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dimanche, novembre 17, 2019

Des méthodes qui fleurent bon la dictature.

Tous les lucides (pas les lucioles !) savent que le pouvoir macronien utilise les Black Blocks (qui sont des opposants de pacotille, complices objectifs) pour pourrir les manifestations des Gilets Jaunes et discréditer ses vrais opposants. Xavier Raufer a eu quelques fortes paroles sur le sujet.

Depuis un an que les Gilets Jaunes manifestent, cette réflexion me hante : pourrir les manifestations d'opposants, instrumentaliser l'appareil judiciaire (avec la complicité des juges), ce sont des méthodes de dictature, plus exactement, de tyrannie.

Vous me direz, dans les années 60-70, le pouvoir gaullo-pompidolo-giscardien n'était pas toujours tendre avec les ses opposants. Mais il y a une différence fondamentale : son comportement ne l'empêchait pas de rechercher par ailleurs des solutions politiques. Il suffit de voir la transformation de la France entre 1965 et 1980 (quoiqu'on en pense).


Alors que, inversement, Macron réprime pour ne pas changer de politique. Sa mission historique est de gérer l'appauvrissement et la disparition de la France, il a l'intention de la remplir sans faillir  (en conséquence, ceux qui votent Macron sont des traitres).

Bref, rien n'a vraiment bougé depuis ce billet de mars 2019.

Toujours la même question lancinante : l'expression politique des Gilets Jaunes. Trump, Salvini, Johnson ... et en France ? Ne me répondez pas « Le Pen » : comme son père, elle ne songe qu'à faire tourner la PME familiale, pas à prendre le pouvoir.

L'incapacité à représenter les Gilets jaunes est une faillite (une de plus !) de la classe dirigeante française. Il est mortifère qu'un courant politique important n'ait pas de porte-paroles dans les élites. Pourquoi n'y a-t-il pas un Farage ou un Johnson des GJ ?

dimanche, décembre 30, 2018

Que faire de la police ?

Par « police », j'entends les forces de l'ordre, police et gendarmerie réunies, la différence entre les deux étant artificielle au niveau qui nous occupe.

L'attitude vis-à-vis de la police est une traduction pratique du conflit entre légitimité et légalité.

Tant qu'intérêts du gouvernement, de l'Etat et du pays sont alignés, la légalité et la légitimité se confondent et il n'y a pas de questions sur la police.

Mais, quand intérêts du gouvernement et de l'Etat, d'un coté, et intérêts du pays de l'autre sont disjoints, voire opposés, comme c'est le cas aujourd'hui ?

Hé bien, la police reste loyale au gouvernement et devient l'ennemie du pays.

Sans compter que la proportion de plus en plus importante de policiers d'origine africaine et nord-africaine qui n'ont pas renié leurs racines rend la confiance dans la police encore plus difficile (1). Et la présence massive de francs-maçons ne va pas dans le bon sens non plus.

C'est comique que ceux style BHL qui nous tympanisent depuis des décennies avec la rafle du Vel d'Hiv « crime de la France (et donc de la police française) » (sous-entendu, c'est un scandale que la police n'ait pas désobéi aux ordres du gouvernement), nous commandent aujourd'hui une loyauté absolue perinde ac cadaver vis-à-vis du gouvernement et de sa police (2). Tout ça parce que les gilets jaunes leur foutent une grande trouille sociale. Ah, les bourgeois !

Alors, où en sommes nous ? C'est simple : puisque la police est au service d'un gouvernement qui est ennemi de la France, la police est ennemie de la France.

C'est peut-être gênant à entendre pour certains, mais c'est ainsi, c'est la logique des choses. Il est difficile au policier de base qui désapprouve (et je ne suis pas sûr qu'ils soient très nombreux) de faire autre chose que de l'inertie.

Alors, faut-il s'attaquer à la police ?

