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lundi, août 08, 2016

Erodgan, premier dictateur «national-islamiste»

Erodgan, premier dictateur «national-islamiste» ? [Le point d'interrogation est de trop.]

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Soit la population est tombée dans le piège des mots et de la démonstration de fermeté du pouvoir face à un putsch d'ailleurs fort mal monté et soigneusement éventé (via les Russes et peut-être même les Iraniens) ; soit - je penche plutôt pour cette seconde hypothèse -, en regardant ces images, nous prenons (bien trop tard) la mesure de la force de l'imprégnation islamiste de la société turque. L'AKP est au pouvoir depuis 2002. Il lui aura fallu moins de 15 ans pour transformer une société profondément laïque et tournée vers l'Occident (l'armée turque étant la garante sourcilleuse de cette laïcité!!) et aspirant à un rapprochement avec l'Europe en un peuple fortement islamisé (surtout dans ses couches populaires mais aussi désormais dans une partie de ses élites) ; un peuple que sa «frustration européenne» a convaincu que l'avenir était pour lui à l'Est, vers l'Asie (notamment centrale), vers le Moyen-Orient et vers un islamisme assumé comme véhicule d'une stratégie d'influence régionale et globale offensive.


[…]

La Turquie est donc en train de s'autonomiser radicalement et durablement par rapport au monde occidental et de faire renaître le rêve ottoman sous la férule d'un véritable dictateur qui fait croire à sa population médusée et admirative, qu'il sauve la démocratie en déracinant ses plus profonds soutiens. C'est aussi clairement une victoire massive des Frères musulmans (dont le parti politique du président est une émanation) qui va sans doute provoquer à moyen terme un appel d'air politique considérable dans toute la région, mais aussi en Europe. Mis en échec en Tunisie et en Egypte notamment, les Frères ont trouvé leur nouveau «champion» et Erdogan est en train de constituer en Turquie un pôle d'attraction au service de cette confrérie internationale toujours très influente et agissante qui ne manquera pas de faire des émules. [Le drame est que, désormais, la Turquie est un salopard de cheval de Troie islamique au coeur de l'OTAN].

[…]

Les Occidentaux, qui pensaient que Recep Erdogan mettait en place en Turquie une démocratie islamique sur le modèle de la démocratie chrétienne, déchantent. Comment expliquez-vous que la plupart des analystes n'aient pas vu la vraie nature du régime nationaliste, autoritaire et islamiste du nouveau sultan ?

[Le journaliste qui pose cette question est soit un con soit un un faux naïf : il ne manque pas de Cassandre qui étaient parfaitement lucides et qui ont annoncé les choses.]

Notre aveuglement [même commentaire : « notre aveuglement » ? Qui est « nous » ? Les gens qui nous gouvernent, indignes et incompétents ? Car il ne manque de Français qui ne se sont pas du tout aveuglés sur la Turquie et sur l'islamisme. Mme Galacteros ne fréquente pas assez de Français de base, qui ont plus de bon sens et de vision que les hautes sphères qui lui sont habituelles où, par manque d'oxygène à ses altitudes élevées, le cerveau s'atrophie] est confondant de naïveté et évidemment dangereux. Nous tenons, chez nous comme ailleurs, l'islamisme pour un inoffensif courant politico-religieux ; nous n'osons pas lui tenir tête au prétexte qu'il serait le légitime refuge des nouveaux «damnés de la terre» [là encore, parlez pour vous]. Et fait aggravant, nous ne pouvons pas concevoir que notre ethnocentrisme ignorant et pontifiant ait fait des ravages et provoque encore des réactions épidermiques dans lesquelles s'engouffrent l'autoritarisme et/ou et l'islam conquérant. Nous sommes face à un énième démenti de cette double faiblesse de jugement qui nous perd et nous aveugle face à la réalité du monde. Nous ne voulons pas voire la faillite manifeste de l'utopie du «Regime change» qui n'a provoqué que chaos et désolation et ouvert la voie à la pénétration massive de l'offensive islamiste.
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mercredi, mars 09, 2016

Contre les femmes, tout contre

Anne-Marie Le Pourhiet : «Le néo-féminisme : not in my name»


«La grille idéologique des nouvelles féministes les empêche de se saisir des vrais combats»

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Il faut le dire, ces pratiques barbares [les viols de Cologne] ne sont pas même d'un autre âge. L'Occident n'a jamais connu de telles mœurs. Jusqu'au XXe siècle, les femmes étaient certes en état de minorité juridique par rapport à leur époux, mais elles n'étaient pas de la chair livrée à l'hallali des hommes. Les hommes ont été «polis» par les femmes, ils ont appris à dompter le désir que l'autre sexe leur inspire, à emprunter tours et détours. Ils n'ont pas exigé que l'objet de leur concupiscence se voile de la tête au pied pour ne pas céder sans délai à la tentation, ils ont appris les règles de la galanterie. Et dans notre imaginaire, il n'est rien qui évoque les scènes décrites par les victimes de Cologne sinon L'Enlèvement des Sabines tel que peint par Poussin qui a su rendre magistralement les sentiments que les femmes allemandes ont dû éprouver le soir de la Saint-Sylvestre, cette peur panique qui s'empare des femmes prises au piège, dans un guet-apens.

