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dimanche, juin 21, 2020

La maladie de l'expert fou (encéphalopathie spongieuse et bovine)

Ce billet va être court, mais il est fondamental.

La crise du COVID et ses suites ont permis de constater un effondrement intellectuel de l'occident. Cet effondrement se lit dans les statistiques de mortalité.

Cet effondrement s'est manifesté par deux symptômes liés : 

1) un culte fétichiste de « la science » réduite à un scientisme du plus bas étage, à savoir le culte des modèles numériques censés prédire, ce qui, en matière de fiabilité, est un cran en-dessous des entrailles de pigeon. On a pu constater par ce biais une corruption financière et intellectuelle extensive.

2) une inaptitude totale à l'action. Les «  experts » de cette crise avaient pour particularité de n'être pas des praticiens du domaine en cause (sauf Raoult et Perronne). Les politiques se sont même révélés ne pas être des praticiens de l'action collective, alors que c'est censé être leur métier.

J'ajoute, bien évidemment, l'ethno-masochisme hallucinant de certaines populations blanches urbaines (ne nous leurrons pas, c'est une guerre entre blancs : comme l'écologisme, le veganisme et le sans-frontierisme, le georgefloydisme est encore un moyen pour les grands blancs de culpabiliser les petits blancs, pour garder une minute de plus le pouvoir, quitte à ce que tous les blancs finissent liquidés ensemble).

On peut discuter des causes, j'ai ma petite idée. Mais ça serait bien que nous soyons déjà d'accord sur le constat.


dimanche, mai 31, 2020

La médecine française, ce grand corps malade (de la tête).




Les maux politiques et intellectuels qui ont frappé la France ont été ceux de la plupart des pays occidentaux mais, chez nous, ils furent particulièrement aigus.

Face à l'épidémie, la stratégie à suivre était simple, puisque préparée dans des plans qu'il suffisait d'appliquer : détecter, isoler, soigner. Avec les moyens du bord, faute d'autres moyens. C'est ce que Didier Raoult a fait dans son IHU de Marseille, ajoutant qu'il fallait essayer des médicaments immédiatement disponibles, et non des médicaments expérimentaux,  d'où son essai de la chloroquine associée à l'azythromycine. S'appuyer sur la médecine de ville, comme prévu au plan.

Le raisonnement est limpide, carré. Le reste n'est plus qu'une question d'action et d'organisation.

Alors pourquoi la France a-t-elle fait tout autre chose ? Renvoyer les gens chez eux sans les soigner, décider le confinement généralisé, interdire la chloroquine, empêcher les médecins de ville de travailler ?

Et, surtout, objet de ce billet, pourquoi beaucoup de médecins (souvent très sonores) ont-ils soutenu et soutiennent-ils encore cette politique absolument contraire au bons sens médical le plus élémentaire ?

La polémique s'est concentrée sur Didier Raoult et sur la chloroquine. Mais le sujet est plus vaste, comment se fait-il que des médecins ont défendu la décision de ne pas soigner plutôt que d'utiliser un médicament hyper-connu mais pas validé dans cette indication ? Comment se fait-il que des médecins ont approuvé un confinement qui est une décision irrationnelle du point de vue médical ?

Bien sûr, certains médecins ont sauvé l'honneur et échappé au ridicule, Perronne à Garches, Maudrux sur son blog. Mais, dans l'ensemble, ce n'est pas glorieux : j'ai appris qu'il fallait à tout prix éviter de mettre les pieds à la Pitié-Salpétrière quand on est malade.

Raoult l'explique tout simplement par l'incompétence de ses collègues. Mais d'où vient-elle, cette incompétence, qui semble logée non pas dans le manque de connaissances mais dans une façon de raisonner boiteuse ?

C'est là que la notion de « corruption systémique » de Jean-Dominique Michel intervient. Il ne s'agit pas de corruption financière (même s'il y a un lien) mais de corruption intellectuelle : c'est le scientisme. Cette attitude consiste à considérer que n'est science que ce qui est mesurable et que la médecine est une science et non un art. D'où l'idée que ne serait de la médecine que ce qui est mesurable. Ses partisans baptisent cette croyance « la médecine basée sur les preuves » (comme si les médecins n'avaient de tout temps chercher des preuves. Les scientistes ont en commun d'être très ignorants de la philosophie et de l'histoire).

JD Michel dit avec humour que la seule chose mesurable exhaustivement est le cadavre, que tant que la médecine aura à faire à des hommes vivants, il y aura une part conséquente de non-mesurable.

J'ai eu quatre ou cinq conversations avec des scientistes, sur Twitter et ailleurs, où j'exposais le bon sens de l'asymétrie des risques pour le protocole IHU et, après la réponse systématique « tu n'y connais rien, tu racontes n'importe quoi » (beaucoup de tutoiement, c'est significatif), je posais ma question assassine « Citez moi s'il vous plaît un exemple de découverte majeure permise par 'la médecine basée sur les preuves' ». Pour l'instant, pas un ne m'a répondu.

Je me suis renseigné de mon coté, il y a quelques améliorations mineures, pas négligeables pour les malades qui en ont bénéficié, mais rien d'important.

Bref, la « médecine basée sur les preuves » est une croyance ... sans preuves !

