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samedi, novembre 16, 2019

Criminalité juvénile : enfin, c'est dit.

Maurice Berger: « Non, la violence gratuite n’est pas due à la ghettoïsation ».

Cet entretien, assez court, dit publiquement tout ce que savent ceux qui ne sont pas aveuglés par l'idéologie. Lisez : si vous êtes surpris, je serai surpris !

Bien sûr, cela n'aura aucun effet concret puisque le propre de l'idéologie (c'est une idéologie qui nous gouverne) est de ne tenir aucun compte de la réalité.

lundi, novembre 05, 2018

Criminalité (X. Raufer)

« Enfin, je vous rappelle les trois immuables phases du comportement d'une administration française devant un phénomène brutalement nouveau et dérangeant (ici, criminel) :

a) c'est un bobard,

b) on le savait depuis longtemps, rien de nouveau sous le soleil ;

enfin, c) le problème réel quoique minime, est résolu. M. Collomb commençait à y voir clair ; M. Castaner, lui, retourne à la case départ. Attendons sereinement ( ?) la suite. »

Flair à la Bertrand : pourquoi l’insécurité du quotidien pourrait bien être l’arme gagnante pour les opposants à Emmanuel Macron

Lance-roquettes découvert en Seine-Saint-Denis : mais que préparent donc ceux qui trafiquent ces armes ?




dimanche, novembre 04, 2018

La guerre civile par d'autres moyens

Trouvé chez Bruno Bertez :

American Politics Is Now Just Civil War by Other Means

Le passage essentiel est celui-ci (veuillez me pardonner ma flemme de traduire) :

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When Trump calls the establishment media the enemies of the people, that’s because they – together with their passive NPC drones and active Antifa enforcers – are enemies, if by “the people” we mean the historic American nation. Trump’s sin is that he calls them out for what they are.

Trump didn’t cause today’s polarization, he only exacerbates it because he punches back. Good, may he continue to do so. Pining for a more well-mannered time in a country that belongs to another, long-gone era is futile.
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Ce point me paraît essentiel : l'appel aux bonnes manières est une façon de conforter ceux qui tiennent le manche. Dans une situation de péril extrême, il est sain que les opposants soient cohérents, c'est-à-dire extrêmes eux aussi (je n'ai pas dit « extrémistes », il y a une nuance).

Alain Finkielkraut, qui est une personne estimable mais, en tant qu'intellectuel, pas loin d'être un imbécile, ne comprend rien à Trump  et en appelle, sincèrement me semble-t-il, à la civilité, sans comprendre qu'elle joue contre ce qu'il défend.

Il y a les imbéciles, il y a aussi les lâches (voir le commentaire de Wil 04 novembre 2018 à 01:47).

Ludovic Monnerat, un colonel suisse qui tenait un blog et a disparu des radars (si quelqu'un a des nouvelles ...), affectionnait le dicton : « Il y a deux sortes de militaires : les herbivores et les carnivores ». C'est à la guerre qu'on fait la différence. En temps de paix, les herbivores les plus habiles se donnent une image de carnivores.

Dans l'ordre intellectuel et politique (1), c'est pareil. Nous sommes dans un temps où il faut des carnivores.

De Gaulle et Thatcher ont souvent râlé d'être cernés par les mous, même parmi leurs fidèles. Il y a des moments où il faut des gens qui grimpent à l'échelle pour l'assaut sans tergiverser.

Trump et Salvini sont de ceux-là. En France, Wauquiez ... (je plaisante. Hélas. C'est un herbivore qui n'arrive même pas à se donner une image de carnivore. C'est dire s'il est con).

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(1) : je mélange volontairement les ordres intellectuel et politique. Dans l'ordre intellectuel, les ronds-de-jambe sont tout simplement grotesques. Montaigne a déjà tout dit :

De l'art de conférer

Dans l'ordre politique, on peut nuancer, puisque les violences rhétoriques débouchent parfois sur des violences physiques.

Mais nos ennemis ont choisi depuis une cinquantaine d'années d'établir une continuité entre ces deux ordres. De faire la guerre dans l'ordre intellectuel comme ils font la guerre dans l'ordre politique, et vice-versa. J'en tire les conséquences : vous avez voulu la guerre ? Hé bien, vous l'avez. Vous avez Trump, vous avez Orban, vous avez Salvini ...

samedi, juillet 07, 2018

La guerre civile commence quand les policiers prennent parti

C'est de plus en plus fréquent :

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Alors qu’un couple de policiers s’est fait violemment agresser mercredi soir à Aulnay-sous-Bois, six individus âgés d’une vingtaine d’années ont été interpellés le même jour et placés en garde à vue pour des faits similaires.

