A l'occasion de l'affaire Griveaux, le monde politico-médiatique nous a fait un numéro hallucinant de solidarité de caste.
On apprend d'un coup, dans une extraordinaire démonstration de deux poids-deux mesures, que les si compliquées expulsions quand il s'agit de terroristes peuvent se faire en trois jours quand un membre (c'est le cas de le dire !) de la caste est concerné et que diffuser les videos d'un imbécile se branlant met la démocratie en danger s'il est membre (bis) de la caste, alors que le dévoilement de la vie privée fut très bien supportée par ses êtres ultra-sensibles en d'autres circonstances, l'affaire Fillon par exemple, et que les 120 attaques au couteau quotidiennes ne mettent absolument pas la démocratie en danger.
Même Philippe Bilger, qui ne passe pas vraiment pour un révolutionnaire le couteau entre les dents, s'en est ému :
Affaire Griveaux : et soudain, LREM se met à réclamer des reconduites à la frontière !
******************
Il y a quelque chose de malsain dans cette indifférence au sort de notre pays, avec une politique migratoire aboulique, et cette focalisation frénétique sur un individu qui n’a pas ma sympathie mais qu’on ne parviendra pas à faire passer pour un dangereux subversif à éliminer à tout prix. Il y a de plus en plus d’événements en France - le dernier est la désignation de la girouette ministérielle Agnès Buzyn en remplacement de Benjamin Griveaux - qui non seulement rendent ridicule ou cynique la promesse d’un nouveau monde en 2017, mais rappellent combien celui-ci est caricatural et saumâtre.
******************
J'espère que ces gens seront un jour punis comme ils le méritent (c'est-à-dire le petit matin blême face au peloton dans les fossés de Vincennes).
Affichage des articles dont le libellé est la justice française est une erreur judiciaire permanente et volontaire. Afficher tous les articles
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mardi, février 18, 2020
vendredi, janvier 31, 2020
En ce jour de Libération des Anglais ...
En ce jour de Libération des Anglais (et vous savez avec quelle joie je l'accueille), regardons le pitoyable état de notre politique et la violence qui s'installe.
Cette violence politique est mon inquiétude constante : on sait quand ça commence, on ne sait pas quand et après combien de morts ça s’arrête.
Macron ne l’a pas inventée :
♘ 1ère violence, symbolique : 1992 référendum de Maastricht, quand toute la France d’en haut a expliqué aux Français d’en bas qu’il fallait voter Oui sous peine d’être des fascistes. S’il n’y a plus qu’un choix, il n’y a plus de démocratie. On peut encore changer de gouvernement, plus de politique.
♘ 2ème violence, symbolique, beaucoup plus grave : 2008, quand Sarkozy s’est assis, avec la complicité de tous les politiciens et des médias, sur le résultat du référendum de 2005. A partir de ce moment, la France n’est plus du tout une démocratie. C'est acté, patent, assumé, alors que, jusque là, ça restait une menace sous-entendue.
♘ 3ème violence, physique : 2013, quand Hollande a fait matraquer et gazer les gentils opposants à la loi Taubira.
♘ 4éme violence, symbolique : 2017, après le coup d'Etat médiatico-judiciaire contre Fillon, le vote Macron forcé, par chantage au castorisme (faire barrage à ...). Non seulement, on ne pouvait plus changer de politique depuis 1992, mais, désormais, on ne peut même plus changer de gouvernement.
Et maintenant, le tabassage et la persécution systématique des Gilets Jaunes.
Avec Macron, c’est l’escalade parce qu’il n’a pas d’opposition politique et pas de frein institutionnel (la police et la justice, qui tapent sur les Gilets Jaunes comme elles ne le font jamais sur Mouloud racaille de banlieue, se sont déshonorées pour longtemps).
Macron dit qu’on n’est pas en dictature. C’est faux. Nous sommes en dictature, Onfray a fait un excellent article sur la question. Une dictature d’un nouveau genre, où « ferme ta gueule » est remplacé par « cause toujours ». Le torchon Libération l’avait admirablement résumé avec ce titre (hélas non ironique) « Votez ce que vous voulez, mais votez Macron » .
Ça ne peut que mal finir : soit l’escalade de la violence nous mène à la catastrophe (ce que je crois), soit les Français tombent encore plus profondément dans la dépression (et ce n'est pas mieux).
Cette violence politique est mon inquiétude constante : on sait quand ça commence, on ne sait pas quand et après combien de morts ça s’arrête.
Macron ne l’a pas inventée :
♘ 1ère violence, symbolique : 1992 référendum de Maastricht, quand toute la France d’en haut a expliqué aux Français d’en bas qu’il fallait voter Oui sous peine d’être des fascistes. S’il n’y a plus qu’un choix, il n’y a plus de démocratie. On peut encore changer de gouvernement, plus de politique.
♘ 2ème violence, symbolique, beaucoup plus grave : 2008, quand Sarkozy s’est assis, avec la complicité de tous les politiciens et des médias, sur le résultat du référendum de 2005. A partir de ce moment, la France n’est plus du tout une démocratie. C'est acté, patent, assumé, alors que, jusque là, ça restait une menace sous-entendue.
♘ 3ème violence, physique : 2013, quand Hollande a fait matraquer et gazer les gentils opposants à la loi Taubira.
♘ 4éme violence, symbolique : 2017, après le coup d'Etat médiatico-judiciaire contre Fillon, le vote Macron forcé, par chantage au castorisme (faire barrage à ...). Non seulement, on ne pouvait plus changer de politique depuis 1992, mais, désormais, on ne peut même plus changer de gouvernement.
Et maintenant, le tabassage et la persécution systématique des Gilets Jaunes.
Avec Macron, c’est l’escalade parce qu’il n’a pas d’opposition politique et pas de frein institutionnel (la police et la justice, qui tapent sur les Gilets Jaunes comme elles ne le font jamais sur Mouloud racaille de banlieue, se sont déshonorées pour longtemps).
Macron dit qu’on n’est pas en dictature. C’est faux. Nous sommes en dictature, Onfray a fait un excellent article sur la question. Une dictature d’un nouveau genre, où « ferme ta gueule » est remplacé par « cause toujours ». Le torchon Libération l’avait admirablement résumé avec ce titre (hélas non ironique) « Votez ce que vous voulez, mais votez Macron » .
Ça ne peut que mal finir : soit l’escalade de la violence nous mène à la catastrophe (ce que je crois), soit les Français tombent encore plus profondément dans la dépression (et ce n'est pas mieux).
mardi, janvier 28, 2020
Mila : il ne faut toujours pas se taire.

« Elle l’a bien cherché » : quand le CFCM fait le jeu des islamistes [ce titre, dont je ne suis pas sûr qu'il soit de l'auteur, est fallacieux puisque la distinction islamistes/musulmans est artificielle]
*************
L’affaire Mila n’a rien d’anecdotique. Elle s’inscrit dans le djihad culturel que les islamistes mènent depuis plus de trente ans contre la liberté d’expression des Occidentaux. Tantôt par les tribunaux, tantôt par la violence, les islamistes ont entrepris de faire taire ceux qui les fâchent.
La violence qui s’exprime aujourd’hui contre Mila est le surgeon de la fatwa prononcée en 1989 par l’ayatollah Khomeiny contre l’écrivain Salman Rushdie.
[...]
Qu’a donc fait cette Mila ? Elle a contrevenu à toutes les règles de la dhimma : non seulement, elle a repoussé les avances d’un Musulman, mais elle a refusé de parler à voix basse, et a tenu forum sur les réseaux sociaux. Autant d’insolences qui ne pouvaient que déclencher une furieuse et atavique colère. On peut perdre des guerres à force de ne pas les livrer.
Comment interpréter que le procureur de Vienne, bras armé du ministre de la justice, se soit empressé d’ouvrir une enquête contre Mila au nom d’une possible « incitation à la haine » ?
La loi Avia contre le discours de haine sur les réseaux sociaux, actuellement votée au Parlement, fait aussi passer le message aux Français qu’ils doivent respecter l’islam et ne pas l’insulter en public.
*************
« Affaire Mila : prétend-on créer un délit de blasphème dans le droit français ? »
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Il ne nous suffit donc plus de dénoncer l’existence des crimes et délits de blasphème et d’apostasie partout où ils existent sur la planète (c’est-à-dire principalement dans les pays musulmans). Encore faut-il désormais nous opposer à l’introduction subreptice, car purement jurisprudentielle, du délit de blasphème en droit français.
Certains magistrats seraient-ils habités, comme une bonne partie de l’intelligentsia française, par la culpabilité postcoloniale? Par cette haine de soi qui pousse à prendre en toutes circonstances, fût-ce aveuglément, le parti de l’Autre ?
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lundi, décembre 23, 2019
jeudi, décembre 19, 2019
lundi, décembre 09, 2019
Femelles bobos partout, justice nulle part.
« Pour des raisons sociologiques, idéologiques et politiques, l’appareil judiciaire a rallié l’actuel pouvoir ».