Bref, ces actes portent atteinte à l'un des biens les plus précieux de notre civilisation, la condition des femmes. Nos féministes ne veulent y voir qu'une version, paroxystique certes, d'une menace qui pèserait en permanence sur les femmes. Autrement dit la différence ne serait que de degré, nullement de nature. Or, si ces actes nous terrorisent au sens fort, c'est parce que nous savons qu'ils ne sont pas le fait de quelques hommes particulièrement brutaux et/ou avinés en cette nuit de Saint-Sylvestre, mais qu'ils sont pratiques communes dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient dont ces hommes sont originaires. Ce type d'agression sexuelle de masse a un nom en arabe, Taharrush gamea.

Le procès en islamophobie intenté à Kamel Daoud pour avoir eu le courage d'établir un lien entre les agressions sexuelles de Cologne et les mœurs dans lesquelles les agresseurs ont grandi est hautement significatif de la cécité et de l'irresponsabilité à laquelle l'idéologie confine.

Oui il s'agit bien d'un choc des civilisations, et, ce qui me semble capital, rappel de ce que nous sommes une civilisation et une civilisation qui, après avoir été accablée de tous les maux, accusée de tous les péchés, n'a guère à rougir d'elle-même. Rappel également et spécialement sur ce chapitre des relations entre les hommes et les femmes, de ce que toutes les civilisations ne se valent pas.
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samedi, janvier 10, 2015

Charlie : Eric Verhaeghe claque cet enculé de Badinter (entre autres)

Charlie Hebdo: Allah met fin à 70 ans d’insouciance française

La France vient de vivre deux jours et demi de séisme politique, dans la foulée du sidérant attentat contre Charlie Hebdo. A en juger par l’ambiance qui règne désormais non seulement à Paris mais sur l’ensemble du territoire, cette séquence tragique constitue incontestablement un tournant majeur dans la trajectoire française contemporaine.
On ne m’en voudra pas, j’espère, de consacrer à ces événements un texte qui se revendique comme totalement anecdotique et délibérément hostile aux ratiocinations que j’ai commencées à lire çà et là.

Je revendique de tomber dans le piège dénoncé par Badinter

Commençons par le commencement: le massacre perpétré à Charlie Hebdo a produit, à juste titre, une immense émotion dans l’opinion. Le hasard voulait que je fusse à proximité du boulevard Richard Lenoir quelques minutes après l’attentat. J’ai été frappé par le silence, l’abasourdissement qui régnait sur les lieux parmi les badauds qui se trouvaient là.
L’attaque contre Charlie Hebdo, c’était une attaque contre l’esprit gaulois: cette humour de mauvais goût qui me fait périodiquement rire et que les Anglo-Saxons détestent. Charlie Hebdo, c’était Astérix, c’était ce village qui vit dans nos têtes à tous, et qui résiste encore et toujours aux envahisseurs de toutes sortes. Parmi les badauds, beaucoup étaient des bobos qui comprenaient brutalement que leur identité gauloise était en danger: cet esprit frondeur, de liberté, cet amour de l’expression, venaient de passer un très sale moment.
Un autre hasard veut que j’habite en haut de Belleville, à quelques centaines de mètres de là où est née la « cellule des Buttes Chaumont » dont les frères Kouachi et dont Coulibaly sont issus. Pour rentrer chez moi mercredi, je suis passé à trois ou quatre cents mètres de la rue de Meaux, où les tueurs ont abandonné leur première voiture. La nourrice de ma fille m’informait qu’elle avait voulu faire une promenade au parc de la Villette, à proximité de la porte de Pantin par laquelle les tueurs ont quitté Paris. Elle y a finalement renoncé parce que ma fille avait froid et ne voulait pas sortir. Et si elle y était allée, comment être sûr que les tueurs ne seraient pas tombés à ce moment-là, à cet endroit-là, sur une patrouille à leur recherche: des coups de feu auraient éclaté dans les rues, et la vie de ma fille était en danger?
Je cite ces faits, parce que j’ai lu un certain nombre de textes d’intellectuels qui n’habitent pas les quartiers difficiles, qui sont au-delà de la vraie vie des quartiers, loin des faits, loin des lieux où des balles ont sifflé – et ce n’était pas des balles perdues. Tous ces gens qui sont à l’abri adorent donner des leçons sur la peur qu’il ne faut pas avoir, sur le piège des terroristes dans lequel il ne faut pas tomber.
Je pense ici à ce grand bourgeois de Badinter, qui vit richement dans son sixième arrondissement avec vue sur les jardins du Luxembourg, où l’on trouve plus de policiers à l’hectare que dans aucun autre quartier de Paris. Personnellement, je n’y vois pas d’inconvénient, à ce qu’il mène grand train dans les beaux quartiers avec la fortune de sa femme, mais enfin, le petit père Badinter, il est gonflé de nous donner des leçons sur la peur: il n’y est jamais confronté! Qu’il remonte avec moi à pied la rue de Belleville, qu’il se promène à Barbès, qu’il longe avec moi les boulevards aux alentours de Stalingrad, qu’il se balade place des Fêtes, et il viendra ensuite me parler de la peur et des pièges qu’elle nous tend.
Je parle de moi, mais à Badinter je pourrais lui parler de tous ces habitants (dont beaucoup sont musulmans) qui ne sortent plus chez eux après vingt-deux heures, depuis des années, parce qu’ils en ont marre de subir les regards, les remarques, les agressions plus ou moins directes, ou les menaces d’agression de la part de ces petites racailles qui squattent les halls d’immeubles en toute impunité, et qui y ont imposé leur loi dans l’indifférence générale. Chaque fois qu’il s’est agi de secouer le cocotier de ces peurs, les Badinter et compagnie nous ont asséné un discours lénifiant, prétendument humaniste, qui les gênait d’autant moins que dans les quartiers où habitent ceux qui les profèrent, on ne croise que des bons petits blancs propres sur eux.
Bref, l’attentat contre Charlie Hebdo m’a ému, parce que moi aussi j’aurais pu me trouver sur la trajectoire des tueurs, et bien pire: ma fille aussi, qui a pourtant le droit de grandir dans un monde où les choses se passent autrement, dans un monde aussi sécurisé que celui où ont vécu les enfants Badinter.

