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dimanche, juillet 12, 2020

Encore un gauchiste qui tombe de l'armoire.

J'en ai ma claque de ces gauchistes qui découvrent avec 30 ans de retard, quand l'évidence catastrophique s'impose si fort qu'ils ne peuvent plus faire autrement, ce que de bons mecs de droite disent dans l'indifférence médiatique depuis longtemps.

Le mécanisme est toujours le même : pendant qu'on peut faire quelque chose, ils nient le problème et traitent les lucides de « fascistes ».

Puis, quand ça a bien merdé et qu'on ne peut plus rien faire, ils font mine (sans même s'excuser et reconnaître leurs torts) de découvrir le hic.

C'est un peu facile, non ?

mercredi, juillet 08, 2020

« L'Afrique n'a rien vécu de particulier ».

Vous remarquerez qu'il parle mieux français que les ministres du gouvernement Castex-Macron et que, à l'évidence, il a plus de culture historique et plus de recul.



Allez, un petit coup de Lugan :

mercredi, juillet 01, 2020

Leur humanisme

La chloroquine, ce remède dont personne ne veut

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Aucun corps de métier n'a plus échoué que les médias lors de l'épidémie de Coronavirus - et cela inclut les pouvoirs publics. Il suffit de voir les titres du début d'année pour le comprendre. Mais le plus étrange est de voir tout ces gens, principalement à gauche, pris d'une joie sauvage lors de la moindre nouvelle qui pourrait mettre en doute l'efficacité de la molécule. Il suffit de lire les commentaires des articles, les éditoriaux, les qualificatifs venimeux employés par les journalistes ... Leur haine semble sans limite.

C'est comme si ces gens se réjouissaient que l'Humanité ne dispose pas d'un remède contre la Covid-19.

La chloroquine semble être un remède efficace, peu coûteux, facile à produire et accessible au plus grand nombre, en particulier pour les populations des pays pauvres. Et ceux qui prétendent s'inquiéter le plus de ces gens-là prennent l'existence de ce médicament comme une mauvaise nouvelle ? À l'épreuve des faits, leur humanisme est impossible à distinguer de la pure hypocrisie. Il n'y a pas plus vendu aux intérêts particuliers que ceux qui brandissent comme un étendard leur prétendu engagement pour le bien commun.

La chloroquine semble pour l'instant un des meilleurs traitements dont nous disposons contre le coronavirus. Et donc personne n'en veut, sauf les malades.

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jeudi, mai 07, 2020

Face au réel, nous sommes devenus de pauvres petites choses fragiles (et ce n'est pas un accident).

De pauvres petites choses fragiles :


Et ce n'est pas un accident :


On nous pousse à nous comporter face au réel comme de pauvres petites choses fragiles (comme l'article de la République du Centre ci-dessus) car cela renforce le pouvoir de ceux qui font profession de bavasser et de ne pas affronter le réel. La psychologisation de la vie qui fait de nous des geignards, au lieu de l'ancienne éthique de la force d'âme face aux épreuves (encore faut-il avoir une âme), n'est pas innocente : elle construit le onsentement à un pouvoir tutélaire maternel et étouffant.

C'est le fond de la polémique Raoult : avec le protocole Raoult, on isole les contaminés et les autres continuent à vivre leur vie comme des hommes libres. Le confinement généralisé fait au contraire de nous des soumis jusque dans les libertés les plus fondamentales.

« Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups. » Agatha Christie.

lundi, mars 02, 2020

A propos de l'affaire Polanski aux Césars : le naufrage moral de la « grande famille » Thénardier du cinéma français.

En tant que vieux réac de droite, j'ai toujours été opposé à la licence sexuelle soixante-huitarde. Ne me faites pas le sketch de « tu défends un pédophile ».

Dans l'affaire Polanski, plusieurs choses me gênent :

1) Même si Polanski est toujours considéré comme en fuite, la seule affaire dans laquelle il a été impliqué et qui a été jugé est réglée.

2) Je suis contre l'imprescriptibilité, y compris des crimes contre l'humanité. L'homme est faillible et changeant, juger 40 ans et plus après les faits est injuste.

