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samedi, novembre 16, 2019

Criminalité juvénile : enfin, c'est dit.

Maurice Berger: « Non, la violence gratuite n’est pas due à la ghettoïsation ».

Cet entretien, assez court, dit publiquement tout ce que savent ceux qui ne sont pas aveuglés par l'idéologie. Lisez : si vous êtes surpris, je serai surpris !

Bien sûr, cela n'aura aucun effet concret puisque le propre de l'idéologie (c'est une idéologie qui nous gouverne) est de ne tenir aucun compte de la réalité.

mardi, mai 24, 2016

Nous avons les conséquences (2)

Je reprends à dessein le titre d’un billet de septembre dernier :

Nous avons les conséquences

Le foutoir qui s’installe en France est la conséquence de deux phénomènes :

1) La complaisance coupable de la gauche prétendue non-communiste pour le gauchisme . Cette complaisance est aussi vieille que le socialisme, mais ce n’est pas une raison. De plus, la fausse droite s’y joint : ses attaques sont bien moins virulentes et profondes que jadis. Elles dénoncent certains actes mais pas la pensée qui les inspire, c’est en cela qu’elle est une fausse droite.

2) La perte d’autorité dans toutes les domaines. Aujourd’hui, le plus frappant est la perte d’autorité politique, l’incapacité de l’Etat à mettre fin au désordre. Incapacité morale et intellectuelle, plus que physique. Cela vient de loin. Depuis mai 68, on peut scander les étapes de la perte d’autorité de l’Etat, qui en devient tyrannique, fort avec les faibles, faible avec les forts. Cette perte d’autorité résulte aussi, le mouvement est cohérent, du déni de démocratie, de l’envahissant « technocratisme », dont le traité de Lisbonne reste l’exemple le plus flagrant. Le refus d’utiliser les canons à eau pour disperser les émeutiers sous prétexte que cela rappellerait des images de la dictature de Pinochet dit à quel point nos politiciens sont malades de la tête.

Habituées depuis trop longtemps à être flattées et à vivre dans l’impunité, à terroriser un pouvoir qui doute de son assise populaire, la racaille gauchiste et la racaille des banlieues laissent libre cours à leurs pulsions.

Blocage de raffineries, grèves, violences : la gauche radicale, un poison français

Je ne peux que vous rappeler Chantal Delsol :

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L’incapacité d’agir, l’attitude qu’on dit velléitaire ou attentiste, aura les mêmes conséquences pour un peuple que pour un individu, pour un gouvernant que pour un particulier. Si votre enfant ne fait rien à l’école et que par pusillanimité ou par paresse ou par indifférence, vous ne tentez pas de réagir, ce sont les événements qui décideront à votre place : l’enfant sera finalement renvoyé, par exemple. Autrement dit, si vous ne menez pas votre destin, c’est votre destin qui vous mènera par le nez. Il en va de même pour un pays. A force de mettre au pouvoir des gouvernements attentiste et pusillanimes, il se produira je ne sais quelle catastrophe qui viendra pour ainsi dire tout résoudre.
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mardi, mai 10, 2016

Les phobiques de l'autorité

La classe jacassante nous sert des « phobies » imaginaires (islamophobie, xénophobie, ...)  à toutes les sauces, mais il y a une phobie, une vraie, dont elle ne parle jamais parce que c'est elle qui est touchée : la phobie de l'autorité.

Nos dirigeants, de gauche, de droite, et même d'extrême-droite, ont une véritable phobie de l'autorité, à tel point qu'ils ne font preuve d'autorité que contre ceux qui la réclament (dernier en date : le général Soubelet). Les autres (Léonarda, les roms de l'A1, les casseurs de Nuit debout,  les élèves turbulents, les mineurs délinquants...) ils peuvent faire n'importe quelle connerie, on les gronde, on tempête, on pleurniche, mais jamais on n'agit d'autorité contre eux.

Et quand on finit, obligé par les événements, par sévir, c'est de manière oblique, sournoise, comme une garce, par comme un homme.

Or, l'autorité n'est pas un gadget :

A quoi sert l'autorité ? (c'est un de mes billets auxquels je tiens le plus)

Elle est la garantie de l'ordre.

Nos gouvernants ont perdu toute autorité, donc toute légitimité, mais pas le pouvoir. Cela porte un nom en politique : la tyrannie.

lundi, août 12, 2013

A quoi sert l'autorité ?


J'en ai déjà parlé dans ce billet.