C’est une scène collective d’une extrême violence qui s’est déroulée le week-end dernier dans l’Ain. Un policier a été roué de coups, à son domicile, par une quinzaine d’individus.
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Quelqu'un qui a l'expérience de ces choses me disait que la guerre civile commence le jour où les policiers décident de protéger d'abord leur famille et prennent parti.

Or, les policiers sont comme tous les Français : ils savent bien que notre classe dirigeante n'a ni la volonté ni la capacité intellectuelle de les protéger ; qu'aucune des mesures fondamentales (1) ne sera prise, ni même envisagée, par pusillanimité, par idéologie et, surtout, par manque d'empathie pour le peuple français.

Que se passera-t-il le jour où, après avoir manifesté comme c'est déjà arrivé, les policiers rentreront chez eux après la distribution de susucres au lieu de rentrer au commissariat ?

Certains islamistes espèrent que le bordel leur profitera. C'est possible, mais j'en doute.

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(1) : arrêt de l'immigration musulmane, reconquête policière des quartiers perdus, sévérité de la justice pour les fouteurs de merde, transmission à l'école etc.

Addendum :

Dans une logique clanique, les émeutiers s'en prennent aux infrastructures de l'État

jeudi, mai 25, 2017

Conférence de Laurent Obertone au Cercle Aristote

Cette conférence est très intéressante car ce qu’Obertone raconte avec des mots simples sur les effets de la télé (l’homme est un animal domestique et la télé est l’instrument du maître (1) ), sur les effets de la vie moderne sur l’instinct de survie (il n’est pas naturel pour un humain de vivre quotidiennement avec des milliers d’inconnus, ça débranche ses signaux d’alarme), sur la diminution de la mémoire qui favorise les manipulations, sur le fait que les arguments rationnels ne convainquent pas, que la peur d’être séparé du groupe est bien plus puissante etc. est l’expression vulgarisée d’un siècle de recherches sur nos comportements collectifs et sur le fonctionnement de notre cerveau. A chacune des affirmations d’Obertone, correspondent des expériences sociologiques, certaines d’ailleurs assez marrantes en même temps que dérangeantes.



Le point le plus important est que notre cerveau fait miel de tout, ce qu’on absorbe consciemment mais aussi inconsciemment, et ce n’est pas parce qu’on a oublié quelque chose qu’on ne l’a pas reçue et que ça n’a pas laissé une trace malgré nous. Une expérience est de faire dire aux gens ce qu’ils n’aiment pas manger, puis on leur projette un film où, dans le flux de l’action, cette chose est présentée dans une situation agréable. Hé bien, l’appétence pour ces choses augmente dans des proportions significatives. Et si, au lieu de projeter un film, on entoure les cobayes de mangeurs de la chose qu’ils n’aiment pas, c’est 80 % qui mangeront cette chose.

C’est pourquoi il faut absolument débrancher les trucs « en continu », les BFM, France Info et compagnie et aussi vivre dans une grotte avec juste votre clan, genre Rahan l’homme des âges farouches (bon, là, j’exagère un peu, mais c’est important de s’isoler physiquement de temps en temps, c’est d’ailleurs pour cela que les gens sont si attachés aux vacances). Comme disait à peu près Bernanos, le monde moderne est un complot permanent contre la vie intérieure et contre la liberté de l’esprit.

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(1) : j’avais déjà entendu cette anecdote sur les gens tellement en crise d’être privés de télé qu’ils mordaient le réparateur. A un niveau moindre, je connais un couple, qui, en vacances dans un appartement sans télé, a eu pour première action d’aller acheter un téléviseur.


mardi, octobre 18, 2016

Vent de colère dans la police

Vent de colère dans la police

Comme je dis toujours, le pouvoir tient tant que les policiers obéissent et la guerre civile commence quand les policiers choisissent un camp, ensuite tout part très vite en vrille (voir le dernier livre d'Obertone).

Je ne fantasme pas. Je sais bien que la révolution, le coup d'Etat ou la guerre civile ne sont pas pour demain. Mais les fissures, les signes avant-coureurs, se multiplient. L'existence même de ces signes que tout le monde voit fera peut-être que nous éviterons des événements plus graves, c'est tout le malheur que ne souhaite.

