Journaliste à Ottawa au Canada et fondateur d’une importante revue culturelle, Richard Bastien mène une réflexion sur les rapports entre foi et raison. Pour appuyer son analyse du post-modernisme nihiliste, l’auteur a publié un essai présentant les fondements de la pensée de cinq auteurs catholiques anglophones dont l’influence est très vive aujourd’hui : Newman, Chesterton, Lewis, Kreeft et MacIntyre. Tous ont grandi au sein d’une culture protestante adaptée au monde sécularisé. C’est dans ce contexte qu’ils ont découvert la richesse d’une tradition catholique à l’aise avec les acquis scientifiques de la modernité, mais non moins soucieuse de préserver les « vérités éternelles ». Ils nous révèlent que ce dont notre monde a le plus besoin, ce n’est pas tant de réformes économiques ou politiques, mais d’une cure spirituelle. Extrait :
La plupart des théologiens protestants étaient, et demeurent encore aujourd’hui, fermement convaincus que la conception catholique de la nature humaine repose sur une interprétation des Saintes Ecritures radicalement faussée par les philosophies païennes. A leur avis, même après avoir été baptisé, l’homme séparé de Dieu est pieds et poings liés au péché et ne peut absolument rien pour son salut. Sans le savoir, ces réformateurs protestants – que l’on ne confondra pas avec les anglicans – ont ouvert la voie au matérialisme scientifique, qui affirme que l’homme fait intégralement partie du monde naturel et ne peut donc s’affranchir du déterminisme “universel” régissant le monde de la nature. Admettre l’existence du libre-arbitre équivaut, dans cette optique, à nier l’universalité du principe de causalité, et donc des lois scientifiques. Il convient de signaler, en passant, que la négation de l’existence du libre arbitre fait partie intégrante de la foi musulmane qui affirme que Dieu est la cause exclusive de tout ce qui arrive. Les conceptions de la nature humaine de l’islam, du matérialisme et du protestantisme semblent donc plus étroitement apparentées qu’on ne le croit généralement. Et, en regard du libre arbitre, ces conceptions semblent toutes également éloignées de la conception classique et catholique.
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lundi, février 10, 2020
lundi, février 03, 2020
lundi, janvier 13, 2020
Habemus problemam
L'hérésie (erreur sur le dogme) et le schisme (séparation des organisations) sont souvent liés.
Mais les deux plus gros schismes, orthodoxe et anglican, étaient surtout d'origine politique et culturelle, les querelles de dogme étaient plutôt des prétextes.
Or, nous avons aujourd'hui un pape dont on a quelques raisons de penser qu'il est hérétique et qu'un schisme ne lui ferait pas peur (il l'a dit, en tout cas).
C'est une situation inédite.
Comment faire ? La solution classique, c'est un anti-pape : l'élection d'un pape concurrent. Avec une certaine originalité, nous avons un pape émérite. Ce n'est plus très très loin.
Ma position est douloureuse.
Je déteste les postions du pape François, que je juge mondaines et donc sataniques, mais il n'y a pas de sacrements en dehors de l'Eglise, point barre.
Je m'aperçois, à mes discussions, à quel point la culture religieuse s'est écroulée : les idioties que j'entends sur le mariage des prêtres sont toutes rattachées à des considérations matérielles, sociales ou psychologisantes (et souvent, ça ne vole pas haut). Et l'Esprit, où est-il ? Et le sacré ?
Alors ? Hé bien, la seule Eglise est celle dont Jorge Bergoglio est pape et merde si ça me déplaît.
"Des profondeurs de nos coeurs" : un livre qui ébranle l'Eglise
Mais les deux plus gros schismes, orthodoxe et anglican, étaient surtout d'origine politique et culturelle, les querelles de dogme étaient plutôt des prétextes.
Or, nous avons aujourd'hui un pape dont on a quelques raisons de penser qu'il est hérétique et qu'un schisme ne lui ferait pas peur (il l'a dit, en tout cas).
C'est une situation inédite.
Comment faire ? La solution classique, c'est un anti-pape : l'élection d'un pape concurrent. Avec une certaine originalité, nous avons un pape émérite. Ce n'est plus très très loin.
Ma position est douloureuse.
Je déteste les postions du pape François, que je juge mondaines et donc sataniques, mais il n'y a pas de sacrements en dehors de l'Eglise, point barre.
Je m'aperçois, à mes discussions, à quel point la culture religieuse s'est écroulée : les idioties que j'entends sur le mariage des prêtres sont toutes rattachées à des considérations matérielles, sociales ou psychologisantes (et souvent, ça ne vole pas haut). Et l'Esprit, où est-il ? Et le sacré ?
Alors ? Hé bien, la seule Eglise est celle dont Jorge Bergoglio est pape et merde si ça me déplaît.
"Des profondeurs de nos coeurs" : un livre qui ébranle l'Eglise
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dimanche, janvier 12, 2020
Le Vatican des espions (M. Riebling)
Le Pape Pie XII a été victime de la propagande communiste avec la pièce (puis le film du communiste Costa-Gavras) Le vicaire, le faisant passer pour le « pape d'Hitler ».
Il est vrai qu'Hitler a beaucoup joué de l'anti-communisme pour s'attirer des soutiens, mais il est absurde de croire (comme l'ont fait certains prélats allemands) qu'une idéologie aussi violemment anti-chrétienne pouvait être vu avec indulgence au Vatican.
Film pour film, Le pourpre et le noir est beaucoup plus près de la vérité.
Pie XII a peut-être (c'est difficile de juger ce qui aurait pu se passer) eu tort de penser qu'une parole publique trop forte contre le nazisme aurait plus d'inconvénients que d'avantages et de favoriser l'action secrète. Evidemment, il craignait de renforcer les persécutions, contre les juifs et contre les chrétiens.
Mais le jour où il supprime le mot « juif » d'un discours est aussi le jour où il décide que le Vatican doit tout faire pour favoriser l'assassinat d'Hitler. Ce n'est donc pas un hasard si des catholiques participent à toutes les tentatives.
Josef Müller, bavarois, membre de l'Abwehr, fait la liaison entre le Vatican et les divers comploteurs. Arrêté en 1943 (il est remplacé par Hans Bernd Givesius), cet homme au physique de bon père de famille s'est révélé être en acier trempé. Entre deux séances de torture, il fait l'exercice qu'il peut dans sa cellule pour ne pas perdre la forme.
Epargné au pied de l'échafaud en avril 1945 pour servir d'intermédiaire avec les vainqueurs, il fonde la CSU après-guerre.
Les complots catholiques contre Hitler n'ont pas cessé de toute la guerre. Hélas, certains ont sans doute joué dans la main d'Hitler, en justifiant l'inaction des puissances contre lui (Halifax était informé en partie en 1939-40).
Pour qu'ils aboutissent, il a manqué deux choses :
1) la concentration des efforts. Ces complots voulaient à la fois assassiner Hitler et préparer l'après. Deux objectifs, c'était un de trop.
2) la seule technique d'assassinat politique sûre : l'attentat-suicide. Bien des catholiques étaient prêts au martyre, mais pas au suicide. Dommage.
Il est vrai qu'Hitler a beaucoup joué de l'anti-communisme pour s'attirer des soutiens, mais il est absurde de croire (comme l'ont fait certains prélats allemands) qu'une idéologie aussi violemment anti-chrétienne pouvait être vu avec indulgence au Vatican.
Film pour film, Le pourpre et le noir est beaucoup plus près de la vérité.
Pie XII a peut-être (c'est difficile de juger ce qui aurait pu se passer) eu tort de penser qu'une parole publique trop forte contre le nazisme aurait plus d'inconvénients que d'avantages et de favoriser l'action secrète. Evidemment, il craignait de renforcer les persécutions, contre les juifs et contre les chrétiens.
Mais le jour où il supprime le mot « juif » d'un discours est aussi le jour où il décide que le Vatican doit tout faire pour favoriser l'assassinat d'Hitler. Ce n'est donc pas un hasard si des catholiques participent à toutes les tentatives.
Josef Müller, bavarois, membre de l'Abwehr, fait la liaison entre le Vatican et les divers comploteurs. Arrêté en 1943 (il est remplacé par Hans Bernd Givesius), cet homme au physique de bon père de famille s'est révélé être en acier trempé. Entre deux séances de torture, il fait l'exercice qu'il peut dans sa cellule pour ne pas perdre la forme.
Epargné au pied de l'échafaud en avril 1945 pour servir d'intermédiaire avec les vainqueurs, il fonde la CSU après-guerre.
Les complots catholiques contre Hitler n'ont pas cessé de toute la guerre. Hélas, certains ont sans doute joué dans la main d'Hitler, en justifiant l'inaction des puissances contre lui (Halifax était informé en partie en 1939-40).
Pour qu'ils aboutissent, il a manqué deux choses :
1) la concentration des efforts. Ces complots voulaient à la fois assassiner Hitler et préparer l'après. Deux objectifs, c'était un de trop.
2) la seule technique d'assassinat politique sûre : l'attentat-suicide. Bien des catholiques étaient prêts au martyre, mais pas au suicide. Dommage.
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dimanche, décembre 01, 2019
L'islam occupe-t-il une place laissée libre par les catholiques ?
J'aime beaucoup la notion de « confort épiscopal » !
