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mardi, avril 24, 2018
samedi, mars 31, 2018
Lindsay Sheperd
Lindsay Sheperd, ça vous dit quelque chose ? Sinon, allez voir à ce lien.
La demoiselle ne se laisse pas démonter, elle ne perd pas le nord. Je l'avoue, elle m'épate :
D'Amato: Lindsay Shepherd is bitter medicine for Laurier. Grad student is roiling the campus as she tests its commitment to free speech, Luisa D’Amato writes.
Lindsay Shepherd has emerged as a kind of cosmic revenge on Wilfrid Laurier University.
Je n'ignore pas que c'est aussi une excellente stratégie personnelle, à la Trump (ce n'est pas par hasard une spécialiste des médias).
Plutôt que de se montrer discrète et de voir sa carrière ruinée par sa réputation d'hostilité au sectarisme gauchiste (car une telle réputation ruine aujourd'hui une carrière universitaire. C'est un drame), elle en rajoute de façon à ce que, exposée en pleine lumière, elle ne puisse être victime de coups en douce comme savent si bien faire les vertueux gauchistes.
La demoiselle ne se laisse pas démonter, elle ne perd pas le nord. Je l'avoue, elle m'épate :
D'Amato: Lindsay Shepherd is bitter medicine for Laurier. Grad student is roiling the campus as she tests its commitment to free speech, Luisa D’Amato writes.
Lindsay Shepherd has emerged as a kind of cosmic revenge on Wilfrid Laurier University.
Je n'ignore pas que c'est aussi une excellente stratégie personnelle, à la Trump (ce n'est pas par hasard une spécialiste des médias).
Plutôt que de se montrer discrète et de voir sa carrière ruinée par sa réputation d'hostilité au sectarisme gauchiste (car une telle réputation ruine aujourd'hui une carrière universitaire. C'est un drame), elle en rajoute de façon à ce que, exposée en pleine lumière, elle ne puisse être victime de coups en douce comme savent si bien faire les vertueux gauchistes.
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mardi, mars 20, 2018
La madame a fumé la moquette
La madame est universitaire et explique que les problèmes actuels de l'Amérique viennent de l'abandon de la culture bourgeoise.
Que l'idéal « se marier avant de faire des enfants, ne pas divorcer, s'instruire, travailler dur, être charitable et respectueux de la loi » a été abandonné, subverti et remplacé par les sous-cultures anti-sociales style rap qui sont cause de la violence, de la drogue, de la déresponsabilisation et de la quasi-totalité des maux sociaux de l'Amérique de 2018.
Bien sûr, c'est une vérité d'évidence pour tous les non-abrutis. Et que se passe-t-il en 2018 quand une universitaire professe une vérité d'évidence pour les non-abrutis ? Bien sûr, elle se fait lyncher par tous les abrutis, les universitaires, élèves et étudiants, qui passent dans le coin.
WHACKING WAX An Ivy League law prof is punished for speaking home truths.
**************
Amy Wax offered some bleak prognostications about the fate of higher education: even as the last few remaining classical liberals on the university faculties are retiring or dying off, they're being replaced by young profs who have no regard for robust debate or free speech; meanwhile students think that “feelings are everything” and that “there's no need to read or know anything” because “the whole past is tainted by sexism and patriarchy.”
[…]
The pusillanimity of humanities professors and administrators at some of the most respected American universities today is well documented. It's long since time for the public reputations of the Ivy League institutions to undergo a dramatic downward adjustment. It's long since time for rich alumni to start withholding donations from almae matres that are already drowning in cash and spending it in all the wrong ways. It's long since time for parents to begin caring more about actual learning than about the names of the institutions on their kids' diplomas. It's long since time to find some way to circumvent the ideologues and their enablers and put education back in the hands of the Amy Waxes of this world.
**************
La décadence accélérée des universités occidentales, spécialement les humanités, a trois causes fondamentales qui se conjuguent :
> l'utilitarisme matérialiste, qui fait que les humanités n'attirent plus les meilleurs d'une génération. Elles attirent les grandes gueules pas trop séduites par le vrai travail.
> la massification, qui est le nom de code pour l'abaissement du niveau de sélection.
