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lundi, janvier 11, 2016

Immigration : zoo de Cologne

Désolé pour le calembour du titre.

La déchéance de nationalité est une tradition républicaine !

Terrorisme : oser nommer l'ennemi

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Si nous ne tentons pas de comprendre comment le terrorisme islamiste provient de la religion musulmane, si nous nous contentons de le traiter de barbarie diabolique sans vouloir la rattacher à rien ni identifier la menace, nous perdons alors toute possibilité d'y répondre.

Il faut ajouter (on en montrerait facilement le mécanisme) qu'à l'indétermination de l'ennemi répond notre propre indétermination: nous serions définis en tout et pour tout par le droit de blasphémer et par le Gai Paris - mais croit-on vraiment que nous allons nous battre pour cela? Choses importantes l'une et l'autre, certes! Mais ce ne sont pas des finalités. Juste des résultats, précieux, mais non fondamentaux. Ce qui est fondamental, ce pour quoi nous avons envie de nous battre, ce sont les racines qui font exister le droit au blasphème et le Gai Paris: la liberté et la responsabilité personnelles de tous les individus adultes, hommes et femmes. Nous ne nous battrons pas contre une barbarie abstraite, un néant inventé, juste parce qu'on voudrait nous empêcher de rire et de chanter. Mais pour une civilisation singulière, celle de la liberté personnelle, que justement on ne défend pas ailleurs.
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Cologne : où sont passées les féministes ?

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On est loin du traitement de la photo déchirante du petit Aylan Kurdi mort sur la plage qui avait suscité une émotion immense dans les pays occidentaux, d'autant plus que les médias se livrèrent alors sans gêne à une séance de culpabilisation massive, comme si ce petit être au destin si atroce représentait à lui seul l'ensemble de la crise migratoire. À ce moment, l'amalgame était permis: tous les migrants étaient Aylan Kurdi. Chaque segment de la société devait céder à l'impératif humanitaire, ce qui n'est pas sans rappeler la formule d'Elie Halévy, qui voyait dans «l'organisation de l'enthousiasme» une marque distinctive du totalitarisme.

[…]

C'est une régression civilisationnelle épouvantable qui heurte nos valeurs les plus intimes. La femme, ici, redevient une prise de guerre, comme un bien à prendre. On ne peut parler de simple délinquance. Qu'il s'agisse de bandes organisées ou non n'est pas l'essentiel. C'est d'une offensive brutale, dont on doit parler, où on cherche consciemment ou inconsciemment à faire comprendre à l'hôte qui est le nouveau maître des lieux. Il ne s'agit évidemment pas de faire porter la responsabilité de ces agressions à l'ensemble des migrants, ce qui serait aussi faux que cruel et imbécile. Mais manifestement, parmi ceux-ci, on trouve un nombre significatif de jeunes hommes qui arrivent en Europe avec une attitude conquérante et prédatrice.


[…]

Devant cette agression, un désir de soumission avilissant se fait entendre. La mairesse de Cologne, Henriette Reker, a ainsi invité les femmes à adapter leurs comportements aux nouveaux venus. Elles devraient garder plus d'un bras de distance pour ne pas exciter des hommes qui ne sont pas encore habitués à la liberté sexuelle caractérisant la modernité occidentale. Les femmes sexuellement libérées sont-elles responsables de l'agression qu'elles subissent ? Henritte Reker les invitera-t-elle demain à porter le voile pour faire comprendre qu'elles respectent les nouveaux codes de la pudeur multiculturelle et qu'elles sont vertueuses ? Le multiculturalisme se présente ici plus que jamais comme une inversion du devoir d'intégration.

[…]

Les gardiens du nouveau régime multiculturaliste ne veulent pas croire qu'ils pilotent allégement nos sociétés vers quelque chose comme une guerre civile inavouée mélangée à un choc des civilisations. Ces termes sont peut-être exagérés - ou pas. Mais une chose est certaine, ce n'est pas en laissant croire que le régime multiculturaliste accouchera tôt ou tard d'un paradis diversitaire qu'on calmera les angoisses des peuples européens. Les tensions sociales se multiplieront. Cela nous ramène à la question première de la philosophie politique, soit la sécurité élémentaire des sociétaires. Celle des femmes européennes n'est manifestement plus assurée.
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L’Europe dans un climat de guerre civile ?

Et le plus terrifiant pour la fin :

Portrait de l’islamiste en fossoyeur du monde. Toute tentative de dialogue est vouée à l’échec

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Après les horreurs du vendredi 13, la France de demain ne sera plus comme avant. Elle ne sera ni la France d’hier, ni celle d’aujourd’hui. Elle sera semblable, à quelque chose près, à l’Algérie des années 90. Paris sera Alger. Toulouse, Blida ou Média. Lyon, Ain Defla. La Kabylie, la Bretagne. Ce n’est pas difficile à prédire. C’est même une évidence pour celui qui, comme moi, a vécu la guerre civile, côtoyé la violence aveugle des fous de Dieu, marché sur des flaques de sang et des morceaux de chair.

Ça a débuté comme ça : en bruit de pantoufles avant que ne retentissent les kalachnikovs et les bombes.

On pensait que c’était un jeu. Comme ces pétards que les enfants faisaient exploser lors de l’aïd et de l’anniversaire de la naissance du Prophète.

On riait des qamis et des barbes hirsutes des intégristes. C’étaient nos pères Noël. Ils n’apportaient pas de cadeaux, ne distribuaient pas de bonbons, mais ils aimaient nous raconter des histoires obscures sur l’enfer et le jugement dernier.

On trouvait leur façon de s’habiller exotique. Car, à la fin des années 80, rares étaient ceux qui portaient ces accoutrements importés d’Afghanistan et d’Iran.

Puis ça a continué comme ça : par l’intimidation. Avec des mots qui, certes, étaient trop violents pour mes oreilles d’enfant, mais c’était de simples mots. Les islamistes harcelaient les femmes libres, les démocrates et les laïques. Ils traitaient les progressistes de dépravés, de suppôts des croisés.

Parfois, ils donnaient des coups de poing, de simples coups de poing. Puis ça a progressé. Ils utilisaient des objets, de simples objets : des galets, des cordes, des seringues d’acide, des couteaux, des haches…

Ensuite ça a basculé : les islamistes ont embarqué le peuple dans un bateau ivre, pour un long voyage au bout de la nuit…

Sans crier gare, ils ont sorti les armes à feu, les fusils à canon scié, les bonbonnes de gaz et tout leur attirail de guerriers.

[…]

L’islamiste a repéré les failles des démocraties occidentales. Il sait qu’il est un bourreau, mais il joue à la victime. S’il brandit le spectre de l’islamophobie, c’est pour culpabiliser le démocrate et le pousser à céder du terrain où il sèmera ses graines.

L’islamiste gagne chaque jour des batailles contre l’Occident. Il a réussi à restreindre la liberté de pensée, à séparer les femmes des hommes dans les piscines, à halaliser les menus scolaires, à fragiliser la laïcité, à ouvrir des mosquées dans les universités, à gagner des procès contre des États, à verrouiller plusieurs institutions internationales …

L’islamiste a deviné le gouffre spirituel dans lequel est plongé l’Occident. Il compte le combler. Il sait que le capitalisme sauvage crée des solitudes et que celles-ci tuent dans les villes. Il a trouvé un remède au stress et à l’ennui : son prosélytisme et sa fausse fraternité.