3) La concentration des attaques sur cet homme en particulier est malsaine. On sait tous que certains ministres roses sont des pédophiles notoires qui allaient (vont) faire leurs courses au Maroc. C'est le principe du bouc-émissaire, pas la justice.

4) Le jury populaire, ce n'est vraiment pas mon truc. Même pour nos politiciens que je veux faire fusiller dans les fossés de Vincennes, j'attends un procès dans les règles, alors pour Polanski ... Le lynchage par la foule déchainée (tout le monde sommé d'être unanime sinon lynché aussi), pas mon style.

Et puis, il faut voir qui compose ce tribunal populaire : un cinéaste, c'est un demi-maquereau et une actrice, c'est une demi-pute. Et, dans la plupart de cas, le « demi » est une gentillesse excessive qui devrait être ôtée par souci de la vérité.

Le jury est donc plus que douteux. Ils ont d'ailleurs prouvé qu'ils étaient des minables par leur attitude fuyante. Darroussin écorchant volontairement le nom de Polanski remportant la palme de la bassesse.

Lâches, veules, vindicatifs, incultes aussi, ils ont bonne mine les justiciers.

C'est de la putasserie à l'état brut. On vilipende le vieux mâle blanc, maitre d'hier, et on encense le jeune coloré, maitre de de demain (croient-ils). Mon cul est au vainqueur. On en revient toujours à ça : le cinéma, c'est un milieu de putes.

Alexandre Devecchio : « César, le cinéma victime de la tyrannie des minorités »

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« Si vous gagnez un prix ce soir, ne faites pas un discours politique, vous n’êtes pas bien placé pour donner des leçons à la population. Vous ne connaissez rien au monde réel, (…) donc si vous gagnez, venez prendre votre prix, remerciez Dieu et votre agent et barrez-vous! », lançait l’humoriste britannique, Ricky Gervais, lors de l’ouverture de la cérémonie des Golden Globes en janvier dernier, devant un parterre de stars hollywoodiennes, riant jaune. On aurait aimé qu’un Ricky Gervais français se livre à un pareil dynamitage en règle lors de la 45e cérémonie des César. Hélas, Florence Foresti n’était pas Ricky Gervais.

[…]

Ce fut la bonne surprise d’une soirée pénible à regarder: le palmarès vint contredire les discours. Par leur vote à bulletin secret en faveur de Polanski, mais aussi à travers les trois prix accordés à La Belle Époque, ode nostalgique à la liberté des années 60-70, la majorité des membres de l’Académie ont semblé vouloir résister silencieusement à ce nouveau maccarthysme et signifier que l’art devait l’emporter sur l’idéologie.
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Violences à la gare de Lyon : « Une société multiculturelle est une société de conflits multiples ».

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Les personnes qui ont regardé la soirée des César à la télévision n’ont peut-être pas compris les propos tenus par la comédienne noire Aïssa Maïga: « À chaque fois que je me retrouve comme ça, dans une grande réunion du métier, je ne peux pas m’empêcher de compter le nombre de noirs dans la salle. » Sauf qu’Aïssa Maïga n’était pas «dans une grande réunion du métier», mais à la télévision, devant toute la population française. Comme les Congolais de la gare de Lyon ou les migrants d’Ouistreham, elle a réglé en public un conflit racial, le sien. Aïssa Maïga a tenu à dénoncer la société française et le milieu du cinéma comme outrageusement racistes. Elle n’a pas dit combien de noirs il aurait dû y en avoir dans la salle pour que le secteur professionnel qui est le sien et qui l’emploie et la fait tourner sans discontinuer ne soit pas considéré comme raciste. Il s’est trouvé des gens dans la salle pour applaudir Aïssa Maïga. Les mêmes sans doute qui se sont levés et sont partis quand le film du juif Roman Polanski, J’accuse, a été primé.

Bienvenue dans la société multiculturelle.
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Cérémonie des César: « On a refusé de dire le nom de Roman Polanski, comme si celui-ci n’avait plus le droit d’exister ».

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Comment en est-on arrivé là ? Comment, dans la France de 2020, Florence Foresti peut-elle trouver drôle de dire que J’accuse est « un film sur la pédophilie dans les années 70 » ? Et l’ensemble de l’assistance rire de bon cœur comme à une bonne blague, alors qu’elle est en train, tout simplement, de nier l’importance de l’Affaire Dreyfus ?

