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samedi, novembre 09, 2019

Le voile musulman, c'est tout de même Jean-Luc qui en parle le mieux.

2010 ...



samedi, mars 19, 2016

Salah Abdeslam : quelle intelligence avec l’ennemi ?

Eric Verhaeghe fait un bon article sur l'évolution de Salah Abeslam :

Salah Abdeslam : quelle intelligence avec l’ennemi ?

C'est moi qui souligne.

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Que signifie cette cavale de plus de quatre mois dans les quartiers qu’il fréquente depuis toujours, et où il ne pouvait passer inaperçu ?

Cela signifie d’abord que le réseau de soutien au terrorisme est beaucoup plus intense, dense, organisé, solidaire, qu’on ne le croit. Un homme recherché par toutes les polices d’Europe peut survivre dans la capitale de l’Union pendant plus de quatre mois sans être retrouvé. C’est un véritable problème qui illustre bien le danger que représente aujourd’hui la gangrène islamiste à Bruxelles, en Belgique, en Europe. Molenbeek, une fois de plus apparaît bien comme un membre nécrosé qu’il faut amputer sans état d’âme, sinon il tuera l’ensemble de notre corps social. Outre que l’ancien bourgmestre, le fétide Philippe Moureaux, membre du non-moins fétide parti socialiste belge, devrait être jugé pour haute trahison et subir une peine de bannissement, c’est le rétablissement de l’ordre démocratique dans les communes de la périphérie bruxelloise qui est désormais en jeu.

Les Belges s’en souviennent: lorsque Moureaux commençait à disséminer les métastases du cancer islamiste dans son fief pour consolider son siège, la Belgique conspuait son homologue de Schaerbeek, Roger Nols, pour ses relents de racisme. Force est de constater que « l’humanisme » de Moureaux à Molenbeek est très humain pour les bourreaux, et profondément barbare pour les victimes. Je sais qu’il est interdit de souligner ce deux poids deux mesures dans le sentimentalisme bobo, mais il s’impose aujourd’hui avec une évidence qui fait froid dans le dos.

Mais l’arrestation de Molenbeek pose une question plus gênante et plus profonde: qui a aidé Abdeslam à se cacher pendant ces trop longues semaines ? Sont-ce uniquement des salafistes qu’il faut éloigner sans délai et sans mollir de notre société ? ou sont-ce aussi des molenbeekois ordinaires, je veux dire de ces musulmans de la vie de tous les jours, dont on nous dit qu’ils ne sont pour rien dans les attentats qui nous ont ensanglantés ?

La question est politiquement incorrecte, mais elle donne la mesure du gouffre qui s’est creusé entre l’homme blanc qui sanglote sur sa conscience coupable, et les communautés que nous voyons au jour le jour dans nos quartiers, où les ravages du nazisme islamiste sont totalement occultés par la presse subventionnée.

Avant-hier encore, j’assistais médusé, place des Fêtes, à deux pas des rues où les frères Kouachi étaient filmés dans les années 2000 à l’occasion d’un célèbre documentaire, à un débat improvisé entre de jeunes Musulmans et une Maghrébine quadragénaire. Celle-ci vantait les mérites de la démocratie et du droit de vote. Les quatre jeunes face à elle lui criaient: « Un bon musulman ne doit pas voter! c’est Dieu qui doit décider de tout dans la société ».

On ne le dit pas assez, mais la génération de musulmans qui arrivent à l’âge adulte ne croit ni aux bienfaits de la démocratie, ni aux valeurs républicaines. Rien n’exclut que ce soit ceux-là, cet esprit-là, cette rébellion totalitaire-là qui ait permis à Salah Abdeslam de se cacher aussi longtemps dans nos rues.

Si cette hypothèse-là devait se vérifier, nous aurions un sacré problème à gérer entre nous.
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Soyons clair.

L’islam est notre ennemi (1) et les musulmans sont nos ennemis, déclarés ou potentiels.

Mais les musulmans ne sont pas obligés de rester musulmans et il faut les aider, y compris en leur mettant la pression, à ne pas rester musulmans chez nous (ils peuvent rester musulmans mais pas chez nous).

Et les Français qui favorisent, par action ou par omission, l'islamisation de la France sont des traîtres.

Ce n'est pas bisounours, c'est chiant, c'est pénible, mais c'est comme ça.

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(1) : les alliances de jadis de la France puis de l'Allemagne avec la Turquie ottomane étaient des saloperies. Les tractations de l'UE avec la Turquie islamiste sont une saloperie. Au moment où la Turquie a adhéré à l'OTAN, on pouvait honnêtement pactiser avec le projet kemaliste, ce n'est plus le cas à cause du sabotage méthodique du kemalisme par les islamistes aidés par les connards de Bruxelles.


dimanche, février 21, 2016

Jean Birnbaum : « On ne vaincra pas les djihadistes en les traitant de salopards »

Jean Birnbaum : « On ne vaincra pas les djihadistes en les traitant de salopards »

Je ne m'attendais pas à trouver de tels propos dans la bouche d'un tel homme. Il est vrai que les intellectuels de gauche bénéficient d'une présomption de légitimité, contrairement aux intellectuels de droite. Il sont donc plus libres de s'exprimer sans tabous.

L'article démarre très bien. Il a des grosses faiblesses au milieu (voir Zemmour) mais c'est déjà un bel effort de la part d'un gauchiste.

Je souligne en bleu.

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LE FIGARO. - Dans Un silence religieux. La gauche face au djihadisme, vous vous moquez du «rien à voir avec l'islam» venu des plus hautes autorités de l'État et de la propension de la gauche à trouver des justifications sociales ou économiques aux assassins des attentats de janvier et du Bataclan…

Ce qui m'intéresse, au fond, c'est moins la «justification» ou l'«excuse» que le déni ou le refoulement de la question religieuse. Car la gauche française hérite d'une longue cécité en la matière. Le plus souvent, elle a réduit la croyance spirituelle à un simple archaïsme, une illusion appelée à être dissipée par le progrès technique et l'émancipation sociale. Elle a largement oublié Marx, qui prenait la question spirituelle au sérieux, lui, pour n'en retenir que des formules réductrices qui font de la religion «l'opium du peuple» ou le «soupir de la créature opprimée». Dès lors, dans l'imaginaire de cette gauche, tout croyant tend à être assimilé à une créature opprimée... Ce préjugé a des conséquences directes sur la façon d'aborder le djihadisme: aux origines du destin terroriste, il y aurait forcément la frustration sociale et la misère intellectuelle.

Or ce cliché a été maintes fois démenti par les faits. Les jeunes gens qui rejoignent le combat djihadiste sont loin d'être tous des déshérités et des ignares. Parmi eux, il y a des fils de nantis et des gens très savants. Dès les années 1990, en Algérie, la présence des scientifiques étaient si forte, parmi les islamistes, qu'on a pu parler d'«islam des ingénieurs». Quant à Mohamed Belhoucine, le jeune homme charismatique lié à Amedy Coulibaly et qui a organisé la fuite de sa compagne vers la Syrie après l'attentat contre l'Hypercacher, il est diplômé de l'École des mines d'Albi. On pourrait aussi citer des figures moins connues, surgies à l'occasion de tel ou tel attentat, et qui nous mettent toutes devant nos propres préjugés. Ainsi, le jour de Noël 2010, un homme voulut faire exploser un vol entre Amsterdam et Detroit. Très vite, on apprit que l'auteur de l'attentat manqué, Umar Farouk Abdulmutallab, 23 ans, fils d'un riche banquier nigérian, avait fréquenté les écoles les plus prestigieuses, depuis la British International School de Lomé, au Togo, jusqu'à l'University College de Londres.