Trente ans de laxisme bobo, 3 jours de terreur

Le soir de l’attentat contre Charlie Hebdo, je suis allé au rassemblement de la place de la République, que j’ai trouvé très digne et très « mature », mais où aucun représentant de nos institutions n’était. J’ai trouvé un peu agaçante la façon dont la foule, encore sous le coup de l’émotion, était encadrée par des organisateurs en apparence sans étiquette, mais qui avaient très bien vu le coup venir. Tout le matériel était prêt pour faire entonner par la foule des refrains décidés à l’avance, sous couvert, bien entendu, de neutralité et d’amour désintéressé de la liberté.
Ce soir-là, je me suis souvenu des textes de Gustave Le Bon sur la manipulation des foules par l’émotion. C’est vrai qu’en politique, l’émotion est toujours mauvaise conseillère: le meilleur remède que je propose est de la laisser parler, de l’assumer, et de ne pas jouer à ceux qui la cachent derrière des discours prétendument raisonnables. Il faut savoir n’être que ce que l’on est.
Place de la République, on m’excusera de le dire, mais j’ai retrouvé plein de bobos qui nous bassinent depuis des années sur le droit des minorités, et sur la nécessaire bienveillance à avoir vis-à-vis des racailles qui hantent les quartiers. J’avais l’impression qu’après 30 ans de laxisme sur le mode: « Nous qui portons la faute du colonialisme, nous avons des choses à nous faire pardonner, donc nous devons manger notre chapeau quand des adolescents perturbés nous insultent dans la rue », les bobos parisiens achetaient leur bonne conscience: celle plus très nette lorsqu’ils ont découvert que les petites racailles qu’ils ont protégées pendant des années au nom du: « ils sont déterminés par leur milieu social, donc il ne faut pas être trop durs avec eux », ces petites racailles étaient devenus de dangereux assassins capables de mitrailler dix journalistes, de flinguer des flics à bouts portants, et de dresser un immense doigt d’honneur à notre civilisation.
Quand on aime avoir les mains propres, c’est évidemment gênant de se coucher en se disant que la tranquillité de l’âme qu’on a achetée pendant tant d’années avec des discours de bisounours aveugle se paie par autant de vies fauchées en une seule journée. Cela vaut bien soixante minutes transies dans le froid.
C’est probablement ici que la France connaît son tournant: le massacre de Charlie Hebdo a brutalement rendu insupportable cette tolérance à l’intolérable qui a conduit à la radicalisation d’un nombre considérable de nos jeunes. Ceux qui, au nom du devoir mémoriel, de la culpabilité d’avoir colonisé l’Afrique (du Nord ou non), de la culpabilité de notre histoire répétée à tous bouts de champ, avaient expliqué que la loi ne devait pas forcément être respectée par tout le monde, ont soudain compris que les sanglots de l’homme blanc ne seraient pas portés à leur crédit. Toutes les exceptions à la règle tolérées au quotidien depuis des années dans les quartiers, sous une foule de prétextes fallacieux, n’ont servi à rien d’autre qu’à couver des tueurs en série, des barbares incapables de discerner le bien et le mal.
Il faut maintenant que nos bobos sentencieux déroulent le fil de la pelote: qu’ils lisent les récits d’enseignants qui, dans les classes, décrivent les réactions majoritaires parmi les élèves de sensibilité musulmane, dont les fondamentaux sont très éloignés de ceux de notre démocratie. Qu’ils les lisent et qu’ils en tirent les conclusions qui s’imposent: l’école laïque ne parvient plus à transmettre cet attachement fondateur à la liberté qui a fait le sel de générations françaises sous la République.
Non, les Coulibaly, les Kouachi ne sont pas des accidents. Ils sont des conséquences, disons même qu’ils sont le résultat d’une déstructuration organisée de l’éducation transmise par l’école publique. Entre des programmes délirants où le savoir n’est plus transmis, et un renoncement aux valeurs essentielles de la France républicaine, nous avons fomenté une génération qui rejette en bloc, dans certains quartiers, l’héritage de nos libertés.
Si une seule conséquence positive peut être attendue des trois jours monstrueux que nous venons de vivre, c’est bien cette prise de conscience face au problème que nous avons collectivement – celui de cette haine de soi qui nous conduit à ne plus transmettre la France et ses valeurs aux générations qui arrivent.