J’avoue que cette soirée m’a fait peur et que, quelles que soient les justifications de celles qui ont accusé, souvent à juste raison, des hommes d’avoir eu des comportements honteux, rien n’excuse ces agissements. Rien n’excuse de contester un vote parfaitement démocratique - d’un panel de votants certes particuliers, mais c’est ainsi - de gens qui, à bulletins secrets, ont choisi de nommer « Meilleur Réalisateur » Roman Polanski.

Il y avait vendredi soir, salle Pleyel, comme lauréats des César les plus prestigieux, deux « repris de justice », l’un, Ladj Ly, à qui rien ne fut reproché et qui fut même acclamé, l’autre, Roman Polanski, qui n’a même pas pu venir recevoir son César et dont le nom a été nié. Deux poids, deux mesures.

Le cinéma français va mal. La crise qu’ont déclenchée celles qui en sont à l’origine ne l’entraîne pas dans le bon sens. C’est le moins que l’on puisse dire.
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Olivier Babeau me rejoint sur la critique du cinéma subventionné :

Babeau : Du cinéma étatisé et subventionné... au puritanisme à l’américaine.

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Le cinéma devait être la célébration d’une certaine idée de la France, d’une fierté de ce que nous sommes, il est en passe de se transformer en rite piaculaire au cours duquel, quels que soient les efforts et les progrès réalisés, les coupables désignés sont tenus de faire acte de contrition. L’actrice Rosanna Arquette écrivait dans un tweet: « Je suis désolé, je suis née blanche et privilégiée ; cela me dégoûte. Et je ressens tellement de honte. » Peu nombreux sont ceux qui relèvent les contradictions de ces combattants de la justice sociale : indignations à géométrie variable, censure au nom de la liberté, exclusion au nom de l’inclusion, discrimination au nom de la lutte contre la discrimination... Par un retournement stupéfiant, la dénonciation de « l’essentialisation » dont se rendait coupable la société d’hier (cataloguer des gens en fonction de leur race, de leur sexe, de leur sexualité) se mue en une essentialisation permanente, radicale et revendiquée avec violence. Chaque locuteur est désormais renvoyé à son statut supposé dans l’architecture sociale victimaire. Il doit d’abord déclarer «d’où il parle», annoncer son appartenance à telle ou telle catégorie qui fera de lui une victime patentée ou au contraire un coupable par construction. En fonction de ce classement a priori seront définis précisément les discours que l’on peut tenir, l’attitude que l’on peut avoir.

[…]

Le prochain stade n’est que trop prévisible : l’État, qui tient les cordons de la bourse, va réformer son système pour complaire aux plus enragés. Nous allons bientôt voir fleurir quotas, critères moraux dans les choix des thèmes et commissions de censures. Sombre futur pour les salles obscures.
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mardi, février 18, 2020

Quand tu t'aperçois que t'es con (et que tu continues à être con).



Zemmour l'a très bien expliqué l'autre jour face à Cambadelis : ces gens là ont une conception fausse de l'homme (rousseauiste et universaliste, ce qui nous ramène à notre sujet). Ils font donc de mauvaises analyses et prennent de mauvaises décisions, puis ne peuvent que constater 30 ans plus tard la justesse de ce que leur disaient ceux qui avaient la bonne conception de l'homme (conservatrice et enracinée) dès le départ, sans être écoutés.

Ensuite, comme ils ne se remettent pas en cause leur conception fausse de l'homme, ils repartent pour un cycle de 30 ans d'erreurs.

Le drame, c'est qu'ils ne font pas ça tous seuls dans leur coin, ils ne peuvent pas s'empêcher d'imposer leurs conneries à des gens qui ne leur demandent rien.

samedi, février 15, 2020

Il se confirme que Juan Branco est un enculé de gauchiste.




J'avais bien détecté le fond du personnage : un gauchiste comme les autres.

De toute façon, Jean Raspail nous a donné le critère il y a bien longtemps : le politicien qui vaudra le coup qu'on le suive sera un homme d'honneur, un type qui se tient droit, et qui préfère servir plutôt que se servir. Bref, honneur et patrie.




jeudi, février 13, 2020

Légalisation du cannabis : encore une idée de la gauche tarée qui foire.

