« C’est valorisant de penser qu’on a un enfant intelligent plutôt qu’un petit dragon »
ENTRETIEN - Psychologue pour enfants, Caroline Goldman déplore un business du « surdon » en France, de nombreux professionnels surfant sur le désir narcissique des parents.
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« Je n’en peux plus. La moitié des parents sont convaincus que leur enfant est surdoué », raconte cette professeur des écoles, qui enseigne depuis cinq ans en maternelle dans un établissement privé et huppé de l’Ouest parisien. Cela « empire à l’école primaire puis au collège », renchérit une autre enseignante du même établissement, un âge où « les enfants insupportables ou en difficulté scolaire sont souvent présentés comme précoces par leurs parents ».
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En réalité, vu l'effondrement de l'intelligence des occidentaux, il est plus probable que le nombre de surdoués, suivant les critères d'avant, diminue. Evidemment, dans une classe d'abrutis, il est facile de traiter de surdoué celui qui sait écrire son nom à 7 ans.
Je connais un vieil instituteur qui avait un point de vue très simple sur ses élèves : « Il y a les cons. Et les autres, qui sont très peu nombreux ». Il se gardait bien d'en faire part aux parents.
Dans une classe de 30 élèves, c'est déjà bien si 1 ou 2 ont un vrai potentiel intellectuel, sans être forcément des surdoués.
C'est pourquoi, si l'objectif est l'instruction, c'est une très mauvaise idée de diminuer les effectifs par classe : on prive les élèves moyens de têtes de classe qui peuvent les entrainer.
Mais, bien sûr, si comme semblent l'estimer 99 % des Français, qu'ils soient parents d'élèves, enseignants ou politiciens, la première mission de l'école est le gardiennage des enfants, alors diminuer les effectifs par classe est une bonne idée. Ca soulage les gardiens-animateurs, les Gentils Organisateurs, comme on dirait dans un club de vacances, abusivement baptisés « professeurs ».
Au passage, la façon la plus simple de régler le problème des mères accompagnatrices voilées, c'est de supprimer les sorties scolaires, qui sont une distraction néfaste.
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dimanche, novembre 03, 2019
mercredi, février 13, 2019
De grands vicieux (et de grands malades ?)
JM Blanquer, ci-devant ministre de l’éducation nazionale, impose de mettre un drapeau français dans les classes. Jusque-là, pas grand'chose à dire (à part que c'est ridicule, au vu de la destruction de la France par l'EN).
Mais il y ajoute le drapeau européen, ce qui a été refusé par les Français en 2005 et est inconstitutionnel.
Bien entendu, venant de gens pour qui la France n’existe pas et quisouhaitent la victoire de l’Allemagne (1) préfèrent la langue allemande, nul doute que le premier est un simple accessoire pour faire passer le second.
Le vice à ce point, c’est pathologique. Et comme Blanquer n’est pas le plus con, ce n’est pas le moins vicieux.
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(1) : digression. Il y aurait une psychanalyse à faire sur cette fameuse phrase de Laval : « Je souhaite la victoire de l'Allemagne parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s'installerait partout ! ». Elle date du 22 juin 1942. Les Etats-Unis sont entrés en guerre depuis six mois. La victoire de l’Allemagne est devenue quasi-impossible, Laval ne peut l’ignorer. Son entourage, y compris sa fille adorée (grande copine d’Arletty, mais c’est un autre histoire), l’a supplié de la retirer, comprenant bien qu’elle pesait son poids de plomb.
Mais il y ajoute le drapeau européen, ce qui a été refusé par les Français en 2005 et est inconstitutionnel.
Bien entendu, venant de gens pour qui la France n’existe pas et qui
Le vice à ce point, c’est pathologique. Et comme Blanquer n’est pas le plus con, ce n’est pas le moins vicieux.
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(1) : digression. Il y aurait une psychanalyse à faire sur cette fameuse phrase de Laval : « Je souhaite la victoire de l'Allemagne parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s'installerait partout ! ». Elle date du 22 juin 1942. Les Etats-Unis sont entrés en guerre depuis six mois. La victoire de l’Allemagne est devenue quasi-impossible, Laval ne peut l’ignorer. Son entourage, y compris sa fille adorée (grande copine d’Arletty, mais c’est un autre histoire), l’a supplié de la retirer, comprenant bien qu’elle pesait son poids de plomb.
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vendredi, février 08, 2019
Grands écoles : qu’est-ce qui déconne ?
Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, Edouard Philippe, Emmanuel Macron : HEC, Normale Sup, ENA.
Ces écoles font partie de nos meilleures, paraît-il.
Or, les zozos que je viens de vous citer sont des nullités intellectuelles : d’un conformisme à pleurer, même leurs audaces sont convenues. Ils pensent ce que tout le monde pense dans leur milieu.
Zéro imagination, zéro humanité, zéro richesse intellectuelle, zéro sensibilité, zéro courage, on a l’impression qu’ils n’ont rien lu, rien vu, rien vécu, rien appris depuis des décennies, qu’ils sont restés bloqués à ce qu’ils savaient en sortant de leur école.
Je travaille pour une conférence sur Churchill et De Gaulle, la comparaison est un peu rude, mais tout de même : il y a plus d’intelligence dans l’ongle du petit doigt d’un des deux monstres que dans tous ces technocrates mis en tas.
Certes, pour réussir à un concours en France, il faut être conformiste à donf. Grand moment de démagogie et de malhonnêteté, à vomir, de la présidente du jury de l’ENA : elle se plaint du conformisme des candidats. Mais, soyez bien assurés que, si un candidat original se présentait, il n’aurait aucune chance d’entrer.
Peut-être que le plus important est avant la grande école : Ginette, Janson-de-Sailly, Louis-le-grand, Henri IV, La Providence (1) … Des bons petits bourgeois qui ne sont jamais sortis de la bourgeoisie, dans ce qu’elle a de plus étroit (il y a aussi des bourgeois curieux, avides de connaissances, mais ce ne sont pas les mêmes), passés par des boites à bachotage qui ont stérilisé en eux toute fantaisie et toute affectivité (n’oublions pas que les années lycée et prépas sont celles où on apprend la vie sentimentale et si on rate cet apprentissage, il manque toute la vie. Pendant que les autres draguaient, eux pougnaient. L’exemple le plus pathologique est évidemment E. Macron dont le développement affectif est figé à 15 ans pour les raisons que l’on sait (1)), pétrifiés dans leurs certitudes du berceau à la mort. On se retrouve avec des sociopathes, des handicapés de la vie, des abrutis des dossiers sans recul, dont le meilleur exemple est leur ainé à tous, Alain Juppé.