L’Occident est en train de perdre sa guerre contre l’islamisme.

Sans courage et lucidité, il perdra aussi son âme.

La France, quant à elle, risque de devenir très vite l’Algérie des années 90.
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dimanche, janvier 10, 2016

Bataclan, Cologne : Verhaeghe

Attentats de Paris: les grands délires des « révélations »

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L’objectif était bien là : non pas comprendre la vérité, mais s’assurer que la plainte Brinsolaro serait classée sans suite. Le rapport de l’IGPN doit déjà être entre les mains du zélé procureur Molins, qui pourra classer en toute bonne conscience.
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Cologne, Mein Kampf et les tabous allemands

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Les incidents de Cologne n’ont pas seulement un impact en Allemagne. Ils interrogent aussi les bobos français toujours prompts à nier chez les autres ce qui leur semblent évidents chez les Français. Répétons-le : alors que la sélection du festival de la BD à Angoulême donne lieu à des généralisations hâtives sans aucun complexe (tous les amateurs de BD sont machistes, c’est bien connu), oser dire que la culture musulmane est misogyne pose en revanche un problème insupportable.

Les raisons de ce problème sont bien connues : l’homme blanc incarnant la majorité dominante est forcément taxable de tous les maux, en revanche l’homme maghrébin est un ancien colonisé, en position de faiblesse, qu’il est exclu de critiquer même lorsque, d’une ville à l’autre, le même mode opératoire regroupant les mêmes segments de population montre qu’il ne s’agit pas d’un accident individuel mais d’un fait collectif.

Le sujet qui se pose est évidemment celui de la riposte possible à l’infériorisation de la femme dans la culture musulmane. Il ne s’agit pas de dire que tous les musulmans sont des violeurs potentiels. Il s’agit de reconnaître que l’Islam a un problème massif avec le statut de la femme, et que le moment vient de le traiter de façon claire et déterminée.
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mardi, décembre 22, 2015

L'effondrement de la notion d'intérêt national sous le poids de l'idéologie sans-frontiériste et communautariste.

Déchéance de nationalité, déchéance de Christiane Taubira

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En outre, les conditions dans lesquelles l'abandon du projet a été annoncé sont stupéfiantes. C'est Madame Taubira, sur une radio algérienne, qui vient de défaire la promesse faite solennellement aux Français devant le Congrès de la République. Cette attitude est révélatrice, d'une part de la dérobade d'un chef de l'Etat incapable d'assumer ses actes, d'autre part de la primauté qui est donnée à une influence extérieure, celle de l'Algérie, sur la nation française devant laquelle la promesse avait été faite. Le gouvernement privilégie des assurances données à la communauté algérienne sur la sécurité des Français face au terrorisme. Nous assistons ici à l'effondrement de la notion d'intérêt national sous le poids de l'idéologie sans-frontiériste et communautariste.
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samedi, décembre 19, 2015

Le blog de Raymond Ibrahim

L'excellent blog de Raymond Ibrahim (hélas en anglais, c'est pourquoi j'écris en dessous de chaque article un résumé très succinct). C'est clair, logique, limpide  :

Islamic Jihad: Symptom of a Western Cause 

L'islamisme n'est fort que de nos faiblesses. Nous avons tous les moyens matériels de l'éradiquer, le problème est dans nos têtes. Il faudrait passer de «Bisounours masochiste» à «Occidental couillu et fier de l'être» et c'est pas gagné. Comme Raymond Ibrahim le fait remarquer, accuser les «élites», c'est se défausser : après tout, ce mollasson (voire cette taupe muze) d'Obama a été élu deux fois, il s'est donc bien trouvé une majorité des votants pour mettre son nom dans l'urne.
 
“But ISIS Kills More Muslims Than Non-Muslims!”

L'argument débile à la Naulleau (ce connard) «Ah oui, mais hein, bon, les islamistes tuent plus de musulmans que non-musulmans» (tout de même repris par Obama, Hollande et tous les salauds aux manettes) est spécieux.

De son point de vue, l'islamiste ne tue jamais de musulman. Pour l'islamiste sunnite, le chiite est un non-musulman. Le musulman qui va à un concert au Bataclan et qui se prend une balle est un non-musulman.

Autrement dit, toutes les victimes de l'islamisme sont, du point de vue du bourreau, des non-musulmans, donc l'argument «les islamistes tuent plus de musulmans que non-musulmans» ne démontre rien, ne signifie rien sauf la couardise de notre caste dirigeante à regarder la réalité en face : les islamistes tuent tous ceux qui ne sont pas de leur bord, l'islam est une religion violente, massacreuse et conquérante.

Et, si par malheur, un vrai bon musulman  est tué dans un attentat islamiste comme victime collatérale, c'est permis puisqu'il est martyr et va directement au paradis. Il faut juste dédommager la famille (s'il reste des sous  pour le djihad).

Enfin, le plus terrifiant :

Muhammad in Medina: from Refugee to Conqueror

On nous rebat les oreilles avec l'accueil obligatoire des pseudo-réfugiés à cause de la Sainte Famille fuyant les persécutions. Mais il y a un exemple beaucoup plus approprié, étant donné la religion des pseudo-réfugiés : leur modèle en personne, Mahomet.

Fuyant La Mecque, il est accueilli par les Médinois avec sa famille et sa suite. Finissant par prendre le pouvoir, il exile ses hôtes, les massacre ou les soumet.

Nous rappelant que Mahomet est le «beau modèle» que doit suivre tout musulman, nous ne pouvons nourrir aucun doute sur les conséquences de l'invasion migratoire en cours.

D'ailleurs, cette conséquence se manifeste déjà dans des milliers de quartiers de France, où ce sont les autochtones qui s'intègrent aux nouveaux arrivants.

mercredi, décembre 16, 2015

L'horreur islamiste

Au paroxysme de la barbarie et de l’impuissance

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Selon une information de la presse britannique, l’Etat islamique Daesh aurait franchi un nouveau palier dans l’horreur en ordonnant l’exécution d’enfants trisomiques ou handicapés. Comment imaginer pire, dans l’ordre de la barbarie ? Que dire, que penser devant un tel niveau d’atrocité ? A quels souvenirs abominables de l’histoire cette information renvoie-t-elle et à quel mot ? Je l’ai trouvée par hasard sur Internet, dans l’indifférence absolue de notre glorieuse classe politique, tout à ses calculs élyséens, et de notre sublime monde médiatique qui a bien d’autre chats à fouetter. Le silence des défenseurs des droits de l’homme, les intellectuels humanistes, des chantres du droit d’ingérence, a quelque chose de glaçant, de monstrueux. Outre-Atlantique, M. Obama ne cesse de répéter « je vais écraser Daesh ». Il n’écrase rien du tout.
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Où sont-ils, les antifascistes avec 70 ans de retard ? Ils sont soudain très silencieux. En revanche, pour dénoncer le faux péril du FN, là, on les entend.

Remarquez bien que, si l'EIIL tue les trisomiques après la naissance, nous les tuons avant. Il y a comme une parenté qui explique probablement notre indifférence. Toujours la Matrice.

Maintenant la question est de savoir si nous voulons vraiment faire la guerre à Daesh ou si nous voulons continuer à faire semblant

Pour une guerre de corsaires contre Daesh

Nos connaissons la réponse à la question posée par Michel Goya. Nos gouvernants, de droite comme de gauche, ne veulent pas vraiment faire la guerre à l'EIIL, pour tout un tas de mauvaises raisons bien connues : corruption de nos politiciens par les pétromonarchies, syndrome de Stockholm islamophile, peur de la cinquième colonne islamiste en France, pusillanimité etc.