Le Canada est vraiment un pays de merde, qui se laisse aller à toutes les conneries de la gauche tarée. Comme dit Bock-Coté, l’identité du Canada, c’est de ne pas avoir d’identité.

C'est donc, comme la Suède, un pays qui mérite de disparaître. Espérons que nos cousins québécois réussiront à s'en évader à temps.

Comme on connaît la gauche tarée par cœur, la suite est facile à prévoir :

1) pinailler sur l'expérience canadienne, pour dire qu'elle n'est pas représentative et qu'on ne peut en tirer aucune leçon négative. La pousser sous le tapis au maximum. Dans l'idéal, ne pas en parler.

2) Maintenir que le fantasme progressiste est une excellente idée qui n'a jamais été réellement expérimentée (comme le communisme) et qu'il faut absolument essayer, toute réticence étant taxée de ringardise ridicule.









mardi, février 04, 2020

L'hérésie du pape François en quelques tweets.





L'Eglise est l'épouse du Christ parce qu'elle incarne la transmission apostolique vivante, ininterrompue depuis 2000 ans.

Elle est, par essence, traditionaliste.

Quand elle cesse de l'être, elle se renie. C'est ce qu'ont bien compris les fidèles qui l'ont désertée en masse.

Le pape François est tout simplement hérétique puisqu'il rejette les traditions de l'Eglise, il les combat, il essaie de les faire disparaître. Pas catholique, c'est sûr. Chrétien, il y a un doute (voir ses déclarations mollement démenties à Scalfari).

jeudi, janvier 16, 2020

Mickaël Fonton - Pourquoi les gilets jaunes n’auraient jamais dû quitter les ronds-points

[Edito] Mickaël Fonton - Pourquoi les gilets jaunes n’auraient jamais dû quitter les ronds-points



Le rejet des chefs, de n'importe quel chef, était habile au début, en rendant les Gilets Jaunes insaisissables. Je l'ai même salué comme une habileté.

Mais l'anarchisme, l'auto-gestion, c'est une coquetterie d'intellectuel. Ca ne marche jamais très longtemps.

Et au lieu de l'émergence d'authentiques personnalités comme je l'espérais, nous avons eu des abrutis gauchistes comme Nicolle et Rodriguez, soigneusement sélectionnés par les médias. Il y en avait d'autres possibles, qui tenaient un tout autre discours, comme Fabrice Grimal, mais ceux-là ont bien sûr été ignorés par les journalistes.

Autrement dit, comme les Gilets Jaunes ont refusé de se choisir des chefs, les médias ont comblé le vide et choisi pour eux. Il ne faut pas s'étonner du résultat.

Les Gilets Jaunes militants ont-ils compris la leçon ? Je ne sais pas.

Mais les Français, eux, sont de plus en plus mûrs pour suivre un chef, n'importe lequel, pourvu qu'il leur parle de la France. Et s'il se trouve, pour notre malheur, que ça soit un idiot, nous subirons la punition du destin.

mardi, décembre 31, 2019

Le service public à la française que le monde entier nous envie (paraît-il): comparaison TGV-Shinkansen

Je peux témoigner de l'émerveillement du voyageur français habitué au TGV en découvrant le Shinkansen.

Jean-Pierre Robin: « Paris-Lyon et Tokyo-Kyoto au banc d’essai des trains à très grande vitesse »



Un point que certains d'entre vous ne jugeront pas majeur mais qui m'est de plus en plus pénible : le mauvais goût constant et la capacité d'enlaidissement sans limite de l'Etat technocratique français.

La dernière laideur à la mode, les éoliennes. Mais il y en a tant d'autres ...

Pourquoi la gauche prétendue contestataire est-elle condamnée à échouer ?

The year left populism died

France Insoumise, Labour, Syriza, Podemos, Cinq Etoiles, Parti Démocrate ... Tous les partis de gauche prétendue contestataire ont échoué dans les urnes. Pourquoi ? Parce qu'ils sont faussement contestataires. C'est une opposition de façade.

Ces partis sont tous individualistes, immigrationnistes, pro-minorités, sans-fontiéristes, anti-nationaux. Qu'est-ce qui sépare fondamentalement un Mélenchon ou un Tsipras  d'un Attali ou d'un Minc ? Rien. C'est pourquoi ils sont facilement circonvenus et absorbés par l'oligarchie : ils partagent la même conception des choses.