Aujourd'hui, les violences anti-policières font l'affaire du gouvernement, car elles provoquent un désir de retour à l'ordre dont il est le vecteur naturel. Elles re-légitiment un gouvernement dans il faut saper la légitimité. Comme d'habitude, les casseurs gauchistes (car c'est d'eux qu'il s'agit) sont les alliés objectifs de l'ordre établi. Normal : ce sont des petits-bourgeois pour qui font joujou à la révolution.

Donc : non, il ne faut pas s'attaquer à la police. Car elle n'est qu'un instrument et que les Français conservent encore bien des naïvetés (3) à son égard, qu'il serait contreproductif de heurter. Il faut choisir ses combats.

La police fera ce qu'elle a toujours fait : elle retournera sa veste quand le gouvernement changera. L'essentiel, c'est de mettre à genoux le gouvernement et, pour cela, la revendication anti-fiscale me semble l'outil le plus efficace.

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(1) : Zemmour dit « la France n'est ni une race ni une religion ». C'est faux, très faux : la France n'est ni une race ni une religion à condition qu'une race et qu'une religion soient si dominantes qu'elles s'imposent sans discussion, naturellement. Or, cette condition décisive a été perdue. C'est le sens de la fameuse phrase Colombey-les deux-mosquées de De Gaulle.

Alors, il peut y avoir des policiers musulmans loyaux à la France, je n'en doute pas un instant. Mais, là comme ailleurs, c'est la masse, le passage de l'individu à la statistique qui pose problème. Qu'un policier d'origine marocaine puisse être aussi loyal à la France qu'un policier auvergnat, pas le moindre doute. Que dix mille policiers d'origine maghrébine soient aussi loyaux à la France que dix mille policiers auvergnats, je n'ai pas le moindre doute non plus, mais dans l'autre sens : c'est non.

C'est humain. L'homme nouveau, sans attaches, sans histoire, sans passé, n'existe pas. On nous serine que, ça y est, cet homme nouveau est advenu. Permettez moi de ne pas y croire. Celui qui en est le plus proche, c'est le Français français. Ce n'est pas vraiment la tendance souhaitable !

(2) : si l'on admet qu'il y a des circonstances où il est légitime de désobéir à la police ou que la police désobéisse au gouvernement, il faut être logique, il faut accepter de discuter avec ceux qui estiment que nous sommes dans ces circonstances. Mais, bon, la seule logique de BHL et compagnie, ce sont leurs intérêts.

(3) : même si les gilets jaunes qui remarquent que la police emploie contre eux une violence qu'elle n'emploie pas contre la racaille allogène sont sur la bonne voie.

vendredi, mars 16, 2018

Si le « machisme » disparaît, que devient Caroline de Haas ?

Si le racisme disparaît, que deviennent les anti-racistes ? Si les accidents de la route disparaissent, que devient la Sécurité Routière ? Si l’homophobie disparaît, que deviennent les militants LGBTQXYZ ?

Quand l’activisme est institutionnalisé, que des gens en vivent, à la fois financièrement, socialement et narcissiquement, les activistes ont intérêt à entretenir le problème plutôt qu’à le résoudre. C’est pourquoi ils en étendent la définition continument (d'où le grotesque rajout de lettres après LG -B-T-Q), jusqu’au ridicule (si nous avions encore assez d'intelligence pour avoir le sens du ridicule), afin de conserver leur gagne-pain.

Cette activisme sans fin, minoritaire mais très virulent, pourrit toute la société. Et la cause même qu’ils sont censés défendre.

Il y a une solution simple : retirer le saladier de punch, les subventions ouvertes et les subventions déguisées (comme certaines obligations légales, qui obligent à prendre certains conseils et certaines formations). Mais quel politicien aura ce courage ?

Nota : je mets « machisme » entre guillemets parce que c’est un mot-arme de destruction de la virilité comme les gauchistes en produisent tant.