L'autorité et la légitimité sont les piliers d'une société saine, forte et prospère. L'autorité est sapée dans son principe et sous toutes ses formes depuis mai 68. Et la légitimité est rongée par le comportement excessivement partisan, idéologique ou personnel des politiciens depuis les années 70, spécialement des présidents de la république.

Comme le savent mes lecteurs habituels, je suis hanté par deux citations qui se répondent l'une l'autre. Clemenceau : « Le pays saura qu'il est défendu » et Henri IV : « Il n'y a pire perte que la perte de l'Etat ».



lundi, juin 20, 2016

Sadiq Khan : l’étrange complaisance de la gauche

Sadiq Khan : l’étrange complaisance de la gauche

Hé oui. Quand on élit un maire musulman, l'islamisation progresse. Quelle surprise !

Evidemment, dans un silence assourdissant de la presse gauchiste. Ce qui renforce ma conviction : on me dit souvent que l'islamo-gauchisme est contradictoire, que l'alliance du progressisme de gauche avec l'islam ne peut durer. Je pense au contraire que ça va durer, que l'islam va tout simplement bouffer le gauchisme et qu'il le vomira quand il n'en aura plus besoin. Tous les petits gauchistes à la Clémentine Autain qui sont si bruyants et si revendicatifs devant un curé ferment leur grande  gueule devant un imam et se soumettent bien gentiment.

La guerre civile entre musulmans et non-musulmans sera aussi une guerre civile entre les métropoles mondialisées et les campagnes.

Les paysans ne font que des jacqueries, pas des révolutions. L'enjeu sera donc de trouver suffisamment d'alliés dans les villes pour faire une révolution.

Tout cela pourrait même être démocratique : on sent bien que le cosmopolitisme urbain est en perte de vitesse un peu partout. C'est la course entre la démographie et le changement des idées à la mode.

jeudi, avril 21, 2016

L'ordre

A son retour au pouvoir en 1944, le général De Gaulle était obsédé par le rétablissement de l'ordre. En fidèle lecteur de Péguy, il savait que l'ordre juste (1) seul est garant de la liberté, notamment de celle des plus pauvres et des plus vulnérables.

Le gauchisme est le long effort d'adolescents haineux pour détruire le père, et donc la loi et donc l'ordre. Ils ont commencé en guillotinant un roi. Bon début !

Comme les gauchistes sont chaque jour plus détachés des vulnérables et des faibles, ils accroissent le désordre sans aucun remords ni retenue. Ils en sont à s'attaquer aux enfants et aux femmes pauvres à travers la dénaturation du mariage et la location de ventres. Des salauds.  Le Grand Remplacement et l'européisme sont aussi des désordres.

Mais les Français en ont marre. Ils voudraient l'ordre juste, mais ils en sont au stade où ils accepteraient l'ordre injuste et, bientôt, ils tenteront de rétablir l'ordre eux-mêmes. Je vois venir ce moment avec effroi.

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(1) : ce n'est pas parce que Ségolène Royal a employé cette expression qu'elle n'est pas excellente. Je vais continuer à m'assoir même si Ségolène Royal dit « chaise ».


mercredi, février 10, 2016

L'’Etat discrédité, l’autorité perdue et le chaos qui vient

Pour les méchants libéraux conservateurs comme moi, il y a longtemps que l’Etat français est discrédité et que les politiciens ont perdu toute autorité. La cause en est simple : trop de trahisons. Un écart trop grand entre l’idéal et la pratique.

Que les politiciens ne soient pas tous honnêtes, c’est la vie. Qu’ils soient tous pourris, c’est trop. Que l’Etat ait quelques défaillances, on le comprend, que l’Etat accumule les défaillances, c’est trop. Que l’Etat ne soit pas toujours impartial, on vit avec. Qu’il soit systématiquement partisan, c’est trop. Que nos dirigeants ne remplissent pas tous leurs devoirs, on le tolère. Qu’ils les trahissent tous, c’est trop.


Si ce discrédit de l’Etat et ce mépris des dirigeants restaient confinés à quelques râleurs, cela serait sans conséquence. Mais il est clair qu’il gagne dans la population.

