Affichage des articles dont le libellé est lubies et fariboles féministes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lubies et fariboles féministes. Afficher tous les articles

mardi, mars 10, 2020

En défense de Woody Allen

J’aime beaucoup à moitié Woody Allen. Je veux dire qu’avec une régularité de métronome, il sort une fois sur deux un bon film. Vous me direz : « Il n’a qu’à tourner moitié moins ». D'accord, mais si c’est la mauvaise moitié ?

Quelques citations de mémoire :

Ne dites pas de mal de la masturbation. C’est l’occasion de faire l’amour avec une personne qu’on aime.

Dieu est mort et moi-même je ne me sens pas très bien.

J’ai lu tout Guerre et paix : il neige et ça parle de Russie.

Chaque fois que j’écoute du Wagner, ça me donne envie d’envahir la Pologne.



*********************
Mémoires de Woody Allen : Quand la censure prépare la fin de l’État de droit

FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour Laurent Dandrieu, le refus d’Hachette et d’autres maisons d’édition de publier les mémoires du cinéaste Woody Allen sonne comme une immense injustice. Et illustre un terrifiant recul des libertés face auquel il convient de réagir avant qu’il ne soit trop tard.

Par Laurent Dandrieu Publié hier à 10:48, mis à jour hier à 18:35

Laurent Dandrieu est rédacteur en chef à Valeurs actuelles. Il a notamment publié Woody Allen, portait d’un antimoderne (CNRS Éditions, 2010) et Dictionnaire passionné du cinéma (Éditions de l’homme nouveau, 2013).

Avant toute chose, il convient de rappeler ce qui risque fort d’être oublié, noyé dans la tourmente médiatique: Woody Allen est un immense cinéaste, l’un des plus importants de ces cinquante dernières années. Le réalisateur de Stardust Memories et de La Rose pourpre du Caire, de Match Point et de Blue Jasmine est l’un des plus formidables satiristes de notre modernité tardive, de ses névroses, de son obsession paralysante de l’autoanalyse, de son abrutissement hédoniste, de son culte de la vulgarité, de la façon dont elle piétine allégrement les droits de l’intelligence, de son nivellement par le bas, de la vacuité de son matérialisme, de la façon dont elle a sacrifié l’amour au sexe et à la passion. Le cinéaste d’Annie Hall ou de Hannah et ses sœurs est également un merveilleux apologiste du pouvoir qu’a l’art de soigner les blessures de la vie, et aussi, ce dont bizarrement notre époque obsédée de postures féministes ne semble lui savoir aucun gré, l’un des plus passionnés chantres de la femme, seule voie d’accès possible pour lui à l’infini et «réponse de Dieu à Job» (comme il le dit dans Manhattan), preuve ineffable et sublime que la création n’est pas aussi ratée que ce que l’on peut penser dans les moments de découragement ou de désespoir. Scrutateur hilarant et angoissé du chaos dans lequel se trouve plongé l’homme moderne par son désir de ne plus se soumettre au regard de Dieu, comme cet agnostique l’a magistralement démontré dans Crimes et délits, Woody Allen est un moraliste d’autant plus cruel et pertinent que c’est aussi lui qu’il flagelle à travers l’époque, dont l’homme qu’il est dans la vie réelle partage souvent les errements et les vices.

Woody Allen est un moraliste d’autant plus cruel et pertinent que c’est aussi lui qu’il flagelle à travers l’époque. Car, bien sûr, moraliste, Woody Allen n’en est pas moins un pécheur, avec ses faiblesses et ses indignités. Des faiblesses et des indignités que le manichéisme de l’époque voudrait voir tout occulter, comme si l’homme était assez monstrueux pour effacer l’artiste, pour qu’on doive le réduire au silence. Ses films ne sont plus distribués aux États-Unis, le studio Amazon ayant rompu le contrat qui le liait au cinéaste, et le groupe Hachette, qui avait finalement accepté de publier ses mémoires après que nombre de grands éditeurs américains ont refusé de prendre ce risque, a fait volte-face devant la protestation d’une partie de ses employés et surtout de l’un de ses auteurs vedettes, Ronan Farrow, «tombeur» de Weinstein grâce à ses enquêtes journalistiques et en guerre depuis des années avec son père Woody Allen, dont il est le seul enfant biologique.

Que reproche-t-on à Woody Allen? D’abord d’avoir eu une relation sexuelle avec une jeune femme de 35 ans sa cadette (qu’il a épousée ensuite et qui est toujours sa femme), alors même qu’il était en couple avec la mère de celle-ci, Mia Farrow (contrairement à ce qu’écrivent régulièrement des journalistes peu scrupuleux, Woody Allen a donc épousé la fille adoptive de son ex-compagne, et non pas sa propre fille adoptive, ce qui aurait ajouté à l’immoralité de la chose une illégalité flagrante). C’est évidemment une conduite moralement peu reluisante, voire répugnante ; mais n’étant pas illégale et ayant eu lieu entre adultes consentants, on est en droit de considérer que c’est une affaire qui ne regarde que les personnes concernées, même si elle jette sur l’homme privé Woody Allen une lumière peu flatteuse. Mais l’accusation la plus grave n’est pas celle-là. Elle est née dans la foulée de la séparation particulièrement houleuse, on s’en doute, qui s’est ensuivie entre Woody Allen et Mia Farrow.

Dans cette famille dysfonctionnelle, les choses sont visiblement plus compliquées que ne le voudrait le simplisme de l’époque, qui réclame un coupable - de préférence masculin - et une victime.

C’est en effet en pleine bataille judiciaire pour la garde de leurs enfants, en 1992, que Mia Farrow accuse son ex-compagnon d’attouchements sexuels sur la personne de leur fille adoptive, Dylan, alors âgée de 7 ans. Woody Allen a toujours nié les faits, mettant ces accusations sur le compte de la rancune de Mia Farrow [qui est complètement cinglée, mais ça ne compte pas quand c'est une femme] à son égard. Si Ronan prendra le parti de sa mère contre son père, la presse oublie toujours de signaler qu’un autre fils adoptif de Woody et Mia, Moses Farrow, a pris la défense d’Allen et accusé sa mère d’avoir manipulé sa sœur Dylan «par haine de son père» - Moses a publié sur son blog un témoignage extrêmement circonstancié sur l’affaire où il explique pourquoi, selon lui, l’agression de Woody Allen contre Dylan ne peut pas matériellement avoir eu lieu, mais aussi décrit les mauvais traitements infligés à ses frères et sœurs comme à lui par Mia Farrow.

Après une enquête approfondie, la justice américaine a refusé de poursuivre Woody Allen tout en jugeant sa conduite « inappropriée », les services sociaux de New York ayant conclu à l’inexistence d’abus sexuel sur Dylan. L’affaire se solde par une restriction des droits de visite du cinéaste à l’égard de ses enfants. Depuis la dernière intervention de la justice dans l’affaire, en 1995, aucune accusation supplémentaire n’a été portée contre le cinéaste ; et ce n’est que parce que Dylan et Ronan Farrow ont saisi le contexte de #MeToo pour remettre l’accusation contre leur père en pleine lumière médiatique que celle-ci a ressurgi, sans qu’il y ait le moindre élément nouveau depuis que la justice a classé l’affaire. Il ne s’agit donc pas, en défendant Woody Allen, de prétendre que son talent le placerait au-dessus de la justice. Il s’agit, au contraire, de rappeler qu’être soumis à la justice, c’est aussi bénéficier du droit d’être innocenté ; qu’un artiste a, comme les autres, droit à la protection de la justice et à la présomption d’innocence ; et que la souffrance, la colère et l’indignation ne donnent pas tous les droits et ne placent personne, non plus, au-dessus de la justice.

