L'embuscade Uzbin (18 août 2008) Un col trop loin
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La foudre était finalement tombée. Elle a servi de révélateur de faiblesses structurelles ou circonstancielles de notre armée. Elle a permis aussi de révéler le courage, la force et la compétence admirables de beaucoup de nos soldats. Retenons les deux.
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On passe sur les défaillances individuelles (cette histoire de colonels en pleurs ...), elle font partie du tableau d'ensemble.
On retrouve en fait un grand classique :
> un commandement occupé à une tâche subalterne : faire de la politique politicienne pour sauver ses places et ses budgets.
> un excès de confiance et même un laisser-aller dus à de mauvaises habitudes issues de situations particulières. On a beaucoup dit que les guerres coloniales avaient préparé la défaite de 1870.
> il y a toujours parmi les militaires, notamment les officiers, une proportion plus grande de technocrates en uniforme et de carriéristes que de vrais guerriers (qui dérangent toujours en temps de paix). C'est d'autant plus vrai à notre époque qui n'est pas vraiment à l'exaltation des valeurs guerrières (le nombre de ministres de la défense européens qui sont des femmes est tout simplement terrifiant. Qu'une femme soit ministre de la défense par exception, pourquoi pas ? Que cela devienne la norme est révélateur de notre baisse de culotte devant l'adversité. Quelle manière plus explicite de confirmer ce que ceux qui nous méprisent pensent de nous, « L'Europe est femelle » et ce n'est pas un compliment, que de confier notre défense à des femmes ?).
Dix ans après, le même drame (une mauvaise surprise mortelle, avec les trois causes décrites ci-dessus) est-elle possible ? Evidemment ! L'opération Sentinelle et le macronisme anti-national (je soupçonne Macron de brader notre armée et notre industrie d'armement pour complaire à l'adversaire allemand) ne sont pas la meilleure préparation à la guerre.
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samedi, août 18, 2018
jeudi, juillet 12, 2018
Rappel à la loi
Simple rappel à l’ordre pour un vol de camion de pompier : une étincelle de laxisme judiciaire dans un baril de poudre régalien
Des solutions efficaces existent pourtant (ce dessin est intitulé Efficacité. Les méthodes de Marsault sont comme son humour : simples et de bon goût) :
Des solutions efficaces existent pourtant (ce dessin est intitulé Efficacité. Les méthodes de Marsault sont comme son humour : simples et de bon goût) :
mercredi, juillet 19, 2017
Pierre et Marlène sont dans le bateau de Jupiter ...
Article dévastateur :
Macron sacrifie Villiers et l’armée pour protéger Schiappa et les féministes
Article encore plus dévastateur quand on le remplace dans le contexte :
Confiance
Cedant Arma Togae et la démission de Pierre de Villiers
Puisque la mode est un psychologisme (conséquence de la prise de pouvoir des femmes, dirait Zemmour), j'ai lu un article sur Macron disant qu'il n'est pas déraciné, on sait qu'il vient d'Amiens, mais, comme Hollande, sans attaches, car il n'y a, comme tous les narcissiques, que sa petite personne qui compte, tout son monde s'ordonne autour de lui, tout et tous n'existent que dans leur rapport à lui, il ne s'attache rien ni à personne, mais tous devraient s'attacher à lui.
Revenons à la politique. Nulle surprise : Macron, c'est Hollande-bis, en plus jeune et plus dynamique, en plus intelligent. Bref, en pire, en plus dangereux. Macron, c'est le triomphe de Terra Nova, la dissolution de la France, noyée, par le haut, dans le mondialisme, par le bas, dans le communautarisme.
Dans cette optique, il est évidemment essentiel, l'école, l'Eglise et la justice étant détruites, d'achever la seule institution française qui restait debout : l'armée. C'est simple, logique et implacable.
Les Français ont-ils voté pour cette politique en connaissance de cause ? La réponse est, bien sûr, négative. C'est le boulet que traine Macron d'une campagne électorale avortée, viciée et vicieuse. Les Français, et c'est déjà très condamnable, ont juste voté pour une marque de lessive.
