répéter que seul le socialisme est bon et juste, et les Français vont finir par en avoir marre d'être à la traine.

Je pense que la réflexion doit dès maintenant être orientée vers après la banqueroute. Vos avis ?