Eric Delbecque dit ça d’une manière rigolote : « Mettre à la tête de l’Etat ces carencés en tout, qui sont allés à l’école jusqu’à ce qu’elle ferme, c’est comme donner un flingue à un enfant de cinq ans en lui disant ’Fais toi plaisir’ ».
Et la question qui me turlupine. Puisque ces élites sont frelatées, où sont les vraies ?
Charles Gave fait la même critique et tresse des louanges à l'Université. Je ne connais pas bien, mais pour le peu que j'en sais, il ne me semble pas qu'il y ait là une alternative.
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(1) : un ami ayant ses enfants à Stanislas m'a dit des jésuites : « Ils apprennent à mes enfants à devenir des fayots ».
(2) : sauter sa prof, ça aurait du être un exploit dont il se serait légitimement vanté auprès de ses copains et rien de plus. Pas un truc qui dure.
Ces écoles font partie de nos meilleures, paraît-il.
Or, les zozos que je viens de vous citer sont des nullités intellectuelles : d’un conformisme à pleurer, même leurs audaces sont convenues. Ils pensent ce que tout le monde pense dans leur milieu.
Zéro imagination, zéro humanité, zéro richesse intellectuelle, zéro sensibilité, zéro courage, on a l’impression qu’ils n’ont rien lu, rien vu, rien vécu, rien appris depuis des décennies, qu’ils sont restés bloqués à ce qu’ils savaient en sortant de leur école.
Je travaille pour une conférence sur Churchill et De Gaulle, la comparaison est un peu rude, mais tout de même : il y a plus d’intelligence dans l’ongle du petit doigt d’un des deux monstres que dans tous ces technocrates mis en tas.
Certes, pour réussir à un concours en France, il faut être conformiste à donf. Grand moment de démagogie et de malhonnêteté, à vomir, de la présidente du jury de l’ENA : elle se plaint du conformisme des candidats. Mais, soyez bien assurés que, si un candidat original se présentait, il n’aurait aucune chance d’entrer.
Peut-être que le plus important est avant la grande école : Ginette, Janson-de-Sailly, Louis-le-grand, Henri IV, La Providence (1) … Des bons petits bourgeois qui ne sont jamais sortis de la bourgeoisie, dans ce qu’elle a de plus étroit (il y a aussi des bourgeois curieux, avides de connaissances, mais ce ne sont pas les mêmes), passés par des boites à bachotage qui ont stérilisé en eux toute fantaisie et toute affectivité (n’oublions pas que les années lycée et prépas sont celles où on apprend la vie sentimentale et si on rate cet apprentissage, il manque toute la vie. Pendant que les autres draguaient, eux pougnaient. L’exemple le plus pathologique est évidemment E. Macron dont le développement affectif est figé à 15 ans pour les raisons que l’on sait (1)), pétrifiés dans leurs certitudes du berceau à la mort. On se retrouve avec des sociopathes, des handicapés de la vie, des abrutis des dossiers sans recul, dont le meilleur exemple est leur ainé à tous, Alain Juppé.
Eric Delbecque dit ça d’une manière rigolote : « Mettre à la tête de l’Etat ces carencés en tout, qui sont allés à l’école jusqu’à ce qu’elle ferme, c’est comme donner un flingue à un enfant de cinq ans en lui disant ’Fais toi plaisir’ ».
Et la question qui me turlupine. Puisque ces élites sont frelatées, où sont les vraies ?
Charles Gave fait la même critique et tresse des louanges à l'Université. Je ne connais pas bien, mais pour le peu que j'en sais, il ne me semble pas qu'il y ait là une alternative.
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(1) : un ami ayant ses enfants à Stanislas m'a dit des jésuites : « Ils apprennent à mes enfants à devenir des fayots ».
(2) : sauter sa prof, ça aurait du être un exploit dont il se serait légitimement vanté auprès de ses copains et rien de plus. Pas un truc qui dure.
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la France qui coule,
naufrage de l'université
dimanche, mars 04, 2018
A propos des forts en thème
Voici ce qu'écrit Jean-François Revel, reçu à l'Ecole Normale Supérieure en 1943 :
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Je ne m'en exagère pas la portée, qu'on le croie, d'autant moins que je fus reçu dernier de ma promotion : 24è ex-aequo sur 24, ou plutôt 25, devant, il est vrai, quelques centaines de concurrents. J'appris plus tard, en guise de consolation, que l'illustre mathématicien Laurent Schwartz a été reçu 20è sur 20 en 1934. Etre reçu à une grande école en France n'a jamais été facile, bien sûr, mais ce petit exploit n'est pas non plus la marque infaillible d'un talent exceptionnel, ni même d'un talent tout court. J'ai vu nombre d'esprits sans relief, sinon sans mérite, y parvenir, tandis que certains élèves de khâgne, beaucoup plus intelligents et originaux, mordaient contre toute raison la poussière.
**********
Je suis depuis longtemps convaincu que le système des grandes écoles, par le tort qu'il fait à l'université qui a vocation à la liberté de l'esprit, est néfaste. Il forme des techniciens sans âme.
Bien sûr, je suis opposé à la suppression des grandes écoles. Le nivellement par le bas, ce n'est pas mon truc.Mais, si on pouvait remonter l'université (les mesures à prendre sont connues), ça me ferait bien plaisir.
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Je ne m'en exagère pas la portée, qu'on le croie, d'autant moins que je fus reçu dernier de ma promotion : 24è ex-aequo sur 24, ou plutôt 25, devant, il est vrai, quelques centaines de concurrents. J'appris plus tard, en guise de consolation, que l'illustre mathématicien Laurent Schwartz a été reçu 20è sur 20 en 1934. Etre reçu à une grande école en France n'a jamais été facile, bien sûr, mais ce petit exploit n'est pas non plus la marque infaillible d'un talent exceptionnel, ni même d'un talent tout court. J'ai vu nombre d'esprits sans relief, sinon sans mérite, y parvenir, tandis que certains élèves de khâgne, beaucoup plus intelligents et originaux, mordaient contre toute raison la poussière.
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Je suis depuis longtemps convaincu que le système des grandes écoles, par le tort qu'il fait à l'université qui a vocation à la liberté de l'esprit, est néfaste. Il forme des techniciens sans âme.