Le manque de légitimité va hanter son quinquennat et il est mal parti. Plutôt que de commencer modestement et de bâtir sa légitimité pas à pas, en surmontant les obstacles l'un après l'autre, il attaque bille en tête. Cela semble un coup d'audace, mais pourrait vite se transformer en claquage.
Mais la plus à plaindre dans ce cirque, c'est la France.
Macron sacrifie Villiers et l’armée pour protéger Schiappa et les féministes
Article encore plus dévastateur quand on le remplace dans le contexte :
Confiance
Cedant Arma Togae et la démission de Pierre de Villiers
Puisque la mode est un psychologisme (conséquence de la prise de pouvoir des femmes, dirait Zemmour), j'ai lu un article sur Macron disant qu'il n'est pas déraciné, on sait qu'il vient d'Amiens, mais, comme Hollande, sans attaches, car il n'y a, comme tous les narcissiques, que sa petite personne qui compte, tout son monde s'ordonne autour de lui, tout et tous n'existent que dans leur rapport à lui, il ne s'attache rien ni à personne, mais tous devraient s'attacher à lui.
Revenons à la politique. Nulle surprise : Macron, c'est Hollande-bis, en plus jeune et plus dynamique, en plus intelligent. Bref, en pire, en plus dangereux. Macron, c'est le triomphe de Terra Nova, la dissolution de la France, noyée, par le haut, dans le mondialisme, par le bas, dans le communautarisme.
Dans cette optique, il est évidemment essentiel, l'école, l'Eglise et la justice étant détruites, d'achever la seule institution française qui restait debout : l'armée. C'est simple, logique et implacable.
Les Français ont-ils voté pour cette politique en connaissance de cause ? La réponse est, bien sûr, négative. C'est le boulet que traine Macron d'une campagne électorale avortée, viciée et vicieuse. Les Français, et c'est déjà très condamnable, ont juste voté pour une marque de lessive.
Le manque de légitimité va hanter son quinquennat et il est mal parti. Plutôt que de commencer modestement et de bâtir sa légitimité pas à pas, en surmontant les obstacles l'un après l'autre, il attaque bille en tête. Cela semble un coup d'audace, mais pourrait vite se transformer en claquage.
Mais la plus à plaindre dans ce cirque, c'est la France.
mardi, juillet 11, 2017
Budget de la Défense : Bercy, ce nid de traîtres à la nation
Budget de la Défense : Bercy, ce nid de traîtres à la nation
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Derrière ces arbitrages malheureux, se pose la question du mondialisme béat de la technostructure française. Aux yeux des hauts fonctionnaires de Bercy, la France est une idée dépassée, et la puissance française un souvenir moisi à jeter aux oubliettes. Rien ne remplacera jamais, dans cette doctrine, les bienfaits de l’État-Providence. La puissance américaine est supposée pourvoir au reste.
Combien de hauts fonctionnaires ne sont-ils pas convaincus aujourd’hui que le format parfait pour la France consiste à se débarrasser de nos possessions ultramarines (Corse comprise), à se concentrer sur la prise en charge de la pauvreté (pour l’accroître subrepticement, bien entendu), et à beugler des credos mondialistes ? Cette idée-là est majoritaire, et laisse peu de place à la Défense.
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Verhaeghe tape fort, mais tape-t-il vraiment à coté ?
Je rappelle (je ne devrais pas avoir à le faire, mais nous vivons dans un monde où beaucoup de gens ont perdu la tête) que la défense du pays est la raison d'être ultime de l'Etat, que, si l'Etat manque à cette mission, toutes les autres ne valent rien, que porter atteinte à la défense du pays est la définition même de la trahison. Et que, dans ce cas, non seulement les fonctionnaires de Bercy n'ont plus de raison d'être, mais ils sont chanceux de ne pas connaître la paille humide des cachots.
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Derrière ces arbitrages malheureux, se pose la question du mondialisme béat de la technostructure française. Aux yeux des hauts fonctionnaires de Bercy, la France est une idée dépassée, et la puissance française un souvenir moisi à jeter aux oubliettes. Rien ne remplacera jamais, dans cette doctrine, les bienfaits de l’État-Providence. La puissance américaine est supposée pourvoir au reste.