Ce qui rassemble les djihadistes par-delà leurs origines et leurs itinéraires, à Paris comme à Alep ou à Nairobi, c'est une même énergie religieuse, une même attente messianique, une communauté de gestes et textes. Dans la bibliothèque des frères Kouachi, comme dans celle d'Amedy Coulibaly, du reste, se trouvaient des livres qui font référence pour les djihadistes de tous les pays, et cette bibliothèque idéale du djihadiste est moins constituée de guides pratiques du terrorisme que de traités érudits, mobilisant moult commentaires du Coran. Si on écoute le discours des djihadistes, si on regarde leurs vidéos, on constate qu'ils passent leur temps à se réclamer de versets coraniques, de révélations prophétiques, d'anges protecteurs... Mais plus les djihadistes invoquent le ciel, plus la gauche tombe des nues. Ainsi, à l'Élysée puis au Quai d'Orsay, on s'est empressé de marteler une seule et même idée: non, non et non, ces attentats n'avaient «rien à voir» avec l'islam. Les djihadistes avaient beau se réclamer d'Allah, leurs actions ne devaient en aucun cas être reliées à quelque passion religieuse que ce fût. «Barbares», «Terroristes», «Déséquilibrés»: tous les qualificatifs étaient bons pour écarter la moindre référence à la foi, comme si cette causalité était la seule qu'il fallait escamoter.

Comme le répète Alain Finkielkraut citant Péguy, «Il faut voir ce que l'on voit». Partagez-vous désormais le constat des «néoréacs» que vous fustigiez jadis ?

Je connais bien l'œuvre d'Alain Finkielkraut dont j'ai lu tous les livres, mais aussi les articles parus dans les revues les plus confidentielles... J'ai été marqué par son rapport aux textes et par sa façon de penser la fragilité d'une transmission, d'un héritage intellectuel. Récemment, j'ai effectivement été amené à souligner son glissement pour le moins périlleux de la scène «républicaine» à la scène «identitaire». C'est un débat, on doit pouvoir le mener sans être accusé de tous les maux… Mais pour notre sujet, l'essentiel est ailleurs : Finkielkraut demeure largement étranger au fait religieux, cela ne l'intéresse guère, en réalité. Son approche de l'islam, tout comme celle du judaïsme, est plus culturelle que spirituelle. Il parle du voile ou des boucheries halal comme autant de traces identitaires ou d'indices de «communautarisation» présumée... Alors, il faut voir ce que l'on voit, sans doute, mais encore faut-il avoir l'oeil spirituel: or dès qu'il est question de religion, Finkielkraut n'y voit que du feu. [Finkielkraut a réussi l'exploit d'écrire tout un livre sur Péguy en évoquant son retour au catholicisme au détour d'une seule phrase. C'est pourquoi j'ai plus d'affection pour l'homme que d'admiration pour sa pensée, que je trouve manquer d'ampleur. Je respecte son sens de la formule mais ça ne fait pas tout.]Il n'aborde jamais la religion comme mode d'être au monde, comme rapport intime à des textes, comme espérance vécue. De même, sa grille de lecture demeure très franco-française, voilà pourquoi à mon sens elle ne permet pas de comprendre le problème du djihadisme, un phénomène sans frontières par nature, et dont la force tient justement à la dimension transnationale. Les djihadistes ne sont pas tous des déshérités, comme veut le croire une certaine gauche marxisante. Mais les djihadistes ne sont non plus tous des «immigrés» ou des «étrangers», comme le prétend une certaine droite nationaliste. Pour comprendre cette puissance d'aimantation, les causes sociales et les enjeux nationaux doivent être pris en compte, bien sûr, mais si on évacue la force propre du religieux, on passe à côté d'un aspect essentiel.
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Et le Zemmour peut se laisser aller à une rafraichissante ironie :

Session de rattrapage

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Heureux comme un intellectuel de gauche en France. Pendant des années, vous dites n'importe quoi : les pays communistes sont des paradis ; l'immigration est une chance pour la France ; l'islam est une religion de paix et d'amour. Vous mettez tout votre art de sophiste à maquiller le réel comme une voiture volée : les démocraties libérales sont des dictatures ; il n'y a pas plus d'étrangers que dans les années 1930 ; ce n'est pas l'islam qui se radicalise, mais la radicalisation qui s'islamise.

Et tous ceux qui essayent, les méchants, de décrire le réel sans fard, vous les couvrez d'opprobre, d'injures, vous les ostracisez, les diabolisez, réactionnaires, fascistes, racistes, font le jeu de qui vous savez, sont la France du repli, la France rance.

Et puis, un jour, vous avez une révélation divine : l'homme qui tue en criant «Allah Akhbar!» a peut-être un vague rapport avec l'islam. Alors, Paris vous fête comme si vous aviez découvert la théorie de la relativité : quelle audace ! Quel courage! Quelle subtilité ! Cette histoire sempiternelle est celle du dernier livre de Jean Birnbaum. L'auteur est une figure du Landernau médiatico-intellectuel. Il dirige Le Monde des livres, et a transformé, depuis des années, sa colonne éditoriale en chaire de la bien-pensance, du haut de laquelle, en Torquemada de sous-préfecture, il tance les mécréants et excommunie les hérétiques.

Que nous dit-il ? « Là où il y a de la religion, la gauche ne voit pas trace de politique. Dès qu'il est question de politique, elle évacue la religion. » On remarquera que notre prophète ne s'adresse qu'à la gauche, et non au reste du pays, et encore moins au monde. Mais la gauche française, depuis 1789, se prend pour la France et le monde ; et ne supporte d'entendre la vérité que de la bouche de l'un des siens : c'est la définition même du sectarisme. Notre auteur se moque, dans l'une de ses meilleures pages, du «rien à voir avec l'islam» venu des plus hautes autorités de l'État ; et de la propension de la gauche à trouver des justifications sociologiques, économiques, psychologiques, voire psychiatriques, aux assassins de Charlie et du Bataclan. Dommage qu'on ait déjà lu cela sous des plumes réactionnaires qu'il n'a cessé de vouer aux gémonies !

[…]

Birnbaum ne serait pas de gauche s'il ne prétendait pas que la bataille se déroule d'abord au sein de l'islam entre libéraux et littéralistes, entre ceux en quête de spiritualité et les adeptes d'un rigorisme juridique. Or, cette querelle entre mystiques et légalistes, entre «modérés» et «extrémistes», n'existe que dans les têtes occidentales. Les rares personnalités qui souhaitent arracher l'islam à la rigueur de la lettre, favoriser l'interprétation sur l'application, sont des individus esseulés, et souvent menacés de mort. Dans l'histoire de l'islam, ces réformateurs ont perdu toutes les batailles. Ils perdront encore cette guerre qu'ils n'ont même pas les moyens de mener. Que Birnbaum le veuille ou non, l'islam n'est pas une religion de l'Alliance, mais une loi. L'islam est un Droit qui ne supporte pas d'interprétation, puisque sorti de la bouche de Dieu. Un judaïsme sans Talmud.