Un évêque est un ambitieux qui fait carrière dans une institution (et, ces derniers temps, dans une institution qui tend à défendre des hérésies, ce qui est encore plus problématique). Il n'est pas que ça, mais il est aussi ça. Alors, en attendre courage et esprit de combat est naïf. Cela ne veut pas dire que les évêques sont mauvais. Juste qu'il est vain d'en attendre qu'ils se comportent en meneurs d'hommes. Ils suivront, ils n'entraineront pas.
Sur le fond, l'idée de cette vidéo est bonne : l'Eglise doit évangéliser les musulmans. L'important (sur le plan politico-culturel) est d'essayer, pas de réussir (sur le plan spirituel, mieux vaudrait réussir). Le combat changerait d'âme si l'Eglise s'affirmait au lieu de s'aplatir.
Le « dialogue » catholique avec les musulmans consiste à répéter comme des perroquets ce que l'islam dit de lui-même (« nous avons le même Dieu », faux. « nous vénérons Marie et Jésus », faux. « nous sommes des religions du livre », faux. « nous sommes des enfants d'Abraham », faux ...). Autrement dit, ce n'est pas un dialogue mais une capitulation intellectuelle.
Donc, rien à attendre des clercs mis en avant par l'institution. C'est la trahison des élites, comme dans dans d'autres institutions.
Le renouveau viendra des catholiques qui se distingueront par leur comportement. L'Eglise sauvée par les Saints, quelle découverte !
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jeudi, novembre 28, 2019
Je suis thomiste
Jésus-Christ, cet inconnu : peut-on réconcilier la foi, l’histoire et la raison ?
Je suis thomiste : je suis très attiré par le coté intellectuel du christianisme.
L'exégèse biblique est passionnante.
Notons que le dogme n'a pas été fondamentalement remis en cause après deux siècles de recherches intenses. Par exemple, il est possible que l'existence de Marie-Madeleine soit une erreur d'interprétation, que partout dans les Evangiles où on lit « Marie-Madeleine », il faille lire « Marie, mère du Christ ». Et alors ?
Mais l'intellectualisme tue le catholicisme, car c'est une barrière sociale (comme l'écologisme), c'est hélas un embourgeoisement.
Un lecteur m'a envoyé un texte de Péguy extrait de Notre jeunesse, je l'ai perdu (ceci est un appel au secours !).
Le catholicisme populaire me manque, les veilles traditions, je ne les connais que par les livres :
Défense du catholicisme populaire
Je trouve les curés bien frileux. Une procession de temps en temps, ça égayerait.
Je suis thomiste : je suis très attiré par le coté intellectuel du christianisme.
L'exégèse biblique est passionnante.
Notons que le dogme n'a pas été fondamentalement remis en cause après deux siècles de recherches intenses. Par exemple, il est possible que l'existence de Marie-Madeleine soit une erreur d'interprétation, que partout dans les Evangiles où on lit « Marie-Madeleine », il faille lire « Marie, mère du Christ ». Et alors ?
Mais l'intellectualisme tue le catholicisme, car c'est une barrière sociale (comme l'écologisme), c'est hélas un embourgeoisement.
Un lecteur m'a envoyé un texte de Péguy extrait de Notre jeunesse, je l'ai perdu (ceci est un appel au secours !).
Le catholicisme populaire me manque, les veilles traditions, je ne les connais que par les livres :
Défense du catholicisme populaire
Je trouve les curés bien frileux. Une procession de temps en temps, ça égayerait.
samedi, novembre 09, 2019
Le déclin de la papauté
Le déclin de la papauté : image, ou réalité ?
***********
Le chemin parcouru par l’Église en quelques décennies, on peut le constater de visu sur Internet. Il suffit de regarder la sortie d’un Pie XII du Vatican : dans la sedia gestatoria, portée sur les épaules de nobles romains en frac, entre troupes de la garde et éventails ; le Souverain Pontife, en gants blancs et avec le triregnum sur la tête, bénit la foule qui l’acclame avec les trois doigts de sa main droite (même s’il était gaucher) au nom de la Trinité.
Aujourd’hui, le pape François fait des selfies avec ses fans et échange sa calotte avec ceux qui lui demandent un autographe. Les évêques et les cardinaux ont salué par des hourras la permission de porter le clergyman pendant le Synode. On se demande, à ce stade, pourquoi le pape continue à s’habiller en pape. Un clergypope blanc ne serait-il pas plus adapté? Et c’est étrange qu’il n’y ait pas encore pensé, puisqu’au moment de l’élection, il a évité le traditionnel « Loué soit Jésus Christ » pour un plus populaire « Bonsoir », refusant de mettre sur ses épaules la mozette rouge.
[…]
Par crainte de la persécution ou de l’impopularité, le besoin-d’être-comme-les-autres conduisit au dégoût pour l’habit et pour tout ce qui distinguait les bergers du troupeau. Et on sait où mène le plan incliné, même si l’on ne sait pas où il s’arrête.
Dans le « nouveau cours » de gestes symboliques comme la pachamama, il est singulier que la religion qui avait plus de symboles que toutes les autres, c’est-à-dire le catholicisme, ait jeté les siens aux orties pour se présenter avec la guitare au cou et les plumes sur la tête.
En est-elle plus crédible ? Eh bien, les papistes disent que oui et se comportent en conséquence. Alors, attendons le clergypope, même si nous devrons subir les vilaines chaussures noires.
Non au triomphalisme, c’était le slogan des années 60. Oui au paupérisme, par conséquent. En effet. C’est une bonne chose.
Mais qu’en pense le peuple, ce peuple dont ils disent vouloir rencontrer les « instances » ? Il y a quelques années, le journaliste Stefano Lorenzetto, roi des interviewers, demanda à un quidam ce qu’il pensait des selfies du pape François. […] Eh bien, en patois romain, il répondit à Lorenzetto: «Er papa deve fa’ er papa, nun se deve fa’ ‘e selfie!» (le Pape doit faire le pape, pas des selfies).
***********
Toujours le même manque de foi de la part des clercs dans l'Eglise, ses traditions, ses rites, son histoire, c'est-à-dire son message, puisque son message, c'est son historicité.
Jose Bergoglio n'est pas catholique, je n'ai aucun doute sur la question. Il n'est peut-être même pas chrétien, seulement déiste. Et les cardinaux qui l'ont élu ?
Prions pour eux.
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vendredi, novembre 01, 2019
Fête des Saints et fête des morts
Un peu de culture catholique dans notre monde criminellement déchristianisé.
La Toussaint est le fête de tous les saints (facile, avec un nom pareil), le 1er novembre. La fête des morts est le 2 novembre, généralement notée Trépassés dans le calendrier.
Ces deux fêtes sont très anciennes (c'est-à-dire qu'on en a des traces vers le IVème siècle. Pour moi, tout ce qui est après l'an mil dans l'Eglise, c'est quasi la modernité!), même si la fête des morts est instituée plus récemment (au Xème siècle).
La Toussaint est le fête de tous les saints (facile, avec un nom pareil), le 1er novembre. La fête des morts est le 2 novembre, généralement notée Trépassés dans le calendrier.
Ces deux fêtes sont très anciennes (c'est-à-dire qu'on en a des traces vers le IVème siècle. Pour moi, tout ce qui est après l'an mil dans l'Eglise, c'est quasi la modernité!), même si la fête des morts est instituée plus récemment (au Xème siècle).
mardi, octobre 29, 2019
Zemmour et le pape François Zéro
Quel connard, cet Odon Vallet. Encore un ami du désastre. Encore un vieux débris soixante-huitard.
Vous connaissez mon opinion, fort claire : une grande partie du haut clergé, à commencer par le pape François, n'est pas catholique, et peut-être même pas chrétienne. Pour beaucoup, ce sont juste des homosexuels qui ont fait une carrière.
Explications :
« une grande partie du haut clergé, à commencer par le pape François » :
je me fie aux déclarations publiques, forcément faites par le haut clergé. Il est possible que le mal atteigne les réguliers et le bas clergé, mais, pour des raisons générationnelles, j'en doute.
« n'est pas catholique » :
être catholique, c'est considérer que le dépôt de la tradition de l'Eglise est sacré, car l'Eglise est l'épouse du Christ par succession apostolique ininterrompue. Sur ce point, il n'y a aucun doute : Jorge Bergoglio ne se cache pas de mépriser la tradition et aussi l'Europe et les Européens, le coeur historique et spirituel de la chrétienté.
« peut-être même pas chrétienne » :
être chrétien, ce n'est pas suivre les préceptes cools d'un prophète palestinien sympa. C'est croire que Jésus est Dieu fait homme, crucifié, mort, enseveli, descendu aux enfers et ressuscité le troisième jour, pour nous les hommes et pour notre salut. Or, les récents textes du Vatican, notamment celui du synode sur l'Amazonie, laissent un sérieux doute à ce sujet : tout ce qui affirme ou laisse entendre que toutes « les religions » se valent est anti-chrétien.
« des homosexuels qui ont fait une carrière » :
le haut clergé actuel était jeune à une époque où l'homosexualité était plus honteuse qu'aujourd'hui. Pour des gens comme ça, un séminaire est un terrain de chasse de rêve. Et comme les barrières morales commençaient déjà à s'abaisser ... Je ne vous fais pas un dessin.