Replacer la responsabilité individuelle au coeur de notre société

Sous certaines plumes, je pense notamment à celle de Jacques Sapir, j’ai commencé à lire à nouveau le délire selon lequel des tas de gens seraient responsables de la radicalisation des jeunes. C’est un discours ambiant qui me gonfle prodigieusement. Je l’ai entendu dans la bouche des racailles qui squattaient l’entrée de mon immeuble lorsque je suis arrivé dans le XIXè arrondissement, et dont j’ai appris aujourd’hui qu’ils constituaient le vivier de la « cellule des Buttes-Chaumont ».
Je me revois, installé depuis trois jours dans mon immeuble, rentrant chez moi à minuit et leur demandant poliment de ne pas zoner à trente centimètres de ma porte d’entrée. La réponse ne s’est pas faite attendre: j’étais évidemment un gros raciste, et je voulais simplement déplacer le problème que représentaient ces jeunes sans le régler. « Payez nous des salles où on peut se réunir » me dit l’un d’eux.
Eh bien non, ducon! lui fis-je en le toisant et en m’avançant sur lui de façon menaçante alors qu’ils étaient une bonne dizaine autour de lui et que j’étais seul. Moi, je suis arrivé en France en 1986, c’est-à-dire pas très longtemps avant leur naissance. Je suis fils d’ouvrier, dans ma famille, il n’y avait pratiquement pas de livre, les bibliothèques étaient indigentes, les infrastructures publiques quasi-inexistantes, mais on savait que, pour en sortir, il fallait bosser. Quand je suis arrivé à Paris, j’ai été scotché par le nombre de bibliothèques publiques, de terrains de sport, de musées gratuits.
Qu’un gamin à Paris ose expliquer qu’on ne fait rien pour lui, c’est évidemment une aberration, un mensonge. Les Coulibaly, les Kouachi, ont disposé dans leur enfance de tout ce qu’il fallait pour s’en sortir. La seule chose qui leur a manquée, c’est le courage d’y arriver, et le travail qui va avec. Je ne suis en aucune manière responsable de leur échec, ni de leur folie. La seule faute leur incombe à eux.
Il y en a marre de tous ces discours où les fauteurs de trouble sont systématiquement exonérés de leur responsabilité.
Sur le fond, ce réflexe relève d’ailleurs d’un profond racisme. Ceux qui propagent ces discours portent en eux-mêmes un paradigme caché: pour un Sapir, un petit arabe des quartiers ne peut pas être l’égal d’un blanc bourgeois. Le blanc bourgeois est forcément responsable de sa réussite, alors que le petit arabe est une victime de son milieu. Deux poids, deux mesures.

L’Etat, comme toujours instrument de domination

Cela ne signifie bien entendu pas que l’égalité des chances existe en France. Et s’il existe une responsabilité collective, elle est dans cette perte de contrôle des institutions publiques à l’oeuvre depuis 30 ans en France, qui consiste à recruter toujours plus de fonctionnaires chargés de mettre en oeuvre toujours plus de réglementations, pour une efficacité et un service toujours moindre.
Je prendrai ici simplement l’exemple de la police, qui a durement payé, et qui a été grande, les événements de ces derniers jours. J’ai une immense compassion pour ces agents de l’ordre qui sont morts dans les lâches assassinats auxquels nous venons d’assister. Mais enfin, quand je lis que mon quartier est le siège des cellules des Buttes-Chaumont, je me pose des questions.
Quand je suis arrivé dans mon immeuble, pourquoi, lorsque j’ai demandé aux policiers du XIXè arrondissement d’intervenir contre les racailles qui squattaient le hall, me suis-je entendu répondre: on ne se déplace pas, jetez-leur des boules puantes, ça les fera partir?
Quand je constate un délit de fuite dans un accident de voiture commis par un jeune habitant pile-poil dans la zone où les cellules en question agissent, quand je relève le numéro d’immatriculation de la voiture, pourquoi les policiers du XIXè arrondissement, m’appellent-ils quarante minutes après le signalement pour me dire: on ne se déplace pas pour ce genre de choses?
Quand je demande à trois jeunes maghrébins qui boivent de l’alcool et se disputent dans un parc où j’emmène ma fille de bien vouloir se montrer plus discrets, pourquoi me répondent-ils: appelle les flics, on n’en a rien à foutre, de toute façon les Français sont des pédophiles contrôlés par les Juifs et c’est les Arabes qui ont fait la France… et quand j’appelle Police Secours personne ne répond?
Quand je rejoins ma fille au jardin du métro Télégraphe, pourquoi le vigile rarement présent de la ville de Paris me suit-il comme si j’étais un dangereux pédophile, mais reste-t-il complètement muet devant une femme en burqa assise sur le banc?
Quand une racaille du quartier me traite de « sale pédé de Français », pourquoi seule l’injure homophobe est-elle retenue? Et pourquoi les policiers me demandent-ils si je suis effectivement homosexuel avant d’intervenir? Parce que si je ne le suis pas, l’injure n’est pas homophobe et l’intervention de la police ne se justifie plus…
Pourquoi sont-ce désormais des jeunes en djellabahs qui passent le soir dans le quartier pour dire aux racailles de se calmer, en lieu et place des forces de police?
Pourquoi, en revanche, lorsque j’emmène ma fille (elle avait douze mois…) au Jardin des Plantes et qu’elle a le malheur d’y marcher sur les pelouses, vois-je deux vigiles de la ville de Paris me demander de la retirer des pelouses dans la minute? Il est clair qu’une contravention insignifiante dans les beaux arrondissements est immédiatement sanctionnée (de façon rigide d’ailleurs) alors que les délits les plus choquants de l’Est parisien sont commis dans la plus parfaite indifférence des forces de police.
Cette inégalité territoriale-là ne rappelle pas seulement que l’Etat (au sens des institutions publiques), loin d’être le garant de l’égalité en constitue la principale menace, elle montre aussi que la vague de terreur qui vient de nous frapper résulte d’un excès d’Etat, ce grand castrateur de la responsabilité, et non d’une faiblesse de l’Etat.