En lisant Birnbaum, on se dit que l'art indépassable d'un intellectuel de gauche est d'arriver après la bataille, comme la cavalerie américaine dans les westerns, mais de faire croire qu'on a gagné la guerre. Dans un an, dans cinq ans, Jean Birnbaum découvrira peut-être que l'islamisme est bien «le véritable islam, l'islam en mouvement» (Bernard Lewis), «l'islam des musulmans impatients» (Boualem Sansal), qu'il n'est pas un danger pour la gauche, mais pour la France, parce qu'il est une identité, une nation, une civilisation, qui ne supporte pas de se soumettre à une autre ni même de cohabiter à égalité avec une autre ; que le rêve d'Andalousie que la gauche nous a imposé se transformera en cauchemar [notons que l'Andalousie arabe et heureuse est un mythe au sens péjoratif du terme. La charia y était appliquée comme ailleurs avec ce que cela suppose]. Bref, il découvrira tout ce qu'il repousse encore avec hauteur. Et son livre sera accueilli avec enthousiasme. «Il paraît que Sylvie Vartan a fait des progrès! Encore? s'exclamait Coluche. J'attendrai la fin des progrès.» J'attendrai moi aussi la fin des progrès de notre Sylvie Vartan à nous.

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lundi, novembre 23, 2015

Les Français courageux ?

Visitant l’excellente exposition Vigée-Le Brun dans un Grand Palais peu rempli et en remontant des Champs-Elysées tout aussi déserts, puis en me baladant dans Paris, mes doutes sur la prétendue résilience des Français se sont renforcés.

Je pense au contraire qu’ils sont totalement abrutis par l’info en continu, rendus psychotiques par les medias, d’autant plus que l’infantilisation permanente ne les aide pas à se distancier et à avoir des réflexions d’adultes (je vous en conjure, soyez radicaux, jetez votre télé. Ne vous contentez pas de l'éteindre, vous pourriez être tentés de la rallumer. Jetez là. Ca fait un bien fou, c'est une libération).

Des décennies de dévirilisation et bourrage de crâne antiraciste complètent ce sinistre tableau. Nul doute que si les terroristes avaient été d'extrême-droite de tout autres sentiments et de tout autres actions spontanées auraient résulté des attentats.

Vous savez que mes réflexions portent sur notre capacité physique et morale à faire face à l’islamisme. Pour l’instant, voyant ce que je vois, ma réponse est claire : nous sommes foutus.





Cette apathie profite d'abord aux responsables de ce désastre.

Je suis atterré, mais pas surpris, que ne s'élève pas à travers le pays un cri de rage exigeant la démission de Hollande ou, au moins, de Valls, Taubira, Cazeneuve et Fabius.

Attentats de Paris: la phase d'exploitation

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Si l'enquête proprement dite a progressé à grands pas, le train des mesures politico-juridiques semble bien avoir déraillé avant même de quitter la gare.

Cela n'a rien de surprenant. Les élites de France (et d'ailleurs) ne seraient pas arrivées là où elles sont sans un grand sens de l'improvisation et de l'escamotage leur permettant de se ramener à leur agenda initial quelle que soit la force des événements venus, un instant, les perturber. Après quelques heures de déclarations émues, les hauts fonctionnaires et les bureaux politiques ont donc travaillé d'arrache-pied pour en revenir au plan initial: maintenir le statu-quo et garder le pouvoir, et peut-être même le renforcer.

[…]

Les politiciens français savent parfaitement exploiter quelque chose d'aussi abominable qu'une attaque terroriste ; ils maîtrisent parfaitement la maxime résumée par le maire démocrate de Chicago Rahm Emanuel: « Ne jamais gâcher une bonne crise. »
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Rien d'étonnant. La collusion entre islamistes et politiciens est plus qu'avancée.

Tareq Oubrou, grand ami salafiste d'Ali Juppé, a déclaré dans le bulletin municipal de Bordeaux, donc pas un organe confidentiel dans un coin sombre : « L’Islam touche à tous les domaines de la vie. Comme le veut le Coran, C’est un Etat, c’est un pays, dans le sens géographique, c’est-à-dire qu’il regroupe toute la communauté dans une géographie où il n’y a pas de frontières. La frontière entre deux pays musulmans est une hérésie méprisable par l’Islam… La politique des Musulmans ce n’est pas la politique des autres, la politique des autres est construite sur le mensonge ».

Elle est belle, la France ouverte :

Comment le salafisme progresse en banlieue


Comme d'habitude, Dalrymple est clair et net :

Europe’s Bloodless Universalism

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A striking thing about the immigration debate before the massacres of November 13 was the almost complete absence of references, at least by the “respectable” politicians, to the national interest of the various countries. The debate was couched in Kantian moral terms. Sweden, for example, which has no imperative to take refugees other than moral grandiosity and its desire to feel itself virtuous, has had a hard enough time integrating the immigrants it has already taken; their entry has made that country one with nearly the highest crime rate in Western Europe. Current family reunification laws in Europe mean that the numbers any country agrees to take will soon be expanded.

[…]

Europe has nothing equivalent to national interest, and if it did, it would have no way of acting on it. A kind of bloodless universalism has rushed in to fill the vacuum, whose consequences are now visible to all. The first thing President Hollande tried to do after the attacks was close the borders; he now talks (understandably, of course) of national security. He talks also of defeating ISIS militarily, but France, along with all of the other European countries, has run down its armed forces in the name of the social security that paid for at least some of the terrorists.

Just because Europe’s weakness is clear doesn’t mean that our heads are clear. Three days after the attacks, the most influential newspaper in Britain (and in certain ways the best), the liberalLeft Guardian, ran 40 small photos of some the victims, with the headline, “Killed in the Pitiless Name of Terrorism.”

They were not killed in the pitiless name of terrorism, of course. They were killed in the pitiless name of Islam—not the only possible interpretation if Islam, no doubt, but still in its name. In the cowardice of this headline was the encapsulated all the weakness of Europe, a real encouragement to the terrorists.
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Les Français ont toutes les raisons de se plaindre de leurs politiciens. Mais n'ont-ils pas aussi des raisons de se plaindre d'eux-mêmes ?

Rien n'excite plus le sadique que le masochiste, rien n'attire plus la violence que la faiblesse. Vérités éternelles. Les Français se préparent des jours bien sombres.

J'ai failli, comme Philippe de Villiers, avoir un sursaut d'optimisme. Il est retombé en lisant le bulletin paroissial de la semaine plein de «vivrensemble» et de «padamalgam».













mardi, septembre 08, 2015

La guerre comme extension du bordel français par d’autres moyens

La guerre comme extension du bordel français par d’autres moyens

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Au fond, tout se passe comme si Bernard Henri-Lévy était devenu le penseur officiel de la République. En dehors du leit-motiv: « Bombardons Daesh et tous nos problèmes seront réglés », on peine à trouver un fil conducteur. Mais c’est peut-être cela l’apothéose de la nouvelle philosophie dont BHL fut l’un des hérauts: le recours à des baguettes magiques pour sublimer le réel. En digne pratiquant de cette pensée mystique, François Hollande ne dit pas autre chose. Survolons le territoire du Daesh, en y envoyant des bombinettes « quand nous serons prêts », et les problèmes se résoudront. Le terrorisme va disparaître, les réfugiés vont arrêter de traverser la Méditerranée et la paix va revenir.