Bien sûr, je suis opposé à la suppression des grandes écoles. Le nivellement par le bas, ce n'est pas mon truc.Mais, si on pouvait remonter l'université (les mesures à prendre sont connues), ça me ferait bien plaisir.
jeudi, mars 01, 2018
Macron est une imposture, Blanquer aussi
A-t-on encore le droit de critiquer Jean-Michel Blanquer ?
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La droite aura-t-elle le courage de dire qu'elle veut une école de la transmission, une école dans laquelle on admet que le professeur transmette et que l'élève apprenne ? Cinquante ans après, il faut ouvrir le procès de Mai 68, qui a brisé l'école et donc la République. La transmission libère parce qu'elle révèle à l'enfant d'où il vient ce qui lui permet de mieux savoir où il va. L'école de la transmission est aussi celle qui apprend à l'élève qu'il vit dans une communauté dans laquelle il occupe une place précieuse, que la place des autres a tout autant de valeur et qu'ensemble on fait toujours plus que seul. La droite comme la gauche devraient vouloir une école qui transmet les savoirs et les savoir-être autant que les savoir-faire en leur donnant du sens. L'école ne doit pas former de petits techniciens mais éduquer de petits hommes.
Dans La France contre les robots, Georges Bernanos écrivait que la France, héritière de la civilisation hellénique, refusait d'entrer dans «le paradis des robots». Aujourd'hui, ce doit être la belle mission de l'Éducation nationale que de combattre en première ligne sur ce front.
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La droite aura-t-elle le courage de dire qu'elle veut une école de la transmission, une école dans laquelle on admet que le professeur transmette et que l'élève apprenne ? Cinquante ans après, il faut ouvrir le procès de Mai 68, qui a brisé l'école et donc la République. La transmission libère parce qu'elle révèle à l'enfant d'où il vient ce qui lui permet de mieux savoir où il va. L'école de la transmission est aussi celle qui apprend à l'élève qu'il vit dans une communauté dans laquelle il occupe une place précieuse, que la place des autres a tout autant de valeur et qu'ensemble on fait toujours plus que seul. La droite comme la gauche devraient vouloir une école qui transmet les savoirs et les savoir-être autant que les savoir-faire en leur donnant du sens. L'école ne doit pas former de petits techniciens mais éduquer de petits hommes.
Dans La France contre les robots, Georges Bernanos écrivait que la France, héritière de la civilisation hellénique, refusait d'entrer dans «le paradis des robots». Aujourd'hui, ce doit être la belle mission de l'Éducation nationale que de combattre en première ligne sur ce front.
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Libellés :
instruction,
l'imposture Macron
mercredi, février 14, 2018
jeudi, février 01, 2018
L’hypothèse Polony
Dans cet entretien, Natacha Polony explique que, depuis des années qu’on se plaint du naufrage de l’école et de l’effondrement de la culture, il faut bien que cette catastrophe ait des conséquences concrètes. Une de ces conséquences lui semble être les affaires #BalanceTonPorc, qui témoignent d’une vision très grossière et d’un manque de profondeur de gens qui ne connaissent ni Othello, ni Tartuffe, ni Les liaisons dangereuses, ni L’éducation sentimentale, ni rien de rien.
En écrivant La fabrique du crétin, Jean-Paul Brighelli a oublié de préciser que l’école fabriquerait aussi beaucoup de crétines, comme Mmes Schiappa et de Haas.
C’est pourquoi j’appellerai désormais « hypothèse Polony » ou « manifestation Polony », tout évènement pouvant être rattaché, totalement ou partiellement, à la décadence scolaire. Je crains qu’ils soient très nombreux.
En écrivant La fabrique du crétin, Jean-Paul Brighelli a oublié de préciser que l’école fabriquerait aussi beaucoup de crétines, comme Mmes Schiappa et de Haas.
C’est pourquoi j’appellerai désormais « hypothèse Polony » ou « manifestation Polony », tout évènement pouvant être rattaché, totalement ou partiellement, à la décadence scolaire. Je crains qu’ils soient très nombreux.
vendredi, juin 02, 2017
Ecole : la voie d'avenir, doubler le nombre d'élèves par classe
Quand on ne veut pas regarder les choses en face, quand on consacre toute son énergie à fuir le réel, on s'épuise sans fin à traiter les symptômes d'une maladie qu'on prend bien soin de ne pas soigner.
La mode est la réduction des effectifs des classes. C'est doublement stupide : d'une part, on sait qu'il faut un effectif minimum, autour de vingt-cinq élèves, pour susciter l'émulation, d'autre part, aucun, absolument aucun, des problèmes de l'école ne trouve sa cause dans un sureffectif.
La diminution de l'effectif a pour seul effet bénéfique d'atténuer le stress des enseignants d'une école qui refuse d'affronter ses problèmes.
Sous le Second Empire, il y avait sans difficulté des classes de quatre-vingts élèves. Après guerre, des classes supérieures à trente élèves étaient la norme.
Les élèves ont changé ? Fausse excuse, sauf pour les immigrés.
Ce qui a vraiment changé, c'est l'école, c'est la pédagogie, ou l'absence d'icelle, c'est l'objectif : l'école n'a plus pour ambition d'enseigner, mais de distraire ou, au moins, d'occuper.
Alors, évidemment, au Club Med, il faut beaucoup de Gentils Organisateurs et assez peu de Gentils Membres. Sinon, le service se dégrade et les clients sont mécontents.
Alors, si notre école se donnait pour objectif de doubler le nombre d'élèves par classe, là, ça serait innovant et audacieux.
La mode est la réduction des effectifs des classes. C'est doublement stupide : d'une part, on sait qu'il faut un effectif minimum, autour de vingt-cinq élèves, pour susciter l'émulation, d'autre part, aucun, absolument aucun, des problèmes de l'école ne trouve sa cause dans un sureffectif.
La diminution de l'effectif a pour seul effet bénéfique d'atténuer le stress des enseignants d'une école qui refuse d'affronter ses problèmes.
Sous le Second Empire, il y avait sans difficulté des classes de quatre-vingts élèves. Après guerre, des classes supérieures à trente élèves étaient la norme.
Les élèves ont changé ? Fausse excuse, sauf pour les immigrés.
Ce qui a vraiment changé, c'est l'école, c'est la pédagogie, ou l'absence d'icelle, c'est l'objectif : l'école n'a plus pour ambition d'enseigner, mais de distraire ou, au moins, d'occuper.