Un petit hommage, une fois n'est pas coutume, à une gauchiste (elle se définit comme telle) : Lindsay Sheperd a 23 ans et il lui est arrivé une mésaventure hélas assez commune, mais elle a réagi de manière peu commune, préférant la vérité et l'honnêteté à la conformité idéologique. Une anti-de Haas, sur tous les plans.





jeudi, mars 08, 2018

Macron : tyrannie hypocrite mais tyrannie quand même

MACRON ET SA COPINE ANASTASIE

Je suis en train de lire l'édition augmentée des mémoires de Jean-François Revel. Je le trouve, à la relecture, très vaniteux, de cette vanité intellectuelle des cérébraux, méprisant les autres formes d'intelligence (1).

Ayant fait partie brièvement d'une secte, il s'interroge pour savoir comment des gens manifestement intelligents ont pu faire partie de la secte communiste (2).

La seule réponse que Revel trouve, c'est que l'esprit humain est ainsi fait qu'il peut errer gravement et longtemps, s'auto-illusionner, s'enfermer dans des certitudes absurdes.

Et que le seul remède, c'est la pluralité des opinions.

Etouffer cette pluralité d'opinions est le préalable à tout contrôle des masses. La différence entre Macron et Staline ? La violence physique. Ce n'est pas une mince différence. Je suis moins sûr que la finalité politique ne soit pas identique, mais c'est un autre débat.

En tout cas, la conception despotique et totalitaire du pouvoir est la même : le pouvoir a vocation à s'immiscer dans le plus intime de vos vies, il a toujours raison et le contester vous rejette en-dehors du cercle des humains (contester c'est être "phobique", "frileux", "replié", "rien", une quasi-bête sauvage, au minimum un crétin).

La seule antidote de long terme, c'est la liberté d'expression. Macron le sait autant que nous. Il fait ce qu'il faut pour y remédier.

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(1) : il a écrit des choses d'une suffisance grotesque sur De Gaulle et Saint Exupéry qui mettent la puce à l'oreille.

(2) : la phrase de Malraux règle son compte au communisme : « Il n’était pas entendu que les "lendemains qui chantent" seraient ce long hululement qui monte de la Caspienne à la mer Blanche et que leur chant serait le chant des bagnards ».

samedi, mars 03, 2018

Comment l’affaire Wauquiez va bâillonner l’Université. La liberté de parole n'y est désormais plus assurée

Comment l’affaire Wauquiez va bâillonner l’Université. La liberté de parole n'y est désormais plus assurée.

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Mais ici, il ne s’agit pas de plateau télévisé. Il s’agit d’une formation supérieure. Il s’agit d’un endroit où il est essentiel que la parole soit libre. L’étudiant qui a enregistré les propos de Laurent Wauquiez et les a « transmis » à l’émission de Yann Barthès est une sorte de traître à sa fonction d’étudiant. A-t-il reçu ses trente deniers ? C’est probable. S’est-il rendu compte que, par cette démarche, ce qu’il met en danger, ce n’est évidemment pas l’avenir politique de Laurent Wauquiez. C’est peut-être un peu le sien, car si cela se sait, personne ne pourrait plus faire confiance à celui qui est capable de tels coups bas. Qui a trahi trahira. Mais peu importe l’avenir compromis de cet étudiant. Le coup porté par cet enregistrement nuit essentiellement à toute l’Université, car il n’y a d’Université qu’autant que la parole y est libre. Sans cette liberté, il n’y a plus d’Université. Un professeur, ou tout autre intervenant, qui doit s’interdire de dire ce qu’il pense par crainte d’être dénoncé ne peut plus enseigner. Il ne peut que hurler avec les loups et voler au secours de la victoire. Confirmer les gens en place. Celui qui a vendu Laurent Wauquiez a-t-il conscience de son geste ? L’université ou l’école dont il est l’étudiant ou l’élève, ont-elles pris la mesure de ce qui s’est passé ? Cet étudiant a-t-il été convoqué par la présidence ? Pour lui rappeler, par exemple, l’histoire d’Hippase de Métaponte puni par son école (celle de Pythagore) pour avoir révélé au-dehors l’existence des nombres irrationnels qu’il était tenu de tenir cachée… Et si on ne sait pas qui est le Judas, a-t-on au moins averti les autres étudiants des conséquences de cette indiscrétion ?

