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mercredi, octobre 07, 2020
jeudi, mars 28, 2019
samedi, mars 02, 2019
L'armée des sans-couilles sera l'armée du désastre
Je vous ai parlé de l'armée des sans-couilles. Michel Goya abonde dans mon sens :
La censure des militaires comme prélude aux désastres
**********
Sous le Second Empire, on rayait de l’avancement tout officier dont le nom se trouvait sur la couverture d’un livre. En 1935, après la publication de Vers l’armée de métier par le lieutenant-colonel de Gaulle, il était imposé un imprimatur officiel à toute publication d’article ou de livre par un militaire. Le général Weygand parlera plus tard d’un vent glacial vidant d’un seul coup un espace intellectuel jusque-là bien occupé. Dans les années qui ont suivi ces deux exemples, la France a subi un désastre militaire qui, à chaque fois, a été qualifié de défaite intellectuelle.
Inversement, les forces armées françaises n’ont vraiment été fortes que lorsqu’elles ont non seulement pensé, cela toutes les organisations le font, mais débattues. Les innovations militaires de la Révolution et de l’Empire n’auraient jamais eu lieu sans les « Lumières militaires », la victoire de 1918 n’aurait pas été possible sans le bouillonnement intellectuel qui a précédé et accompagné. Il y a eu des centaines de livres et d’articles écrits par des militaires avant 1914. On y réfléchissait sur son propre métier, de la même façon qu’il y avait des débats dans les autres disciplines, comme la médecine, ou dans les sciences. Rétrospectivement, on y trouve beaucoup de bêtises, mais pas plus que dans les doctrines officielles, mais aussi tout le stock d’idées alternatives qui a permis au bouillonnement intellectuel de perdurer pendant la guerre, d’innover à grande vitesse et justement de faire évoluer les doctrines, jusqu’à la victoire finale. Après le désastre de 1940, l’armée de la France libérée a connu à son tour une effervescence de réflexions professionnelles sur tous les domaines, depuis l’emploi des blindés jusqu’aux nouvelles formes de guerre et l’appréhension du phénomène nucléaire.
[…]
En 2005, le général Petraeus demandait au général britannique Aylwin-Foster de faire dans la Military Review une critique de l’action militaire américaine en Irak. Le constat n’était pas flatteur, mais il était pourtant à l’intérieur une revue institutionnelle américaine. Il a suscité par la suite un débat, qui a contribué, avec de multiples autres contributions dans d’autres revues comme la Marines Corps Gazette ou Parameters, à faire évoluer la pratique militaire américaine en Irak. Aucune intrusion dans le champ politique, aucun secret dévoilé évidemment, mais un débat entre professionnels sur la manière de l’emporter sur le terrain. Inversement, le politique ne se mêle pas de ces choses techniques.
[…]
Quitte à imiter les Américains autant imiter ce qu’ils font de bien, et leur liberté de réflexion professionnelle, préservée de toute intrusion politique, est un modèle. On doit pouvoir faire au moins aussi bien dans ce domaine. Cela sera bien plus utile pour la France qu’une censure politique qui au regard de l’histoire s’apparente toujours finalement à une forme de traîtrise.
**********
Evidemment, vous ne tombez pas de l'armoire, vous savez déjà que je considère nos dirigeants comme des traitres de plein exercice.
Bon, la première étape du redressement, c'est un parti politique patriote avec un chef qui tient la route. Un parti dans lequel les Gilets jaunes originels pourraient se reconnaître.
Commençons par ce qui n'est pas trop difficile : dégageons le paysage politique. Objectif : aux Européennes, LREM à 15 % et LR à 5 %. Votez pour n'importe quel parti (pas de blanc, pas de nul, pas d'abstention) sauf un de ces deux là.
La censure des militaires comme prélude aux désastres
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Sous le Second Empire, on rayait de l’avancement tout officier dont le nom se trouvait sur la couverture d’un livre. En 1935, après la publication de Vers l’armée de métier par le lieutenant-colonel de Gaulle, il était imposé un imprimatur officiel à toute publication d’article ou de livre par un militaire. Le général Weygand parlera plus tard d’un vent glacial vidant d’un seul coup un espace intellectuel jusque-là bien occupé. Dans les années qui ont suivi ces deux exemples, la France a subi un désastre militaire qui, à chaque fois, a été qualifié de défaite intellectuelle.
Inversement, les forces armées françaises n’ont vraiment été fortes que lorsqu’elles ont non seulement pensé, cela toutes les organisations le font, mais débattues. Les innovations militaires de la Révolution et de l’Empire n’auraient jamais eu lieu sans les « Lumières militaires », la victoire de 1918 n’aurait pas été possible sans le bouillonnement intellectuel qui a précédé et accompagné. Il y a eu des centaines de livres et d’articles écrits par des militaires avant 1914. On y réfléchissait sur son propre métier, de la même façon qu’il y avait des débats dans les autres disciplines, comme la médecine, ou dans les sciences. Rétrospectivement, on y trouve beaucoup de bêtises, mais pas plus que dans les doctrines officielles, mais aussi tout le stock d’idées alternatives qui a permis au bouillonnement intellectuel de perdurer pendant la guerre, d’innover à grande vitesse et justement de faire évoluer les doctrines, jusqu’à la victoire finale. Après le désastre de 1940, l’armée de la France libérée a connu à son tour une effervescence de réflexions professionnelles sur tous les domaines, depuis l’emploi des blindés jusqu’aux nouvelles formes de guerre et l’appréhension du phénomène nucléaire.
[…]
En 2005, le général Petraeus demandait au général britannique Aylwin-Foster de faire dans la Military Review une critique de l’action militaire américaine en Irak. Le constat n’était pas flatteur, mais il était pourtant à l’intérieur une revue institutionnelle américaine. Il a suscité par la suite un débat, qui a contribué, avec de multiples autres contributions dans d’autres revues comme la Marines Corps Gazette ou Parameters, à faire évoluer la pratique militaire américaine en Irak. Aucune intrusion dans le champ politique, aucun secret dévoilé évidemment, mais un débat entre professionnels sur la manière de l’emporter sur le terrain. Inversement, le politique ne se mêle pas de ces choses techniques.
[…]
Quitte à imiter les Américains autant imiter ce qu’ils font de bien, et leur liberté de réflexion professionnelle, préservée de toute intrusion politique, est un modèle. On doit pouvoir faire au moins aussi bien dans ce domaine. Cela sera bien plus utile pour la France qu’une censure politique qui au regard de l’histoire s’apparente toujours finalement à une forme de traîtrise.
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Evidemment, vous ne tombez pas de l'armoire, vous savez déjà que je considère nos dirigeants comme des traitres de plein exercice.
Bon, la première étape du redressement, c'est un parti politique patriote avec un chef qui tient la route. Un parti dans lequel les Gilets jaunes originels pourraient se reconnaître.
Commençons par ce qui n'est pas trop difficile : dégageons le paysage politique. Objectif : aux Européennes, LREM à 15 % et LR à 5 %. Votez pour n'importe quel parti (pas de blanc, pas de nul, pas d'abstention) sauf un de ces deux là.
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jeudi, février 28, 2019
La fabrique de l'armée des sans-couilles
Syrie: Florence Parly demande des sanctions contre un colonel
Florence Parly, je m'en fous. Elle est comme tous les ministres de ce gouvernement, elle mérite le mépris le plus total. Il faut marcher dedans du pied droit, c'est tout ce qu'on peut en faire.
Elle fait la classique poussée d'autoritarisme de ces imbéciles macroniens : « Gna gna gna, je suis le chef, ta gueule ! ».
En revanche, ce qui me soucie, parce que cela a des effets de long terme, c'est la restriction de la liberté d'expression des militaires.
Déjà que la tendance française historique est à privilégier la servilité chez les officiers supérieurs, cette décision idiote ne peut qu'aggraver cette situation dangereuse.
En effet, qu'est-ce que la servilité militaire ? Cacher les mauvaises nouvelles pour ne pas déplaire et exécuter des décisions que l'on sait mauvaises pour faire plaisir au chef.
Vous allez me dire que c'est habituel chez les macroniens. Certes, mais en matière militaire encore plus qu'ailleurs, la réalité se venge de ce genre de lâchetés et ça fait des morts, quelquefois beaucoup. Vous allez me encore dire : « Tant que ça ne touche pas un ministre, c'est pas grave ».
Hélas, l'armée française était forte quand les militaires étaient libres de s'exprimer, et cela a un rapport direct.
Vous pouvez toujours espérer que sa hiérarchie défende le colonel accusé. Ne soyez pas trop impatients. Vous allez attendre longtemps.
Florence Parly, je m'en fous. Elle est comme tous les ministres de ce gouvernement, elle mérite le mépris le plus total. Il faut marcher dedans du pied droit, c'est tout ce qu'on peut en faire.
Elle fait la classique poussée d'autoritarisme de ces imbéciles macroniens : « Gna gna gna, je suis le chef, ta gueule ! ».
En revanche, ce qui me soucie, parce que cela a des effets de long terme, c'est la restriction de la liberté d'expression des militaires.
Déjà que la tendance française historique est à privilégier la servilité chez les officiers supérieurs, cette décision idiote ne peut qu'aggraver cette situation dangereuse.
En effet, qu'est-ce que la servilité militaire ? Cacher les mauvaises nouvelles pour ne pas déplaire et exécuter des décisions que l'on sait mauvaises pour faire plaisir au chef.