Chacun est évidemment libre de penser, en ne sachant rien de plus de cette affaire que ce que la justice américaine a eu à en connaître, que celle-ci s’est trompée. Chacun a le droit de penser que la vie privée de Woody Allen est répugnante et que le cinéaste est un salaud. Il n’en reste pas moins que, au regard de la justice, c’est un homme innocent. L’amalgame avec Roman Polanski, condamné par la justice américaine après avoir été accusé de viol sur une enfant de 13 ans et qui a partiellement reconnu les faits, et par ailleurs accusé de viols et agressions sexuelles par plusieurs femmes mineures au moment des faits, est donc tout à fait mensonger. Comme l’a dit Woody Allen dans un entretien donné pour la sortie de son dernier film :

« J’ai été accusé une fois dans ma vie par une personne. Il y a eu une enquête sérieuse menée par deux juges qui ont conclu ensemble que cela n’avait aucun sens. »

Ce qui n’empêche pas, sur les réseaux sociaux, des gens qui ignorent tout de l’affaire de le décrire comme un pédophile en série qui « sodomise des bambins »… Vouloir priver quelqu’un dont la justice a estimé qu’il était innocent du droit de faire entendre sa parole, tandis que ses accusateurs ont toute latitude de continuer à lui reprocher ce qu’il nie avoir commis, n’est pas seulement une injustice flagrante, c’est un effrayant recul de nos libertés. Si on accorde au tribunal de l’opinion publique le droit de décider, sur des critères moraux subjectifs et fluctuants, de qui a le droit ou non de s’exprimer, qui ne voit qu’on met en branle un engrenage qui ne peut que broyer inexorablement, recul après recul, lâcheté commerciale d’éditeur trop prudent après lâcheté commerciale, le droit fondamental à la liberté de parole ? Beaucoup ont réagi au recul d’Hachette par un haussement d’épaule, soit qu’ils affirment que Woody Allen n’a qu’à s’autoéditer, soit qu’ils pensent, par antipathie pour le personnage, que c’est bien fait pour lui. À ces réactions à courte vue, on préfère la lucidité de Stephen King quand il écrit : « La décision d’Hachette de laisser tomber Woody Allen me met très mal à l’aise. Ce n’est pas lui, je me fiche de M. Allen. Ce qui m’inquiète, c’est qui sera muselé la prochaine fois. »

Ronan Farrow a déclaré que la décision initiale d’Hachette de publier Woody Allen témoignait d’un manque « de compassion pour les victimes d’agressions sexuelles ». Mais l’indispensable compassion pour les victimes ne saurait justifier qu’on piétine et la liberté d’expression et la justice, en ignorant le droit des accusés à faire entendre leur point de vue, et plus encore lorsqu’ils ont été blanchis des accusations portées contre eux.

Si l’on ne résiste pas à cette pente, en arrivera-t-on bientôt, dans les procès, à interdire aux accusés de se défendre, au prétexte que leur parole offenserait les victimes ?

C’est bel et bien à ce déni de l’État de droit que la censure dont est victime Woody Allen ouvre la porte.
*********************

vendredi, mars 06, 2020

Putain de nature qui ne comprend rien au réchauffisme !

lundi, mars 02, 2020

A propos de l'affaire Polanski aux Césars : le naufrage moral de la « grande famille » Thénardier du cinéma français.

En tant que vieux réac de droite, j'ai toujours été opposé à la licence sexuelle soixante-huitarde. Ne me faites pas le sketch de « tu défends un pédophile ».

Dans l'affaire Polanski, plusieurs choses me gênent :

1) Même si Polanski est toujours considéré comme en fuite, la seule affaire dans laquelle il a été impliqué et qui a été jugé est réglée.

2) Je suis contre l'imprescriptibilité, y compris des crimes contre l'humanité. L'homme est faillible et changeant, juger 40 ans et plus après les faits est injuste.

3) La concentration des attaques sur cet homme en particulier est malsaine. On sait tous que certains ministres roses sont des pédophiles notoires qui allaient (vont) faire leurs courses au Maroc. C'est le principe du bouc-émissaire, pas la justice.

4) Le jury populaire, ce n'est vraiment pas mon truc. Même pour nos politiciens que je veux faire fusiller dans les fossés de Vincennes, j'attends un procès dans les règles, alors pour Polanski ... Le lynchage par la foule déchainée (tout le monde sommé d'être unanime sinon lynché aussi), pas mon style.

Et puis, il faut voir qui compose ce tribunal populaire : un cinéaste, c'est un demi-maquereau et une actrice, c'est une demi-pute. Et, dans la plupart de cas, le « demi » est une gentillesse excessive qui devrait être ôtée par souci de la vérité.

Le jury est donc plus que douteux. Ils ont d'ailleurs prouvé qu'ils étaient des minables par leur attitude fuyante. Darroussin écorchant volontairement le nom de Polanski remportant la palme de la bassesse.

Lâches, veules, vindicatifs, incultes aussi, ils ont bonne mine les justiciers.

C'est de la putasserie à l'état brut. On vilipende le vieux mâle blanc, maitre d'hier, et on encense le jeune coloré, maitre de de demain (croient-ils). Mon cul est au vainqueur. On en revient toujours à ça : le cinéma, c'est un milieu de putes.

Alexandre Devecchio : « César, le cinéma victime de la tyrannie des minorités »

*************
« Si vous gagnez un prix ce soir, ne faites pas un discours politique, vous n’êtes pas bien placé pour donner des leçons à la population. Vous ne connaissez rien au monde réel, (…) donc si vous gagnez, venez prendre votre prix, remerciez Dieu et votre agent et barrez-vous! », lançait l’humoriste britannique, Ricky Gervais, lors de l’ouverture de la cérémonie des Golden Globes en janvier dernier, devant un parterre de stars hollywoodiennes, riant jaune. On aurait aimé qu’un Ricky Gervais français se livre à un pareil dynamitage en règle lors de la 45e cérémonie des César. Hélas, Florence Foresti n’était pas Ricky Gervais.

[…]

Ce fut la bonne surprise d’une soirée pénible à regarder: le palmarès vint contredire les discours. Par leur vote à bulletin secret en faveur de Polanski, mais aussi à travers les trois prix accordés à La Belle Époque, ode nostalgique à la liberté des années 60-70, la majorité des membres de l’Académie ont semblé vouloir résister silencieusement à ce nouveau maccarthysme et signifier que l’art devait l’emporter sur l’idéologie.
*************


Violences à la gare de Lyon : « Une société multiculturelle est une société de conflits multiples ».

*************
Les personnes qui ont regardé la soirée des César à la télévision n’ont peut-être pas compris les propos tenus par la comédienne noire Aïssa Maïga: « À chaque fois que je me retrouve comme ça, dans une grande réunion du métier, je ne peux pas m’empêcher de compter le nombre de noirs dans la salle. » Sauf qu’Aïssa Maïga n’était pas «dans une grande réunion du métier», mais à la télévision, devant toute la population française. Comme les Congolais de la gare de Lyon ou les migrants d’Ouistreham, elle a réglé en public un conflit racial, le sien. Aïssa Maïga a tenu à dénoncer la société française et le milieu du cinéma comme outrageusement racistes. Elle n’a pas dit combien de noirs il aurait dû y en avoir dans la salle pour que le secteur professionnel qui est le sien et qui l’emploie et la fait tourner sans discontinuer ne soit pas considéré comme raciste. Il s’est trouvé des gens dans la salle pour applaudir Aïssa Maïga. Les mêmes sans doute qui se sont levés et sont partis quand le film du juif Roman Polanski, J’accuse, a été primé.

Bienvenue dans la société multiculturelle.
*************

Cérémonie des César: « On a refusé de dire le nom de Roman Polanski, comme si celui-ci n’avait plus le droit d’exister ».