C’est doublement dramatique :

1) Je vous cite souvent Henri IV : « Il n’y a pire perte que la perte de l’Etat ». Bien sûr, il parlait de l’Etat régalien, pas de l’Etat obèse emmerdant le monde à coups de lois et de normes, engraissant des millions de feignasses et de bons à rien et gérant, avec quel talent, Areva, la SNCF et EDF.

Or, la perte de l’Etat, nous nous y dirigeons tout droit. Si l’Etat, à force d’être partisan en faveur de minorités, perd son autorité sur la majorité, il disparaît. La police devient une milice politique et le fisc est organisation de racket.

2) Ce premier problème classique est aggravé par un phénomène moderne : la « communication », c’est-à-dire un ensemble de techniques de manipulation des foules qui empêche que les questions dérangeantes pour le Système puissent être posées en termes clairs. Il s’en suit une paralysie catastrophique de la décision collective. Cet effet est, certes, recherché par certains ; il n’en demeure pas moins que ses conséquences sont dramatiques.

Dans cet entretien important que je vous cite souvent, car très juste et qui éclaire bien les enjeux, Chantal Delsol explique :

Je ne pense pas que la population française ait pris la mesure des causes [de ses malheurs]. Elle ressent que "ça va mal" et que "ça ne pourra pas durer", mais elle ne sait pas bien ce qui cloche. Elle sait qu’il faudrait des réformes mais en même temps elle défend qu’on les fasse, car chaque fois cela touche des privilèges (pays monarchique, encore une fois ne l’oublions pas). C’est compliqué… Mais il n’y a pas vraiment de prise de conscience, je ne crois pas. Juste une angoisse diffuse, ce qui sans doute est pire.



dimanche, février 07, 2016

Calais : la capitulation de l'État, la révolte et la haine

Pour une fois, je ne vais pas mettre un article du Figaro en lien mais le citer intégralement. Bien sûr, c'est moi qui souligne.

Depuis des années, je suis convaincu que l'Etat dit français est devenu le pire ennemi de la France, que les Français laissés à eux-mêmes se réorganiseraient plus efficacement que sous la tyrannie de cet Etat-ganelon. H16 est sur la même longueur d'onde :

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Il devient de plus en plus difficile de distinguer l’actuelle administration française d’une force d’occupation intérieure au pays [Charles Gave préfère parler d'Etat colon, mais l'idée est la même]. Et à mesure que le temps passe, les habitudes (surtout les mauvaises) s’installent et le nombre d’affaires iniques dont cette administration se rend coupable, directement ou indirectement, augmente inexorablement. 
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Cette idée d'Etat colon source  (matérielle) de nos maux progresse, mais avec quelle lenteur.


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Calais: la capitulation de l'État, la révolte et la haine

Par Alexis Théas

Mis à jour le 07/02/2016 à 15h49 | Publié le 07/02/2016 à 15h18

FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour Alexis Theas, le déchaînement médiatique qu'a suscité le micro-rassemblement «anti-migrants» samedi est un écran de fumée destiné à masquer une situation apocalyptique et la démission de l'Etat. Alexis Theas est universitaire.

Pendant que le président de la République apparaissait sur France 2 à la mi-temps de France-Italie pour commenter le match de rugby de samedi, le naufrage de Calais se poursuivait. Une manifestation d'une centaine de personnes, présentée comme «anti-migrants», s'y réunissait. Ce mouvement répondant à un appel du groupe allemand Pegida, «contre l'islamisation de l'Europe», il a été attribué par les médias à l'ultra-droite, voire les néonazis. La manifestation ayant été interdite par le ministre de l'Intérieur, la répression policière a été sévère: 20 interpellations, soit un cinquième des manifestants, 10 placements en garde à vue... Fait marquant: un général de corps d'armée à la retraite, ancien commandant de la Légion étrangère, Christian Piquemal, dont le parcours ne révèle rien d'un factieux ni d'un extrémiste, s'est trouvé parmi les personnes arrêtées. Les commentaires médiatiques se focalisent sur la condamnation virulente du rassemblement qualifié de raciste. Mais que recèle vraiment cette indignation ?