Vous allez me dire que c'est habituel chez les macroniens. Certes, mais en matière militaire encore plus qu'ailleurs, la réalité se venge de ce genre de lâchetés et ça fait des morts, quelquefois beaucoup. Vous allez me encore dire : « Tant que ça ne touche pas un ministre, c'est pas grave ».
Hélas, l'armée française était forte quand les militaires étaient libres de s'exprimer, et cela a un rapport direct.
Vous pouvez toujours espérer que sa hiérarchie défende le colonel accusé. Ne soyez pas trop impatients. Vous allez attendre longtemps.
samedi, décembre 01, 2018
Un mulet
J'ai vu le général de Villiers chez Zemmour et Naulleau. Il m'a fait une impression très désagréable : un faux-cul de compétition.
De toute façon, il n'y a pas de secret : depuis les aventures du général Boulanger, le pouvoir politique sélectionne comme chefs d'état-major des généraux dont il est sûr de la servilité. Ils se donnent des airs martiaux, mais le fond de leur promotion, c'est la servilité. Joffre, Gamelin ... Je ne vois pas de raisons que le général de Villiers soit une exception.
De toute façon, qu'est-ce que c'est un général français en 2018 ? Un officier qui parle bien anglais pour pouvoir faire son sketch dans les réunions de l'OTAN. Tout est dit.
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dimanche, novembre 18, 2018
Les généraux sont des traitres comme les autres
Saint-Cyr : une promotion débaptisée par l'armée
Les généraux français sont des technocrates en uniforme. Le mot important n'est pas « uniforme » mais « technocrates ».
Depuis Bonaparte et Boulanger, la république a peur de ses généraux et a développé toute une méthode et des traditions pour sélectionner les plus serviles, les plus carriéristes, les moins susceptibles de se révolter, surtout quand la révolte est nécessaire (De Gaulle fut une malheureuse erreur de sélection de ce système).
Réciproquement, ceux-ci ont cultivé un talent pour dissimuler leur servilité sous une allure martiale (c'est la moindre des choses pour un militaire). Mais ne vous y trompez pas : il n'y a pas de haut fonctionnaire plus soumis qu'un général, moins susceptible de défendre les intérêts politiques de la France.
Avec le général Lecointre, c'est encore pire qu'avec ses prédécesseurs : sa promotion météorique garantit qu'il n'a qu'un appui très modéré de ses collègues et qu'il est entièrement dans la main du macronide élyséen.
Même quand il y a une guerre à gagner, le système ne change pas vraiment de priorité (Joffre est un troisième choix et ne parlons pas de Gamelin), alors, quand il n'y a pas de guerre à gagner ... Puis, la guerre finit toujours par arriver et on s'étonne que ça se passe mal. Bah, le sang des troufions, c'est pas cher.
Bref, toutes les institutions, y compris le sabre et le goupillon, sont gangrenées par la sécession des élites : le peuple d'en bas est abandonné par les traitres d'en haut.
Devant une telle crise de la classe dirigeante, le seul remède est une révolution, mais je ne sais pas comment.
En tout cas, la révolution au Portugal fut faite par les capitaines, pas par les généraux.
Les généraux français sont des technocrates en uniforme. Le mot important n'est pas « uniforme » mais « technocrates ».
Depuis Bonaparte et Boulanger, la république a peur de ses généraux et a développé toute une méthode et des traditions pour sélectionner les plus serviles, les plus carriéristes, les moins susceptibles de se révolter, surtout quand la révolte est nécessaire (De Gaulle fut une malheureuse erreur de sélection de ce système).
Réciproquement, ceux-ci ont cultivé un talent pour dissimuler leur servilité sous une allure martiale (c'est la moindre des choses pour un militaire). Mais ne vous y trompez pas : il n'y a pas de haut fonctionnaire plus soumis qu'un général, moins susceptible de défendre les intérêts politiques de la France.
Avec le général Lecointre, c'est encore pire qu'avec ses prédécesseurs : sa promotion météorique garantit qu'il n'a qu'un appui très modéré de ses collègues et qu'il est entièrement dans la main du macronide élyséen.
Même quand il y a une guerre à gagner, le système ne change pas vraiment de priorité (Joffre est un troisième choix et ne parlons pas de Gamelin), alors, quand il n'y a pas de guerre à gagner ... Puis, la guerre finit toujours par arriver et on s'étonne que ça se passe mal. Bah, le sang des troufions, c'est pas cher.
Bref, toutes les institutions, y compris le sabre et le goupillon, sont gangrenées par la sécession des élites : le peuple d'en bas est abandonné par les traitres d'en haut.
Devant une telle crise de la classe dirigeante, le seul remède est une révolution, mais je ne sais pas comment.
En tout cas, la révolution au Portugal fut faite par les capitaines, pas par les généraux.
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samedi, août 18, 2018
Il y a dix ans, embuscade d'Uzbin, un grand classique
L'embuscade Uzbin (18 août 2008) Un col trop loin
***********
La foudre était finalement tombée. Elle a servi de révélateur de faiblesses structurelles ou circonstancielles de notre armée. Elle a permis aussi de révéler le courage, la force et la compétence admirables de beaucoup de nos soldats. Retenons les deux.
***********
On passe sur les défaillances individuelles (cette histoire de colonels en pleurs ...), elle font partie du tableau d'ensemble.
On retrouve en fait un grand classique :
> un commandement occupé à une tâche subalterne : faire de la politique politicienne pour sauver ses places et ses budgets.
> un excès de confiance et même un laisser-aller dus à de mauvaises habitudes issues de situations particulières. On a beaucoup dit que les guerres coloniales avaient préparé la défaite de 1870.
> il y a toujours parmi les militaires, notamment les officiers, une proportion plus grande de technocrates en uniforme et de carriéristes que de vrais guerriers (qui dérangent toujours en temps de paix). C'est d'autant plus vrai à notre époque qui n'est pas vraiment à l'exaltation des valeurs guerrières (le nombre de ministres de la défense européens qui sont des femmes est tout simplement terrifiant. Qu'une femme soit ministre de la défense par exception, pourquoi pas ? Que cela devienne la norme est révélateur de notre baisse de culotte devant l'adversité. Quelle manière plus explicite de confirmer ce que ceux qui nous méprisent pensent de nous, « L'Europe est femelle » et ce n'est pas un compliment, que de confier notre défense à des femmes ?).
Dix ans après, le même drame (une mauvaise surprise mortelle, avec les trois causes décrites ci-dessus) est-elle possible ? Evidemment ! L'opération Sentinelle et le macronisme anti-national (je soupçonne Macron de brader notre armée et notre industrie d'armement pour complaire à l'adversaire allemand) ne sont pas la meilleure préparation à la guerre.
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La foudre était finalement tombée. Elle a servi de révélateur de faiblesses structurelles ou circonstancielles de notre armée. Elle a permis aussi de révéler le courage, la force et la compétence admirables de beaucoup de nos soldats. Retenons les deux.
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On passe sur les défaillances individuelles (cette histoire de colonels en pleurs ...), elle font partie du tableau d'ensemble.
On retrouve en fait un grand classique :
> un commandement occupé à une tâche subalterne : faire de la politique politicienne pour sauver ses places et ses budgets.
> un excès de confiance et même un laisser-aller dus à de mauvaises habitudes issues de situations particulières. On a beaucoup dit que les guerres coloniales avaient préparé la défaite de 1870.
> il y a toujours parmi les militaires, notamment les officiers, une proportion plus grande de technocrates en uniforme et de carriéristes que de vrais guerriers (qui dérangent toujours en temps de paix). C'est d'autant plus vrai à notre époque qui n'est pas vraiment à l'exaltation des valeurs guerrières (le nombre de ministres de la défense européens qui sont des femmes est tout simplement terrifiant. Qu'une femme soit ministre de la défense par exception, pourquoi pas ? Que cela devienne la norme est révélateur de notre baisse de culotte devant l'adversité. Quelle manière plus explicite de confirmer ce que ceux qui nous méprisent pensent de nous, « L'Europe est femelle » et ce n'est pas un compliment, que de confier notre défense à des femmes ?).
Dix ans après, le même drame (une mauvaise surprise mortelle, avec les trois causes décrites ci-dessus) est-elle possible ? Evidemment ! L'opération Sentinelle et le macronisme anti-national (je soupçonne Macron de brader notre armée et notre industrie d'armement pour complaire à l'adversaire allemand) ne sont pas la meilleure préparation à la guerre.
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le pays sait qu'il n'est pas défendu
mardi, juillet 11, 2017
Budget de la Défense : Bercy, ce nid de traîtres à la nation
Budget de la Défense : Bercy, ce nid de traîtres à la nation
*********
Derrière ces arbitrages malheureux, se pose la question du mondialisme béat de la technostructure française. Aux yeux des hauts fonctionnaires de Bercy, la France est une idée dépassée, et la puissance française un souvenir moisi à jeter aux oubliettes. Rien ne remplacera jamais, dans cette doctrine, les bienfaits de l’État-Providence. La puissance américaine est supposée pourvoir au reste.
Combien de hauts fonctionnaires ne sont-ils pas convaincus aujourd’hui que le format parfait pour la France consiste à se débarrasser de nos possessions ultramarines (Corse comprise), à se concentrer sur la prise en charge de la pauvreté (pour l’accroître subrepticement, bien entendu), et à beugler des credos mondialistes ? Cette idée-là est majoritaire, et laisse peu de place à la Défense.