Alors, évidemment, au Club Med, il faut beaucoup de Gentils Organisateurs et assez peu de Gentils Membres. Sinon, le service se dégrade et les clients sont mécontents.
Alors, si notre école se donnait pour objectif de doubler le nombre d'élèves par classe, là, ça serait innovant et audacieux.
mercredi, décembre 07, 2016
Les naufrageurs
Le naufrage de l'école est le pire de tous, car il coupe le fil de la transmission, de manière irréversible.
C'est d'ailleurs le but poursuivi par les criminels de bureau qui sont à l'oeuvre. Ce que vous et moi considérons comme une horrible catastrophe, eux le voient comme une réussite. C'est pourquoi ils continuent imperturbablement.
PISA, RSI : les élites françaises et leur culture du déni
Les naufrageurs de l'Ecole pérorent encore
C'est d'ailleurs le but poursuivi par les criminels de bureau qui sont à l'oeuvre. Ce que vous et moi considérons comme une horrible catastrophe, eux le voient comme une réussite. C'est pourquoi ils continuent imperturbablement.
PISA, RSI : les élites françaises et leur culture du déni
Les naufrageurs de l'Ecole pérorent encore
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Naufrage de l'Etat-mamma
jeudi, décembre 01, 2016
dimanche, septembre 25, 2016
Islam : l'endoctrinement par les manuels scolaires
Comment l'islam est abordé dans les manuels scolaires ?
L'article parle de désinformation, ou d'information biaisée. Je parle d'endoctrinement, pourquoi ?
Parce que c'est la vocation naturelle de l'école à s'opposer à l'endoctrinement musulman (comme aux autres endoctrinements) en lui opposant la vérité et la solidité des savoirs construits. En manquant à cette mission, par lâcheté, pusillanimité ou complicité, l'école favorise de fait cet endoctrinement.
Que diraient toutes les belles âmes qu'une présentation complaisante de l'islam ne dérange pas en cas de présentation complaisante du nazisme (islam et nazisme ont beaucoup d'affinités) ?
L'article parle de désinformation, ou d'information biaisée. Je parle d'endoctrinement, pourquoi ?
Parce que c'est la vocation naturelle de l'école à s'opposer à l'endoctrinement musulman (comme aux autres endoctrinements) en lui opposant la vérité et la solidité des savoirs construits. En manquant à cette mission, par lâcheté, pusillanimité ou complicité, l'école favorise de fait cet endoctrinement.
Que diraient toutes les belles âmes qu'une présentation complaisante de l'islam ne dérange pas en cas de présentation complaisante du nazisme (islam et nazisme ont beaucoup d'affinités) ?
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Éducation,
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islamisation de la France
dimanche, juillet 03, 2016
dimanche, mai 29, 2016
Il n'y a pas d'épidémie de dyslexie et il n'y a pas d'épidémie d'enfants hyper-actifs
Il y a juste des enfants victimes de méthodes d'apprentissage catastrophiques et des enfants mal élevés.
Mais la mode est à médicaliser et à psychiatriser les comportements, ce qui évite (bien évidemment c'est le but) de remettre en cause nos sociétés à la dérive.
Mais la mode est à médicaliser et à psychiatriser les comportements, ce qui évite (bien évidemment c'est le but) de remettre en cause nos sociétés à la dérive.
samedi, avril 16, 2016
mercredi, novembre 11, 2015
Pagnol défend le latin
Ca se passe de commentaire.
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instruction,
latin,
nihilisme politique
vendredi, octobre 23, 2015
Comment être prof dans les territoires perdus de la République ?
Comment être prof dans les territoires perdus de la République ?
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Les professeurs témoignant dans votre documentaire font état de quatre fléaux par lesquels une partie de leurs élèves sont touchés. Il s'agit moins d'une violence en acte que de «codes de pensée»: le sentiment de ne pas appartenir à la nation française (voire une stricte «francophobie»), mais à la fraternité de la Oumma ; le goût pour l'explication conspirationniste du monde ; un sexisme assumant sans complexe son mépris du féminin ; un antisémitisme qualifié de «domestique» par le sociologue Smaïn Laarcher.
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J'avoue avoir le plus grand mal à plaindre les enseignants. Certes, la situation des professeurs des territoires perdus n'est pas enviable, mais ils y sont quand même pour beaucoup. Ils ont soutenu sans faiblir les valeurs, les principes et les politiques qui les ont menés là où ils sont. Il est un peu tard pour pleurer.
Chaque fois qu'un prof a voté socialiste ou trotskiste, chaque fois qu'un prof a défilé en gueulant «Première ! Deuxième ! Troisième génération ! Nous sommes tous enfants d'immigrés !», chaque fois qu'un prof a enseigné la repentance coloniale ou le mépris de l'autorité, il a préparé son malheur actuel.
Et j'écris au passé parce que je suis gentil.
Quand on lit d'anciens profs comme Polony ou Brighelli, on s'aperçoit qu'ils n'ont toujours rien compris.
Ils en appellent à l'école «républicaine» et «laïque», «à l'ancienne», sans comprendre qu'étatisme et immigrationnisme ont désormais partis liés, qu'en appeler à l'Etat, c'est maintenir le loup communautariste dans la bergerie et que la laïcité est une arme de guerre contre le seul catholicisme et qu'elle renforce mécaniquement l'islam.
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Les professeurs témoignant dans votre documentaire font état de quatre fléaux par lesquels une partie de leurs élèves sont touchés. Il s'agit moins d'une violence en acte que de «codes de pensée»: le sentiment de ne pas appartenir à la nation française (voire une stricte «francophobie»), mais à la fraternité de la Oumma ; le goût pour l'explication conspirationniste du monde ; un sexisme assumant sans complexe son mépris du féminin ; un antisémitisme qualifié de «domestique» par le sociologue Smaïn Laarcher.
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J'avoue avoir le plus grand mal à plaindre les enseignants. Certes, la situation des professeurs des territoires perdus n'est pas enviable, mais ils y sont quand même pour beaucoup. Ils ont soutenu sans faiblir les valeurs, les principes et les politiques qui les ont menés là où ils sont. Il est un peu tard pour pleurer.
Chaque fois qu'un prof a voté socialiste ou trotskiste, chaque fois qu'un prof a défilé en gueulant «Première ! Deuxième ! Troisième génération ! Nous sommes tous enfants d'immigrés !», chaque fois qu'un prof a enseigné la repentance coloniale ou le mépris de l'autorité, il a préparé son malheur actuel.