Est-ce que cette épidémie aura l'effet heureux de faire reculer le scientisme ? J'en doute.






samedi, mai 23, 2020

Le pourrisssement des élites

Pourrissement des élites

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Il faut faire un constat terrible : celui de la décomposition accélérée des élites. En rajeunissant le personnel politique et en contribuant à l’éjection d’une bonne partie de la vieille classe politique, le macronisme a mis en lumière l’extraordinaire effondrement du niveau intellectuel des élites instruites dans notre pays. La bêtise crasse, la vulgarité, l’absence de tout sens moral et l’incompétence accablante dominent ces nouvelles élites, cette classe des « crétins éduqués » si bien caractérisée par Emmanuel Todd. Chaque jour, pres­que chaque heure, un des personnages haut placés du gouvernement profère quelque énormité qui va alimenter les réseaux sociaux.
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mardi, mai 19, 2020

Raoult défend presque le gouvernement ... et traite les Français de fous !


Je suis d'accord avec Raoult que la France est frappée de folie.

Raoult sur Radio Classique le 19 mai 2020

Assurément, la France n'est pas le seul pays que le virus a rendu fou, mais il est l'un des plus touchés et le seul qui m'intéresse vraiment (les autres pays m'aident à comprendre ce qui se passe en France).

Pour faire vite, je pense qu'il y a un double mouvement, par en haut et par en bas, le point commun étant l'effondrement intellectuel, l'abrutissement :

1) par en bas, la déchristianisation et l'abrutissement engendrent une peur panique de la mort, hors de toutes proportions. La bêtise empêche de faire le tri et de remettre les choses en perspective. Dans mon entourage (heureusement pas trop proche), j'ai entendu des choses hallucinantes : j'ai du regarder autour de moi pour vérifier que ne s'empilaient les morts d'un truc pire que la peste noire.

2) par en haut, l'abrutissement, l'effondrement intellectuel de la classe dirigeante, l'a empêché d'aborder les difficultés avec courage et bon sens. Elle a été prise de panique et a tout bloqué.

Il y a eu un aiguillage des pays très précoce : d'un coté, les pays mal dirigés qui sont passés instantanément de « Rien à foutre du virus » à « Panique totale », le cercle vicieux de la panique générale s'est enclenché ; de l'autre, les pays comme la Corée et Taïwan qui ont pris très tôt les bonnes mesures et le cercle vertueux de la confiance a fonctionné.

Pour le coup, la métaphore guerrière est appropriée : quand l'ennemi attaque, si les premières mesures sont bonnes, il y a des chances que ça se finisse bien. Si elles sont mauvaises ...

dimanche, avril 19, 2020

Les caractères d'une psychose collective.

Covid-19 : Analyse d’une psychose collective



Au regard des comparaisons historiques, notre réaction (à nous, Français de 2020) au COVID-19 est grotesque et déshonorante (1). C'est une perte de sang-froid dont nous n'avons vraiment pas à nous glorifier. Nous sommes plusieurs ordres de grandeur en-dessous des épidémies notables (2), dont certaines n'ont pas affecté la continuité de la vie collective.

On me dira qu'il ne faut pas comparer avec le passé parce que les mentalités ont changé. A mes yeux, ce n'est pas un argument, puisque mon reproche est justement ce changement de mentalité que je considère comme une décadence.

A cause de ma trop grande bonté, j'accepte momentanément le présentisme. Hé bien, les morts du coronavirus par rapport aux 600 000 morts par an en France, ce n'est pas grand'chose. D'autant plus si on considère l'âge des victimes : ce n'est pas faire insulte aux vieux que de considérer que perdre 2 ans d'espérance de vie n'est pas la même chose que d'en perdre 50 (3).

Bref, nous sommes dans une folie collective et ce n'est pas glorieux. Mais c'est dans la continuité de l'abrutissement de l'homme moderne.

Le principal facteur de mortalité aujourd'hui en France est l'impéritie de l'Etat et ça n'est pas près de changer.



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(1) : le fait que d'autres pays partagent nos errements n'est pas une consolation.

(2) : l'argument « c'est parce que le gouvernement a agi, sinon ça aurait été bien pire » est de moins en moins pertinent. Les indices s'accumulent sur le fait que la politique française (pénurie de masques, pénurie de tests, pas de protocole marseillais en ville, renvoyer chez eux les malades légers, confinement général, pas de priorité aux EHPAD) maximise, et non minimise, la mortalité. A tout le moins, on peut affirmer sans trop de risques de se tromper que ça ne change pas l'ordre de grandeur par rapport au cours naturel de l'épidémie.

(3) : cela n'empêche pas que le gouvernement doit s'efforcer de minimiser la mortalité de l'épidémie (ce qu'il ne fait d'ailleurs pas, bien au contraire) mais dans une mesure raisonnable, sans arrêter le pays. Nous sommes bien partis pour que le (faux) remède (le confinement) soit pire que le mal (le virus).

samedi, février 29, 2020

samedi, août 03, 2019

David Engels : « Le déclin de l’Occident n’est pas un accident de parcours »

David Engels : « Le déclin de l’Occident n’est pas un accident de parcours »

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La situation est grave : ce n’est pas seulement un modèle politique, économique ou social qui est graduellement en train de disparaître, mais l’entièreté de ce qui fut, pendant mille ans, « l’Occident ».