***********
3.000 blessés et mutilés depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes, il y a plus d’un an, mais aucune lourde condamnation prise à l’encontre des forces de l’ordre. Une situation qui, selon l’avocat Régis de Castelnau, crée auprès des policiers un sentiment d’impunité. Entretien.
Deux policiers s’acharnant sur un homme à terre à Paris le 5 décembre, la mort de Steve Caniço à Nantes le 21 juin, l’éborgnement de Manu le 16 novembre, deux CRS qui brutalisent deux personnes le 5 décembre dans une voiture au Havre, le pompier Olivier Beziade touché d’un tir de LBD à la tête le 12 janvier à Bordeaux, autant d’exemples frappants de violences commises par les forces de l’ordre depuis le 17 novembre 2018, à la naissance des Gilets jaunes. Au 4 octobre 2019, le ministère de l’Intérieur dénombrait 4.439 blessés, dont 1.944 chez les policiers [souvent très légers. Blessures pour justifier un arrêt de travail], et 2.495 chez les manifestants.
Quelle a été la réponse judiciaire face à ces actes de violence ? Plus de10.000 gardes à vue et 3.200 condamnations à l’encontre des Gilets jaunes. Et pour les forces de l’ordre ? Seulement deux policiers ont été renvoyés en correctionnelle, le premier est accusé d’avoir giflé un manifestant et attend son jugement. Le second est jugé pour avoir lancé un pavé, le procureur a requis trois mois de prison avec sursis.
[...]
Sputnik France: Selon vous, la Justice est-elle idéologique à l’encontre des Gilets jaunes ?
Régis de Castelnau : Je crois que c’est très clair.
Le corps des magistrats, aujourd’hui féminisé à 70% (1), est sociologiquement très homogène.
Ajoutons qu’il est aussi endogamique et très corporatiste.
Les élèves magistrats rentrent à l’École Nationale de la Magistrature entre 23 et 25 ans, ils en sortent au bout de trois ans avec un permis de juger et dotés d’une expérience sociale réduite que le mode de fonctionnement qui les amènent à se vivre comme un corps professionnellement et culturellement à part ne va pas permettre d’approfondir.
La brutale réaction aux quatre coins de la France de la Justice à l’encontre des Gilets jaunes procède d’une appréhension, voire d’une aversion vis-à-vis des couches populaires, que les magistrats souvent ne comprennent pas et n’ont pas envie de comprendre.
Cet aspect est également renforcé par cette part qualifiée “de gauche” que l’on retrouve dans les militants et les électeurs du Syndicat de la Magistrature. Une formation syndicale marquée par une forte culture du “gauchisme culturel sociétal”, où le social n’a guère de place et où la France périphérique apparaît comme un ramassis de beaufs et de “petits blancs”.
Compte tenu de la violence de la répression judiciaire des Gilets jaunes, que ce soit au niveau des procédures choisies et des peines infligées, il me semble que ceux qui s’en sont chargés n’ont pas eu beaucoup d’états d’âme.
***********
(1) : la féminisation des professions d'autorité (même si elle est due à la lâcheté des hommes) est un cataclysme social, un naufrage de première ordre, un suicide collectif.
Pensez à la médecine, à la politique, à l’enseignement, bientôt à l'armée.
Les peuples gouvernées par les femmes (et différents des peuples gouvernés par une femme exceptionnelle au milieu d'hommes, comme Elizabeth 1ère) expriment un désir de disparition.
L'autorité structure et ordonne la société.
Féminiser les professions d'autorité, c'est une manière psychologique de refuser d'assumer l'autorité (l'autorité est, statistiquement, anti-féminine : une femme peut être autoritaire, mais quand une profession est féminisée à 70 %, ça veut dire que son autorité a été détruite ou pervertie. Des juges-femmes peuvent être autoritaires dans les formes mais pour exprimer quoi ? La culture de l'excuse et la préférence étrangère, qui sont des atteintes directes à l'ordre et à l'autorité) donc de refuser d'assumer ce qu'il faut faire pour perpétuer notre société.
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3.000 blessés et mutilés depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes, il y a plus d’un an, mais aucune lourde condamnation prise à l’encontre des forces de l’ordre. Une situation qui, selon l’avocat Régis de Castelnau, crée auprès des policiers un sentiment d’impunité. Entretien.
Deux policiers s’acharnant sur un homme à terre à Paris le 5 décembre, la mort de Steve Caniço à Nantes le 21 juin, l’éborgnement de Manu le 16 novembre, deux CRS qui brutalisent deux personnes le 5 décembre dans une voiture au Havre, le pompier Olivier Beziade touché d’un tir de LBD à la tête le 12 janvier à Bordeaux, autant d’exemples frappants de violences commises par les forces de l’ordre depuis le 17 novembre 2018, à la naissance des Gilets jaunes. Au 4 octobre 2019, le ministère de l’Intérieur dénombrait 4.439 blessés, dont 1.944 chez les policiers [souvent très légers. Blessures pour justifier un arrêt de travail], et 2.495 chez les manifestants.
Quelle a été la réponse judiciaire face à ces actes de violence ? Plus de10.000 gardes à vue et 3.200 condamnations à l’encontre des Gilets jaunes. Et pour les forces de l’ordre ? Seulement deux policiers ont été renvoyés en correctionnelle, le premier est accusé d’avoir giflé un manifestant et attend son jugement. Le second est jugé pour avoir lancé un pavé, le procureur a requis trois mois de prison avec sursis.
[...]
Sputnik France: Selon vous, la Justice est-elle idéologique à l’encontre des Gilets jaunes ?
Régis de Castelnau : Je crois que c’est très clair.
Le corps des magistrats, aujourd’hui féminisé à 70% (1), est sociologiquement très homogène.
Ajoutons qu’il est aussi endogamique et très corporatiste.
Les élèves magistrats rentrent à l’École Nationale de la Magistrature entre 23 et 25 ans, ils en sortent au bout de trois ans avec un permis de juger et dotés d’une expérience sociale réduite que le mode de fonctionnement qui les amènent à se vivre comme un corps professionnellement et culturellement à part ne va pas permettre d’approfondir.
La brutale réaction aux quatre coins de la France de la Justice à l’encontre des Gilets jaunes procède d’une appréhension, voire d’une aversion vis-à-vis des couches populaires, que les magistrats souvent ne comprennent pas et n’ont pas envie de comprendre.
Cet aspect est également renforcé par cette part qualifiée “de gauche” que l’on retrouve dans les militants et les électeurs du Syndicat de la Magistrature. Une formation syndicale marquée par une forte culture du “gauchisme culturel sociétal”, où le social n’a guère de place et où la France périphérique apparaît comme un ramassis de beaufs et de “petits blancs”.
Compte tenu de la violence de la répression judiciaire des Gilets jaunes, que ce soit au niveau des procédures choisies et des peines infligées, il me semble que ceux qui s’en sont chargés n’ont pas eu beaucoup d’états d’âme.
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(1) : la féminisation des professions d'autorité (même si elle est due à la lâcheté des hommes) est un cataclysme social, un naufrage de première ordre, un suicide collectif.
Pensez à la médecine, à la politique, à l’enseignement, bientôt à l'armée.
Les peuples gouvernées par les femmes (et différents des peuples gouvernés par une femme exceptionnelle au milieu d'hommes, comme Elizabeth 1ère) expriment un désir de disparition.
L'autorité structure et ordonne la société.
Féminiser les professions d'autorité, c'est une manière psychologique de refuser d'assumer l'autorité (l'autorité est, statistiquement, anti-féminine : une femme peut être autoritaire, mais quand une profession est féminisée à 70 %, ça veut dire que son autorité a été détruite ou pervertie. Des juges-femmes peuvent être autoritaires dans les formes mais pour exprimer quoi ? La culture de l'excuse et la préférence étrangère, qui sont des atteintes directes à l'ordre et à l'autorité) donc de refuser d'assumer ce qu'il faut faire pour perpétuer notre société.
samedi, novembre 02, 2019
L'injustice institutionnalisée
« Non seulement la justice est instrumentalisée, mais elle l’a accepté », estime Régis de Castelnau.
**************
Sputnik: Est-ce que selon vous, il y a une forme d’instrumentalisation de la justice en France ?
Régis de Castelnau: «Bien sûr que oui ! Non seulement elle est instrumentalisée, mais elle a accepté cette instrumentalisation. On l’a bien vu avec la répression de masse contre les Gilets jaunes, on le voit bien avec les poursuites contre François Fillon, contre Marine Le Pen, contre Jean-Luc Mélenchon, et on le voit aussi avec la protection dont bénéficient les amis de monsieur Macron. Aujourd’hui, si la France a un problème avec la justice c’est bien celui-là !
C’est-à-dire qu’aujourd’hui il y a une collusion entre l’appareil judiciaire -qui est d’accord pour le faire- et le pouvoir exécutif.
Juste un détail, regardez les organisations syndicales de la magistrature: devant tous les excès auxquels on a assisté depuis un an, elles sont restées muettes.