Certes, l'Eglise ressuscitera, mais que d'efforts et que de drames il y faudra, qui auraient pu être évités avec plus de foi et plus d'intelligence.
samedi, septembre 21, 2019
Papes
A Wojtyla, presque en larmes parce qu’il ne parvenait pas à recoudre le schisme lefebvriste, un prélat dit, essayant de le consoler, que cela ne valait pas la peine de s’en faire autant. Il paraît que lui, en colère répliqua: « Mais vous savez ce qu’est un schisme pour un Pape? ».
Interrogé il y a quelques jours, Bergoglio, plus séraphique, déclarait : « Le schisme ? Je n’en ai pas peur ».
Interrogé il y a quelques jours, Bergoglio, plus séraphique, déclarait : « Le schisme ? Je n’en ai pas peur ».
Eh!! mort un pape, on en fait un autre…
Rino Cammilleri
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lundi, juin 10, 2019
L'Eglise n'est pas une ONG
Texte en américain, mais assez facile à lire :
The Church Is Not an NGO
J'aime bien cette définition de l'Eglise actuelle (il écrit « liberal », mais j'ai le plus grand mal à traduire ce terme en français sans faire de contre-sens) :
« A God without wrath brought men without sin into a Kingdom without judgment through the ministrations of a Christ without a Cross.»
« Un Dieu sans colère fait entrer l'humanité sans péché dans un Royaume sans jugement par le ministère d'un Christ sans Croix ».
Dans ses conditions, il paraît naturel et logique de ne pas se lever le dimanche matin pour aller à la messe.
Comme l'auteur de cet article l'écrit fort bien, les « libéraux » (devrais-je traduire par les « laxistes » ? Les « mondains » ?) ont vidé les églises par leur réthorique politique, mais ils croient que c'est le seul moyen de ramener les fidèles perdus. Ainsi, plus les églises se vident, plus les les « libéraux » insistent sur le message qui les a faits fuir.
Ne dit-on pas que persévérer dans l'erreur est, à proprement parler, diabolique ?
The Church Is Not an NGO
J'aime bien cette définition de l'Eglise actuelle (il écrit « liberal », mais j'ai le plus grand mal à traduire ce terme en français sans faire de contre-sens) :
« A God without wrath brought men without sin into a Kingdom without judgment through the ministrations of a Christ without a Cross.»
« Un Dieu sans colère fait entrer l'humanité sans péché dans un Royaume sans jugement par le ministère d'un Christ sans Croix ».
Dans ses conditions, il paraît naturel et logique de ne pas se lever le dimanche matin pour aller à la messe.
Comme l'auteur de cet article l'écrit fort bien, les « libéraux » (devrais-je traduire par les « laxistes » ? Les « mondains » ?) ont vidé les églises par leur réthorique politique, mais ils croient que c'est le seul moyen de ramener les fidèles perdus. Ainsi, plus les églises se vident, plus les les « libéraux » insistent sur le message qui les a faits fuir.
Ne dit-on pas que persévérer dans l'erreur est, à proprement parler, diabolique ?
Bourgeois cathos : bourgeois d'abord, cathos si ça ne coûte pas grand'chose.
Nous discutions hier soir, autour d'une bonne bouteille et de homards (1) avec un ami qui connaît bien la population de bourgeois cathos (Neuilly, Versailles, XVIème et leurs équivalents provinciaux). Ils ont massivement voté Macron.
Nous sommes tombés d'accord qu'il n'y avait là aucune surprise, qu'à de rares exceptions hautement louables, ce sont des hypocrites, des pharisiens et des sépulcres mal blanchis, et que, lorsque les choses vraiment sérieuses sont en jeu, c'est-à-dire que leurs intérêts pécuniaires ont menacés, ils oublient de suite leurs prétendues convictions religieuses. C'est vrai dans la vie publique (le vote Macron (2)), mais aussi dans la vie privée (en cas de mésalliance qui menace l'héritage, la charité chrétienne s'évanouit à une vitesse sidérante).
Il y a quelques mois, Eric Zemmour posait la question (que je soupçonne d'être réthorique de sa part) de savoir si les bourgeois cathos de la Manif Pour Tous choisiraient d'être du coté du peuple avec les Gilets jaunes ou du coté de leurs intérêts avec Macron. Nous avons désormais la réponse, et je serais très surpris ... si elle avait surpris Zemmour.
Il connaît l'histoire, il sait qu'à part en 1914 et en 1958, la classe bourgeoise fut du coté de la trahison.
Nous ne sommes pas les seuls à le penser (commentaire du Figaro) :

Ces gens-là aiment beaucoup l'argent. Ils ne feraient pas la folie, comme certains pauvres, d'être généreux de leurs deniers. Ils donnent plus volontiers leur temps que leur argent.
J'ai longtemps cru que c'était parce que les familles nombreuses coûtent cher. Mais j'en connais maintenant plusieurs où les enfants sont casés et la ladrerie n'a pas reculé.
Benoit Malon, ancien communard, en 1881 : « Quand les choses vraiment graves sont en jeu, c'est-à-dire leurs intérêts financiers, [malgré leurs divisions politiques apparentes], les bourgeois se retrouvent unis comme un seul homme pour se défendre ».
Ces bourgeois cathos posent deux problèmes :
1) ils pourrissent la politique par leur anti-patriotisme.
2) plus grave, ils pourrissent l'Eglise. Si les disciples du Christ sont des pensionnaires du Rotary, quelle valeur a Son message ? On dit que le pape François déteste les catholiques européens parce qu'il les prend tous pour des Versaillais. Il devrait mieux se renseigner, mais, dans cette limite, je le comprends.
*****************
(1) : homards (on en trouve en soldes) : 15 minutes thermostat 9, vous les coupez en deux dans le sens de la longueur (vous pouvez presser le contenu des têtes pour l'incorporer à une mayonnaise) et vous les flambez au cognac ou, plus original, au whisky (il faut bien que ce médicament anglais serve à quelque chose).

(2) : les surplus d'impôts Macron ne leur font pas plaisir, mais c'est peanuts par rapport à ce que leur couterait une vraie réforme économique comme la sortie de l'Euro.
Nous sommes tombés d'accord qu'il n'y avait là aucune surprise, qu'à de rares exceptions hautement louables, ce sont des hypocrites, des pharisiens et des sépulcres mal blanchis, et que, lorsque les choses vraiment sérieuses sont en jeu, c'est-à-dire que leurs intérêts pécuniaires ont menacés, ils oublient de suite leurs prétendues convictions religieuses. C'est vrai dans la vie publique (le vote Macron (2)), mais aussi dans la vie privée (en cas de mésalliance qui menace l'héritage, la charité chrétienne s'évanouit à une vitesse sidérante).
Il y a quelques mois, Eric Zemmour posait la question (que je soupçonne d'être réthorique de sa part) de savoir si les bourgeois cathos de la Manif Pour Tous choisiraient d'être du coté du peuple avec les Gilets jaunes ou du coté de leurs intérêts avec Macron. Nous avons désormais la réponse, et je serais très surpris ... si elle avait surpris Zemmour.
Il connaît l'histoire, il sait qu'à part en 1914 et en 1958, la classe bourgeoise fut du coté de la trahison.
Nous ne sommes pas les seuls à le penser (commentaire du Figaro) :

Ces gens-là aiment beaucoup l'argent. Ils ne feraient pas la folie, comme certains pauvres, d'être généreux de leurs deniers. Ils donnent plus volontiers leur temps que leur argent.
J'ai longtemps cru que c'était parce que les familles nombreuses coûtent cher. Mais j'en connais maintenant plusieurs où les enfants sont casés et la ladrerie n'a pas reculé.
Benoit Malon, ancien communard, en 1881 : « Quand les choses vraiment graves sont en jeu, c'est-à-dire leurs intérêts financiers, [malgré leurs divisions politiques apparentes], les bourgeois se retrouvent unis comme un seul homme pour se défendre ».
Ces bourgeois cathos posent deux problèmes :
1) ils pourrissent la politique par leur anti-patriotisme.
2) plus grave, ils pourrissent l'Eglise. Si les disciples du Christ sont des pensionnaires du Rotary, quelle valeur a Son message ? On dit que le pape François déteste les catholiques européens parce qu'il les prend tous pour des Versaillais. Il devrait mieux se renseigner, mais, dans cette limite, je le comprends.
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(1) : homards (on en trouve en soldes) : 15 minutes thermostat 9, vous les coupez en deux dans le sens de la longueur (vous pouvez presser le contenu des têtes pour l'incorporer à une mayonnaise) et vous les flambez au cognac ou, plus original, au whisky (il faut bien que ce médicament anglais serve à quelque chose).

(2) : les surplus d'impôts Macron ne leur font pas plaisir, mais c'est peanuts par rapport à ce que leur couterait une vraie réforme économique comme la sortie de l'Euro.
lundi, avril 08, 2019
Le cardinal Sarah, c'est autre chose que le pape François (même s'il n'aime pas qu'on les oppose)
Cardinal Robert Sarah : “Si les dirigeants de l’Occident se résignent à la tiédeur et oublient ses racines chrétiennes, ils le conduisent droit à sa perte”
On notera que, tout Africain qu'il est (ou parce qu'il est africain ?), le cardinal Sarah fait sien
sans hésitation le jugement d'Hilaire Belloc : « La chrétienté, c'est l'Europe et l'Europe, c'est la chrétienté ».