Cette évolution est tout sauf un fait divers dont il suffirait de prendre bonne note avant de continuer comme si de rien n’était : le déclin massif de l’Europe en tant que civilisation est une véritable tragédie historique qui nous concerne tous, non seulement en tant que collectif, mais aussi en tant qu’individus.

Personnellement, je souffre énormément de la fin annoncée de la civilisation occidentale que j’aime de tout mon coeur, et je sais que je suis loin d’être le seul dans ce cas, bien que beaucoup de contemporains ne se rendent pas encore tout à fait compte de la nature gravissime de cette évolution ou n’osent pas en tirer les conséquences qui s’imposent.

[…]

J’ai tenté de montrer à quel point la crise actuelle de l’Europe rappelait celle de la République romaine du premier siècle, quand, atteinte par une crise politique, économique, démographique, ethnique et sociale sans précédent, elle fut déchirée par des émeutes endémiques se muant en véritables guerres civiles avant de basculer vers un État autoritaire stabilisant, certes, la crise, mais au prix d’une réduction drastique de la liberté politique et d’une certaine stagnation culturelle. Je suis convaincu que cette évolution nous attend également durant les deux prochaines décennies et ne peux qu’appeler mes lecteurs à se préparer à ces événements.

[…]

Taire volontairement la réalité des processus culturels qui se déroulent actuellement - que ce soit l’immigration de masse, le vieillissement de la population, l’islamisation, l’intelligence artificielle, la dissolution des États Nations, l’auto-destruction du système scolaire et universitaire, l’immense retard de l’Europe sur la Chine, la transformation de la démocratie en technocratie - revient, à mon avis, à un acte de haute trahison avec des conséquences durables.

Car quand la vérité - c’est-à-dire la nature de plus en plus irréversible du processus - éclatera au grand jour, même les derniers restes de confiance en notre système politique se trouveront fracassés, tout comme la solidarité sociale entre les différents groupes sociaux et culturels qui composent notre société.

[…]

Je m’étonne toujours du double langage de nombreux écologistes : alors que, sur le plan écologiste, ils préfèrent défendre un « conservatisme » de plus en plus radical, sur le plan culturel, ils défendent un constructivisme extrême : on dirait que, pour beaucoup d’entre eux, la disparition d’une espèce de grenouille est plus importante que celle de la civilisation européenne… C’est aussi pour sensibiliser l’opinion publique sur la richesse de notre culture et le risque de la voir diluée ou disparaître définitivement que j’ai écrit ce livre.

[…]

Ce délitement vient surtout de l’intérieur, non de l’extérieur. La destruction de la famille traditionnelle, le relativisme culturel, le masochisme historique, la pensée politiquement correcte, la tendance à censurer tout avis déplaisant, le remplacement de communautés homogènes et donc solidaires par une juxtaposition de groupements cherchant uniquement leur propre profit, la polarisation sociale, le cynisme avec lequel toute notion de vérité absolue est remplacée par des « compromis » négociés - voilà les véritables raisons du délitement de l’Europe. Les événements politiques que nous voyons aujourd’hui - la transformation de l’Union européenne en défenseur principal de ce que je viens d’énumérer ainsi que la volonté non seulement des Britanniques, mais aussi des « populistes » partout en Europe, de sacrifier l’unité européenne afin de protéger, au moins, leur propre identité - n’en sont que les conséquences déplorables. Car la véritable réponse vient d’ailleurs: l’Occident ne pourra stabiliser son déclin actuel que s’il renoue à la fois avec ses racines et reste solidaire et uni. Malheureusement, ce message ne sera entendu que quand il sera trop tard.

[…]

L’éclatement de la grande crise que nous attendons tous pourra peut-être, être encore repoussé, à grands frais, de quelques mois ou années [c'est le sens du vote imbécile pour Macron : « Encore un instant, M. le bourreau »].

Mais une fois que les caisses seront vides et que la sécurité sociale s’écroulera, nous verrons que les « gilets jaunes » n’auront été que le prélude à des conflits nettement plus violents. L’Europe qui en émergera n’aura plus grand-chose à faire avec celle dont nous connaissons actuellement les derniers soubresauts. Si nous voulons commencer à conserver du moins quelques restes de ce qui nous tient à coeur de cette civilisation déclinante, le moment, c’est maintenant …

[…]

Désormais, le temps où nous pouvions compter sur la stabilité à la fois de notre système politique et culturel est révolu ; si nous voulons protéger notre héritage, la lutte doit désormais être double : d’un côté, nous devons transformer chaque individu, chaque famille, chaque groupe d’amis en une petite forteresse aux valeurs et identités soudées ; d’un autre côté, nous devons développer une nouvelle idéologie politique alliant conservatisme culturel et lutte pour une Europe unie (non nécessairement identique à l’Union européenne).
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Le fond du problème est religieux : une civilisation qui perd sa religion, perd son âme, perd le principe supérieur qui l'unissait et elle se décompose.

Ce n'est pas un hasard, à mes yeux, si la république romaine est entrée en agonie à l'époque où Cicéron raconte que c'était une blague commune de se moquer des augures.

C'est pourquoi, aux gens qui se lamentent sur l'état de la France ou de l'occident, je dis : « Très bien, j'ai une solution simple, pas trop exigeante et très efficace : allez à la messe tous les dimanches ».