La France entre définitivement dans l’ère de l’intranquillité

Avec ces attentats, les certitudes acquises sur le fonctionnement de la société française ont volé en éclat, et les Français découvrent désormais qu’ils doivent composer avec un ennemi tapi, sournois, qui les observe et qui est prêt à agir à chaque instant.
D’autres périls se font jour: la crise grecque, les relations avec la Russie, la montée de la misère, et ces vagues d’immigration qui nourrissent le sentiment que les habits du monde ne sont de toute façon plus adapté à sa physionomie, et qu’il va falloir renouveler la garde-robes.
Là encore, on me pardonnera de grogner contre un discours à la Badinter sur les mesures d’exception. Mais il me semble qu’il faut être capable de donner une lecture géopolitique à la question du terrorisme. Les événements auxquels nous venons d’assister sont en effet autant une question intérieure qu’extérieure. L’émergence d’un Etat islamique pose un problème de relations internationales. Je ne prétends pas qu’il s’agisse d’un problème hors sol né d’une génération spontanée: l’apparition de DAESH doit bien s’expliquer d’une façon ou d’une autre.
Il n’en reste pas moins que l’Occident est aujourd’hui confronté à une déclaration de guerre – guerre informelle certes, mais guerre quand même.
J’ai lu sous la plume de certains l’idée selon laquelle le règlement de la question palestinienne apporterait une réponse valable au problème du terrorisme islamiste. Si je n’ai aucune sympathie sioniste, on me permettra quand même de glisser que le fantasme d’un nationalisme arabe ne tient pas une minute: les voisins arabes de la Palestine ont souvent adoré s’appuyer sur Israël sans se soucier le moins du monde de la souffrance palestinienne.
En réalité, il existe un problème géostratégique islamiste, et il faut arrêter de se voiler la face.

mardi, juillet 29, 2014

Islam, religion de paix ... jusque dans les supermarchés


Islam : ce que révèlent les livres prônant le djihad en supermarché

Tout ce texte est à lire, voici un extrait :

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La distinction entre « islam radical » et « islam soft » est sans fondement. Elle est l'effet des arrangements que nos sociétés occidentales tentent de trouver pour ne pas condamner les musulmans dans leur refus d'adopter nos valeurs et de se conformer à la manière que nous avons, nous Occidentaux, de concevoir l'organisation de nos sociétés.

Les musulmans appartiennent à une autre civilisation que la civilisation occidentale. Ils savent que leur civilisation a été plus forte que la nôtre dans le passé, au Moyen Âge, et on ne manque pas de le leur rappeler d'ailleurs. Par la suite, c'est notre civilisation, avec ses avancées extraordinaires aux plans scientifique et technique qui a pris le dessus. Ils nous rappellent que nous sommes allés les dominer pendant plusieurs siècles avec nos techniques et nos armes. Mais tout récemment ils sont parvenus à nous chasser des territoires que nous leur avions pris, et avec le pétrole ils disposent à présent d'une arme redoutable contre nous. Ces peuples qui considèrent que nous les avons soumis, humiliés, pillés en exploitant à notre compte leurs richesses, ont le sentiment que nous les méprisons: ils ont commencé dans la seconde moitié du XXe siècle à prendre leur revanche, et leur ressentiment à l'égard de l'Occident est très fort. Comment veut-on donc que ces musulmans qui viennent s'installer en Europe pour des raisons de commodité et de confort aient envie de quitter sentimentalement leur monde, c'est-à-dire leur civilisation, à un moment où celle-ci prend précisément sa revanche sur la civilisation occidentale, pour devenir «traîtreusement» des «Occidentaux»? Les musulmans ont le sens de l'honneur et ils trahiraient les leurs s'ils devenaient de bons Occidentaux.

Intégrer des musulmans dans une société occidentale qui a pour fondement le christianisme est une utopie. Les musulmans tiennent à conserver leur identité, et on ne peut pas le leur reprocher. C'est bien ce que leur recommande de faire un prédicateur comme Tariq Ramadan, un prédicateur qui a le succès que l'on sait. Il ne s'agit pas tant d'une affaire de religion que d'une affaire d'identité, et tout individu est prêt à lutter très fort pour défendre son identité. Y compris en y laissant sa vie s'il le faut ...

On pourrait dire de façon provocatrice que pour qu'un musulman devienne un vrai Occidental, il faut en fait qu'il se convertisse au christianisme [C'était l'opinion, intelligente, du père de Foucauld].Certes, les Européens sont en majorité agnostiques, mais même cet agnosticisme s'est construit avec une culture et une tradition judéo-chrétienne. Il faut appréhender les problèmes d'intégration avec les approches des anthropologues, et ne pas rester sur des idées simplistes. Le Coran dit aux chrétiens qu'ils sont dans l'erreur: comment donc des musulmans adopteraient-ils les thèses de ces gens que le Prophète a ordonné de combattre? Le message antichrétien est dans le livre saint de l'islam: il ne facilite pas l'intégration des musulmans dans nos sociétés occidentales, des sociétés fondées, il ne faut pas le négliger, sur les valeurs et les traditions chrétiennes.
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Je suis d'accord avec cette analyse.