Il y a une affaire de cornecul [la carte judiciaire en fonction de résultats électoraux] -il faut être clair, même si elle est très déplaisante- là, naturellement ils montent à l’assaut pour prétendre que c’est une atteinte à leur indépendance. Quand on délivre 3.000 condamnations pénales contre les Gilets jaunes dont 1.000 condamnations à des peines de prison ferme, là les syndicats de magistrats, vous ne les entendez pas … »
**************
Ce n'est pas d'aujourd'hui que j'étiquette mes billets sur les affaires judiciaires La justice française est une erreur judiciaire permanente et volontaire.
Eric Zemmour l'a très bien analysé : le macronisme, c'est l'union des centres bourgeois, le rassemblement des gens qui préfèrent leur patrimoine à leur patrie.
On retrouve dans le macronisme toutes les bourgeoisies : la bourgeoisie bobo, la bourgeoisie catholique, la bourgeoisie enseignante, la bourgeoisie judiciaire, la bourgeoisie médiatique, la bourgeoisie intellectuelle ...
Comme Louis-Philippe en son temps, Macron assure, avec cette collusion des nantis et des puissants, la tranquillité à court terme de cette bourgeoisie matérialiste (au prix d'une répression féroce et tous azimuths, enrobée dans un discours cotonneux).
Ces enculés (nous les connaissons bien, ils n'ont rien de nouveau dans notre histoire : ils trouvaient l'évêque Cauchon très intelligent, Wellington charmant et Pétain salutaire) espèrent que la France mourra sans protester.
Ils se trompent, ça ne s'est jamais vu qu'une nation s'efface en silence. Mais, en souquant le couvercle sur la marmite pour gagner encore un peu de temps, ils rendent les conséquences plus violentes.
A quelqu'un qui prenait mal le reproche implicite (pas excessivement implicite, il est vrai !) que je lui adressais que ses enfants s'installent à l'étranger, je n'ai rien répondu car je l'aime bien et j'avais peur de le blesser, mais je songeais à part moi que je connaissais une famille vieille France dont les enfants ont fait des études fort bonnes et dont pas un ne songe à s'installer à l'étranger et que mon choix entre les deux familles était vite fait.
Tant qu'il reste de ces familles, je ne perds pas espoir.
**************
Sputnik: Est-ce que selon vous, il y a une forme d’instrumentalisation de la justice en France ?
Régis de Castelnau: «Bien sûr que oui ! Non seulement elle est instrumentalisée, mais elle a accepté cette instrumentalisation. On l’a bien vu avec la répression de masse contre les Gilets jaunes, on le voit bien avec les poursuites contre François Fillon, contre Marine Le Pen, contre Jean-Luc Mélenchon, et on le voit aussi avec la protection dont bénéficient les amis de monsieur Macron. Aujourd’hui, si la France a un problème avec la justice c’est bien celui-là !
C’est-à-dire qu’aujourd’hui il y a une collusion entre l’appareil judiciaire -qui est d’accord pour le faire- et le pouvoir exécutif.
Juste un détail, regardez les organisations syndicales de la magistrature: devant tous les excès auxquels on a assisté depuis un an, elles sont restées muettes.
Il y a une affaire de cornecul [la carte judiciaire en fonction de résultats électoraux] -il faut être clair, même si elle est très déplaisante- là, naturellement ils montent à l’assaut pour prétendre que c’est une atteinte à leur indépendance. Quand on délivre 3.000 condamnations pénales contre les Gilets jaunes dont 1.000 condamnations à des peines de prison ferme, là les syndicats de magistrats, vous ne les entendez pas … »
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Ce n'est pas d'aujourd'hui que j'étiquette mes billets sur les affaires judiciaires La justice française est une erreur judiciaire permanente et volontaire.
Eric Zemmour l'a très bien analysé : le macronisme, c'est l'union des centres bourgeois, le rassemblement des gens qui préfèrent leur patrimoine à leur patrie.
On retrouve dans le macronisme toutes les bourgeoisies : la bourgeoisie bobo, la bourgeoisie catholique, la bourgeoisie enseignante, la bourgeoisie judiciaire, la bourgeoisie médiatique, la bourgeoisie intellectuelle ...
Comme Louis-Philippe en son temps, Macron assure, avec cette collusion des nantis et des puissants, la tranquillité à court terme de cette bourgeoisie matérialiste (au prix d'une répression féroce et tous azimuths, enrobée dans un discours cotonneux).
Ces enculés (nous les connaissons bien, ils n'ont rien de nouveau dans notre histoire : ils trouvaient l'évêque Cauchon très intelligent, Wellington charmant et Pétain salutaire) espèrent que la France mourra sans protester.
Ils se trompent, ça ne s'est jamais vu qu'une nation s'efface en silence. Mais, en souquant le couvercle sur la marmite pour gagner encore un peu de temps, ils rendent les conséquences plus violentes.
A quelqu'un qui prenait mal le reproche implicite (pas excessivement implicite, il est vrai !) que je lui adressais que ses enfants s'installent à l'étranger, je n'ai rien répondu car je l'aime bien et j'avais peur de le blesser, mais je songeais à part moi que je connaissais une famille vieille France dont les enfants ont fait des études fort bonnes et dont pas un ne songe à s'installer à l'étranger et que mon choix entre les deux familles était vite fait.
Tant qu'il reste de ces familles, je ne perds pas espoir.
lundi, septembre 02, 2019
Suivant que vous serez blanc ou noir ...
Col de l’Échelle : une justice politique .

La décision rendue par le tribunal correctionnel de Gap à l’encontre de trois militants de « génération identitaire » est un pur et simple scandale judiciaire, juridique, et démocratique. Le fonctionnement de l’appareil judiciaire depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir ne peut que susciter la consternation de quiconque est attaché aux libertés publiques fondamentales.
Nous avons fréquemment soulevé ici ces dérives et cetteconnivence idéologique, sociologique et politique avec le pouvoir une magistrature qui n’a plus besoin de recevoir d’ordres, pour se mettre spontanément à son service. Mais cette fois-ci, il se trouve que ce jugement incompréhensible tant en ce qui concerne la manipulation du droit que la sévérité sidérante des sanctions, s’est télescopé avec l’annonce de l’annulation par la Cour de cassation de la condamnation d’un trafiquant d’êtres humains et la tragédie de Villeurbanne où un demandeur d’asile afghan a tué un jeune homme à coup de couteau et blessé six autres personnes parce que ses victimes « ne lisaient pas le Coran ». Dans l’affaire dite du « Col de l’Échelle », les magistrats qui ont joué à ce petit jeu mesurent-ils à quel point leurs manipulations et leur partialité politique, disqualifient l’institution judiciaire, et mettent l’opinion publique majoritaire en rage ?
De quoi s’agit-il ? Les militants d’un groupuscule d’extrême droite appelé « génération identitaire » ont décidé l’organisation d’une manifestation à la frontière franco-italienne au lieu-dit « Col de l’Échelle » pour protester contre ce qu’ils qualifient de laxisme dans le contrôle de l’immigration clandestine empruntant le passage en France par les Alpes. On peut ne pas partager cette analyse, et même la contester, ne pas avoir la moindre sympathie pour le groupuscule et ses orientations, mais on rappellera que la liberté de manifestation est jusqu’à nouvel ordre une liberté fondamentale et un droit constitutionnel. Deux ou trois cent personnes se sont donc rendues sur le site, y ont déployé quelques banderoles, scandé force slogans, la manifestation se terminant sans violence ni dégradation.
Les antifascistes de pacotille, ceux dont l’engagement est comme le dit Christophe Guilluy un signe extérieur de richesse, ont poussé des hurlements. Dont les échos, arrivés dans les enceintes judiciaires ont été reçus par quelques oreilles complaisantes. Leurs propriétaires se demandant comment faire pour empêcher le retour des heures sombres et terrasser la bête immonde.
Premier problème il n’y avait à l’évidence aucune infraction justifiant des poursuites pénales, ce qu’un premier classement sans suite avait été contraint de constater. Ah oui mais non, des magistrats oublieux qu’ils sont là pour rendre la justice et non pas pour faire valoir leurs engagements politiques, se sont dit qu’en grattant un peu c’était bien le diable si on ne trouvait pas quelque chose. En regardant bien les photos de la manifestation paisible, on pouvait constater que les 200 participants portaient, probablement pour éviter la fraîcheur montagnarde, des anoraks tous de la même couleur, un bleu ciel pâle. Eurêka ! Pourquoi ne pas utiliser le port illégal d’uniformes ? Ah non, faisons plus fort, allons carrément sur « l’usurpation de fonctions » celle de l’article 433–13 du code pénal. On a donc considéré que ces jeunes gens avaient décidé de se faire passer pour des douaniers qui contrôlaient les passages aux frontières. Le simple examen des photos, le caractère à la fois public et pacifique de la manifestation démontre l’inanité de cette incrimination. Rappelons que c’est celle qui a été utilisée pour Alexandre Benalla portant un casque de policier et affublé d’un brassard lors de ses rodéos du 1er mai 2018 (À propos comment va-t-il Alexandre Benalla, la vie est belle ? Le business ? L’argent ça va ? Et l’instruction, toujours paisible ?)