Et j'écris au passé parce que je suis gentil.
Quand on lit d'anciens profs comme Polony ou Brighelli, on s'aperçoit qu'ils n'ont toujours rien compris.
Ils en appellent à l'école «républicaine» et «laïque», «à l'ancienne», sans comprendre qu'étatisme et immigrationnisme ont désormais partis liés, qu'en appeler à l'Etat, c'est maintenir le loup communautariste dans la bergerie et que la laïcité est une arme de guerre contre le seul catholicisme et qu'elle renforce mécaniquement l'islam.
mercredi, septembre 30, 2015
Une dictée par jour : le mensonge de Najat Vallaud-Belkacem
Une dictée par jour : le mensonge de Najat Vallaud-Belkacem
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Malheureusement, rien n'a changé, depuis cet exercice enseigné aux élèves professeurs dans les IUFM où après qu'une phrase fut dictée à toute la classe, l'enseignant consignait sur le tableau «toutes les graphies différentes» afin que la classe «négocie oralement pour déterminer la graphie à retenir». S'il arrivait qu'une mauvaise graphie soit choisie, les formateurs invitaient les futurs enseignants à «réprimer leur adultité spontanée et à ne pas corriger», pour proposer plus tard «une phrase dans laquelle il s'agissait d'analyser la graphie exacte», en espérant que les élèves réinstitueront d'eux-mêmes la règle.
Rien n'a changé ? Enfin si, le niveau des élèves s'est effondré !
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Malheureusement, rien n'a changé, depuis cet exercice enseigné aux élèves professeurs dans les IUFM où après qu'une phrase fut dictée à toute la classe, l'enseignant consignait sur le tableau «toutes les graphies différentes» afin que la classe «négocie oralement pour déterminer la graphie à retenir». S'il arrivait qu'une mauvaise graphie soit choisie, les formateurs invitaient les futurs enseignants à «réprimer leur adultité spontanée et à ne pas corriger», pour proposer plus tard «une phrase dans laquelle il s'agissait d'analyser la graphie exacte», en espérant que les élèves réinstitueront d'eux-mêmes la règle.
Rien n'a changé ? Enfin si, le niveau des élèves s'est effondré !
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Libellés :
instruction,
Mme Vallaud,
règne du mensonge,
saloperies gauchistes
jeudi, juillet 02, 2015
Le bac des Guignols
D'un coté, on lit :
Baccalauréat : la manipulation des notes
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Ainsi, le bac est chaque année davantage fragilisé. Tout le monde sait désormais que l'on magouille pour aboutir aux merveilleux pourcentages de réussite, qui ne masquent plus les moins merveilleux pourcentages d'échec à l'université. Tout le monde se rend bien compte que le «niveau» pour avoir le bac ne correspond pas au «niveau» fixé par des programmes scolaires impossibles à mettre en oeuvre dans les conditions d'enseignement proposées aux élèves et aux collègues. Il est alors très facile de faire, lentement mais sûrement, progresser l'idée que le bac ne sert plus à grand chose, et qu'il faut le réformer — entendez par-là le supprimer.
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De l'autre coté, on lit :
Sauver les Guignols de l'info ?
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Les Guignols de l’Info, supprimés ? C’est ce qu’envisage Vincent Bolloré, le propriétaire de Canal +. Voilà une affaire d’Etat! "Il faut sauver les Guignols", estime Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, quatrième personnage de l’Etat. Une pétition circule sur les réseaux sociaux. Touchepasauxguignols est devenu l’hashtag le plus commenté sur twitter.
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Le baccalauréat a participé, par son influence sur tout le système éducatif, a la construction de la France moderne.
Les Guignols, par leur influence conséquente dans le triptyque Dérision-Déconstruction-Destruction, ont participé à la destruction de la France.
Dans le choix de ses priorités, une classe et un pays se jugent. Et ce n'est pas ragoutant.
Si les Guignols s'arrêtent, ça m'en touche une sans réveiller l'autre (expression favorite du politicien qui a le plus bénéficié de la propagande guignolesque).
Addendum :
Les Guignols : subversion ou quintessence du conformisme ?
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[La] moquerie prend une autre dimension quand elle devient une sorte de totem, un véritable dogme, une vache sacrée à laquelle on ne peut toucher ou mettre en cause sans sombrer dans l'hérésie ou le blasphème et soulever une tempête médiatique. Les Guignols existent depuis un quart de siècle. Chacun a le droit de les aimer ou nom, de les trouver désopilants ou insipides. Mais où a-t-on vu qu'une émission de télévision pouvait prétendre à l'immortalité ? Même le Bébête show qui les précédait sur TF1, dans les années 1980 et 1990, a cessé un jour, sans que nul n'y trouve à redire... Concernant les Guignols, tout se passe différemment comme si une valeur fondamentale de la France actuelle était menacée... Or, la question n'est pas de les interdire ou de les censurer par une intervention de l'Etat, mais d'y mettre fin par une modification de la programmation de la chaîne ce qui est l'absolue liberté de ses responsables. Aucune émission de télévision, de toute l'histoire, comique ou non, n'a jamais été promise à l'éternité… D'où vient cette étrange sacralisation ?
[...]
Cette analyse du «rire châtiment» selon Bergson, du rire normatif, destiné à réprimer les écarts de comportement ou les raideurs de caractère, éclaire sur la sublimation du comique dans la France contemporaine. Dans un climat ultra conformiste, où il est interdit de penser en dehors de certains cadres, par exemple sur l'économie, l'Europe et l'euro, les phénomènes de société, sans être diabolisé, extrémisé, accusé de fascisme, le rire a bel et bien une fonction sociale. Le rire médiatique, quand il devient invasif, sacralisé, le rire des Guignols par exemple, loin du caractère subversif que lui prêtent ses défenseurs, est en plein cœur d'un processus de normalisation, standardisation de la pensée et de «répression des excentricités» tel que le décrit le philosophe. Le comique, parfois cruel, fondé sur un mélange de ridicule et d'assimilation aux pires atrocités de l'histoire - sans la moindre défense possible pour ses victimes - sanctionne les pensées ou paroles déviantes et intervient comme un châtiment public sous la forme d'une humiliation. Il faut voir dans la levée de boucliers de la France dite «d'en haut» en faveur des Guignols une sorte de syndrome de Stockholm : qu'allons- nous devenir sans notre Fouettard quotidien qui nous montre le chemin à suivre et la limite à ne pas franchir ? Nous atteignons ici la quintessence de la pensée unique et du conformisme: et que va-t-on penser et dire de nous si nous ne prenons pas la défense de nos gentils gardiens ? [erreur d'analyse de Maxime Tandonnet : les Guignols ne sont pas les gardes-chiourme de la France d'en haut mais celle d'en bas] Les Guignols ont sans doute encore de beaux jours devant eux...