Nous n'avons que du mauvais à attendre de nos politocards.



lundi, décembre 14, 2015

Nous sommes au rouet

Le Système est très bien verrouillé.

Par les modes de scrutin, par les lois de financement des partis, par le gouvernement des juges nationaux et supra-nationaux, par les médias etc. On a souvent dit que Jean-Marie Le Pen était un trublion qui ne désirait pas vraiment le pouvoir. Je crois plutôt que c’est un homme intelligent, malgré ses accès de bêtise provocatrice, et qu’il a compris qu’il ne prendrait jamais le pouvoir légalement. Rappelons que la prise de pouvoir de De Gaulle en 1958 contre le Système a été tangente et c’était De Gaulle en pleine guerre d’Algérie.

Naguère, il y avait en France deux voies de sortie de ces situations bloquées, qui nous sont familières :

♘ Le coup d’Etat

♘ La révolution

Les deux pouvaient être favorisés par une guerre perdue.

Or, il me semble que le coup d’Etat et la révolution sont désormais impossibles :

♘ L’Etat policier de surveillance généralisée est impuissant à assurer la paix publique, d’ailleurs il ne le cherche pas vraiment. En revanche, il est d’une redoutable efficacité en ce qui concerne la surveillance politique, les moyens modernes, à la fois techniques et psychologiques, étant extraordinaires.

♘ Les Français sont déshabitués de la violence et de l’aventure politiques, y compris parmi les militaires. Il n’y a plus que les colons, qui sont encore familiers de la violence et qui n ‘hésitent pas à s’en servir pour propager le syndrome de Stockholm islamophile. C’est, tout simplement, une conséquence de la féminisation de la société.

La décomposition va donc continuer. Comme dit Eric Zemmour, nous n’en sommes qu’au début. Il est illusoire de croire que nous avons touché le fond.

Ensuite ? Difficile de prédire. Quelques hypothèses :

♘ Éclatement de la France, retour à des fiefs autonomes.

♘ Houelllebecq : les gens se rallient à l’islam qui est une forme d’ordre.

♘ Sursaut français.



vendredi, décembre 11, 2015

Invasion migratoire : un historien de gauche est d'accord avec Zemmour !

Zemmour et Naulleau 09 Decembre 2015

L'historien de gauche et Zemmour sont d'accord (les 38 premières minutes) : l'invasion migratoire en France mène à la guerre civile. Naulleau, avec son irénisme volontaire de bobo, a l'air d'un con.

Mais Zemmour remet le gauchiste à sa place : « Arrêtez de faire le parallèle entre le communautarisme musulman et le communautarisme blanc, de les renvoyer dos à dos. Le communautarisme blanc est légitime : c'est la France. Le communautarisme musulman est une colonisation ».

Jean-Claude Mailly a aussi une phrase frappée au coin du bon sens : « Quand j'entends les politiciens dirent "Les Français pensent que ...", je réponds "Si les Français pensaient comme vous, ils voteraient pour vous" ».

De plus, Finkielkraut a le même avis que moi : le pape François est le pape de la bien-pensance et ce n'est pas du tout un compliment.

mardi, décembre 08, 2015

Alexandre Del Valle : « Daesh veut provoquer un syndrome de Stockholm généralisé en Occident »

Alexandre Del Valle : « Daesh veut provoquer un syndrome de Stockholm généralisé en Occident »

Cet article me semble une excellente synthèse.

Comme d'habitude dans l'histoire de France, l'impéritie, la médiocrité et l'imprévoyance des dirigeants se paieront cher, au prix du sang du peuple français.

Un article connexe :

Bloody Sunday ou de l'emploi délicat de la force armée en sécurité intérieure

Et un autre :

Le FN et le care affinitaire









L'ennemi et l'Autre

Jean Raspail disait, en préface de la réédition du Camp des Saints, que nous étions surveillés par Big Other.

Alain Finkielkraut dit la même chose avec une formule percutante : « Hitler disait : "L'Autre (l'Autre absolu étant le juif), c'est l'ennemi". Par réaction, le camp du Bien nous dit aujourd'hui : "L'ennemi (qui est un vrai ennemi qui veut nous tuer), c'est l'Autre (que nous devons aimer comme nous-même)" ».

Nous sommes en plein dans les vertus chrétiennes devenues folles de Chesterton. D'ailleurs, ce genre de propos cons et suicidaires vient en ce moment, plus souvent qu'il n'est admissible, de curés, d'évêques, voire de pape.

Après des siècles de théologie et des rayons entiers de bibliothèques consacrés à la question de l'amour, de l'autre, du prochain, de l'ennemi et de la guerre, il est navrant d'entendre ou de lire des idioties pareilles.

Alors rappelons brièvement quelques notions élémentaires (ou qui devraient être élémentaires) :

♘ : l'amour  chrétien est personnel, il s'adresse à un homme précis, de chair et d'os et ne saurait englober une population en général et indistinctement.

♘ : l'obligation d'aimer son ennemi comme soi-même n'est nullement le conseil de renoncer à porter la Vérité et de prétendre qu'il n'est pas l'ennemi. Elle entraîne avec elle une autre obligation : celle de corriger les erreurs de l'ennemi comme nous corrigeons nos erreurs en nous-mêmes et en ceux que nous aimons. Et l'erreur majeure de nos ennemis islamistes est qu'ils sont musulmans et pas chrétiens. Donc tout chrétien qui se soumet franchement ou hypocritement à l'islamiste manque à son devoir d'amour.

♘ : le devoir du pasteur est de protéger ses brebis, même quand ils les envoient parmi les loups. Et la première mesure de protection est de désigner l'ennemi.

Quand on entend certains clercs, on comprend que les églises se vident.

Addendum :

En fait l'idée à la mode semble être que nous devons aimer l'ennemi non pas comme nous-mêmes (ce qui suppose un légitime amour-propre), mais considérablement plus que nous-mêmes. Nous qui sommes si haïssables que la seule issue pour obtenir le pardon, c'est de participer activement et joyeusement à notre soumission et même à notre élimination. Ça va au-delà du syndrome de Stockholm, puisque, avant même d'être pris en otages, nous plantons en quelque sorte des petits drapeaux blancs tout partout.


    vendredi, décembre 04, 2015

    Attentats : la synthèse d'Eric Verhaeghe

    Attentats: la piste de la 4è équipe se confirme

    On notera :

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    Selon Valeurs Actuelles, repris par le Figaro, Abaaoud, tué à Saint-Denis et probable coordonnateur des attentats du 13 novembre, serait arrivé en France deux mois avant les attentats, c’est-à-dire en septembre, dans le flot des réfugiés venus de Syrie. Les services de renseignement le pensaient encore en Syrie à ce moment-là.

    Toujours selon Valeurs Actuelles, son frère Younès, âgé de 15 ans, serait venu en France pour venger son frère.
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    Cette question des immigrés illégaux (vrai nom des «migrants» et des «réfugiés») et de leur rapport avec les terroristes n'est déjà plus posée par personne, ou presque. Une fois de plus, on constate la trahison de la classe dirigeante, majorité et opposition réunies, vis-à-vis de leur pays et de leur peuple.




    samedi, novembre 28, 2015

    Le pape ? A-t-il lu le Coran ?