[…]


Mais, bien entendu, la question de la survie ou non de Daesh, nous l’avons bien compris, n’est qu’un élément accidentel de la politique française, un prétexte, une sorte d’emballage tonitruant qui dissimule la sucette acidulée à laquelle il va falloir se coller. On ne bombarde pas dans l’intérêt des migrants, ni même pour combattre le terrorisme, on bombarde pour mettre l’opinion française sous tension et la pousser à aimer un Président de la République à la ramasse, mais candidat à sa propre réélection.

François Hollande compte évidemment sur deux ficelles pour promouvoir sa cause.

Première ficelle, l’image quasi-puérile du héros de guerre que les Français aiment parce que c’est la guerre, parce qu’il la gagne, et parce que cela nous donnera un beau défilé du 14 Juillet.

[…]

Deuxième ficelle: pas de zizanie en temps de guerre. Pendant que nos pilotes mettent leur vie en jeu, la France doit rester unie. La méthode fonctionne toujours: on ne critique pas un Président qui conduit les armées en mouvement, etc. La technique est bien connue, et elle garantit sa part de succès. A défaut de susciter l’enthousiasme, elle neutralise les critiques de l’opposition qui ne veut pas apparaître comme « traîtresse ».

Au fond, la guerre en Syrie a exactement la même fonction que la guerre au Mali ou en Centrafrique: une fonction immédiate d’intervention militaire, et une fonction durable de remontée dans les sondages.

Il faudrait commencer à comptabiliser le coût exact de la candidature de Hollande en 2017.
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Si vous voulez une stratégie contre l'EIIL, vous ne la trouverez pas sous les lambris dorés de la République où de répugnants incompétents vivent comme des nababs à nos frais. Vous le trouvez sur des blogs :

Détruire Daech ou laisser vivre l’Etat islamique

La fin de l'histoire est connue : nous ne ferons pas ce qu'il faut, par pusillanimité, et l'EIIL finira comme une deuxième Arabie Saoudite étalée sur les territoires de Syrie, de l'Irak, et, peut-être un jour, de l'Egypte et de la Libye.

Quant à nous, nous aurons été submergés de métèques et de rastaquouères depuis longtemps, ce qui rendra cette évolution de notre environnement plus acceptable.










samedi, juillet 04, 2015

L'Italie arabe et les Normands

Notre serial-commentateur Curmudgeon rappelait il y a peu le sac de Rome par les arabes en 846 (pudiquement nommés «sarrasins» par Wikipedia. Je me suis amusé à préciser que les pilleurs «sarrasins» étaient musulmans, à chaque fois, ma modification été retirée. Nous ne sommes plus très loin du moment où citer les passages sanguinaires du Coran sera considéré, sans aucune contestation de leur authenticité, comme «islamophobe». Cette démarche intellectuelle est déjà celle qui est appliquée à Eric Zemmour : on ne conteste pas la véracité de ses propos mais on le condamne tout de même pour les avoir tenus).

L'invasion de l'Espagne et les razzias en Narbonnaise, vues comme de gentilles prémices du multiculturalisme par certains fous (c'est aussi multiculturel que de se faire tabasser par le Rom qui cambriole votre maison), sont plus connues.

Mais il ne faut pas oublier que l'Italie a subi des incursions incursions arabes et que la Sicile est envahie pour un siècle et demi de 948 à 1091.

L'Italie en l'an 1000 :



Comment les Siciliens s'en sont-ils sortis ?

Le pape a béni les Normands, peu nombreux (autour de 1000) mais motivés, qui ont profité des divisions des arabes. Bref, les Siciliens n'y sont pas pur grand'chose.

On peut en tirer quatre leçons pour notre temps :

♗ la conquête d'une région occidentale par les musulmans est possible. Ce n'est pas un fantasme. Il n'y a pas d'antidote magique qui protégerait par miracle l'occident de l'invasion.

♗ le joug musulman est tellement lourd (voir l'article de Wikipedia) que la révolte des populations conquises est impossible (c'est le quatrième stade de Bezmenov). Il faut une aide extérieure, pas nombreuse, mais motivé.

♗ l'esprit, la Foi, ça compte. On ne se bat pas pour avoir le droit de manger du cochon ou pour aller à la plage en string. On se bat pour sauver sa Foi et son être.

♗ les musulmans ont la scissiparité compulsive des écologistes et des trotskystes. Tant qu'ils sont en phase de conquête, ils sont unis, mais dès que ça se calme, ils se foutent sur la gueule. A nous d'en profiter.

Et une cinquième leçon, au-dessus de toutes les autres : mieux vaut repousser l'invasion quand il en est encore temps. C'est toujours moins difficile que de se débarrasser de l'envahisseur une fois qu'il est installé.









mardi, juin 02, 2015

Stratégie : Africa first

Africa first

Excellent article de Michel Goya, limpide, définissant une stratégie d'intervention extérieure pour la France.

Le titre est une allusion à la stratégie «Germany first» choisie par Roosevelt en 1940.

Bien sûr, cet article ne portera aucun fruit : l'Etat français adipeux et bureaucratique (il faudrait trouver un mot encore plus fort que «bureaucratique»), au sommet duquel on trouve des politiciens qui sont tout sauf des chefs, est absolument incapable de définir une stratégie quelconque. Décider ? Trancher ? Pour emmerder Sarkozy, oui. Mais pour défendre la France ? Et à long terme ? Vous n'y pensez pas !

Alors, la politique de la France est faite par l'équilibre des lobbys : lobby antisémite et pro-arabe du quai d'Orsay, lobby atlantiste des fondations subventionnées par la CIA et ses filiales, etc. La conduite est simple : c'est toujours la pente du moindre effort.

D'ailleurs, Michal Goya ne semble guère se faire d'illusions puisqu'il conclut : «Celui qui ne se fixe pas d’objectifs ne risque pas de les atteindre. Si nous voulons des résultats stratégiques, commençons par avoir une stratégie.».


dimanche, mai 24, 2015

Jeannette Bougrab : «La France est toujours aussi aveugle face au péril islamiste»

Si je ne suis pas d'accord avec toutes ses déclarations, je ne peux que souscrire à cet entretien de Jeannette (remarquez qu'elle porte un prénom français, elle ne s'appelle pas Najat) Bougrab :

Jeannette Bougrab : «La France est toujours aussi aveugle face au péril islamiste»


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[…]

Il y aurait déjà dû y avoir un avant et un après Merah, un avant et un après Nemmouche. Nous n'avons pas fait notre révolution copernicienne. Les prémisses sont là. J'ai tenté d'alerter à travers des écrits et des conférences sur la gravité du phénomène de radicalisation de jeunes musulmans, pour certains récemment convertis. Mais on a parfois la terrible impression que les gens s'habituent aux violations des droits les plus fondamentaux. Il est intéressant de faire le parallèle avec la décennie noire en Algérie. Dans Gouverner au nom d'Allah, l'écrivain algérien Boualem Sansal rappelle qu'au début, personne ne prenait vraiment au sérieux le phénomène d'islamisation qui était vu comme une sorte de folklore sympathique. Lorsque les Algériens se sont réveillés, c'était le cauchemar. Le conflit a fait 300 000 morts (ndlr: les historiens avancent des chiffres compris entre 60 000 et 150 000 morts). Lorsque nous allons enfin nous réveiller, il sera trop tard.