On notera que, tout Africain qu'il est (ou parce qu'il est africain ?), le cardinal Sarah fait sien
sans hésitation le jugement d'Hilaire Belloc : « La chrétienté, c'est l'Europe et l'Europe, c'est la chrétienté ».
dimanche, décembre 30, 2018
Un dicton romain sur les évêques français
Comme vous le savez, Rome soumet la nominations des évêques français au gouvernement (je ne sais pas comment ça se passe dans les autres pays). Cette consultation informelle n'en a pas moins force de loi.
Un dicton romain résume la chose : « Rome voudrait des saints. Le gouvernement voudrait des filous. On se met d'accord sur des imbéciles ».
C'est savoureux et, me semble-t-il, assez vrai (en tout cas, le moins que je puisse dire, c'est que je ne suis pas ébloui par la qualité intellectuelle de nos évêques. Bossuet est loin).
Un dicton romain résume la chose : « Rome voudrait des saints. Le gouvernement voudrait des filous. On se met d'accord sur des imbéciles ».
C'est savoureux et, me semble-t-il, assez vrai (en tout cas, le moins que je puisse dire, c'est que je ne suis pas ébloui par la qualité intellectuelle de nos évêques. Bossuet est loin).
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mercredi, septembre 19, 2018
Le problème dans une hiérarchie catholique ayant perdu la foi
The Catholic Church Is Breaking Apart. Here’s Why.
Excellent article.
Parallèle éclairant avec la police. Il y a des policiers pourris comme il y a des curés, des évêques et des cardinaux pourris. Mais les premiers ne mettent pas l'institution à laquelle ils appartiennent en danger alors que les seconds si. Pourquoi ?
Parce que les policiers pourris sont sanctionnés. Et si leur hiérarchie ne les sanctionne pas, elle finit par être renversée par les citoyens (l'auteur a les pratiques américaines en tête).
Dans l'Eglise catholique, rien de tel : s'il y a un pape idiot ou vicieux qui protège les criminels au lieu de les expulser, comme c'est le cas aujourd'hui, personne n'a les moyens de le renverser.
L'auteur propose 4 solutions dont aucune n'est attractive.
Excellent article.
Parallèle éclairant avec la police. Il y a des policiers pourris comme il y a des curés, des évêques et des cardinaux pourris. Mais les premiers ne mettent pas l'institution à laquelle ils appartiennent en danger alors que les seconds si. Pourquoi ?
Parce que les policiers pourris sont sanctionnés. Et si leur hiérarchie ne les sanctionne pas, elle finit par être renversée par les citoyens (l'auteur a les pratiques américaines en tête).
Dans l'Eglise catholique, rien de tel : s'il y a un pape idiot ou vicieux qui protège les criminels au lieu de les expulser, comme c'est le cas aujourd'hui, personne n'a les moyens de le renverser.
L'auteur propose 4 solutions dont aucune n'est attractive.
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samedi, septembre 15, 2018
La corruption dans l'Eglise vue par des Américains
Church, Clericalism, Corruption
St. Thomas More Can Guide Us Now
Mais c'est Bill Vallicela qui analyse plus précisément le problème :
The Role of Concupiscence in the Decline and Fall of the Catholic Church
Les clercs ont perdu la foi dans le Christ, dans les enseignements de l'Eglise et dans leur mission de pasteurs des âmes et ont pris le goût du monde.
Mais, au lieu d'en tirer les conséquences et de chercher un vrai boulot, ils ont préféré, par lâcheté, continuer douillettement leur carrière ecclésiastique et tordre les enseignements de l'Eglise vers le monde. D'où l'envahissement de la préoccupation sociale et politique, qui, loin d'être anecdotique, est la manifestation visible de la perte de foi (un peu comme l'Etat français qui, ayant perdu foi en la France, se disperse dans tout un tas de missions subalternes et néglige les seules missions qui justifient son existence, les missions régaliennes. C'est la même logique).
Cette perte de foi dans les enseignements explique aussi l'inclination vers l'islam, si difficile à comprendre autrement. Si on croit en Celui qui a dit « je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi », l'islam apparaît pour ce qu'elle est depuis toujours dans l'enseignement catholique : une voie ennemie, fausse, dangereuse, barbare et violente. Mais si l'on n'y croit plus ?
Jorge Bergoglio est le symbole de cette dérive.
J'accuse « les clercs ». Est-ce à dire qu'ils sont tous corrompus ? Non, mais les corrompus sont en nombre suffisant, et aux places stratégiques, pour pervertir toute l'institution.
La solution ? Prier, certes, mais aussi exiger la lumière. Satan n'aime pas la lumière. C'est d'ailleurs pourquoi le travail méthodique de Jorge Bergoglio pour jeter un voile sur ces affaires pédérastiques nous informe de quel coté il est.
St. Thomas More Can Guide Us Now
Mais c'est Bill Vallicela qui analyse plus précisément le problème :
The Role of Concupiscence in the Decline and Fall of the Catholic Church
Les clercs ont perdu la foi dans le Christ, dans les enseignements de l'Eglise et dans leur mission de pasteurs des âmes et ont pris le goût du monde.
Mais, au lieu d'en tirer les conséquences et de chercher un vrai boulot, ils ont préféré, par lâcheté, continuer douillettement leur carrière ecclésiastique et tordre les enseignements de l'Eglise vers le monde. D'où l'envahissement de la préoccupation sociale et politique, qui, loin d'être anecdotique, est la manifestation visible de la perte de foi (un peu comme l'Etat français qui, ayant perdu foi en la France, se disperse dans tout un tas de missions subalternes et néglige les seules missions qui justifient son existence, les missions régaliennes. C'est la même logique).
Cette perte de foi dans les enseignements explique aussi l'inclination vers l'islam, si difficile à comprendre autrement. Si on croit en Celui qui a dit « je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi », l'islam apparaît pour ce qu'elle est depuis toujours dans l'enseignement catholique : une voie ennemie, fausse, dangereuse, barbare et violente. Mais si l'on n'y croit plus ?
Jorge Bergoglio est le symbole de cette dérive.
J'accuse « les clercs ». Est-ce à dire qu'ils sont tous corrompus ? Non, mais les corrompus sont en nombre suffisant, et aux places stratégiques, pour pervertir toute l'institution.
La solution ? Prier, certes, mais aussi exiger la lumière. Satan n'aime pas la lumière. C'est d'ailleurs pourquoi le travail méthodique de Jorge Bergoglio pour jeter un voile sur ces affaires pédérastiques nous informe de quel coté il est.
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jeudi, août 30, 2018
Toute l’Eglise en clameurs (RL Bruckberger)
La Providence fait vraiment bien les choses. Parce que le Figaro a publié un article d’été sur l’amitié entre le RP Bruckberger et Albert Camus, j’ai sorti ce nom de ma mémoire enfouie et acheté quelques livres d’occasion pour une bouchée de pain (mais on sait l’importance du pain pour les chrétiens !).
Or celui-ci, de 1977, Toute l’Eglise en clameurs, recueil de chroniques hebdomadaires post-Vatican 2, tombe pile-poil dans l’actualité. Celle du drame que vit l’Eglise aujourd'hui. Drame directement relié aux errements doctrinaux et comportementaux de Vatican 2.
Extrait.
Son jugement général de Vatican 2 est le suivant : l’Eglise s’est ralliée à la modernité (mouvement commencé avant Vatican 2, mais qu’elle aurait dû arrêter au lieu de le prolonger) au moment même où celle-ci avait perdu son crédit et jetait ses derniers feux (le positivisme qui fonde la modernité est largement discrédité). Alors que l’Eglise, restant elle-même, aurait pu être le secours de ceux qui cherchaient une voie hors de la modernité, elle les a trahis en se soumettant à la moribonde.
Je pense qu’il y a dans cette vision des restes de ses conversations avec Camus.
Comme tout bon dominicain, Bruck a une dent rageuse contre les jésuites. Là encore, il est difficile de dire qu'il s'est trompé.
Il ne cache pas son accord avec Mgr Lefebvre, avant le schisme.
Bien sûr, ce point de vue est vivement contesté par les progressistes et la bataille fait rage autour du scandale pédophile, qui est en réalité un scandale homosexuel, qui est en réalité le scandale de la fin de la croyance au péché et à l’enfer de certains prêtres, qui ont cessé d'être des apôtres du Christ.
La seule faute d’analyse de Bruckberger a été de croire que le problème serait résolu, certes dans la douleur, mais assez rapidement. Il a cru que Jean-Paul II serait ce sauveteur, il ne fut qu’un ralentisseur de la chute.
Or celui-ci, de 1977, Toute l’Eglise en clameurs, recueil de chroniques hebdomadaires post-Vatican 2, tombe pile-poil dans l’actualité. Celle du drame que vit l’Eglise aujourd'hui. Drame directement relié aux errements doctrinaux et comportementaux de Vatican 2.
Extrait.
Son jugement général de Vatican 2 est le suivant : l’Eglise s’est ralliée à la modernité (mouvement commencé avant Vatican 2, mais qu’elle aurait dû arrêter au lieu de le prolonger) au moment même où celle-ci avait perdu son crédit et jetait ses derniers feux (le positivisme qui fonde la modernité est largement discrédité). Alors que l’Eglise, restant elle-même, aurait pu être le secours de ceux qui cherchaient une voie hors de la modernité, elle les a trahis en se soumettant à la moribonde.
Je pense qu’il y a dans cette vision des restes de ses conversations avec Camus.