> le relativisme, qui fait qu'on ne cherche plus la vérité mais qu'on confronte des opinions qui se valent toutes ou presque (les opinions catholiques valent moins que les autres).
On récolte ce qu'on sème.
Que l'idéal « se marier avant de faire des enfants, ne pas divorcer, s'instruire, travailler dur, être charitable et respectueux de la loi » a été abandonné, subverti et remplacé par les sous-cultures anti-sociales style rap qui sont cause de la violence, de la drogue, de la déresponsabilisation et de la quasi-totalité des maux sociaux de l'Amérique de 2018.
Bien sûr, c'est une vérité d'évidence pour tous les non-abrutis. Et que se passe-t-il en 2018 quand une universitaire professe une vérité d'évidence pour les non-abrutis ? Bien sûr, elle se fait lyncher par tous les abrutis, les universitaires, élèves et étudiants, qui passent dans le coin.
WHACKING WAX An Ivy League law prof is punished for speaking home truths.
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Amy Wax offered some bleak prognostications about the fate of higher education: even as the last few remaining classical liberals on the university faculties are retiring or dying off, they're being replaced by young profs who have no regard for robust debate or free speech; meanwhile students think that “feelings are everything” and that “there's no need to read or know anything” because “the whole past is tainted by sexism and patriarchy.”
[…]
The pusillanimity of humanities professors and administrators at some of the most respected American universities today is well documented. It's long since time for the public reputations of the Ivy League institutions to undergo a dramatic downward adjustment. It's long since time for rich alumni to start withholding donations from almae matres that are already drowning in cash and spending it in all the wrong ways. It's long since time for parents to begin caring more about actual learning than about the names of the institutions on their kids' diplomas. It's long since time to find some way to circumvent the ideologues and their enablers and put education back in the hands of the Amy Waxes of this world.
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La décadence accélérée des universités occidentales, spécialement les humanités, a trois causes fondamentales qui se conjuguent :
> l'utilitarisme matérialiste, qui fait que les humanités n'attirent plus les meilleurs d'une génération. Elles attirent les grandes gueules pas trop séduites par le vrai travail.
> la massification, qui est le nom de code pour l'abaissement du niveau de sélection.
> le relativisme, qui fait qu'on ne cherche plus la vérité mais qu'on confronte des opinions qui se valent toutes ou presque (les opinions catholiques valent moins que les autres).
On récolte ce qu'on sème.
lundi, mars 12, 2018
Pourquoi la liberté d'opinion ? L'oppression de la libre parole.
Au début de la video, un grand moment de respect gauchiste de la liberté d'opinion.
Mais le problème est plus grave que cette anecdote. L'université est, comme la liberté de conscience, un joyau de la culture occidentale. Or, elle est menacée de mort par la destruction systématique et organisée de la confiance dans le libre débat.
Que disent les gens qui essaient d'empêcher Perterson de parler, qui réclament des safes spaces, qui veulent changer les pronoms et les expressions ? Ils disent : « Le débat ne sert à rien, l'antique disputatio est une mascarade, ce qu'il faut, c'est s'imposer par la force, et par la force de la loi si les politiciens sont assez bêtes pour céder à nos revendications minoritaires ».
Le commentaire de Peterson, à propos des agitateurs qui essaient de l'empêcher de parler en frappant de l'extérieur sur les vitres de l'amphithéâtre, « C'est le bruit des barbares à nos portes » tombe juste.
Simon Leys disait qu'une université, c'est une bonne bibliothèque, un corps professoral et, éventuellement, des élèves.
Ce qu'il ne disait pas, tellement cela lui semblait évident, c'est que ni les professeurs ni la bibliothèque ne devaient être censurés ni s'auto-censurer.
La solution est connue, aussi vieille que l'humanité : quand la liberté est menacée, ceux qui la chérissent doivent se lever pour la défendre. C'est une décision individuelle, qui appartient à chacun de nous. Mais cela doit passer par des actes concrets. Cette réflexion explique, par exemple, que ce blog ne soit pas anonyme. Ou que Peterson demande à ce que les agitateurs soient sanctionnés, ce qui est plus dangereux que de faire canard.