*************
Comment en est-on arrivé là ? Comment, dans la France de 2020, Florence Foresti peut-elle trouver drôle de dire que J’accuse est « un film sur la pédophilie dans les années 70 » ? Et l’ensemble de l’assistance rire de bon cœur comme à une bonne blague, alors qu’elle est en train, tout simplement, de nier l’importance de l’Affaire Dreyfus ?

J’avoue que cette soirée m’a fait peur et que, quelles que soient les justifications de celles qui ont accusé, souvent à juste raison, des hommes d’avoir eu des comportements honteux, rien n’excuse ces agissements. Rien n’excuse de contester un vote parfaitement démocratique - d’un panel de votants certes particuliers, mais c’est ainsi - de gens qui, à bulletins secrets, ont choisi de nommer « Meilleur Réalisateur » Roman Polanski.

Il y avait vendredi soir, salle Pleyel, comme lauréats des César les plus prestigieux, deux « repris de justice », l’un, Ladj Ly, à qui rien ne fut reproché et qui fut même acclamé, l’autre, Roman Polanski, qui n’a même pas pu venir recevoir son César et dont le nom a été nié. Deux poids, deux mesures.

Le cinéma français va mal. La crise qu’ont déclenchée celles qui en sont à l’origine ne l’entraîne pas dans le bon sens. C’est le moins que l’on puisse dire.
*************

Olivier Babeau me rejoint sur la critique du cinéma subventionné :

Babeau : Du cinéma étatisé et subventionné... au puritanisme à l’américaine.

*************
Le cinéma devait être la célébration d’une certaine idée de la France, d’une fierté de ce que nous sommes, il est en passe de se transformer en rite piaculaire au cours duquel, quels que soient les efforts et les progrès réalisés, les coupables désignés sont tenus de faire acte de contrition. L’actrice Rosanna Arquette écrivait dans un tweet: « Je suis désolé, je suis née blanche et privilégiée ; cela me dégoûte. Et je ressens tellement de honte. » Peu nombreux sont ceux qui relèvent les contradictions de ces combattants de la justice sociale : indignations à géométrie variable, censure au nom de la liberté, exclusion au nom de l’inclusion, discrimination au nom de la lutte contre la discrimination... Par un retournement stupéfiant, la dénonciation de « l’essentialisation » dont se rendait coupable la société d’hier (cataloguer des gens en fonction de leur race, de leur sexe, de leur sexualité) se mue en une essentialisation permanente, radicale et revendiquée avec violence. Chaque locuteur est désormais renvoyé à son statut supposé dans l’architecture sociale victimaire. Il doit d’abord déclarer «d’où il parle», annoncer son appartenance à telle ou telle catégorie qui fera de lui une victime patentée ou au contraire un coupable par construction. En fonction de ce classement a priori seront définis précisément les discours que l’on peut tenir, l’attitude que l’on peut avoir.

[…]

Le prochain stade n’est que trop prévisible : l’État, qui tient les cordons de la bourse, va réformer son système pour complaire aux plus enragés. Nous allons bientôt voir fleurir quotas, critères moraux dans les choix des thèmes et commissions de censures. Sombre futur pour les salles obscures.
*************

samedi, février 29, 2020

Parlons de l'affaire Polanski

Voici ce qu'en dit la victime. C'est autrement impressionnant et intelligent que le mauvais cinéma (c'est leur spécialité, le mauvais cinéma. Netflix a de belles perspectives) de la vertu outragée des connasses des Césars.



Samantha Geimer: «Personne n'est en droit de dire à une victime ce qu'elle doit pense »

 Temps de lecture : 10 min Peggy Sastre — 28 février 2020 à 8h45 — mis à jour le 28 février 2020 à 9h38

Alors que l'«affaire Polanski» resurgit à l'occasion de la cérémonie des César, Samantha Geimer, violée par le réalisateur en 1977, s'élève contre l'emballement médiatique autour de son histoire

vendredi, février 07, 2020

La grande lâcheté des féministes

Vous connaissez ma thèse politiquement incorrecte : les féministes actuelles, à la de Hass-Autain, sont des hystériques qui cherchent à se faire remettre à leur place par un « vrai mâle », rôle que ne remplit plus le minet blanc occidental vegan à trottinette, habillé comme une nana, qui prend soin de sa peau avec l'Oréal. Rôle que Mouloud de banlieue remplit caricaturalement.

Il y a une vraie fascination de toute la gauche tarée pour l'islam.





samedi, novembre 30, 2019

La domination masculine n'existe pas (P. Sastre)

C’est du bon sens : il est impossible qu'une espèce pensante et consciente comme l'espèce humaine (il est vrai que certains de nos contemporains pensent de moins en moins) ait pu se perpétuer malgré l'oppression d'un sexe sur l'autre.

Le féminisme est l’expression d’une psychose hystérique (la prépondérance dans ce militantisme des lesbiennes n’est plus à démontrer. C'est quand même étrange que se donnent comme mission de réformer les relations hommes-femmes celles qui les connaissent le moins, et encore plus étrange qu'on les laisse faire sans éclater de rire devant le ridicule de cette prétention).

Il est vrai que la faute provient en grande partie des hommes : ils débandent face à cette adversité.

L’anecdote est bien connue de Simone de Beauvoir qui baisse son féminisme d’un ton quand elle remplace son avorton de Sartre par un vrai mâle.

Chesterton, avec son alacrité habituelle, jugeait que le féminisme est l'ambition idiote de certaines femmes d'être jugées suivant les critères masculins.




Le problème de quitter le bon sens et d’invoquer une domination masculine qui n’existe pas, surtout sous nos latitudes, c’est qu’on fabrique des aigries et des frustrés.

Mais peut-être est-ce le but réel ? L’aigreur et la frustration sont d’excellents moyens de contrôle de la population.

mardi, octobre 15, 2019

Certaines scènes étant susceptibles de choquer la sensibilité du lecteur, cet article est déconseillé aux enfants et aux féministes de moins de 50 ans.

J’en ai ras la caquette des connasses de féministes bourgeoises. J’ai bien des reproches à leur faire, mais, à la longue, le plus gros, c’est leur bêtise. C'est pénible d'avoir à faire à des connes (et aussi à des cons).

Comme les puritains de connards anglo-saxons voulaient éliminer la sexualité féminine au XIXème siècle, maintint les mêmes connards veulent éliminer au XXIème siècle la sexualité masculine. Mais c’est toujours la même peur de la sexualité.


************************

On trouve volontiers des circonstances atténuantes aux islamistes et aux criminels. Mais certains délinquants mâles hétérosexuels échappent à toute pitié. Comprendre, ce n’est pas excuser.


AVERTISSEMENT
Certaines scènes étant susceptibles de choquer la sensibilité du lecteur, cet article est déconseillé aux enfants et aux féministes de moins de 50 ans.
La fille sur la photo, je l’ai déjà vue quelque part, je la connais, ou alors c’est sa sœur, ou son clone, en tout cas, c’est son genre. Elle n’était pas aussi fringante que d’habitude, mais je l’ai reconnue derrière ses lunettes noires, malgré ses cheveux sans éclat, son teint pâle sans maquillage ; malgré ses larmes de veuve quand elle répondait aux journalistes et tenait à témoigner trente ans après, en regrettant que la mort d’un homme la prive de procès, soutenue par ses avocats comme pour ne pas s’effondrer en direct.

Jeffrey Epstein, une vie de vengeance?

