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mercredi, octobre 21, 2020
« Samuel Paty n’a pas été assassiné, il s’est suicidé. »
lundi, octobre 19, 2020
Excellente video d'Aldo Sterone qui, lui, n'a pas perdu la tête (excusez l'humour noir).
Il a bien raison de rappeler que les premiers responsables du terrorisme musulman en France sont nos autorités et que le principal financier en est la CAF.
jeudi, avril 23, 2020
samedi, février 22, 2020
Pierre Brochand: « Face à l’immigration, la société des individus n’est qu’un magasin de porcelaine »
Pierre Brochand: «L’immigration est le défi le plus redoutable auquel nous sommes confrontés» (1/2)
Pierre Brochand: « Face à l’immigration, la société des individus n’est qu’un magasin de porcelaine» (2/2)
Les deux articles sont à lire : ça fait du bien qu'un haut fonctionnaire le dise (mais, comme d'habitude, quand il n'est plus en exercice, ce qui ne sert strictement à rien. On attend toujours le courageux ministre qui dira la même chose).
**************
La lucidité nous oblige d’en revenir à des constats, présumés révolus. À savoir qu’il existe, entre les hommes, des différences que ni le contrat, ni la monnaie, ni le dialogue, et encore moins le « patriotisme constitutionnel », ne parviennent à aplanir et que ces différences peuvent remettre en cause la paix civile, en particulier dans une société qui, se croyant immunisée, est aveugle à ce danger.
L’idéologie de la Société des individus, sous le règne de laquelle nous vivons, méconnaît, par construction, la réalité d’un tel risque et, a fortiori, la nécessité de le prévenir. En effet, son credo, hyper-moderne et post-politique, nous commande de ne voir partout que des individus semblables, là où il suffit d’ouvrir les yeux pour vérifier la persistance de groupes non substituables : « nations » modernes, historiques et politiques, « communautés » naturelles, pré-modernes et pré-politiques, « civilisations » de plus vaste portée.
[…]
J’estime, en premier lieu, qu’une véritable politique de l’immigration exige une déchirante révision, c’est-à-dire ne plus se résigner au traitement « ex-post » d’une prétendue fatalité, mais reprendre impérativement le contrôle « ex-ante » de flux, maîtrisables pour peu qu’on le veuille.
Et, en second lieu, je pense que cette politique devrait constituer une priorité : à quoi bon engager de vastes programmes sociaux et environnementaux, si une partie significative de ces dépenses est préemptée par un afflux incessant de bénéficiaires sans contrepartie immédiate (« free riders »), et, surtout, si la décomposition conflictuelle du pays en ruine les bénéfices attendus.
[…]
Tout débat sur l’immigration commence, et finit habituellement, par des chiffres. Pour ma part, j’ai considéré la cause entendue sur ce terrain (400 000 entrées par an, hors clandestins).
[…]
Je ne suis pas historien, mais comment soutenir, de bonne foi, que la France a « toujours » été une « terre d’immigration » ? À ma connaissance, pendant mille ans, entre les invasions germaniques et la fin du XIXème, rien de significatif ne s’est produit. Depuis, il est vrai, notre pays a connu au moins trois vagues d’immigration de masse. Deux sont en cours, alors que la première, achevée, offre un exemple admirable d’assimilation. Ce qui n’est pas le cas des deux autres.
[…]
Parmi les diverses manipulations auxquelles se prête le «politiquement correct » - et Dieu sait s’il y en a ! -, on veut nous persuader qu’il n’y a « rien de nouveau sous le soleil » et que nous absorberons les deux dernières vagues aussi aisément que la première, puisqu’au fond rien ne les différencie.
Je vous avoue que cette cécité volontaire me laisse pantois. Pour avoir un peu couru la planète, je peux vous confirmer, au cas où vous en douteriez, que l’Europe et l’Afrique n’appartiennent pas à la même aire de civilisation, que l’islam n’est pas le christianisme, que la colonisation n’a pas laissé que des bons souvenirs, que la xénophobie, sentiment universel s’il en est, s’accroît avec les signes ostensibles de dissemblance, etc. Je pourrais allonger la liste de ces lieux communs, dont nous ne voulons plus entendre parler, même s’il suffit de sortir de Saint Germain-des-Prés pour en vérifier l’actualité.
[…]
La Société des individus se perçoit comme le stade ultime de l’émancipation. Il faut mesurer ce que cela signifie: l’autorité de dernier ressort n’est plus la Religion, la Tradition ou l’État, mais l’individu vivant, doté à égalité de droits inaliénables et prééminents, et incité ipso facto à se défaire de tous ses liens hérités, non voulus.
[…]
Malgré son apparente cohérence, cet idéal-type n’est rien d’autre qu’un « magasin de porcelaines », hautement vulnérable à tout ce qui n’est pas lui-même. Et ce pour au moins trois raisons, qui sont autant de contradictions. La première est que cette cohabitation d’atomes est, par définition, constamment guettée par le chaos. Pour ne pas y sombrer, elle requiert une privatisation des préférences, une intériorisation des interdits, bref un surmoi, que seules peuvent susciter une forte proximité et une grande maturité culturelles.
[…]
En second lieu, et de ce fait, l’Histoire Évolution s’apparente à un couloir vertueux, dont nul ne doit sortir, sous peine de tout faire capoter. Mais, pour éviter ces « dérapages », la Société des individus ne dispose que d’un «fusil à un coup»: celui de la surveillance du langage - le «politiquement correct» -, orchestrée par la communication médiatique et confortée par un climat de peur et de culpabilité constamment entretenu. Faute de pouvoir emprisonner les corps, on paralyse les esprits, à coups d’injonctions et d’interdictions, tamisées par l’euphémisme et la périphrase. Mais cette arme prophylactique, relativement efficace à court terme, s’enraye lorsque la distorsion, entre l’idéologie matraquée et le réel vécu, devient trop manifeste. Point de rupture que nous avons, me semble-t-il, atteint, si l’on veut bien y voir, comme moi, l’une des causes majeures de la poussée du « populisme » en Occident.
Enfin, plus subtil sans doute. Bien qu’issue de lui, la Société des individus est engagée dans une guerre dialectique avec l’État National, qu’elle entend discréditer pour mieux le domestiquer. Ce refus de la continuité l’amène à commettre un péché majeur: alors que son programme vise l’émiettement général, elle y fait exception en légitimant des regroupements moléculaires, appelés « minorités », pour peu qu’ils agrègent les «victimes» de l’État oppresseur, en vue d’en obtenir réparation. Certaines de ces revendications - féministes ou homosexuelles, par exemple - restent dans le fil de l’Histoire Évolution. Mais d’autres, telles les quérulences communautaires des immigrés ex-colonisés, vont à rebours et mettent à mal la porcelaine du magasin.
On aurait pu imaginer que la Société des individus, consciente de sa fragilité, fasse le tri. Eh bien non! Piégée par ses dogmes - l’universalité des droits de l’homme et la transversalité du «respect», parfois qualifiée d’intersectionalité... - , elle met toutes les «victimes» dans le même sac et se tire une double rafale dans le pied: d’abord, en ouvrant sa porte à des populations dont les modes de vie sont en discordance temporelle avec le sien, ensuite en tolérant qu’elles se recoagulent selon ces modèles anachroniques.
Parlons franc. Attirés en France sur la base des droits accordés par la Société des individus, une part significative des immigrés ne se reconnaît pas en elle. Non seulement n’ont-ils, par définition, pas suivi le même cheminement historique que les natifs, non seulement sont-ils épargnés par le discours culpabilisant réservé à ces derniers, non seulement ce discours leur accorde, en miroir, un statut inconditionnel de persécutés, mais ils arrivent encombrés de lourds bagages, dont ils n’entendent pas se débarrasser. Qu’il s’agisse d’hétéronomie, d’endogamie, de rancœur, d’alternationalisme ou d‘usages dysfonctionnels, tous ces traits, hérités des sociétés d’origine, font l’effet d’un pavé jeté dans la mare de notre individualisme apaisé.
[…]
En somme, les immigrés extra-européens importent du « plein » collectif, là où la Société des individus ménage du «vide» individuel.
[…]
Le pire est que s’en trouve affecté ce socle minimal de la vie commune qu’est la confiance sociale, fondement de tout altruisme et même de toute coopération au-delà de la cellule familiale.
[…]
Plus grave encore, cette coexistence, sans arbitre reconnu, entre configurations communautaires et individualistes, non seulement mine la confiance, mais produit spontanément la défiance, car il n’existe pas d’état intermédiaire entre les deux, comme l’ont implacablement démontré les travaux de Robert Putnam.
Résultat des courses : notre société baigne dans d’effarantes contradictions. Par principe ouverte aux flux extérieurs de toutes origines, elle demande aussi un fort conformisme culturel pour ne pas éclater.
[…]
Cette notion de « distance culturelle » me paraît infiniment plus appropriée, pour comprendre ce qui nous arrive, que le discours officiel, qui lui préfère celle de « diversité », soit le miracle par lequel l’altérité ne produirait jamais de conflit.
À vrai dire, il s’agit d’une question de bon sens, critère auquel je tente de me cramponner contre vents et marées. Est-il raisonnable de penser que des comptables scandinaves et des guerriers pachtouns, des ouvriers britanniques et des pasteurs somaliens, sont aptes à faire société, vivre en harmonie, encourager le métissage de leurs enfants ? Je réponds non, mais les dogmes en vigueur ne cessent de nous susurrer, tel le souffleur du théâtre, qu’il faut répondre oui.
[…]
À défaut d’être mesurable scientifiquement, cet écart peut être comparé. D’où ces lapalissades que l’on a honte de devoir énoncer. Par exemple, que les immigrés de la première vague étaient culturellement plus «proches» des autochtones que ceux des suivantes, car, faut-il le rappeler, le décalage est minimal au sein d’une même aire de «civilisation», soit un espace regroupant des cultures qui partagent une même généalogie, et dont l’Occident autrefois chrétien, l’Islam arabe ou le monde chinois offrent des exemples accomplis. Entre ces entités, les distances peuvent d’ailleurs évoluer. Ainsi, à l’époque contemporaine, l’Occident et l’Asie, bien que rivaux, partagent un socle plus large qu’avec l’Islam arabe : l’admirable réussite de l’immigration sino-vietnamienne en témoigne.
À l’évidence, la question de l’islam, porte-étendard de la rétroaction du Refus, est un axe central de la dissonance culturelle, question suffisamment traitée dans vos colonnes pour qu’il soit utile de beaucoup y insister. Disons seulement qu’il s’agit, à mes yeux, d’une religion devenue à nulle autre pareille, car fortement contestataire du monde tel qu’il va, aussi bien en Occident, où elle est importée, que dans le Second Monde, où elle se présente comme l’unique altermondialisme digne de ce nom: ce n’est pas un hasard si 85 à 90 % des crises chaudes y impliquent des musulmans. Jeune et dynamique mais aussi archaïque et littéraliste, elle n’est plus, si elle le fut jamais, l’homologue du christianisme, sorti du même moule gréco-latin que son frère ennemi, l’État National, et pour lequel notre laïcité a été taillée sur mesure.