A ce moment là, on me prend pour un farfelu et on me répond  : « Je peux pas, j'ai piscine ». D'autre bottent en touche du genre « J'aimerais bien mais j'y crois pas » : hé, Ducon, le pari pascalien, ça te dit quelque chose ? T'es juste une grosse feignasse. Ca prouve que ces gens ne sont pas très sérieux dans leurs lamentations.

Pourtant, si les 70 % de Français qui se déclarent mécontents de l'état de la France allaient à la messe tous les dimanches, soyez bien sûrs que le paysage politique changerait du tout au tout (quelles que soient les défaillances de l'Eglise et les opinions débiles des évêques et du pape François Zéro).

Mais bon, pour des gens qui geignent mais ne meurent pas (pas encore) de faim, consacrer deux heures le dimanche à aller à la messe, c'est déjà trop demander. Ils préfèrent continuer à se lamenter bien au chaud plutôt que de faire une seule action concrète. Ils ne sont pas sérieux dans leur inquiétude. Quand ils le seront, il sera trop tard.

Trop tard, quand ça sera généralisé :

mercredi, juillet 24, 2019

Nongqawuse, la Greta Thunberg africaine ?

Nongqawuse, la Greta Thunberg africaine ?

Les prédictions apocalyptiques, à l’image de celles de la jeune Greta Thunberg ne sont pas l’apanage de l’Europe. Les exemples de prophéties millénaristes faites par des adolescents se retrouvent également en Afrique, notamment en Afrique du Sud et plus particulièrement chez les Xhosa.

Qu’il s’agisse des prophéties européennes ou africaines, elles interviennent toujours dans un contexte de grande crise politique, morale ou sociale. En Europe, les prophéties millénaristes les plus connues se sont produites au tournant de l’an mil (ou mille) quand elles annonçaient la fin du monde et qu’elles se traduisirent par les « grandes peurs ». Aujourd’hui, au moment où les Européens doutent en observant la fin de leur modèle civilisationnel et les menaces que le « grand remplacement » fait peser sur leur identité, c’est l’apocalypse climatique qui est annoncée.

Les Xhosa d’Afrique du Sud ont connu un phénomène semblable quand, influencés par une jeune fille, ils se sont auto-détruits. Le contexte est bien connu. Démoralisés par leurs défaites successives face aux Boers et aux Anglais, notamment celle de 1853, et par les pertes de territoire qui en découlèrent, les Xhosa virent également leur mode social bouleversé par l’impossibilité pour les lignages de partir à la conquête de pâturages nouveaux puisque le front pionnier blanc bloquait le leur. Pour ce peuple qui, génération après génération avançait vers le sud en s’établissant sur des terres nouvelles, le traumatisme fut profond. Il fut amplifié par la terrible sécheresse de l’été 1855-56 (déjà le climat…), et par une épidémie de pleuropneumonie bovine qui éclata en 1854, tuant au moins 100 000 têtes de bétail.

Dans ce sentiment de fin du monde, les prophéties se succédèrent. L’une annonçait la défaite des Anglais en Crimée devant des Russes présentés comme la réincarnation des guerriers xhosa morts au combat lors des précédentes guerres et qui étaient en marche vers le Xhosaland pour le libérer. Une autre annonçait que le chef qui avait conduit la guerre de 1850-1853 était ressuscité.

C’est dans ce contexte qu’en 1856, une jeune fille nommée Nongqawuse et appartenant à la chefferie Mnzabele établie dans la région de la basse rivière Great Kei, eut une vision: la puissance xhosa serait restaurée par les dieux, les troupeaux seraient multipliés et les morts ressusciteraient si tout le bétail, toutes les récoltes et toutes les réserves alimentaires étaient détruites.
Durant les 13 mois de la prophétie (avril 1856-mai 1857), les Xhosa tuèrent leur bétail, soit 400 000 têtes, et ils détruisirent leurs récoltes.

Le 16 février 1857, le jour fixé par Nongqawuse, le pays demeura silencieux et, quand la nuit tomba, les Xhosa comprirent qu’ils allaient désormais subir une terrible famine. Les morts se comptèrent par dizaines de milliers et les survivants vinrent implorer des secours à l’intérieur du territoire de la colonie du Cap.
Ceux qui avaient tué leur bétail et détruit leurs récoltes accusèrent ceux qui ne l’avaient pas fait d’avoir empêché la réalisation de la prophétie. En effet, quelques chefs xhosa moins naïfs que les autres, l’on dirait aujourd’hui qu’ils étaient des « prophéto-sceptiques », avaient refusé de suivre les hallucinations de Nongqawuse et ils avaient été contraints de s’exiler vers le Basutoland (Lesotho) pour échapper à la furie des croyants.

Le résultat de cette prophétie fut que les Britanniques n’eurent plus besoin de faire la guerre aux Xhosa puisque ces derniers s’étaient suicidés. Ils installèrent alors 6000 colons dans l’arrière-pays du port d’East London et ils englobèrent la région dans la British Kaffraria avant de la rattacher à la colonie du Cap en 1866.