Combien de hauts fonctionnaires ne sont-ils pas convaincus aujourd’hui que le format parfait pour la France consiste à se débarrasser de nos possessions ultramarines (Corse comprise), à se concentrer sur la prise en charge de la pauvreté (pour l’accroître subrepticement, bien entendu), et à beugler des credos mondialistes ? Cette idée-là est majoritaire, et laisse peu de place à la Défense.
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Verhaeghe tape fort, mais tape-t-il vraiment à coté ?
Je rappelle (je ne devrais pas avoir à le faire, mais nous vivons dans un monde où beaucoup de gens ont perdu la tête) que la défense du pays est la raison d'être ultime de l'Etat, que, si l'Etat manque à cette mission, toutes les autres ne valent rien, que porter atteinte à la défense du pays est la définition même de la trahison. Et que, dans ce cas, non seulement les fonctionnaires de Bercy n'ont plus de raison d'être, mais ils sont chanceux de ne pas connaître la paille humide des cachots.
mercredi, novembre 04, 2015
La folie moderniste saisit Versailles
Je connais assez bien le domaine de Versailles. Avec mon épouse, nous y allons, jardins, chateau, spectacles divers, une bonne quinzaine de fois par an depuis des années.
Catherine Pégard, la directrice de l'établissement nommée par faveur princière, est vraiment une pas grand'chose, à laquelle on peut sans se tromper appliquer la phrase «Etre dans le vent, une ambition de feuille morte». Mais elle n'est que le résultat d"un système mauvais qui s'auto-entretient.
Qu'attendre d'autre quand on confie la préservation de notre passé à de gens qui, fondamentalement, dans leurs tripes, le haïssent ?
Zemmour est très pondéré. J'aurais été beaucoup plus violent. On peut mettre ce billet dans la continuité du précédent : Le pays sait qu'il n'est pas défendu.
Ca ne me gênerait pas que les entrées soient contingentées, de ne plus aller dans le chateau qu'une fois par an ou même moins, en ayant la satisfaction de le savoir sauvé.
D'ailleurs nos visites du chateau sont de plus en plus rares : la Disneylandisation nous dégoûte, aucun respect. Il faut les voir les crétins avec leur perche à selfie, plus que les voir, les observer, mais pas trop longtemps : c'est désespérant.
Au moins, dans les jardins, spécialement des deux Trianon, il est encore possible de trouver des recoins quasi-déserts. Le touriste disneylandisé ne brille pas par sa capacité à sortir des sentiers battus.
D'ailleurs, il n'est pas rare qu'il y ait une certaine connivence entre les promeneurs des recoins. Un sourire, un «bonjour» un peu appuyé. De toute façon, on ne se dit pas bonjour à Versailles en dehors des recoins. Dans le flot, la politesse est celle des poulets élevés en batterie, inutile de vous faire un dessin.
Pendant que j'y suis, un mot. Le vrai intérêt de Versailles, ce sont les jardins, pas le chateau. Des chateaux comme Versailles, on en trouve. Des jardins, c'est plus rare. Louis XIV a écrit lui-même un guide pour visiter les jardins (si quelqu'un sait où je peux le trouver ...), c'est dire l'importance qu'il y attachait : le jardin royal en ordre était le symbole d'un royaume en ordre.
Profitez des grandes eaux. C'est payant, il y a donc moins de populace.
Vous pouvez aussi tenter les matinées des écuries.
"La folie moderniste saisit Versailles", se... par rtl-fr
Catherine Pégard, la directrice de l'établissement nommée par faveur princière, est vraiment une pas grand'chose, à laquelle on peut sans se tromper appliquer la phrase «Etre dans le vent, une ambition de feuille morte». Mais elle n'est que le résultat d"un système mauvais qui s'auto-entretient.
Qu'attendre d'autre quand on confie la préservation de notre passé à de gens qui, fondamentalement, dans leurs tripes, le haïssent ?