[…]

Ce n'est pas parce que 4 millions de personnes ont défilé dans les rues que les choses ont changé. Je ne comprends pas comment le 11 janvier la France a pu bomber le torse et prétendre s'être relevée ? Lorsque 12 personnes meurent simplement à cause de leurs dessins et quatre autres parce qu'elles faisaient leurs courses dans une supérette cacher, c'est la preuve d'un terrible échec, le symbole absolu de notre déclin. Sommes-nous aveugles au point de ne pas avoir pris la mesure de la monstruosité des actes ? Sommes-nous stupides d'avoir pensé qu'ils ne pourraient pas se reproduire ? Nous n'avons toujours pas mesuré la gravité des évènements, le fait que nous sommes entrés en guerre. La violence ne cesse de progresser et j'entends que certains trouvent encore des excuses aux islamistes ! Le titre d'un article sur le site de RFI n'était-il pas: «l'enfance malheureuse des frères Kouachi»?

[…]

Le Comte de Bouderbala, d'origine kabyle, résume ça très bien à travers un sketch où il explique qu'à chaque émeute en Seine-Saint-Denis, on organise un concert de rap. Et d'ironiser sur les fautes de grammaire et de syntaxe des rappeurs. Sous couvert d'antiracisme, on a enfermé ces populations dans leur milieu social et culturel. Une partie des enfants d'immigrés aspire à l'excellence alors que les élites, en particulier de gauche, consciemment ou inconsciemment les tirent vers le bas. On peut le voir aujourd'hui à travers la réforme du collège. Il y a également une part de responsabilité des parents. Les miens ne savaient ni lire ni écrire, mais m'ont inculqué l'amour de l'école. Ils me rappelaient, ainsi qu'à mes frères et sœurs, que nous avions la chance d'être nés en France et que nous avions la responsabilité de nous en sortir.

[…]

La gauche morale se fout du sort des Yézidis, de celui de jeunes filles pakistanaises. Elle préfère les intellectuels qui ont défendu Mao et les Khmers rouges tout en devisant sur la résistance au Flore... Dans ces conditions, je me sens libre de quitter le pays un temps pour me ressourcer un peu avec ma fille. Mais je continuerai à me battre de là où je serai.

[…]

Le monde culturel et intellectuel a également une lourde part de responsabilité. L'alliance rouge-verte symbolisé par le livre d'Edwy Plenel, Pour les musulmans, me gêne beaucoup. Heureusement, il y a quelques résistants comme par exemple Michel Onfray. Mais il se fait injurier lui aussi.
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Jeannette Bougrab par le de la gauche, mais la droite est pire : a-t-on entendu les Fillon, Juppé, Sarkozy analyser correctement les événements ? Que nenni, bien au contraire.

Le peuple français est seul.

jeudi, mai 21, 2015

Palmyre et martyrs

Les medias occidentaux et leurs relais au pouvoir se focalisent sur les vestiges antiques dégradés par les islamistes.

Il est difficile de ne pas y voir une fuite et une indifférence devant le martyre des chrétiens d’Orient, entre autres victimes des islamistes.

Ceux-ci savent parfaitement en jouer : ils concentrent l’attention sur Palmyre, d’importance stratégique mineure, alors que la bataille pour Ramadi, bien plus cruciale, est passée sous silence.

Prise de Palmyre par l'État islamique : pourquoi une telle inaction de la coalition ?


vendredi, mai 01, 2015

Revenir à la nation (JL Harouel)

Excellent livre qui rassemble nombre de réflexions de ce blog. Ce billet est un peu long mais il est fondamental.

On peut faire l'éloge des nations à la Chateaubriand. Harouel est plus analytique.

Nous sommes dans la droite ligne des vertus chrétiennes devenues folles de Chesterton, que mes fidèles lecteurs connaissent par cœur.

Extrait (dont j’ai fait sauter les références, que vous retrouverez dans le livre) en forme d’introduction et d’incitation à l’achat. Vous apprécierez la critique de l’Eglise catholique conquise à l’insu de son plein gré par la religion séculière humanitaire, car elle répond à une discussion récurrente sur ce blog, les chrétiens sont-ils les meilleurs amis ou les meilleurs ennemis des nations européennes ? :

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Amour obligatoire de l'autre et haine de soi des Européens

Si l'oubli total de soi au profit de l'autre est une vertu chrétienne, elle est aujourd'hui dénaturée par sa sécularisation et sa transformation en norme juridique. Dans le christianisme, c'était un acte libre accompli dans l'espérance du salut. Dans le post-christianisme, c'est devenu une contrainte juridique sans contrepartie. C'est une tyrannie exercée au nom de la vertu.

La très vertueuse religion séculière des nouveaux droits de l'homme trace aux Européens le devoir de disparaître en souriant pour faire place sur leur sol à d'autres peuples et à d'autres civilisations. C'est une invitation implicite à une euthanasie collective, à un suicide forcément heureux puisque conforme aux exigences de la vertu. Et le plus étrange, c'est que les peuples européens, ou du moins leurs dirigeants, semblent acquis à ce programme de sortie de l'histoire par la sortie de la vie.

Des observateurs lucides, tel Pierre Manent, ont noté cette effarante adhésion de la civilisation européenne à son propre anéantissement au profit des autres, perçu comme l'accomplissement d'un devoir éthique: «Je suis très surpris de la léthargie des Européens qui semblent consentir à leur propre disparition. Pis, ils interprètent cette disparition comme la preuve de leur supériorité morale. » Or cette prétendue supériorité morale est fondée sur la haine de soi : nous sommes sublimes puisque nous acceptons de disparaître au profit des autres ; mais si nous l'acceptons, c'est que nous ne méritons pas de vivre car nous sommes infâmes. Tel est le mécanisme de ce que Pascal Bruckner appelle le «masochisme occidental». Celui-ci est indispensable à l'amour de l'autre jusqu'au mépris de soi qu'exige le millénarisme post-chrétien. Si on déteste sa religion, sa civilisation, sa nation, il est logique de s'effacer devant les intérêts, les modes de vie et de pensée de l'autre. Le masochisme européen est l'outil obligé du travail de destruction des nations européennes par la religion humanitaire.

Les Européens ne se sentent plus le droit de s'estimer ni de s'aimer, comme le souligne Pierre Manent : «Il y a peu de temps encore, l'idée démocratique légitimait et nourrissait l'amour que chaque peuple éprouve naturellement pour lui-même. Désormais, au nom de la démocratie, on réprouve et rabroue cet amour. » C'est que - et j'y reviendrai -, sous l'effet du millénarisme post-chrétien, on a adopté une conception sensiblement différente de la démocratie, avec injection massive de valeurs universalistes. Si bien que, si on se place du point de vue des nouvelles valeurs démocratiques, «aucun peuple n'est plus légitime [et] seule la généralité humaine est légitime» .

Pourtant, les peuples européens ont une identité, un contenu humain, une histoire, une civilisation. Mais tout cela est en péril de mort à cause du millénarisme de l'amour de l'autre jusqu'au déni de soi. Car la question de l'identité est interdite aux populations « indigènes » d'Europe par le despotisme antiraciste, c'est-à-dire universaliste. Dans les pays européens, les seules revendications identitaires ne risquant « pas de s'attirer des accusations de nationalisme, de racisme ou de xénophobie [sont] celles émanant des étrangers » .

En érigeant son droit en religion d'Etat bourrée de valeurs d'origine évangélique aboutissant à un universalisme fantasmé et à une chasse féroce à toute velléité de discrimination, l'Europe occidentale s'est placée en position de faiblesse par rapport aux autres civilisations, qui sont peu concernées par le projet millénariste d'une humanité unifiée par l'amour de l'autre jusqu'au mépris de soi.