Hier, la prophétie de Nongqawuse a donc servi l’impérialisme britannique… Espérons que celle de Greta Thunberg ne profitera pas à la Chine et à l’Inde qui se rient des hallucinations et du panurgisme des Européens… en attendant que, pour « sauver la planète », ils achèvent de détruire leur industrie…

Bernard Lugan

dimanche, mai 12, 2019

Trop de chats, je ne sais pas. Mais trop de gros cons, c'est sûr.

Le chat est-il en train de devenir un animal nuisible ?




Mon commentaire :


Franck Boizard
Il y a une petite différence entre le chat et l'homme, toute petite, minuscule : les hommes sont nos semblables, nos frères, nos devoirs les plus hauts sont envers eux.
"La planète", ce nouveau fétiche, n'a aucune valeur sans hommes pour y vivre. Que ceux qui proposent si légèrement d'exterminer l'humanité pour sauver "la planète" commencent donc par montrer l'exemple.
sur Le chat est-il en train de devenir un animal nuisible?


Mon problème est le suivant. J'aimerais bien pouvoir me retirer sur mon Aventin et songer philosophiquement : « Bah ! Des cons, il y en a toujours eu. Si on doit se préoccuper de ce que pensent les abrutis, on ne s'en sort plus ... » et passer à des choses plus intéressantes que les lubies des cons.

Malheureusement, les cons sont fanatiques de leur connerie, ils en sont entichés et ils veulent me l'imposer. Ils ne me laissent pas vivre en paix sur mon Aventin. Hors de question de me laisser rouler au diesel et fumer des clopes.

S'il y a bien quelque chose qui caractérise le monde occidental en général et la France en particulier en 2019, c'est la prise de pouvoir des cons. Et de plus en plus cons d'année en année. Quiconque aurait imaginé Anne Hidalgo maire de Paris il y a cent ans aurait fini à l'asile.

J'ai vraiment l'impression que toutes les amarres traditionnelles qui empêchaient les cons de trop ramener leur fraise ont cédé : la décence, le bon sens, la retenue, l'habitude, l'usage, la vergogne, la honte de sentir qu'on est con ...

Maintenant, c'est la grande fête de la connerie tous les jours, à jets continus, 24 heures sur 24, sans interruption, en direct live, sur écran géant, en duplex, en triplex, en quadruplex, en millioniplex. Tournez manèges, embrassons nous Folleville ... « _ Ah ! Monsieur, je viens de trouver une bien grosse connerie, vous m'en direz des nouvelles. _ Pas aussi grosse que la mienne, Madame ...  (ad lib) ».

Bon, d'accord, je sais, l'intelligence des occidentaux s'effondre. Je n'en connais pas les causes (télé, écrans, génétique, école, esprit laxiste de l'époque, parents démissionnaires ... un peu de tout ça ?).

Toujours est-il que l'abrutissement généralisé est pénible à vivre.

Finalement, les chats sont moins cons. Dommage pour les oiseaux (à qui va ma préférence).









lundi, mai 06, 2019

Epidémie de rougeole, épidémie de connerie.

Etats-Unis : 60 nouveaux cas de rougeole en une semaine (il n'y a pas de quoi se relever la nuit dans un pays de plus de 300 millions d'habitants).

Néanmoins, c'est intéressant, car s'il y a des cas de rougeole, C'est par refus de la vaccination.

Ce refus est symptomatique car il est au confluent de plusieurs tendances de notre époque :

1) L'effondrement de l'intelligence des occidentaux. On est, tout simplement, de plus en plus con, de plus en plus crédule et, donc, de plus en plus irrationnel. La probabilité de choper une sale maladie dans une population non-vaccinée est beaucoup plus élevée que les risques de la vaccination. Dans les gens que je connais, les opposants à la vaccination ne sont pas les plus futés, pour le dire gentiment.

2) L'hyper-individualisme. La vaccination n'est pas seulement une précaution individuelle, c'est un geste social. Il y a un coté passager clandestin : si je ne me vaccine pas, j'évite le risque (très hypothétique) de la vaccination et, si tous les autres prennent ce risque (à ma place) et se vaccinent, je ne tomberai pas malade.

3) La défiance excessive vis-à-vis de la science. C'est une réaction au scientisme. Avec les conneries réchauffistes et écolo-catastrophistes, qui participent à l'ambiance apocalyptique, ça n'est pas près de s'arrêter.

4) La défiance vis-à-vis des autorités et de leurs recommandations. Comme pour le  point précédent, on ne peut pas dire que cela soit totalement infondé : ces dernières décennies, les autorités ont plus qu'abusé des mensonges et des manipulations d'opinion.

Il n'y a pas à dire : nous vivons une époque formidable.


samedi, mars 30, 2019

Appeasers et bellicistes : une remarque éclairante.

John Lukacs fait cette remarque éclairante.

Les bellicistes :

Winston Churchill
Duff Cooper
Anthony Eden
Harold MacMillan
Roger Keyes
Edward Spears

Ont un passé militaire honorable, voire un peu plus que cela.

Au contraire, les appeasers :

Baldwin
MacDonald
Chamberlain
Hoare
Simon

N'ont jamais vu le feu (sauf Halifax, qui a fait un bref passage sur le front).

On peut donc penser que ceux qui ont fait la guerre et la connaissent ne sont pas prêts à l'éviter au prix de la servitude, tandis que ceux qui l'ont évitée la craignent au point de préférer la servitude.