[…]

Le phénomène médiatique, aujourd’hui pris dans une dynamique que nul ne peut plus contrôler, se révèle bien être la plaie de notre époque. En imposant une norme de pensée, elle impose une autocensure. On ne compte plus les professeurs qui renoncent à leur spontanéité enseignante, se sachant surveillés par des élèves qui ne veulent pas l’entendre, mais l’écoutent cependant pour pouvoir s’en plaindre. Les professeurs se retrouvent ainsi dans la situation d’aggraver la dégringolade de l’école.

On ne peut rien faire contre ce phénomène qui fait vivre les médias et qu’amplifient les réseaux sociaux. Rien, sauf ceci, les enseignants, en corps, doivent apprendre à refuser cet état de fait. On dit bien : les enseignants en corps. Et non la corporation des enseignants. Peut-être conviendrait-il de pénaliser ces faits de trahison des libertés universitaires… Par exemple, comme pour les tricheries au bac, par une interdiction de se présenter aux examens. Mais je sens que ce que je dis n’est pas correct. Permettez ? Je m’autocensure !
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La seule nuance que j'apporte à cet article est qu'il ne faut pas se raconter d'histoire : le naufrage de enseignement supérieur occidental, spécialement universitaire, a commencé de puis longtemps.

Depuis que l'admission des imbéciles est est devenue non plus un erreur mais une politique.




















dimanche, février 11, 2018

Université

Le naufrage de l'Université occidentale m'est un crève-coeur.

Les causes sont connues : lâcheté et négligence face à l'entrisme gauchiste et à la massification.

Le résultat aussi est connu : fabrication de générations de demi-intellectuels tarés.

Et les conséquences également : pourrissement liberticide du débat intellectuel par la bêtise la plus crasse et très sonore, braillarde comme pas possible.

Mais les dégâts à plus long terme sont aussi politiques : quand la liberté intellectuelle disparaît, il ne faut pas longtemps pour que la liberté tout court suive. Nous le voyons tous les jours






Source: Simon Leys, L'Ange et le Cachalot, Seuil, 1998, p. 11.

Si l'on considère les plus grands maîtres à penser de l'humanité – le Bouddha, Confucius, Socrate, Jésus –, on est frappé par un curieux paradoxe : aujourd'hui, aucun d'entre eux ne pourrait obtenir ne fût-ce qu'un modeste poste d'enseignant dans une de nos universités. La raison en est simple : leurs qualifications sont insuffisantes – ils n'ont rien publié. (Il n'est pas impossible que Confucius ait édité certains textes, mais, comme tous les universitaires le savent, les travaux d'édition font un peu figure de rembourrage dans un curriculum vitæ – on ne peut pas dire qu'ils comptent vraiment.)


La distinction des ordres

Simon Leys

N° 150 Été 2015

Citation


Source: Simon Leys, Le Studio de l'inutilité, Flammarion, 2012, p. 289-290.

Si l'exigence d'égalité est une noble aspiration dans sa sphère propre – qui est celle de la justice sociale –, l'égalitarisme devient néfaste dans l'ordre de l'esprit, où il n'a aucune place. La démocratie est le seul système politique acceptable, mais précisément elle n'a d'application qu'en politique. Hors de son domaine propre, elle est synonyme de mort : car la vérité n'est pas démocratique, ni l'intelligence, ni la beauté, ni l'amour – ni la grâce de Dieu. (La grâce de Dieu : des auditeurs m'ont demandé si j'étais janséniste. Il n'en est rien. Je pensais seulement à la parabole des Ouvriers de la onzième heure et à celle du Fils prodigue. Les ouvriers qui n'ont travaillé qu'en fin de journée reçoivent une aussi belle récompense que ceux qui ont trimé depuis l'aube. Le jeune voyou qui rentre à la maison après mille frasques est fêté comme un prince par son père, alors que son aîné, qui fut toujours attentif et zélé, ne bénéficia jamais d'une telle faveur. Réconfortante leçon : nous ne méritons rien, mais nous recevons tout. Tandis que le janséniste qui mérite tout craint de ne rien recevoir.) Une éducation vraiment démocratique est une éducation qui forme des hommes capables de défendre et de maintenir la démocratie en politique ; mais, dans son ordre à elle, qui est celui de la culture, elle est implacablement aristocratique et élitiste.