    Pour sourire (ou pleurer) :

    Des selfies, des tweets : halte au patriotisme des bisounours

    Moins anecdotique :

    La déchéance de nationalité : un symbole insuffisant face à la menace intérieure

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    À la suite de l'ex-juge antiterroriste Marc Trévidic, on peut déplorer que, «confrontés à des personnes qui n'ont plus aucun sens de l'appartenance nationale, nous nous gardons bien d'utiliser des infractions teintées de nationalisme», comme si nous avions «honte d'affirmer judiciairement que c'est un crime pour un Français de combattre l'armée française» ou de menacer les intérêts fondamentaux de la nation. Au lieu de déchoir nos djihadistes de la nationalité française, nous serions sans doute mieux inspirés de prendre au sérieux la notion d'ennemi intérieur et d'en tirer les conséquences judiciaires. D'autant plus que la réhabilitation de l'infraction d'intelligence avec une puissance étrangère aurait le mérite de concerner tous les Français sans distinction, et de préserver l'intégrité de notre ordre juridique contre ceux qui tentent subrepticement d'y introduire, à la faveur d'un moment de sidération, le concept d'ennemi issu de l'immigration.
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    Rémi Brague est, comme d'habitude, excellent :

    Rémi Brague : «La législation d'origine divine constitue le centre de l'islam»

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    LE FIGARO. - Les djihadistes qui ont mené les attentats de janvier et du 13 novembre en appellent à Allah. Ont-ils quelque chose à voir avec l'Islam ?

    Rémi BRAGUE. - De quel droit mettrais-je en doute la sincérité de leur islam, ni même le reproche qu'ils adressent aux «modérés» d'être tièdes. Rien à voir avec l'islam ? Si cela veut dire que les djihadistes ne forment qu'une minorité parmi les musulmans, c'est clair. Dans quelle mesure ont-ils la sympathie, ou du moins la compréhension, des autres ? J'aimerais avoir là-dessus des statistiques précises, au lieu qu'on me serine «écrasante majorité» sans me donner des chiffres.

    […]

    Comment expliquer que la religion musulmane apparaisse plus focalisée sur la forme (vêtements, nourriture…) que sur le fond et qu'elle rechigne à accepter les lois de la République ?

    Ce qui nous semble à nous purement formel dans une religion peut apparaître à ceux qui la professent comme central. Pensez au turban des sikhs. Dans l'islam, la mystique est permise, pas toujours bien vue, mais en tout cas seulement facultative. En revanche, les règles de la vie quotidienne sont obligatoires pour tous. Les lois sur lesquelles la nation musulmane se règle ont été, selon elle, dictées par Dieu en personne et littéralement. Quelle République peut s'imaginer faire le poids contre Dieu ?

    […]

    Le Pape a dit que le Coran s'oppose à la violence. Partagez-vous ce point de vue ?

    A-t-il jamais lu le Coran ?

    […]

    Plutôt que de communautarisme islamique on parle de plus en plus souvent d'une montée du fait religieux. Peut-on faire l'amalgame entre la religion catholique, la religion juive et l'islam ?

    Il est vrai que le christianisme, surtout mais pas seulement dans sa variante «évangélique», connaît actuellement un bouillonnement. Ou que l'hindouisme se raidit, ou que le bouddhisme attire de plus en plus de monde. Ce qui est vrai en tout cas, c'est que l'idée d'un effacement inexorable de la religion devant «la science» en a pris un sacré coup.

    On répète «padamalgam !» comme une sorte de mantra ; d'ailleurs, cela sonne sanscrit… Cette règle doit s'appliquer aussi aux religions. Au lieu de dire que «les religions» sont ou font ceci ou cela, en les mettant dans le même sac, distinguons, traitons au cas par cas. Une religion est nationale ou universelle, naturelle ou révélée, etc.

    Au fond, le mot même de «religion» est trompeur. Il recouvre des phénomènes incomparables. Il est d'origine occidentale et a été fait sur les mesures du christianisme. En conséquence, nous nous imaginons qu'une religion doit être une sorte de christianisme avec quelque chose en plus ou en moins. D'où notre mal à penser le bouddhisme, qui se passe de révélation, voire de l'idée de Dieu. Et notre mal à comprendre que l'idée d'une législation d'origine divine n'est pas accessoire dans l'islam, mais en constitue le centre.
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    J'ai choisi le titre de ce billet parce que le pape François (que j'estime autant que, disons, Alain Juppé) me semble symptomatique de ces imbéciles qui affirment que l'islam est une religion de paix, par confort, par conformisme et par lâcheté, sans jamais avoir pris la peine de se renseigner sérieusement et de méditer la question. Par exemple, dans la collection bon marché Quarto de Gallimard, on trouve d'occasion un recueil de Bernard Lewis sobrement intitulé Islam, qui est tout à fait à la portée de la bourse d'un ecclésiastique, même s'il a la pauvreté ostentatoire. Cela serait un bon investissement.

    De la part d'un pape, l'imbécilité islamophile est d'autant plus difficile à pardonner qu'il me semble bien, à moins qu'on m'ait menti, qu'il y a en ce moment des chrétiens persécutés au nom de l'islam. Un pasteur qui explique à ses brebis que le loup est un brave type sans avoir pris la peine d'examiner la question, cela s'appelle comment ?

    Journal de guerre : sous l’hommage, les lézardes

    Journal de guerre : sous l’hommage, les lézardes

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    Face à ces menaces, le gouvernement continue à jouer avec le feu en ménageant les chèvres islamistes et en frappant le chou des Français. Les dirigeants d’EELV ont par exemple protesté contre l’assignation de l’un des leurs à résidence dans le cadre de l’état d’urgence. Il s’agit de Joël Domenjoud, adversaire de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, soupçonné de vouloir faire une action d’éclat à l’occasion de la COP21.

    Les mêmes dénoncent une perquisition en Dordogne, chez des maraîchers bio qui avaient participé à un blocage routier pour protester, il y a trois ans, contre la construction de ce fameux aéroport.

    Répétons-le, la politique sécuritaire vise à contrôler les citoyens honnêtes avant de contrôler les délinquants. Nous vivons les premiers signaux faibles envoyés par un Etat plus soucieux de se protéger contre les libertés que de protéger la liberté. [C'est une constante de toutes les organisations : d'abord se protéger, ensuite, éventuellement, remplir une mission et l'organisation est plus importante que la mission]

    […]

    Pendant que la police a pris les choses en main dans le pays, François Hollande s’est envolé pour un tour du monde où il a répété inlassablement aux grands de ce monde sa doctrine de stagiaire ENA: faut faire la guerre à tous les méchants, Bachar el-Assad, Daesh et consors. Faisons une omelette, mais ne cassons pas d’oeufs.

    Obama, qui préfère Daesh à Assad, lui a gentiment dit d’aller se faire foutre, avec sa force aérienne de lilliputiens. Poutine lui a fait une offre, mais Hollande a répété qu’il ne voulait plus d’Assad.

    Être incapable de choisir et de décider, ça passe quand on est directeur de cabinet d’un Préfet de seconde zone. Pour un président de la République, ça craint. Lorsque le prochain attentat frappera, l’engagement de Daesh sera au même point, et j’entends déjà Hollande dire: « il faut frapper les terroristes au coeur » comme s’il découvrait le sujet.

    […]

    Aujourd’hui, la Russie est seule sur le front anti-Daesh et Hollande commet une grave erreur en ne la soutenant pas.