*********
Verhaeghe tape fort, mais tape-t-il vraiment à coté ?
Je rappelle (je ne devrais pas avoir à le faire, mais nous vivons dans un monde où beaucoup de gens ont perdu la tête) que la défense du pays est la raison d'être ultime de l'Etat, que, si l'Etat manque à cette mission, toutes les autres ne valent rien, que porter atteinte à la défense du pays est la définition même de la trahison. Et que, dans ce cas, non seulement les fonctionnaires de Bercy n'ont plus de raison d'être, mais ils sont chanceux de ne pas connaître la paille humide des cachots.
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Derrière ces arbitrages malheureux, se pose la question du mondialisme béat de la technostructure française. Aux yeux des hauts fonctionnaires de Bercy, la France est une idée dépassée, et la puissance française un souvenir moisi à jeter aux oubliettes. Rien ne remplacera jamais, dans cette doctrine, les bienfaits de l’État-Providence. La puissance américaine est supposée pourvoir au reste.
Combien de hauts fonctionnaires ne sont-ils pas convaincus aujourd’hui que le format parfait pour la France consiste à se débarrasser de nos possessions ultramarines (Corse comprise), à se concentrer sur la prise en charge de la pauvreté (pour l’accroître subrepticement, bien entendu), et à beugler des credos mondialistes ? Cette idée-là est majoritaire, et laisse peu de place à la Défense.
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Verhaeghe tape fort, mais tape-t-il vraiment à coté ?
Je rappelle (je ne devrais pas avoir à le faire, mais nous vivons dans un monde où beaucoup de gens ont perdu la tête) que la défense du pays est la raison d'être ultime de l'Etat, que, si l'Etat manque à cette mission, toutes les autres ne valent rien, que porter atteinte à la défense du pays est la définition même de la trahison. Et que, dans ce cas, non seulement les fonctionnaires de Bercy n'ont plus de raison d'être, mais ils sont chanceux de ne pas connaître la paille humide des cachots.
lundi, mai 09, 2016
Les militaires, les livres et l'efficacité
Michel Goya, fait un constat historique pas con : quand les militaires peuvent s'exprimer et écrire, la France gagne les guerres. Quand on intime l'ordre aux militaires de la fermer, la France perd les guerres.
C'est une gigantesque latte, sans jamais les citer, contre Hollande et Juppé. Ce n'est pas la première et pas la dernière (1).
Hé oh, la guerre
**********
Les guerres se gagnent, aussi, par la critique ouverte et tolérée (tant qu’on ne révèle pas de secret opérationnel) de ce qui se fait, surtout lorsque ce qui se fait ne nous conduit pas visiblement vers la victoire. Tout ce qui bloque ce débat : l’autoritarisme « droit dans ses bottes », la prétention élitiste au monopole de la pensée, le petit calcul politique, la peur de déplaire à l’Elysée, la peur de ne pas avoir un poste prestigieux ou très bien payé à l’issue de son commandement, l’argument de la critique « dans un fauteuil », etc., tout cela est un facteur de défaite. Les cimetières des batailles perdues sont pleins de militaires à qui on a demandé de fermer leur gueule. Les histoires des désastres sont pleines de citoyens à qui on interdit de réfléchir.
Au fait, on en est où de la guerre contre l’Etat islamique et les autres organisations djihadistes. Ça va mieux ?
PS : Clemenceau disait qu'après le milligramme, plus petite unité de poids et le millimètre, plus petite unité de distance, le militaire était la plus petite unité d'intelligence....C'était plus un bon mot qu'une croyance et au moins, ça c'était drôle.
**********
Si je m'intéresse tant aux militaires et à leur liberté de parole, c'est pour une raison simple. Il n'y a plus que deux institutions en France (à part l'islam) qui pensent sur le long terme, ne sont pas amnésiques et ont encore des moyens d'action.
Ce sont l'Eglise et l'armée.
L'Eglise est cependant dans le piteux état intellectuel et psychologique que l'on sait (même si je ne perds pas espoir d'une résurrection). Il ne reste donc que l'armée.
Certes, elle n'est pas séparée de la société et en subit les maux, mais elle reste un petite lueur, un amer auquel on se raccrochera peut-être le jour venu.
**********
(1) : [...] une hypocrisie qui n’est pas l’apanage des « socialistes ». Ainsi, Natacha Polony peut, à juste titre, dénoncer la réponse inadaptée, et somme toute minable qu’Alain Juppé à faite au Général Soubelet et qui lui a valu un article vengeur du Général Desportes. Car, le cas du Général Soubelet est exemplaire. Le voici mis à la retraite d’office par le gouvernement pour avoir dit, lors d’une audition parlementaire, l’état déplorable de la gendarmerie et avoir mis en cause le fonctionnement de la justice. On peut ne pas partager tous les constats du Général Soubelet. Mais, devant des parlementaires, il devait dire ce qu’il pensait, quitte à ce que ces parlementaires interrogent d‘autres responsables, et ne tiennent pas compte de ces propos. La sanction qui le frappe est inacceptable, et constitue de la part du gouvernement une faute inexcusable. Mais, que Monsieur Juppé joigne sa voix aux loups est un aveu lourd de sens. Ainsi, cet ancien Ministre des Affaires Etrangères préfère le silence complice à la vérité qui fâche. Voilà ce qu’il faut dire à tous quand il viendra, peut-être, quémander nos suffrages. [...]
C'est une gigantesque latte, sans jamais les citer, contre Hollande et Juppé. Ce n'est pas la première et pas la dernière (1).
Hé oh, la guerre
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Les guerres se gagnent, aussi, par la critique ouverte et tolérée (tant qu’on ne révèle pas de secret opérationnel) de ce qui se fait, surtout lorsque ce qui se fait ne nous conduit pas visiblement vers la victoire. Tout ce qui bloque ce débat : l’autoritarisme « droit dans ses bottes », la prétention élitiste au monopole de la pensée, le petit calcul politique, la peur de déplaire à l’Elysée, la peur de ne pas avoir un poste prestigieux ou très bien payé à l’issue de son commandement, l’argument de la critique « dans un fauteuil », etc., tout cela est un facteur de défaite. Les cimetières des batailles perdues sont pleins de militaires à qui on a demandé de fermer leur gueule. Les histoires des désastres sont pleines de citoyens à qui on interdit de réfléchir.
Au fait, on en est où de la guerre contre l’Etat islamique et les autres organisations djihadistes. Ça va mieux ?
PS : Clemenceau disait qu'après le milligramme, plus petite unité de poids et le millimètre, plus petite unité de distance, le militaire était la plus petite unité d'intelligence....C'était plus un bon mot qu'une croyance et au moins, ça c'était drôle.
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Si je m'intéresse tant aux militaires et à leur liberté de parole, c'est pour une raison simple. Il n'y a plus que deux institutions en France (à part l'islam) qui pensent sur le long terme, ne sont pas amnésiques et ont encore des moyens d'action.
Ce sont l'Eglise et l'armée.
L'Eglise est cependant dans le piteux état intellectuel et psychologique que l'on sait (même si je ne perds pas espoir d'une résurrection). Il ne reste donc que l'armée.
Certes, elle n'est pas séparée de la société et en subit les maux, mais elle reste un petite lueur, un amer auquel on se raccrochera peut-être le jour venu.
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(1) : [...] une hypocrisie qui n’est pas l’apanage des « socialistes ». Ainsi, Natacha Polony peut, à juste titre, dénoncer la réponse inadaptée, et somme toute minable qu’Alain Juppé à faite au Général Soubelet et qui lui a valu un article vengeur du Général Desportes. Car, le cas du Général Soubelet est exemplaire. Le voici mis à la retraite d’office par le gouvernement pour avoir dit, lors d’une audition parlementaire, l’état déplorable de la gendarmerie et avoir mis en cause le fonctionnement de la justice. On peut ne pas partager tous les constats du Général Soubelet. Mais, devant des parlementaires, il devait dire ce qu’il pensait, quitte à ce que ces parlementaires interrogent d‘autres responsables, et ne tiennent pas compte de ces propos. La sanction qui le frappe est inacceptable, et constitue de la part du gouvernement une faute inexcusable. Mais, que Monsieur Juppé joigne sa voix aux loups est un aveu lourd de sens. Ainsi, cet ancien Ministre des Affaires Etrangères préfère le silence complice à la vérité qui fâche. Voilà ce qu’il faut dire à tous quand il viendra, peut-être, quémander nos suffrages. [...]
jeudi, mars 10, 2016
Un témoignage glaçant sur l'armée
Ce n'est qu'un témoignage, mais Philippe de Villiers, qui a travaillé sur le sujet, dit la même chose. De plus, cela n'a rien de surprenant : l'armée ne vit pas sur une autre planète, elle partage les maux de la France.
mercredi, mars 09, 2016
Défense civile : l'armée a tort
Je lis plusieurs articles dans les journaux sur le thème « l'armée se félicite de son rôle dans l'opération Sentinelle ».
Cela ne me semble pas très futé.
L'opération Sentinelle est un désastre en terme d'utilisation des moyens : employer des militaires professionnels à faire de la garde statique alors qu'ils devraient plutôt s'entrainer pour rester au top niveau, ce n'est pas un sommet d'intelligence.