Au tribunal de Gap, cette manipulation n’a gêné personne, au contraire. Le procureur a pris des réquisitions invraisemblables de sévérité. Il a été suivi au millimètre par la collégialité qui a prononcé une décision qui se caractérise par une violence tous azimuts. D’abord six mois de prison ferme pour trois dirigeants du groupuscule, quand on connaît la jurisprudence habituelle des tribunaux français, il y a de quoi être estomaqué. Ensuite l’ampleur des peines d’amende, histoire de ruiner les militants et leur organisation puisque l’association « génération identitaire » a été condamnée en tant que personne morale à 75 000 € d’amende (!) pour avoir organisé l’abominable pogrom. Enfin le maximum de privation des droits civiques, c’est-à-dire d’éligibilité et de droit de vote, pendant cinq ans ! Dites donc Monsieur Macron lorsque vous dites à Vladimir Poutine qu’en France les opposants ont le droit de se présenter aux élections, vous racontez n’importe quoi, vos magistrats ne sont pas d’accord.
Soyons clair, cette décision est un véritable scandale judiciaire, sa partialité politique étant plus qu’une évidence, tant en ce qui concerne l’incrimination choisie, le déroulement de la procédure et la décision elle-même. Les magistrats ont le droit d’avoir des opinions politiques, mais celles-ci ne doivent en aucun cas être à l’origine de leurs décisions. Celle du tribunal correctionnel de Gap est une décision militante, et il est quand même déplorable qu’il faille rappeler que juger ou militer, il faut choisir. Et qu’un jugement rendu au nom du peuple français ne doit pas prendre la forme d’un tract politique.
Aussi, on peut légitimement être inquiet, lorsque l’on entend les organisations syndicales de magistrats psalmodier le mantra de l’indépendance de la justice, pour ne voir aucun inconvénient à ce qu’elle devienne au contraire de sa vocation, l’outil de la partialité politique.
Et ce d’autant que la triste affaire du « mur des cons » avait été l’occasion pour les mêmes de théoriser une partialité désormais revendiquée : « Une fois de plus, cette affaire va servir à défendre une conception abstraite et surannée de l’impartialité du juge. »
On rappellera également la magouille initiée par Christiane Taubira alors Garde des Sceaux (!) pour faire condamner par le tribunal correctionnel de Cayenne en Guyane une militante du FN habitant dans les Ardennes, à neuf mois de prison ferme pour la publication pendant quelques jours sur Facebook d’une photo insultante. La décision déshonorante foulait aux pieds tous les principes du droit pénal et du débat contradictoire. Ce scandale qui aurait justifié la démission immédiate de Taubira et la saisine du Conseil Supérieur de la Magistrature n’a jamais eu la moindre suite, évidemment. Et plus récemment encore le déroulement de l’audience et la condamnation excessive dont a été l’objet Esteban Morillo, jugé non pas pour ce qu’il avait fait mais pour les idées qui furent les siennes quelques années auparavant.
Ce qui est très grave dans cette affaire, au-delà de cette politisation militante de certains magistrats dans l’exercice de leurs fonctions, c’est que ce genre de décisions est l’occasion de porter atteinte aux libertés fondamentales., et en la circonstance celle de manifestation. Et il est tout à fait lamentable de voir les petits-bourgeois « de gauche », ceux que Jean-Claude Michéa appelle « la gauche du Capital » rejouer no pasaran et applaudir à tout rompre. Témoignant que l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques ne leur pose aucun problème. Jusqu’au jour où c’est sur eux que ça tombera, comme l’a montré la mésaventure de Jean-Luc Mélenchon, se réjouissant plutôt des rodéos judiciaires contre François Fillon et Marine Le Pen avant que cela ne lui tombe sur la figure. Souvenons nous de ce que disait le pasteur Niemoller.
Une justice au service du pouvoir exécutif dans la répression de masse des gilets jaunes, une justice protégeant l’entourage du pouvoir en lui épargnant le souci de procédures pénales pourtant méritées, une justice revendiquant sa partialité politique, comment en est-on arrivé là ?
dimanche, mars 31, 2019
Il y a quelque chose qui cloche, j'y retourne immédiatement
A propos du nouveau gauleiter de Paris, le déjà célèbre et très répressif Didier Lallement :




Les partisans de l’ordre me sortiront les habituels « Elle n’avait qu’à pas être là » et « C’est bien fait pour sa gueule ». Après tout, s’ils arrivent encore à se regarder dans une glace, tant mieux pour eux … et, tant pis pour nous, d'avoir de tels voisins.
Serge Federbusch, candidat à la mairie de Paris, a fait une remarque intéressante, qui me turlupine aussi depuis quelques mois : « La crise des Gilets jaunes, comme toute crise, est un révélateur. Elle dévoile les faux-semblants. On voit les "humanistes" Ferry et Hamon appeler à la répression la plus dure, ne pas rechigner à appeler au meurtre ».
Ou comme l'a dit ce vieux coco de Castelnau : « Une barricade n'a que deux cotés ».
Et Federbusch ajoute : « L’aggravation de la crise qui se profile à l’horizon sera encore plus révélatrice ».
La journaliste (Elise Blaise) lui demande de quoi cette crise est révélatrice. Réponse lapidaire : « Du patriotisme ».
L’attitude face aux Gilets jaunes permet clairement de partager ceux qui sont attachés à leur patrimoine (quels que les soient les alibis qu’ils se donnent. Les possédants sont en général très forts pour se donner le beau rôle) et ceux qui sont attachés à leur patrie.
Malgré tout ce que je peux reprocher aux Gilets jaunes (j'ai une liste assez longue), le fait qu'ils chantent la Marseillaise et se baladent avec des drapeaux tricolores désamorce mon courroux.
En revanche, je connais des gens que ça ne touche absolument pas, c'est un signe, et j'en ai pris bonne note.
Ca ne touche pas du tout, non plus, nos riantes banlieues. C'est un autre signe.
Bref, nous vivons une époque intéressante. Suite au prochain épisode.
Nota : Serge Federbusch, comme Charles Gave, comme Christian Combaz, comme quelques autres, pense qu'Emmanuel Macron n'échappera pas à un procès dans une poignée d'années.
J'aimerais partager leur optimisme, c'est agréable de croire en la justice triomphante et j'aurais une grande satisfaction à voir traduit Jupiter-Narcisse en Haute Cour. Mais je connais l'histoire, je sais que c'est très rare (quoiqu'Alstom pourrait être ses mines de Bor).

Plus généralement, à propos du comportement de la police :



Les partisans de l’ordre me sortiront les habituels « Elle n’avait qu’à pas être là » et « C’est bien fait pour sa gueule ». Après tout, s’ils arrivent encore à se regarder dans une glace, tant mieux pour eux … et, tant pis pour nous, d'avoir de tels voisins.
Serge Federbusch, candidat à la mairie de Paris, a fait une remarque intéressante, qui me turlupine aussi depuis quelques mois : « La crise des Gilets jaunes, comme toute crise, est un révélateur. Elle dévoile les faux-semblants. On voit les "humanistes" Ferry et Hamon appeler à la répression la plus dure, ne pas rechigner à appeler au meurtre ».
Ou comme l'a dit ce vieux coco de Castelnau : « Une barricade n'a que deux cotés ».
Et Federbusch ajoute : « L’aggravation de la crise qui se profile à l’horizon sera encore plus révélatrice ».
La journaliste (Elise Blaise) lui demande de quoi cette crise est révélatrice. Réponse lapidaire : « Du patriotisme ».
L’attitude face aux Gilets jaunes permet clairement de partager ceux qui sont attachés à leur patrimoine (quels que les soient les alibis qu’ils se donnent. Les possédants sont en général très forts pour se donner le beau rôle) et ceux qui sont attachés à leur patrie.
Malgré tout ce que je peux reprocher aux Gilets jaunes (j'ai une liste assez longue), le fait qu'ils chantent la Marseillaise et se baladent avec des drapeaux tricolores désamorce mon courroux.
En revanche, je connais des gens que ça ne touche absolument pas, c'est un signe, et j'en ai pris bonne note.
Ca ne touche pas du tout, non plus, nos riantes banlieues. C'est un autre signe.
Bref, nous vivons une époque intéressante. Suite au prochain épisode.
Nota : Serge Federbusch, comme Charles Gave, comme Christian Combaz, comme quelques autres, pense qu'Emmanuel Macron n'échappera pas à un procès dans une poignée d'années.