Comme je l'ai déjà écrit, le djihad me semble une forme extrême d'islam, mais nullement une forme hérétique.

Tout ce qui est écrit dans cet article, la majorité des Français le sent d'instinct. Hélas, les Français ont perdu le droit de dire «non».

Tout cela se terminera donc en guerre civile entre religions, guerre qu'on peut encore éviter mais pas pour longtemps.

Guerre qui se terminera par une sanglante Reconquista. Pourquoi cette certitude en la victoire finale ? La foi d'abord, je crois en la puissance du christianisme, de l'idée chrétienne.

Ensuite, sans l'argent du pétrole, les musulmans ramèneraient beaucoup moins leur fraise. Or, des signes existent que, d'une part, le centre de gravité de production d'hydrocarbures se déplace, d'autre part, que les technologies de substitution, aux hydrocarbures maturent.

mercredi, juillet 23, 2014

Chrétiens d'Irak : pourquoi tant d'indifférence ?

Chrétiens d'Irak : pourquoi tant d'indifférence ?

Ceux qui évoquent la peur des racailles musulmanes ou l'islamophilie militante pour justifier cette indifférence ne doivent pas être loin de la vérité.

J'espère que, dans quelques années, quand cela sera de nous que les musulmans exigeront de nous convertir ou de partir, nous résisterons.

mardi, juillet 22, 2014

Barbès : Dieu rit ...

Dieu rit des prières qu'on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes. Cette phrase de Bossuet me vient à propres des émeutes de Barbès.

A partir du moment où :

1) on importe massivement des populations musulmanes difficilement assimilables (l'islam s'est construit contre nous).

2) on renonce à toute exigence d'assimilation des immigrants, voire c'est de nous qu'on exige de s'assimiler aux arrivants.

3) on renonce à tout maintien de l'ordre sérieux, c'est-à-dire à la prison.

il ne peut qu'arriver ce qui est arrivé.

L'antisémitisme est un sous-produit, certes regrettable, de ce problème plus général. Bien sûr, avec sa lâcheté habituelle, la classe dirigeante se concentre sur le sous-produit, afin de ne pas avoir à prendre à bras-le-corps le problème principal.

Guérilla à Barbès et à Sarcelles : «Il y a eu impuissance de l'État»

Guérilla à Barbès et à Sarcelles : «Il y a eu impuissance de l'État»

La dernière phrase de ce texte confirme mon impression : l'appareil d'Etat, qui nous coûte si cher en impôts, ne fait pas tout ce qu'il peut empêcher ou pour réprimer les violences urbaines, et ce comportement trouve son origine au sommet.

Tout d'abord, il y a dans notre gouvernement un penchant racaillophile qui ne fait aucun doute. Mais je ne suis pas sûr que cet élément soit si important dans les événements actuels que le croient certains opposants. C'est un plus, la cerise sur le gateau.

Pour moi, il y a deux éléments dans l'attitude molle du gouvernement, partagés à droite et à gauche :

1) La classe dirigeante est coupée de la population, physiquement et psychologiquement. Ces événements ne la concernent pas directement. Aucun fils, aucun neveu, de ministre ou de parlementaire ne sera jamais victime d'une émeute à Barbès, ils vivent dans un autre monde, c'est la coupure physique. Et ils ne ressentent aucune empathie pour le petit peuple (qu'il méprise) et qui, lui, pourrait être pris dans une émeute. C'est la coupure psychologique.

(On notera à cette occasion que Marine Le Pen prouve une fois de plus qu'elle a intégré la classe dirigeante. Elle n'est, comme le suggère son père, qu'une petite bourgeoise pas très intelligente qui gère un créneau marketing.)

Voyez d'ailleurs un biais significatif : ce sont les «actes et les injures antisémites» qui sont au centre du «choquage» des choqués professionnels. En revanche, une émeute dans le Paris populaire, cela ne vaut pas, en soi, un coup de «choquage».

La classe dirigeante n'est plus touchée par ces événements qu'à travers leurs conséquences médiatiques et électorales. Or, s'ils contribuent à faire monter le Front National ou l'abstention, le pouvoir peut considérer qu'ils sont positifs en vue des élections de 2017 (toujours le scénario du deuxième tour Hollande - Le Pen).

2) Plus aucun de nos dirigeants ne croit en la prison, ne croit que mettre des gens en prison protège la société. Et ils n'y croient  plus parce que, de manière plus large, ils ne croient plus à la Justice et à l'Ordre (les majuscules sont à dessein).

Ils sont devenus des êres tout entiers cyniques : la morale et les valeurs sont invoquées avec d'autant plus de légèreté qu'elles ne sont qu'un argument rhétorique vidé de tout contenu personnel. Un François Hollande ou une Christiane Taubira ou un Bernard Cazeneuve seraient bien surpris si on leur disait qu'il y a une morale qui les engage, eux personnellement, dans leur conscience, et leur crée des devoirs, que la morale n'est pas seulement un réservoir d'insultes à jeter à la tête des adversaires politiques.