L'enjeu dépasse nos petites personnes. Cependant, il y a une pierre de touche : partout où l'on défend la liberté, il y a un risque (pour sa réputation, pour sa carrière, pour sa vie, etc.) ... et souvent, on y trouve un Polonais (il y en a un dans cette video) !
Macte animo.
Nota : il est amusant (je n'ai pas vraiment fait exprès -espièglerie de l'inconscient) que j'emploie dans le titre de ce billet l'expression « libre parole », qui était le titre du journal antijuif d'Edouard Drumont. Cela tombe pile-poil dans mon propos : tous les discours doivent être permis et c'est le libre débat qui permet de faire le tri.
Addendum : c'est à se demander si le gauchisme n'est pas une maladie mentale.
Mais le problème est plus grave que cette anecdote. L'université est, comme la liberté de conscience, un joyau de la culture occidentale. Or, elle est menacée de mort par la destruction systématique et organisée de la confiance dans le libre débat.
Que disent les gens qui essaient d'empêcher Perterson de parler, qui réclament des safes spaces, qui veulent changer les pronoms et les expressions ? Ils disent : « Le débat ne sert à rien, l'antique disputatio est une mascarade, ce qu'il faut, c'est s'imposer par la force, et par la force de la loi si les politiciens sont assez bêtes pour céder à nos revendications minoritaires ».
Le commentaire de Peterson, à propos des agitateurs qui essaient de l'empêcher de parler en frappant de l'extérieur sur les vitres de l'amphithéâtre, « C'est le bruit des barbares à nos portes » tombe juste.
Simon Leys disait qu'une université, c'est une bonne bibliothèque, un corps professoral et, éventuellement, des élèves.
Ce qu'il ne disait pas, tellement cela lui semblait évident, c'est que ni les professeurs ni la bibliothèque ne devaient être censurés ni s'auto-censurer.
La solution est connue, aussi vieille que l'humanité : quand la liberté est menacée, ceux qui la chérissent doivent se lever pour la défendre. C'est une décision individuelle, qui appartient à chacun de nous. Mais cela doit passer par des actes concrets. Cette réflexion explique, par exemple, que ce blog ne soit pas anonyme. Ou que Peterson demande à ce que les agitateurs soient sanctionnés, ce qui est plus dangereux que de faire canard.
L'enjeu dépasse nos petites personnes. Cependant, il y a une pierre de touche : partout où l'on défend la liberté, il y a un risque (pour sa réputation, pour sa carrière, pour sa vie, etc.) ... et souvent, on y trouve un Polonais (il y en a un dans cette video) !
Macte animo.
Nota : il est amusant (je n'ai pas vraiment fait exprès -espièglerie de l'inconscient) que j'emploie dans le titre de ce billet l'expression « libre parole », qui était le titre du journal antijuif d'Edouard Drumont. Cela tombe pile-poil dans mon propos : tous les discours doivent être permis et c'est le libre débat qui permet de faire le tri.
Addendum : c'est à se demander si le gauchisme n'est pas une maladie mentale.
Amusons nous tout de même :Ces échanges entre Éric Dupond-Moretti et Christine Angot sont savoureux. Depuis le temps qu'il fallait la remettre à sa place. C'est désormais chose faite. #ONPC pic.twitter.com/VPigeoFWvL— Antoine Lévèque (@Antoine_Lvq) March 11, 2018
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dimanche, mars 04, 2018
A propos des forts en thème
Voici ce qu'écrit Jean-François Revel, reçu à l'Ecole Normale Supérieure en 1943 :
**********
Je ne m'en exagère pas la portée, qu'on le croie, d'autant moins que je fus reçu dernier de ma promotion : 24è ex-aequo sur 24, ou plutôt 25, devant, il est vrai, quelques centaines de concurrents. J'appris plus tard, en guise de consolation, que l'illustre mathématicien Laurent Schwartz a été reçu 20è sur 20 en 1934. Etre reçu à une grande école en France n'a jamais été facile, bien sûr, mais ce petit exploit n'est pas non plus la marque infaillible d'un talent exceptionnel, ni même d'un talent tout court. J'ai vu nombre d'esprits sans relief, sinon sans mérite, y parvenir, tandis que certains élèves de khâgne, beaucoup plus intelligents et originaux, mordaient contre toute raison la poussière.