Sur la scène de ce théâtre dressé par la défense pour les médias, je l’ai reconnue. C’est la jolie blonde, pas celle au physique expérimental des défilés de mode, plutôt la fille des magazines faite pour plaire aux hétérosexuels, la fille canon. Pas une beauté originale, mais une beauté conforme. Un type, un genre, des critères simples, une valeur sûre. Celle qui figure au premier plan sur le tableau d’une réussite, le butin pour un homme après la bataille pour les bonnes places. Celle que les derniers des cons devenus stars du football ou de la chanson ne manquent pas d’épouser avec leurs premiers millions et dont les plus malins se séparent très vite pour trouver une âme un peu plus sœur. Celle à qui les plus présomptueux se déclarent dès l’école, les autres ayant renoncé à entrer dans la compétition, mais qui met tous les petits garçons d’accord à un âge où le goût n’est pas encore formé et où le conformisme règne. Celle dont on tombe amoureux quand le cœur est le plus tendre et le plus fragile. Mais celle qui peut faire mal, un mal profond et durable, parfois incurable, à ceux qui déplaisent, à ceux qui auront cru à leur chance et auront été éconduits d’une façon sèche, brutale, humiliante, blessante.
C’est la petite blonde de François Cavanna, celle dont il était amoureux et qui ne voulait pas lui donner la main quand la maîtresse les mettait en rang par deux. « J’aime pas les macaronis », disait-elle en pleurant. Le petit immigré italien s’en est bien tiré, il lui a écrit dans Les Ritals : « Je t’aime quand même idiote. » Tous ne se remettent pas aussi bien de ces premières humiliations, pas aussi droit. Allez savoir ce qui est arrivé à Jeffrey, le petit gamin de Brooklyn. Quand donc a-t-il compris que ces petites blondes, celles qui prennent pour modèles ces grandes filles qui vendent leur image plastique et ne se lèvent pas le matin pour moins de 10 000 dollars, ne se donnent pas gratuitement ?
Nous ne vivons pas dans le monde impitoyable de Jeffrey. Pas encore.
Alors peut-être que depuis l’enfance, Jeffrey s’est vengé, peut-être a-t-il a passé sa vie à se venger, en devenant riche pour se payer la blonde qui avait dit non, et puis en forçant cette oie blanche pour qui le désir de Jeffrey n’était qu’une mauvaise plaisanterie et son amour une option inenvisageable. En forçant toutes ces répliques de sa petite blonde, peut-être y a-t-il trouvé du plaisir, peut-être a-t-il fini par ne trouver de plaisir que comme ça, par la contrainte, l’intimidation, la force. Peut-être a-t-il essayé des majeures consentantes et professionnelles débarrassées de leur vertu ou encore de ces masseuses asiatiques qui ne font pas tant d’histoire, et peut-être s’en est-il lassé. Manquait-il à ce commerce, à ces étreintes trop mécaniques, trop prévisibles, trop entendues le regard inquiet de vierge effarouchée indispensable à son plaisir, ce plaisir dangereux, celui qui nous rapproche de la mort ? Nous ne saurons plus rien de l’âme et du cœur de Jeffrey, mais il faut être sacrément revanchard ou gravement atteint quand on est un milliardaire américain pour empoigner une fille en lui disant : « Si tu n’es pas vierge, je te tue », si l’on en croit le témoignage d’une victime, l’une de ces fifilles en noir qui, devant les caméras, longtemps après, semblent porter le deuil de leur candeur et de leur virginité. Comment ce bon parti, comment ce beau mec en est-il arrivé à avoir les exigences archaïques et la brutalité d’un prince arabe et de certains pères de famille turcs ?

Sexe: quand la raison déserte

Jeffrey a-t-il fini par se raconter des histoires sur l’idée même du consentement ? Ça arrive dans tous les couples : « Tu disais non, mais je savais que ça te ferait plaisir. » Ça arrive aussi avec des inconnues quand un désir ardent nous brouille l’écoute sur la réalité et nous embrume l’esprit. Jeffrey a peut-être fini par se persuader qu’il en savait plus sur les désirs profonds et secrets de ces masseuses de 17 ans que les jeunes filles elles-mêmes. Qui n’a pas connu ces instants volcaniques où le désir nous consume, nous embrase, nous enflamme, où un ouragan intérieur nous emporte, nous balaye, nous disperse, où le discernement est altéré et la décence absente ? En rut, nous sommes des animaux que l’instinct commande et que la raison déserte. Quinze ans de prison pour tirer un coup vite et mal fait, ça devrait faire réfléchir. Eh bien, ça ne suffit pas toujours. Chez certains, le cerveau ne répond plus : Après moi le déluge ! Chez d’autres, il répond mal et nous nous satisfaisons du mensonge d’une complicité érotique inavouée, d’un désir partagé inconscient. Il nous fait entrer dans le monde des choses qui se font et ne se disent pas, et où tout est permis. Même quand la fille dit « non », il nous autorise à entendre « oui ». Ainsi, quand la violente douceur d’une présence féminine nous transporte, nous transperce et nous fait trembler comme une feuille, quand la proximité d’un corps dont seules quelques étoffes légères nous séparent nous met en ébullition, quand l’opportunité, la possibilité d’une étreinte nous chauffe le sang, et quand le sexe, cette bête qui vit dans nos ventres, se réveille, nous semblons dominants, nous sommes sourds et aveugles, nous sommes trompés, et nous sommes dominés.
Est-ce cet aveuglement qui a perdu Jeffrey, qui a occulté la perspective du procès, de la prison, de la mort. Ou la puissance que donne la liberté du milliardaire lui a-t-elle fait perdre toute décence commune ? Une accoutumance à un pouvoir qui offre un accès rapide et facile à tous ses désirs et tous ses plaisirs a-t-elle fini par abolir les barrières de la morale et celles de la loi ? Quand on a pris l’habitude de tout acheter, les lieux, les choses et les gens, on peut finir par les confondre. On ne gagne pas des fortunes dans la finance en se souciant des conséquences de ses actes sur la vie des gens et on finit par ignorer les traumatismes, les souffrances, les victimes. Sans compassion et sans limites, on peut devenir un prédateur sexuel. Enfin, ici, toutes les limites n’ont pas été abolies. Dans cette histoire, personne n’est mort, à part Jeffrey.
Jeffrey Epstein ®Stéphanie Keith / Getty images / AFP
Une manifestante bandit le portrait de Jeffrey Epstein, devant le tribunal de Manhattan où le milliardaire comparaissait, New York, 8 juillet 2019. ®Stéphanie Keith / Getty images / AFP

Je me souviens d’avoir vu une blonde comme sur la photo, enfin une qui lui ressemblait, dans les bureaux d’un client très fortuné. Une jeune beauté du genre qu’on voit descendre des Mercedes dans les quartiers chics, une blonde classe A, moulée dans une de ces tenues tout en cuir et en transparence, décentes mais qui doivent avoir toute leur place dans les causes du réchauffement climatique. Elle ne m’a pas vu, les filles comme elle ne regardent pas les mecs comme moi, les ouvriers, ou alors d’un œil distrait. À quoi pourrais-je leur servir ? Comme elle, je faisais la queue pour me faire payer un travail sur mesure, à la grande satisfaction du client, disait-il. J’étais invisible, elle était inaccessible. Elle était hautaine, j’étais intimidé. Si nous avions attendu le même ascenseur et que la cabine avait été un peu étroite, je ne l’aurais pas pris avec elle et l’aurais laissée l’emprunter seule ; j’aurais épargné ma présence, mon corps, ma sueur, mon odeur, mon haleine, ma testostérone à cette fleur chic, délicate et parfumée. Je l’ai regardée traverser le bureau du client, et j’ai gardé l’image pour me faire plus tard un film avec une scène sur le bureau.