Comme tout bon dominicain, Bruck a une dent rageuse contre les jésuites. Là encore, il est difficile de dire qu'il s'est trompé.
Il ne cache pas son accord avec Mgr Lefebvre, avant le schisme.
Bien sûr, ce point de vue est vivement contesté par les progressistes et la bataille fait rage autour du scandale pédophile, qui est en réalité un scandale homosexuel, qui est en réalité le scandale de la fin de la croyance au péché et à l’enfer de certains prêtres, qui ont cessé d'être des apôtres du Christ.
La seule faute d’analyse de Bruckberger a été de croire que le problème serait résolu, certes dans la douleur, mais assez rapidement. Il a cru que Jean-Paul II serait ce sauveteur, il ne fut qu’un ralentisseur de la chute.
dimanche, mars 18, 2018
Eglise catholique : le poisson pourrit par la tête
Alain Besançon a les idées à la fois claires et chrétiennes, au contraire du clergé catholique dont les idées sont souvent peu claires et, quand elles le sont, pas chrétiennes.
Lire une déclaration du pape François ou de la conférence des évêques de France, c'est à pleurer de honte et de dégoût.
Eglise catholique : le poisson pourrit par la tête
************
Guillaume Cuchet, jeune historien de l’Église déjà reconnu, a eu le sentiment très vif qu’il brisait un tabou, simplement en constatant l’évidence. C’est-à-dire le désastre. En une génération, le travail de vingt siècles part à la dérive. 94% des Français étaient baptisés en 1963. Il en reste 30% cinquante ans plus tard. 3% vont à la messe. Si l’on considère que les baptisés formels d’aujourd’hui ont peu de chance de persuader leurs enfants et petits-enfants de porter leurs bébés sur les fonts, il se peut que la courbe des effectifs prenne la forme accélérée de la chute des corps. « La religion de la majorité des Français » (aux termes du concordat napoléonien) aura fondu aux dimensions de la secte. On assure qu’il reste un million et demi de pratiquants réguliers. Il y en aurait le double chez les musulmans. Quelle est la religion majoritaire ?
[…]
Cuchet analyse, critique, évalue. Il n’oublie pas la perspective historique, le poids des révolutions. Tout cela est irréfutable. Mais cela explique-t-il la désaffectation des anciens autels, la liturgie « face au peuple », l’abandon de la soutane, le tutoiement de Dieu, le déclin de la confession, la politisation « à gauche », l’épuration du psautier ? Je ne formule point de jugement sur le bien-fondé de ces métamorphoses. Je n’en sais rien. Peut-on interpréter cela comme une « modernisation » voulue par le clergé pour rattraper le troupeau qui s’égaille de tous côtés ? Cuchet cite la belle sentence de Jouffroy : « La variation de l’enseignement rend sceptiques les humbles. » Car ce bouleversement ne vient pas du peuple, mais d’en haut. La crise catholique est d’abord l’œuvre du clergé. Le drame, disait déjà le père Daniélou, est qu’il n’a plus la foi. Pourquoi ce clergé est-il si attentif à énumérer les causes sociologiques qui ne l’engagent pas, au lieu de regarder vers lui-même ? Si c’était lui qui était la cause ?
Enfin, dans les derniers chapitres du livre, Cuchet entre dans le vif du sujet. Ce sont « la crise du sacrement de pénitence » et « la crise de la prédication des fins dernières ». Autrement dit, tout se passe dans le monde des clercs comme si on ne croyait plus sérieusement au péché, et d’abord au péché originel, et qu’on ne croyait pas non plus à ces notions dépassées que sont le ciel, le purgatoire et l’enfer. Il s’agirait donc d’une crise de la foi catholique. En effet, à la question posée au XIIe siècle par saint Anselme – Cur Deus homo ? « Pourquoi Dieu s’est fait homme ? » –, il n’y a qu’une réponse claire et classique : Jésus-Christ est venu pour sauver les hommes enfoncés dans le péché, pour les arracher à l’enfer, les conduire à la vie éternelle. C’est un peu dur à croire, aussi on n’y croit plus. Mais le bon peuple fidèle, qui y croit encore plus ou moins, ne voit pas la nécessité d’écouter des sermons prêchant la morale humanitaire, le bon esprit social, l’antiracisme, la sympathie pour toutes les religions et autres recommandations prêchées tous les jours par la télévision. Il s’en va et toute la sociologie de son clergé ne suffit pas à le retenir. L’excellent livre de Cuchet devrait être retourné. La théologie d’abord, la sociologie ensuite.
************
Je disais ce matin à propos de Zemmour que j'appréciais sa limpidité. Pareil pour Besançon. Et même leur simplicité.
L'expérience m'apprend de plus en plus que la complexité dans les choses de la vie est une ruse du Prince de ce monde. Ce qui est simple n'est pas toujours vrai mais il y a de bonnes chances que ce qui est complexe soit faux.
S'agissant de péché, nos modernes curés sont souvent des minets, qui n'ont pas vécu grand'chose. Un jour, un prêtre africain stagiaire nous a fait un sermon plus carré. Renseignements pris, il avait connu la guerre de fort près dans son pays.
Lire une déclaration du pape François ou de la conférence des évêques de France, c'est à pleurer de honte et de dégoût.
Eglise catholique : le poisson pourrit par la tête
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Guillaume Cuchet, jeune historien de l’Église déjà reconnu, a eu le sentiment très vif qu’il brisait un tabou, simplement en constatant l’évidence. C’est-à-dire le désastre. En une génération, le travail de vingt siècles part à la dérive. 94% des Français étaient baptisés en 1963. Il en reste 30% cinquante ans plus tard. 3% vont à la messe. Si l’on considère que les baptisés formels d’aujourd’hui ont peu de chance de persuader leurs enfants et petits-enfants de porter leurs bébés sur les fonts, il se peut que la courbe des effectifs prenne la forme accélérée de la chute des corps. « La religion de la majorité des Français » (aux termes du concordat napoléonien) aura fondu aux dimensions de la secte. On assure qu’il reste un million et demi de pratiquants réguliers. Il y en aurait le double chez les musulmans. Quelle est la religion majoritaire ?
[…]
Cuchet analyse, critique, évalue. Il n’oublie pas la perspective historique, le poids des révolutions. Tout cela est irréfutable. Mais cela explique-t-il la désaffectation des anciens autels, la liturgie « face au peuple », l’abandon de la soutane, le tutoiement de Dieu, le déclin de la confession, la politisation « à gauche », l’épuration du psautier ? Je ne formule point de jugement sur le bien-fondé de ces métamorphoses. Je n’en sais rien. Peut-on interpréter cela comme une « modernisation » voulue par le clergé pour rattraper le troupeau qui s’égaille de tous côtés ? Cuchet cite la belle sentence de Jouffroy : « La variation de l’enseignement rend sceptiques les humbles. » Car ce bouleversement ne vient pas du peuple, mais d’en haut. La crise catholique est d’abord l’œuvre du clergé. Le drame, disait déjà le père Daniélou, est qu’il n’a plus la foi. Pourquoi ce clergé est-il si attentif à énumérer les causes sociologiques qui ne l’engagent pas, au lieu de regarder vers lui-même ? Si c’était lui qui était la cause ?
Enfin, dans les derniers chapitres du livre, Cuchet entre dans le vif du sujet. Ce sont « la crise du sacrement de pénitence » et « la crise de la prédication des fins dernières ». Autrement dit, tout se passe dans le monde des clercs comme si on ne croyait plus sérieusement au péché, et d’abord au péché originel, et qu’on ne croyait pas non plus à ces notions dépassées que sont le ciel, le purgatoire et l’enfer. Il s’agirait donc d’une crise de la foi catholique. En effet, à la question posée au XIIe siècle par saint Anselme – Cur Deus homo ? « Pourquoi Dieu s’est fait homme ? » –, il n’y a qu’une réponse claire et classique : Jésus-Christ est venu pour sauver les hommes enfoncés dans le péché, pour les arracher à l’enfer, les conduire à la vie éternelle. C’est un peu dur à croire, aussi on n’y croit plus. Mais le bon peuple fidèle, qui y croit encore plus ou moins, ne voit pas la nécessité d’écouter des sermons prêchant la morale humanitaire, le bon esprit social, l’antiracisme, la sympathie pour toutes les religions et autres recommandations prêchées tous les jours par la télévision. Il s’en va et toute la sociologie de son clergé ne suffit pas à le retenir. L’excellent livre de Cuchet devrait être retourné. La théologie d’abord, la sociologie ensuite.
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Je disais ce matin à propos de Zemmour que j'appréciais sa limpidité. Pareil pour Besançon. Et même leur simplicité.
L'expérience m'apprend de plus en plus que la complexité dans les choses de la vie est une ruse du Prince de ce monde. Ce qui est simple n'est pas toujours vrai mais il y a de bonnes chances que ce qui est complexe soit faux.
S'agissant de péché, nos modernes curés sont souvent des minets, qui n'ont pas vécu grand'chose. Un jour, un prêtre africain stagiaire nous a fait un sermon plus carré. Renseignements pris, il avait connu la guerre de fort près dans son pays.
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samedi, janvier 13, 2018
L'attrait de l'islam
L'islam et ses attraits
Ce que raconte Alain Besançon dans cet article peut se résumer beaucoup plus simplement.