    […]

    Une première phase de sanctions économiques [de la Russie contre la Turquie] n’exclut pas de futurs dérapages sur le terrain. L’ennui, dans cette affaire , est que la France a choisi le mauvais camp.
    **************

    Nota : «celui qui mange du porc se transforme en porc» (que vous trouverez dans l'article complet) est un classique musulman. Je l'ai entendu dans la bouche de plusieurs musulmans «de base». Cette grande sophistication de la pensée est une caractéristique enthousiasmante du célèbre «Islam des lumières».

    Je vous rappelle les composantes d'une politique souhaitable, à l'inverse de la politique de Hollande :

    ♘ Zéro immigration musulmane. Accueillir seulement des réfugiés chrétiens. (Sortir de Schengen et de la CEDH).

    ♘ Répression de la petite et grande délinquance. Reconquête des territoires perdus. Construction de trente mille places de prisons.

    ♘ Remettre l'enseignement, le vrai, au centre de l'école.

    ♘ Remettre l'église au centre du village et la responsabilité au centre de la vie sociale. Fin de la l'assistanat et la politique «de la ville» (c'est-à-dire le social-clientélisme avec les z'y vas).

    ♘ Zéro concession au communautarisme musulman (menus, voiles, construction de mosquées, prêches, polygamie, etc.).

    ♘ Arrêter les conneries en Syrie où nos moyens militaires ridicules sont tout juste suffisants pour nous attirer des emmerdes et rien d'autre. Concentrons nous sur le Mali.

    ♘  Lâchage de la Turquie, du Qatar, de l'Arabie Saoudite et, autant que nécessaire, des USA. Rapprochement avec la Russie.

    Si tout cela était fait, même si ce sont des mesures de long terme, l'état d'urgence ne serait pas nécessaire. En effet, l'espoir changerait de camp et le combat changerait d'âme.

    Mais c'est, hélas, parce que nos gouvernants ne veulent pas traiter les problèmes au fond qu'ils se trouvent obligés de réprimer les bons Français.

    Allez, terminons par une blague de Tanguy Pastureau : «Si boire de l'alcool, c'est résister, Gérard Depardieu, c'est Jean Moulin».





    vendredi, novembre 27, 2015

    Gilles Kepel: «Le 13 novembre? Le résultat d'une faillite des élites politiques françaises»

    Gilles Kepel: «Le 13 novembre? Le résultat d'une faillite des élites politiques françaises»

    Ecouter les universitaires ? Comme si quarante ans de gouvernement des technocrates et des crânes d'oeuf ne nous avaient pas déjà amenés à la catastrophe ?

    Plutôt que des théoriciens validés par d'autres théoriciens, je préfère des praticiens.

    Sinon, je suis assez d'accord avec Kepel (pour une fois).





    Tout a changé. Vraiment ?




    "François Hollande se prend pour Poincaré et... par rtl-fr

    C'est écrit en ayant tourné sept fois sa plume dans l'encrier, mais il fallait que ces choses là fussent dites :

    Éric Zemmour : «Comment en est-on arrivé là ?»

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    Au nom de la paix, il ne fallait pas désigner l'ennemi. Dire Daech au lieu d'État islamique. Dire terroristes au lieu d'islamistes. On avait l'impression que, pour nos élites politiques, médiatiques, journalistiques, l'essentiel était de sauver l'islam de France plutôt que de sauver la population française des coups mortels qu'on lui portait. L'essentiel était de sauvegarder une certaine idée de la «diversité» plutôt que de sauvegarder une certaine idée de la France. La xénophilie des élites françaises avait viré depuis longtemps à la francophobie. L'Histoire était un éternel recommencement.
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    On peut se poser la question : « Zemmour a une analyse très française. Pourtant, les autres pays occidentaux souffrent du même mal à des degrés, en général moins avancés que la France. »

    Je pense que la diffusion des idées de la révolution française sur fond d'universalisme chrétien suivi du catastrophique XXème siècle a diffusé la haine française de la nation charnelle aux autres nations.

    La responsabilité des politiciens depuis quarante ans est impossible à dissimuler :

    Zohra Bitan : le pacte immoral entre l'Etat et les cités

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    La France des bien-pensants s'est comportée comme une dame patronnesse au secours des ghettos. La France, qui n'a pas quitté ses lunettes de colonialiste, ne voyant que de la couleur sous le soleil du Maghreb ! Quel mépris de ne pas avoir osé sortir l'artillerie du «vous allez vivre avec et comme tout le monde» et d'avoir préféré celle du «vous allez vivre entre vous et rester là où vous êtes».

    Ceux qui ont refusé cette humiliation se sont armés de courage pour fuir la gamelle tendue et aller faire la France avec les Français. Les autres sont encore sous aide sociale et assistance respiratoire, là où l'entre soi produit des ravages qui alimentent le rejet. Quand l'un dit en bas de sa tour «ça c'est pas ma France à moi», l'autre, derrière son téléviseur lui répond «toi t'es pas ma France à moi».

    Les comportements alimentent l'exclusion, et l'exclusion nourrit les comportements. La fracture est géante, béante, et l'on aperçoit dans son antre le cadavre du couple diabolique qui s'est ainsi formé entre l'Etat et les cités, par la faute des politiques. Rien n'a été demandé aux habitants des quartiers populaires, aucune exigence, aucun apprentissage de l'effort individuel, on leur a offert du donné-donné, jamais du donnant donnant... Et tout le monde y a trouvé son compte.

    Quand les misères sociale, intellectuelle et territoriale s'empilaient comme des couches de crasse, les vrais secours ne sont jamais venus pour des solutions efficaces, définitives, pérennes. Au contraire, nos politiques ont continué à jouer les âmes compassionnelles, le verbe suintant de misérabilisme, la main pleine de paternalisme..et à souffler parfois sur cette crasse, juste assez pour en enlever de temps à autre un millimètre, histoire de ne pas se faire taxer de l'entretenir pour on ne sait quelle raison.

    C'est l'histoire de ce couple diabolique qui a enfanté des personnages diaboliques, et ce sont tous les Français, toute la société, qui payent aujourd'hui le prix de cette union machiavélique...
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    On en arrive à cette consternante conclusion :

    Cette guerre que Hollande ne mènera pas

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    Ce n'est pas en Syrie, où s'enracine l'État islamique, que se trouve le pire ennemi de la France: il est chez ces esprits clonés qui ont permis au nouveau totalitarisme - l'islam radical - de s'installer dans un pays habité parle vide. La Bête y embrigade une jeunesse déracinée et en rupture. L'alliance opportune entre le Coran et le Capital, entre Mahomet et Marx, a même créé un islamo-gauchisme en guerre contre l'Occident et le capitalisme. L'extrême gauche est «l'idiot utile» d'un islamisme qu'elle croit révolutionnaire et porteurde la cause des damnés de la terre. Dans ce monde sectaire, qui a ses entrées dans les médias, nombreux sont les tordus qui disculpent l'islam conquérant et purificateur de toute responsabilité dans les tueries, pour ne retenir que la faute de la France, coupable d'exister encore. Ces esprits faux gambadent dans les jardins de la gauche.
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    Et d'ailleurs, les Français veulent-ils vraiment que la guerre spirituelle et intellectuelle soit menée ? On peut en douter :




    Certes, il y a dans ce sondage le rejet de François Hollande mais un aussi un inquiétant manque d'élévation.