Et quand surviendra le prochain gros attentat, que l'opération Sentinelle n'empêchera pas (le militaire a entre autre particularité d'être en uniforme : le moindre terroriste même con comme un balai sait le repérer de loin), le discrédit qui touchera le gouvernement et la police touchera aussi l'armée. J'ai du mal à trouver qu'il y a de quoi se féliciter.
Pour l'armée, l'opération Sentinelle, c'est perdant-perdant, qu'il y ait un attentat ou qu'il n'y en ait pas.
Bref, je ne comprends pas bien où sont les raisons de réjouissance. Mais je n'ai pas fait Saint Cyr.
Si quelqu'un veut bien m'expliquer ...
Cela ne me semble pas très futé.
L'opération Sentinelle est un désastre en terme d'utilisation des moyens : employer des militaires professionnels à faire de la garde statique alors qu'ils devraient plutôt s'entrainer pour rester au top niveau, ce n'est pas un sommet d'intelligence.
Et quand surviendra le prochain gros attentat, que l'opération Sentinelle n'empêchera pas (le militaire a entre autre particularité d'être en uniforme : le moindre terroriste même con comme un balai sait le repérer de loin), le discrédit qui touchera le gouvernement et la police touchera aussi l'armée. J'ai du mal à trouver qu'il y a de quoi se féliciter.
Pour l'armée, l'opération Sentinelle, c'est perdant-perdant, qu'il y ait un attentat ou qu'il n'y en ait pas.
Bref, je ne comprends pas bien où sont les raisons de réjouissance. Mais je n'ai pas fait Saint Cyr.
Si quelqu'un veut bien m'expliquer ...
vendredi, mars 04, 2016
L’invention de la guerre moderne (1871-1918. Du pantalon rouge au char d’assaut) (M. Goya)
Livre intéressant et qui nuance pas mal d’idées reçues.
Des difficultés de l’armée française en 1914, l’auteur dresse la liste des causes habituelles mais les lient à un problème fondamental rarement évoqué : pour s’opposer à l’Allemagne, la France a fait le choix d’une armée nombreuse, donc très couteuse, d’où les déficiences de l’entrainement et de l’expérimentation. Mais, finalement, ce choix s’est révélé pas si mauvais.
Il pointe aussi, plus connu, la défiance des officiers, aristocrates et bourgeois, vis-à-vis des capacités de la troupe. Il faudra les trois premières années de guerre pour surmonter ce préjugé erroné.
Au cours des quatre années de guerre, l’armée française a subi autant de transformations majeures.
L’aboutissement est l’armée française de 1918, qui est bien la meilleure du monde. Elle a inventé le combat inter-armes moderne. Goya écrit qu’il y a plus de similitudes entre un chef de section d’aujourd’hui et un chef de section de 1918 qu’avec leur homologue de 1914.
Un exemple d’aout 1918 : un avion d’observation biplace repère une compagnie allemande à découvert. Il la mitraille. Elle se réfugie dans un bois. L’avion tire des balles traçantes vers le bois pour le désigner à l’infanterie française en progression par demi-sections. Par TSF (en 1918, l’armée française a presque dix fois plus de postes que l’armée allemande), il alerte l’artillerie, qui a suivi puisqu’elle est motorisée pour plus de la moitié. L’artillerie effectue son tir sur le bois pendant que l’infanterie continue son approche. Les Allemands évacuent le bois. L’affaire a duré trente minutes, c’est-à-dire moins qu’il n’en faut bien souvent aujourd’hui à un avion occidental pour obtenir une autorisation de tir en Syrie ou en Libye (mais il est vrai que nous ne sommes pas véritablement en guerre).
Puis, à partir de septembre, utilisation massive des chars légers, les géniaux (ils ont tous les attributs d'un char moderne) FT17.
De leur coté, les Allemands ont nettement séparé les troupes de choc, que les Français appelaient péjorativement « les gladiateurs », de l’infanterie tout-venant. Pétain a refusé de faire de même, préférant élever le niveau moyen. Décision juste, puisque, une fois les troupes de choc laminées par les offensives du printemps, l’armée allemande s’écroule.
Alors, pourquoi l'effondrement de 1940, alors que les Français avaient toutes les bonnes idées en 1918 ?
On peut commencer par dire : « C'est compliqué». Mais il y a une raison très forte, rarement mentionnée : les pépètes, le flouze, l'avoine. Le combat inter-armes, aujourd'hui comme hier, coûte une fortune ; aussi bien en matériel qu'en formation et entraînement. En 1939, l'économie allemande était mise à genoux par le réarmement et c'est la raison du déclenchement de la guerre à cette date (1).
Puis, il y eut cette catastrophe industrielle, due (déjà) à l'idéologie : la loi de confiscation des profits de guerre, qui priva l'industrie française des moyens d'entretenir son avance.
La ligne Maginot a couté très cher mais probablement moins qu'une armée vraiment moderne.
La solution était peut-être dans l'armée de métier prônée par De Gaulle. Mais des raisons idéologiques (là encore) empêchèrent d'examiner la question sereinement. La peur du coup d'Etat fit beaucoup, mais dois-je rappeler qu'il n'y a jamais de coup d'Etat dans un pays bien géré ? Au lieu de chercher à éviter un coup d'Etat, preuve de leur incompétence, les dirigeants feraient de se concentrer sur le bon gouvernement.
*************
(1) : l'idée que Hitler aurait été surpris par la déclaration de guerre britannique est absurde et prouve seulment le génie hitlérien de la manipulation. Au contraire, le timing de l'Adolf était remarquable : en 1939, économie de guerre allemande à son maximum, réarmement ennemi (c'est-à-dire nous) en cours avec des effets prévus en 1941.
Des difficultés de l’armée française en 1914, l’auteur dresse la liste des causes habituelles mais les lient à un problème fondamental rarement évoqué : pour s’opposer à l’Allemagne, la France a fait le choix d’une armée nombreuse, donc très couteuse, d’où les déficiences de l’entrainement et de l’expérimentation. Mais, finalement, ce choix s’est révélé pas si mauvais.
Il pointe aussi, plus connu, la défiance des officiers, aristocrates et bourgeois, vis-à-vis des capacités de la troupe. Il faudra les trois premières années de guerre pour surmonter ce préjugé erroné.
Au cours des quatre années de guerre, l’armée française a subi autant de transformations majeures.
L’aboutissement est l’armée française de 1918, qui est bien la meilleure du monde. Elle a inventé le combat inter-armes moderne. Goya écrit qu’il y a plus de similitudes entre un chef de section d’aujourd’hui et un chef de section de 1918 qu’avec leur homologue de 1914.
Un exemple d’aout 1918 : un avion d’observation biplace repère une compagnie allemande à découvert. Il la mitraille. Elle se réfugie dans un bois. L’avion tire des balles traçantes vers le bois pour le désigner à l’infanterie française en progression par demi-sections. Par TSF (en 1918, l’armée française a presque dix fois plus de postes que l’armée allemande), il alerte l’artillerie, qui a suivi puisqu’elle est motorisée pour plus de la moitié. L’artillerie effectue son tir sur le bois pendant que l’infanterie continue son approche. Les Allemands évacuent le bois. L’affaire a duré trente minutes, c’est-à-dire moins qu’il n’en faut bien souvent aujourd’hui à un avion occidental pour obtenir une autorisation de tir en Syrie ou en Libye (mais il est vrai que nous ne sommes pas véritablement en guerre).
Puis, à partir de septembre, utilisation massive des chars légers, les géniaux (ils ont tous les attributs d'un char moderne) FT17.
De leur coté, les Allemands ont nettement séparé les troupes de choc, que les Français appelaient péjorativement « les gladiateurs », de l’infanterie tout-venant. Pétain a refusé de faire de même, préférant élever le niveau moyen. Décision juste, puisque, une fois les troupes de choc laminées par les offensives du printemps, l’armée allemande s’écroule.
Alors, pourquoi l'effondrement de 1940, alors que les Français avaient toutes les bonnes idées en 1918 ?
On peut commencer par dire : « C'est compliqué». Mais il y a une raison très forte, rarement mentionnée : les pépètes, le flouze, l'avoine. Le combat inter-armes, aujourd'hui comme hier, coûte une fortune ; aussi bien en matériel qu'en formation et entraînement. En 1939, l'économie allemande était mise à genoux par le réarmement et c'est la raison du déclenchement de la guerre à cette date (1).
Puis, il y eut cette catastrophe industrielle, due (déjà) à l'idéologie : la loi de confiscation des profits de guerre, qui priva l'industrie française des moyens d'entretenir son avance.
La ligne Maginot a couté très cher mais probablement moins qu'une armée vraiment moderne.
La solution était peut-être dans l'armée de métier prônée par De Gaulle. Mais des raisons idéologiques (là encore) empêchèrent d'examiner la question sereinement. La peur du coup d'Etat fit beaucoup, mais dois-je rappeler qu'il n'y a jamais de coup d'Etat dans un pays bien géré ? Au lieu de chercher à éviter un coup d'Etat, preuve de leur incompétence, les dirigeants feraient de se concentrer sur le bon gouvernement.
*************
(1) : l'idée que Hitler aurait été surpris par la déclaration de guerre britannique est absurde et prouve seulment le génie hitlérien de la manipulation. Au contraire, le timing de l'Adolf était remarquable : en 1939, économie de guerre allemande à son maximum, réarmement ennemi (c'est-à-dire nous) en cours avec des effets prévus en 1941.