L'islam est une religion pour abrutis et, ça tombe bien pour lui, les populations occidentales qu'il tente de conquérir sont de plus en plus abruties.
Là est son attrait fondamental pour les occidentaux, qui explique qu'il ne soit pas plus combattu par des gens dont ils heurtent pourtant la culture (mais justement, de culture, ils en ont de moins en moins).
Les musulmans le disent évidemment de manière plus positive, mais ils ne disent pas vraiment autre chose quand ils estiment que l'islam est une religion simple, naturelle et à hauteur d'homme tandis que le christianisme est compliqué, anti-naturel et trop exigeant.
Le jugement de Lévi-Strauss n'était pas un compliment :
« si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéale : stricte observance du règlement (prières cinq fois par jour, chacune exigeant cinquante génuflexions [sic]) ; revues de détail et soins de propreté (les ablutions rituelles) ; promiscuité masculine dans la vie spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions religieuses ; et pas de femmes. »
Mais force est de constater que notre société ressemble de plus en plus à un corps de garde. Le sens de la nuance et la complexité sont vues comme des ennemies car ils obligent à penser, ce qui pour beaucoup est trop fatigant.
A cet égard, la mode #BalanceTonPorc est aveuglante comme un projecteur de DCA. Elle a de nombreux ingrédients, mais l'un des principaux est la paresse intellectuelle et psychologique : asséner et ne pas se remettre en cause, se tenir au chaud dans le troupeau, hurler avec les loups. Le réflexe plutôt que la réflexion.
On mesure à quel point la liquidation du catholicisme populaire par un clergé intellectualisé est une catastrophe de premier ordre, quasi un suicide.
En effet, la réponse aux séductions de l'islam en Occident n'est pas ce #@?_/?♝ de pape François qui ne plaît qu'aux bobos mais une dévotion authentiquement populaire et là, pas de pot, c'est difficile de ressusciter quelque chose qu'on s'est acharné à tuer pendant des décennies.
Ce que raconte Alain Besançon dans cet article peut se résumer beaucoup plus simplement.
L'islam est une religion pour abrutis et, ça tombe bien pour lui, les populations occidentales qu'il tente de conquérir sont de plus en plus abruties.
Là est son attrait fondamental pour les occidentaux, qui explique qu'il ne soit pas plus combattu par des gens dont ils heurtent pourtant la culture (mais justement, de culture, ils en ont de moins en moins).
Les musulmans le disent évidemment de manière plus positive, mais ils ne disent pas vraiment autre chose quand ils estiment que l'islam est une religion simple, naturelle et à hauteur d'homme tandis que le christianisme est compliqué, anti-naturel et trop exigeant.
Le jugement de Lévi-Strauss n'était pas un compliment :
« si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéale : stricte observance du règlement (prières cinq fois par jour, chacune exigeant cinquante génuflexions [sic]) ; revues de détail et soins de propreté (les ablutions rituelles) ; promiscuité masculine dans la vie spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions religieuses ; et pas de femmes. »
Mais force est de constater que notre société ressemble de plus en plus à un corps de garde. Le sens de la nuance et la complexité sont vues comme des ennemies car ils obligent à penser, ce qui pour beaucoup est trop fatigant.
A cet égard, la mode #BalanceTonPorc est aveuglante comme un projecteur de DCA. Elle a de nombreux ingrédients, mais l'un des principaux est la paresse intellectuelle et psychologique : asséner et ne pas se remettre en cause, se tenir au chaud dans le troupeau, hurler avec les loups. Le réflexe plutôt que la réflexion.
On mesure à quel point la liquidation du catholicisme populaire par un clergé intellectualisé est une catastrophe de premier ordre, quasi un suicide.
En effet, la réponse aux séductions de l'islam en Occident n'est pas ce #@?_/?♝ de pape François qui ne plaît qu'aux bobos mais une dévotion authentiquement populaire et là, pas de pot, c'est difficile de ressusciter quelque chose qu'on s'est acharné à tuer pendant des décennies.
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vendredi, décembre 29, 2017
Le pape François Zéro est vraiment un zéro
Le pape Français Zéro est vraiment un zéro. Vous savez ce que j'en pense. Edouard Husson, sous le couvert de Disraëli a écrit une des critiques les plus justes que j'ai lues.
Le pape François à contre-sens de l’évolution du monde
*************
Je redoute de voir le visage fermé et comme habité d’un ennui profond de l’actuel Souverain Pontife. Quand on se rappelle la bienveillance communicative du « pape Jean », l’humilité rayonnante de Paul VI, l’absorption dans la prière de Jean-Paul II et le regard d’enfant de Benoît XVI, comment ne pas être rebuté par la dureté - je n’ose pas dire le visage de pierre....- et le manque de chaleur humaine du pape François? François pape anachronique.
Non seulement j’espère ne pas vous choquer mais je sais bien que je vais contre la croyance collective des bien-pensants . Dès son élection, les médias se sont emballés en faveur du pape argentin et, jusqu’à aujourd’hui, ils essaient de nous faire croire à un nouveau Jean XXIII.
Pourtant, en quatre ans et demi de règne, c’est un autre personnage qui a percé le rideau de fumée de la bienveillance proclamée. On nous avait promis un pape qui réformerait la Curie et mettrait définitivement fin aux abus et scandales dans l’Eglise. Or voici que, quatre ans plus tard, le président du C9 (le groupe de neuf cardinaux qui conseillent le pape sur la réforme de la gestion romaine), le Cardinal Rodriguez Maradiaga est soupçonné de détournement de fonds à grande échelle dans son diocèse du Honduras. Alors que la presse italienne reproduit les explications embarrassées du prélat ainsi soupçonné, on apprend, simultanément, que la commission vaticane en charge de la protection des mineurs (dédiée à la lutte contre la pédophilie dans le clergé) a fini son mandat de quatre ans à la date du 17 décembre dernier sans avoir été confirmée ou renouvelée par le Souverain Pontife. Négligence, sans doute, mais qui ne parle pas en faveur d’un pape volontiers donneur de leçons - en particulier pour fustiger chaque année en décembre, dans un discours devant ses collaborateurs, les mauvais comportements qui caractériseraient la Curie.
Les habitués du Vatican vous le diront, une véritable terreur s’est emparée de bien des responsables et employés de la Curie confrontés à un style qui doit plus à Peron qu’à l’exercice habituel de la fonction pontificale. Il faut même aller plus loin: héritiers de pontificats où l’on a maintenu fermement la barre doctrinale et morale, les responsables et les employés de la Curie constatent la propension du pape François à se débarrasser de tous ceux qui n’iraient pas dans le sens d’un ralliement de l’Eglise à l’individualisme post-moderne. Les deux cibles les plus évidentes ont été le Cardinal Burke (renvoyé alors qu’il était préfet de la Signature apostolique) et le Cardinal Müller (non renouvelé comme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi). L’extraordinaire Cardinal Sarah - le successeur ?- n’échappe aux foudres de son « ami François » que parce qu’il est en permanence en voyage.
Traditionnellement, les papes tâchent de trouver un équilibre entre « conservateurs » et « progressistes » - sans quoi Bergoglio le progressiste n’aurait jamais été nommé évêque ni cardinal par le conservateur Jean-Paul II. Or François, très clairement, rompt l’équilibre au profit des seuls progressistes. Alors que Jean-Paul II et Benoît XVI avaient suscité l’émergence de nouvelles générations de catholiques, fiers de leur appartenance, François prend comme un malin plaisir à ne jamais les mettre au centre du tableau. Son slogan est la nécessité, pour les chrétiens, de sortir de leur cadre protecteur, d’aller vers l’extérieur, vers le monde, vers « les marges », même, où se font, assure-t-il, les rencontres intéressantes. Les adeptes de la beauté liturgique et les apôtres de la doctrine morale catholique se voient taxer par le pape lui-même de rigidité et d’infantilisme. Les ordres religieux les plus fidèles à la tradition liturgique et à une stricte observance de leur règle sont méprisés ou combattus alors qu’ils sont ceux qui suscitent le plus de vocations. Quand il m’arrive d’entendre un des sermons de François, je suis frappé comme il y parle peu du Christ et de conversion des coeurs mais beaucoup de développement personnel et d’engagement - comme s’il était resté fixé dans les années 1970, lorsque certains prélats croyaient devoir pratiquer « l’enfouissement » au coeur de la société et laissaient se vider les églises pour pousuivre la chimère du rapprochement avec quelques compagnons de route du communisme (d’ailleurs, les cardinaux qui ont élu Bergoglio en 2013 auraient dû savoir que la cathédrale de Bueos Aires était à moitié vide quand il y officiait). Alors que le monde a besoin de transmission et de sens...