**********
Je suis depuis longtemps convaincu que le système des grandes écoles, par le tort qu'il fait à l'université qui a vocation à la liberté de l'esprit, est néfaste. Il forme des techniciens sans âme.
Bien sûr, je suis opposé à la suppression des grandes écoles. Le nivellement par le bas, ce n'est pas mon truc.Mais, si on pouvait remonter l'université (les mesures à prendre sont connues), ça me ferait bien plaisir.
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Je ne m'en exagère pas la portée, qu'on le croie, d'autant moins que je fus reçu dernier de ma promotion : 24è ex-aequo sur 24, ou plutôt 25, devant, il est vrai, quelques centaines de concurrents. J'appris plus tard, en guise de consolation, que l'illustre mathématicien Laurent Schwartz a été reçu 20è sur 20 en 1934. Etre reçu à une grande école en France n'a jamais été facile, bien sûr, mais ce petit exploit n'est pas non plus la marque infaillible d'un talent exceptionnel, ni même d'un talent tout court. J'ai vu nombre d'esprits sans relief, sinon sans mérite, y parvenir, tandis que certains élèves de khâgne, beaucoup plus intelligents et originaux, mordaient contre toute raison la poussière.
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Je suis depuis longtemps convaincu que le système des grandes écoles, par le tort qu'il fait à l'université qui a vocation à la liberté de l'esprit, est néfaste. Il forme des techniciens sans âme.
Bien sûr, je suis opposé à la suppression des grandes écoles. Le nivellement par le bas, ce n'est pas mon truc.Mais, si on pouvait remonter l'université (les mesures à prendre sont connues), ça me ferait bien plaisir.
samedi, mars 03, 2018
Comment l’affaire Wauquiez va bâillonner l’Université. La liberté de parole n'y est désormais plus assurée
Comment l’affaire Wauquiez va bâillonner l’Université. La liberté de parole n'y est désormais plus assurée.
**********
Mais ici, il ne s’agit pas de plateau télévisé. Il s’agit d’une formation supérieure. Il s’agit d’un endroit où il est essentiel que la parole soit libre. L’étudiant qui a enregistré les propos de Laurent Wauquiez et les a « transmis » à l’émission de Yann Barthès est une sorte de traître à sa fonction d’étudiant. A-t-il reçu ses trente deniers ? C’est probable. S’est-il rendu compte que, par cette démarche, ce qu’il met en danger, ce n’est évidemment pas l’avenir politique de Laurent Wauquiez. C’est peut-être un peu le sien, car si cela se sait, personne ne pourrait plus faire confiance à celui qui est capable de tels coups bas. Qui a trahi trahira. Mais peu importe l’avenir compromis de cet étudiant. Le coup porté par cet enregistrement nuit essentiellement à toute l’Université, car il n’y a d’Université qu’autant que la parole y est libre. Sans cette liberté, il n’y a plus d’Université. Un professeur, ou tout autre intervenant, qui doit s’interdire de dire ce qu’il pense par crainte d’être dénoncé ne peut plus enseigner. Il ne peut que hurler avec les loups et voler au secours de la victoire. Confirmer les gens en place. Celui qui a vendu Laurent Wauquiez a-t-il conscience de son geste ? L’université ou l’école dont il est l’étudiant ou l’élève, ont-elles pris la mesure de ce qui s’est passé ? Cet étudiant a-t-il été convoqué par la présidence ? Pour lui rappeler, par exemple, l’histoire d’Hippase de Métaponte puni par son école (celle de Pythagore) pour avoir révélé au-dehors l’existence des nombres irrationnels qu’il était tenu de tenir cachée… Et si on ne sait pas qui est le Judas, a-t-on au moins averti les autres étudiants des conséquences de cette indiscrétion ?