**************
Addendum 2 :
Sauver la Grèce, l'Europe, les agriculteurs ? Non, Les Guignols !
Baccalauréat : la manipulation des notes
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Ainsi, le bac est chaque année davantage fragilisé. Tout le monde sait désormais que l'on magouille pour aboutir aux merveilleux pourcentages de réussite, qui ne masquent plus les moins merveilleux pourcentages d'échec à l'université. Tout le monde se rend bien compte que le «niveau» pour avoir le bac ne correspond pas au «niveau» fixé par des programmes scolaires impossibles à mettre en oeuvre dans les conditions d'enseignement proposées aux élèves et aux collègues. Il est alors très facile de faire, lentement mais sûrement, progresser l'idée que le bac ne sert plus à grand chose, et qu'il faut le réformer — entendez par-là le supprimer.
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De l'autre coté, on lit :
Sauver les Guignols de l'info ?
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Les Guignols de l’Info, supprimés ? C’est ce qu’envisage Vincent Bolloré, le propriétaire de Canal +. Voilà une affaire d’Etat! "Il faut sauver les Guignols", estime Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, quatrième personnage de l’Etat. Une pétition circule sur les réseaux sociaux. Touchepasauxguignols est devenu l’hashtag le plus commenté sur twitter.
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Le baccalauréat a participé, par son influence sur tout le système éducatif, a la construction de la France moderne.
Les Guignols, par leur influence conséquente dans le triptyque Dérision-Déconstruction-Destruction, ont participé à la destruction de la France.
Dans le choix de ses priorités, une classe et un pays se jugent. Et ce n'est pas ragoutant.
Si les Guignols s'arrêtent, ça m'en touche une sans réveiller l'autre (expression favorite du politicien qui a le plus bénéficié de la propagande guignolesque).
Addendum :
Les Guignols : subversion ou quintessence du conformisme ?
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[La] moquerie prend une autre dimension quand elle devient une sorte de totem, un véritable dogme, une vache sacrée à laquelle on ne peut toucher ou mettre en cause sans sombrer dans l'hérésie ou le blasphème et soulever une tempête médiatique. Les Guignols existent depuis un quart de siècle. Chacun a le droit de les aimer ou nom, de les trouver désopilants ou insipides. Mais où a-t-on vu qu'une émission de télévision pouvait prétendre à l'immortalité ? Même le Bébête show qui les précédait sur TF1, dans les années 1980 et 1990, a cessé un jour, sans que nul n'y trouve à redire... Concernant les Guignols, tout se passe différemment comme si une valeur fondamentale de la France actuelle était menacée... Or, la question n'est pas de les interdire ou de les censurer par une intervention de l'Etat, mais d'y mettre fin par une modification de la programmation de la chaîne ce qui est l'absolue liberté de ses responsables. Aucune émission de télévision, de toute l'histoire, comique ou non, n'a jamais été promise à l'éternité… D'où vient cette étrange sacralisation ?
[...]
Cette analyse du «rire châtiment» selon Bergson, du rire normatif, destiné à réprimer les écarts de comportement ou les raideurs de caractère, éclaire sur la sublimation du comique dans la France contemporaine. Dans un climat ultra conformiste, où il est interdit de penser en dehors de certains cadres, par exemple sur l'économie, l'Europe et l'euro, les phénomènes de société, sans être diabolisé, extrémisé, accusé de fascisme, le rire a bel et bien une fonction sociale. Le rire médiatique, quand il devient invasif, sacralisé, le rire des Guignols par exemple, loin du caractère subversif que lui prêtent ses défenseurs, est en plein cœur d'un processus de normalisation, standardisation de la pensée et de «répression des excentricités» tel que le décrit le philosophe. Le comique, parfois cruel, fondé sur un mélange de ridicule et d'assimilation aux pires atrocités de l'histoire - sans la moindre défense possible pour ses victimes - sanctionne les pensées ou paroles déviantes et intervient comme un châtiment public sous la forme d'une humiliation. Il faut voir dans la levée de boucliers de la France dite «d'en haut» en faveur des Guignols une sorte de syndrome de Stockholm : qu'allons- nous devenir sans notre Fouettard quotidien qui nous montre le chemin à suivre et la limite à ne pas franchir ? Nous atteignons ici la quintessence de la pensée unique et du conformisme: et que va-t-on penser et dire de nous si nous ne prenons pas la défense de nos gentils gardiens ? [erreur d'analyse de Maxime Tandonnet : les Guignols ne sont pas les gardes-chiourme de la France d'en haut mais celle d'en bas] Les Guignols ont sans doute encore de beaux jours devant eux...
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Addendum 2 :
Sauver la Grèce, l'Europe, les agriculteurs ? Non, Les Guignols !
mardi, juin 02, 2015
Latin et grec : au-delà de l'utilitarisme, la beauté des langues anciennes
Latin et grec : au-delà de l'utilitarisme, la beauté deslangues anciennes
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Nous vivons une époque qui suggère que le beau soit à ce point dispensable qu'il ne mérite plus d'être même évoqué. Et lorsqu'on l'évoque, c'est seulement comme outil, pour faire des phrases correctes, dans cette conception d'un français irréprochable sans saveur et sans aspérité. Un français automatique qui devient une langue morte. Une précaution scientiste qui sied mal, en réalité, à ce que sont les langues anciennes, au mouvement de leurs phrases, tant la justesse des termes, la synthèse opérée n'est pas l'appauvrissement, l'amenuisement contemporain du vocabulaire. Tant le latin n'est pas l'anglais d'aéroport.
Cet amour décharné pour les antiquités, ce réveil élégiaque des consciences indignées, délimitées d'avance par l'enjeu politique, charrie une certaine dose de tartuferie s'il ne délivre pas l'école de l'idéologie. On ne peut déplorer l'évanouissement du latin et du grec des programmes scolaires et vouloir ce monde-là, le désirer toujours plus matériel et plus efficace. Toujours plus rentable.