On ne compte plus les ruptures avec les prédécesseurs : ce qui était en 2013 un utile cri d’alarme sur le sort des réfugiés traversant la Méditerranée est devenu, avec les années, un impératif catégorique, loin de la prudence politique que recommande habituellement l’Eglise: non seulement François réclame que l’on ouvre les frontières sans hésiter mais il est allé jusqu’à contester qu’un Etat puisse légitimement réguler les entrées sur son territoire - ne serait-ce qu’au nom de l’intégration réussie des réfugiés déjà accueillis. Alors que ses prédécesseurs avaient fermement dénoncé l’illusion qu’il y ait quelque compatibilité que ce soit entre marxisme et christianisme, François a ramené dans ses bagages une version molle de la « théologie de la libération »; et surtout, on ne cesse d’inviter à Rome tous ces anciens marxistes reconvertis dans « l’idéologie du genre » Le plus flagrant est le ralliement dénué de sens critique à des courants écologistes qui ne sont sans doute pas les plus porteurs d’avenir. Mon cher ami, avez-vous jamais feuilleté l’encyclique du pape François dédiée à l’écologie (« Laudato Si ») ? Imaginez que vous soyez éditeur et qu’on vienne vous proposer ce texte sans y mettre le nom de l’auteur. Il est probable que vous le refusieriez tant il est éculé et indigent. Il est normal que l’Eglise se préoccupe d’écologie - à vrai dire Pie XII l’avait fait bien avant l’apparition des mouvements « verts » de toute sorte. Mais l’Eglise doit-elle se faire le porte-parole de l’économiste Jeffrey Sachs - ce chantre des politiques néo-libérales dans les années 1990 aujourd’hui reconverti opportunément dans le développement durable a été le conseiller personnel du pape sur le dossier ? L’Eglise doit-elle donner l’impression d’abandonner l’anthropocentrisme du livre de la Genèse au profit des « droits des animaux » placés sur le même plan que les droits de l’Homme? Doit-elle accepter la lubie d’un pape qui non seulement déteste le Vatican (il habite de manière ostentatoire à la Maison Sainte-Marthe, loin des appartements pontificaux) mais a fait projeter un soir, voici deux ans, un « sons et lumières » New Age, plein du culte de Gaïa, sur la façade de Saint-Pierre de Rome ? Un pape qui écrit sur un sujet aussi grave que l’avenir naturel de la planète peut-il se permettre d’ignorer combien la digitalisation de l’économie fait entrevoir des industries propres - qui peuvent rendre l’espoir à une humanité accablée de messages pessimistes venus de tous les horizons ?
On pourrait multiplier les exemples qui montreraient combien ce vieil homme tyrannique, et dont les prêches comme les écrits font conclure à un triste déclin intellectuel de la Compagnie de Jésus, agit à contretemps des besoins, non seulement, de l’Eglise mais - et peut-être surtout - du monde. Les sociétés ravagées par cinq décennies d’hyperindividualisme peuvent ne pas aimer le discours catholique sur l’objectivité de la morale et sur le caractère indispensable de la famille comme cellule de base de la société. Mais ce discours a le mérite d’exister, d’être intellectuellement structuré. Et les oppositions qu’il a rencontrées depuis des décennies témoignent de la capacité de l’Eglise à proclamer des vérités qui ne font pas plaisir à entendre.
Surtout, qui niera que, même quand on ne la partage pas, la vision qu’a l’Eglise de l’individu pris dans un réseau de cellules sociales protectrices est éminemment utile au débat collectif ? Qui prétendra que face aux lubies transhumanistes ou au matérialisme de la Chine post-communiste nous n’ayons pas besoin d’un nouvel humanisme et que l’Eglise catholique, mieux que d’autres institutions, incarne la défense de l’humain contre toutes les manipulations, à commencer par tout ce qui touche au patrimoine génétique de l’homme ? Qui contestera que face au développement de l’intelligence artificielle nous allons devoir mobiliser toutes les ressources de la théologie et de la philosophie pour orienter l’humanité sur des territoires inconnus ? Heureusement que mon train part dans quelques minutes ; sinon j’étais parti pour écrire un pamphlet ! Mais le monde a besoin de tradition, de sens et de transmission. L’Eglise catholique n’est pas la seule à s’en préoccuper; mais elle a habituellement une largeur de vues qui la met « au-dessus de la mêlée ». Qu’est donc venu faire sur le trône de Pierre cet individu qui témoigne plus des ravages de la philosophie allemande sur la formation des Jésuites depuis trois quarts de siècle que de l’intelligence de l’époque ? Comment peut-on se jucher ainsi sur les débris du navire post-moderne qui a fait naufrage tandis que la nef de Pierre est là, attendant depuis quatre ans que Bergoglio accepte de monter sur un navire solide, maintes fois consolidé pour résister à toutes les tempêtes?
Il nous faudrait méditer sur l’incapacité du prédécesseur, le pape Ratzinger à porter politiquement sa charge - les Allemands ne sont pas un peuple politique. La démission de Benoît XVI fut une mauvaise chose et elle a permis à un cheval de retour de se faufiler dans le désarroi du Conclave. Heureusement, comme dans toute belle institution, le chef est enserré dans une tradition et une nécessité de rendre des comptes. « L’infaillibilité pontificale » ne signifie rien d’autre que le devoir et la capacité qu’a le pape d’exprimer un point de vue qui rassemble l’Eglise dans la fidélité à la tradition. François ne pourra plus longtemps faire cavalier seul ni ignorer la tradition qu’il a pour mission de défendre - à ce que je lis et j’entends les forces de rappel sont déjà à l’oeuvre.
Je vous souhaite une joyeuse fête de Noël.
*************
Comme tout catholique doit respecter le pape, le mieux que je puisse en dire, c'est qu'il a probablement de bonnes intentions. Hélas, nous savons tous que l'enfer en est pavé.
Les voies de la Providence sont impénétrables, mais j'ai les plus sérieux doute sur le fait que l'élection de Jorge Bergoglio au trône de Saint Pierre soit un message de félicitations du Très Haut.
Sur un plan purement politique, il est étonnant de voir à quel point l'Eglise participe aussi à la sécession des élites qui gangrène tout le monde occidental. Il me semble que jamais dans l'histoire de l'Eglise (et pourtant, j'en connais un bon bout), le clergé n'a eu un tel mépris des besoins élémentaires du peuple chrétien. C'est pourquoi l'explication par l'économie (qui touche tout de même peu le clergé) de la sécession des élites me semble courte.
Le cardinal Bergoglio devenu pape a voulu se placer sous le patronage de Saint François d'Assise. Pour qui connaît la vie du povorello et ses rapports complexes avec l'institution romaine, ce choix paraît malencontreux, indice précoce du manque d'intelligence de celui qui le fait (j'entends évidemment « intelligence » dans son sens le plus noble, je n'évoque pas les habiletés manoeuvrières et les capacités de tromperie).
Il arrive qu'on me dise que je critique le pape François parce qu'il me dérange, en sous-entendant que c'est un bon point pour lui (ce qui demande débat : en quoi le fait de me déranger serait en soi une bonne chose ?). Mais il y a une autre explication : je critique le pape François parce qu'il le mérite. Parce qu'il est critiquable. Parce c'est une calamité.
Heureusement, l'Eglise en a vu d'autres. Les papes, même mauvais, passent et elle reste.
Allez, pour vous remonter le moral (Saint François d'Assise, là encore à l'image du Christ, est connu pour sa joie, pour ne pas dire son humour), la Cantique des Créatures :
Le pape François à contre-sens de l’évolution du monde
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Je redoute de voir le visage fermé et comme habité d’un ennui profond de l’actuel Souverain Pontife. Quand on se rappelle la bienveillance communicative du « pape Jean », l’humilité rayonnante de Paul VI, l’absorption dans la prière de Jean-Paul II et le regard d’enfant de Benoît XVI, comment ne pas être rebuté par la dureté - je n’ose pas dire le visage de pierre....- et le manque de chaleur humaine du pape François? François pape anachronique.
Non seulement j’espère ne pas vous choquer mais je sais bien que je vais contre la croyance collective des bien-pensants . Dès son élection, les médias se sont emballés en faveur du pape argentin et, jusqu’à aujourd’hui, ils essaient de nous faire croire à un nouveau Jean XXIII.
Pourtant, en quatre ans et demi de règne, c’est un autre personnage qui a percé le rideau de fumée de la bienveillance proclamée. On nous avait promis un pape qui réformerait la Curie et mettrait définitivement fin aux abus et scandales dans l’Eglise. Or voici que, quatre ans plus tard, le président du C9 (le groupe de neuf cardinaux qui conseillent le pape sur la réforme de la gestion romaine), le Cardinal Rodriguez Maradiaga est soupçonné de détournement de fonds à grande échelle dans son diocèse du Honduras. Alors que la presse italienne reproduit les explications embarrassées du prélat ainsi soupçonné, on apprend, simultanément, que la commission vaticane en charge de la protection des mineurs (dédiée à la lutte contre la pédophilie dans le clergé) a fini son mandat de quatre ans à la date du 17 décembre dernier sans avoir été confirmée ou renouvelée par le Souverain Pontife. Négligence, sans doute, mais qui ne parle pas en faveur d’un pape volontiers donneur de leçons - en particulier pour fustiger chaque année en décembre, dans un discours devant ses collaborateurs, les mauvais comportements qui caractériseraient la Curie.
Les habitués du Vatican vous le diront, une véritable terreur s’est emparée de bien des responsables et employés de la Curie confrontés à un style qui doit plus à Peron qu’à l’exercice habituel de la fonction pontificale. Il faut même aller plus loin: héritiers de pontificats où l’on a maintenu fermement la barre doctrinale et morale, les responsables et les employés de la Curie constatent la propension du pape François à se débarrasser de tous ceux qui n’iraient pas dans le sens d’un ralliement de l’Eglise à l’individualisme post-moderne. Les deux cibles les plus évidentes ont été le Cardinal Burke (renvoyé alors qu’il était préfet de la Signature apostolique) et le Cardinal Müller (non renouvelé comme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi). L’extraordinaire Cardinal Sarah - le successeur ?- n’échappe aux foudres de son « ami François » que parce qu’il est en permanence en voyage.