[…]
Le phénomène médiatique, aujourd’hui pris dans une dynamique que nul ne peut plus contrôler, se révèle bien être la plaie de notre époque. En imposant une norme de pensée, elle impose une autocensure. On ne compte plus les professeurs qui renoncent à leur spontanéité enseignante, se sachant surveillés par des élèves qui ne veulent pas l’entendre, mais l’écoutent cependant pour pouvoir s’en plaindre. Les professeurs se retrouvent ainsi dans la situation d’aggraver la dégringolade de l’école.
On ne peut rien faire contre ce phénomène qui fait vivre les médias et qu’amplifient les réseaux sociaux. Rien, sauf ceci, les enseignants, en corps, doivent apprendre à refuser cet état de fait. On dit bien : les enseignants en corps. Et non la corporation des enseignants. Peut-être conviendrait-il de pénaliser ces faits de trahison des libertés universitaires… Par exemple, comme pour les tricheries au bac, par une interdiction de se présenter aux examens. Mais je sens que ce que je dis n’est pas correct. Permettez ? Je m’autocensure !
**********
La seule nuance que j'apporte à cet article est qu'il ne faut pas se raconter d'histoire : le naufrage de enseignement supérieur occidental, spécialement universitaire, a commencé de puis longtemps.
Depuis que l'admission des imbéciles est est devenue non plus un erreur mais une politique.
**********
Mais ici, il ne s’agit pas de plateau télévisé. Il s’agit d’une formation supérieure. Il s’agit d’un endroit où il est essentiel que la parole soit libre. L’étudiant qui a enregistré les propos de Laurent Wauquiez et les a « transmis » à l’émission de Yann Barthès est une sorte de traître à sa fonction d’étudiant. A-t-il reçu ses trente deniers ? C’est probable. S’est-il rendu compte que, par cette démarche, ce qu’il met en danger, ce n’est évidemment pas l’avenir politique de Laurent Wauquiez. C’est peut-être un peu le sien, car si cela se sait, personne ne pourrait plus faire confiance à celui qui est capable de tels coups bas. Qui a trahi trahira. Mais peu importe l’avenir compromis de cet étudiant. Le coup porté par cet enregistrement nuit essentiellement à toute l’Université, car il n’y a d’Université qu’autant que la parole y est libre. Sans cette liberté, il n’y a plus d’Université. Un professeur, ou tout autre intervenant, qui doit s’interdire de dire ce qu’il pense par crainte d’être dénoncé ne peut plus enseigner. Il ne peut que hurler avec les loups et voler au secours de la victoire. Confirmer les gens en place. Celui qui a vendu Laurent Wauquiez a-t-il conscience de son geste ? L’université ou l’école dont il est l’étudiant ou l’élève, ont-elles pris la mesure de ce qui s’est passé ? Cet étudiant a-t-il été convoqué par la présidence ? Pour lui rappeler, par exemple, l’histoire d’Hippase de Métaponte puni par son école (celle de Pythagore) pour avoir révélé au-dehors l’existence des nombres irrationnels qu’il était tenu de tenir cachée… Et si on ne sait pas qui est le Judas, a-t-on au moins averti les autres étudiants des conséquences de cette indiscrétion ?
[…]
Le phénomène médiatique, aujourd’hui pris dans une dynamique que nul ne peut plus contrôler, se révèle bien être la plaie de notre époque. En imposant une norme de pensée, elle impose une autocensure. On ne compte plus les professeurs qui renoncent à leur spontanéité enseignante, se sachant surveillés par des élèves qui ne veulent pas l’entendre, mais l’écoutent cependant pour pouvoir s’en plaindre. Les professeurs se retrouvent ainsi dans la situation d’aggraver la dégringolade de l’école.
On ne peut rien faire contre ce phénomène qui fait vivre les médias et qu’amplifient les réseaux sociaux. Rien, sauf ceci, les enseignants, en corps, doivent apprendre à refuser cet état de fait. On dit bien : les enseignants en corps. Et non la corporation des enseignants. Peut-être conviendrait-il de pénaliser ces faits de trahison des libertés universitaires… Par exemple, comme pour les tricheries au bac, par une interdiction de se présenter aux examens. Mais je sens que ce que je dis n’est pas correct. Permettez ? Je m’autocensure !