La patience du menuisier

Elle n’était pas dans mes moyens. Je le savais. L’invisibilité du travailleur manuel a ses avantages, elle lui permet de se confondre parfois avec ses meubles. Il est arrivé que la secrétaire de Monsieur, qui avait oublié que j’étais là, raconte à je ne sais qui au téléphone des choses que la gouvernante, acquise à Madame, ne devait pas entendre. Moi, je ne comptais pas et de toute façon, même sans être de la maison, j’étais acquis à Monsieur, tout le monde le savait.
– Je l’ai dit à Monsieur qu’il était beaucoup trop généreux. Une voiture, et pas n’importe quoi, une bien, neuve, soi-disant qu’elle en avait besoin pour son travail. Tu parles. En plus de tout ce qu’il lui donne, parce que je peux te dire qu’il lui en donne de l’argent. Je peux pas te dire combien, mais il en donne. Attends, mais c’est pas ça, c’est que Carine l’a appris, je sais pas comment, mais elle l’a su.
– …
– Mais oui, elles se connaissent, c’est Élodie qui lui a amenée. Il voulait faire un plan à trois et après, elle est restée. Elle lui a fait une scène pour la voiture, alors qu’il lui paye tout : son appartement, son loyer, les travaux, le déménagement, c’est n’importe quoi.
–…
– Bah oui, je lui dis, mais il sait pas dire non. Bon j’te laisse. J’ai du boulot…
Enfin bref, voilà comment j’ai su. Ces filles n’étaient pas dans mes moyens.
J’étais devenu le menuisier de la maison après avoir posé des bibliothèques dans un hôtel luxueux où mon client vivait avec sa femme et ses grands enfants, qui ne semblaient pas pressés de s’éloigner d’un père tendre et généreux. Il était sympathique et bienveillant, et avait laissé à sa femme les commandes de la déco pour avoir la paix. Il est rare que je perde du temps à discuter de la couleur des rideaux avec les rombières, c’est le boulot de l’architecte, je préfère transpirer en montant les planches dans les étages, c’est une question de dignité. Mais pour ne pas embarrasser mon client, je me prêtais au jeu de bonne grâce. C’est donc avec Mme Verdurin, autoritaire et péremptoire, que j’usais de diplomatie, et ma patience, pour que nous nous accordions sur les agencements. Il fallait toujours lui laisser l’impression que la bonne idée venait d’elle, même pour ne garder qu’une vague idée de départ. Ne jamais dire non, même aux idées les plus loufoques, mais : « Oui, ça peut être très joli, et si pour des questions de proportions et de symétrie, nous faisions comme ça ? » même quand le « comme ça » ne ressemblait en rien au truc qu’elle s’était imaginé. Elle était larguée, mais gardait la tête haute et après un silence qui précédait la sentence, sur un ton un peu maternaliste : « Oui, pourquoi pas, pas bête, vous avez de bonnes idées Cyril, et vous penserez à me mettre des poignées en inox brossé, hein, inox les poignées, vous serez gentil. » Elle restait maîtresse d’une maison où elle régnait sans partage. Il lui fallait la maternité de la dernière touche, celle de l’artiste, je la lui laissais volontiers. Je ne me battais pas pour imposer mon goût, j’étais là pour donner satisfaction, pas pour déranger. Je ne m’évertue pas à jeter mon égo à la face du monde, je ne suis pas artiste, je suis artisan. L’inox était tendance pour les poignées, elle en voulait partout. Si la mode avait été au fer rouillé, on aurait risqué le tétanos en ouvrant les portes.

Des vidéos oubliées…

Quelques heures par semaine, Mme Verdurin tenait une galerie de peinture. L’endroit était une danseuse qui coûtait plus cher que celles de son mari, elle y exposait de jeunes talents. J’ignore si elle couchait avec, je n’y ai jamais travaillé et je n’étais pas assez intime avec la gouvernante pour le savoir. Monsieur était amateur d’art et collectionneur, mécène et philanthrope, il avait été décoré par le ministère de la Culture pour une série de dons faits à des musées, mais il ne posait pas aux côtés d’un ministre sur une photo. Dans son bureau, il n’y avait que le portrait de Brassens. Il était gentil et attentionné, il se souvenait de la date de mon anniversaire et me confectionnait lui-même un sandwich qu’il m’apportait sur un plateau avec une bière pression et maison chaque fois que je venais transformer son foyer en chantier.
Il m’arrivait aussi de travailler pour lui dans une garçonnière dont sa femme devait ignorer l’existence. J’avais couvert un mur entier de vidéothèques qui se remplirent au fil du temps de cassettes VHS exclusivement porno. Elles devaient être fermées à clef par des portes, m’avait spécifié mon client collectionneur. Un jour, en démontant une bibliothèque, sont tombés divers objets restés perchés et oubliés derrière la corniche. Rien qui jure dans une garçonnière : un tube de vaseline, des menottes de fourrure roses et des cassettes de caméscope qui portaient des prénoms de filles sur leurs étiquettes. J’ai mis les cassettes de côté, mais le démon de la curiosité est venu me laisser espérer que je reverrais la fille du bureau en tenue légère et dans des positions embarrassantes, et mon sens du respect de la vie privée a fini par céder le pas devant des appels plus impérieux. Et puis, mon client n’avait-il pas fait de moi son complice en me mettant dans le secret de sa garçonnière ?
Entre deux coups de marteau et trois coups de rabot, je suis allé glisser une cassette dans la fente d’un magnétoscope et j’ai allumé la télé. Monsieur est apparu en slip et chaussettes noires, avec ses grosses lunettes carrées, la dégaine de Raymond Calbuth, le personnage de BD, puis nu sur un lit, avec une fille pas blonde, qui peinait à éveiller un membre endormi, malgré ses efforts fervents et ceux de Monsieur qui regardait un porno diffusé au pied du lit sur la télé. Une autre fille est arrivée, toujours pas blonde, plutôt arabe. Elle s’est déshabillée sans cérémonial et sans érotisme en prévenant qu’elle n’avait qu’une heure, elle devait aller chercher sa fille. Elle a rejoint la première pour lui donner un coup de main et la petite olive allongée qui dépassait des couilles de Monsieur a donné des signes de vie. Même en accéléré, Monsieur a été long à jouir.

Sensations fortes

Sur la deuxième cassette, Monsieur est debout, nu dans un couloir près de la salle de bain. La fille arabe est debout aussi, habillée et tient par les épaules une fille très jeune, très blonde, sans doute mineure, genre collégienne de Saint-Jean-de-Passy sans son serre-tête, l’air innocent, pur, virginal, une jeune fille de chez Anouilh. Quand la brune la fait s’agenouiller, blanche et pâle dans une culotte en coton qu’un sillon juvénile creuse au milieu et un maillot blanc que la brune lui retire, elle rappelle Jeanne d’Arc. Ses cheveux blonds, lisses, un peu filasse, tombent sur ses seins, deux cerises sur un gâteau pas cuit. Elle se laisse faire, l’autre dirige la manœuvre. « On devrait mettre une serviette sur la moquette. Attends. Deux secondes. » La brune sort de l’écran et revient avec une serviette de toilette qu’elle étale par terre avant que la jeune fille se remette à genoux. « Bon, tu fermes bien les yeux, tu ne bouges pas et tu penches la tête en arrière. » On se croirait chez le coiffeur, jusqu’à ce que Monsieur debout derrière la blonde se mette à lui pisser sur le cou et les épaules. Ça coule sur la fille, il n’y a pas de dialogue. C’est déjà fini. Sans la laisser égoutter, la meneuse emmène la blonde prendre une douche. Monsieur reste seul dans le couloir, il ne bande pas et aucune extase ne paraît à l’écran.
Est-ce ainsi qu’un homme vit les dernières années de sa vie sexuelle ? Seul, menacé d’impuissance par l’âge, par l’habitude, par une épouse au caractère trop dur et aux chairs trop molles, comme un drogué dans le besoin de doses toujours plus fortes, en quête d’images toujours plus crues, de corps toujours plus étroits, de filles toujours plus jeunes jusqu’au-delà de la limite, et comme un cancéreux en phase terminale qui tente tous les charlatanismes sans vraiment y croire, finissant par se livrer aux pratiques les plus déroutantes et les plus désespérées pour arracher à la vie qui s’éteint une dernière érection avant la mort, au bout du couloir.
C’est cette blonde-là que j’ai cru reconnaître sur la photo, c’est elle le sosie de l’une des victimes de Jeffrey, qui aujourd’hui envisage de poursuivre ses héritiers pour obtenir réparation. Elle a le même type commun, répandu, générique, et le même air innocent. Je crois savoir qu’elle est repartie avec 5 000 francs à l’époque, enfin de quoi s’acheter un sac Chanel. Je ne l’ai jamais revue. Sa vie est-elle foutue ou rit-elle aujourd’hui des folies commises pendant sa jeunesse insouciante, amorale et dorée ? Garde-t-elle un petit regret du temps où l’argent était facile et le corps comme neuf après une douche à l’eau, ou est-elle rentrée dans les ordres féministes révolutionnaires ? J’aurais pu la revoir, elle aurait pu se lever un matin, réveillée par un traumatisme et un besoin de réparation, et nous l’aurions tous vue un jour à la télé avec des lunettes noires et des avocats, dans une mise en scène très américaine. J’aurais pu voir aussi en décor au JT la photo de mon client, une photo d’avant l’affaire, avec cet air tendre et bienveillant, perdu en prison après un lynchage feuilletonné par les médias, qui aurait dépecé sa famille, et précipité Monsieur dans la honte jusqu’au suicide. Ce n’est pas arrivé, mon client est aujourd’hui un grand-père attentionné et ses petits enfants peuvent grandir à l’abri de l’exhibition de sa vie sexuelle, étrange mais privée. Les petits arrangements entre une jeune fille délurée et dépensière, et un sexagénaire qui demande au bourreau une dernière petite pipe avant que le couperet ne tombe n’ont pas été exposés en place publique et dénoncés. Tant pis pour celles et ceux qui ont tant soif de justice et de transparence, elle ne sera pas étanchée par les larmes du « criminel » qui court toujours, mais plus le jupon, je le crains. La nature et la vieillesse sont sans pitié. Pas nous, nous sommes humains, et français. Nous ne vivons pas dans le monde impitoyable de Jeffrey. Pas encore.