Traditionnellement, les papes tâchent de trouver un équilibre entre « conservateurs » et « progressistes » - sans quoi Bergoglio le progressiste n’aurait jamais été nommé évêque ni cardinal par le conservateur Jean-Paul II. Or François, très clairement, rompt l’équilibre au profit des seuls progressistes. Alors que Jean-Paul II et Benoît XVI avaient suscité l’émergence de nouvelles générations de catholiques, fiers de leur appartenance, François prend comme un malin plaisir à ne jamais les mettre au centre du tableau. Son slogan est la nécessité, pour les chrétiens, de sortir de leur cadre protecteur, d’aller vers l’extérieur, vers le monde, vers « les marges », même, où se font, assure-t-il, les rencontres intéressantes. Les adeptes de la beauté liturgique et les apôtres de la doctrine morale catholique se voient taxer par le pape lui-même de rigidité et d’infantilisme. Les ordres religieux les plus fidèles à la tradition liturgique et à une stricte observance de leur règle sont méprisés ou combattus alors qu’ils sont ceux qui suscitent le plus de vocations. Quand il m’arrive d’entendre un des sermons de François, je suis frappé comme il y parle peu du Christ et de conversion des coeurs mais beaucoup de développement personnel et d’engagement - comme s’il était resté fixé dans les années 1970, lorsque certains prélats croyaient devoir pratiquer « l’enfouissement » au coeur de la société et laissaient se vider les églises pour pousuivre la chimère du rapprochement avec quelques compagnons de route du communisme (d’ailleurs, les cardinaux qui ont élu Bergoglio en 2013 auraient dû savoir que la cathédrale de Bueos Aires était à moitié vide quand il y officiait). Alors que le monde a besoin de transmission et de sens...
On ne compte plus les ruptures avec les prédécesseurs : ce qui était en 2013 un utile cri d’alarme sur le sort des réfugiés traversant la Méditerranée est devenu, avec les années, un impératif catégorique, loin de la prudence politique que recommande habituellement l’Eglise: non seulement François réclame que l’on ouvre les frontières sans hésiter mais il est allé jusqu’à contester qu’un Etat puisse légitimement réguler les entrées sur son territoire - ne serait-ce qu’au nom de l’intégration réussie des réfugiés déjà accueillis. Alors que ses prédécesseurs avaient fermement dénoncé l’illusion qu’il y ait quelque compatibilité que ce soit entre marxisme et christianisme, François a ramené dans ses bagages une version molle de la « théologie de la libération »; et surtout, on ne cesse d’inviter à Rome tous ces anciens marxistes reconvertis dans « l’idéologie du genre » Le plus flagrant est le ralliement dénué de sens critique à des courants écologistes qui ne sont sans doute pas les plus porteurs d’avenir. Mon cher ami, avez-vous jamais feuilleté l’encyclique du pape François dédiée à l’écologie (« Laudato Si ») ? Imaginez que vous soyez éditeur et qu’on vienne vous proposer ce texte sans y mettre le nom de l’auteur. Il est probable que vous le refusieriez tant il est éculé et indigent. Il est normal que l’Eglise se préoccupe d’écologie - à vrai dire Pie XII l’avait fait bien avant l’apparition des mouvements « verts » de toute sorte. Mais l’Eglise doit-elle se faire le porte-parole de l’économiste Jeffrey Sachs - ce chantre des politiques néo-libérales dans les années 1990 aujourd’hui reconverti opportunément dans le développement durable a été le conseiller personnel du pape sur le dossier ? L’Eglise doit-elle donner l’impression d’abandonner l’anthropocentrisme du livre de la Genèse au profit des « droits des animaux » placés sur le même plan que les droits de l’Homme? Doit-elle accepter la lubie d’un pape qui non seulement déteste le Vatican (il habite de manière ostentatoire à la Maison Sainte-Marthe, loin des appartements pontificaux) mais a fait projeter un soir, voici deux ans, un « sons et lumières » New Age, plein du culte de Gaïa, sur la façade de Saint-Pierre de Rome ? Un pape qui écrit sur un sujet aussi grave que l’avenir naturel de la planète peut-il se permettre d’ignorer combien la digitalisation de l’économie fait entrevoir des industries propres - qui peuvent rendre l’espoir à une humanité accablée de messages pessimistes venus de tous les horizons ?
On pourrait multiplier les exemples qui montreraient combien ce vieil homme tyrannique, et dont les prêches comme les écrits font conclure à un triste déclin intellectuel de la Compagnie de Jésus, agit à contretemps des besoins, non seulement, de l’Eglise mais - et peut-être surtout - du monde. Les sociétés ravagées par cinq décennies d’hyperindividualisme peuvent ne pas aimer le discours catholique sur l’objectivité de la morale et sur le caractère indispensable de la famille comme cellule de base de la société. Mais ce discours a le mérite d’exister, d’être intellectuellement structuré. Et les oppositions qu’il a rencontrées depuis des décennies témoignent de la capacité de l’Eglise à proclamer des vérités qui ne font pas plaisir à entendre.
Surtout, qui niera que, même quand on ne la partage pas, la vision qu’a l’Eglise de l’individu pris dans un réseau de cellules sociales protectrices est éminemment utile au débat collectif ? Qui prétendra que face aux lubies transhumanistes ou au matérialisme de la Chine post-communiste nous n’ayons pas besoin d’un nouvel humanisme et que l’Eglise catholique, mieux que d’autres institutions, incarne la défense de l’humain contre toutes les manipulations, à commencer par tout ce qui touche au patrimoine génétique de l’homme ? Qui contestera que face au développement de l’intelligence artificielle nous allons devoir mobiliser toutes les ressources de la théologie et de la philosophie pour orienter l’humanité sur des territoires inconnus ? Heureusement que mon train part dans quelques minutes ; sinon j’étais parti pour écrire un pamphlet ! Mais le monde a besoin de tradition, de sens et de transmission. L’Eglise catholique n’est pas la seule à s’en préoccuper; mais elle a habituellement une largeur de vues qui la met « au-dessus de la mêlée ». Qu’est donc venu faire sur le trône de Pierre cet individu qui témoigne plus des ravages de la philosophie allemande sur la formation des Jésuites depuis trois quarts de siècle que de l’intelligence de l’époque ? Comment peut-on se jucher ainsi sur les débris du navire post-moderne qui a fait naufrage tandis que la nef de Pierre est là, attendant depuis quatre ans que Bergoglio accepte de monter sur un navire solide, maintes fois consolidé pour résister à toutes les tempêtes?
Il nous faudrait méditer sur l’incapacité du prédécesseur, le pape Ratzinger à porter politiquement sa charge - les Allemands ne sont pas un peuple politique. La démission de Benoît XVI fut une mauvaise chose et elle a permis à un cheval de retour de se faufiler dans le désarroi du Conclave. Heureusement, comme dans toute belle institution, le chef est enserré dans une tradition et une nécessité de rendre des comptes. « L’infaillibilité pontificale » ne signifie rien d’autre que le devoir et la capacité qu’a le pape d’exprimer un point de vue qui rassemble l’Eglise dans la fidélité à la tradition. François ne pourra plus longtemps faire cavalier seul ni ignorer la tradition qu’il a pour mission de défendre - à ce que je lis et j’entends les forces de rappel sont déjà à l’oeuvre.
Je vous souhaite une joyeuse fête de Noël.
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Comme tout catholique doit respecter le pape, le mieux que je puisse en dire, c'est qu'il a probablement de bonnes intentions. Hélas, nous savons tous que l'enfer en est pavé.
Les voies de la Providence sont impénétrables, mais j'ai les plus sérieux doute sur le fait que l'élection de Jorge Bergoglio au trône de Saint Pierre soit un message de félicitations du Très Haut.
Sur un plan purement politique, il est étonnant de voir à quel point l'Eglise participe aussi à la sécession des élites qui gangrène tout le monde occidental. Il me semble que jamais dans l'histoire de l'Eglise (et pourtant, j'en connais un bon bout), le clergé n'a eu un tel mépris des besoins élémentaires du peuple chrétien. C'est pourquoi l'explication par l'économie (qui touche tout de même peu le clergé) de la sécession des élites me semble courte.
Le cardinal Bergoglio devenu pape a voulu se placer sous le patronage de Saint François d'Assise. Pour qui connaît la vie du povorello et ses rapports complexes avec l'institution romaine, ce choix paraît malencontreux, indice précoce du manque d'intelligence de celui qui le fait (j'entends évidemment « intelligence » dans son sens le plus noble, je n'évoque pas les habiletés manoeuvrières et les capacités de tromperie).
Il arrive qu'on me dise que je critique le pape François parce qu'il me dérange, en sous-entendant que c'est un bon point pour lui (ce qui demande débat : en quoi le fait de me déranger serait en soi une bonne chose ?). Mais il y a une autre explication : je critique le pape François parce qu'il le mérite. Parce qu'il est critiquable. Parce c'est une calamité.
Heureusement, l'Eglise en a vu d'autres. Les papes, même mauvais, passent et elle reste.
Allez, pour vous remonter le moral (Saint François d'Assise, là encore à l'image du Christ, est connu pour sa joie, pour ne pas dire son humour), la Cantique des Créatures :
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