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La seule nuance que j'apporte à cet article est qu'il ne faut pas se raconter d'histoire : le naufrage de enseignement supérieur occidental, spécialement universitaire, a commencé de puis longtemps.
Depuis que l'admission des imbéciles est est devenue non plus un erreur mais une politique.
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dimanche, février 11, 2018
Université
Le naufrage de l'Université occidentale m'est un crève-coeur.
Les causes sont connues : lâcheté et négligence face à l'entrisme gauchiste et à la massification.
Le résultat aussi est connu : fabrication de générations de demi-intellectuels tarés.
Et les conséquences également : pourrissement liberticide du débat intellectuel par la bêtise la plus crasse et très sonore, braillarde comme pas possible.
Mais les dégâts à plus long terme sont aussi politiques : quand la liberté intellectuelle disparaît, il ne faut pas longtemps pour que la liberté tout court suive. Nous le voyons tous les jours
Puisque vous aimez Peterson :
Les causes sont connues : lâcheté et négligence face à l'entrisme gauchiste et à la massification.
Le résultat aussi est connu : fabrication de générations de demi-intellectuels tarés.
Et les conséquences également : pourrissement liberticide du débat intellectuel par la bêtise la plus crasse et très sonore, braillarde comme pas possible.
Mais les dégâts à plus long terme sont aussi politiques : quand la liberté intellectuelle disparaît, il ne faut pas longtemps pour que la liberté tout court suive. Nous le voyons tous les jours
Source: Simon Leys, L'Ange et le Cachalot, Seuil, 1998, p. 11.
Si l'on considère les plus grands maîtres à penser de l'humanité – le Bouddha, Confucius, Socrate, Jésus –, on est frappé par un curieux paradoxe : aujourd'hui, aucun d'entre eux ne pourrait obtenir ne fût-ce qu'un modeste poste d'enseignant dans une de nos universités. La raison en est simple : leurs qualifications sont insuffisantes – ils n'ont rien publié. (Il n'est pas impossible que Confucius ait édité certains textes, mais, comme tous les universitaires le savent, les travaux d'édition font un peu figure de rembourrage dans un curriculum vitæ – on ne peut pas dire qu'ils comptent vraiment.)
La distinction des ordres
Simon Leys
N° 150 Été 2015
Citation
Source: Simon Leys, Le Studio de l'inutilité, Flammarion, 2012, p. 289-290.
Si l'exigence d'égalité est une noble aspiration dans sa sphère propre – qui est celle de la justice sociale –, l'égalitarisme devient néfaste dans l'ordre de l'esprit, où il n'a aucune place. La démocratie est le seul système politique acceptable, mais précisément elle n'a d'application qu'en politique. Hors de son domaine propre, elle est synonyme de mort : car la vérité n'est pas démocratique, ni l'intelligence, ni la beauté, ni l'amour – ni la grâce de Dieu. (La grâce de Dieu : des auditeurs m'ont demandé si j'étais janséniste. Il n'en est rien. Je pensais seulement à la parabole des Ouvriers de la onzième heure et à celle du Fils prodigue. Les ouvriers qui n'ont travaillé qu'en fin de journée reçoivent une aussi belle récompense que ceux qui ont trimé depuis l'aube. Le jeune voyou qui rentre à la maison après mille frasques est fêté comme un prince par son père, alors que son aîné, qui fut toujours attentif et zélé, ne bénéficia jamais d'une telle faveur. Réconfortante leçon : nous ne méritons rien, mais nous recevons tout. Tandis que le janséniste qui mérite tout craint de ne rien recevoir.) Une éducation vraiment démocratique est une éducation qui forme des hommes capables de défendre et de maintenir la démocratie en politique ; mais, dans son ordre à elle, qui est celui de la culture, elle est implacablement aristocratique et élitiste.
Puisque vous aimez Peterson :
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jeudi, octobre 26, 2017
Grande-Bretagne et université : la liberté de parole est mise à mort là où elle a été inventée
Free Speech versus the New Repression - a small victory for liberty on a windy hilltop
The nihilist Left wants to abolish free speech completely – and universities are capitulating
Le phénomène n'a rien de mystérieux. La cause en est claire : la « massification ».