Pendant les vacances, j'ai lu quelques uns des petits livres d'Henry de Monfreid. Au détour d'un récit, il se permet d'exprimer une opinion politique : la fonction du pouvoir est d'imposer la Force (il s'agit de force morale, du respect que l'on inspire) et la Justice, qui vont de pair (on n'est pas très loin de mon billet A quoi sert l'autorité ?). Il ajoute que la démocratie engendre la faiblesse et l'injustice.

Je ne suis pas aussi sûr que Monfreid que la démocratie conduit à la faiblesse et à l'injustice. En revanche, j'approuve tout à fait que Force et Justice, vertus cardinales, marchent de concert, de même qu'injustice et faiblesse.

Le gouvernement Hollande le prouve tous les jours : incapable de la moindre réforme, il accumule les injustices. La prétendue opposition, ce n'est pas mieux. La vérité rend libre : les Français ne sont pas près d'être délivrés. Mais le veulent-ils ?





vendredi, juin 06, 2014

Islamisme en prison : à qui la faute ?

Islamisme en prison : à qui la faute ?

On peut épiloguer sur les étapes de la déchristianisation des classes populaires en France, contre-réforme, révolution, propagande de l'école de la «raie publique», 1905 etc.

Il y a donc un terrain à reconquérir, à évangéliser à nouveau. Je ne sais pas si cela se fera, mais je l'espère.

dimanche, mai 25, 2014

Qui parle des chrétiens persécutés ?

Du Soudan à l'Egypte en passant par le Mali, les chrétiens sont, de très loin, les fidèles les plus persécutés du fait de leur religion.

Qui en parle en France, ex «fille ainée de l'Eglise» ?

Ces éternels deux poids-deux mesures, où l'on défend les Tibétains mais pas les Coptes sont navrants.

Ne croyez pas que cela soit sans conséquence, même pour les agnostiques et les athées. Cela montre aux persécuteurs musulmans (puisque c'est bien d'eux qu'il s'agit) que les chrétiens, que tous les Français de souche sont à leurs yeux, ne se défendent pas entre eux.

Défendre les chrétiens, c'est nous défendre nous-mêmes.

mercredi, mai 21, 2014

Islam religion de paix et d'amour (épisode 12345678)

Aux musulmans de défendre Meriam, l'apostate

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"Les intégristes sont dans le vrai quand ils prêchent que l’islam est incompatible avec la vie moderne", assure Hamid Zanaz. L’auteur fait partie de ceux qui ont choisi, en rejoignant la patrie des droits de l’homme, de fuir des interdits et qui se sentent aujourd’hui trahis par une France de plus en plus accommodante.
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Quelques citations trouvées dans les commentaires de l'article en lien :

Hamid Zanaz « L’islam, c’est l’islamisme au repos et l’islamisme, c’est l’islam en mouvement. »

Erdogan : « L’expression ‘islam modéré’ est laide et offensante, il n’y a pas d’islam modéré. L’Islam est l’Islam. »

Alija Izetbegovic : « L'islam ne peut en aucun cas coexister avec d'autres religions dans le même état, sauf comme un expédient à court terme. Sur le long terme, par contre, après être devenus plus forts, dans un pays quel qu'il soit, les musulmans ont le devoir de s'emparer du pouvoir et de créer un État authentiquement islamique. »

Taslima Nasreen (écrivain bangladeshi ) : « Le problème n’est pas seulement l’intégrisme musulman, mais l’islam tout entier. »

Wafa Sultan « Oui, le coran est un livre fasciste. Non, l’islam n’est pas compatible avec les valeurs des sociétés occidentales. Et non, il n’existe pas d’islam modéré. »

jeudi, mai 15, 2014

Si vous ne voulez pas de mosquées, remplissez les églises.

Ils me font rire (jaune) tous ces «catholiques non-pratiquants» qui sont dérangés par l'invasion des mosquées.

Le fantasme laïciste d'exclusion de l'espace public des religions ne peut être qu'un échec face à l'islam. On le voit tous les jours. La laïcité en 2014 signifie combattre le catholicisme et favoriser l'islam.

On ne peut opposer à l'islam qu'une foi concurrente et celle-ci est bien évidemment le catholicisme. Peu importent les lâchetés et les palinodies du clergé : le catholicisme est en opposition irréductible avec l'islam, dans son histoire, dans sa culture, dans sa doctrine.

Les envahisseurs ne progressent que par notre faiblesse. A leur force, il faut opposer notre force. A leur foi, il faut opposer notre foi.

Tout le reste, ce sont des discours creux et des verbiages sans intérêt pour contourner cette vérité. La vérité est toujours un scandale.

Nota : le Dalaï-Lama aurait dit à des occidentaux attirés par le bouddhisme «Commencez par être de bons chrétiens». C'est du bon sens : la dilection excessive pour l'Autre qui touche certains occidentaux est pathologique. Au contraire, une fidélité raisonnable à sa propre culture est saine. Néanmoins, je doute de l'authenticité de cette citation, un lecteur aurait-il des informations ?

Addendum (grâce à un commentateur) :

Quant à la citation du Dalaï Lama, elle est authentique, la voici dans son intégralité :

"Je suis contre la mode bouddhiste. Je crois que les Français, qui sont de culture et d'atavisme chrétiens, devraient rester chrétiens. Il vaut mieux vous en tenir à vos valeurs traditionnelles... Ce n'est que si, après avoir mûrement réfléchi, vous estimez que le bouddhisme peut vous apporter un plus par rapport au christianisme que vous pouvez devenir bouddhistes".