dimanche, décembre 23, 2018

La masculinité a quelques avantages

Peter Hitchens, à propos des drones qui ont bloqué Gatwick pendant deux jours :

***************
One of the things I most enjoyed about living in Russia was the absence of prissy health and safety. The doors on the Moscow metro slammed shut with a vicious crash, after a single warning, and if you were caught in them, too bad. No pathetic reopening of the doors. So nobody ever was caught in them, and trains ran fast and frequently.

On ferociously freezing days when any Western airline would have given up, Russian internal flights took off without hesitation, and arrived on time.

This is nothing to do with communism or tyranny. Israel is much the same. Russia (how can I put this?) is still a rather masculine society, in which the influence of lawyers and social workers is minimal. And I rather think that if anyone was fool enough to fly a drone over one of Moscow’s major airports today, two things would happen within about half an hour. The drone would be shot out of the sky, and the person involved would be in the slammer, contemplating a lengthy spell in Siberia. If the airport ever had closed (which I doubt), it would soon be opened again.

When I lived there, in the 1990s, this aspect of it reminded me of the equally masculine post-war society in which I grew up.
***************

Nous vivons dans des sociétés féminisées jusqu'au grotesque (d'où l'attrait du viril islam sur certains occidentaux). Or, le féminin est fondamentalement un principe de désordre (je publierai un de ces jours une recension de 12 rules for life, de Jordan Peterson, où il l'explique très bien).

Une société qui croit, comme la nôtre, que le Bien est uniquement du coté féminin et le Mal du coté masculin, se suicide. Tout simplement.

Vous me direz que les gens sont plus fins que cela. D'abord, ce n'est pas entièrement vrai : pas tous.

De plus, ce n'est pas ce qui compte. Ce qui compte, c'est la parole publique et celle-ci est monopolisée par un discours tellement féministe que je me demande si ce mot est encore adapté, si on ne devrait pas en inventer un nouveau.

Certains pensent connaître l'aboutissement de ce suicide par le féminisme : l'islamisation et la reprise en main par les hommes qui s'en suivra. Peut-être. En tout cas, je ne le souhaite pas, mais alors, pas du tout : je partage le jugement de Houellebecq sur l'islam.




mardi, octobre 30, 2018

Le néo-féminisme en action (et après, vous me direz que nous ne sommes pas cernés par les cons)



Je me pose tout de même une question : cette connasse débile a un chose avec des trucs entre les jambes (je n'ose écrire « un homme »), le père de son enfant ? Et il ne lui a pas passé un savon d'anthologie ?

Nota : le titre de ce billet porte « cernés par les cons » et pas « cernés par les connes » parce que, chez les néo-féministes abrutis, les hommes et les femmes se valent dans la bêtise crasse.

Addendum : je m'aperçois que le hasard du blog fait que ce billet est juste au-dessus de celui cur Neil Armstrong. Il ne peut y avoir contraste plus saisissant entre cet homme modeste et taiseux qui fait son devoir et de grandes choses et cette poule bavarde, narcissique et creuse.

lundi, août 20, 2018

Plus blanche que blanche (telle est prise qui croyait prendre) : je me maaaaarre

Asia Argento, elle aussi. Figure de proue du mouvement #Metoo, elle vient d'être à son tour balancée.


*************
Le New York Times a révélé hier, dimanche 19 août, un nouveau « scandale sexuel » touchant, comme l’affaire Weinstein, la sphère du cinéma mondialisé. Paradoxe : cette affaire n’est cependant pas du tout une énième résurrection de la dénonciation de la bestialité masculine. De façon particulièrement embarrassante, c’est cette fois-ci une des figures du mouvement #metoo, l’actrice et réalisatrice Asia Argento, qui se retrouve accusée d’affreux forfaits sexuels sur la personne d’un jeune acteur « traumatisé », Jimmy Bennett, de vingt ans de moins qu’elle, et mineur (17 ans) au moment des faits supposés.

[…]

Soyons sérieux : si tout cela se révèle exact, il est probable que le jeune Jimmy Bennett ait simplement voulu se faire de l’argent sur le dos de sa maîtresse d’un ou plusieurs jours. Le moment où il a menacé de porter plainte correspond exactement à celui de la surexposition médiatique d’Asia Argento, en pleine affaire Weinstein ; celle-ci, mise par là même en position de faiblesse, a vraisemblablement cédé à sa demande pour éviter que naisse le procès d’ « arroseur arrosé » qu’on lui fait aujourd’hui.

Car c’est bien, finalement, ce qui ressort de cette affaire : les blanches colombes maudissant la domination masculine peuvent aussi se retrouver sur le banc des accusés. Et si notre société a des coupables fétiches, nul n’est absolument à l’abri de la culture de la dénonciation.


Non sans ironie, les médias ont exhumé les grandes déclarations d’Asia Argento de ces derniers mois : Le Monde nous rappelle ainsi qu’au festival de Cannes de cette année, elle avait lancé : « Les choses ont changé. On ne va plus vous permettre de vous en tirer sans être inquiétés ». Phénomène classique : le monde nouveau, malheureusement pour la pauvre Asia Argento, élimine souvent ses premiers annonciateurs.
*************





Je marre, mais tout ce néo-puritanisme est tout de même à gerber. Nous savons ce que c'est, nous avons déjà vécu cela 100 fois dans l'histoire du monde (dont 99 fois chez les Anglo-Saxons et les Nordiques : que ces culs gelés se gardent leur vérole).

jeudi, juillet 12, 2018

La parité, c'est bien ... parce que c'est bien.

Conversation entre pilotes : Air France préfère embaucher des femmes, à cause de la parité.

Je laisse la conversation se développer, puis, sournoisement, je profite d'un creux pour glisser :

_ Mais pourquoi Air France préfère embaucher des femmes ?

_ Bin, on te l'a dit : à cause de la parité.