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dimanche, février 21, 2016
La dernière bataille de France (V. Desportes)
Je suis d'accord avec Zemmour (Servitudes et grandeur militaires). Le général Desportes fait un constat accablant, de lecture agréable : l'armée française peut encore gagner des batailles mais pas des guerres, notre indépendance est perdue, les politiciens nous mentent, l'Etat-providence est un boulet et l'OTAN une prison, la défense européenne une excuse qu'on se donne pour ne pas faire d'efforts etc.
Mais, à la fin, il fait exactement ce qu'il reproche aux politiciens : il ne va pas jusqu'au bout. Il montre la même pusillanimité. Il fuit devant les tabous. Presque rien sur la guerre civile, ethnico-religieuse, qui menace la France du fait de la cinquième colonne musulmane.
Alors, évidemment, cela diminue de beaucoup la force et l'intérêt du livre. D'ailleurs, vous avez entendu ? Le silence, pas de buzz, pas de critique assassine à coups de « dérapage » et de « nauséabond» ... bref, il ne dérange personne et surtout pas le Système.
Suivant la tradition désormais classique des militaires français, il a une guerre de retard. Allez, on va être gentil : il n' a pas une guerre complète de retard, juste une demi-guerre.
Et, comme d'habitude, les erreurs des généraux seront payées du sang des hommes. Il n'y a pas de quoi être fier.
Mais, à la fin, il fait exactement ce qu'il reproche aux politiciens : il ne va pas jusqu'au bout. Il montre la même pusillanimité. Il fuit devant les tabous. Presque rien sur la guerre civile, ethnico-religieuse, qui menace la France du fait de la cinquième colonne musulmane.
Alors, évidemment, cela diminue de beaucoup la force et l'intérêt du livre. D'ailleurs, vous avez entendu ? Le silence, pas de buzz, pas de critique assassine à coups de « dérapage » et de « nauséabond» ... bref, il ne dérange personne et surtout pas le Système.
Suivant la tradition désormais classique des militaires français, il a une guerre de retard. Allez, on va être gentil : il n' a pas une guerre complète de retard, juste une demi-guerre.
Et, comme d'habitude, les erreurs des généraux seront payées du sang des hommes. Il n'y a pas de quoi être fier.
mardi, février 16, 2016
Piquemal et les piquent bien : pas de couilles, pas d’embrouilles
Je ne suis pas sûr que le général Piquemal ait eu raison de manifester comme il l’a fait.
En revanche, l’empressement de certains généraux à lui savonner la planche dans les medias et cette manière perfide de rappeler ses états de service pas très opérationnels (quel rapport avec la choucroute ?) font naître un sourire narquois chez le pékin désabusé que je suis. Devant cette noble attitude, notre interprétation hésite entre « Pas de couilles, pas d’embrouilles » et « Courage ! Fuyons ! ».
Cela me rappelle une blague : « Quels sont les premiers mots de russe qu’on apprend dans l’armée française ? " Ne tirez pas, on se rend " ».
Comme l’ont fait remarquer en chœur Gérard Longuet et Eric Zemmour au général Desportes, on peut être en désaccord avec Piquemal sans lui contester le droit de s’exprimer. De plus, lui demander de rester neutre à un moment où le gouvernement ne garantit pas la neutralité de l’espace politique (usage partisan de l’état d’urgence), c’est prendre parti pour le gouvernement. Les généraux qui ont tiré sur l’ambulance Piquemal ont joué dans la main du pouvoir avec une naïveté d’enfants de chœur (si ce n'est pas de l'obséquiosité courtisane).
Courir après les djihadistes dans le désert n’exige pas le même genre de courage que de s’opposer au gouvernement. On peut avoir l’un sans avoir l’autre. La république a toujours fait preuve de dextérité dans la promotion de généraux sans danger politique, quitte à ce qu’ils manquent de caractère ou de vision. C’est un problème français : le régime, mal assuré de sa légitimité depuis les origines (on ne guillotine pas un roi impunément), craint toujours les militaires. Il s’est loupé avec Bonaparte, mais il a bien réussi à éviter Boulanger. Faisons une comparaison. Croyez vous que la reine Elizabeth craigne un putsch militaire ?
A force de sélection, de formation, de re-sélection, de re-formation, on obtient des généraux terrifiés par la moindre implication politique. Ils y sont aussi à l’aise que des bonnes sœurs dans un bordel mexicain. On ne verra jamais un général français faire une carrière politique classique à la Eisenhower (1).
Et c'est bien dommage : l'armée est une des rares institutions, avec l'Académie, à tenir debout. Les académiciens sont trop vieux, mais on pourrait espérer des militaires un peu plus de ressources. Hélas, cela ne paraît pas être le cas : « Parfois, les militaires, s'exagérant l'impuissance relative de l'intelligence, négligent de s'en servir. ».
****************
(1) : la carrière de De Gaulle ne fut pas classique, plus proche du coup d’Etat. Surtout, il a toujours eu la tête plus politique que militaire et il n’a du son grade de général à titre temporaire qu'à la faveur de circonstances exceptionnelles. Bref, De Gaulle est l'exception qui confirme la règle.
De Gaulle, lui, a su très bien distinguer la différence essentielle, qui semble dépasser l'entendement de nos modernes généraux, entre légalité et légitimité.
Le pouvoir en France est frappée d'illégitimité depuis le 8 février 2008 (certains disent depuis la mort de Louis XVI), date de la ratification par voie parlementaire du traité de Lisbonne, directement contraire au vote du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen et les traitres ne peuvent se prévaloir d'aucun changement de circonstances. Tout gouvernement qui se prétend démocratique et prend des décisions sans ambigüités contraires à un vote populaire est illégitime. Tout gouvernement qui ne revient pas sur ces décisions partage cette illégitimité. Donc, tous les gouvernements français depuis le 8 février 2008 sont illégitimes.
En revanche, l’empressement de certains généraux à lui savonner la planche dans les medias et cette manière perfide de rappeler ses états de service pas très opérationnels (quel rapport avec la choucroute ?) font naître un sourire narquois chez le pékin désabusé que je suis. Devant cette noble attitude, notre interprétation hésite entre « Pas de couilles, pas d’embrouilles » et « Courage ! Fuyons ! ».
Cela me rappelle une blague : « Quels sont les premiers mots de russe qu’on apprend dans l’armée française ? " Ne tirez pas, on se rend " ».
Comme l’ont fait remarquer en chœur Gérard Longuet et Eric Zemmour au général Desportes, on peut être en désaccord avec Piquemal sans lui contester le droit de s’exprimer. De plus, lui demander de rester neutre à un moment où le gouvernement ne garantit pas la neutralité de l’espace politique (usage partisan de l’état d’urgence), c’est prendre parti pour le gouvernement. Les généraux qui ont tiré sur l’ambulance Piquemal ont joué dans la main du pouvoir avec une naïveté d’enfants de chœur (si ce n'est pas de l'obséquiosité courtisane).
Courir après les djihadistes dans le désert n’exige pas le même genre de courage que de s’opposer au gouvernement. On peut avoir l’un sans avoir l’autre. La république a toujours fait preuve de dextérité dans la promotion de généraux sans danger politique, quitte à ce qu’ils manquent de caractère ou de vision. C’est un problème français : le régime, mal assuré de sa légitimité depuis les origines (on ne guillotine pas un roi impunément), craint toujours les militaires. Il s’est loupé avec Bonaparte, mais il a bien réussi à éviter Boulanger. Faisons une comparaison. Croyez vous que la reine Elizabeth craigne un putsch militaire ?
A force de sélection, de formation, de re-sélection, de re-formation, on obtient des généraux terrifiés par la moindre implication politique. Ils y sont aussi à l’aise que des bonnes sœurs dans un bordel mexicain. On ne verra jamais un général français faire une carrière politique classique à la Eisenhower (1).
Et c'est bien dommage : l'armée est une des rares institutions, avec l'Académie, à tenir debout. Les académiciens sont trop vieux, mais on pourrait espérer des militaires un peu plus de ressources. Hélas, cela ne paraît pas être le cas : « Parfois, les militaires, s'exagérant l'impuissance relative de l'intelligence, négligent de s'en servir. ».
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(1) : la carrière de De Gaulle ne fut pas classique, plus proche du coup d’Etat. Surtout, il a toujours eu la tête plus politique que militaire et il n’a du son grade de général à titre temporaire qu'à la faveur de circonstances exceptionnelles. Bref, De Gaulle est l'exception qui confirme la règle.
De Gaulle, lui, a su très bien distinguer la différence essentielle, qui semble dépasser l'entendement de nos modernes généraux, entre légalité et légitimité.
Le pouvoir en France est frappée d'illégitimité depuis le 8 février 2008 (certains disent depuis la mort de Louis XVI), date de la ratification par voie parlementaire du traité de Lisbonne, directement contraire au vote du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen et les traitres ne peuvent se prévaloir d'aucun changement de circonstances. Tout gouvernement qui se prétend démocratique et prend des décisions sans ambigüités contraires à un vote populaire est illégitime. Tout gouvernement qui ne revient pas sur ces décisions partage cette illégitimité. Donc, tous les gouvernements français depuis le 8 février 2008 sont illégitimes.
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dimanche, janvier 17, 2016
En finir avec la dissuasion nucléaire ?
Général Desportes : «Les intérêts politiciens désorganisent l'armée française»
Il y a un débat en Grande-Bretagne et (un peu moins) en France sur la fin de la dissuasion nucléaire, avec l'argument : le nucléaire coûte très cher en ces temps de disette, au détriment de dépenses plus utiles, et ne sert à rien contre les acteurs non-étatiques.