Le post-christianisme démocrate-chrétien contre la nation et la démocratie

Il est bien connu que la démocratie chrétienne n'aime pas vraiment la démocratie et n'aime pas du tout la nation, cadre optimal de la démocratie. Nation et démocratie sont étroitement liées. Ainsi que l'écrit Rousseau au début de l’Emile, « où il n'y a plus de patrie, il ne peut plus y avoir de citoyens». Patrie, démocratie : dans les deux cas, il s'agit du peuple, d'un peuple particulier, ce que les chrétiens-démocrates abominent puisqu'ils n'aiment que l'universel.

On le voit admirablement à la manière dont l'Europe occidentale fut dirigée après la Seconde guerre mondiale, durant la période de la reconstruction, qui fut aussi le temps des Trente Glorieuse et celui du lancement du projet européen. La partie continentale de l'Europe était alors pour l'essentiel dominée par la démocratie chrétienne. Or, tant au niveau des choix politiques et institutionnels internes que dans la mise en œuvre de la construction européenne, toute l'action des dirigeants chrétiens-démocrates s'exerça contre la nation et la souveraineté du peuple.

Leur objectif était de détruire « l'idée d'une suprématie parlementaire absolue» et ils y parvinrent. Partout en Europe sauf en Grande-Bretagne, elle « cessa d'être considérée comme légitime». Le moyen employé fut une « technique constitutionnelle» reprise de Kelsen : la création des cours constitutionnelles. Kelsen fut leur grande référence, car sa pensée constitutionnaliste était jugée utile pour limiter le pouvoir du peuple souverain au moyen du droit. On a adopté la solution des cours constitutionnelles afin de «limiter ou même contredire la notion traditionnelle de souveraineté populaire». La création des cours constitutionnelles était clairement dirigée contre les parlements nationaux.

Quant à la construction européenne, elle fut décidée de la manière la moins démocratique du monde par la démocratie chrétienne. Les fondateurs de la Communauté européenne, Robert Schuman, Alcide de Gasperi et Konrad Adenauer, qui étaient tous des chrétiens-démocrates, s'abstinrent soigneusement «de convoquer leurs peuples devant les urnes pour définir les dispositifs supranationaux». Ils recherchèrent «un consensus parmi les élites» pour décider «un certain nombre de mesures technocratiques et administratives». Ils tenaient par-dessus tout à éviter «les périls de la souveraineté populaire». Ils craignaient autant la démocratie que l'idée de nation. L'objectif des démocrates-chrétiens était «la dévalorisation de l'idée de souveraineté nationale».

Celle-ci fut, dès le début des années 1960, anéantie au niveau des principes par un coup de force judiciaire de la Cour de justice des communautés européennes décidant que le droit communautaire prévalait sur les législations nationales et était donc directement applicable dans les Etats membres, où il pouvait être invoqué par les particuliers devant les juridictions du pays. C'est de là qu'a découlé la déréliction des nations souveraines.

La construction européenne a marqué la fin des démocraties européennes. L'idéologie et les mécanismes institutionnels de l'Union européenne ont vidé les instances politiques nationales de leur substance. Pour la prise de décision, les mécanismes de la démocratie ont fait place au règne feutré des technocrates, des banquiers et des juges qui exercent dans le secret de leurs bureaux un pouvoir absolu. Les luttes électorales et politiques à l'intérieur des Etats-nations ne sont plus qu'un théâtre d'ombres sans enjeu réel, dont le spectacle n'a pour raison d'être que d'empêcher les peuples de prendre tout à fait conscience que les grands choix de société ne se font plus au niveau national, que les hommes d'Etat des divers pays européens ne sont plus que des marionnettes en charge de faire accepter ce qui a été décidé ailleurs.

Nous ne sommes plus des citoyens. Nous sommes les dociles sujets des experts de Bruxelles et des juges de Strasbourg, qui exercent sur nous un despotisme doux dans la forme mais inflexible dans le fond. Cela ne veut pas dire que, dans l'Union européenne, le politique n'existe pas. Il existe tout en étant nié comme tel. L'abandon du gouvernement des hommes et des choses pour une gouvernance économique docilement soumise aux dogmes du libre échange universel est un choix politique en creux.

Et il en est de même pour le remplacement du pouvoir législatif par le règne du droit, dominé par la norme sacrée de l'anti-discrimination, dont le culte est entretenu par des juges-prêtres qui lui font dire ce qu'ils veulent, tout comme les prêtres de Delphes interprétaient à leur guise les oracles d'Apollon.

Tout cela exprime un rejet de l'éthique de la responsabilité en faveur de l'éthique de la conviction. C'est un choix politique négatif, mais un choix politique tout de même. Dans l'Union européenne, le pouvoir est entre les mains du juge, du commissaire et du banquier. Le déficit démocratique de l'Europe n'est « pas une dérive, une erreur d'aiguillage, mais bien un projet pensé, superbement mis en œuvre». Tournant radicalement le dos à la démocratie, l'Union européenne est un millénarisme bureaucratique post-chrétien.

La démocratie post-chrétienne contre la démocratie libérale

Sur quantité de sujets majeurs, le millénarisme de l'amour de l'autre jusqu'au mépris de soi fait obstacle au débat démocratique, que l'État-Eglise de la religion de l'anti-discrimination parvient à empêcher grâce à l'arme de la répression pénale des expressions de la pensée libre. Cela traduit une crise peut-être mortelle de la démocratie européenne.

C'est que, sans trop le dire, on nous impose une version post-chrétienne de la démocratie, fort éloignée du modèle classique de la démocratie libérale : souveraineté du peuple et garantie des citoyens contre l'arbitraire par les libertés publiques. Dans sa nouvelle version, la démocratie ne consiste pas «qu'en la souveraineté du nombre». Elle « consiste surtout dans des valeurs de tolérance et de dialogue ».

Bref, dans son acception post-chrétienne, la démocratie, c'est fondamentalement le culte de l'universel, l'ouverture à l'autre, la chasse aux discriminations, la mise en tutelle de la souveraineté du peuple. On est là en pleine guerre des mots. Si on décide que là est la démocratie, cela veut dire que la classique démocratie libérale n'était pas la démocratie. Et c'est ce qui s'est passé de manière assez sournoise. On a décidé que les valeurs de la religion humanitaire étaient les vraies valeurs démocratiques. On a placé ces valeurs au-dessus de l'Etat. Et, ce faisant, on a « institutionnalisé la paralysie politique de la démocratie» .

En se réclamant de Kelsen, on a voulu réduire l'Etat à n'être plus qu'une hiérarchie de normes. Or le principe du règne abstrait du droit, se suffisant à lui-même et ne se souciant pas des conséquences pratiques auxquelles il aboutit, relève de la morale de la conviction dont Max Weber observait qu'elle ne pouvait être la morale de l'État. Le gouvernement d'un Etat doit se soucier des résultats de son action, il doit donc se fonder sur la morale de la responsabilité. Étant trop souvent une éthique de l'irresponsabilité, l'éthique de la conviction ne saurait régner souverainement sur la société sans de graves dangers pour celle-ci. Établir une fois pour toute une norme suprême et s'interdire de la remettre en cause malgré ses effets pervers est un système suicidaire.