Revenons aux fondamentaux : frontières, peuple, nation, démocratie. Ces partis  prétendus contestataires sont contre tout cela. Pas étonnant que les peuples cessent de voter pour eux.

Aujourd'hui, la vraie contestation, c'est d'être pour les frontières, pour le peuple, pour la nation et pour la démocratie.

Il faut être abruti comme un âne diplômé pour ne pas le comprendre. Nos riantes universités en produisent à la chaine mais ce n'est pas assez pour gagner les élections.


dimanche, décembre 29, 2019

L'âme désarmée. Essai sur le déclin de la culture générale. (A. Bloom)

Comme Montaigne et Machiavel, c'est un livre tellement dense d'érudition et d'intelligence que j'ai du m'y reprendre à deux fois avant de me plonger dans sa lecture, fort plaisante parce qu'elle permet de s'évader de la médiocrité quotidienne.

Ce livre est désespérant et, tout à fait logiquement, Bloom est mort désespéré, en 1992.

Toute l'idée est dans le titre (meilleur à mon sens en français que le titre original, The closing of the American mind) et dans le sous-titre.

Eric Zemmour en avait fait la recension (une de ses meilleures) : « Ce professeur de Chicago qui avait tout compris ».

Je ne suis pas professeur, je ne fréquente que quelques jeunes diplômés, mais ce que je vois et que j'entends ne m'incite guère à la sérénité.

Je peux répéter Woody Allen : les jeunes me font peur, je ne les sens pas capables de prendre en charge le monde.

Ils ont perdu le bon sens traditionnel, celui qui consistait à répéter les comportements et les idées issus des générations précédentes et ils ont perdu l'intelligence du monde qu'aurait pu leur donner une solide culture générale. Ils sont dans un entre-deux où ils n'ont ni bon sens ni culture. Des singes savants : ils savent répéter des choses apprises et c'est tout.

Ils sont arrivés à l'idéal socialiste d'éducation : assez instruits pour être de gentils rouages de la machine économique, pas assez pour être des hommes libres. Capables de révolte sporadique, mais pas de révolution. Ils prennent pour leur pensée propre ce qui n'est qu'un conformisme sans faille. Et, depuis peu, s'ajoute l'abrutissement des écrans. C'est terrifiant.

Bien sûr, les meilleurs sentent le manque et essaient de compenser par eux-mêmes, mais rien ne remplace une éducation maîtrisée et méthodique de 0 à 23 ans (pour fixer une limite arbitraire).

Bloom accuse le relativisme et Nietzsche  (j'ajoute, la déchristianisation, ça va ensemble).

A partir du moment où on ne croit plus qu'il y a la Vérité, qu'il nous appartient de chercher tous ensemble, mais des vérités qui se valent toutes, il n'y a plus d'arguments, puisqu'il n'y a plus d'étalon universel pour juger de leur validité. Il n'y a donc plus de raison de se parler et même de penser. Il suffit juste d'être le plus fort pour imposer sa vérité.

On pourrait craindre l'avénement d'un monde à la Huxley. Une caste supérieure régnant sur un monde d'abrutis, par le sexe, par les écrans, par les drogues. Même pas, car on constate que les gens d'en-haut sont eux aussi touchés par les destructions qu'ils ont opérées en bas.

« Le rationalisme occidental a abouti à un rejet de la raison. Le relativisme parvient à détruire les prétentions universelles de l'Occident […]. Privé de ce besoin de vérité, l'Occident s'effondrera. »

Une lueur d'espoir ? Une élite, au vrai sens du terme, sent tout ce qui l'avilit dans le monde actuel. Mais elle est si peu nombreuse ... Et entre sentir et faire ...

samedi, décembre 21, 2019

« Satan a reparu visiblement dans le monde » (Bernanos)

Pour un chrétien solide (sur le plan dogmatique, je n'ai pas cette prétention sur le plan du comportement), c'est très simple : le refus conscient de Dieu est satanique (1). Ca n'épuise pas le sujet, bien sûr, ça permet au moins de le cadrer et de ne pas verser dans les explications à la con.