L’islam, on le sait, ne se limite pas au for intérieur, mais requiert des conduites fédératives, visibles dans l’espace public, dont le respect est socialement observé et dont certaines - l’endogamie féminine, l’interdiction de l’apostasie - parachèvent la clôture communautaire. Ce chevauchement du public et du privé en fait non seulement un foyer ostensible d’hétéronomie collective, en achoppement orthogonal avec l’individualisme ambiant, mais aussi, à l’échelle mondiale, un agent historique de première grandeur, en quête de revanche. C’est pourquoi je crains que l’islam «de France» ne soit qu’une vue de l’esprit, puisque l’islam «en France» reproduit, en abyme, toutes les facettes et frustrations d’une foi et d’une loi insatisfaites.
Nous savons intuitivement que, pour certaines grandeurs « non-scalables », dont l’immigration fait partie, un accroissement de quantité provoque des sauts de qualité. D’où le concept de « seuil », devenu tabou, mais qui, pourtant, respire, lui aussi, le bon sens: au-delà d’une masse critique, les règles du jeu se modifient et ce qui était possible avant ne l’est plus après. Qui peut soutenir que l’arrivée d’un immigré afghan dans 100 villages de 1000 habitants a le même impact que l’installation de 100 Afghans dans un seul de ces villages, ou que les «bienfaits de la diversité» obéissent à la loi des rendements croissants, qui voudrait que l’introduction de 200 immigrés dans ce même village en double les avantages ?
[…]
Il me semble qu’après 50 ans d’influx massif de populations du Second Monde, l’honnêteté intellectuelle nous oblige à constater que ces flux ont créé infiniment plus de problèmes qu’ils n’en ont résolus, y compris sur le plan économique, souvent mis en avant pour les justifier. Dans ces conditions, il n’est rien moins que stupéfiant que, pour le seul motif de complaire à une idéologie, les politiques publiques se soient bornées à traiter des conséquences, sans jamais oser remonter à la cause . Est-il vraiment sérieux de prétendre agir contre le communautarisme, le séparatisme, l’islamisme, la partition, la sécession, que sais-je encore, sans même examiner la possibilité de réduire l’immigration ( « containment » ) et les « stocks » diasporiques qu’elle a contribué à accumuler ( «roll back » ) ?
Virage héroïque, que nos dirigeants, pas davantage que leurs prédécesseurs, ne semblent prêts à prendre. Selon l’expression consacrée, l’Histoire jugera, mais je crains que son verdict ne soit sévère.
**************
Au moins, la situation de la France a le mérite de la clarté : la remigration ou la mort.
Pierre Brochand: « Face à l’immigration, la société des individus n’est qu’un magasin de porcelaine» (2/2)
Les deux articles sont à lire : ça fait du bien qu'un haut fonctionnaire le dise (mais, comme d'habitude, quand il n'est plus en exercice, ce qui ne sert strictement à rien. On attend toujours le courageux ministre qui dira la même chose).
**************
La lucidité nous oblige d’en revenir à des constats, présumés révolus. À savoir qu’il existe, entre les hommes, des différences que ni le contrat, ni la monnaie, ni le dialogue, et encore moins le « patriotisme constitutionnel », ne parviennent à aplanir et que ces différences peuvent remettre en cause la paix civile, en particulier dans une société qui, se croyant immunisée, est aveugle à ce danger.
L’idéologie de la Société des individus, sous le règne de laquelle nous vivons, méconnaît, par construction, la réalité d’un tel risque et, a fortiori, la nécessité de le prévenir. En effet, son credo, hyper-moderne et post-politique, nous commande de ne voir partout que des individus semblables, là où il suffit d’ouvrir les yeux pour vérifier la persistance de groupes non substituables : « nations » modernes, historiques et politiques, « communautés » naturelles, pré-modernes et pré-politiques, « civilisations » de plus vaste portée.
[…]
J’estime, en premier lieu, qu’une véritable politique de l’immigration exige une déchirante révision, c’est-à-dire ne plus se résigner au traitement « ex-post » d’une prétendue fatalité, mais reprendre impérativement le contrôle « ex-ante » de flux, maîtrisables pour peu qu’on le veuille.
Et, en second lieu, je pense que cette politique devrait constituer une priorité : à quoi bon engager de vastes programmes sociaux et environnementaux, si une partie significative de ces dépenses est préemptée par un afflux incessant de bénéficiaires sans contrepartie immédiate (« free riders »), et, surtout, si la décomposition conflictuelle du pays en ruine les bénéfices attendus.
[…]
Tout débat sur l’immigration commence, et finit habituellement, par des chiffres. Pour ma part, j’ai considéré la cause entendue sur ce terrain (400 000 entrées par an, hors clandestins).
[…]
Je ne suis pas historien, mais comment soutenir, de bonne foi, que la France a « toujours » été une « terre d’immigration » ? À ma connaissance, pendant mille ans, entre les invasions germaniques et la fin du XIXème, rien de significatif ne s’est produit. Depuis, il est vrai, notre pays a connu au moins trois vagues d’immigration de masse. Deux sont en cours, alors que la première, achevée, offre un exemple admirable d’assimilation. Ce qui n’est pas le cas des deux autres.
[…]
Parmi les diverses manipulations auxquelles se prête le «politiquement correct » - et Dieu sait s’il y en a ! -, on veut nous persuader qu’il n’y a « rien de nouveau sous le soleil » et que nous absorberons les deux dernières vagues aussi aisément que la première, puisqu’au fond rien ne les différencie.
Je vous avoue que cette cécité volontaire me laisse pantois. Pour avoir un peu couru la planète, je peux vous confirmer, au cas où vous en douteriez, que l’Europe et l’Afrique n’appartiennent pas à la même aire de civilisation, que l’islam n’est pas le christianisme, que la colonisation n’a pas laissé que des bons souvenirs, que la xénophobie, sentiment universel s’il en est, s’accroît avec les signes ostensibles de dissemblance, etc. Je pourrais allonger la liste de ces lieux communs, dont nous ne voulons plus entendre parler, même s’il suffit de sortir de Saint Germain-des-Prés pour en vérifier l’actualité.
[…]
La Société des individus se perçoit comme le stade ultime de l’émancipation. Il faut mesurer ce que cela signifie: l’autorité de dernier ressort n’est plus la Religion, la Tradition ou l’État, mais l’individu vivant, doté à égalité de droits inaliénables et prééminents, et incité ipso facto à se défaire de tous ses liens hérités, non voulus.
[…]
Malgré son apparente cohérence, cet idéal-type n’est rien d’autre qu’un « magasin de porcelaines », hautement vulnérable à tout ce qui n’est pas lui-même. Et ce pour au moins trois raisons, qui sont autant de contradictions. La première est que cette cohabitation d’atomes est, par définition, constamment guettée par le chaos. Pour ne pas y sombrer, elle requiert une privatisation des préférences, une intériorisation des interdits, bref un surmoi, que seules peuvent susciter une forte proximité et une grande maturité culturelles.
[…]
En second lieu, et de ce fait, l’Histoire Évolution s’apparente à un couloir vertueux, dont nul ne doit sortir, sous peine de tout faire capoter. Mais, pour éviter ces « dérapages », la Société des individus ne dispose que d’un «fusil à un coup»: celui de la surveillance du langage - le «politiquement correct» -, orchestrée par la communication médiatique et confortée par un climat de peur et de culpabilité constamment entretenu. Faute de pouvoir emprisonner les corps, on paralyse les esprits, à coups d’injonctions et d’interdictions, tamisées par l’euphémisme et la périphrase. Mais cette arme prophylactique, relativement efficace à court terme, s’enraye lorsque la distorsion, entre l’idéologie matraquée et le réel vécu, devient trop manifeste. Point de rupture que nous avons, me semble-t-il, atteint, si l’on veut bien y voir, comme moi, l’une des causes majeures de la poussée du « populisme » en Occident.
Enfin, plus subtil sans doute. Bien qu’issue de lui, la Société des individus est engagée dans une guerre dialectique avec l’État National, qu’elle entend discréditer pour mieux le domestiquer. Ce refus de la continuité l’amène à commettre un péché majeur: alors que son programme vise l’émiettement général, elle y fait exception en légitimant des regroupements moléculaires, appelés « minorités », pour peu qu’ils agrègent les «victimes» de l’État oppresseur, en vue d’en obtenir réparation. Certaines de ces revendications - féministes ou homosexuelles, par exemple - restent dans le fil de l’Histoire Évolution. Mais d’autres, telles les quérulences communautaires des immigrés ex-colonisés, vont à rebours et mettent à mal la porcelaine du magasin.
On aurait pu imaginer que la Société des individus, consciente de sa fragilité, fasse le tri. Eh bien non! Piégée par ses dogmes - l’universalité des droits de l’homme et la transversalité du «respect», parfois qualifiée d’intersectionalité... - , elle met toutes les «victimes» dans le même sac et se tire une double rafale dans le pied: d’abord, en ouvrant sa porte à des populations dont les modes de vie sont en discordance temporelle avec le sien, ensuite en tolérant qu’elles se recoagulent selon ces modèles anachroniques.
Parlons franc. Attirés en France sur la base des droits accordés par la Société des individus, une part significative des immigrés ne se reconnaît pas en elle. Non seulement n’ont-ils, par définition, pas suivi le même cheminement historique que les natifs, non seulement sont-ils épargnés par le discours culpabilisant réservé à ces derniers, non seulement ce discours leur accorde, en miroir, un statut inconditionnel de persécutés, mais ils arrivent encombrés de lourds bagages, dont ils n’entendent pas se débarrasser. Qu’il s’agisse d’hétéronomie, d’endogamie, de rancœur, d’alternationalisme ou d‘usages dysfonctionnels, tous ces traits, hérités des sociétés d’origine, font l’effet d’un pavé jeté dans la mare de notre individualisme apaisé.
[…]
En somme, les immigrés extra-européens importent du « plein » collectif, là où la Société des individus ménage du «vide» individuel.
[…]
Le pire est que s’en trouve affecté ce socle minimal de la vie commune qu’est la confiance sociale, fondement de tout altruisme et même de toute coopération au-delà de la cellule familiale.
[…]
Plus grave encore, cette coexistence, sans arbitre reconnu, entre configurations communautaires et individualistes, non seulement mine la confiance, mais produit spontanément la défiance, car il n’existe pas d’état intermédiaire entre les deux, comme l’ont implacablement démontré les travaux de Robert Putnam.
Résultat des courses : notre société baigne dans d’effarantes contradictions. Par principe ouverte aux flux extérieurs de toutes origines, elle demande aussi un fort conformisme culturel pour ne pas éclater.
[…]
Cette notion de « distance culturelle » me paraît infiniment plus appropriée, pour comprendre ce qui nous arrive, que le discours officiel, qui lui préfère celle de « diversité », soit le miracle par lequel l’altérité ne produirait jamais de conflit.
À vrai dire, il s’agit d’une question de bon sens, critère auquel je tente de me cramponner contre vents et marées. Est-il raisonnable de penser que des comptables scandinaves et des guerriers pachtouns, des ouvriers britanniques et des pasteurs somaliens, sont aptes à faire société, vivre en harmonie, encourager le métissage de leurs enfants ? Je réponds non, mais les dogmes en vigueur ne cessent de nous susurrer, tel le souffleur du théâtre, qu’il faut répondre oui.