J'aimerais partager leur optimisme, c'est agréable de croire en la justice triomphante et j'aurais une grande satisfaction à voir traduit Jupiter-Narcisse en Haute Cour. Mais je connais l'histoire, je sais que c'est très rare (quoiqu'Alstom pourrait être ses mines de Bor).
mercredi, février 13, 2019
Un gouvernement au mépris de la justice
Condamnations de Gilets jaunes : la curieuse approche quantitative de la justice mise en avant par Édouard Philippe
***********
Atlantico : ce mardi 12 février, le premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré devant l'Assemblée nationale : "Depuis le début de ces événements, 1796 condamnations ont été prononcées par la justice et 1422 personnes sont encore en attente de jugement" (...) "plus de 1300 comparutions immédiates ont été organisées et 316 personnes ont été placées sous mandat de dépôt". Comment comprendre de tels chiffres, faut-il y voir une excessive sévérité, ou traitement "juste" de la situation eu égard aux événements ?
Régis de Castelnau : Ces chiffres sont proprement ahurissants. Il s’agit donc, et c’est assumé comme tel, d’une répression de masse. C’est-à-dire qu’on a mobilisé l’appareil judiciaire depuis trois mois pour faire ce qui ne peut plus s’apparenter à une justice normale, mais à une justice d’exception, à une justice de masse.
[…]
Le président de la république a fait le choix, non pas du maintien de l’ordre mais celui d’une répression brutale du mouvement des gilets jaunes. Que la justice souvent parquet et juges du siège ensemble ait accepté d’exécuter les ordres de l’Élysée et de la place Vendôme est une régression qui nous renvoie des dizaines d’années en arrière. Désormais lorsque les syndicats de magistrats nous parleront d’indépendance et d’impartialité ils se feront rire au nez. Surtout que dans le même temps, et l’affaire Benalla est là pour le démontrer, la même justice est d’une complaisance surprenante avec les délinquants qui entourent le chef de l’État.
***********
Au fond, cette affaire de Gilets jaunes est un problème de justice : justice sociale, justice économique, justice politique, justice juridique.
Comme l'ont compris mes fidèles lecteurs, je vis dans un milieu où on a beaucoup plus le sens de ses intérêts que celui de la justice. A 90 %, les réactions aux Gilets jaunes ont été (suivant le mot de Chantal Delsol, qu'on ne peut accuser d'être une dangereuse révolutionnaire) répugnantes.
Je l'ai expliqué ailleurs : ce sont des gens d'en haut (ou qui croient, les naïfs, être en haut) totalement étrangers à l'idée qu'ils ont des devoirs vis-à-vis de ceux d'en bas et chacune de leur saloperie contre les GJ se retourne contre eux, en marquant un devoir auquel ils ont manqué (exemple : « Ils font des fautes d'orthographe » certes, mais qui a détruit ou laissé détruire l'école ? Qui s'est contenté de sauver ses enfants en se foutant des enfants de pauvres ?). Bref, quand on est en haut, on est responsable, donc on évite de critiquer ceux d'en bas.
Mais, à l'inverse, quelques réactions m'ont étonné en bien. De lointains ricochets du « c'est pas juste » enfantin.
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Atlantico : ce mardi 12 février, le premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré devant l'Assemblée nationale : "Depuis le début de ces événements, 1796 condamnations ont été prononcées par la justice et 1422 personnes sont encore en attente de jugement" (...) "plus de 1300 comparutions immédiates ont été organisées et 316 personnes ont été placées sous mandat de dépôt". Comment comprendre de tels chiffres, faut-il y voir une excessive sévérité, ou traitement "juste" de la situation eu égard aux événements ?
Régis de Castelnau : Ces chiffres sont proprement ahurissants. Il s’agit donc, et c’est assumé comme tel, d’une répression de masse. C’est-à-dire qu’on a mobilisé l’appareil judiciaire depuis trois mois pour faire ce qui ne peut plus s’apparenter à une justice normale, mais à une justice d’exception, à une justice de masse.
[…]
Le président de la république a fait le choix, non pas du maintien de l’ordre mais celui d’une répression brutale du mouvement des gilets jaunes. Que la justice souvent parquet et juges du siège ensemble ait accepté d’exécuter les ordres de l’Élysée et de la place Vendôme est une régression qui nous renvoie des dizaines d’années en arrière. Désormais lorsque les syndicats de magistrats nous parleront d’indépendance et d’impartialité ils se feront rire au nez. Surtout que dans le même temps, et l’affaire Benalla est là pour le démontrer, la même justice est d’une complaisance surprenante avec les délinquants qui entourent le chef de l’État.
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Au fond, cette affaire de Gilets jaunes est un problème de justice : justice sociale, justice économique, justice politique, justice juridique.
Comme l'ont compris mes fidèles lecteurs, je vis dans un milieu où on a beaucoup plus le sens de ses intérêts que celui de la justice. A 90 %, les réactions aux Gilets jaunes ont été (suivant le mot de Chantal Delsol, qu'on ne peut accuser d'être une dangereuse révolutionnaire) répugnantes.
Je l'ai expliqué ailleurs : ce sont des gens d'en haut (ou qui croient, les naïfs, être en haut) totalement étrangers à l'idée qu'ils ont des devoirs vis-à-vis de ceux d'en bas et chacune de leur saloperie contre les GJ se retourne contre eux, en marquant un devoir auquel ils ont manqué (exemple : « Ils font des fautes d'orthographe » certes, mais qui a détruit ou laissé détruire l'école ? Qui s'est contenté de sauver ses enfants en se foutant des enfants de pauvres ?). Bref, quand on est en haut, on est responsable, donc on évite de critiquer ceux d'en bas.
Mais, à l'inverse, quelques réactions m'ont étonné en bien. De lointains ricochets du « c'est pas juste » enfantin.
mercredi, octobre 17, 2018
DÉRIVES LIBERTICIDES : QUAND C’EST LE TOUR DE MÉLENCHON
DÉRIVES LIBERTICIDES : QUAND C’EST LE TOUR DE MÉLENCHON
Tout communiste (ou ex-communiste, on ne sait plus très bien) qu'il est, Régis de Castelnau est excellent (quand il s'abstient de nous faire part de son penchant pour les révolutionnaires sanguinaires) :
*****************
Eh oui cher Jean-Luc Mélenchon, avec ce pouvoir et la partie de l’appareil judiciaire qui le suit, la perquisition, comme la guerre, est la continuation de la politique par d’autres moyens. Mais camarade, tout ceci était parfaitement prévisible. Le problème c’est que vous avez applaudi quand c’est Nicolas Sarkozy qui a connu ces méthodes indignes. Je vous renvoie aux dizaines d’articles écrits sur ce sujet dans ces colonnes. Vous avez pris un air pincé sans dire grand-chose sur celles infligées à François Fillon. Alors même que le raid médiatico-judiciaire lancé contre celui-ci a purement et simplement faussé l’élection présidentielle et permis l’accession au pouvoir d’un inconnu dont nous mesurons aujourd’hui la dangerosité. Certes Clémentine Autain a ensuite sauvé l’honneur en refusant de voter la mainlevée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen car elle avait compris le pourquoi des demandes utilisées contre celle-ci. Mais elle fut bien seule. Je pourrais multiplier les exemples qui démontrent que vous n’avez pas mesuré le danger de cette instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Ce qui est en cause n’est pas ce qui pourra arriver à la fin des procédures si celles-ci arrivent un jour à une fin. Le problème est celui de l’utilisation de la justice par des initiatives procédurales immédiatement médiatisées, prises en fonction des impératifs politiques du jour. Pourquoi croyez-vous que la perquisition dont vous avez été l’objet est intervenue le jour de l’annonce du remaniement ? Pourquoi croyez-vous que les procédures concernant Nicolas Sarkozy durent pour certaines depuis 25 ans comme l’affaire de Karachi ? N’hésitez pas à vérifier le contexte politique dans lequel sont répercutés telle mise en examen, telle perquisition, tel scoop relayé par la presse amie, telle publication de procès-verbaux trafiqués etc. etc. Pour avoir suivi tout cela de très près pendant des années, je sais à quel point c’est édifiant.
La liberté ne se divise pas Jean-Luc Mélenchon et je dois dire que je ne comprends pas pourquoi vous avez été muet face à l’énorme injustice dont a été victime Esteban Morillo. Comme sur le scandale toujours sans conséquence disciplinaire du célèbre « mur des cons ». Car cette partialité à l’encontre des adversaires politiques s’accompagne depuis l’arrivée de François Hollande à la présidence de la république d’une étonnante mansuétude pour ceux qui sont du côté du manche. Que sont devenues les affaires Arif, Lamdaoui, Le Roux ? Vous n’avez pas d’avis ? Et vous ne vous êtes pas beaucoup mobilisé non plus pour protester contre les protections étonnantes dont bénéficient aujourd’hui Emmanuel Macron et son entourage de la part du haut appareil judiciaire. Les comptes de campagne du petit roi, l’affaire du coffre de Benalla, la soudaine garde à vue et les poursuites à l’encontre d’une vingtaine de passants présents le 1er mai sur la place de la contrescarpe, l’impunité de Muriel Pénicaud malgré deux délits de favoritisme évidents, l’incroyable dépaysement à Lille de l’affaire Ferrand, la tranquillité assurée à Ismael Emelien malgré de lourds soupçons de recel des cassettes illégalement remises à Benalla, l’égale tranquillité d’Alexis Kohler, toute cette passivité étrange mériterait un traitement politique. Comme contre la façon dont Emmanuel Macron est intervenu dans la procédure de nomination du nouveau procureur du tribunal de grande instance de Paris.