La situation de Calais a pris une dimension apocalyptique. Plusieurs milliers de migrants en situation irrégulière ont installé un gigantesque bidonville, surnommé la Jungle, devenue une zone de non droit. Des personnes en provenance du Moyen-Orient et d'Afrique, dont des enfants, y survivent dans des conditions sanitaires épouvantables, indignes de la France contemporaine, sous la férule des passeurs mafieux et des activistes d'extrême gauche. La violence et le chantage y règnent en maîtres. La police y est prise pour cible et de violents affrontements s'y déroulent périodiquement. Toute une région est gravement sinistrée. Les commerces dont le chiffre d'affaires s'est effondré doivent fermer, les habitants du voisinage vivent dans la terreur. Un véritable chaos se répand sur toute une partie de la région dont l'image est dévastée. Une tragédie fruit de l'impuissance européenne

Le drame n'a rien de nouveau, même s'il s'est considérablement aggravé en quatre ans. Il remonte à la fin des années 1990, lié au fonctionnement de l'espace Schengen : la France a ouvert ses frontières européennes et s'est engagée à protéger par tous les moyens celles de la Grande-Bretagne, transformant, le Calaisis en cul-de-sac, réceptacle des migrants qui ont traversé une partie de la planète dans le but de se rendre Outre-Manche. Cette tragédie est le fruit de l'impuissance européenne à contrôler la frontière extérieure commune, d'ailleurs totalement démantelée depuis la grande ouverture de septembre 2015. La manifestation de samedi résulte en outre de la faillite de l'Etat dans sa mission d'autorité et de protecteur des populations [vous connaissez mon analyse : le peuple français souffre de savoir qu'il n'est pas défendu par ses dirgeants]. La faiblesse, comme toujours, est le plus court chemin qui conduit à la haine et la violence. La responsabilité de M. François Hollande est engagée. L'article 5 de la Constitution de 1958 fait du chef de l'Etat le «garant de l'intégrité du territoire». Le président de la République, qui ne s'est jamais rendu sur place, est responsable de l'abandon à des groupes mafieux d'une parcelle du territoire national. Calais fait autant partie de la France que le huitième arrondissement de Paris, faut-il le lui rappeler?

Le monde politico-médiatique s'est déchaîné contre le général Piquemal accusé d'extrémisme. Et si le geste solitaire de ce Soldat n'était rien d'autre qu'un mouvement de désespoir et de colère contre la grande dérobade politicienne dont la Jungle de Calais est devenue le sinistre symbole ?

La vigueur des réactions politiques et médiatiques à un micro-rassemblement de cent personnes, le déchaînement médiatique autour des incidents, se présentent ainsi comme un écran de fumée destiné à masquer le désastre humanitaire et national dans toute son ampleur. La vigueur de la répression policière contraste avec le laxisme généralisé qui a abouti à la formation d'un bidonville abandonné à la mafia et aux groupuscules d'extrême gauche. Il faut y voir une gesticulation destinée à compenser une capitulation quotidienne, face à l'immigration illégale, face aux passeurs mafieux, à l'image d'un mode de gouvernement fondé sur les leurres et les manipulations. Le psychodrame de samedi renvoie au débat en cours sur la déchéance de la nationalité, et ses coups de menton destinés à recouvrir la désintégration en cours de la société française, sa plongée dans le désordre et la violence, de Calais à Marseille, en passant par Paris. Il est plus facile de réformer la Constitution dans les Palais feutrés de la République en donnant des leçons de morale républicaine, que de venir au secours de compatriotes aux prises avec l'horreur mafieuse. Le pouvoir évite ainsi de braver par des actes réels l'angélisme et le sans-frontiérisme, qui demeurent les piliers idéologiques du parti socialiste.
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Le monde politico-médiatique s'est déchaîné contre le général Piquemal accusé d'extrémisme. Et si le geste solitaire de ce Soldat n'était rien d'autre qu'un mouvement de désespoir et de colère contre la grande dérobade politicienne, la démission de l'autorité face au chaos français et européen, dont la Jungle de Calais est devenue le sinistre symbole?



mercredi, janvier 13, 2016

Cologne, Marseille : même combat

Sous la kippa, la réalité tragique d'une France menacée

Viols de Cologne : la police présumée coupable. L’antiracisme a besoin d’un bouc émissaire

Hé oui, la classe jacassante préfère se voiler la face. Les uns par nihilisme destructeur assumé, bien souvent hérité du communisme. Les autres par lâcheté et pour ne pas remettre en cause leur temporaire confort.