Si les normes supérieures régissant une nation mettent en péril son existence, la nation doit pouvoir les changer, ou au minimum les mettre entre parenthèses pendant le temps nécessaire. C'est l'idée, exposée en 1938 par le politologue allemand Karl Loewenstein, alors réfugié aux États-Unis, que face à une menace de nature totalitaire, une démocratie est handicapée par « un aveuglement légaliste» et « un formalisme exagéré de l'État de droit» . C'est dans le même sens que s'inscrit la fameuse formule du juge Robert H. Jackson quand il déclarait en 1949: «La démocratie n'est pas un pacte suicidaire. »

Or la démocratie post-chrétienne constitue un pacte suicidaire pour les nations d'Europe occidentale, exposées sans défense à une menace totalitaire feutrée mais bien réelle, d'autant plus pernicieuse qu'elle se trouve au cœur même de leur système de normes. Le principe de prohibition absolue de toute discrimination est lourd de menace totalitaire, car sa logique est d'anéantir l'État libéral. La démonstration en a été faite dès 1965 par Léo Strauss. Celui-ci expose que le libéralisme « repose essentiellement sur la distinction entre l'État et la société, ou sur la reconnaissance d'une sphère privée, protégée par la loi mais où la loi ne peut pénétrer». L'Etat libéral ne doit pratiquer aucune «discrimination» entre ses citoyens. En revanche, du fait de l'existence officielle d'une sphère privée, il ne peut sans se renier intervenir dans cette sphère pour empêcher une «discrimination "privée" » pratiquée par des individus ou des groupes. En conséquence, «une interdiction légale de toute "discrimination" de quelque sorte qu'elle soit» signifie «l'abolition de la sphère privée, la négation de la différence entre l'État et la société, la destruction de l'État libéral». Bref, un système totalitaire.

Racine du principe de non discrimination, l'amour évangélique est fou dans une perspective terrestre et humaine. Il n'est sage que dans la perspective du salut céleste. Pour un pouvoir s'inscrivant dans une logique exclusivement terrestre et humaine, il est fou et suicidaire de faire de l'amour absolu de l'autre la norme juridique suprême, sanctionnée par le juge.

Le désintérêt de l'Église post-chrétienne envers les nations européennes

Le christianisme ayant été en grande partie chassé de la Méditerranée orientale et de l'Afrique du Nord par l'islam, il n'a pu survivre que grâce à l'Europe. Pendant un millénaire et demi, l'histoire du christianisme s'est pour l'essentiel confondue avec l'histoire des Européens. Mais, aujourd'hui, les intérêts du christianisme ne résident plus que très secondairement en Europe. La pratique religieuse y est tombée à peu de chose, tandis que l'explosion démographique de l'Afrique, de l'Amérique latine et de l'Asie y a multiplié le nombre des chrétiens pratiquants.

L'Église catholique est une institution admirable qui a joué un rôle historique immense. Elle doit son immense succès à l'Europe qui a été pendant une grande partie de son existence son tissu porteur. Maintenant, elle prend acte de ce que son mariage avec les Européens est caduc. Elle tourne la page sans état d'âme. Elle ne s'attache à rien ni à personne. Par-delà son empathie affichée, l'Église est un monstre froid, tout autant que l'État, lequel s'est construit à son image. L'Église ne connaît que ses intérêts, sa survie dans la longue durée. Et celle-ci passe aujourd'hui par ce que l'on appelait naguère le Tiers Monde, où sont maintenant les gros bataillons de fidèles. D'où l'intérêt que l'Église peut avoir aujourd'hui à se créer une clientèle parmi ces peuples en prenant ouvertement leur parti contre les nations européennes, spécialement à propos de l'immigration.

Ce faisant, l'Église a été amenée à effectuer dans le cadre de son magistère des prises de position politiques s'inscrivant dans la logique millénariste de la religion humanitaire. Le tournant s'est placé sous le pontificat de Jean XXIII, quand le pape a déclaré qu'il lui fallait intervenir non seulement en raison du salut des hommes, mais aussi au nom des droits de l'homme. Après quoi le pontificat de Paul VI a marqué le passage de l'Église à une théologie de la démocratie constitutionnelle. D'un point de vue politique, tout cela été très positif, puisque les prises de position de Jean-Paul II en faveur des droits de l'homme et de la démocratie dans les pays de l'Est ont grandement contribué à délégitimer le communisme et à favoriser la chute de l'Union Soviétique. Il n'en reste pas moins que le culte des droits de l'homme et de la démocratie relève de la religion humanitaire et donc du post-christianisme.

Dans le passé, on a beaucoup critiqué l'Église pour avoir marqué son attachement aux régimes monarchiques, condamné la liberté de conscience, la souveraineté du peuple, le libéralisme et des théories philosophiques telles que le naturalisme ou le rationalisme. Et il est vrai que l'Eglise n'était pas dans son rôle. Mais elle n'est pas davantage dans son rôle quand elle prend aujourd'hui fait et cause pour la démocratie et pour les droits de l'homme, et quand elle prétend interdire aux nations européennes tout contrôle des flux migratoires.

Dans son principe, l'Église est une institution de nature de spirituelle ayant pour objet la foi en vue du salut. Or, dans l'Église actuelle, la religion chrétienne cohabite avec une religion séculière très proche d'elle sur le plan moral mais dont les préoccupations sont exclusivement terrestres : la religion de la démocratie et des droits de l'homme, lesquels sont principalement envisagés sous l'angle de la non-discrimination. C'est ainsi qu'on voit l'Eglise réclamer à cor et à cri l'accueil à bras ouverts en Europe de toute l'immigration illégale en provenance de l'Afrique et de l'Asie.

L'appel lancé à Lampedusa par le nouveau pape a des accents millénaristes : accueillons tous les migrants et ce sera la cité de Dieu sur la terre. Mais l'histoire des mouvements millénaristes se réclamant de l'amour divin enseigne qu'ils n'ont jamais débouché sur autre chose que sur un enfer. Etrangement, le pape actuel a choisi la posture de chef d'un mouvement humanitaire, ce qui transforme quelque peu l'Église en une ONG droits-de-l'hommiste. Il y a actuellement deux religions dans l'Église : la religion catholique et la religion humanitaire, laquelle est une religion séculière. L'Église est décidément contaminée par le post-christianisme et de ce fait devenue peu amie des nations européennes.

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Puisque l’universalisme est l’ennemi mortel pour les nations européennes, que propose Harouel ? De prendre exemple sur la plus particulariste des nations démocratiques : Israël. Il développe cette idée intéressante.

Israël a été fondée par des Européens et il ne faut pas oublier que la notion de peuple élu marque la naissance des nations européennes.

En effet, chacun se référant à l'Ancien Testament, se voulait le peuple élu de la Nouvelle Alliance. C'est particulièrement flagrant dans la mythologie du royaume de France.

Quant aux cathos mièvres qui feraient la moue devant cette référence à l'Ancien Testament pas assez bisounours, je leur rappelle que l'oubli de l'Ancien Testament est une hérésie (le marcionisme).

Il a toujours été entendu en bonne théologie que l'amour du prochain se faisait en cercles concentriques, qu'avant d'aller chercher des amours lointaines et souvent abstraites, il fallait assumer ses amours proches et concrètes.

Aimer d'abord les siens et ensuite seulement l'étranger n'est pas une faute mais un devoir.