On vous l’avait dit pourtant que viendrait votre tour. Et que l’oligarchie dont Macron est le fondé de pouvoir n’aurait aucune retenue pour instrumentaliser la justice à des fins politiques. Il ne sert à rien comme vous l’avez fait, d’interpeller Madame Belloubet qui n’est là que pour mettre en œuvre les décisions du Château.
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Tout communiste (ou ex-communiste, on ne sait plus très bien) qu'il est, Régis de Castelnau est excellent (quand il s'abstient de nous faire part de son penchant pour les révolutionnaires sanguinaires) :
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Eh oui cher Jean-Luc Mélenchon, avec ce pouvoir et la partie de l’appareil judiciaire qui le suit, la perquisition, comme la guerre, est la continuation de la politique par d’autres moyens. Mais camarade, tout ceci était parfaitement prévisible. Le problème c’est que vous avez applaudi quand c’est Nicolas Sarkozy qui a connu ces méthodes indignes. Je vous renvoie aux dizaines d’articles écrits sur ce sujet dans ces colonnes. Vous avez pris un air pincé sans dire grand-chose sur celles infligées à François Fillon. Alors même que le raid médiatico-judiciaire lancé contre celui-ci a purement et simplement faussé l’élection présidentielle et permis l’accession au pouvoir d’un inconnu dont nous mesurons aujourd’hui la dangerosité. Certes Clémentine Autain a ensuite sauvé l’honneur en refusant de voter la mainlevée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen car elle avait compris le pourquoi des demandes utilisées contre celle-ci. Mais elle fut bien seule. Je pourrais multiplier les exemples qui démontrent que vous n’avez pas mesuré le danger de cette instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Ce qui est en cause n’est pas ce qui pourra arriver à la fin des procédures si celles-ci arrivent un jour à une fin. Le problème est celui de l’utilisation de la justice par des initiatives procédurales immédiatement médiatisées, prises en fonction des impératifs politiques du jour. Pourquoi croyez-vous que la perquisition dont vous avez été l’objet est intervenue le jour de l’annonce du remaniement ? Pourquoi croyez-vous que les procédures concernant Nicolas Sarkozy durent pour certaines depuis 25 ans comme l’affaire de Karachi ? N’hésitez pas à vérifier le contexte politique dans lequel sont répercutés telle mise en examen, telle perquisition, tel scoop relayé par la presse amie, telle publication de procès-verbaux trafiqués etc. etc. Pour avoir suivi tout cela de très près pendant des années, je sais à quel point c’est édifiant.
La liberté ne se divise pas Jean-Luc Mélenchon et je dois dire que je ne comprends pas pourquoi vous avez été muet face à l’énorme injustice dont a été victime Esteban Morillo. Comme sur le scandale toujours sans conséquence disciplinaire du célèbre « mur des cons ». Car cette partialité à l’encontre des adversaires politiques s’accompagne depuis l’arrivée de François Hollande à la présidence de la république d’une étonnante mansuétude pour ceux qui sont du côté du manche. Que sont devenues les affaires Arif, Lamdaoui, Le Roux ? Vous n’avez pas d’avis ? Et vous ne vous êtes pas beaucoup mobilisé non plus pour protester contre les protections étonnantes dont bénéficient aujourd’hui Emmanuel Macron et son entourage de la part du haut appareil judiciaire. Les comptes de campagne du petit roi, l’affaire du coffre de Benalla, la soudaine garde à vue et les poursuites à l’encontre d’une vingtaine de passants présents le 1er mai sur la place de la contrescarpe, l’impunité de Muriel Pénicaud malgré deux délits de favoritisme évidents, l’incroyable dépaysement à Lille de l’affaire Ferrand, la tranquillité assurée à Ismael Emelien malgré de lourds soupçons de recel des cassettes illégalement remises à Benalla, l’égale tranquillité d’Alexis Kohler, toute cette passivité étrange mériterait un traitement politique. Comme contre la façon dont Emmanuel Macron est intervenu dans la procédure de nomination du nouveau procureur du tribunal de grande instance de Paris.
On vous l’avait dit pourtant que viendrait votre tour. Et que l’oligarchie dont Macron est le fondé de pouvoir n’aurait aucune retenue pour instrumentaliser la justice à des fins politiques. Il ne sert à rien comme vous l’avez fait, d’interpeller Madame Belloubet qui n’est là que pour mettre en œuvre les décisions du Château.
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vendredi, septembre 21, 2018
Psychiatrisation de l'opposant : ah, cette nostalgie des soviets ...
L’expertise psychologique ordonnée contre Marine Le Pen est-elle obligatoire ?
****************
Même son de cloche chez l'ancien avocat du PCF :
EXPERTISE PSYCHIATRIQUE DE MARINE LE PEN : LA FARCE CONTINUE.
****************
La dérive totalitaire molle à l'oeuvre depuis quarante ans, par mépris du peuple, est une honte pour la France. Mais quoi ? Cette dérive des partis du Système est bien connue, identifiée, publiée et les Français continuent à voter pour eux.
Quand on a plus peur du changement que du déclin, on finit par avoir les tyrans qu'on mérite (conversation très éclairante il y a quelques jours avec un électeur, réticent mais trouillard, de Macron). La liberté a un prix et, si ce prix est de voter Marine Le Pen pour éviter Emmanuel Macron, hé bien, qu'il en soit ainsi. Quand on refuse de le payer, il est normal qu'on reste dans les chaines.
Erratum :
Il semble que l'expertise psychiatrique est bien obligatoire dans le cadre de l'article utilisé contre Marine Le Pen. Mais cela rend le problème encore pire : l'article en question est fait pour être utilisé contre les délinquants sexuels !
Marine Le Pen peut-elle avoir confiance en la justice de son pays ?
Heureusement que la justice française a perdu toute crédibilité depuis longtemps et que nous savons que les juges sont pourris, abrutis et partiaux, sinon nous aurions été amèrement déçus.
****************
Après avoir mis en examen Marine Le Pen pour avoir dénoncé, dans un tweet, une photo montrant les atrocités de Daech, le juge d’instruction de Versailles vient d’ordonner une expertise psychiatrique à la demande du parquet.
Cette décision n’a pas manqué de susciter une intense polémique dans la presse et sur les réseaux sociaux. À juste titre.
Non seulement le choix du parquet, censé représenter la société, de poursuivre une représentante politique légitimement élue, pour avoir dénoncé les atrocités de l’État islamique, apparaît plus que contestable et relever d’une incroyable partialité idéologique.
Mais cette ordonnance donne à cette procédure un caractère totalitaire et soviétique rappelant la triste époque de la psychiatrisation des opposants au point que même Jean-Luc Mélenchon s’en est ému.
À décharge, certains journalistes s’érigeant en juristes se sont empressés de faire valoir que le juge était tenu d’ordonner une telle expertise en vertu des dispositions de l’article 706-47 qui prévoit, de manière précise, les infractions pour lesquelles celle-ci est ordonnée et que, par conséquent, elle était automatique.
Sauf que cette mesure ne constitue en rien une obligation dont l’omission constituerait une faute du juge et même une cause de nullité.
C’est ce qu’a jugé la Cour de cassation dans un arrêt récent du 24 août 2016.
Dans cette affaire, l’avocat du mis en examen avait formé un pourvoi à l’encontre de l’arrêt de la chambre d’instruction qui s’était prononcée sur le profil psychologique de son client sans avoir, au préalable, ordonné une mesure d’expertise confiée à un médecin ou psychologue.
Dans cette procédure, aucune expertise psychiatrique ou psychologique concernant monsieur X n’avait été ordonnée.
La chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté le pourvoi en rappelant qu’aucune disposition du Code de procédure pénale ne faisait obligation au juge d’instruction d’ordonner, dans le cadre d’une information ouverte en matière criminelle, une expertise psychiatrique ou psychologique. Cela est encore plus évident, donc, en matière délictuelle.
Par conséquent, le choix de la juge d’instruction madame Carole Booster d’ordonner, à la suite d’une demande du parquet, une telle expertise apparaît comme un choix inutile et humiliant à l’encontre d’une responsable politique parfaitement consciente de ses actes et de ses propos et qui relèvent, en tout état de cause, d’un débat d’intérêt général au sens de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme. Un pas supplémentaire vers le totalitarisme vient d’être franchi. Aucun juriste digne de ce nom (quelle que soit son appartenance politique) ne peut cautionner une telle dérive.
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Même son de cloche chez l'ancien avocat du PCF :
EXPERTISE PSYCHIATRIQUE DE MARINE LE PEN : LA FARCE CONTINUE.