Voilà ce qui arrive quand on permet à des millions d'abrutis de se prendre pour des intelligents et de faire les cadors parce qu'on les accueille, par pitié, par faiblesse, à l'université.
Ces gens, dont la bouillie qu'ils ont dans la tête ne vaut pas l'étron que je fais le matin en me levant, se sentent soudain un besoin pressant irrésistible de nous faire part de leur « pensée » et comme ils sont absolument incapables d'argumenter, ils sont obligés de faire appel à la force pour bâillonner les contradicteurs.
C'est un véritable drame. Hélas, nous le méritons, nous avons tout fait pour qu'il arrive et rien pour qu'il n'arrive pas.
The nihilist Left wants to abolish free speech completely – and universities are capitulating
Le phénomène n'a rien de mystérieux. La cause en est claire : la « massification ».
Voilà ce qui arrive quand on permet à des millions d'abrutis de se prendre pour des intelligents et de faire les cadors parce qu'on les accueille, par pitié, par faiblesse, à l'université.
Ces gens, dont la bouillie qu'ils ont dans la tête ne vaut pas l'étron que je fais le matin en me levant, se sentent soudain un besoin pressant irrésistible de nous faire part de leur « pensée » et comme ils sont absolument incapables d'argumenter, ils sont obligés de faire appel à la force pour bâillonner les contradicteurs.
C'est un véritable drame. Hélas, nous le méritons, nous avons tout fait pour qu'il arrive et rien pour qu'il n'arrive pas.
mercredi, septembre 27, 2017
Naufrage universitaire par la coalition des médiocres
« L'indépendance d'esprit est en danger dans les universités françaises »
**********
Dans le système de recrutement qui est celui de notre Université, un indépendant a peu de chance de survivre. Dès ses premiers pas dans la carrière, le chercheur comprend que c'est sa dépendance qui sera sa planche de salut. Dépendance interpersonnelle et dépendance par rapport aux réseaux qui font une carrière. Marcel Gauchet, lorsqu'il parle de mœurs mafieuses (revue Le Débat, no 156, septembre-octobre 2009), emploie les mots justes. Un sociologue italien, Diego Gambetta, a explicité les ressorts de ce processus dans un article de la revue des Annales des Mines,« Gérer et Comprendre »(septembre 2006), article intitulé « La valeur de l'incompétence: de la mafia tout court à la mafia universitaire: une approche méthodologique ».
Cette dépendance entraîne le conformisme de la pensée et l'esprit courtisan dont beaucoup s'accordent à penser qu'il est un des fléaux de l'Université.
**********
Cet article est très important, même si le sujet ne fera jamais la une des journaux.
Un pays a besoin d’une élite intellectuelle, il a besoin de clercs.
Le naufrage de l’université, même si elle n’est pas la source de production de clercs, est donc un drame national. Car, l'université devrait être par excellence le lieu de la liberté de l'esprit. On en est très très loin.
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Dans le système de recrutement qui est celui de notre Université, un indépendant a peu de chance de survivre. Dès ses premiers pas dans la carrière, le chercheur comprend que c'est sa dépendance qui sera sa planche de salut. Dépendance interpersonnelle et dépendance par rapport aux réseaux qui font une carrière. Marcel Gauchet, lorsqu'il parle de mœurs mafieuses (revue Le Débat, no 156, septembre-octobre 2009), emploie les mots justes. Un sociologue italien, Diego Gambetta, a explicité les ressorts de ce processus dans un article de la revue des Annales des Mines,« Gérer et Comprendre »(septembre 2006), article intitulé « La valeur de l'incompétence: de la mafia tout court à la mafia universitaire: une approche méthodologique ».
Cette dépendance entraîne le conformisme de la pensée et l'esprit courtisan dont beaucoup s'accordent à penser qu'il est un des fléaux de l'Université.
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Cet article est très important, même si le sujet ne fera jamais la une des journaux.
Un pays a besoin d’une élite intellectuelle, il a besoin de clercs.
Le naufrage de l’université, même si elle n’est pas la source de production de clercs, est donc un drame national. Car, l'université devrait être par excellence le lieu de la liberté de l'esprit. On en est très très loin.
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