Pierre Gaxotte pense que la révolution française aurait pu être évitée en 1774. Cette année-là, Louis XVI rappelle les parlements exilés par Louis XV, décision funeste à tous égards. En agissant ainsi, en cédant à ce que nous appellerions un lobby, il a sapé son autorité et son trône, avant d'y perdre la tête. La révolution ne s'est pas faite contre un tyran, elle s'est faite contre un Roi qui n'était plus assez Roi.

Le pouvoir, c'est ce qui fait obéir à quelqu'un en fonction de ce qu'il peut vous faire, en bien ou en mal. L'autorité, c'est ce qui fait obéir à quelqu'un en fonction de ce qu'il est. Les deux ont des liaisons. Il faut souvent commencer par exercer son pouvoir pour établir son autorité, c'est ce que beaucoup d'enseignants et de parents ont oublié. A l'ombre du pouvoir, des relations s'établissent qui créent une autorité si le détenteur putatif de l'autorité se comporte d'une manière adéquate (des parents-copains peuvent bien exercer leur pouvoir tant qu'ils veulent, ils ne se créeront jamais une autorité). Autorité qui rend inutile l'usage du pouvoir. Pour que le pouvoir se transforme en autorité, il faut être juste (c'est le célèbre «sévère mais juste») et fidèle à ses devoirs. Comme le dit Hélie de Saint-Marc : «L'autorité est fille du courage sous toutes ses formes, moral, intellectuel et physique».

Inversement, quand l'autorité n'est pas établie, il faut sans cesse recourir au pouvoir et à la coercition. Cela encore, nous l'avons oublié.

Redisons-le ici : l'autorité n'est pas un caprice. Elle a une utilité sociale immense. On peut même considérer que, sans autorité, il n'y a pas de société. L'autorité structure la société et fait rempart contre l'anarchie, contre le bordel généralisé, contre l'oppression du faible par le fort.

C'est pourquoi, spontanément, les hommes en groupe se donnent une autorité : dix ans d'atroce foutoir révolutionnaire n'ont abouti qu'à remplacer sur le trône Louis de France par Napoléon Bonaparte.

Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que, de nos jours, après quarante ans de critique systématique de l'autorité, notre société se dissolve. Et il n'y a rien d'étonnant non plus à ce que certains se cherchent et se trouvent une autorité de substitution, à savoir l'islam et ses imams. D'où ces affaires de voile islamique, où l'autorité montante teste l'autorité déclinante.

Des autorités de fait se constituent dans les territoires perdus de la république et tel caïd de la drogue qui se sent quelques devoirs de protéger son voisinage n'est pas très différent d'un baron pendant l'anarchie post-carolingienne.

Comme il est impossible, pour des raisons culturelles, que l'islam devienne l'autorité du pays entier, il n'y a qu'une alternative : soit une nouvelle autorité autochtone surgira et mettra au pas les autorités concurrentes, soit le pays se dissoudra, façon Afrique du Sud.

Mais autant l'ancienne autorité, patinée par l'habitude, usait modérément du pouvoir, autant la nouvelle autorité, qu'elle soit locale ou nationale, sera obligée de recourir à la violence pour s'établir. Il est facile de casser, il est plus ardu de reconstruire.

Cela n'empêche pas de retrouver individuellement l'usage de l'autorité. Quand je vois autour de moi des parents sans autorité, obligés de quémander ou de faire du chantage pour obtenir quoi ce soit de leurs enfants, je commence par plaindre les enfants : le laxisme crée l'insécurité, l'autorité protège.

Parce que Louis XVI n'a pas su recouvrer, en exerçant violemment son pouvoir, l'autorité qu'il avait perdue à force de compréhension, d'humanité, de bonté et de légalisme, parce qu'il n'a pas voulu disperser la tourbe des agitateurs et des phraseurs au prix de quelques centaines de morts, la France a vécu dix ans d'anarchie, vingt ans de guerre et des centaines de milliers de morts. Gaxotte imagine Louis XV sautant en selle à l'annonce de la prise de la Bastille et rétablissant l'ordre en faisant pendre les émeutiers. Hélas, Louis XVI n'était pas Louix XV, encore moins Louis XIV. Il ne fut Roi que lors de son procès, bien trop tard.

Revenons en 2013  : le gouvernement socialiste exerce beaucoup de pouvoir sur ses opposants mais il n'a aucune autorité parce qu'il est menteur, injuste et partisan, oublieux de ses devoirs envers la France et les Français. Il est le gouvernement de la lâcheté et du mensonge, à mille lieues «du courage sous toutes ses formes, moral, intellectuel et physique».