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Il existe donc en Europe un pays, où le premier parti d’opposition, après s’être fait saisir ses ressources légales, voit sa présidente convoquée pour subir une expertise psychiatrique judiciaire. Non ? C’est dans la Russie de Poutine ça ? Dans la Hongrie de Orban ? En Autriche ? En un mot dans les pays où les lépreux ont mal voté ?
Non non, il s’agit bien de la France où se multiplient les exemples qui donnent à penser qu’une partie de la magistrature a décidé de veiller à protection du pouvoir en place et à apporter sa pierre à la lutte contre la bête immonde.
****************
Toute cette histoire sent le bon vieux procès politique, à commencer par l'accusation qui confond délibérément « dénoncer le terrorisme » et « faire l'apologie du terrorisme ». On remarquera, comme d'habitude, le rôle de gardes-chiourme des journalistes.Non non, il s’agit bien de la France où se multiplient les exemples qui donnent à penser qu’une partie de la magistrature a décidé de veiller à protection du pouvoir en place et à apporter sa pierre à la lutte contre la bête immonde.
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La dérive totalitaire molle à l'oeuvre depuis quarante ans, par mépris du peuple, est une honte pour la France. Mais quoi ? Cette dérive des partis du Système est bien connue, identifiée, publiée et les Français continuent à voter pour eux.
Quand on a plus peur du changement que du déclin, on finit par avoir les tyrans qu'on mérite (conversation très éclairante il y a quelques jours avec un électeur, réticent mais trouillard, de Macron). La liberté a un prix et, si ce prix est de voter Marine Le Pen pour éviter Emmanuel Macron, hé bien, qu'il en soit ainsi. Quand on refuse de le payer, il est normal qu'on reste dans les chaines.
Erratum :
Il semble que l'expertise psychiatrique est bien obligatoire dans le cadre de l'article utilisé contre Marine Le Pen. Mais cela rend le problème encore pire : l'article en question est fait pour être utilisé contre les délinquants sexuels !
Marine Le Pen peut-elle avoir confiance en la justice de son pays ?
Heureusement que la justice française a perdu toute crédibilité depuis longtemps et que nous savons que les juges sont pourris, abrutis et partiaux, sinon nous aurions été amèrement déçus.
lundi, août 13, 2018
Oui à la peine de mort (RL Bruckberger)
Commençons par la blague (l'humour est révélateur de certaines vérités) : « Abolition de la peine mort : que messieurs les assassins commencent ! ».
Je ne suis pas le seul à me poser la question :
Peine de mort: les questions interdites. Certains envisagent son grand retour de pied ferme.
******************
Au niveau international, les pays abolitionnistes sont fortement majoritaires en nombre, mais rassemblent un peu moins de la moitié de la population du globe. Les deux pays les plus peuplés, la Chine et l'Inde, et le plus puissant, les Etats-Unis, ont conservé cette institution. L'Union européenne, en revanche, l'interdit : Le Protocole n°13 de la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) stipule que « La peine de mort est abolie. Nul ne peut être condamné à une telle peine, ni exécuté. » Et ce protocole emphatise en ajoutant : « Aucune dérogation n'est autorisée. Aucune réserve n'est admise ». Pour sa part, la Commission a rappelé à diverses reprises que « l'abolition de la peine de mort est une condition et un préalable pour rejoindre l'Union européenne. »
Cet absolutisme des bons sentiments offre un contraste frappant avec ce qui se passe en cas de guerre, en matière d'avortement, pour le recours à l'euthanasie, pour la mort de nombreuses personnes faute de budget et de structures permettant de les sauver (pensons notamment aux victimes de maladie rares), et dans de nombreuses circonstances de la vie civile. Beaucoup d'êtres humains sont de facto condamnés à mort parce que la guerre propre est impossible, ou parce que les budgets qui permettraient de sauver des vies menacées sont insuffisants. Un vif contraste existe entre les sommes colossales qui sont dépensées pour faire vivre un criminel derrière les barreaux au lieu de l'envoyer « dans un monde meilleur », et la parcimonie, pour ne pas dire la ladrerie, dont nous faisons preuve pour offrir à une femme enceinte en détresse une autre solution que l'IVG ou pour développer les traitements qui offriraient un espoir à des adolescents atteints d'une maladie neurologique actuellement incurable.
La question se pose donc de savoir si l'interdiction absolue de la peine de mort décidée par un tribunal (cette formulation est lourde, mais nécessaire, puisque mettre fin à une vie peut être décidé par bien d'autres instances ou acteurs) ne serait pas une mesure déraisonnable imposée par une mentalité irrationnelle ayant oublié la sagesse que reflète une phrase de Pascal dans ses Pensées : « L'homme n'est ni ange, ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête ».
******************
Pour revenir à Bruckberger, j'ai été surpris par cette lecture : je m'attendais à un pamphlet laborieux, convenu, et j'ai trouvé le style très agréable et le fond bien fait. Il y a certes quelques négligences qui sentent la précipitation mais ça passe. Je vous ai fait un scan des premières pages (c'est écrit en 1985):
Extrait 1 de Oui à la peine de mort
Extrait 2 de Oui à la peine de mort
En fait, Bruckeberger ne consacre que quelques de pages à la peine de mort. Il passe du temps à définir la justice, puis son opinion sur la peine de mort en découle tout naturellement. Il va à l'essentiel : quelle vision de l'homme et de la vie l'abolition montre-t-elle ?
Il oppose les rêveurs rousseauistes à la Badinter qui, en prenant l'homme tel qu'il n'est pas, détruisent la justice et la société et les vrais humanistes, ceux qui considèrent l'homme tel qu'il est vraiment, pour qui la peine de mort est indispensable au sommet des peines afin de maintenir la justice vivante et l'honneur des hommes, y compris des criminels.
On notera cette excellente phrase, qui fait immédiatement penser aux tantouses Charlies de Vous n'aurez pas ma haine (1) : « Il peut y avoir des impuissants de la vengeance comme il y a des impuissants de la sexualité. Ils sont à plaindre, non pas à honorer. Et on ne saurait les confondre avec les héros du pardon ».
**************
(1) : qu'on a envie de breumer façon Marsault :
Puis de leur expliquer (enfin, à ce qui reste) : « Pauvre petite tafiole nombriliste. Le monde ne tourne pas autour de toi. Les terroristes n'en ont rien à foutre d'avoir ta haine, ils s'en balancent (et nous aussi). De ton exposition de vertu, ils s'en foutent, crétin (et nous aussi). Ils veulent te tuer, toi, les tiens, ton pays, pour te terroriser, pour te conquérir, pour te plier à leur mode de vie. Et nous voulons que tu fasses ton devoir. Il n'est pas de pleurnicher "Vous n'aurez pas ma haine" mais de venger tes morts et de défendre les tiens, ton pays, ta civilisation, en envoyant les terroristes rejoindre Allah à la vitesse de la lumière, en supersonique plus plus, avec des bâtons de dynamite dans le cul ou dans un bain d'acide sulfurique ou tout autre moyen efficace. Connard. Tu déguises ta lâcheté sous les bons sentiments sirupeux. Je te vomis dans la bouche. Enculé. ».
Hors-sujet : Marsault règle les embarras de circulation à Paris :
Marsault est multiculturel à donfe :
Je ne suis pas le seul à me poser la question :
Peine de mort: les questions interdites. Certains envisagent son grand retour de pied ferme.
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Au niveau international, les pays abolitionnistes sont fortement majoritaires en nombre, mais rassemblent un peu moins de la moitié de la population du globe. Les deux pays les plus peuplés, la Chine et l'Inde, et le plus puissant, les Etats-Unis, ont conservé cette institution. L'Union européenne, en revanche, l'interdit : Le Protocole n°13 de la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) stipule que « La peine de mort est abolie. Nul ne peut être condamné à une telle peine, ni exécuté. » Et ce protocole emphatise en ajoutant : « Aucune dérogation n'est autorisée. Aucune réserve n'est admise ». Pour sa part, la Commission a rappelé à diverses reprises que « l'abolition de la peine de mort est une condition et un préalable pour rejoindre l'Union européenne. »
Cet absolutisme des bons sentiments offre un contraste frappant avec ce qui se passe en cas de guerre, en matière d'avortement, pour le recours à l'euthanasie, pour la mort de nombreuses personnes faute de budget et de structures permettant de les sauver (pensons notamment aux victimes de maladie rares), et dans de nombreuses circonstances de la vie civile. Beaucoup d'êtres humains sont de facto condamnés à mort parce que la guerre propre est impossible, ou parce que les budgets qui permettraient de sauver des vies menacées sont insuffisants. Un vif contraste existe entre les sommes colossales qui sont dépensées pour faire vivre un criminel derrière les barreaux au lieu de l'envoyer « dans un monde meilleur », et la parcimonie, pour ne pas dire la ladrerie, dont nous faisons preuve pour offrir à une femme enceinte en détresse une autre solution que l'IVG ou pour développer les traitements qui offriraient un espoir à des adolescents atteints d'une maladie neurologique actuellement incurable.