Mais nous méritons ce qui nous arrive : quand quelqu'un se plaint de l'islamisation ou du saccage des églises et autres marques d'anti-christianisme, je finis toujours par lui dire : « Mon gars tu as une solution simple : il y a une église près de chez toi, va à la messe tous les dimanches et je t'assure que si tous ceux qui ont les mêmes plaintes que toi le faisaient, ces problèmes disparaitraient vite. Non ? Tu as piscine ?

Ah oui, tu aimerais bien que la France reste chrétienne mais sans que tu aies à sortir de ton lit le dimanche. Un peu comme le type qui aimerait une armée pour le défendre, mais sans faire de service militaire ».

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Mathieu Bock-Côté: « Réflexions sur l’antichristianisme primaire »

CHRONIQUE - Le moindre commentaire critique à l’endroit de l’islam est transformé en scandale médiatique alors que le procès systématique du catholicisme est banalisé.

Par Mathieu Bock-Côté

«Le vandalisme contre les églises ne semble pas émouvoir exagérément les médias, qui n’y voient généralement qu’une série de faits divers sans signification politique », estime Mathieu Bock-Côté.

L’agression contre une crèche vivante à Toulouse le 14 décembre dernier avait quelque chose de sidérant. On a compris qu’elle était le fait de militants radicaux déambulant à la fin d’une manifestation qui n’ont pu cacher leur hostilité devant cette expression de la religion populaire. Le catholicisme suscite apparemment chez eux une aversion irrépressible. « Stop aux fachos ! ». Le slogan lancé par ces manifestants apparemment anticapitalistes, aussi stupide soit-il, est révélateur de l’empoisonnement idéologique du vocabulaire politique par des termes n’ayant plus aucun rapport avec la réalité. L’homme de notre temps, lorsqu’il veut maudire quelque chose, est-il capable de ne pas la réduire au fascisme ?

Que l’attaque ait été préméditée ou non ne change rien à l’hostilité affichée à l’endroit de ceux qui témoignaient paisiblement leur foi, même si plusieurs médias ont voulu relativiser l’agression, en expliquant qu’elle n’avait pas vraiment eu lieu ou qu’elle ne serait finalement qu’un fâcheux incident. Comme d’habitude. Soyons toutefois sans crainte : s’il fallait un jour que des hooligans troublent les prières de rue musulmanes, on décréterait assurément la République en danger et les cortèges citoyens défileraient à Paris en disant « plus jamais ça », avec la classe politique au premier rang. Nous aurions alors droit aux discours les plus emportés sur le vivre-ensemble à sauver.

De même, le vandalisme contre les églises régulièrement rapporté ne semble pas émouvoir exagérément les médias, qui n’y voient généralement qu’une série de faits divers sans signification politique. On l’explique rarement, sinon jamais, par la haine, un sentiment apparemment réservé aux populations majoritaires, dans leurs rapports avec les minorités, toujours victimes de la société où elles se sont installées. Il est difficile de ne pas voir là une forme singulière d’asymétrie symbolique. Le moindre commentaire critique à l’endroit de l’islam est théâtralisé et transformé en scandale médiatique, alors que le procès systématique du catholicisme est banalisé.

Si l’antichristianisme ne prend pas toujours une forme aussi brutale, il semble toutefois bien imprégné dans le discours public dominant. On l’a encore vu dans une étrange publicité de Monoprix qui a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux cette semaine. À l’approche des fêtes de fin d’année, formule qui se substitue de plus en plus aux fêtes de Noël, l’entreprise invitait ses clients à réveillonner en s’affranchissant de la « tradition », qui ne tiendrait pas suffisamment compte de la diversité des situations familiales et qui nous enfermerait dans un calendrier usé, déphasé et désuet.

Étrange formulation, qui présente la tradition à la manière d’une contrainte symbolique dont les hommes de notre temps devraient s’affranchir pour vivre enfin libres. Le pragmatisme commercial masque ici une forme de relativisme déconstructeur. Que des publicitaires aient pu imaginer une telle manière de vendre leurs produits en dit beaucoup sur l’image qu’ils se font de la société française. Un jour, on en trouvera pour vouloir effacer toutes les références chrétiennes du calendrier, pour éviter qu’il ne soit discriminatoire envers ceux qui ne s’y reconnaissent pas. Pourquoi s’entêter à fêter Noël le 25 décembre ? Et pourquoi continuer de confondre l’an zéro avec la naissance du Christ ?