[…]
À défaut d’être mesurable scientifiquement, cet écart peut être comparé. D’où ces lapalissades que l’on a honte de devoir énoncer. Par exemple, que les immigrés de la première vague étaient culturellement plus «proches» des autochtones que ceux des suivantes, car, faut-il le rappeler, le décalage est minimal au sein d’une même aire de «civilisation», soit un espace regroupant des cultures qui partagent une même généalogie, et dont l’Occident autrefois chrétien, l’Islam arabe ou le monde chinois offrent des exemples accomplis. Entre ces entités, les distances peuvent d’ailleurs évoluer. Ainsi, à l’époque contemporaine, l’Occident et l’Asie, bien que rivaux, partagent un socle plus large qu’avec l’Islam arabe : l’admirable réussite de l’immigration sino-vietnamienne en témoigne.
À l’évidence, la question de l’islam, porte-étendard de la rétroaction du Refus, est un axe central de la dissonance culturelle, question suffisamment traitée dans vos colonnes pour qu’il soit utile de beaucoup y insister. Disons seulement qu’il s’agit, à mes yeux, d’une religion devenue à nulle autre pareille, car fortement contestataire du monde tel qu’il va, aussi bien en Occident, où elle est importée, que dans le Second Monde, où elle se présente comme l’unique altermondialisme digne de ce nom: ce n’est pas un hasard si 85 à 90 % des crises chaudes y impliquent des musulmans. Jeune et dynamique mais aussi archaïque et littéraliste, elle n’est plus, si elle le fut jamais, l’homologue du christianisme, sorti du même moule gréco-latin que son frère ennemi, l’État National, et pour lequel notre laïcité a été taillée sur mesure.
L’islam, on le sait, ne se limite pas au for intérieur, mais requiert des conduites fédératives, visibles dans l’espace public, dont le respect est socialement observé et dont certaines - l’endogamie féminine, l’interdiction de l’apostasie - parachèvent la clôture communautaire. Ce chevauchement du public et du privé en fait non seulement un foyer ostensible d’hétéronomie collective, en achoppement orthogonal avec l’individualisme ambiant, mais aussi, à l’échelle mondiale, un agent historique de première grandeur, en quête de revanche. C’est pourquoi je crains que l’islam «de France» ne soit qu’une vue de l’esprit, puisque l’islam «en France» reproduit, en abyme, toutes les facettes et frustrations d’une foi et d’une loi insatisfaites.
Nous savons intuitivement que, pour certaines grandeurs « non-scalables », dont l’immigration fait partie, un accroissement de quantité provoque des sauts de qualité. D’où le concept de « seuil », devenu tabou, mais qui, pourtant, respire, lui aussi, le bon sens: au-delà d’une masse critique, les règles du jeu se modifient et ce qui était possible avant ne l’est plus après. Qui peut soutenir que l’arrivée d’un immigré afghan dans 100 villages de 1000 habitants a le même impact que l’installation de 100 Afghans dans un seul de ces villages, ou que les «bienfaits de la diversité» obéissent à la loi des rendements croissants, qui voudrait que l’introduction de 200 immigrés dans ce même village en double les avantages ?
[…]
Il me semble qu’après 50 ans d’influx massif de populations du Second Monde, l’honnêteté intellectuelle nous oblige à constater que ces flux ont créé infiniment plus de problèmes qu’ils n’en ont résolus, y compris sur le plan économique, souvent mis en avant pour les justifier. Dans ces conditions, il n’est rien moins que stupéfiant que, pour le seul motif de complaire à une idéologie, les politiques publiques se soient bornées à traiter des conséquences, sans jamais oser remonter à la cause . Est-il vraiment sérieux de prétendre agir contre le communautarisme, le séparatisme, l’islamisme, la partition, la sécession, que sais-je encore, sans même examiner la possibilité de réduire l’immigration ( « containment » ) et les « stocks » diasporiques qu’elle a contribué à accumuler ( «roll back » ) ?
Virage héroïque, que nos dirigeants, pas davantage que leurs prédécesseurs, ne semblent prêts à prendre. Selon l’expression consacrée, l’Histoire jugera, mais je crains que son verdict ne soit sévère.
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Au moins, la situation de la France a le mérite de la clarté : la remigration ou la mort.
lundi, février 10, 2020
Les limites de Finkielkraut sont celles de beaucoup.

Je ne suis pas étonné, puisqu'il nous a fait le même coup avec Trump : incapable d'aller au-delà des apparences, tout même un peu gênant pour un « grand » intellectuel (dommage, car l'analyse du comportement médiatique de Trump est passionnante et son efficacité redoutable : les Démocrates n'arrivent toujours pas à mettre en place une stratégie gagnante).
Cette réaction vis-à-vis de Mila s'explique très bien :
1) Finkielkraut n'est pas un guerrier. Un guerrier défend les siens sans faire de chichis. Ce n'est pas Zemmour qui se laisserait aller ainsi au « oui, mais ».
2) Comme le dit très bien le touit, Finkielkraut ne considère pas Mila comme faisant partie des siens. Moi, si. C'est toute la différence entre nous.
De toute façon, c'est simple : Finkielkraut passe beaucoup dans les medias. Cela signifie qu'il n'est pas un danger pour le Système. Demandez à Renaud Camus.
Nous n'avons pas besoin de Finkielkraut, c'est un aimable mondain de temps de paix. Qu'il prenne de longues vacances, nous le resortirons quand nous aurons gagné.
dimanche, février 09, 2020
Rappel de la réalité des rapports entre musulmans et chrétiens.
Je suis effaré de nombre de catholiques (dont beaucoup de clercs) qui, au nom d'une vision tronquée de l'islam au point d'en être stupide, croient que les musulmans sont leurs alliés contre les athées.
La première étape de la soumission, et finalement la plus importante, consiste à ne pas reconnaître l'ennemi comme tel.
Je suis bien sûr qu'au 7ème siècle, des chrétiens berbères d'Afrique du nord se sont dits que ces conquérants arabes n'avaient pas que des inconvénients et qu'ils allaient remettre un peu d'ordre dans toutes les hérésies. Résultat : depuis treize siècles, ils vivent dans les chaines, dans des pays arriérés et oppressifs.
Puisse le texte historique ci-dessous rappeler à nos cathos à babouches la réalité des relations entre musulmans et chrétiens.
Il n'est pas anachronique, puisque rien dans notre actualité ne permet de supposer qu'il y a une évolution significative, par rapport à cette époque, de la manière dont les musulmans traitent les non-musulmans quand ils ont le pouvoir.
Saint Vincent de Paul contre les esclavagistes mahométans
Publié par l'abbé Alain Arbez 9 février 2020.
L’aventure humaine et spirituelle de St Vincent de Paul au 17ème siècle mérite réflexion. Comment un saint homme, connu pour sa compassion et son esprit pacifique, en est-il venu à souhaiter et préparer une intervention armée en Méditerranée pour secourir les dizaines de milliers de chrétiens déportés comme esclaves ou maltraités dans les geôles islamiques du Maghreb ? Auparavant, après la prise de Constantinople en 1453, durant laquelle les Ottomans allèrent jusqu’à violer les religieuses sur les autels des basiliques chrétiennes pour savourer leur victoire, la géopolitique de l’Europe s’est transformée. Les Ottomans étendent peu à peu leur zone d’influence, ils conquièrent l’Egypte des mamelouks, la Mecque et l’Arabie, Bagdad et la Mésopotamie, ils occupent les Balkans où ils brutalisent les populations.
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C’est alors que les pirates barbaresques établis au Maghreb apportent une puissante contribution au Sultan de la Sublime Porte qui déploie sa domination sur toute l’Afrique du Nord, à l’exception du Maroc. Leur intense activité de razzia et de rançonnement va faire vivre les populations maghrébines et enrichir Istanbul de manière fulgurante. Comme les Barbaresques vouent une haine féroce envers les chrétiens, ils attaquent systématiquement les villes côtières en Méditerranée, pour les piller et massacrer les habitants. Ils brûlent les églises, capturent les jeunes femmes et les jeunes garçons qu’ils expédient à Istambul pour les harems et les loisirs sexuels des dignitaires musulmans.
Année après année, la méditerranée est le théâtre de tragédies : les Barbaresques interceptent les navires européens chargés de marchandises et de richesses. Ils récupèrent le butin et font prisonniers les passagers, hommes, femmes et enfants destinés à être vendus comme esclaves. Des personnalités de la noblesse française, italienne, espagnole sont prises en otages et libérées contre forte rançon. C’est ainsi que leurs forfaits vont contribuer à consolider l’Empire turc et à développer leurs implantations au Maghreb.
Alger et Tunis deviennent les places fortes et les bases arrières de la piraterie musulmane. Les Turcs et les pirates maghrébins organisent ensemble les trafics humains et les prises de butin, rendant de plus en plus difficile la situation des états chrétiens dans les échanges commerciaux.
Le pape Pie V cherche à mettre en place une stratégie qui puisse desserrer l’étau des Turcs sur l’Europe et la méditerranée. Cela aboutit à la bataille de Lépante en 1571, qui – contre toute attente – met en échec une des tentatives turques de conquérir l’Europe chrétienne et de faire flotter la bannière islamique dans toutes ses capitales.
Mais le brigandage massif se poursuit grâce aux réseaux des pirates barbaresques qui interceptent tout ce qui effectue la traversée : matériaux, épices, objets précieux, êtres humains. Les états chrétiens comme la France, l’Angleterre, l’Espagne, ne réagissent pas, ils acceptent de payer des tributs considérables, des rançons énormes, tandis que d’autres comme les Républiques italiennes, les Etats pontificaux, Malte, l’Autriche et la Russie refusent catégoriquement de négocier avec les pirates de Barbarie.
Les captifs de toutes origines s’entassent néanmoins au cours du 16ème siècle dans les bagnes de Tunis et d’Alger. Les esclavagistes musulmans se constituent un cheptel chrétien dont ils s’enrichissent. Vincent de Paul lui-même fait l’expérience de ce traitement réservé aux butins de razzias, puisqu’il est fait prisonnier avec beaucoup d’autres passagers lors d’un voyage en 1605.
Vincent Depaul est né en 1576 près de Dax. Brillant dans les études, il s’oriente vers l’Ordre des Cordeliers (Franciscains) et il est ordonné prêtre en septembre 1600. Lors d’un voyage vers Marseille, il prend le chemin du retour pour Narbonne en prenant le bateau. Mais les pirates sachant que le navire est chargé de marchandises l’arraisonnent sabre à la main. Ils l’escortent jusqu’à Tunis, où l’entrée du port est noire de monde criant « Allah ou Akbar » et exultant d’avance à la vue du navire marchand capturé.
Après l’accostage, les notables sont mis à part pour être restitués contre fortes rançons, et les autres passagers triés et acheminés vers le lieu de vente des esclaves. Alger compte alors environ trente mille esclaves chrétiens, Tunis autour de six mille. Vincent est vendu à un vieux fondeur alchimiste chez lequel il doit tenir douze fourneaux.
Ayant constaté l’intelligence et la culture du prêtre, son maître cherche par tous les moyens à le convertir à l’islam, sans succès. Puis il le revend à un propriétaire terrien. Vincent est conscient de la condition insupportable des milliers d’esclaves chrétiens en terre d’islam. Il apprend que la Sublime Porte ne respecte pas le traité signé en 1604 avec la France pour libérer les esclaves. Il se demande comment alléger les souffrances des prisonniers.