_ Oui mais pourquoi ?

_ (silence interloqué).

Je reprends : _ Pourquoi la parité c'est bien ? Pourquoi c'est bien d'avoir la parité dans un cockpit ?

_ (long silence gêné, que j'ai savouré autant que Pascal celui des espaces infinis)

jeudi, juillet 05, 2018

Vie publique et professionnelle : les femmes dégradent-elles tout ce qu'elles touchent ?

Le titre de ce billet m'est inspiré par le récit d'un collègue.

Son épouse prend un rendez-vous chez le médecin et, ô surprise, le délai habituel de trois semaines passe à deux mois. Explication, son vieux médecin, homme, est parti à la retraite et a été remplacé par une femme, qui, visiblement, n'a pas que ça à faire.

Je connais moi aussi un vieux médecin. Il ne faut pas trop insister pour qu'il dise tout le mal qu'il pense de la féminisation de la profession.

Je connais également une directrice d'école primaire qui trouve que ses institutrices se comportent comme des « mamans » et que c'est mauvais pour le murissement de ses élèves.

Quant à la justice et à la politique, n'en parlons pas. Il y a corrélation (et causalité ? C'est toute la question) entre l'effondrement et la féminisation.

Alors, à la question qui fait le titre de ce billet, je réponds positivement pour beaucoup de professions, les professions d'hommes, non seulement par la force physique, qui compte de moins en moins, mais surtout, désormais, par la psychologie.

On peut retourner la boutade d'Eric Zemmour à propos d'éducation : « On demande aux hommes de se comporter comme des mères-bis et, bien sûr, ils le font moins bien que les femmes ».

On peut dire : « Les femmes veulent faire les professions des hommes et, bien sûr, elles le font moins bien que les hommes ».

Seule lueur d'espoir : dans les pays « avancés », comme la Norvège, les femmes n'ont plus le sentiment d'avoir des conquêtes à faire et retournent naturellement aux infâmes « stéréotypes de genre ». Les infirmiers norvégiens sont très majoritairement des femmes et les camionneurs des hommes.

Au fait, n'est-ce pas la récente panthéonisée Simone Veil qui a inventé le numerus clausus des études médicales ?

Marcel Gauchet : « À l'heure de la révolution du féminin, que devient la spécificité masculine ? »

C'était mieux avant. Pour les hommes. Et pour les femmes.

lundi, juillet 02, 2018

Les Suédois sont cinglés, ils nous font rire ... jaune.

Yves Daoudal tient une chronique des cinglés. Cette nouvelle y est légitime :

Et le bon docteur Cadell (pardon, la bonne docteuse) a élaboré depuis 2006 (comme quoi la Suède est franchement « en retard ») le formulaire adéquat (on notera la méticulosité des « FDA approved condoms ») :

Sexual Consent Form & Right of Privacy Agreement

Une fois qu'on s'est payé une tranche de rire, qu'on s'est bien foutu de la gueule de ces connards de Suédois, des Ricains et de tous ces mal-baisés puritains, notre futur est tout de même incertain.

D'un coté, avec de pareilles pratiques, ils ne sont pas près de se reproduire en masse, ce qui est un motif de réjouissance sans mélange. Moins il y a de connards sur terre, mieux on se porte. D'un autre coté, ce genre de saloperies a tendance à arriver en France un jour ou l'autre et nous aurions tort de croire que nos traditions gauloises nous protègent beaucoup, il y aura toujours des gens pour nous expliquer que « c'est le progrès », contre lequel, c'est bien connu, il est inutile de lutter.


jeudi, avril 19, 2018

Nouvelle flambée d’inquisition féministe en France

Nouvelle flambée d’inquisition féministe en France

***********
Cette violence-là [du vrai viol, style dans nos riantes banlieues] n’a rien à avoir avec ce qui se passe dans une chambre d’hôtel entre un homme qui court un jupon et une femme que personne n’a forcée à être là et qui sait pour le reste à quoi s’en tenir.

Mais chez l’accusatrice, la notion de viol semble se confondre avec la notion de libido. Cette synonymie progressivement nourrie dans les esprits est un sujet majeur pour notre époque: progressivement, c’est le procès du désir et de sa liberté qui est dressé par d’improbables accusatrices. L’argument de l’emprise est ici terrible. Manifestement, la FEMEN était fascinée par cette vedette de théâtre… et elle semble décidée aujourd’hui à reprocher à la vedette la fascination qu’il exerçait sur elle.

C’est peut-être d’ailleurs le principal procès qui est dressé ici : celui de la fascination qu’un homme peut exercer sur une femme.

[...]

On lira notamment cette mesure :

Créer une charte d’engagement destinée aux médias relative à la lutte contre les stéréotypes sexistes. Cette charte posera les grands principes d’une communication non sexiste.

Bien entendu, on comprendra, dans la « communication non sexiste » le principe d’une communication dévalorisant le sexe masculin.

La fin de la campagne anti-masculine n’est pas pour demain.
***********



dimanche, février 11, 2018

Peterson contre Newman

Puisqu'il paraît que ça fait le tour du oueb :




Cette video n'est extraordinaire que parce que l'invité se comporte comme devrait se comporter tout invité à la télé : poli mais ne lâchant rien et ne se soumettant pas.

C'est un symptôme du naufrage du débat démocratique (au sens le plus noble) que cela nous semble remarquable.

Bien sûr, nous savons tous, intuitivement ou consciemment, que les émissions de « débat » sont destinées à mettre en valeur le présentateur, à montrer comment il règne sur ses invités, les domine et, très souvent, les humilie. Quand ça ne marche pas comme prévu, on est tout surpris.

Sinon, l'argumentaire de Peterson est solide, c'est du bon travail d'artisan, même s'il a un coté nord-américain prononcé : il fait un peu trop intervenir la biologie, pas assez la culture et la tradition.



samedi, février 10, 2018

Connerie féministe : attendre que ça passe ?

L’affaire Hulot à l’ère de la grande confusion du #BalanceTonPorc : qui sait encore donner du sens au moloch politico-médiatique ?

**********
Je ne crois pas qu’on puisse pousser très loin l’opposition des situations françaises et américaines, dans la mesure où les phénomènes de mode idéologique et d’emballement médiatique sont les mêmes des deux côtés de l’Atlantique – l’Amérique donnant d’ailleurs le ton en matière de « politiquement correct ». La « confusion », en matière de politisation et de médiatisation de l’intime, est structurelle : on s’efforce de produire de la transparence et un discours simple dans un domaine opaque et ambigu par essence. Au sein de la zone grise que l’on entreprend d’explorer, et qui s’étend du viol au rapport de séduction heureux et harmonieux, tous les cas de figure et toutes les interprétations sont possibles. En matière de harcèlement sexuel, la confusion est du reste d’ores et déjà inscrite dans la loi française depuis 2002 - la réécriture de la loi ayant délibérément omis de donner de la notion une définition précise et rigoureuse.

Nous sommes donc je pense, pour le meilleur et pour le pire, durablement voués à la confusion des problèmes, de l’information et de la discussion. Pour le meilleur, parce cette confusion permet en effet de débattre de questions dont on ne débattait pas auparavant, et de mettre au jour quelques injustices. Pour le pire, on le voit tous les jours, parce que l’objectivité, la mesure et l’honnêteté intellectuelle ne sont pas les points forts des médias et des idéologues qui, sur ce sujet, travaillent main dans la main.

[…]

A propos des ennuis des ministres, on peut noter que les politiques creusent leur propre tombe en se plaçant sous l’emprise du populisme médiatique. Chaque gouvernement rajoute une couche de « moralisation de la vie publique » et se prend ensuite le boomerang sur le front. L’argent et le sexe sont désormais les deux thèmes du débat démocratique « grand public ». Le gain est que les hommes qui aiment trop les femmes ou les costumes de luxe ne peuvent plus faire de politique. La perte est qu’on ne plus parler ailleurs que dans de petits cercles élitistes du gouvernement et de l’avenir de la France. Chacun jugera s’il convient de voir dans cette évolution un progrès de notre démocratie.