Puisque vous aimez Peterson :












mercredi, janvier 17, 2018

Zéro Autorité Démontrée (mais quel pouvoir de nuisance !)

Le chœur des adorateurs, journalistes courtisans (pléonasme) et autres benêts, s’extasie devant un prétendu geste d’autorité d’Emmanuel Macron à propos du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes.

C’est pure escroquerie : céder aux protestataires alors que tous les recours légaux ont été épuisés et que le projet est validé est le contraire de l’autorité. La saine réaction des observateurs aurait été « Bon, c’est une décision pitoyable imposée par les circonstances d’un dossier pourri et d'un pouvoir sans couilles, passons à autre chose ».

La bonne décision était d'évacuer la ZAD et ensuite de décider pour l'aéroport.

Si la France des années 60-70 avait multiplié les « gestes d’autorité » à la Macron, il n’y aurait ni centrales nucléaires, ni TGV, ni autoroutes.

MACRON, CAPITULARD MAIS MALIN.

La "fermeté" de Macron à l'épreuve de Notre-Dame-des-Landes

Mais, plus que la décision elle-même, ce qui m'inquiète, vous l'avez compris, c'est la tyrannie molle qui règne, le culte de la personnalité, le silence de l'opposition, l'apathie de ceux dont il serait naturel qu'ils réagissent, l'endormissement du pays des râleurs ...

Génération Orwell

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Tous les ingrédients sont en place

Un État omniprésent, des ponctions tous azimuts, une société totalement crispée, des intellectuels perdus, une génération future complètement fichue : tout se met en place pour un glissement lent mais décidé vers une société typiquement orwellienne.
Et non, ce n’est en rien une exagération. C’est simplement le constat froid de ce que nous avons, ici et maintenant.
Regardez ce que vous n’auriez jamais accepté il y a 10 ans, 20 ans, 50 ans et que vous trouvez à présent si ce n’est acceptable, tout au moins parfaitement normal au sens « qui entre dans la norme », autrement dit, qui s’inscrit si bien dans le ventre mou des gaussiennes statistiques :
  • les fautes d’orthographe et de grammaire dans les journaux, de français à la télé,
  • les approximations intellectuelles de plus en plus baveuses dans les raisonnements tenus par tous ceux qu’on lit dans les organes officiels, qu’on entend sur les plateaux autorisés, qu’on supporte ou pour qui certains s’obstinent à voter,
  • ces ligues de vertu, toujours plus nombreuses, aux acronymes qui fleurent bon la censure, le blocage et le dépôt de plainte,
  • ces combats invraisemblables de décalage avec le réel,
  • les incivilités (dans la rue, dans les transports en commun, partout),
  • l’insécurité (ce pénible sentiment de se faire tailladerdéfigurerdécouper),
  • ces appels de plus en plus courants à la dénonciation à la Kommandantur,
  • cette judiciarisation systématique de tout problème, ce légalisme en carton qui agite les petits flocons qu’on bouscule et qui n’en finit pas de créer toujours plus de victimes bidons quand le nombre de victimes, bien réelles, elles, croît d’heure en heure.
J’arrête ici la liste, mais je crois que vous saisissez l’idée générale : regardez par exemple la décontraction avec laquelle on nous balance le chiffre du nombre de voitures brûlées au Jour de l’An ; c’est un peu comme le bêtisier de fin d’année, c’est devenu une tradition qui ne semble plus inquiéter personne et dont on ne s’offusque que du 2 au 3 janvier, un peu, sur les réseaux sociaux (et encore, sans trop forcer pour éviter la censure discrète).