Mais les circonstances favorables de ses allées et venues dans la propriété où il travaille lui permettent un jour de s’enfuir, après deux ans de captivité et de travail forcé. Accompagné d’un autre candidat au retour, c’est dans une barque qu’ils traversent périlleusement la mer pour aboutir finalement à Aigues-Mortes.
De là, Vincent de Paul se rend à Rome où il partage son souci du sort des esclaves avec l’ambassadeur de France. De retour à Paris, il fait la rencontre du cardinal de Bérulle, et met au point – grâce à des mécènes – son projet de fonder une société au service des pauvres, la société des dames de Charité. Nommé aumônier des galères du roi, il va au-devant des condamnés pour les assister. Egalement sensible au sort tragique des enfants abandonnés dans les rues de Paris, il parvient à en sauver des milliers en quelques décennies. Sa rencontre prolongée avec François de Sales, évêque de Genève, l’enracine dans sa volonté d’apporter des secours spirituels à ceux qui en ont le plus besoin.
En mai 1627, il crée les Prêtres de la Mission, avec l’appui du roi Louis XIII. Cette congrégation prendra le nom de « lazaristes ». Le désir d’organiser le soulagement des souffrances, c’est aussi pour Vincent le projet de venir en aide aux esclaves prisonniers des bagnes de Barbarie, au Maghreb. Il fonde une œuvre en 1645, qui lui permet de faire délivrer plusieurs milliers de captifs chrétiens par paiement de rançon, mais il met en place une sorte d’aumônerie qui se soucie d’offrir un soutien spirituel et une amélioration des conditions de vie. Les missionnaires envoyés par Vincent vont se heurter à l’hostilité des chefs musulmans qui répugnent à voir des prêtres sur le sol de l’islam et qui ont déjà à plusieurs reprises refusé catégoriquement la construction de chapelles. La conversion surprise au catholicisme du fils du bey de Tunis parti avec sa suite se faire baptiser en Espagne envenime la situation.
Avançant en âge, et actif au service des pauvres et des souffrants de son temps, Vincent se rend compte que les accords et traités passés avec les autorités islamiques ne sont jamais respectés. Les navires des Barbaresques mandatés par le Sultan et sous l’autorité des deys de Tunis et d’Alger continuent d’aborder les bateaux marchands des états chrétiens, les pillent et capturent les passagers. Les captifs sont traités comme du bétail, et vendus à leur arrivée. Les jeunes femmes, y compris les religieuses, sont expédiées dans les harems des dignitaires et du sultan. Les souverains européens protestent continuellement contre ces exactions, et rien ne change. Le roi de France montre des réactions assez molles, et il ne semble pas décidé à faire la guerre aux pirates musulmans. Le dey d’Alger a beau jeu de souligner ironiquement cette attitude velléitaire : « Ces Européens ont des cœurs de femmes ! Ils ne tourmentent point leurs ennemis ! »
De son côté, le grand Bossuet, dans son éloge de Pierre de Nolasque, écrit : « S’il y a au monde quelque servitude capable de représenter la misère extrême de la captivité horrible de l’homme sous la tyrannie du démon, c’est l’état d’un captif chrétien sous les mahométans, car le corps et l’esprit y souffrent une égale violence… »
Un prêtre genevois de la Mission, le père Noueli, raconte que circulant en soutane dans les rues d’Alger pour visiter les esclaves chrétiens mourants, appartenant à des musulmans, il est pris par les autochtones pour un juif, et les enfants lui crachent au visage, en l’appelant « papa des hébreux » et en l’insultant copieusement. Tout chrétien ou tout juif, en tant qu’infidèle, peut être poignardé dans le dos à tout moment.
Face à cette redoutable dégradation générale, ayant essayé tous les moyens pacifiques, diplomatiques, mis en échec par la stratégie musulmane, Vincent de Paul en arrive à ne plus se satisfaire de son Œuvre des Esclaves, et il envisage donc à partir de 1658 la manière forte pour résoudre le problème lancinant des captifs chrétiens en Barbarie. Pour cela il s’appuie sur son réseau de consuls présents dans les villes maritimes du Maghreb.
N’obtenant aucun résultat concret de la part du roi de France, Vincent de Paul constate que les succès défensifs déjà réalisés en Afrique du Nord par les Vénitiens, les Génois et les Maltais sont utiles mais insuffisants, et il prend la décision de financer lui-même une expédition armée pour aller au secours des esclaves et des captifs, et pour stopper les persécutions et les exactions permanentes des Barbaresques. Des notables contribuent aux frais de cette entreprise de nettoyage des côtes de l’Algérie. Mais Vincent de Paul meurt en 1660, avant d’en voir les premiers résultats. La même année, Louis XIV envoie enfin une quinzaine de navires au-devant des Barbaresques. Cela aboutit à un traité, signé par le dey d’Alger en 1666, garantissant la sûreté de la navigation chrétienne en Méditerranée. En 1668, le successeur de Vincent de Paul prend en charge la supervision des esclaves chrétiens en Barbarie. Mais la piraterie islamique reprend de plus belle, et la situation continue de s’aggraver. Toutefois, le sultan du Maroc accepte de négocier avec la France et ouvre Fès aux Européens, ce qui n’empêche nullement les Algériens de continuer de nuire.
Lors des funérailles de Marie Thérèse d’Autriche, Bossuet s’exclame : « Alger ! Riche des dépouilles de la chrétienté, tu disais en ton cœur avare : je tiens la mer sous mes lois et les nations sont ma proie. Mais nous verrons la fin de tes brigandages ! »
Un nouveau traité signé en 1684 est de nouveau violé par les forbans islamiques. La France bombarde Alger et Cherchell. En représailles les Algérois exécutent de nombreux captifs. Nouveau bombardement.
Atermoiements du roi de France. Un peu plus tard, un nouveau projet de libération des territoires maghrébins est proposé à son successeur le roi Louis XV. Dans ses annales, le prêtre et savant italien Ludovico Muratori écrit : « Ce sera toujours une honte pour les Puissances de la chrétienté, aussi bien catholiques que protestantes, que de voir qu’au lieu d’unir leurs forces pour écraser, comme elles le pourraient, ces nids de scélérats, elles vont de temps à autre mendier par tant de sollicitations et de dons ou par des tributs, leur amitié, laquelle se trouve encline à la perfidie ».
Ce sont les Espagnols qui maintiennent la pression et qui reprennent Oran en 1732. Mais ils ne parviennent pas à briser les chaînes des milliers de prisonniers.
Nouveau traité signé par le Premier Consul avec Alger en 1801, aussitôt transgressé, comme d’habitude, mais le trafic s’atténue quelque temps. Lors du Congrès de Vienne, les Anglais et les Français semblent d’accord pour une intervention contre les pirates d’Alger. L’amiral Smith adresse un message à tous les gouvernements européens. En 1824, les esclaves chrétiens sont toujours au nombre d’arrivages de dix mille par an.
C’est en 1830 que le corps expéditionnaire français fort de trente sept mille hommes débarque à Alger. Deux cent ans après son initiative, le projet de Vincent de Paul aboutit sur le terrain. Les esclaves sont libérés.
La presse internationale salue avec enthousiasme la réussite de l’expédition. La Suisse déclare que la prise d’Alger est une victoire de la civilisation.
« Un succès vient de couronner une glorieuse entreprise tentée contre le plus puissant des états d’Afrique asile du brigandage ! Elle promet la sécurité de la Méditerranée, elle brisera les fers des esclaves chrétiens ».
Jules Ferry lui-même y voit un « acte de haute police méditerranéenne ».
Les Lazaristes de Vincent de Paul maintiennent leur Œuvre en Algérie, en Tunisie et au Maroc, au service des plus pauvres.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites.
La première étape de la soumission, et finalement la plus importante, consiste à ne pas reconnaître l'ennemi comme tel.
Je suis bien sûr qu'au 7ème siècle, des chrétiens berbères d'Afrique du nord se sont dits que ces conquérants arabes n'avaient pas que des inconvénients et qu'ils allaient remettre un peu d'ordre dans toutes les hérésies. Résultat : depuis treize siècles, ils vivent dans les chaines, dans des pays arriérés et oppressifs.
Puisse le texte historique ci-dessous rappeler à nos cathos à babouches la réalité des relations entre musulmans et chrétiens.
Il n'est pas anachronique, puisque rien dans notre actualité ne permet de supposer qu'il y a une évolution significative, par rapport à cette époque, de la manière dont les musulmans traitent les non-musulmans quand ils ont le pouvoir.
Saint Vincent de Paul contre les esclavagistes mahométans
Publié par l'abbé Alain Arbez 9 février 2020.
L’aventure humaine et spirituelle de St Vincent de Paul au 17ème siècle mérite réflexion. Comment un saint homme, connu pour sa compassion et son esprit pacifique, en est-il venu à souhaiter et préparer une intervention armée en Méditerranée pour secourir les dizaines de milliers de chrétiens déportés comme esclaves ou maltraités dans les geôles islamiques du Maghreb ? Auparavant, après la prise de Constantinople en 1453, durant laquelle les Ottomans allèrent jusqu’à violer les religieuses sur les autels des basiliques chrétiennes pour savourer leur victoire, la géopolitique de l’Europe s’est transformée. Les Ottomans étendent peu à peu leur zone d’influence, ils conquièrent l’Egypte des mamelouks, la Mecque et l’Arabie, Bagdad et la Mésopotamie, ils occupent les Balkans où ils brutalisent les populations.
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C’est alors que les pirates barbaresques établis au Maghreb apportent une puissante contribution au Sultan de la Sublime Porte qui déploie sa domination sur toute l’Afrique du Nord, à l’exception du Maroc. Leur intense activité de razzia et de rançonnement va faire vivre les populations maghrébines et enrichir Istanbul de manière fulgurante. Comme les Barbaresques vouent une haine féroce envers les chrétiens, ils attaquent systématiquement les villes côtières en Méditerranée, pour les piller et massacrer les habitants. Ils brûlent les églises, capturent les jeunes femmes et les jeunes garçons qu’ils expédient à Istambul pour les harems et les loisirs sexuels des dignitaires musulmans.
Année après année, la méditerranée est le théâtre de tragédies : les Barbaresques interceptent les navires européens chargés de marchandises et de richesses. Ils récupèrent le butin et font prisonniers les passagers, hommes, femmes et enfants destinés à être vendus comme esclaves. Des personnalités de la noblesse française, italienne, espagnole sont prises en otages et libérées contre forte rançon. C’est ainsi que leurs forfaits vont contribuer à consolider l’Empire turc et à développer leurs implantations au Maghreb.
Alger et Tunis deviennent les places fortes et les bases arrières de la piraterie musulmane. Les Turcs et les pirates maghrébins organisent ensemble les trafics humains et les prises de butin, rendant de plus en plus difficile la situation des états chrétiens dans les échanges commerciaux.
Le pape Pie V cherche à mettre en place une stratégie qui puisse desserrer l’étau des Turcs sur l’Europe et la méditerranée. Cela aboutit à la bataille de Lépante en 1571, qui – contre toute attente – met en échec une des tentatives turques de conquérir l’Europe chrétienne et de faire flotter la bannière islamique dans toutes ses capitales.