Ces manifestations d’antichristianisme primaire ont bien moins à voir avec la poursuite de la laïcité, dont nul ne contestera la nécessité pour reconstituer un monde commun dans une société fragmentée, qu’avec une forme d’aversion décomplexée à l’endroit de tout ce qui ressemble d’une manière ou d’une autre aux symboles historiques distinctifs de la civilisation occidentale. On prétend construire une société inclusive ouverte à toutes les croyances : en fait, on prépare un monde vide, hostile à son héritage, devenu étranger à lui-même.

Faut-il vraiment rappeler que le catholicisme, en France, n’est pas qu’une religion mais la matrice d’une civilisation ? Et si l’État doit sans le moindre doute être neutre devant les convictions de chacun, il ne saurait l’être par rapport à l’identité historique qui le fonde, à moins de consentir à sa désincarnation. On pourrait consacrer un long développement pour rappeler cette évidence mais il suffit de rappeler la portée symbolique de l’incendie de Notre-Dame de Paris en avril dernier pour s’en convaincre. Qu’il soit devenu audacieux de mentionner les racines chrétiennes de la France a quelque chose d’absurde.

L’antichristianisme primaire si complaisamment ignoré par les médias n’est peut-être rien d’autre qu’un autre symptôme de cette passion morbide bien singulière qu’est la haine de soi. Comme si une société progressait en s’effaçant. Comme si elle s’humanisait en se dénoyautant. Comme si elle grandissait en se déracinant.
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(1) : aujourd'hui, le refus de Dieu passe souvent par le chemin hypocrite du refus de la tradition (rien n'existe avant moi, je n'hérite de rien, je me suis fait tout seul), jusqu'à la Maitrise de Notre Dame  (l'Eglise est très malade puisqu'elle a porté à sa tête un idolâtre, hérétique et schismatique, excusez du peu. Pas étonnant que cette maladie se manifeste un peu partout) :

Entendra-t-on encore le chant grégorien àNotre-Dame de Paris ? Les amoureux du chant grégorien craignent que derrière le licenciement du professeur de musique sacrée médiévale de Notre-Dame de Paris, justifié par des motifs économiques, se cache une volonté de moderniser le répertoire de la Maîtrise.




samedi, décembre 07, 2019

En même temps ...

Je n’en ai pas grand'chose à faire du mouvement de grève actuel, car, en même temps, c’est :

♘ un truc qui emmerde Macron et ça c’est toujours bon à prendre (mis à part que, si ça s'éternise, il pourra peut-être récupérer le mouvement à son profit).

♘  un grand classique du théâtre social français et qui n'a aucun potentiel révolutionnaire (rappelez  moi combien il y a eu de précédents dont pas un n'a freiné la dérive étatiste, mondialiste, immigrationniste, de la France). Les syndicats continuent à être les alliés du Système.

En fait, tout cela s'inscrit dans l'admirable (sur le plan technique) et méprisable (sur le plan moral) récupération des Gilets jaunes par le Système avec la complicité des gauchistes.

La colère des Gilets Jaunes originels a été avalée et amortie. Et cette comédie classique sur les retraites sert à remettre cette histoire dérangeante de Gilets Jaunes dans des chemins de contestation connus et et maitrisés beaucoup moins dérangeants.

Le révolutionnarisme des syndicats et des gauchistes, tous bons bourgeois, est de pacotille, et sert, grâce à une opposition en carton-pâte, à entretenir l'illusion du Système vaguement démocratique.

Souvenez vous que les syndicats méprisaient les Gilets Jaunes originels et les traitaient de fascistes parce qu'ils avaient peur de leur revendication authentiquement révolutionnaire « Arrêtez d'emmerder les Français ».

Et aussi à cause de leurs commentaires bien sentis sur l'immigration.

En revanche, débattre de la manière dont l'Etat-nounou va continuer à s'immiscer dans nos vies n'a rien de révolutionnaire, bien au contraire.

Les syndicats n'ont pas changé. En même temps, ils ont réussi à changer les Gilets Jaunes.