Une dérive qui dure depuis plus de 30 ans

Le constat est sans appel : la société orwellienne, composée pour moitié d’une surveillance d’État de tous par tous et pour moitié d’un contrôle social complètement perverti, cette société est déjà là et elle n’a pas été mise en place par la force, en écrasant la tête des hommes libres par la botte d’un militaire armé, mais plutôt par l’utilisation des médias, de l’éducation et la démission intellectuelle de tout un peuple qui a préféré les promesses faciles de lendemains qui chantent à l’âpre réalité.
En 1988, Jean Van Hamme faisait sortir une bande dessinée prémonitoire, « SOS Bonheur », que je vous recommande. Sa lecture, édifiante 30 ans plus tard, ne laisse aucun doute sur les dérives qui ont eu lieu. Mais le pompon est atteint lorsqu’on se fade la suite, la « Saison 2 », sortie récemment, scénarisée par Desberg : la lucidité des propos de Van Hamme contraste violemment avec les tonneaux de moraline que ce nouvel opus nous déverse d’une planche à l’autre, en pleine figure et sans semonce.
La dérive est presque complète. Ce pays est foutu.


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lundi, janvier 08, 2018

On n’arrête pas le progressisme : 2018 sera pire que 2017

On n’arrête pas le progressisme: 2018 sera pire que 2017

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L’année 2017 a été marquée par une série d’événements et de sorties médiatiques qui ont fait ressortir le caractère autoritaire de la nouvelle gauche. Du « racisme systémique » à la « culture » du viol en passant par le déboulonnage de statues, la gauche régressive a témoigné de son attitude vindicative et moralisatrice, elle a montré à quel point elle était prête à reformater l’Occident. Les multiculturalistes, néoféministes et autres nouveaux « progressistes » semblent plus motivés que jamais à détruire les fondements et principes des démocraties libérales. Pour la plupart d’entre eux, absolument tout est à refaire.

[…]

Tout au long de l’année, les nouveaux clercs continueront sur leur lancée, prenant bien soin de camoufler la fausseté et le vide de leurs analyses derrière des titres pompeux. Les nouveaux clercs transformeront la réalité en science-fiction, ils travailleront à la création d’un régime de terreur où les hommes blancs devront être exécutés symboliquement pour leurs crimes éternels envers la déesse Diversité. La vérité deviendra un postulat xénophobe et le mensonge une manière noble et indiquée de favoriser le merveilleux vivre-ensemble.

Les progressistes feront un énième procès à l’ensemble du monde libre, ils revendiqueront même ouvertement l’abolition de la culture au nom de la lutte contre la discrimination et le sexisme. Les nouveaux clercs réécriront l’histoire, faisant de tout événement passé le symbole de la domination de l’Occident sur des peuples maintenant jugés bien supérieurs à lui. Christophe Colomb sera présenté comme un salaud dans les cours d’histoire et les peuples autochtones d’Amérique y seront vus comme de saints résistants écologistes. Le salut de l’Occident sera (encore) trouvé en dehors de lui-même.

2018 apparaîtra très probablement comme une année record où la censure et la surveillance des esprits indésirables atteindra des proportions démesurées.
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Policiers lynchés à Champigny : une indignation et puis s'en va ?

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Notre pacte social repose sur quelques principes. L'État a le monopole de la violence légitime. C'est d'ailleurs ce qui lui permet de maintenir en ordre une société. Sans ces règles, c'est la loi du plus fort qui l'emporte. Sans l'adhésion à certaines valeurs fondamentales, dont celle de l'autorité, c'est le règne de tous contre tous et de la violence individuelle. C'est parce que l'autorité de l'État est bafouée, qu'elle n'est plus respectée, que des comportements aussi ignobles que ceux de Champigny sont rendus possibles.