L'appartenance à la nation suppose l'accueil de l'héritage par l'enfant et par l'immigré. Ni l'enfant ni l'immigré n'arrivent dans un pays vide.  L'appartenance à la nation entraine avec lui l'acceptation active de l'héritage national. Chaque Français hérite d'un petit bout de France qu'il est de son devoir d'accueillir, de préserver et de transmettre. Le droit naturel de la nationalité est donc le droit du sang. Le droit du sol ne peut être qu'une exception très restreinte.

Le droit du sol généralisé et automatique actuel est mortel, parce que les immigrés sont trop nombreux, d'où le Grand Remplacement, et parce que, de culture et de religion différentes, voire opposées à aux nôtre, ils ne se sentent nullement concernés par notre héritage et n'ont aucune intention de le faire leur. Ils gardent leur héritage et ne le remplacent pas par leur nôtre. On le voit  à la mortifère (pour la France) fierté de leurs origines. Combien d'immigrés de deuxième ou de troisième génération font encore «comme au pays» marquant de la manière la plus claire que la France n'est pas leur pays, quoiqu'en dise l'administration ?

L'islam s'est construite en opposition avec la chrétienté, donc avec l'Europe. Toute arrivée massive de musulmans en Europe ne peut être, qu'on le veuille ou non, qu'une invasion et qu'une colonisation. A partir d'un certain nombre, dépassé depuis longtemps, peu importent les destins individuels.

On ne peut être à la fois bon musulman et bon Français (air connu sur ce blog). On ne peut donc devenir réellement français qu'en cessant d'être musulman. Et c'est le rôle des institutions (administration, lois, etc) et des Français eux-mêmes que de forcer les musulmans à choisir.

Harouel est saignant sur toutes les manifestations de la présence des musulmans en France (menus hallal, voile, ségrégation sexuelle, mosquées pharaoniques, etc.). Pour lui, ce sont les manifestations de victoire d'une colonisation, ennemie par essence, et elles doivent être interdites pour cette raison. Cette position a le mérite d'être claire et juste.

Il rappelle un point intéressant : le Coran interdit aux musulmans de s'installer en «terre de mécréance», point validé par l'université Al-Hazar. L'expulsion de France des musulmans ne serait même pas en contradiction avec le Coran ! Je n'en ai rien à foutre du Coran, mais c'est rigolo.

La solution ? La préférence nationale dans tous les domaines. Le premier devoir d'un Etat est de protéger ses nationaux. Tout autre attitude est une trahison.

Concrètement, cela suppose de sortir de tous les «machins» européistes  et mondialistes (cours de justice, parlements, commissions, chartes, déclarations, Euro, etc.) dont la finalité est d'empêcher les nations européennes de se défendre an nom de la théorie fausse «les nations, c'est la guerre».

Cela suppose aussi, comme dit précédemment, qu'on arrête cette folie de l'acquisition de la nationalité par un droit du sol largement ouvert et automatique.

Harouel fait remarquer que les petits pays, Suisse, Israël, semblent avoir moins de problèmes à assumer le sentiment national. Je soupçonne qu'il met beaucoup d'espoir dans les petits pays, Grèce, Portugal, menacés par le bulldozer bruxello-berlinois.

Je termine par des commentaires personnels.

La violence vient. Elle est déjà là. C'est celle des musulmans imposant leur mode de vie aux Européens et elle ne peut aller qu'en augmentant. Mais je souhaite une autre violence : celle des Européens expulsant les musulmans.

Ceux qui nous disent que ce n'est pas possible sont des traitres ou des imbéciles (ou les deux). Si on avait dit aux Français d'Algérie de 1952 que, dix ans plus tard, ils repasseraient la Méditerranée avec un baluchon sur le dos et que l'Algérie ne serait plus un département français, si on avait dit aux Allemands de 1935 que, dix ans plus tard, ils seraient expulsés par millions des terres de l'est où ils vivaient depuis des siècles et que la Prusse serait rayée de la carte, ils n'y auraient pas cru et vous auraient dit que ce n'était pas possible. Et pourtant, c'est arrivé.

Je connais trop l'histoire des guerres pour être de ces intellectuels fascinés par la violence. Mais je pense qu'en l'état actuel des choses, la violence est inévitable. Alors je préfère qu'elle soit de notre coté plutôt que du leur.

J'espère encore que notre violence puisse être limitée à l'économique et au social, mais j'en suis de moins en moins certain. Si notre violence doit devenir civile et guerrière, hé bien tant pis, cela sera un grand malheur, mais moins grand que la servitude.











mardi, février 24, 2015

Une suggestion pour tous les Charlies

Un businessman anglais plaque tout pour aller défier Daech en Irak

Et puis, il va pouvoir apprendre à sa femme à se servir d'une kalach :



C'est-y pas une bonne suggestion pour les Charlies ?

Bien sûr, je plaisante.

Les Charlies ayant choisi de se comporter comme des moutons bêlants et de s'afficher comme tels, ils sont les moins susceptibles de ces décisions folles des fortes personnalités.

Les Charlies sont raisonnables tout plein. Et quand il s'agira de se convertir à l'islam, ils seront un peu gênés, mais quoi ? Les musulmans sont les plus déterminés, alors à quoi ça sert de résister ? Et puis, l'islam, finalement, c'est pas si mal, c'est hygiénique, non ?  Ne déclenchons pas une guerre civile pour si peu, soyons raisonnables.

Mais, en certaines circonstances, n'est-ce pas folie d'être raisonnable et sagesse d'être fou ?

Tim Locks me rappelle quelqu'un : Richard Millet.


Je veux être maître de moi, à tout sens. La sagesse a ses excès et n'a pas moins besoin de modération que la folie. (Montaigne)

Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit. (La Rochefoucauld).

Aujourd'hui la plupart des gens se consument dans je ne sais quelle sagesse terre à terre et découvrent, quand il n'en est plus temps, que les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais. (Oscar Wilde)

Avisse à la population : les commentateurs sont invités à déposer des citations sur ce thème de la sagesse quelquefois un peu folle et de la folie un peu sage. Quelques phrases en latin ou en grec (ancien, désendetté) seraient bienvenues.




mercredi, février 18, 2015

Le dessein des terroristes islamiques (2)

Certains lecteurs se sont sentis émoustillés par la suggestion que les terroristes islamiques pourraient ne pas avoir un dessein précis. J'ai déjà donné mon avis dans un billet.

Notre serial-commentateur Curmu a posté ce lien passionnant :

What ISIS Really Wants

The Islamic State is no mere collection of psychopaths. It is a religious group with carefully considered beliefs, among them that it is a key agent of the coming apocalypse. Here’s what that means for its strategy—and for how to stop it.

C'est un peu long et en anglais. Cependant, ça vaut le coup de faire l'effort. C'est la première fois que je vois aborder la question sérieusement au delà des poncifs inconsistants du style « ce n'est pas le vrai islam » ou « ce sont des fous ». Je n'ose pas poser la question de savoir si on trouve un équivalent français, j'ai peur de la réponse.

J'ai enfin compris que les différences entre Al Quaïda et l'Etat Islamique du Levant étaient profondes parce que, entre autres, d'ordre religieux. Une des questions qui séparent les deux entités : les musulmans plus ou moins occidentalisés (boivent de l'alcool, par exemple) sont-ils des pécheurs, qu'il faut punir, ou des apostats, qu'il faut tuer ? La réponse à cette question religieuse n'est pas sans conséquences tactiques et politiques.

Bonne lecture.