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Latiniste un jour, latiniste toujours ! Sursum corda !
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Nous vivons une époque qui suggère que le beau soit à ce point dispensable qu'il ne mérite plus d'être même évoqué. Et lorsqu'on l'évoque, c'est seulement comme outil, pour faire des phrases correctes, dans cette conception d'un français irréprochable sans saveur et sans aspérité. Un français automatique qui devient une langue morte. Une précaution scientiste qui sied mal, en réalité, à ce que sont les langues anciennes, au mouvement de leurs phrases, tant la justesse des termes, la synthèse opérée n'est pas l'appauvrissement, l'amenuisement contemporain du vocabulaire. Tant le latin n'est pas l'anglais d'aéroport.
Cet amour décharné pour les antiquités, ce réveil élégiaque des consciences indignées, délimitées d'avance par l'enjeu politique, charrie une certaine dose de tartuferie s'il ne délivre pas l'école de l'idéologie. On ne peut déplorer l'évanouissement du latin et du grec des programmes scolaires et vouloir ce monde-là, le désirer toujours plus matériel et plus efficace. Toujours plus rentable.
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Latiniste un jour, latiniste toujours ! Sursum corda !
dimanche, mai 31, 2015
Destruction des lubies pédagogos au bazooka
Elle est anglaise. Sans avoir l'air d'y toucher, elle décape :
École : «L'idée que le savoir n'a plus d'importance est le plus grand mythe des pédagogues»
Remarquons que tout ce qu'elle raconte relève, de nos jours, du bon sens. En effet, nous avons aujourd'hui assez de recul sur l'instruction de masse pour connaître sans se faire de noeuds au cerveau quelles sont les meilleures méthodes.
Au contraire, les pédagogos qui nient ces évidences sont obligés de se faire beaucoup de noeuds au cerveau pour justifier leurs lubies. Mais ils ne sont pas fous : ils ont d'autres buts que ceux qu'ils affichent, ils poursuivent un programme d'anéantissement de la société, pour faire place à leur monde idéal, où les moutons abrutis par l'école suivraient docilement des bergers éclairés, c'est-à-dire les pédagogistes eux-mêmes et leurs amis gauchistes.
*************
DAISY CHRISTODOULOU:
Le plus grand mythe contemporain à propos de l'éducation, c'est l'idée que la connaissance n'a plus d'importance. On dit désormais que le savoir-faire a plus d'importance que les savoirs, puisque de toute façon les enfants n'ont pas besoin de savoir des choses qu'ils peuvent à tout instant chercher sur leur smartphone.
Toutes ces justifications de l'abandon de la connaissance sont fausses, parce qu'elles nient la manière dont le cerveau humain fonctionne. La science n'est pas du côté des pédagogues progressistes. La recherche menée ces cinquante dernières années par la psychologie cognitive montre bien combien nous dépendons du savoir stockée dans la mémoire longue pour tous nos procédés mentaux. Au contraire, la «mémoire de travail», celle dont nous nous servons pour aborder l'information nouvelle et l'environnement immédiat, est très limitée. C'est pourquoi il est très important de savoir «par cœur» des choses, même si elles n'ont pas une utilité immédiate. Ainsi, même si tout le monde dispose désormais de calculatrices, il est indispensable de connaitre ses tables de multiplications par cœur.
Car après vous serez capable de résoudre des problèmes plus complexes sans avoir à utiliser l'espace limité et précieux de la mémoire de travail pour calculer les tables de multiplication. Cette vérité se vérifie dans d'autres domaines. Pour saisir le sens d'un nouveau fait historique, il faut avoir en tête un canevas de dates historiques enregistré dans la mémoire longue. La recherche sur les joueurs d'échecs a montré que plus ils retenaient en mémoires les positions précédentes dans leur mémoire longue, meilleurs ils étaient. Plus vous avez de faits enregistrés dans votre mémoire longue, mieux vous êtes à même de comprendre rapidement les nouvelles informations, et de résoudre efficacement les problèmes de la vie quotidienne. Nous adultes, nous oublions à quel point nous sommes dépendants du savoir, et nous surestimons le savoir dont les enfants disposeraient a priori.
[…]
The Economist écrivait au sujet de la réforme du collège en France «l'approche traditionnelle française, de la classe assise en rangs d'oignons est absolument inadaptée à la nature changeante de l'emploi dans l'économie du savoir». Qu'en pensez-vous ?
C'est un point de vue asséné sans preuves. Rappelons encore une fois l'importance de la mémoire longue, et la faiblesse de la mémoire de travail. Qu'importe l'économie et le monde dans lesquels nous vivons, nous devons prendre en compte la manière dont nos cerveaux fonctionnent. Que nous formions des élèves à travailler dans la finance internationale ou à labourer des champs, à aimer la littérature ou à changer le monde, nous devons admettre que la mémoire de travail est limitée. Si nous tenons compte de cela, l'approche traditionnelle est pleine d'avantages. Une instruction menée par le professeur est régulièrement recommandée dans les analyses sur les techniques d'éducation. L'explication, l'instruction donnée par le maitre permettent de segmenter le contenu, de façon à ce qu'il soit assimilable dans les limites de la mémoire de travail. Les élèves concentrent leur attention sur la bonne chose. Le problème avec les approches qui mettent l'enfant au centre de l'apprentissage, c'est que les enfants sont vite désorientés, ne comprennent pas les concepts fondamentaux et perdent du temps dans des digressions secondaires. Ce n'est pas un préjugé: étude après étude, on se rend compte des bienfaits d'une approche qui met le maitre au centre du dispositif d'apprentissage.
[…]
Le problème de l'interdisciplinarité, c'est qu'elle confond les objectifs et les méthodes. L'objectif de l'éducation, c'est de donner les moyens à l'élève d'appréhender le monde dans sa globalité: l'interdisciplinarité est la fin de l'éducation, pas sa méthode. Faire des «projets» sans fin, ce n'est pas une bonne manière d'enseigner, parce qu'ils impliquent trop d'informations, qui surchargent et saturent la mémoire de travail.
[…]
Est-ce à dire qu'il faille revenir à une école «à l'ancienne» ?