Ou, pour le tourner autrement, c'est une question de caractère : il y a ceux qui ont des couilles et les autres.

Je vous laisse méditer ce que cela signifie  pour l'occident en général, dont bien peu de politiciens ont fait un service militaire, et pour la France en particulier,


jeudi, novembre 22, 2018

La décadence, les gilets jaunes, la CGT, l'Italie

Éric Zemmour : « Ce professeur de Chicago qui avait tout compris »

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Bloom n'est pas le premier ni le seul à établir sur ces bases la dénonciation de cette « pensée 68 ». Il n'est pas non plus le seul ni le premier à estimer que «l'engagement de Heidegger dans le mouvement nazi n'était pas une conséquence de son innocence politique, mais un corollaire de sa critique du rationalisme». Mais, confronté à la violence des mouvements étudiants des années 1960 qui menacent et molestent leurs professeurs, il n'hésite pas à écrire: « La formule usée de Marx ne cessait de me revenir à l'esprit: l'histoire se répète toujours deux fois, la première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une farce. L'université américaine des années 1960 faisait l'expérience du même démantèlement de la structure de l'investigation rationnelle (du champ de la raison) qu'avait connue l'université allemande dans les années 1930. »

Depuis lors, les étudiants des années 1960, aux États-Unis comme en France, sont devenus les patrons de l'Occident. Ils ont imposé leur relativisme en vérité suprême. «Le rationalisme occidental a abouti à un rejet de la raison. Le relativisme parvient à détruire les prétentions universelles de l'Occident […]. Privé de ce besoin de vérité, l'Occident s'effondrera.» Bloom est mort désespéré.
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Christopher Lasch ne dit pas autre chose :

La culture du narcissisme (1978)

Nous sommes vraiment cernés par les cons, et pas des cons rigolos, des qui se prennent très au sérieux.

Quel rapport avec les gilets jaunes ?

C'est simple : ce sont les mêmes cons qui ont abandonné leurs lourds devoirs (dont celui de guider et de protéger le peuple) et ont gardé leurs grands privilèges, donnant naissance à un mépris de classe dont je trouve plus facilement des précédents dans l'histoire orientale que dans la nôtre. D'où les gilets jaunes.

On m'a dit : « Pourtant, Edouard Philippe se targuent d'origines modestes ». Christophe Guilluy a répondu avant moi dans une conversation avec Eric Zemmour : « Il est fréquent que ceux qui s'élèvent trahissent leurs origines ».

Au moins, on sait quel camp a choisi la CGT. Ce n'est pas celui des Français qui souffrent (ça serait exagéré de dire qu'il s'agit de la surprise du siècle) :


Les Français sont seuls, totalement abandonnés par leur classe dirigeante, qu'elle soit politique, syndicale, administrative, intellectuelle ou religieuse.

C'est pourquoi je crois que nous ne nous en sortirons pas seuls. Et je compte pas mal sur l'Italie :

Le système aboie et les « populismes » passent. Le rejet par Bruxelles du budget italien profite aux partis au pouvoir.


dimanche, février 25, 2018

Dimitri Casali, historien : "Nous sommes en pleine régression intellectuelle"

Dimitri Casali, historien : "Nous sommes en pleine régression intellectuelle"

Je trouve l'analyse de Casali trop étroite, c'est toute notre époque qui oeuvre à l'effondrement de l'intelligence : ennui, effort, autorité, discipline, difficulté, transmission. Tout ce qui permet le développement intellectuel et physique est haï la bave aux lèvres par notre époque sauf quand il s'agit de sport.

jeudi, février 01, 2018

L’hypothèse Polony

Dans cet entretien, Natacha Polony explique que, depuis des années qu’on se plaint du naufrage de l’école et de l’effondrement de la culture, il faut bien que cette catastrophe ait des conséquences concrètes. Une de ces conséquences lui semble être les affaires #BalanceTonPorc, qui témoignent d’une vision très grossière et d’un manque de profondeur de gens qui ne connaissent ni Othello, ni Tartuffe, ni Les liaisons dangereuses, ni L’éducation sentimentale, ni rien de rien.

En écrivant La fabrique du crétin, Jean-Paul Brighelli a oublié de préciser que l’école fabriquerait aussi beaucoup de crétines, comme Mmes Schiappa et de Haas.

C’est pourquoi j’appellerai désormais « hypothèse Polony » ou « manifestation Polony », tout évènement pouvant être rattaché, totalement ou partiellement, à la décadence scolaire. Je crains qu’ils soient très nombreux.

dimanche, décembre 31, 2017

Nouvel An : à Berlin, « une zone de sécurité » pour les femmes harcelées

Nouvel An : à Berlin, « une zone de sécurité » pour les femmes harcelées

Séparer les hommes et les femmes, c'est très islamique.

Comme quoi les musulmans ont raison d'être violents, puisque sous l'action de leur violence, nous nous convertissons à leurs moeurs.

Vous remarquerez aussi que cette séparation n'a rien pour choquer les néo-féministes de combat : nous sommes dans la convergence du post-modernisme et de l'islamisme.

Je pense tout de même que ce genre de conneries ne serait pas possible sans un effondrement moral (pas le courage de résister aux pressions musulmanes) et intellectuel (incompréhension des moeurs et des traditions occidentales).



jeudi, décembre 07, 2017

Le plein midi des abrutis

Marin de Viry a écrit Le matin des abrutis. On n’en n’est plus là, on s’approche de midi.