On peut s'attendre à un débat complexe. En réalité, il n'en est rien. La complexité n'est qu'un rideau de fumée.
Les choses sont simples :
1) L'arme nucléaire donne à la France et à la Grande-Bretagne un statut qui dépasse leur taille. Elle justifie en partie qu'elles soient membre permanents du conseil de sécurité de l'ONU.
2) L'arme nucléaire sans armée conventionnelle ne sert à rien car elle oblige les décideurs à un impossible tout ou rien.
3) La sortie du nucléaire est irréversible (l'Ukraine doit le regretter).
Les deux choix armée sans nucléaire et nucléaire sans armée sont aussi suicidaires l'un que l'autre.
C'est même assez confortable, nous n'avons pas le choix si nous ne voulons pas être suicidaires (mais le voulons nous ?) : garder le nucléaire en augmentant considérablement les moyens conventionnels, notamment en quantité, car la quantité est en soi une qualité.
La décision anglaise peut être différente parce que leurs armes sont contrôlées par les Américains.
Mais la bonne décision française ne fait aucun doute. Si une autre décision est prise, comme il est probable, à savoir rogner encore le conventionnel et le nucléaire tout en prétendant le contraire, cela sera catastrophique.
Bref, il faut en finir avec les temps de disette militaire, disette qui sert à financer ailleurs le gaspillage, le clientélisme, l'assistanat, rien de bon pour la France. Et ce n'est même pas difficile, il suffit de le vouloir, il y a tant de gaspillages clientélistes que les marges de manoeuvre sont immenses. Nous sommes en 1936 quand Hitler remilitarise la Rhénanie. Que faisons nous ? La décision facile à court terme et catastrophique à long terme ? Ou l'inverse ? Avons nous encore envie que la France vive ?
Il y a un débat en Grande-Bretagne et (un peu moins) en France sur la fin de la dissuasion nucléaire, avec l'argument : le nucléaire coûte très cher en ces temps de disette, au détriment de dépenses plus utiles, et ne sert à rien contre les acteurs non-étatiques.
On peut s'attendre à un débat complexe. En réalité, il n'en est rien. La complexité n'est qu'un rideau de fumée.
Les choses sont simples :
1) L'arme nucléaire donne à la France et à la Grande-Bretagne un statut qui dépasse leur taille. Elle justifie en partie qu'elles soient membre permanents du conseil de sécurité de l'ONU.
2) L'arme nucléaire sans armée conventionnelle ne sert à rien car elle oblige les décideurs à un impossible tout ou rien.
3) La sortie du nucléaire est irréversible (l'Ukraine doit le regretter).
Les deux choix armée sans nucléaire et nucléaire sans armée sont aussi suicidaires l'un que l'autre.
C'est même assez confortable, nous n'avons pas le choix si nous ne voulons pas être suicidaires (mais le voulons nous ?) : garder le nucléaire en augmentant considérablement les moyens conventionnels, notamment en quantité, car la quantité est en soi une qualité.
La décision anglaise peut être différente parce que leurs armes sont contrôlées par les Américains.
Mais la bonne décision française ne fait aucun doute. Si une autre décision est prise, comme il est probable, à savoir rogner encore le conventionnel et le nucléaire tout en prétendant le contraire, cela sera catastrophique.
Bref, il faut en finir avec les temps de disette militaire, disette qui sert à financer ailleurs le gaspillage, le clientélisme, l'assistanat, rien de bon pour la France. Et ce n'est même pas difficile, il suffit de le vouloir, il y a tant de gaspillages clientélistes que les marges de manoeuvre sont immenses. Nous sommes en 1936 quand Hitler remilitarise la Rhénanie. Que faisons nous ? La décision facile à court terme et catastrophique à long terme ? Ou l'inverse ? Avons nous encore envie que la France vive ?
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mardi, novembre 03, 2015
Le pays sait qu'il n'est pas défendu
La dernière bataille de France-Un livre du général Vincent Desportes
Le malaise français vient de ce que le peuple français ressent dans ses tripes qu'il n'est plus défendu par ceux dont cela devrait être l'honneur et la raison d'être, les gouvernants, les chefs de tous ordres.
Il n'est plus défendu dans sa culture, dans son mode de vie, dans sa langue, dans son histoire et dans ses racines, dans son paysage même, contre les menaces extérieures et contre les dangers intérieurs.
Pire, ce sont ses dirigeants qui, trahissant leurs devoirs les plus élémentaires, l'attaquent, remplis qu'ils sont d'un mépris de caste, l'accusant d'être «franchouillard». Chaque politicien pourrait redire les mots de Nicolas Sarkozy à Philippe de Villiers : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir [en particulier le mien (peut-on supposer)]… »
Chaque voyage officiel à Bruxelles, à Berlin, à Washington, à Pékin ou à Doha est l'occasion d'une nouvelle trahison, les Français tremblent comme lorsque Pierre Laval allait à Berlin « Qu'est-ce que le maquignon a encore vendu ? ».
Le malaise français vient de ce que le peuple français ressent dans ses tripes qu'il n'est plus défendu par ceux dont cela devrait être l'honneur et la raison d'être, les gouvernants, les chefs de tous ordres.
Il n'est plus défendu dans sa culture, dans son mode de vie, dans sa langue, dans son histoire et dans ses racines, dans son paysage même, contre les menaces extérieures et contre les dangers intérieurs.
Pire, ce sont ses dirigeants qui, trahissant leurs devoirs les plus élémentaires, l'attaquent, remplis qu'ils sont d'un mépris de caste, l'accusant d'être «franchouillard». Chaque politicien pourrait redire les mots de Nicolas Sarkozy à Philippe de Villiers : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir [en particulier le mien (peut-on supposer)]… »
Chaque voyage officiel à Bruxelles, à Berlin, à Washington, à Pékin ou à Doha est l'occasion d'une nouvelle trahison, les Français tremblent comme lorsque Pierre Laval allait à Berlin « Qu'est-ce que le maquignon a encore vendu ? ».
samedi, août 01, 2015
Dans l'armée, c'est le même bordel que partout en France
Miramas : « accablant » !
N'importe quel Français peut rattacher, en changeant quelques sigles et noms, ce passage à une expérience personnelle :
****************
La faute à qui ? A personne puisque tout le monde est un peu responsable d’un petit bout de la chaîne. On avait déjà vu une telle chaîne d’irresponsabilités à l’oeuvre avec le système Louvois, un fiasco total qui a gravement perturbé le paiement des soldes militaires depuis 2011. A Miramas, l’armée de terre, principale utilisatrice de ce dépôt, ne se sent pas directement concernée, parce que les munitions dépendent, depuis 2011, du SIMu, le Service Interarmées des Munitions, un organisme rattaché à l’état-major des armées. Quant à la protection des sites, elle relève d’une nouvelle Direction de la protection des installations, moyens et activités de la Défense (DPID), qui relève directement du ministère. Attention à ne pas confondre cette DPID avec la DPSD (direction de la protection et de la sécurité de la défense), l’ancienne sécurité militaire, dont c’est aussi un peu le métier ! Dans les étatsmajors parisiens, on parle « organisation matricielle » et « benchmark », et on découvre que le responsable du site ne dispose pas, en propre, de moyens humains pour assurer sa protection ou d’argent pour faire réparer un grillage. « Tout cela illustre la désorganisation du soutien au sein des armées, avec par exemple la création des bases de défense », mise en place par l’ancien ministre de la Défense Hervé Morin, explique un officier général. Si Miramas est un cas « accablant », l’enquête de commandement constate que « des fragilités extrêmement concrètes existent sur d’autres sites », reconnaît-on à la Défense.
[…]
Moins que les effectifs, c’est l’organisation militaire à la mode shadok qu’il faut revoir, pour éviter que l’armée, engagée dans la protection des Français depuis les attentats de janvier, ne se fasse voler ses propres armes.
****************
Depuis longtemps, je soutiens que l'Etat obèse et bureaucratique est le principal facteur de risques pour la France alors que c'est sa raison d'être que d'assurer la défense, sous toutes ses formes, du pays.
Bien sûr, on pense immédiatement à la dette : serions nous aussi serviles vis-à-vis des pétromonarchies, de l'Allemagne et des Etats-Unis si nous n'étions en train de nous noyer dans un océan de dette étatique ? Serions nous obligés de rogner sans cesse la défense ?
Il y a pire : Darwin a démontré que ceux qui survivent au changement ne sont ni les plus forts ni les plus intelligents mais ceux qui s'adaptent le plus vite.
Si deux adversaires, toutes choses égales par ailleurs, ont 95 % de chances de prendre la bonne décision pour le premier et 50 % pour le second, mais que ce dernier est deux fois plus rapide à prendre une décision, c'est lui qui l'emportera dans 51 % des cas contre 23 % pour le premier.
Plus encore que l'aspect purement pécuniaire, dette et impôts, je pense que la complexification que l'Etat obèse introduit dans la vie française est mortifère.
Puisque les fonctionnaires sont bien trop nombreux pour être tous occupés à des choses bonnes et utiles, beaucoup sont occupés à des choses mauvaises et nuisibles (avec les meilleures -à leurs yeux- raisons du monde, bien entendu). Comme disait Georges Pompidou, vous prenez un fonctionnaire, vous l'asseyez sur une chaise, une heure plus tard, il a trouvé un papier et un crayon, et une heure après, il a pondu une norme, un décret, une circulaire. Quand il y a trop de fonctionnaires, il y a trop de normes, de décrets, de circulaires.