Zemmour est très pondéré. J'aurais été beaucoup plus violent. On peut mettre ce billet dans la continuité du précédent : Le pays sait qu'il n'est pas défendu.
Ca ne me gênerait pas que les entrées soient contingentées, de ne plus aller dans le chateau qu'une fois par an ou même moins, en ayant la satisfaction de le savoir sauvé.
D'ailleurs nos visites du chateau sont de plus en plus rares : la Disneylandisation nous dégoûte, aucun respect. Il faut les voir les crétins avec leur perche à selfie, plus que les voir, les observer, mais pas trop longtemps : c'est désespérant.
Au moins, dans les jardins, spécialement des deux Trianon, il est encore possible de trouver des recoins quasi-déserts. Le touriste disneylandisé ne brille pas par sa capacité à sortir des sentiers battus.
D'ailleurs, il n'est pas rare qu'il y ait une certaine connivence entre les promeneurs des recoins. Un sourire, un «bonjour» un peu appuyé. De toute façon, on ne se dit pas bonjour à Versailles en dehors des recoins. Dans le flot, la politesse est celle des poulets élevés en batterie, inutile de vous faire un dessin.
Pendant que j'y suis, un mot. Le vrai intérêt de Versailles, ce sont les jardins, pas le chateau. Des chateaux comme Versailles, on en trouve. Des jardins, c'est plus rare. Louis XIV a écrit lui-même un guide pour visiter les jardins (si quelqu'un sait où je peux le trouver ...), c'est dire l'importance qu'il y attachait : le jardin royal en ordre était le symbole d'un royaume en ordre.
Profitez des grandes eaux. C'est payant, il y a donc moins de populace.
Vous pouvez aussi tenter les matinées des écuries.
"La folie moderniste saisit Versailles", se... par rtl-fr
mardi, novembre 03, 2015
Le pays sait qu'il n'est pas défendu
La dernière bataille de France-Un livre du général Vincent Desportes
Le malaise français vient de ce que le peuple français ressent dans ses tripes qu'il n'est plus défendu par ceux dont cela devrait être l'honneur et la raison d'être, les gouvernants, les chefs de tous ordres.
Il n'est plus défendu dans sa culture, dans son mode de vie, dans sa langue, dans son histoire et dans ses racines, dans son paysage même, contre les menaces extérieures et contre les dangers intérieurs.
Pire, ce sont ses dirigeants qui, trahissant leurs devoirs les plus élémentaires, l'attaquent, remplis qu'ils sont d'un mépris de caste, l'accusant d'être «franchouillard». Chaque politicien pourrait redire les mots de Nicolas Sarkozy à Philippe de Villiers : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir [en particulier le mien (peut-on supposer)]… »
Chaque voyage officiel à Bruxelles, à Berlin, à Washington, à Pékin ou à Doha est l'occasion d'une nouvelle trahison, les Français tremblent comme lorsque Pierre Laval allait à Berlin « Qu'est-ce que le maquignon a encore vendu ? ».
Le malaise français vient de ce que le peuple français ressent dans ses tripes qu'il n'est plus défendu par ceux dont cela devrait être l'honneur et la raison d'être, les gouvernants, les chefs de tous ordres.
Il n'est plus défendu dans sa culture, dans son mode de vie, dans sa langue, dans son histoire et dans ses racines, dans son paysage même, contre les menaces extérieures et contre les dangers intérieurs.
Pire, ce sont ses dirigeants qui, trahissant leurs devoirs les plus élémentaires, l'attaquent, remplis qu'ils sont d'un mépris de caste, l'accusant d'être «franchouillard». Chaque politicien pourrait redire les mots de Nicolas Sarkozy à Philippe de Villiers : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir [en particulier le mien (peut-on supposer)]… »
Chaque voyage officiel à Bruxelles, à Berlin, à Washington, à Pékin ou à Doha est l'occasion d'une nouvelle trahison, les Français tremblent comme lorsque Pierre Laval allait à Berlin « Qu'est-ce que le maquignon a encore vendu ? ».
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