Maxime Tandonnet s’étonne des progrès fulgurants de la bêtise au sein de notre société :

La crétinisation de la France

Cette bêtise se manifeste dans les indicateurs les plus basiques : tests d’intelligence divers et variés, maîtrise de gestes et de concepts élémentaires.

On met volontiers cette catastrophe sur le compte des « perturbateurs endocriniens ». Foutaise ! Non qu’ils ne jouent pas un rôle, mais celui-ci est mineur par rapport aux éléphants dans la pièce. C’est comme quand on attribue la baisse de la fécondité à la pollution : pour faire des enfants, il faudrait que les hommes et les femmes restent ensemble suffisamment longtemps pour avoir envie de faire des enfants et couchent sans contraception. Alors, la pollution …

De même, on sait depuis la nuit des temps, et les neurosciences le confirment tous les jours, que le cerveau humain se développe à travers des périodes de stimulation intense et puis de repos. Et que ce qui n’a pas été appris au bon moment dans l’enfance est impossible à rattraper. Autrement dit, pour développer au mieux l’intelligence d’un enfant, il faut alterner effort et ennui. Effort et ennui ? Les deux ennemis de nos contemporains. Essayez donc d’expliquer à des jeunes ou à des parents que l’effort intellectuel intense (pas le petit effort qu’on arrête, mon chéri, à la première difficulté) et l’ennui sont une bonne chose, excellents, indispensables. Plus grave, essayez d’expliquer à une institutrice (il n’y a presque plus d’instituteurs) que son travail n’est pas animatrice de classe. Vous m’en direz des nouvelles.

Le symbole de notre société d'abrutissement, c'est l'écran, télévision ou jeu video : le cerveau n'est ni stimulé de manière structurée ni au repos, le pire état qu'on puisse imaginer.

De plus, si on monte d'un niveau dans l'échelle de la complexité, les réseaux dits sociaux inventent de fausses sociabilités, des sociabilités leurres, qui se substituent aux sociabilités authentiques et empêchent leur construction.

De plus, il n’est pas sûr que nous importons les populations les plus susceptibles de donner des prix Nobel de physique (pour le dire gentiment).

Avec ces deux facteurs, je n’ai pas besoin de faire vingt ans d’études sur les perturbateurs endocriniens pour expliquer l’effondrement de l’intelligence des Français. L’ironie de l’histoire est que cette éducation sans effort qui fabrique des abrutis génère un ennui abyssal. Cet ennui qu’on veut pourtant éviter à tout prix.

Bref, l'étonnant n'est pas que nous vivions dans un monde d'abrutis, mais qu'il n'y en ait pas davantage.




mercredi, novembre 29, 2017

Naufrage de l'intelligence : la schiapppatisation du monde

Du danger de l’hystérie des folles puritaines



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Edward Behr rappelle que, dans les universités américaines, un professeur homme ne peut pas prendre le risque d’effleurer l’épaule d’une étudiante sur le travail de laquelle il se penche à son appel. Et, surtout, il est inimaginable qu’il la reçoive dans une pièce dédiée dont la porte ne reste pas grande ouverte… Rien de neuf sous le soleil américain. Behr observe, parallélisme saisissant, que dans les années 1920 la chanteuse française Mistinguett « se fit sermonner par le personnel du palace qui l’hébergeait parce qu’elle n’avait pas laissé la porte de sa chambre ouverte quand elle y recevait des visiteurs masculins ».

Évidemment, les féministes, parmi lesquelles bien des lesbiennes militantes, ne trouvent pas cela incongru. Mais le danger est là, de passer d’une Amérique qui fait peur à une France américaine, à une France qui fait peur.

Les harcèlements de rue, ces outrances verbales ou gestuelles qu’on ne connaissait pas il y a encore trente ans, sont un produit du chaos ethnique. Nos folles puritaines ne veulent pas que l’on évoque cet aspect du phénomène pour ne pas « raciser » la question, dans des quartiers où elles ne se risquent pas. L’une d’elles, Caroline De Haas, n’a-t-elle pas suggéré, avec une naïveté touchante, que… l’on élargisse les trottoirs ?

Le président Macron voudrait que soit créé un délit d’ « outrage sexiste », qui ne pourra qu’aggraver la confusion entre le droit et la morale. Au demeurant, un tel délit sera bien difficile à réprimer chez les chances-pour-la-France qui importunent nos filles et nos compagnes. Et puis, trêve d’inflation législative, les lois existent : ce sont les zones de non-droit qu’il faudrait éliminer ! Il est évidemment plus facile de vilipender l’homme blanc, hétérosexuel de plus de cinquante ans qui n’y peut mais.

Les ennemies de la gente masculine embrayent sur les revendications contre les violences faites aux femmes par leur conjoint. Là encore nous sommes en pleine confusion. Les lois existent, mais il reste difficile d’entrer dans l’intimité des foyers (quid du harcèlement psychologique, qui ne laisse pas de bleus, mais dont certaines viragos usent à l’égard de leur conjoint ?). Au demeurant, il ne s’agit pas là du domaine spécifique des « violences faites aux femmes », mais des violences domestiques. Apparemment, dans ce moment de fièvre, elles ne seraient médiatiquement intéressantes que perpétrées contre des femmes. Les enfants martyrs ou les vieux parents battus, parfois par leur fille ou leur belle-fille (qui ne sont pas toutes vierges et saintes), participent pourtant du même ordre.