C'est ainsi que la France est devenue le pays des 11 000 lois, 130 000 décrets, 400 000 normes.
Le seul moyen pérenne de lutter contre cette tendance funeste, c'est de diminuer le nombre de ceux qui font les lois et le nombre de ceux qui font des décrets, des circulaires, des normes et des règlements.
Rien qu'à l'énoncé du remède, vous comprenez que le malade n'est pas près de retrouver la pleine santé.
N'importe quel Français peut rattacher, en changeant quelques sigles et noms, ce passage à une expérience personnelle :
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La faute à qui ? A personne puisque tout le monde est un peu responsable d’un petit bout de la chaîne. On avait déjà vu une telle chaîne d’irresponsabilités à l’oeuvre avec le système Louvois, un fiasco total qui a gravement perturbé le paiement des soldes militaires depuis 2011. A Miramas, l’armée de terre, principale utilisatrice de ce dépôt, ne se sent pas directement concernée, parce que les munitions dépendent, depuis 2011, du SIMu, le Service Interarmées des Munitions, un organisme rattaché à l’état-major des armées. Quant à la protection des sites, elle relève d’une nouvelle Direction de la protection des installations, moyens et activités de la Défense (DPID), qui relève directement du ministère. Attention à ne pas confondre cette DPID avec la DPSD (direction de la protection et de la sécurité de la défense), l’ancienne sécurité militaire, dont c’est aussi un peu le métier ! Dans les étatsmajors parisiens, on parle « organisation matricielle » et « benchmark », et on découvre que le responsable du site ne dispose pas, en propre, de moyens humains pour assurer sa protection ou d’argent pour faire réparer un grillage. « Tout cela illustre la désorganisation du soutien au sein des armées, avec par exemple la création des bases de défense », mise en place par l’ancien ministre de la Défense Hervé Morin, explique un officier général. Si Miramas est un cas « accablant », l’enquête de commandement constate que « des fragilités extrêmement concrètes existent sur d’autres sites », reconnaît-on à la Défense.
[…]
Moins que les effectifs, c’est l’organisation militaire à la mode shadok qu’il faut revoir, pour éviter que l’armée, engagée dans la protection des Français depuis les attentats de janvier, ne se fasse voler ses propres armes.
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Depuis longtemps, je soutiens que l'Etat obèse et bureaucratique est le principal facteur de risques pour la France alors que c'est sa raison d'être que d'assurer la défense, sous toutes ses formes, du pays.
Bien sûr, on pense immédiatement à la dette : serions nous aussi serviles vis-à-vis des pétromonarchies, de l'Allemagne et des Etats-Unis si nous n'étions en train de nous noyer dans un océan de dette étatique ? Serions nous obligés de rogner sans cesse la défense ?
Il y a pire : Darwin a démontré que ceux qui survivent au changement ne sont ni les plus forts ni les plus intelligents mais ceux qui s'adaptent le plus vite.
Si deux adversaires, toutes choses égales par ailleurs, ont 95 % de chances de prendre la bonne décision pour le premier et 50 % pour le second, mais que ce dernier est deux fois plus rapide à prendre une décision, c'est lui qui l'emportera dans 51 % des cas contre 23 % pour le premier.
Plus encore que l'aspect purement pécuniaire, dette et impôts, je pense que la complexification que l'Etat obèse introduit dans la vie française est mortifère.
Puisque les fonctionnaires sont bien trop nombreux pour être tous occupés à des choses bonnes et utiles, beaucoup sont occupés à des choses mauvaises et nuisibles (avec les meilleures -à leurs yeux- raisons du monde, bien entendu). Comme disait Georges Pompidou, vous prenez un fonctionnaire, vous l'asseyez sur une chaise, une heure plus tard, il a trouvé un papier et un crayon, et une heure après, il a pondu une norme, un décret, une circulaire. Quand il y a trop de fonctionnaires, il y a trop de normes, de décrets, de circulaires.
C'est ainsi que la France est devenue le pays des 11 000 lois, 130 000 décrets, 400 000 normes.
Le seul moyen pérenne de lutter contre cette tendance funeste, c'est de diminuer le nombre de ceux qui font les lois et le nombre de ceux qui font des décrets, des circulaires, des normes et des règlements.
Rien qu'à l'énoncé du remède, vous comprenez que le malade n'est pas près de retrouver la pleine santé.
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l'Etat pire ennemi de la France
Un 14 juillet très en retard
J'avais mis ces textes de coté puis je les ai oubliés. Pourtant, le sujet est important et même primordiale : sans défense, pas d'existence et donc rien n'est possible sauf la mort. C'est ce que les pacifistes oublient.
Et je rappelle Julien Freund, dont j'ai l'impression qu'il revient à la mode, ce qui est bon signe : vous pouvez être pacifiste de tout votre soûl, ça ne sert à rien, c'est l'ennemi qui vous choisit. Quand un matin, quelqu'un vous dit : «On va jouer à un jeu marrant. Ca s'appelle la guerre. Tu es mon ennemi et je vais te tuer», vos options sont limitées soit vous soumettre ou mourir, souvent les deux, soit vous battre.
Je sais bien que beaucoup préfèrent se soumettre par peur de la mort, mais la soumission n'empêche pas l'exécution (ça rime), bien au contraire. Souvent, presque toujours, se battre est la solution raisonnable à long terme.
Comme d'habitude, c'est moi qui souligne. De même, les commentaires entre crochets.
Général Desportes : l'armée française n'a pas les moyens des missions qu'on lui confie
****************
[…]
La réintégration [du commandement intégré de l'OTAN] avait été justifiée par la nécessité de faire avancer l'Europe de la défense [toujours ce fétiche européiste : on pose comme principe que l'Europe de la défense serait bonne, qu'elle serait une nécessité, sans jamais le démontrer]. Hélas, c'est un échec profond [encore un échec de Sarkozy] : celle-ci n'en a pas du tout tiré parti. Il est aujourd'hui indispensable de se lancer dans la construction de l'Europe de la défense, en étant réaliste: tout ce qui s'est fait jusqu'à présent n'a produit que des résultats extrêmement limités. L'OTAN est un frein à la construction de l'Europe de la défense. Les Etats-Unis doivent progressivement laisser les Européens traiter eux-mêmes leurs propres problèmes sécuritaires.
[…]
Un des problèmes de l'armée française est qu'elle manque de profondeur stratégique. Les armées françaises ne sont jamais capables d'engager pour suffisamment longtemps des effectifs qui dépassent le cap de la bataille pour gagner la guerre elle-même. [Et quand ça sera la guerre avec les quartiers islamistes, il y aura des désertions de CPF en pagaille, le problème d'effectifs sera multiplié par ouh là là, mais chut ! Il ne faut pas parler des recrutements à la petite semaine de nos armées, enfin si Michel Goya en parle].
Elles sont donc amenées de façon récurrente à s'engager, combattre, revenir car l'action n'est jamais menée complètement, jusqu'à son terme.
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Le grand paradoxe militaire français
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[…]
Il n'y a pas un homme politique français qui nie l'augmentation de la dangerosité du monde depuis une vingtaine d'années. Or, qu'ils soient de gauche ou de droite, les gouvernements n'ont cessé de réduire la taille de nos armées De gauche ou de droite [ils font la même politique de gauche, c'est pourquoi il est inutile et même nocif de voter ], les gouvernements n'ont cessé de réduire la taille des armées. Refusant, par démagogie ou par croyance sincère aux bienfaits de l'assistanat, toute baisse dans les dépenses sociales, ils se sont attaqués à l'armée pour faire des économies. C'est toujours plus facile de s'en prendre à un corps non syndiqué! Depuis la fin du cabinet Raymond Barre (1976-1981), le dernier homme politique français à avoir bien géré l'État, nos gouvernements ont tous fait preuve de lâcheté budgétaire.
Jacques Chirac, qui fut le fléau de notre pays [le voici enfin jugé à sa juste valeur, l'homme du regroupement familial], ne s'est pas contenté d'être laxiste sur les dépenses publiques. En prenant la funeste décision de suspendre le service militaire obligatoire, il a cassé le dernier moule où se forgeait, qu'on le veuille ou non, la solidité de la nation française. Votée au mois d'août 1913, la «loi des trois ans», qui instaurait un service militaire de cette longueur, «strictement et rigoureusement égal pour tous, sans aucune dispense», avait été un formidable intégrateur social. Sans elle, jamais l'armée du général Joffre n'aurait tenu face à l'agression allemande d'août 1914.
[…]
En politique, il faut savoir faire des choix simples. Le monde est-il plus dangereux qu'hier? Oui. Il faut donc réarmer.
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Bien sûr, il n'y a aucune chance que la France réarme. Nos politiciens ont bâti leurs carrières sur l'universalisme délirant, sous ses formes républicaniste et européiste, et sur le social-clientélisme. Si ces clochards de la pensée, cyniques et désabusés, croient en une seule chose, c'est que la France et les Français sont indignes d'eux. Le réarmement les obligerait à renoncer à ce qu'ils sont, c'est impensable pour ces êtres égocentriques et narcissiques.