Mais le brigandage massif se poursuit grâce aux réseaux des pirates barbaresques qui interceptent tout ce qui effectue la traversée : matériaux, épices, objets précieux, êtres humains. Les états chrétiens comme la France, l’Angleterre, l’Espagne, ne réagissent pas, ils acceptent de payer des tributs considérables, des rançons énormes, tandis que d’autres comme les Républiques italiennes, les Etats pontificaux, Malte, l’Autriche et la Russie refusent catégoriquement de négocier avec les pirates de Barbarie.
Les captifs de toutes origines s’entassent néanmoins au cours du 16ème siècle dans les bagnes de Tunis et d’Alger. Les esclavagistes musulmans se constituent un cheptel chrétien dont ils s’enrichissent. Vincent de Paul lui-même fait l’expérience de ce traitement réservé aux butins de razzias, puisqu’il est fait prisonnier avec beaucoup d’autres passagers lors d’un voyage en 1605.
Vincent Depaul est né en 1576 près de Dax. Brillant dans les études, il s’oriente vers l’Ordre des Cordeliers (Franciscains) et il est ordonné prêtre en septembre 1600. Lors d’un voyage vers Marseille, il prend le chemin du retour pour Narbonne en prenant le bateau. Mais les pirates sachant que le navire est chargé de marchandises l’arraisonnent sabre à la main. Ils l’escortent jusqu’à Tunis, où l’entrée du port est noire de monde criant « Allah ou Akbar » et exultant d’avance à la vue du navire marchand capturé.
Après l’accostage, les notables sont mis à part pour être restitués contre fortes rançons, et les autres passagers triés et acheminés vers le lieu de vente des esclaves. Alger compte alors environ trente mille esclaves chrétiens, Tunis autour de six mille. Vincent est vendu à un vieux fondeur alchimiste chez lequel il doit tenir douze fourneaux.
Ayant constaté l’intelligence et la culture du prêtre, son maître cherche par tous les moyens à le convertir à l’islam, sans succès. Puis il le revend à un propriétaire terrien. Vincent est conscient de la condition insupportable des milliers d’esclaves chrétiens en terre d’islam. Il apprend que la Sublime Porte ne respecte pas le traité signé en 1604 avec la France pour libérer les esclaves. Il se demande comment alléger les souffrances des prisonniers.
Mais les circonstances favorables de ses allées et venues dans la propriété où il travaille lui permettent un jour de s’enfuir, après deux ans de captivité et de travail forcé. Accompagné d’un autre candidat au retour, c’est dans une barque qu’ils traversent périlleusement la mer pour aboutir finalement à Aigues-Mortes.
De là, Vincent de Paul se rend à Rome où il partage son souci du sort des esclaves avec l’ambassadeur de France. De retour à Paris, il fait la rencontre du cardinal de Bérulle, et met au point – grâce à des mécènes – son projet de fonder une société au service des pauvres, la société des dames de Charité. Nommé aumônier des galères du roi, il va au-devant des condamnés pour les assister. Egalement sensible au sort tragique des enfants abandonnés dans les rues de Paris, il parvient à en sauver des milliers en quelques décennies. Sa rencontre prolongée avec François de Sales, évêque de Genève, l’enracine dans sa volonté d’apporter des secours spirituels à ceux qui en ont le plus besoin.
En mai 1627, il crée les Prêtres de la Mission, avec l’appui du roi Louis XIII. Cette congrégation prendra le nom de « lazaristes ». Le désir d’organiser le soulagement des souffrances, c’est aussi pour Vincent le projet de venir en aide aux esclaves prisonniers des bagnes de Barbarie, au Maghreb. Il fonde une œuvre en 1645, qui lui permet de faire délivrer plusieurs milliers de captifs chrétiens par paiement de rançon, mais il met en place une sorte d’aumônerie qui se soucie d’offrir un soutien spirituel et une amélioration des conditions de vie. Les missionnaires envoyés par Vincent vont se heurter à l’hostilité des chefs musulmans qui répugnent à voir des prêtres sur le sol de l’islam et qui ont déjà à plusieurs reprises refusé catégoriquement la construction de chapelles. La conversion surprise au catholicisme du fils du bey de Tunis parti avec sa suite se faire baptiser en Espagne envenime la situation.
Avançant en âge, et actif au service des pauvres et des souffrants de son temps, Vincent se rend compte que les accords et traités passés avec les autorités islamiques ne sont jamais respectés. Les navires des Barbaresques mandatés par le Sultan et sous l’autorité des deys de Tunis et d’Alger continuent d’aborder les bateaux marchands des états chrétiens, les pillent et capturent les passagers. Les captifs sont traités comme du bétail, et vendus à leur arrivée. Les jeunes femmes, y compris les religieuses, sont expédiées dans les harems des dignitaires et du sultan. Les souverains européens protestent continuellement contre ces exactions, et rien ne change. Le roi de France montre des réactions assez molles, et il ne semble pas décidé à faire la guerre aux pirates musulmans. Le dey d’Alger a beau jeu de souligner ironiquement cette attitude velléitaire : « Ces Européens ont des cœurs de femmes ! Ils ne tourmentent point leurs ennemis ! »
De son côté, le grand Bossuet, dans son éloge de Pierre de Nolasque, écrit : « S’il y a au monde quelque servitude capable de représenter la misère extrême de la captivité horrible de l’homme sous la tyrannie du démon, c’est l’état d’un captif chrétien sous les mahométans, car le corps et l’esprit y souffrent une égale violence… »
Un prêtre genevois de la Mission, le père Noueli, raconte que circulant en soutane dans les rues d’Alger pour visiter les esclaves chrétiens mourants, appartenant à des musulmans, il est pris par les autochtones pour un juif, et les enfants lui crachent au visage, en l’appelant « papa des hébreux » et en l’insultant copieusement. Tout chrétien ou tout juif, en tant qu’infidèle, peut être poignardé dans le dos à tout moment.
Face à cette redoutable dégradation générale, ayant essayé tous les moyens pacifiques, diplomatiques, mis en échec par la stratégie musulmane, Vincent de Paul en arrive à ne plus se satisfaire de son Œuvre des Esclaves, et il envisage donc à partir de 1658 la manière forte pour résoudre le problème lancinant des captifs chrétiens en Barbarie. Pour cela il s’appuie sur son réseau de consuls présents dans les villes maritimes du Maghreb.
N’obtenant aucun résultat concret de la part du roi de France, Vincent de Paul constate que les succès défensifs déjà réalisés en Afrique du Nord par les Vénitiens, les Génois et les Maltais sont utiles mais insuffisants, et il prend la décision de financer lui-même une expédition armée pour aller au secours des esclaves et des captifs, et pour stopper les persécutions et les exactions permanentes des Barbaresques. Des notables contribuent aux frais de cette entreprise de nettoyage des côtes de l’Algérie. Mais Vincent de Paul meurt en 1660, avant d’en voir les premiers résultats. La même année, Louis XIV envoie enfin une quinzaine de navires au-devant des Barbaresques. Cela aboutit à un traité, signé par le dey d’Alger en 1666, garantissant la sûreté de la navigation chrétienne en Méditerranée. En 1668, le successeur de Vincent de Paul prend en charge la supervision des esclaves chrétiens en Barbarie. Mais la piraterie islamique reprend de plus belle, et la situation continue de s’aggraver. Toutefois, le sultan du Maroc accepte de négocier avec la France et ouvre Fès aux Européens, ce qui n’empêche nullement les Algériens de continuer de nuire.
Lors des funérailles de Marie Thérèse d’Autriche, Bossuet s’exclame : « Alger ! Riche des dépouilles de la chrétienté, tu disais en ton cœur avare : je tiens la mer sous mes lois et les nations sont ma proie. Mais nous verrons la fin de tes brigandages ! »
Un nouveau traité signé en 1684 est de nouveau violé par les forbans islamiques. La France bombarde Alger et Cherchell. En représailles les Algérois exécutent de nombreux captifs. Nouveau bombardement.
Atermoiements du roi de France. Un peu plus tard, un nouveau projet de libération des territoires maghrébins est proposé à son successeur le roi Louis XV. Dans ses annales, le prêtre et savant italien Ludovico Muratori écrit : « Ce sera toujours une honte pour les Puissances de la chrétienté, aussi bien catholiques que protestantes, que de voir qu’au lieu d’unir leurs forces pour écraser, comme elles le pourraient, ces nids de scélérats, elles vont de temps à autre mendier par tant de sollicitations et de dons ou par des tributs, leur amitié, laquelle se trouve encline à la perfidie ».
Ce sont les Espagnols qui maintiennent la pression et qui reprennent Oran en 1732. Mais ils ne parviennent pas à briser les chaînes des milliers de prisonniers.
Nouveau traité signé par le Premier Consul avec Alger en 1801, aussitôt transgressé, comme d’habitude, mais le trafic s’atténue quelque temps. Lors du Congrès de Vienne, les Anglais et les Français semblent d’accord pour une intervention contre les pirates d’Alger. L’amiral Smith adresse un message à tous les gouvernements européens. En 1824, les esclaves chrétiens sont toujours au nombre d’arrivages de dix mille par an.
C’est en 1830 que le corps expéditionnaire français fort de trente sept mille hommes débarque à Alger. Deux cent ans après son initiative, le projet de Vincent de Paul aboutit sur le terrain. Les esclaves sont libérés.
La presse internationale salue avec enthousiasme la réussite de l’expédition. La Suisse déclare que la prise d’Alger est une victoire de la civilisation.
« Un succès vient de couronner une glorieuse entreprise tentée contre le plus puissant des états d’Afrique asile du brigandage ! Elle promet la sécurité de la Méditerranée, elle brisera les fers des esclaves chrétiens ».
Jules Ferry lui-même y voit un « acte de haute police méditerranéenne ».
Les Lazaristes de Vincent de Paul maintiennent leur Œuvre en Algérie, en Tunisie et au Maroc, au service des plus pauvres.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites.
jeudi, février 06, 2020
Les appeasers islamophiles sont des fauteurs de guerre civile.
Je suis heureux de constater qu'E. Husson et moi avons le même analyse de la soumission à l'islam de nos politiciens : elle est fondamentale, presque psychologique. Certes, des raisons superficielles jouent, l'électoralisme, la lâcheté, mais il y a des raisons plus profondes : la fascination pour une société unifiée par la force, sans débat, sans opposition instituée, sans divergences, une société apolitique où tout le monde est d'accord sur la politique à suivre, où il n'y a que des problèmes techniques, comme peut l'être ... l'UE.
Je suis aussi heureux qu'il cite Jean Dumont, dont je croyais qu'il n'était lu que par des farfelus dans mon genre. Le sectarisme et le fanatisme républicains ont beaucoup d'affinités avec le sectarisme et le fanatisme musulmans.
#MILA Génération lâcheté : ils ont le choix entre le déshonneur et la guerre, ils choisissent le déshonneur… et pavent le chemin de la guerre (civile).