    Pendant que toute cette politicaillerie continue, des Français meurent au combat dans une guerre aux buts imprécis et avec des moyens insuffisants :

    La mort de «Giro» du CPA-10

    Allez, une Marseillaise (je sais, le contexte de celle-ci est déplaisant mais elle est tout de même belle) :




    lundi, novembre 23, 2015

    Les Français courageux ?

    Visitant l’excellente exposition Vigée-Le Brun dans un Grand Palais peu rempli et en remontant des Champs-Elysées tout aussi déserts, puis en me baladant dans Paris, mes doutes sur la prétendue résilience des Français se sont renforcés.

    Je pense au contraire qu’ils sont totalement abrutis par l’info en continu, rendus psychotiques par les medias, d’autant plus que l’infantilisation permanente ne les aide pas à se distancier et à avoir des réflexions d’adultes (je vous en conjure, soyez radicaux, jetez votre télé. Ne vous contentez pas de l'éteindre, vous pourriez être tentés de la rallumer. Jetez là. Ca fait un bien fou, c'est une libération).

    Des décennies de dévirilisation et bourrage de crâne antiraciste complètent ce sinistre tableau. Nul doute que si les terroristes avaient été d'extrême-droite de tout autres sentiments et de tout autres actions spontanées auraient résulté des attentats.

    Vous savez que mes réflexions portent sur notre capacité physique et morale à faire face à l’islamisme. Pour l’instant, voyant ce que je vois, ma réponse est claire : nous sommes foutus.





    Cette apathie profite d'abord aux responsables de ce désastre.

    Je suis atterré, mais pas surpris, que ne s'élève pas à travers le pays un cri de rage exigeant la démission de Hollande ou, au moins, de Valls, Taubira, Cazeneuve et Fabius.

    Attentats de Paris: la phase d'exploitation

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    Si l'enquête proprement dite a progressé à grands pas, le train des mesures politico-juridiques semble bien avoir déraillé avant même de quitter la gare.

    Cela n'a rien de surprenant. Les élites de France (et d'ailleurs) ne seraient pas arrivées là où elles sont sans un grand sens de l'improvisation et de l'escamotage leur permettant de se ramener à leur agenda initial quelle que soit la force des événements venus, un instant, les perturber. Après quelques heures de déclarations émues, les hauts fonctionnaires et les bureaux politiques ont donc travaillé d'arrache-pied pour en revenir au plan initial: maintenir le statu-quo et garder le pouvoir, et peut-être même le renforcer.

    […]

    Les politiciens français savent parfaitement exploiter quelque chose d'aussi abominable qu'une attaque terroriste ; ils maîtrisent parfaitement la maxime résumée par le maire démocrate de Chicago Rahm Emanuel: « Ne jamais gâcher une bonne crise. »
    *************

    Rien d'étonnant. La collusion entre islamistes et politiciens est plus qu'avancée.

    Tareq Oubrou, grand ami salafiste d'Ali Juppé, a déclaré dans le bulletin municipal de Bordeaux, donc pas un organe confidentiel dans un coin sombre : « L’Islam touche à tous les domaines de la vie. Comme le veut le Coran, C’est un Etat, c’est un pays, dans le sens géographique, c’est-à-dire qu’il regroupe toute la communauté dans une géographie où il n’y a pas de frontières. La frontière entre deux pays musulmans est une hérésie méprisable par l’Islam… La politique des Musulmans ce n’est pas la politique des autres, la politique des autres est construite sur le mensonge ».

    Elle est belle, la France ouverte :

    Comment le salafisme progresse en banlieue


    Comme d'habitude, Dalrymple est clair et net :

    Europe’s Bloodless Universalism

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    A striking thing about the immigration debate before the massacres of November 13 was the almost complete absence of references, at least by the “respectable” politicians, to the national interest of the various countries. The debate was couched in Kantian moral terms. Sweden, for example, which has no imperative to take refugees other than moral grandiosity and its desire to feel itself virtuous, has had a hard enough time integrating the immigrants it has already taken; their entry has made that country one with nearly the highest crime rate in Western Europe. Current family reunification laws in Europe mean that the numbers any country agrees to take will soon be expanded.

    […]

    Europe has nothing equivalent to national interest, and if it did, it would have no way of acting on it. A kind of bloodless universalism has rushed in to fill the vacuum, whose consequences are now visible to all. The first thing President Hollande tried to do after the attacks was close the borders; he now talks (understandably, of course) of national security. He talks also of defeating ISIS militarily, but France, along with all of the other European countries, has run down its armed forces in the name of the social security that paid for at least some of the terrorists.

    Just because Europe’s weakness is clear doesn’t mean that our heads are clear. Three days after the attacks, the most influential newspaper in Britain (and in certain ways the best), the liberalLeft Guardian, ran 40 small photos of some the victims, with the headline, “Killed in the Pitiless Name of Terrorism.”

    They were not killed in the pitiless name of terrorism, of course. They were killed in the pitiless name of Islam—not the only possible interpretation if Islam, no doubt, but still in its name. In the cowardice of this headline was the encapsulated all the weakness of Europe, a real encouragement to the terrorists.
    *************

    Les Français ont toutes les raisons de se plaindre de leurs politiciens. Mais n'ont-ils pas aussi des raisons de se plaindre d'eux-mêmes ?

    Rien n'excite plus le sadique que le masochiste, rien n'attire plus la violence que la faiblesse. Vérités éternelles. Les Français se préparent des jours bien sombres.

    J'ai failli, comme Philippe de Villiers, avoir un sursaut d'optimisme. Il est retombé en lisant le bulletin paroissial de la semaine plein de «vivrensemble» et de «padamalgam».













    dimanche, novembre 22, 2015

    Les sentiments, les idées, l'action ?

    Suite à ce billet, cet article trace une voie :

    La terreur, la tristesse, la rage

    Roger-Pol Droit décrit le mécanisme par lequel le sentimentalisme est débilitant (Littré : Débile : qui manque de force physique et morale) :


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    Tout le monde, depuis une semaine comme d'ailleurs depuis des mois, et des années constate la même situation. Devenue si évidente, presque si familière, qu'on ne remarque pas sa singularité : il n'est plus question que d'émotions, de sentiments, d'affects. Ils deviennent causes des événements, effets présents, leviers d'avenir. Peu importe que ces divers sentiments soient imposés, subis, refusés, engendrés, réactifs… La psychologie transforme, submerge et remplace pratiquement tout : vie sociale, information, analyse politique, action logique… L'émotion, désormais, est politique. Et stratégique.