Eric Delcroix
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L’irrésistible et navrante schiappatisation du Président Macron



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Bref, encore une fois, on assiste – avec, soyons honnête, un brin d’amusement peu étonné – à la sur-banalisation navrante de la fonction présidentielle. S’il est vrai qu’avec sa Léonardisation, le président Hollande avait abaissé le niveau si bas que plus rien ne pouvait arriver de réellement pire, Macron montre ici qu’il a appris des meilleurs : en emboîtant le pas à sa Marlène de Secrétaire d’Etat, il semble décidé à se schiappatiser dans une frétillance d’actions périphériques qui, encore une fois, déforcent une fonction présidentielle de plus en plus risible.

Et en dehors de ces petites bulles d’air tiède à la surface d’une actualité vidissime, comme Hulot qui ne sert décidément à rien (la pantalonnade récente du glyphosate montre l’étendue du gouffre intellectuel dans lequel il barbote avec une aisance innée), Schiappa ne sert pas plus, ni la cause féministe, largement dévoyée ces dernières années, ni même celle d’une lutte contre l’insécurité de certains quartiers dont les femmes sont les premières victimes.

Du reste, mon propos n’est ici pas seulement de dire que toutes ces fadaises niaiseuses sont parfaitement éloignées des préoccupations réelles des Français, ni même que le Défenseur des Droits ne semble pas savoir ce qu’est la présomption d’innocence, mais aussi que Schiappa a en fait le même rôle dans ce gouvernement que Taubira ou Vallaud-Belkacem dans le précédent : c’est le supplément d’âme progressiste, le grigri sociétal de la gauche qui sert à polariser et cliver histoire de bien montrer qu’on est progressiste et dans le Camp de Bien, peu importent le coût pour les libertés publiques, les dérives en matière de droit qu’elles entraînent, l’abaissement de la fonction présidentielle et le délitement complet de la parole politique qui ressemble de plus en plus à du verbiage de gamin trop gâté.

La République une et indivisible a laissé place à la République multiculturelle, bigarrée, inclusive, festive, citoyenne et aussi divisible que possible pour mieux régner. Pour les citoyens, on peut réellement douter que ce soit un mieux. En revanche, pour le président et sa clique, pas de doute… Ça marche !

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MARLÈNE SCHIAPPA DÉNONCE LE « SEXISME ORDINAIRE » DE BRUNO LE MAIRE. ÇA S’ARRÊTERA QUAND ?

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Si l’on cessait, surtout, d’offrir le spectacle d’un exact condensé de la caricature féminine telle qu’elle est véhiculée dans la littérature depuis le XIXe ? Émotive comme Madame Bovary, colérique et nombriliste comme Scarlett O’Hara – taratata, va-t-il dire, mon nom de famille ! Capricieuse et larmoyante comme Gisèle – ma bonne, ma bonne, ils ont été méchants avec moi ! -, indifférente au monde qui s’écroule autour d’elle mais attachée aux colifichets insignifiants que sont l’écriture inclusive ou la couleur du cartable, comme cette héroïne d’Irène Némirovsky qui, au moment de fuir les bombardements, pense à emporter son argenterie, mais pas le grand-père impotent. Bref, futiles et infantiles. Il est frappant de voir, du reste, que dans la vaste entreprise #balancetonporc, la parole de la femme – à l’instar de celles d’un enfant – n’est jamais mise en doute, comme si la femme, par essence innocente, était incapable de duplicité, calcul, mensonge ou vengeance. Et cette présomption de candeur est, à bien y réfléchir, profondément sexiste.

Le 25 novembre est la date d’un triste anniversaire : en 2007, un violeur récidiviste assassinait Anne-Lorraine Schmitt. Il y a là un vrai sujet, celui d’une société au système judiciaire laxiste, laissant prospérer la délinquance et tendant à rétablir la loi de la jungle, la loi du plus fort, où la femme est forcément perdante. Il ne s’agit pas, ici, de « mecs relous » – pourquoi s’entêtent-elles, trentenaires bien sonnées, à parler comme si elles étaient en 4e et portaient un appareil dentaire ? -, mais de meurtriers. Il ne s’agit pas de compliments sur une robe à fleurs mais de vrais crimes. Il ne s’agit pas de mettre en place un hashtag, un Numéro Vert ou d’émettre des vœux pieux, mais de mener à bien une réforme ambitieuse et cohérente de l’appareil judiciaire, hors de toute dimension idéologique, diamétralement opposée à celle qu’avait lancée leur grand mentor Christiane Taubira. Voilà ce qui pourrait être un vrai combat féminin, non ?
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Le plus navrant de ces histoires navrantes de bout en bout depuis l'affaire Weinstein (qui n'est pas perdue pour tout le monde, puisque sa société de production va être rachetée par une bouchée de pain par deux femmes), au-delà même du fait que l'on atteint un nouveau point bas dans la connerie militante, c'est l'image ridicule qu'elles donnent des femmes : geignardes, criardes, passives, nombrilistes, suiveuses, hystériques, puériles, mineures.