**************
Depuis les Lumières, la gauche vit, parallèlement à sa détestation du catholicisme et de son antijudaïsme spontané (pensez aux pages infâmes écrites par Voltaire), une fascination infantile pour l’Islam. Pensez aussi à la manière dont Napoléon se rêvait en empereur oriental respectant l’Islam ou à l’éloge de la révolution iranienne par Michel Foucault. Tout ceci est bien puéril mais éminemment dangereux aussi. Car l’Islam, à la différence du judaïsme et du christianisme, ne fait pas de distinction entre le religieux et le temporel. Au fond, la République, qui se rêve sans religion chrétienne sur son territoire, est fascinée par une religion qui se pense sans vie politique sur son territoire. L’intolérance républicaine est fascinée par l’intolérance musulmane. Elle est prête au contraire à écraser les croyants pacifiques et essentiellement tolérants que sont les Juifs et les Chrétiens. Tout comme l’Islam les a soumis, partiellement tolérés ou exterminés.
[…]
Il y a quatre ans, des centaines de milliers de Français sont descendus manifester en affichant « Je suis Charlie ». Pourquoi refuseraient-ils au fond de dire « Je suis Mila »? Mais ils sont jetés dans une confusion plus grande encore, par rapport aux dernières décennies, par la lâcheté de nos responsables politiques. Lorsque j’entends Damien Abad, élu LR, expliquer qu’il faut limiter l’expression éventuelle d’une critique de l’Islam, qu’il appelle, comme un poltron, « haine anti-religieuse », je ne peux que constater que la logique de soumission envisagée par Michel Houellebecq est en train de devenir réalité.
[…]
La déscolarisation de Mila est consternante ! Comment ne pas penser à la célèbre formule de Churchill après les accords de Munich: « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre ! ». Nos gouvernants ont le déshonneur. Et ils auront la guerre civile.
Peut-on constater autre chose qu’une logique de soumission, d’appeasement, qui ne fera que renforcer les islamistes dans leur résolution à faire reculer toujours plus la République? A moins que nos élites souhaitent une partition territoriale sur le territoire national ou même la création d’une République islamique en France, il faudra tôt ou tard réagir: fermer les frontières à toute nouvelle immigration musulmane, couper les financements étrangers des mosquées, retirer leur droit de séjour aux imams radicaux, arrêter la construction de nouvelles mosquées, rétablir la laïcité stricte dans l’école publique, passer au crible les recrutements de musulmans dans la police et dans l’armée, supprimer la double nationalité et bien d’autres mesures encore. Plus on attendra pour prendre de telles mesures, plus elles seront difficiles à mettre en oeuvre et risquent de se déployer dans un climat de guerre civile.
**************
Je suis aussi heureux qu'il cite Jean Dumont, dont je croyais qu'il n'était lu que par des farfelus dans mon genre. Le sectarisme et le fanatisme républicains ont beaucoup d'affinités avec le sectarisme et le fanatisme musulmans.
#MILA Génération lâcheté : ils ont le choix entre le déshonneur et la guerre, ils choisissent le déshonneur… et pavent le chemin de la guerre (civile).
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Depuis les Lumières, la gauche vit, parallèlement à sa détestation du catholicisme et de son antijudaïsme spontané (pensez aux pages infâmes écrites par Voltaire), une fascination infantile pour l’Islam. Pensez aussi à la manière dont Napoléon se rêvait en empereur oriental respectant l’Islam ou à l’éloge de la révolution iranienne par Michel Foucault. Tout ceci est bien puéril mais éminemment dangereux aussi. Car l’Islam, à la différence du judaïsme et du christianisme, ne fait pas de distinction entre le religieux et le temporel. Au fond, la République, qui se rêve sans religion chrétienne sur son territoire, est fascinée par une religion qui se pense sans vie politique sur son territoire. L’intolérance républicaine est fascinée par l’intolérance musulmane. Elle est prête au contraire à écraser les croyants pacifiques et essentiellement tolérants que sont les Juifs et les Chrétiens. Tout comme l’Islam les a soumis, partiellement tolérés ou exterminés.
[…]
Il y a quatre ans, des centaines de milliers de Français sont descendus manifester en affichant « Je suis Charlie ». Pourquoi refuseraient-ils au fond de dire « Je suis Mila »? Mais ils sont jetés dans une confusion plus grande encore, par rapport aux dernières décennies, par la lâcheté de nos responsables politiques. Lorsque j’entends Damien Abad, élu LR, expliquer qu’il faut limiter l’expression éventuelle d’une critique de l’Islam, qu’il appelle, comme un poltron, « haine anti-religieuse », je ne peux que constater que la logique de soumission envisagée par Michel Houellebecq est en train de devenir réalité.
[…]
La déscolarisation de Mila est consternante ! Comment ne pas penser à la célèbre formule de Churchill après les accords de Munich: « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre ! ». Nos gouvernants ont le déshonneur. Et ils auront la guerre civile.
Peut-on constater autre chose qu’une logique de soumission, d’appeasement, qui ne fera que renforcer les islamistes dans leur résolution à faire reculer toujours plus la République? A moins que nos élites souhaitent une partition territoriale sur le territoire national ou même la création d’une République islamique en France, il faudra tôt ou tard réagir: fermer les frontières à toute nouvelle immigration musulmane, couper les financements étrangers des mosquées, retirer leur droit de séjour aux imams radicaux, arrêter la construction de nouvelles mosquées, rétablir la laïcité stricte dans l’école publique, passer au crible les recrutements de musulmans dans la police et dans l’armée, supprimer la double nationalité et bien d’autres mesures encore. Plus on attendra pour prendre de telles mesures, plus elles seront difficiles à mettre en oeuvre et risquent de se déployer dans un climat de guerre civile.
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samedi, novembre 16, 2019
Criminalité juvénile : enfin, c'est dit.
Maurice Berger: « Non, la violence gratuite n’est pas due à la ghettoïsation ».
Cet entretien, assez court, dit publiquement tout ce que savent ceux qui ne sont pas aveuglés par l'idéologie. Lisez : si vous êtes surpris, je serai surpris !
Bien sûr, cela n'aura aucun effet concret puisque le propre de l'idéologie (c'est une idéologie qui nous gouverne) est de ne tenir aucun compte de la réalité.
Cet entretien, assez court, dit publiquement tout ce que savent ceux qui ne sont pas aveuglés par l'idéologie. Lisez : si vous êtes surpris, je serai surpris !
Bien sûr, cela n'aura aucun effet concret puisque le propre de l'idéologie (c'est une idéologie qui nous gouverne) est de ne tenir aucun compte de la réalité.
samedi, octobre 05, 2019
Massacre à la Préfecture de Police : le vertige face à l’ampleur des fautes accumulées par les autorités.
MASSACRE DE LA PRÉFECTURE : LE NIHILISME INSUPPORTABLE DES BELLES ÂMES
Massacre à la Préfecture de Police : le vertige face à l’ampleur des fautes accumulées par les autorités.
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Ambroise de Rancourt : Je ne sais pas de quelles conséquences sera suivi l’attentat de la préfecture de police de Paris. Comme d’habitude, je vais espérer que ce sera l’acte de trop, celui par lequel le lent et douloureux suicide de mon pays prendra fin. Quatre fonctionnaires servant la France, saignés comme des animaux, par une personne au sujet de laquelle la première urgence consiste à relativiser, sinon écarter, cette si sulfureuse et polémique « radicalisation ». Il ne faudrait pas déranger. Et Mélenchon qui consacre sa revue d’actualité de la semaine à la scandaleuse infraction à la laïcité de l’Etat que constitue la cérémonie à Saint-Sulpice pour Chirac – pas un mot, en revanche, sur le happening de la Ligue islamique mondiale, en France, où les bourreaux de Raif Badawi s’affichent en toute quiétude avec de hauts représentants de l’Etat. Et les porte-parole du gouvernement qui expliquent qu’il ne faudrait quand même pas faire d’amalgame. Les ricaneurs ricanent, les aveugles continuent de ne pas voir, les complaisants se complaisent. Il est vraiment temps que ce suicide collectif, constitué du chapelet parfois bruyant et sanglant des meurtres, parfois de l’accumulation silencieuse des petits accommodements et des regards tournés vers le sol, cesse.
Cette lâcheté est vraiment, et je le dis après avoir déjà eu une certaine patience, depuis plusieurs années que je suis le sujet de près, insupportable, et me fait honte pour mon pays.
Xavier Raufer : Vanité des entreprises humaines... Tout débutait si bien : la meute média-antifa aux trousses d'Éric Zemmour... L'amorce d'un dialogue détendu-convivial sur l'immigration lancé par l'Élysée. Soudain, le vrai monde anéantit tout cela avec fracas. Car si la moitié de ce qu'on lit sur la tuerie de la Préfecture de police est vrai - nous y revenons - la sécurité de la France, la confiance des Français en leur État, seront gravement affectés. Le philosophe Clément Rosset édicta naguère que "la réalité est insupportable, mais irrémédiable" : nous y voilà.
Résumons : un individu depuis dix ans fasciné par l'islam... converti depuis deux ans peut-être... habilité au secret-défense... niché au cœur informatique du service opérant le renseignement d'une capitale mondiale majeure... Aussi : on ne compte plus les missions ultra-sensibles récemment confiées à la DRPP, de par sa taille réduite, son étanchéité et son esprit de corps. Les dégâts potentiels sont vertigineux.
Quand vos chefs prônent le politiquement-correct ; quand cent stages vantent l'idéal du vivre-ensemble et l'horreur de la discrimination ; quand toute blague déclenche la foudre ; s'inquiéter d'un collègue infirme et Antillais est ardu. Preuve, la réaction de l'État : le piteux Castaner bredouille que tout est normal et une péronnelle de la présidence suggère d'éviter les amalgames. Quand ces réactions émanent du sommet d'un État fort pyramidal, sa base évite tout propos malsonnant - comment lui donner tort ?
Brutal résultat – le protocole de la médecine d'urgence vaut pour le renseignement : toujours envisager le pire. Nul catastrophisme, mais seul moyen de sauver le patient. Et si M. H. était une taupe islamiste ? Qu'a-t-il transmis et à qui, des bases numériques de la DRPP ? Y a-t-il logé un logiciel-malveillant, cheminant ensuite - vers où ? On imagine la réaction des services alliés. Au pire, tout ou partie de l'informatique de la DRPP est à revoir.
Eric Verhaeghe : Cette fois-ci, le déni est terrible. On a tous entendu Christophe Castaner et Sibeth Ndiaye expliquer que rien ne permettait de présager l'action de cet informaticien habilité au secret défense et employé dans les services de renseignement. Mais le Parisien a révélé qu'il avait fait l'objet d'un signalement à sa hiérarchie en 2015 pour dérive radicale. Il semble que la machine administrative n'en ait pas tenu compte. En termes de gestion publique, ce hiatus entre les propos du gouvernement et la réalité est redoutable, parce qu'il donne à l'opinion publique le sentiment que la situation n'est pas sous contrôle.
Ce sentiment est apparu très nettement avec l'affaire Lubrizol. Alors qu'une usine Seveso seuil haut était en feu, provoquant nausées et vomissements dans la population, le gouvernement est resté sourd et aveugle face aux évidences en expliquant que les fumées ne présentaient pas de toxicité inquiétante. La réaction incrédule de la population devrait alerter les pouvoirs publics, d'autant que l'émission de dioxine est désormais attestée, ce qui dément les propos des ministres. La même semaine, le même sketch reprend. Alors qu'un fonctionnaire de nos services de renseignement égorge l'un de ses collègues sur son lieu de travail, à savoir la Préfecture de police, ce qui n'est pas rien, deux ministres interviennent immédiatement pour tenir des discours qui manquent singulièrement de prudence, et qui sont démentis dans la journée par la presse.