La trahison des « élites » (les guillemets s'imposent de plus en plus) joue un grand rôle :

Déchéance de nationalité : les Français contre leurs« élites »

Les électeurs face à des «élites» confinées dans des discussions de salon

Hélas, la fin est connue :

Kersaudy : la guerre civile inconcevable

Je connais bien ce qui s'est passé au Liban, moins en Algérie mais un peu quand même. Au vu de ces précédents, je peux vous assurer que le scénario d'une guerre civile à composantes religieuses et ethniques, en France, à l'horizon de 15 à 20 ans, n'a absolument rien de farfelu.

C'est même, comme l'explique Kersaudy, la pente que nous suivons. L'inattendu ne serait pas qu'il y ait une guerre civile, mais qu'il n'y en ait pas.

Nous avons une solution, assez aisé pour le peuple, impossible pour les « élites » : redevenir intelligents et courageux, regarder la réalité en face et faire son devoir. C'est impossible pour nos dirigeants car cela signifie détruire le montage artificiel de fantasmes et de mots creux qui les a faits ce qu'ils sont.

Un Sarkozy, un Hollande, un Valls, un Juppé, une Vallaud-Belkacem, vous leur ôtez le bagout, la « tchatche », vous leur dites « maintenant, tais toi et fais ce que dois », il n'y a plus personne.




lundi, janvier 11, 2016

Immigration : zoo de Cologne

Désolé pour le calembour du titre.

La déchéance de nationalité est une tradition républicaine !

Terrorisme : oser nommer l'ennemi

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Si nous ne tentons pas de comprendre comment le terrorisme islamiste provient de la religion musulmane, si nous nous contentons de le traiter de barbarie diabolique sans vouloir la rattacher à rien ni identifier la menace, nous perdons alors toute possibilité d'y répondre.

Il faut ajouter (on en montrerait facilement le mécanisme) qu'à l'indétermination de l'ennemi répond notre propre indétermination: nous serions définis en tout et pour tout par le droit de blasphémer et par le Gai Paris - mais croit-on vraiment que nous allons nous battre pour cela? Choses importantes l'une et l'autre, certes! Mais ce ne sont pas des finalités. Juste des résultats, précieux, mais non fondamentaux. Ce qui est fondamental, ce pour quoi nous avons envie de nous battre, ce sont les racines qui font exister le droit au blasphème et le Gai Paris: la liberté et la responsabilité personnelles de tous les individus adultes, hommes et femmes. Nous ne nous battrons pas contre une barbarie abstraite, un néant inventé, juste parce qu'on voudrait nous empêcher de rire et de chanter. Mais pour une civilisation singulière, celle de la liberté personnelle, que justement on ne défend pas ailleurs.
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Cologne : où sont passées les féministes ?

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On est loin du traitement de la photo déchirante du petit Aylan Kurdi mort sur la plage qui avait suscité une émotion immense dans les pays occidentaux, d'autant plus que les médias se livrèrent alors sans gêne à une séance de culpabilisation massive, comme si ce petit être au destin si atroce représentait à lui seul l'ensemble de la crise migratoire. À ce moment, l'amalgame était permis: tous les migrants étaient Aylan Kurdi. Chaque segment de la société devait céder à l'impératif humanitaire, ce qui n'est pas sans rappeler la formule d'Elie Halévy, qui voyait dans «l'organisation de l'enthousiasme» une marque distinctive du totalitarisme.

[…]

C'est une régression civilisationnelle épouvantable qui heurte nos valeurs les plus intimes. La femme, ici, redevient une prise de guerre, comme un bien à prendre. On ne peut parler de simple délinquance. Qu'il s'agisse de bandes organisées ou non n'est pas l'essentiel. C'est d'une offensive brutale, dont on doit parler, où on cherche consciemment ou inconsciemment à faire comprendre à l'hôte qui est le nouveau maître des lieux. Il ne s'agit évidemment pas de faire porter la responsabilité de ces agressions à l'ensemble des migrants, ce qui serait aussi faux que cruel et imbécile. Mais manifestement, parmi ceux-ci, on trouve un nombre significatif de jeunes hommes qui arrivent en Europe avec une attitude conquérante et prédatrice.


[…]

Devant cette agression, un désir de soumission avilissant se fait entendre. La mairesse de Cologne, Henriette Reker, a ainsi invité les femmes à adapter leurs comportements aux nouveaux venus. Elles devraient garder plus d'un bras de distance pour ne pas exciter des hommes qui ne sont pas encore habitués à la liberté sexuelle caractérisant la modernité occidentale. Les femmes sexuellement libérées sont-elles responsables de l'agression qu'elles subissent ? Henritte Reker les invitera-t-elle demain à porter le voile pour faire comprendre qu'elles respectent les nouveaux codes de la pudeur multiculturelle et qu'elles sont vertueuses ? Le multiculturalisme se présente ici plus que jamais comme une inversion du devoir d'intégration.