    Il n'est pas difficile d'en voir les motifs. Générer de l'angoisse est évidemment le propre du terrorisme, son but premier, sa raison d'être. Attentats et meurtres répétés intensifient l'effroi, leurs images partout partagées généralisent leur impact. L'hypermédiatisation de la société connectée accroît l'émotivité permanente, le partage des sentiments plus encore que des faits. En direct, nuit et jour, des informations ? Plutôt des commotions, des émois, des troubles, des sensations. Cette pâte affective enrobe et englue l'actualité. S'en débarrasser paraît impossible. C'est donc désormais en elle, avec elle, et par elle, qu'il faut agir. A condition de savoir comment.
    *************

    Et, intelligemment, puisqu'éviter le sentimentalisme paraît impossible (en réalité, c'est très possible : il suffit de se débarrasser de sa télévision et de sa radio, mais ce n'est pas une pratique de masse), il conseille de diriger ses sentiments, de les apprivoiser :


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    L'affliction ne peut être évitée, mais si rien ne va au-delà, elle inhibe et paralyse. C'est pourquoi, sans quitter le terrain des sentiments, il faut activer d'autres registres. Ceux de la rage, de la colère. Des innocents sont abattus en masse, en plein Paris, et on se contenterait de pleurer ? Sommes-nous devenus tellement veules que nous ne ressentons plus la nécessité d'écraser leurs meurtriers, le devoir impérieux de venger ces morts ? Ce qui monte à la gorge, face à la barbarie, ce ne sont pas seulement des sanglots et des embrassades désemparées. Ce sont de la fureur, de la colère et de la haine. Pas question de leur lâcher la bride, sans contrôle et sans mesure. Mais pas question non plus de les étouffer systématiquement, de les refouler comme honteux. Au contraire, il faut cesser d'avoir toute rage en horreur, comme si elle était toujours mauvaise. Il peut être légitime et souhaitable d'activer et d'entretenir en soi la haine envers les bourreaux, la haine envers les totalitarismes, la haine envers les injustices. Il n'est pas vrai que tout doive être pardonné, partout et toujours, ni que l'amour soit l'universelle solution. Il n'est pas digne de tendre l'autre joue à ceux qui ont transpercé la première d'une balle de kalachnikov.

    Ces affirmations, qui sont des évidences de base, ne sont pas les plus courantes aujourd'hui. A force de ne plus voir s'afficher que des bons sentiments, des refus de toute agressivité, des angélismes candides, on pourrait presque avoir l'impression que le ressort de toute résistance se trouve aujourd'hui cassé. Si c'est vraiment le cas, alors, en ce temps où les affects revêtent une portée stratégique, les islamistes ont déjà gagné : leurs victimes, passées et futures, seront pleurées par des survivants tétanisés, mais eux ne risquent rien, et le califat avance. Au contraire, si la rage nous habite de venger les victimes et d'exterminer les bourreaux, il devient possible qu'ils perdent. En termes de sentiments, c'est aussi simple que cela.

    Les actions concrètes qui découlent de ce choix premier soulèvent quantité de problèmes concrets et complexes. Chacun en connaît la longue liste : coalition internationale, renversement d'alliances, opérations aériennes, troupes au sol en Syrie, contrôle des frontières… Mais le choix psychologique est simple. Face à la terreur, il se résume à ceci : ou bien la tristesse et la défaite, ou bien la rage et la guerre.
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    Le raisonnement est intéressant.

    Certes, le sentimentalisme est débile mais, puisqu'il est inévitable, faisons contre mauvaise fortune bon coeur et mettons le au service de la bonne cause. Avec les bons sentiments, viendront les bonnes idées et les bonnes décisions.

    Mais, à voir la veulerie des réactions (contrairement à la presse, je ne trouve pas que les Français aient bien réagi et fait preuve de courage), j'ai comme un doute.






    samedi, novembre 21, 2015

    Attentats, presse : allez voir ailleurs

    La presse française cache ou minimise beaucoup de choses sur les récents attentats. Je me suis informé aux quotidiens anglo-saxons (Daily Telegraph, Daily Mail, The Times, NYT, etc.)

    Eric Verhaeghe, lui, s'informe en Belgique.

    Michel Houellebecq imagine qu'un jour les attentats islamistes seront quotidiens en France mais que la presse n'en parlera plus pour ne pas «stigmatiser».

    D'une manière générale, rien dans les réactions des Français et de leurs autorités politiques, intellectuelles, morales et religieuses, ne contredit le scénario d'islamisation de la France décrit par Michel Houellebecq.

    J'aurais, par exemple, aimé une homélie d'un évêque sur le thème «Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» concluant que l'islam est une erreur et que les musulmans de France ont vocation à devenir chrétiens.

    Rien. Nada. Et ainsi du reste.

    vendredi, novembre 20, 2015

    Bientôt sur vos écrans : Le retour des baisseurs de frocs moralisateurs (vingtième remake d'une reprise)

    Les baisseurs de frocs préparent déjà le terrain.

    Depuis quelques jours, on nous serine que le but de Daesh est de séparer les musulmans du reste de la population française (1).

    L’étape suivante est claire comme de l’eau de roche : à chaque critique d’une revendication, d’un empiètement ou d’une conquête islamiques en France, les dhimmis nous sortiront « Achtung ! Vous faites le jeu de Daesh ! ». Facile, la tactique est rodée. C’est la même que « Vous faites le jeu du Front National » avec les mêmes abrutis et, certainement, les mêmes brillants résultats.

    Ensuite, la pelote se dévide naturellement. A un ou deux attentats d'aujourd'hui, on nous dira : « Pour que les musulmans de France ne se sentent pas séparés du reste de la population, il faudrait qu’ils se sentent mieux représentés. Encourageons la création d’un parti politique musulman modéré, évidemment modéré».

    On prend les paris ?

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    (1) : Eric Zemmour répond avec justesse que la séparation est déjà effective et que c’est bien le problème. Si les musulmans n’étaient pas de fait séparés du reste de la population française, Daesh ne pourrait pas y recruter si aisément.

    jeudi, novembre 19, 2015

    Tout continue ... en pire

    En ce moment, Eric Verhaeghe est en forme :

    Déjà le bruit des bottes

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    La seule certitude que les Français acquièrent est celle d’une indispensable purge politique pour régénérer la démocratie.

    Certains députés l’ont bien compris. Popelin, socialiste de Livry-Gargan, a proposé d’ajouter à l’état d’urgence la possibilité de censurer la presse qui ne relate pas les événements sous l’angle que le gouvernement souhaite. La tentation autoritaire prend forme.

    Le bruit des bottes demain

    L’amendement Popelin n’est pas passé et l’état d’urgence se limite à des assignations à résidence et des fouilles d’ordinateur en cas de perquisition. Mais on a bien senti l’envie qui pointait, au sein de notre classe politique corrompue et dépassée par les événements, d’utiliser le terrorisme pour faire taire l’opinion publique. Le gouvernement s’y oppose aujourd’hui, mais les premières répétitions de la pièce qui se jouera demain ont eu lieu.

    L’anecdote est amusante. Je me suis souvent demandé comment la Révolution de 1789 avait pu dégénérer en un bain de sang. Sous nos yeux, le même film commence. Des députés proposent isolément des mesures dont, implicitement, on sent bien que l’objectif est de conserver le pouvoir en remettant tout le monde au pas, et spécialement ces Français éduqués à qui il ne faut plus en conter. Peu à peu émergera l’idée que cette remise au pas est l’étape indispensable pour conserver les privilèges acquis au bénéfice de la décadence républicaine.

    Entre l’aspiration populaire à une autre culture politique et une autre gouvernance, d’un côté, la détermination des élus à conserver leur siège et leur régime coûte-que-coûte, de l’autre, le frottement est inévitable. Nous en voyons les prémisses. Nul ne sait qui gagnera.

    Bruit des bottes et bruit des fêtes

    Une autre particularité m’a toujours étonné dans la Révolution Française. Il est connu que la vie à Paris, au plus fort de la Terreur, était restée festive et insouciante. En dehors de quelques journées d’émeute, la Révolution n’a concerné qu’un dixième des Parisiens. Le reste était occupé à survivre et à faire la fête.