Le soldat, gardien de l'espace et du passé, sentinelle de la longue durée
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[…]
Pourquoi a-t-on voulu cacher le soldat ? La réponse est claire: parce qu'il incarne une réalité que certaines élites aimeraient bien détruire, qu'il importe de toute façon à leurs yeux d'enfermer dans le grenier poussiéreux des choses à jamais réduites à la caducité, le fait national. La présence du soldat dans la vie quotidienne risquerait de rappeler aux Français qu'ils sont une nation, de légitimer la question, décrétée taboue, de l'identité nationale. L'escamotage du soldat s'inscrit dans cette haine de soi que les tenants de l'idéologie dominante veulent contaminer au peuple dans son entier. Plus : on a voulu cacher le soldat parce qu'on a voulu cacher l'histoire comme histoire nationale. L'opinion articule la figure du soldat à l'idée d'espace, de frontières, de territoires. Mais il est tout aussi exact de l'articuler à l'idée de temps. Il n'est pas seulement le gardien de l'espace, il est aussi, l'un des gardiens du passé, la sentinelle de la longue durée.
[…]
Tout comme le professeur et le prêtre, le soldat est un héritier et un passeur d'héritage. Tous les trois sont les derniers héritiers au coeur d'une société d'inhéritiers, la nôtre, qui a transformé en catéchisme la triste vulgate issue de Bourdieu, selon laquelle l'appellation «héritier culturel» est une insulte. C'est toute, l'histoire de France qui vit dans chaque soldat. C'est elle qui bat dans son coeur. Ce sont 15 siècles, 40 rois et 5 Républiques, qui habitent ses gestes. Autrement dit un soldat ne représente pas seulement la France dans son état actuel, ni non plus uniquement la politique française d'aujourd'hui (par exemple au Mali).
Il représente tout le passé de la France. Tous les soldats de toutes les batailles depuis Hugues Capet, et même avant, celles de l'Ancien Régime, celles de l'Empire et celles de la République, revivent à leur façon sous l'uniforme du soldat français tel qu'il défile le 14 Juillet. Acceptant le risque d'être tué à l'ennemi, le soldat est pourtant aussi résurrectionnel: même à l'heure du don suprême, celle de sa propre vie, de sa jeunesse, tous les soldats de France trouvent leur résurrection en lui.
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Et je rappelle Julien Freund, dont j'ai l'impression qu'il revient à la mode, ce qui est bon signe : vous pouvez être pacifiste de tout votre soûl, ça ne sert à rien, c'est l'ennemi qui vous choisit. Quand un matin, quelqu'un vous dit : «On va jouer à un jeu marrant. Ca s'appelle la guerre. Tu es mon ennemi et je vais te tuer», vos options sont limitées soit vous soumettre ou mourir, souvent les deux, soit vous battre.
Je sais bien que beaucoup préfèrent se soumettre par peur de la mort, mais la soumission n'empêche pas l'exécution (ça rime), bien au contraire. Souvent, presque toujours, se battre est la solution raisonnable à long terme.
Comme d'habitude, c'est moi qui souligne. De même, les commentaires entre crochets.
Général Desportes : l'armée française n'a pas les moyens des missions qu'on lui confie
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La réintégration [du commandement intégré de l'OTAN] avait été justifiée par la nécessité de faire avancer l'Europe de la défense [toujours ce fétiche européiste : on pose comme principe que l'Europe de la défense serait bonne, qu'elle serait une nécessité, sans jamais le démontrer]. Hélas, c'est un échec profond [encore un échec de Sarkozy] : celle-ci n'en a pas du tout tiré parti. Il est aujourd'hui indispensable de se lancer dans la construction de l'Europe de la défense, en étant réaliste: tout ce qui s'est fait jusqu'à présent n'a produit que des résultats extrêmement limités. L'OTAN est un frein à la construction de l'Europe de la défense. Les Etats-Unis doivent progressivement laisser les Européens traiter eux-mêmes leurs propres problèmes sécuritaires.
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Un des problèmes de l'armée française est qu'elle manque de profondeur stratégique. Les armées françaises ne sont jamais capables d'engager pour suffisamment longtemps des effectifs qui dépassent le cap de la bataille pour gagner la guerre elle-même. [Et quand ça sera la guerre avec les quartiers islamistes, il y aura des désertions de CPF en pagaille, le problème d'effectifs sera multiplié par ouh là là, mais chut ! Il ne faut pas parler des recrutements à la petite semaine de nos armées, enfin si Michel Goya en parle].
Elles sont donc amenées de façon récurrente à s'engager, combattre, revenir car l'action n'est jamais menée complètement, jusqu'à son terme.
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Le grand paradoxe militaire français
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Il n'y a pas un homme politique français qui nie l'augmentation de la dangerosité du monde depuis une vingtaine d'années. Or, qu'ils soient de gauche ou de droite, les gouvernements n'ont cessé de réduire la taille de nos armées De gauche ou de droite [ils font la même politique de gauche, c'est pourquoi il est inutile et même nocif de voter ], les gouvernements n'ont cessé de réduire la taille des armées. Refusant, par démagogie ou par croyance sincère aux bienfaits de l'assistanat, toute baisse dans les dépenses sociales, ils se sont attaqués à l'armée pour faire des économies. C'est toujours plus facile de s'en prendre à un corps non syndiqué! Depuis la fin du cabinet Raymond Barre (1976-1981), le dernier homme politique français à avoir bien géré l'État, nos gouvernements ont tous fait preuve de lâcheté budgétaire.
Jacques Chirac, qui fut le fléau de notre pays [le voici enfin jugé à sa juste valeur, l'homme du regroupement familial], ne s'est pas contenté d'être laxiste sur les dépenses publiques. En prenant la funeste décision de suspendre le service militaire obligatoire, il a cassé le dernier moule où se forgeait, qu'on le veuille ou non, la solidité de la nation française. Votée au mois d'août 1913, la «loi des trois ans», qui instaurait un service militaire de cette longueur, «strictement et rigoureusement égal pour tous, sans aucune dispense», avait été un formidable intégrateur social. Sans elle, jamais l'armée du général Joffre n'aurait tenu face à l'agression allemande d'août 1914.
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En politique, il faut savoir faire des choix simples. Le monde est-il plus dangereux qu'hier? Oui. Il faut donc réarmer.
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Bien sûr, il n'y a aucune chance que la France réarme. Nos politiciens ont bâti leurs carrières sur l'universalisme délirant, sous ses formes républicaniste et européiste, et sur le social-clientélisme. Si ces clochards de la pensée, cyniques et désabusés, croient en une seule chose, c'est que la France et les Français sont indignes d'eux. Le réarmement les obligerait à renoncer à ce qu'ils sont, c'est impensable pour ces êtres égocentriques et narcissiques.
Le soldat, gardien de l'espace et du passé, sentinelle de la longue durée
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Pourquoi a-t-on voulu cacher le soldat ? La réponse est claire: parce qu'il incarne une réalité que certaines élites aimeraient bien détruire, qu'il importe de toute façon à leurs yeux d'enfermer dans le grenier poussiéreux des choses à jamais réduites à la caducité, le fait national. La présence du soldat dans la vie quotidienne risquerait de rappeler aux Français qu'ils sont une nation, de légitimer la question, décrétée taboue, de l'identité nationale. L'escamotage du soldat s'inscrit dans cette haine de soi que les tenants de l'idéologie dominante veulent contaminer au peuple dans son entier. Plus : on a voulu cacher le soldat parce qu'on a voulu cacher l'histoire comme histoire nationale. L'opinion articule la figure du soldat à l'idée d'espace, de frontières, de territoires. Mais il est tout aussi exact de l'articuler à l'idée de temps. Il n'est pas seulement le gardien de l'espace, il est aussi, l'un des gardiens du passé, la sentinelle de la longue durée.
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Tout comme le professeur et le prêtre, le soldat est un héritier et un passeur d'héritage. Tous les trois sont les derniers héritiers au coeur d'une société d'inhéritiers, la nôtre, qui a transformé en catéchisme la triste vulgate issue de Bourdieu, selon laquelle l'appellation «héritier culturel» est une insulte. C'est toute, l'histoire de France qui vit dans chaque soldat. C'est elle qui bat dans son coeur. Ce sont 15 siècles, 40 rois et 5 Républiques, qui habitent ses gestes. Autrement dit un soldat ne représente pas seulement la France dans son état actuel, ni non plus uniquement la politique française d'aujourd'hui (par exemple au Mali).
Il représente tout le passé de la France. Tous les soldats de toutes les batailles depuis Hugues Capet, et même avant, celles de l'Ancien Régime, celles de l'Empire et celles de la République, revivent à leur façon sous l'uniforme du soldat français tel qu'il défile le 14 Juillet. Acceptant le risque d'être tué à l'ennemi, le soldat est pourtant aussi résurrectionnel: même à l'heure du don suprême, celle de sa propre vie, de sa jeunesse, tous les soldats de France trouvent leur résurrection en lui.
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mercredi, avril 29, 2015
Eric Zemmour sur RTL : "Le territoire national est en train de redevenir un lieu de guerre"
Décidément, Zemmour est très en forme en mmoment.
Libellés :
armée,
guerre contre l'islamisme,
invasion migratoire,
zemmour
lundi, avril 20, 2015
Pendant ce temps, le «chef» des armées cultive son narcissicisme à la télé ...
Certaines images sont intemporelles. Je suis sûr que vous penserez aux photos de la soirée du 5 juin 1944. Même s'il s'agit là d'un exercice profitant d'une situation opérationnelle .
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