Que signifie «à l'ancienne»? Rousseau et Dewey ont écrit leurs thèses pedagogistes il y a longtemps, et je ne défendrai pas pour autant leurs idées! En Angleterre, l'école «à l'ancienne» était loin d'être parfaite. Nous devons évidemment faire en sorte que tous les élèves apprennent, et pas seulement une minorité élitiste. Nous devons essayer de nous améliorer, de faire mieux, et de réformer si nécessaire. Mais les améliorations proposées doivent l'être sur la base d'une recherche sérieuse et actualisée sur la façon dont nous apprenons, et pas sur des présupposés idéologiques ou des clichés de consultant en management à propos de prétendus changements qu'impliquerait le XXIème siècle. Pour moi, tout le tragique de l'éducation contemporaine, c'est qu'il existe une recherche scientifique extrêmement riche sur la manière d'apprendre, qui n'est pas connue ni appliquée dans l'éducation.
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École : «L'idée que le savoir n'a plus d'importance est le plus grand mythe des pédagogues»
Remarquons que tout ce qu'elle raconte relève, de nos jours, du bon sens. En effet, nous avons aujourd'hui assez de recul sur l'instruction de masse pour connaître sans se faire de noeuds au cerveau quelles sont les meilleures méthodes.
Au contraire, les pédagogos qui nient ces évidences sont obligés de se faire beaucoup de noeuds au cerveau pour justifier leurs lubies. Mais ils ne sont pas fous : ils ont d'autres buts que ceux qu'ils affichent, ils poursuivent un programme d'anéantissement de la société, pour faire place à leur monde idéal, où les moutons abrutis par l'école suivraient docilement des bergers éclairés, c'est-à-dire les pédagogistes eux-mêmes et leurs amis gauchistes.
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DAISY CHRISTODOULOU:
Le plus grand mythe contemporain à propos de l'éducation, c'est l'idée que la connaissance n'a plus d'importance. On dit désormais que le savoir-faire a plus d'importance que les savoirs, puisque de toute façon les enfants n'ont pas besoin de savoir des choses qu'ils peuvent à tout instant chercher sur leur smartphone.
Toutes ces justifications de l'abandon de la connaissance sont fausses, parce qu'elles nient la manière dont le cerveau humain fonctionne. La science n'est pas du côté des pédagogues progressistes. La recherche menée ces cinquante dernières années par la psychologie cognitive montre bien combien nous dépendons du savoir stockée dans la mémoire longue pour tous nos procédés mentaux. Au contraire, la «mémoire de travail», celle dont nous nous servons pour aborder l'information nouvelle et l'environnement immédiat, est très limitée. C'est pourquoi il est très important de savoir «par cœur» des choses, même si elles n'ont pas une utilité immédiate. Ainsi, même si tout le monde dispose désormais de calculatrices, il est indispensable de connaitre ses tables de multiplications par cœur.
Car après vous serez capable de résoudre des problèmes plus complexes sans avoir à utiliser l'espace limité et précieux de la mémoire de travail pour calculer les tables de multiplication. Cette vérité se vérifie dans d'autres domaines. Pour saisir le sens d'un nouveau fait historique, il faut avoir en tête un canevas de dates historiques enregistré dans la mémoire longue. La recherche sur les joueurs d'échecs a montré que plus ils retenaient en mémoires les positions précédentes dans leur mémoire longue, meilleurs ils étaient. Plus vous avez de faits enregistrés dans votre mémoire longue, mieux vous êtes à même de comprendre rapidement les nouvelles informations, et de résoudre efficacement les problèmes de la vie quotidienne. Nous adultes, nous oublions à quel point nous sommes dépendants du savoir, et nous surestimons le savoir dont les enfants disposeraient a priori.
[…]
The Economist écrivait au sujet de la réforme du collège en France «l'approche traditionnelle française, de la classe assise en rangs d'oignons est absolument inadaptée à la nature changeante de l'emploi dans l'économie du savoir». Qu'en pensez-vous ?
C'est un point de vue asséné sans preuves. Rappelons encore une fois l'importance de la mémoire longue, et la faiblesse de la mémoire de travail. Qu'importe l'économie et le monde dans lesquels nous vivons, nous devons prendre en compte la manière dont nos cerveaux fonctionnent. Que nous formions des élèves à travailler dans la finance internationale ou à labourer des champs, à aimer la littérature ou à changer le monde, nous devons admettre que la mémoire de travail est limitée. Si nous tenons compte de cela, l'approche traditionnelle est pleine d'avantages. Une instruction menée par le professeur est régulièrement recommandée dans les analyses sur les techniques d'éducation. L'explication, l'instruction donnée par le maitre permettent de segmenter le contenu, de façon à ce qu'il soit assimilable dans les limites de la mémoire de travail. Les élèves concentrent leur attention sur la bonne chose. Le problème avec les approches qui mettent l'enfant au centre de l'apprentissage, c'est que les enfants sont vite désorientés, ne comprennent pas les concepts fondamentaux et perdent du temps dans des digressions secondaires. Ce n'est pas un préjugé: étude après étude, on se rend compte des bienfaits d'une approche qui met le maitre au centre du dispositif d'apprentissage.
[…]
Le problème de l'interdisciplinarité, c'est qu'elle confond les objectifs et les méthodes. L'objectif de l'éducation, c'est de donner les moyens à l'élève d'appréhender le monde dans sa globalité: l'interdisciplinarité est la fin de l'éducation, pas sa méthode. Faire des «projets» sans fin, ce n'est pas une bonne manière d'enseigner, parce qu'ils impliquent trop d'informations, qui surchargent et saturent la mémoire de travail.
[…]
Est-ce à dire qu'il faille revenir à une école «à l'ancienne» ?
Que signifie «à l'ancienne»? Rousseau et Dewey ont écrit leurs thèses pedagogistes il y a longtemps, et je ne défendrai pas pour autant leurs idées! En Angleterre, l'école «à l'ancienne» était loin d'être parfaite. Nous devons évidemment faire en sorte que tous les élèves apprennent, et pas seulement une minorité élitiste. Nous devons essayer de nous améliorer, de faire mieux, et de réformer si nécessaire. Mais les améliorations proposées doivent l'être sur la base d'une recherche sérieuse et actualisée sur la façon dont nous apprenons, et pas sur des présupposés idéologiques ou des clichés de consultant en management à propos de prétendus changements qu'impliquerait le XXIème siècle. Pour moi, tout le tragique de l'éducation contemporaine, c'est qu'il existe une recherche scientifique extrêmement riche sur la manière d'apprendre, qui n'est pas connue ni appliquée dans l'éducation.
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