[…]

Les gardiens du nouveau régime multiculturaliste ne veulent pas croire qu'ils pilotent allégement nos sociétés vers quelque chose comme une guerre civile inavouée mélangée à un choc des civilisations. Ces termes sont peut-être exagérés - ou pas. Mais une chose est certaine, ce n'est pas en laissant croire que le régime multiculturaliste accouchera tôt ou tard d'un paradis diversitaire qu'on calmera les angoisses des peuples européens. Les tensions sociales se multiplieront. Cela nous ramène à la question première de la philosophie politique, soit la sécurité élémentaire des sociétaires. Celle des femmes européennes n'est manifestement plus assurée.
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L’Europe dans un climat de guerre civile ?

Et le plus terrifiant pour la fin :

Portrait de l’islamiste en fossoyeur du monde. Toute tentative de dialogue est vouée à l’échec

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Après les horreurs du vendredi 13, la France de demain ne sera plus comme avant. Elle ne sera ni la France d’hier, ni celle d’aujourd’hui. Elle sera semblable, à quelque chose près, à l’Algérie des années 90. Paris sera Alger. Toulouse, Blida ou Média. Lyon, Ain Defla. La Kabylie, la Bretagne. Ce n’est pas difficile à prédire. C’est même une évidence pour celui qui, comme moi, a vécu la guerre civile, côtoyé la violence aveugle des fous de Dieu, marché sur des flaques de sang et des morceaux de chair.

Ça a débuté comme ça : en bruit de pantoufles avant que ne retentissent les kalachnikovs et les bombes.

On pensait que c’était un jeu. Comme ces pétards que les enfants faisaient exploser lors de l’aïd et de l’anniversaire de la naissance du Prophète.

On riait des qamis et des barbes hirsutes des intégristes. C’étaient nos pères Noël. Ils n’apportaient pas de cadeaux, ne distribuaient pas de bonbons, mais ils aimaient nous raconter des histoires obscures sur l’enfer et le jugement dernier.

On trouvait leur façon de s’habiller exotique. Car, à la fin des années 80, rares étaient ceux qui portaient ces accoutrements importés d’Afghanistan et d’Iran.

Puis ça a continué comme ça : par l’intimidation. Avec des mots qui, certes, étaient trop violents pour mes oreilles d’enfant, mais c’était de simples mots. Les islamistes harcelaient les femmes libres, les démocrates et les laïques. Ils traitaient les progressistes de dépravés, de suppôts des croisés.

Parfois, ils donnaient des coups de poing, de simples coups de poing. Puis ça a progressé. Ils utilisaient des objets, de simples objets : des galets, des cordes, des seringues d’acide, des couteaux, des haches…

Ensuite ça a basculé : les islamistes ont embarqué le peuple dans un bateau ivre, pour un long voyage au bout de la nuit…

Sans crier gare, ils ont sorti les armes à feu, les fusils à canon scié, les bonbonnes de gaz et tout leur attirail de guerriers.

[…]

L’islamiste a repéré les failles des démocraties occidentales. Il sait qu’il est un bourreau, mais il joue à la victime. S’il brandit le spectre de l’islamophobie, c’est pour culpabiliser le démocrate et le pousser à céder du terrain où il sèmera ses graines.

L’islamiste gagne chaque jour des batailles contre l’Occident. Il a réussi à restreindre la liberté de pensée, à séparer les femmes des hommes dans les piscines, à halaliser les menus scolaires, à fragiliser la laïcité, à ouvrir des mosquées dans les universités, à gagner des procès contre des États, à verrouiller plusieurs institutions internationales …

L’islamiste a deviné le gouffre spirituel dans lequel est plongé l’Occident. Il compte le combler. Il sait que le capitalisme sauvage crée des solitudes et que celles-ci tuent dans les villes. Il a trouvé un remède au stress et à l’ennui : son prosélytisme et sa fausse fraternité.

L’Occident est en train de perdre sa guerre contre l’islamisme.

Sans courage et lucidité, il perdra aussi son âme.

La France, quant à elle, risque de devenir très vite l’Algérie des années 90.
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