Le discrédit guette [il est gentil !]. Quand, sur deux affaires majeures en un laps de huit jours, des ministres sont pris en flagrant délit d'erreurs sur des faits et dans l'appréciation de leur gravité, la conséquence est bien connue: ils perdent toute crédibilité, et c'est l'équipe entière d'Edouard Philippe qui est désormais menacée de discrédit.
**************
Vous connaissez mon analyse : invasion musulmane + Etat déliquescent = guerre civile. En revanche, je conteste que cette guerre soit perdue d'avance, comme le prétendent certains.
Massacre à la Préfecture de Police : le vertige face à l’ampleur des fautes accumulées par les autorités.
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Ambroise de Rancourt : Je ne sais pas de quelles conséquences sera suivi l’attentat de la préfecture de police de Paris. Comme d’habitude, je vais espérer que ce sera l’acte de trop, celui par lequel le lent et douloureux suicide de mon pays prendra fin. Quatre fonctionnaires servant la France, saignés comme des animaux, par une personne au sujet de laquelle la première urgence consiste à relativiser, sinon écarter, cette si sulfureuse et polémique « radicalisation ». Il ne faudrait pas déranger. Et Mélenchon qui consacre sa revue d’actualité de la semaine à la scandaleuse infraction à la laïcité de l’Etat que constitue la cérémonie à Saint-Sulpice pour Chirac – pas un mot, en revanche, sur le happening de la Ligue islamique mondiale, en France, où les bourreaux de Raif Badawi s’affichent en toute quiétude avec de hauts représentants de l’Etat. Et les porte-parole du gouvernement qui expliquent qu’il ne faudrait quand même pas faire d’amalgame. Les ricaneurs ricanent, les aveugles continuent de ne pas voir, les complaisants se complaisent. Il est vraiment temps que ce suicide collectif, constitué du chapelet parfois bruyant et sanglant des meurtres, parfois de l’accumulation silencieuse des petits accommodements et des regards tournés vers le sol, cesse.
Cette lâcheté est vraiment, et je le dis après avoir déjà eu une certaine patience, depuis plusieurs années que je suis le sujet de près, insupportable, et me fait honte pour mon pays.
Xavier Raufer : Vanité des entreprises humaines... Tout débutait si bien : la meute média-antifa aux trousses d'Éric Zemmour... L'amorce d'un dialogue détendu-convivial sur l'immigration lancé par l'Élysée. Soudain, le vrai monde anéantit tout cela avec fracas. Car si la moitié de ce qu'on lit sur la tuerie de la Préfecture de police est vrai - nous y revenons - la sécurité de la France, la confiance des Français en leur État, seront gravement affectés. Le philosophe Clément Rosset édicta naguère que "la réalité est insupportable, mais irrémédiable" : nous y voilà.
Résumons : un individu depuis dix ans fasciné par l'islam... converti depuis deux ans peut-être... habilité au secret-défense... niché au cœur informatique du service opérant le renseignement d'une capitale mondiale majeure... Aussi : on ne compte plus les missions ultra-sensibles récemment confiées à la DRPP, de par sa taille réduite, son étanchéité et son esprit de corps. Les dégâts potentiels sont vertigineux.
Quand vos chefs prônent le politiquement-correct ; quand cent stages vantent l'idéal du vivre-ensemble et l'horreur de la discrimination ; quand toute blague déclenche la foudre ; s'inquiéter d'un collègue infirme et Antillais est ardu. Preuve, la réaction de l'État : le piteux Castaner bredouille que tout est normal et une péronnelle de la présidence suggère d'éviter les amalgames. Quand ces réactions émanent du sommet d'un État fort pyramidal, sa base évite tout propos malsonnant - comment lui donner tort ?
Brutal résultat – le protocole de la médecine d'urgence vaut pour le renseignement : toujours envisager le pire. Nul catastrophisme, mais seul moyen de sauver le patient. Et si M. H. était une taupe islamiste ? Qu'a-t-il transmis et à qui, des bases numériques de la DRPP ? Y a-t-il logé un logiciel-malveillant, cheminant ensuite - vers où ? On imagine la réaction des services alliés. Au pire, tout ou partie de l'informatique de la DRPP est à revoir.
Eric Verhaeghe : Cette fois-ci, le déni est terrible. On a tous entendu Christophe Castaner et Sibeth Ndiaye expliquer que rien ne permettait de présager l'action de cet informaticien habilité au secret défense et employé dans les services de renseignement. Mais le Parisien a révélé qu'il avait fait l'objet d'un signalement à sa hiérarchie en 2015 pour dérive radicale. Il semble que la machine administrative n'en ait pas tenu compte. En termes de gestion publique, ce hiatus entre les propos du gouvernement et la réalité est redoutable, parce qu'il donne à l'opinion publique le sentiment que la situation n'est pas sous contrôle.
Ce sentiment est apparu très nettement avec l'affaire Lubrizol. Alors qu'une usine Seveso seuil haut était en feu, provoquant nausées et vomissements dans la population, le gouvernement est resté sourd et aveugle face aux évidences en expliquant que les fumées ne présentaient pas de toxicité inquiétante. La réaction incrédule de la population devrait alerter les pouvoirs publics, d'autant que l'émission de dioxine est désormais attestée, ce qui dément les propos des ministres. La même semaine, le même sketch reprend. Alors qu'un fonctionnaire de nos services de renseignement égorge l'un de ses collègues sur son lieu de travail, à savoir la Préfecture de police, ce qui n'est pas rien, deux ministres interviennent immédiatement pour tenir des discours qui manquent singulièrement de prudence, et qui sont démentis dans la journée par la presse.
Le discrédit guette [il est gentil !]. Quand, sur deux affaires majeures en un laps de huit jours, des ministres sont pris en flagrant délit d'erreurs sur des faits et dans l'appréciation de leur gravité, la conséquence est bien connue: ils perdent toute crédibilité, et c'est l'équipe entière d'Edouard Philippe qui est désormais menacée de discrédit.
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Vous connaissez mon analyse : invasion musulmane + Etat déliquescent = guerre civile. En revanche, je conteste que cette guerre soit perdue d'avance, comme le prétendent certains.
mardi, mai 28, 2019
Un terroriste « algérien au mobile énigmatique », vous en avez entendu parler ?
Attaque de Lyon: la piste de l’« ingénieur »
Scénario très houellebecquien : tout ce dont les medias ne parlent pas n'existe pas. Le terrorisme musulman ? Il suffit de ne pas en parler.
Bon, OK, on n'est pas encore sûr officiellement de la motivation religieuse de l'attentat. Mais quelle est la probabilité ? 99 % ?
Scénario très houellebecquien : tout ce dont les medias ne parlent pas n'existe pas. Le terrorisme musulman ? Il suffit de ne pas en parler.
Bon, OK, on n'est pas encore sûr officiellement de la motivation religieuse de l'attentat. Mais quelle est la probabilité ? 99 % ?
vendredi, avril 19, 2019
vendredi, mars 29, 2019
Profanations d'églises : remarquable article du Figaro ... Remarquable par son silence !
Les églises, victimes d'un inquiétant vandalisme
Aucune indication sur l'identité des profanateurs, comme s'il y avait profanation sans profanateurs, comme si c'était l'opération du Saint Esprit !
Aucune indication sur l'identité des profanateurs, comme s'il y avait profanation sans profanateurs, comme si c'était l'opération du Saint Esprit !
jeudi, mars 28, 2019
Les Roms, les banlieues, les autres ... et la Belge.
Elle, c'est pas possible, elle est championne du monde :
jeudi, février 28, 2019
Macron : un gouvernement de trahison
Chaque jour qui passe confirme que le gouvernement Macron est un gouvernement de trahison, comme pouvait l'être le gouvernement Pétain en 1940, sans même l'excuse d'une écrasante défaite militaire.
Il ne s'agit plus de discuter des circonstances louches (1) de l'élection d'Emmanuel Macron. Nous sommes désormais bien au-delà de ces débats. C'est le contenu de sa politique qui est une trahison en soi et le déligitime complètement.
Emmanuel Macron est au service de l'idéologie mondialiste au détriment de la France. C'est un Fabien qui a réussi, avec toute la sournoiserie et la félonie que cela suppose.
Je pensais que le nouveau Pétain serait mon idole Juppé. Je me suis trompé d'une génération mais le résultat est là : un traitre est au pouvoir.
La privatisation d'ADP n'est qu'un exemple :
« Pourquoi la privatisation d'Aéroports de Paris est un scandale politique »
Plus grave :
*************
En 1968, 2,5% des nouveaux-nés avaient un prénom musulman. En 2015, ce chiffre est passé à 18,5 %, soit quasiment un enfant sur 5.
Ce sont les données de l’enquête de Jérôme Fourquet dans son livre L’Archipel français.
En quelques décennies, tout a changé. La France, à l’heure des gilets jaunes, n’a plus rien à voir avec cette nation soudée par l’attachement de tous aux valeurs d’une république une et indivisible. Et lorsque l’analyste s’essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c’est un archipel d’îles s’ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur. C’est que le socle de la France d’autrefois, sa matrice catho-républicaine, s’est complètement disloqué.
Jérôme Fourquet envisage d’abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l’incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l’animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l’effacement progressif de l’ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet ” d’archipelisation ” de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d’un réduit catholique, instauration d’une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.
*************
Emmanuel Macron n'est pas responsable de tout mais il accélère sciemment et délibérément ce mouvement de destruction de la France. Et le pire est devant nous : l'exode algérien.
*********
(1) : affaire Fillon, financement de la campagne.
Il ne s'agit plus de discuter des circonstances louches (1) de l'élection d'Emmanuel Macron. Nous sommes désormais bien au-delà de ces débats. C'est le contenu de sa politique qui est une trahison en soi et le déligitime complètement.
Emmanuel Macron est au service de l'idéologie mondialiste au détriment de la France. C'est un Fabien qui a réussi, avec toute la sournoiserie et la félonie que cela suppose.
Je pensais que le nouveau Pétain serait mon idole Juppé. Je me suis trompé d'une génération mais le résultat est là : un traitre est au pouvoir.
La privatisation d'ADP n'est qu'un exemple :
« Pourquoi la privatisation d'Aéroports de Paris est un scandale politique »
Plus grave :
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En 1968, 2,5% des nouveaux-nés avaient un prénom musulman. En 2015, ce chiffre est passé à 18,5 %, soit quasiment un enfant sur 5.
Ce sont les données de l’enquête de Jérôme Fourquet dans son livre L’Archipel français.
En quelques décennies, tout a changé. La France, à l’heure des gilets jaunes, n’a plus rien à voir avec cette nation soudée par l’attachement de tous aux valeurs d’une république une et indivisible. Et lorsque l’analyste s’essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c’est un archipel d’îles s’ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur. C’est que le socle de la France d’autrefois, sa matrice catho-républicaine, s’est complètement disloqué.
Jérôme Fourquet envisage d’abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l’incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l’animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l’effacement progressif de l’ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet ” d’archipelisation ” de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d’un réduit catholique, instauration d’une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.