La cause profonde des emballements médiatiques absurdes auxquels nous assistons en matière de pseudoaffaires de moeurs est à mon sens à situer dans le tournant pris par le féminisme à l’occasion du débat sur la parité, durant la période de la cohabitation Chirac/Jospin. Auparavant, toutes les conquêtes féministes étaient parfaitement en phase avec l’humanisme libéral. Le féminisme avait alors pour adversaire une pensée conservatrice différencialiste, qui justifiait la différence des droits et/ou des devoirs de l’homme et de la femme par la différence de nature. Comme en matière d’antiracisme, le progressisme féministe était anti-essentialiste : l’objectif était de faire de la femme « un homme comme les autres ». On a oublié que nombre de féministes, sur la base de cette conception humaniste et universaliste du féminisme, se sont à l’époque opposées à la parité.

La notion même de parité suppose en effet la distinction de deux humanités définies par la nature : l’humanité mâle et l’humanité femelle.

Le féminisme qui s’est imposé lors du débat sur la parité se conçoit donc comme un progressisme différencialiste. De même que le néo-antiracisme est un antiracisme essentialiste et différencialiste, un racisme inversé en réalité, le nouveau féminisme est un sexisme inversé, qui reconduit les stéréotypes sexistes – la femme est faible, pure et innocente, l’homme, violent et dominateur – tout en inversant les signes. Ce néo-féminisme est particulièrement adapté à la politisation de l’intime, dans la mesure où en matière de sexualité et de séduction, la différence des sexes paraît insurmontable. La stratégie argumentative et politique consiste donc à construire l’image d’une femme faible et souffreteuse, incapable de se défendre par elle-même face aux « prédateurs » qui la « sidèrent » avant de l’agresser, et qu’il importe de protéger au moyen d’une législation prohibitive. Le complément indispensable de ce dispositif est la confiance aveugle en la parole de la femme - pure et innocente par nature -, afin que cette parole puisse avoir valeur de preuve. On n’en pas encore là, fort heureusement, sur le plan du droit, mais cet imaginaire domine désormais l’espace médiatique, installant en France comme aux Etats-Unis une culture de la délation.

Concernant l’avenir, je suis optimiste pour le long terme mais plutôt pessimiste à court terme. Je pense qu’il va falloir faire avec le délire néo féministe un bon moment. Un retour de balancier se produira, mais aucun intellectuel ni aucun politique n’est en mesure de le provoquer. On pourrait comparer ce qui se passe aujourd’hui avec l’emballement politico-médiatique qui s’est produit il y a quelques années autour de la pédophilie. La dérive fut stoppée net par l’affaire d’Outreau. Il est possible qu’une affaire du même genre conduise l’opinion à basculer sur ces questions de harcèlement sexuel.

La limite de la comparaison réside toutefois dans le fait que l’emballement médiatique autour de la pédophilie n’était pas alimenté par l’idéologie comme l’est le mouvement de délation des pratiques masculines « inappropriées » à l’égard des femmes. Une autre comparaison peut sur ce plan être faite avec la domination du marxisme en France, des années 50 aux années 70 du vingtième siècle. Le néo féminisme est un nouvel opium idéologique - opium des intellectuels mais aussi, dans le cas présent, opium des médias et des réseaux sociaux.

Une telle mode idéologique peut durer plusieurs décennies. Il est en tout cas difficile de prévoir son terme.

Tant que durera l’emprise du néo féminisme, quiconque aura une position équilibrée et raisonnable passera pour un « conservateur » ou un « réactionnaire » et restera quasi-inaudible. On continuera à mettre en place des Hauts conseils ou des ministres dont la fonction sera de donner un caractère officiel au délire idéologique commun. Dans l’attente que cela cesse – et cela cessera, comme a fini par cesser l’emprise du marxisme –, il faut faire de la résistance, en anticipant notamment les dérives juridiques possibles, car c’est à ce niveau que se situe le véritable danger, comme le voit en Suède, où se prépare une loi instituant le viol « par négligence ». Il importe de ne pas fuir le problème ni la discussion, en adoptant la posture qui fut celle de Raymond Aron en son temps : injurié, méprisé, isolé, il tenait stoïquement le langage de la raison, entreprenant de discuter calmement les arguments des plus délirants, et persévérant dans la volonté de convaincre ceux qui préféraient avoir tort avec Sartre.
**********

Je suis loin de partager ce relatif optimisme à long terme.

Acceptons le parallèle avec le marxisme.

On voit bien alors que les dégâts provoqués lors de la période où l'idéologie est la plus virulente sont considérables, que leurs effets sont irréversibles et que l'idéologie, même atténuée, ne disparait jamais complètement et sa nocivité continue en sourdine.

Je pense que le problème du néo-féminisme hystérique « des pétasses bitophobes du MLF de Kensington City en Californie » comme dit Desproges, va être résolu autrement : par l'islamisation. Je ne le souhaite pas et je ne m'en réjouis pas, mais c'est ce qui nous pend au nez.

Et les pétasses bitophobes du (etc.) seront contentes car c'est au fond ce qu'elles cherchent : la séparation des hommes et des femmes et je soupçonne que beaucoup d'entre elles sont des névrosées qui se plieraient très bien à une remise à leur place par un « vrai mâle » tel qu'elles l'imaginent dans leurs cerveaux grillés par la connerie.

En fait, ce sont de pauvres connes incapables d'assumer avec raison et mesure la liberté qui leur est donnée, elles en font trop et ne se calmeront que le jour où on les remettra à leur place. Ce sont des enfants de dix ans qui jouent avec une mitrailleuse : il faut leur retirer la mitrailleuse et les mettre au coin après une paire de gifles.

Mais tout cela n'est pas que de la faute des femmes : je suis navré de la lâcheté des hommes publics sur ces questions. A part un Zemmour qui ne lâche rien, combien sont-ils à s'opposer aux délires néo-féministes non pas dans quelques circonstances particulières « elles ont raison mais elles s'y prennent mal » mais au fond « elles ont tort, complètement tort, et voici pourquoi » ?

Considérer que les hommes n'ont plus le droit de parler des femmes et du féminisme, ou seulement pour approuver servilement, c'est écoeurant de connerie.



jeudi, février 08, 2018

Après Darmanin ... (luttons contre la terreur)

Après Darmanin, me voici obligé de défendre Hulot. L'actualité est cruelle avec moi !

Accusations contre Hulot : la rumeur remplace la justice

Ces gens ne sont pas à plaindre : ils ont semé le politiquement correct, je ne vais pas les plaindre quand il leur retombe sur la gueule. Qui sème le vent ...

En revanche, je dois les défendre pour défendre nos principes.

jeudi, février 01, 2018

L’hypothèse Polony

Dans cet entretien, Natacha Polony explique que, depuis des années qu’on se plaint du naufrage de l’école et de l’effondrement de la culture, il faut bien que cette catastrophe ait des conséquences concrètes. Une de ces conséquences lui semble être les affaires #BalanceTonPorc, qui témoignent d’une vision très grossière et d’un manque de profondeur de gens qui ne connaissent ni Othello, ni Tartuffe, ni Les liaisons dangereuses, ni L’éducation sentimentale, ni rien de rien.

En écrivant La fabrique du crétin, Jean-Paul Brighelli a oublié de préciser que l’école fabriquerait aussi beaucoup de crétines, comme Mmes Schiappa et de Haas.

C’est pourquoi j’appellerai désormais « hypothèse Polony » ou « manifestation Polony », tout évènement pouvant être rattaché, totalement ou partiellement, à la décadence scolaire. Je crains qu’ils soient très nombreux.