(Source : Dimanche.ch, 31 décembre 2000 ; l'hebdomadaire suisse n'existant plus, on se reportera à la dépêche AFP du même jour intitulée "Le Dalaï Lama contre la "mode bouddhiste" en Europe.").

mercredi, janvier 22, 2014

Liberté, égalité, jihad

Liberté, égalité, jihad

Article comme toujours intéressant de Dalrymple, sur les convertis à l'islam qui vont se faire sauter la gueule en Syrie.

Sa conclusion : c'est la reductio ad absurdum de mai 68. Maintenant que je vous ai mis l'eau à la bouche, vous pouvez lire.

mercredi, septembre 18, 2013

La France de 2050

Ce texte est longuet, le style peu percutant. Mais je suis entièrement d'accord avec le fond du propos :

La France de 2050

vendredi, mars 01, 2013

Certaines vérités sont intemporelles


Voici une lettre du Père Charles de Foucauld adressée à René Bazin, de l' Académie française, président de la Corporation des publicistes chrétiens, parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n° 5, octobre 1917. On remarquera que le Père de Foucauld a une connaissance bien plus intime et concrète de l'Islam et des populations musulmanes que nos modernes «vivrensemblistes» germanopratins :

«Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l'esprit ni le coeur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l'étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d'autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu'elle a avec les Français (représentants de l'autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle.

Le sentiment national ou barbaresque s'exaltera dans l'élite instruite : quand elle en trouvera l'occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l'islam comme d'un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.

L'empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d'habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d'habitants rompus au maniement de nos armes, dont l'élite aura reçu l'instruction dans nos écoles. Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens.
Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, oeuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D'une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l'un, celui du « Medhi », il n'y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libre-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu'à l'approche du jugement dernier le Medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l' engage à subir avec calme son épreuve; " l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération ", disent-ils.

Ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France.

De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du Medhi...»

dimanche, février 03, 2013

Zero dark Thirty



Ce film raconte la traque de Ben Laden.

Conséquence : une de ces polémiques avec lesquelles les connards à belle âme des deux cotés de l'Atlantique cassent les couilles des honnêtes gens : en montrant des scènes de torture permettant d'obtenir des renseignements utiles, ce film ferait l'apologie de la torture.

Soyons clairs : quand il s'agit de démanteler un réseau (cas de la traque de Ben Laden), la torture pratiquée rationnellement est efficace. Nous avons l'expérience de la Résistance en France ou de la bataille d'Alger.

La question de la torture est politique et morale : à quoi cela sert-il de démanteler un réseau si deux autres se créent ? Mais ce n'est pas le sujet du film.

Une polémique moins violente, me semble-t-il plus fondée : le film trahirait des informations protégées, «classifiées» comme on dit en franglais. J'ai effectivement été étonné par l'exposition de certaines méthodes. Si j'avais été terroriste, et à condition que je ne sois pas déjà informé, cela m'aurait inspiré d'utiles réflexions.

Revenons donc au film : il est haletant, bien construit. Il est franc : il nous rappelle que nous sommes en guerre.

Je n'aime pas l'expression américaine «global war on terror», ou «guerre contre le terrorisme» en français, car trop vague, trop lâche. Nous sommes en guerre contre les islamistes, qui se veulent nos ennemis (pour des raisons que je comprends, même si je ne les partage pas). Mais désigner l'ennemi aussi précisément obligerait à s'interroger sur les musulmans en Occident, leur nombre, leur comportement, leur inflation.

On sent chez la réalisatrice le désir d'honnêteté, malgré certaines facilités mélodramatiques.

Enfin, l'actrice principale pose une question fort intéressante : «Pourquoi Ben Laden a-t-il fait confiance aux Pakistanais (confiance justifiée puisqu'ils ne l'ont pas trahi, pour ce qu'on en sait) ?». Le film n'y répond pas car tous ceux qui pourraient avoir des éléments de réponse ont disparu de la circulation.

Le Pakistan, ce pays poudrière : allié des Etats-Unis et de la Chine, ennemi de l'Inde et des Etats-Unis, ennemi et soutien des islamistes, populeux, instable et chaotique, doté de la bombe atomique. Le rêve.

La critique de Causeur :

Ben Laden et l'honneur d'une femme


mercredi, octobre 24, 2012

Et si l'islam était le problème ?

Et si l'islam était le problème ?

Je partage l'avis du père Boulad : l'islamisme n'est pas une perversion de l'islam mais sa pointe avancée.

J'ai déjà écrit sur la question (lire aussi les commentaires) :

Dissimulation, islam et intégration

Le mécanisme de l'invasion islamiste

Islam, islamisme et immigration

Je vais choquer en écrivant cela, mais j'ai plus de respect pour un islamiste qui sacrifie sa vie à sa cause que pour les idiots utiles de l'islamisation qui sautent comme des cabris en hurlant "Islamophobie ! Islamophobie !" et qui ne comprennent rien ou, pire, qui comprennent mais se contentent d'espérer une place de valet dhimmi dans le califat qui vient.

Heureusement, tous les musulmans ne sont pas des islamistes en puissance, à condition qu'on ne laisse pas les islamistes être les seuls à les influencer. Et l'on en revient à la thèse du père de Foucauld, qui savait de quoi il parlait : comment faire vivre harmonieusement des musulmans dans un pays occidental ? En les convertissant au christianisme.