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Emmanuel Macron n'est pas responsable de tout mais il accélère sciemment et délibérément ce mouvement de destruction de la France. Et le pire est devant nous : l'exode algérien.
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(1) : affaire Fillon, financement de la campagne.
mardi, février 26, 2019
Immigration ou redistribution : il faut choisir.
Christophe Guilluy le répète depuis des années. Les « de souche » finiront par demander le démantèlement des systèmes sociaux occidentaux parce qu'ils auront l'impression de payer pour les étrangers, et même de payer leur propre invasion.
« Redistribution ou immigration : et si la gauche devait choisir ? »
***********
En faisant de l'accueil un droit, et de la diversité un but en soi, la gauche a cru détruire la nation comme communauté de domination sans comprendre qu'elle la détruisait également comme communauté de progrès. Sans le savoir [est-ce si sûr ?], elle a sacrifié son idéal de justice sociale au nom d'une humanité indéterminée dans laquelle la solidarité se dissout.
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« Redistribution ou immigration : et si la gauche devait choisir ? »
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En faisant de l'accueil un droit, et de la diversité un but en soi, la gauche a cru détruire la nation comme communauté de domination sans comprendre qu'elle la détruisait également comme communauté de progrès. Sans le savoir [est-ce si sûr ?], elle a sacrifié son idéal de justice sociale au nom d'une humanité indéterminée dans laquelle la solidarité se dissout.
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mardi, février 19, 2019
Retour des djihadistes : la solution,
Notre petit monde politico-médiatique se torture le cervelet à propos du retour des djihadistes, dont même eux, avec leur capacité infinie à mentir, n'arrivent pas à nier que c'est très dangereux.
Pourtant, il y a une solution simple et juste, et respectueuse du choix des djihadistes (1) : la peine de mort pour trahison.
Mais, évidemment, quand, par lâcheté, par pusillanimité, notre classe dirigeante refuse d'envisager la solution simple, juste et sûre, ils ne restent plus que les solutions compliquées, injustes et dangereuses.
Les djihadistes ont bien raison de nous prendre pour des lâches et des décadents, nous le leur prouvons tous les jours.
**********
(1) : les traiter comme des malades ou des délinquants, c'est se mentir sur ce qu'ils sont.
Pourtant, il y a une solution simple et juste, et respectueuse du choix des djihadistes (1) : la peine de mort pour trahison.
Mais, évidemment, quand, par lâcheté, par pusillanimité, notre classe dirigeante refuse d'envisager la solution simple, juste et sûre, ils ne restent plus que les solutions compliquées, injustes et dangereuses.
Les djihadistes ont bien raison de nous prendre pour des lâches et des décadents, nous le leur prouvons tous les jours.
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(1) : les traiter comme des malades ou des délinquants, c'est se mentir sur ce qu'ils sont.
lundi, février 18, 2019
Lutter contre la judéophobie, c’est facile.
Au risque de surprendre, je pense que lutter contre la judéophobie (terme que je préfère au vague « antisémitisme ») est facile.
Si on ne le fait pas, c’est qu’on ne le veut pas vraiment, on veut juste, et encore, traiter la symptôme, pas la maladie. « On », ce sont nos gouvernants depuis plusieurs décennies.
La judéophobie a presque disparu de la masse du peuple français vraiment français (tous les sondages et toutes les études le montrent). Il ne reste plus que deux sources :
1) La culture musulmane.
2) Le sentiment de dépossession.
[Addendum : j'ai oublié : une école qui enseigne au lieu d'une école qui formate (ce n'est pas en répétant que la haine des juifs c'est mal qu'on combat la judéophobie. C'est en donnant les moyens intellectuels de comprendre le monde sans passer par la simplification du complot juif). Mais alors là ... autant croire au père Noël.]
Les deux se rejoignent dans l’islamo-gauchisme.
Il serait très facile, si nos gouvernants le voulaient, de traiter ces deux causes :
1) Zéro immigration musulmane, les Français ne demandent que cela (y compris d’ailleurs beaucoup de musulmans intégrés !).
2) Plus de démocratie et reprendre possession de leur pays, il me semble que cela fait trois mois que des centaines de milliers de Français manifestent pour cela.
Autrement dit, si les gouvernants voulaient vraiment éradiquer les causes sociales de la judéophobie (je pense qu'il y aussi des causes psychologiques, plus difficiles), ils auraient un soutien populaire qui renverserait tous les obstacles que la bien-pensance ne manquerait pas de leur opposer. Sortir de la CEDH ? De la CJUE ? Dénoncer les traités européistes qui nous ligotent ? Un référendum et c’est fait haut la main.
Pourtant, la triste vérité est que ceux qui poussent des cris de putois à la moindre insulte judéophobe sont bien contents d’avoir ce prétexte pour culpabiliser les vrais Français (qui n’y sont pas pour grand’chose). La chasse à la « mauvaise pensée » est devenue une méthode de répression arbitraire (comment se défend-t-on de « Vous êtes antisémite même si vous ne le dites pas. Votre discours est connoté, je vous accuse de pensées antisémites dissimulées » ? Doit-on se scier le crâne pour montrer ce qu'il ya dedans ?).
Nota : le père Finkielkraut m'en a bouché un coin, j'ai été injuste à son égard :
Si on ne le fait pas, c’est qu’on ne le veut pas vraiment, on veut juste, et encore, traiter la symptôme, pas la maladie. « On », ce sont nos gouvernants depuis plusieurs décennies.
La judéophobie a presque disparu de la masse du peuple français vraiment français (tous les sondages et toutes les études le montrent). Il ne reste plus que deux sources :
1) La culture musulmane.
2) Le sentiment de dépossession.
[Addendum : j'ai oublié : une école qui enseigne au lieu d'une école qui formate (ce n'est pas en répétant que la haine des juifs c'est mal qu'on combat la judéophobie. C'est en donnant les moyens intellectuels de comprendre le monde sans passer par la simplification du complot juif). Mais alors là ... autant croire au père Noël.]
Les deux se rejoignent dans l’islamo-gauchisme.
Il serait très facile, si nos gouvernants le voulaient, de traiter ces deux causes :
1) Zéro immigration musulmane, les Français ne demandent que cela (y compris d’ailleurs beaucoup de musulmans intégrés !).
2) Plus de démocratie et reprendre possession de leur pays, il me semble que cela fait trois mois que des centaines de milliers de Français manifestent pour cela.
Autrement dit, si les gouvernants voulaient vraiment éradiquer les causes sociales de la judéophobie (je pense qu'il y aussi des causes psychologiques, plus difficiles), ils auraient un soutien populaire qui renverserait tous les obstacles que la bien-pensance ne manquerait pas de leur opposer. Sortir de la CEDH ? De la CJUE ? Dénoncer les traités européistes qui nous ligotent ? Un référendum et c’est fait haut la main.
Pourtant, la triste vérité est que ceux qui poussent des cris de putois à la moindre insulte judéophobe sont bien contents d’avoir ce prétexte pour culpabiliser les vrais Français (qui n’y sont pas pour grand’chose). La chasse à la « mauvaise pensée » est devenue une méthode de répression arbitraire (comment se défend-t-on de « Vous êtes antisémite même si vous ne le dites pas. Votre discours est connoté, je vous accuse de pensées antisémites dissimulées » ? Doit-on se scier le crâne pour montrer ce qu'il ya dedans ?).
Nota : le père Finkielkraut m'en a bouché un coin, j'ai été injuste à son égard :
"La France est à nous." Alain Finkielkraut juge "terribles" les propos qu'on lui a tenus ce samedi à Paris pic.twitter.com/Gafu6OSPss— BFMTV (@BFMTV) February 17, 2019
VIDEO⚡️#AlainFinkielkraut décrit l'un de ses agresseurs (tout en précisant que ce n'étaient pas des #GiletsJaunes d'origine) : «Il y en a un avec une légère #barbe qui me dit “Dieu va te punir”, ça c'est la rhétorique #islamiste».#Finkelkraut #StopAntisemitisme pic.twitter.com/QgoQSXOfcI— fandetv ن 🙂 (@fandetv) February 17, 2019
jeudi, février 07, 2019
Zemmour : « les forces de l’ordre se vengent de leurs frustrations banlieusardes sur les Gilets jaunes »
Zemmour : « les forces de l’ordre se vengent de leurs frustrations banlieusardes sur les Gilets jaunes »
Zemmour ne dit pas que, sur beaucoup de videos, on entend distinctement l'accent zyva (et même une exclamation en arabe. On n'a pas encore entendu « Allah akbar » mais ça n'a rien d'impossible) des policiers des BAC qui se déchainent sur les Gilets jaunes.
De là à penser qu'il éprouvent une compensation par rapport à leur mission habituelle vis-à-vis de leurs « frères » de banlieue, et même un plaisir à tirer sur des blancs, il n'y a qu'un pas, que je franchis sans hésiter.
Absolument rien de nouveau sous le soleil.
Marx disait déjà que le lumpenproletariat avait pour mission de protéger la bourgeoisie du proletariat. La mise en pratique a été très étendue, avec les kapos dans les camps nazis et les socialement proches (expression délicieuse) au goulag.
Après, certains s'étonnent que j'ai la rage contre les électeurs de Macron et trouvent que j'en fais trop. Qu'ils assument.
Ma responsabilité est de ne pas avoir été capable d'arrêter l'élection de Macron, ce n'est qu'un 40 millionième de responsabilité.
Le seul bémol que je veux bien apporter, c'est que Macron arrive au bout d'un système dont la responsabilité est aussi sur ses prédécesseurs. Mais est-ce vraiment une excuse ?
Zemmour ne dit pas que, sur beaucoup de videos, on entend distinctement l'accent zyva (et même une exclamation en arabe. On n'a pas encore entendu « Allah akbar » mais ça n'a rien d'impossible) des policiers des BAC qui se déchainent sur les Gilets jaunes.
De là à penser qu'il éprouvent une compensation par rapport à leur mission habituelle vis-à-vis de leurs « frères » de banlieue, et même un plaisir à tirer sur des blancs, il n'y a qu'un pas, que je franchis sans hésiter.
Absolument rien de nouveau sous le soleil.
Marx disait déjà que le lumpenproletariat avait pour mission de protéger la bourgeoisie du proletariat. La mise en pratique a été très étendue, avec les kapos dans les camps nazis et les socialement proches (expression délicieuse) au goulag.
Après, certains s'étonnent que j'ai la rage contre les électeurs de Macron et trouvent que j'en fais trop. Qu'ils assument.
Ma responsabilité est de ne pas avoir été capable d'arrêter l'élection de Macron, ce n'est qu'un 40 millionième de responsabilité.
Le seul bémol que je veux bien apporter, c'est que Macron arrive au bout d'un système dont la responsabilité est aussi sur ses prédécesseurs. Mais est-ce vraiment une excuse ?
jeudi, janvier 17, 2019
Quand z’y va fait la police chez les Gilets jaunes
Vous remarquerez l’accent des policiers.
C’est la benallisation de la police. Les racailles d’en haut utilisent les racailles d’en bas entrées dans la police pour taper sur les Français.
C’est la benallisation de la police. Les racailles d’en haut utilisent les racailles d’en bas entrées dans la police pour taper sur les Français.
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