[…]

Nous sommes certainement passés à côté d'un drame cette nuit du réveillon. Rapidement, une actualité en chasse une autre, et l'on oublie trop vite les images d'une violence inouïe qui circulaient alors sur les réseaux sociaux. Les oublier, pourtant, c'est prendre le risque que la situation se répète et que la violence s'amplifie. Il est déroutant de voir que l'opinion publique ait si peu réagi face à cette violence. L'indignation a duré quelques heures, quelques jours tout au plus. C'est peut-être la démonstration que, depuis janvier 2015, un cap supplémentaire a été franchi dans la lente décomposition de notre société qui s'est habituée à cette violence… L'accepter, c'est renoncer.
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dimanche, janvier 07, 2018

Décidément, c'est la fête à Churchill

Éric Zemmour : « Winston Churchill, héros de la lutte contre l'oligarchie »

Je me fais un délice de cet article. Pour la raison suivante :

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C'est une tradition britannique bien ancrée : l'oligarchie locale finit toujours par s'incliner devant la volonté populaire. Peut-être parce qu'au contraire de son homologue française, elle ne doit pas tout à la seule méritocratie et ne méconnaît pas la fragilité - la naissance et l'héritage - de ses privilèges. On le voit aujourd'hui avec Theresa May qui, en dépit de tout et de ses propres convictions, met en œuvre le Brexit décidé par la majorité des électeurs britanniques.

[…]

Le paradoxe amusant est que les mêmes qui aujourd'hui glorifient le héros Churchill conspuent le Brexit de Theresa May. Churchill en aurait sûrement fait un bon mot railleur dont il avait le secret.
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Miam. Je vois déjà les arguments : l'anachronisme, WSC pas rebelle : rejeton de l'aristocratie, député depuis des décennies, plusieurs fois ministres ...

En fait, si. Comme De Gaulle, Churchill vis-à-vis de l'Allemagne de Hitler est un rebelle, un grand minoritaire.

Alors, Zemmour a-t-il raison de dire que Churchill a joué le peuple contre l'oligarchie ? Oui :

1) Opposé à l'oligarchie : oui, aucun doute n'est possible. La carrière des années 30 à l'été 1940 (et même un peu après) de Winston Churchill fut une lutte solitaire contre l'opinion dominante de la classe dirigeante, aussi dominante que peuvent l'être aujourd'hui, dans la même classe, le réchauffisme, l'immigrationnisme ou l'européisme. Aucun doute.

2) Le peuple avec lui : c'est plus problématique. Les sondages du printemps 1940 donnent une population plus belliqueuse que son élite (1), mais aussi moins bien informée.

Il n'en demeure pas moins que c'est cela aussi la politique : de même que la science ne se décide pas à la majorité, la bonne analyse ne se fait pas à la majorité. Un politicien seul dans son coin peut avoir raison contre tous. C'est une autre affaire de conquérir le pouvoir et de l'exercer correctement.



Anyway :

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One's admiration for the film is tempered by a terrible profound sadness - for a people who "won the war, and lost their country anyway": the "long island story" is ending, and without anyone feeling the need to lie choking on the ground over it. To anyone old enough to remember an England where one could "walk into any pub in the country and ask with perfect confidence if the major had been in", that sense of loss can bring tears to the eye.
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Au fond, je me demande si le seul mouvement raisonnable n'est pas d'émigrer en Nouvelle-Zélande ou aux Malouines, seuls endroits de la terre où on trouve encore de vrais pubs.

Addendum :

Les Heures sombres Publié le 8 janvier 2018 par Jean Paul Brighelli

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(1) : je ne me souviens plus où j'ai lu ça. Five days, Those angry days, ailleurs ? Je n'ai pas trouvé, après une recherche rapide, d'étude d'opinion britannique de 1940 sur internet.