    La même fracture apparaît aujourd’hui. Partout fleurissent des appels à résister en buvant des verres aux terrasses des cafés ou en allant au théâtre. La mort rode et la joie est dans les cœurs. Plus la tragédie gronde, plus les esprits sont légers.

    Le bruit des bottes cache l’orage

    Les Parisiens ont bien raison de boire des canons tant qu’ils le peuvent. Comme l’actualité est monopolisée par les attentats, le pire ne leur est pas dit. Ainsi, le G20 s’est terminé dimanche sur le constat d’un ralentissement économique général. Aujourd’hui, et contre les conclusions du G20, la Réserve fédérale a quasiment annoncé le relèvement de ses taux en décembre. La nouvelle ne pouvait pas plus mal tomber. Dans un monde en crise, inquiété par le terrorisme, le fait que les Etats-Unis se remettent à rémunérer l’épargne va créer un appel d’air. Les liquidités qui circulent dans le monde vont être magnétiquement attirées vers New-York et Los Angeles.

    La décision de la Réserve fédérale devrait assécher les économies mondiales, en tout cas toutes celles qui ont structurellement besoin des capitaux américains pour se développer. Pour l’Europe le coup sera rude à encaisser: les pays qui vivent d’un endettement à bas prix, comme la France, vont passer un sale quart d’heure. Mécaniquement, les taux d’emprunt devraient remonter et le gouvernement se trouvera dans la même position que Louis XVI finançant le corps expéditionnaires en Amérique: des caisses vides, un immense besoin d’argent et personne pour le dépanner.

    Je ne parle pas ici de l’industrie financière qui peinera à suivre le mouvement. L’ère des risques systémiques approche.
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    S’il m’arrive d’avoir des divergences avec Eric Verhaeghe, notamment sur l’immigration et l’intégration, je partage en l’occurrence son inquiétude. J’apprécie son retour à l’histoire.

    Je l’ai écrit plusieurs fois : derrière le rideau de la communication, la responsabilité de ce gouvernement, ainsi que des précédents, est directement mise en cause par les récents attentats.

    Malika Sorrel l’explique, il n’y a pas un mot à changer :

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    LE FIGARO. - Les attentats de Paris ont tragiquement rappelé la détermination des ennemis de la France. Que vous inspirent-ils ?

    Malika Sorel-Sutter. - L'État s'est révélé incapable de remplir sa mission première, protéger la France en assurant la sécurité de son territoire et de tous ceux qui s'y trouvent, citoyens français ou non. L'État et ceux qui participent à la gouvernance ont, dans les faits, créé les conditions de la guerre tout en désarmant progressivement moralement leur peuple. Dans le même temps, ils ont déshabillé nos armées comme en témoigne l'évolution des budgets de la Défense, alors que la menace ne cessait de croître non pas depuis hier, mais depuis l'époque de Gamal Abdel Nasser. Lui-même fut confronté à la montée en puissance de l'islam politique, celui qui entend régir la cité des hommes à la place des politiques. Dans un mépris total de la géopolitique, les gouvernements occidentaux n'ont rien trouvé de mieux que de faciliter l'ascension de cet islam politique au détriment d'un islam sécularisé que j'ai connu en Algérie.

    Pour ne citer que quelques exemples, ils ont donné refuge à Khomeiny - l'avènement d'une République islamique a en effet constitué un puissant galvaniseur. Ils ont détruit les structures de l'État d'Irak avec les conséquences que nous savons sur l'ensemble de la région. Ils ont pulvérisé l'équilibre politique délicat qui régnait entre les tribus en Libye, et, plus récemment, ont profondément déstabilisé la Syrie. À tout cela, il convient de rajouter le comportement adopté en matière d'immigration. Malgré le retour engagé des sociétés d'origine vers leurs fondamentaux religieux, ils ont amplifié les flux migratoires et ont refusé de tirer les enseignements d'une assimilation qui ne se faisait plus qu'à la marge. Les élites occidentales décident, et ce sont leurs peuples, mais aussi les immigrés et leurs descendants, qui payent la lourde facture. *****************

    Attentat de Paris, le grand gâchis : un premier bilan des ratés du gouvernement

    Le jugement est sans appel et une forte majorité des Français l’approuve : nos politiciens sont responsables et même coupables. Certes, ils ne sont pas les seuls coupables, chacun de nous a sa part de responsabilité à son niveau. Mais, tout de même, nous ne les avons pas forcés à prendre les postes et les honneurs, qu’ils assument les responsabilités qui vont avec (note pour les politiciens et les journalistes : assumer ne signifie pas clamer « J’assume ! » dans les micros qui se tendent, ce qui ne veut rien dire. Cela consiste à démissionner quand on échoue).

    Comme disait Montaigne « A ceux qui nous régissent et commandent, qui tiennent le monde en leur main, ce n'est pas assez d'avoir un entendement commun : de pouvoir ce que nous pouvons [au passage : et vlan pour le « président normal »]. Ils sont bien loing au dessoubs de nous, s'ils ne sont bien loing au dessus. Comme ils promettent plus, ils doivent aussi plus ».

    La solution de bon sens démocratique pour le peuple est de virer les dirigeants qui échouent et de les remplacer par des nouveaux (quels qu’ils soient, c’est un autre débat). L’Union Sacrée ne l’empêche pas, c’est ainsi que Clemenceau est arrivé au pouvoir. Malheureusement, à cause de la fausse alternance UMPS , c’est l’ensemble de la classe politique qui est mouillée et qu’il faudrait éjecter. La solution de bon sens anti-démocratique pour les dirigeants faillis est de se serrer les coudes et de réprimer le peuple pour ne pas se faire éjecter. Ils ont un atout-maître : la servitude des medias, cela leur permet d’énoncer les tabous et d’orienter les débats (le plus sûr moyen d’éviter une réponse désagréable, c’est de ne pas poser la question ou de la désamorcer en la posant de manière biaisée).

    Bien sûr, les bisounours peuvent prétendre qu’il existe une autre solution : que la classe dirigeante actuelle évolue, change d’idées, de vision du monde. C’est surhumain, donc illusoire. Cela peut arriver à un homme, pas à une classe, en tout cas pas à l’échelle du temps politique court. Non, à la vérité, nous avons deux certitudes :

    1) Le seul moyen de changer vraiment de politique c’est de changer d’hommes.

    2) Les politiciens s’accrochent au pouvoir tant qu’ils peuvent. L’Etat et les techniques de manipulation modernes leur donnent des moyens immenses.

    Mon pronostic, c’est que nous ne changerons pas d’hommes, pas de politique, que la décadence continuera, sous surveillance policière, jusqu’à l’explosion (probablement financière). Le vent de l’histoire soufflera fort, le chaos et l’anarchie s’installeront. Ensuite seulement, peut-être, si nous avons de la chance, de la volonté et de l’intelligence, nous pourrons reconstruire à partir de la base. Ce n’est pas autrement que le moyen-âge s’est construit après la chute de l’empire romain d’occident.

    Allez, concluons avec Houellebecq, lui aussi très remonté, à juste titre :

    Attentats: le «J'accuse Hollande» de Michel Houellebecq

    « La situation malheureuse dans laquelle nous nous trouvons est due à nos responsables politiques ; et ces responsabilités politiques devront être tôt au tard analysées. Il est très peu probable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le poste de chef de l’Etat ou les actes dignes d’un retardé congénital du Premier ministre, sans citer les "ténors de l’opposition" (LOL), sortent avec les honneurs de cet épisode. »