La question se pose donc de savoir si l'interdiction absolue de la peine de mort décidée par un tribunal (cette formulation est lourde, mais nécessaire, puisque mettre fin à une vie peut être décidé par bien d'autres instances ou acteurs) ne serait pas une mesure déraisonnable imposée par une mentalité irrationnelle ayant oublié la sagesse que reflète une phrase de Pascal dans ses Pensées : « L'homme n'est ni ange, ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête ».
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Pour revenir à Bruckberger, j'ai été surpris par cette lecture : je m'attendais à un pamphlet laborieux, convenu, et j'ai trouvé le style très agréable et le fond bien fait. Il y a certes quelques négligences qui sentent la précipitation mais ça passe. Je vous ai fait un scan des premières pages (c'est écrit en 1985):
Extrait 1 de Oui à la peine de mort
Extrait 2 de Oui à la peine de mort
En fait, Bruckeberger ne consacre que quelques de pages à la peine de mort. Il passe du temps à définir la justice, puis son opinion sur la peine de mort en découle tout naturellement. Il va à l'essentiel : quelle vision de l'homme et de la vie l'abolition montre-t-elle ?
Il oppose les rêveurs rousseauistes à la Badinter qui, en prenant l'homme tel qu'il n'est pas, détruisent la justice et la société et les vrais humanistes, ceux qui considèrent l'homme tel qu'il est vraiment, pour qui la peine de mort est indispensable au sommet des peines afin de maintenir la justice vivante et l'honneur des hommes, y compris des criminels.
On notera cette excellente phrase, qui fait immédiatement penser aux tantouses Charlies de Vous n'aurez pas ma haine (1) : « Il peut y avoir des impuissants de la vengeance comme il y a des impuissants de la sexualité. Ils sont à plaindre, non pas à honorer. Et on ne saurait les confondre avec les héros du pardon ».
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(1) : qu'on a envie de breumer façon Marsault :
Puis de leur expliquer (enfin, à ce qui reste) : « Pauvre petite tafiole nombriliste. Le monde ne tourne pas autour de toi. Les terroristes n'en ont rien à foutre d'avoir ta haine, ils s'en balancent (et nous aussi). De ton exposition de vertu, ils s'en foutent, crétin (et nous aussi). Ils veulent te tuer, toi, les tiens, ton pays, pour te terroriser, pour te conquérir, pour te plier à leur mode de vie. Et nous voulons que tu fasses ton devoir. Il n'est pas de pleurnicher "Vous n'aurez pas ma haine" mais de venger tes morts et de défendre les tiens, ton pays, ta civilisation, en envoyant les terroristes rejoindre Allah à la vitesse de la lumière, en supersonique plus plus, avec des bâtons de dynamite dans le cul ou dans un bain d'acide sulfurique ou tout autre moyen efficace. Connard. Tu déguises ta lâcheté sous les bons sentiments sirupeux. Je te vomis dans la bouche. Enculé. ».
Hors-sujet : Marsault règle les embarras de circulation à Paris :
Marsault est multiculturel à donfe :
mercredi, août 08, 2018
France 2018 : l'été meurtrier
Coups de couteau, viols et rixes mortelles, en France, c’est l’été meurtrier
Tous ces criminels ont un point commun de l'été. Devinerez vous lequel ? (Trop facile).
Et puisque cet article provient d'un site russe, parlons de la Russie :
Aux Origines de la Russophobie
Et bien sûr, la « justice » française est lancée à fond, avec l'immense talent pour la dégueulasserie qu'on lui connaît :
Justice française : trente-six poids, trente-six mesures
Mais les Français ont un peu ce qu'ils méritent, non ? (1).
Un collègue, qui n'est pas croyant et qui ne va pas à la messe, me disait que tout cela provient de l'oubli des valeurs chrétiennes. Si même les athées s'en aperçoivent ...
J'ai failli lui répondre qu'avec les « chrétiens » de gauche et les curés, évêques, cardinaux et pape rouges, on n'était pas sorti de l'auberge et qu'il ne fallait pas trop compter sur les chrétiens.
Bon, allez, je vous laisse avec un autre été meurtrier :
************
(1) : Les peuples velléitaires méritent d’être tyrannisés.
Je pense à ce dialogue de L’armée des ombres de Melville. Jean-Pierre Cassel, aviateur démobilisé et désœuvré, se balade dans Paris occupé avec son blouson de pilote. Il croise son ami Paul Crauchet, Résistant.
PC : Tu ne manques pas d’air de te balader avec ton blouson d'aviateur.
JPC : Oh … Les Allemands, je les emmerde.
PC : Et c’est tout ce que tu leur fais ?
Bien sûr, dans la suite du film, Cassel finit Résistant.
Je pense aux Français qui se plaignent de Macron et de son orchestre. J’ai envie de répondre « Et c’est tout ce que vous leur faites ? ».
Moi, au moins, bien que pensant pis que pendre de Marine Le Pen, j’ai voté pour elle en considérant que le projet mondialiste, européiste et anti-national de Macron était pire que tout, y compris pire que MLP. Quels que soient ses défauts, Marine Le Pen n’a pas, elle, l’ambition, plus ou moins affichée, de détruire la France et ses institutions. Il fallait choisir entre la peste et le choléra.
C’est bien faible, je l’admets. Mais c’est mieux que rien : si tout le monde avait fait comme moi, nous n’aurions pas Macron. Bon, nous aurions Le Pen et nous serions dans la merde aussi, mais ça ne serait pas la même. Nos ancêtres sortaient les fourches pour bien moins que ce que notre pays subit depuis quarante ans.
Tous ces criminels ont un point commun de l'été. Devinerez vous lequel ? (Trop facile).
Et puisque cet article provient d'un site russe, parlons de la Russie :
Aux Origines de la Russophobie
Et bien sûr, la « justice » française est lancée à fond, avec l'immense talent pour la dégueulasserie qu'on lui connaît :
Justice française : trente-six poids, trente-six mesures
Mais les Français ont un peu ce qu'ils méritent, non ? (1).
Un collègue, qui n'est pas croyant et qui ne va pas à la messe, me disait que tout cela provient de l'oubli des valeurs chrétiennes. Si même les athées s'en aperçoivent ...
J'ai failli lui répondre qu'avec les « chrétiens » de gauche et les curés, évêques, cardinaux et pape rouges, on n'était pas sorti de l'auberge et qu'il ne fallait pas trop compter sur les chrétiens.
Bon, allez, je vous laisse avec un autre été meurtrier :
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(1) : Les peuples velléitaires méritent d’être tyrannisés.
Je pense à ce dialogue de L’armée des ombres de Melville. Jean-Pierre Cassel, aviateur démobilisé et désœuvré, se balade dans Paris occupé avec son blouson de pilote. Il croise son ami Paul Crauchet, Résistant.
PC : Tu ne manques pas d’air de te balader avec ton blouson d'aviateur.
JPC : Oh … Les Allemands, je les emmerde.
PC : Et c’est tout ce que tu leur fais ?
Bien sûr, dans la suite du film, Cassel finit Résistant.
Je pense aux Français qui se plaignent de Macron et de son orchestre. J’ai envie de répondre « Et c’est tout ce que vous leur faites ? ».
Moi, au moins, bien que pensant pis que pendre de Marine Le Pen, j’ai voté pour elle en considérant que le projet mondialiste, européiste et anti-national de Macron était pire que tout, y compris pire que MLP. Quels que soient ses défauts, Marine Le Pen n’a pas, elle, l’ambition, plus ou moins affichée, de détruire la France et ses institutions. Il fallait choisir entre la peste et le choléra.
C’est bien faible, je l’admets. Mais c’est mieux que rien : si tout le monde avait fait comme moi, nous n’aurions pas Macron. Bon, nous aurions Le Pen et nous serions dans la merde aussi, mais ça ne serait pas la même. Nos ancêtres sortaient les fourches pour bien moins que ce que notre pays subit depuis quarante ans.
jeudi, juillet 12, 2018
Rappel à la loi
Simple rappel à l’ordre pour un vol de camion de pompier : une étincelle de laxisme judiciaire dans un baril de poudre régalien
Des solutions efficaces existent pourtant (ce dessin est intitulé Efficacité. Les méthodes de Marsault sont comme son humour : simples et de bon goût) :
Des solutions efficaces existent pourtant (ce dessin est intitulé Efficacité. Les méthodes de Marsault sont comme son humour : simples et de bon goût) :
jeudi, février 15, 2018
jeudi, janvier 04, 2018
La "fake news" c'est lui !
Depuis le temps que je vous le dis !
Nous vivons une tyrannie, un totalitarisme mou. D'ailleurs, de moins en moins mou à mesure qu'il prend de l'assurance.
Après l'état d'urgence qui rentre dans la loi ordinaire, voici la loi pour que la justice puisse condamner les propagateurs de fausses nouvelles.
Bien sûr, nous pouvons compter sur la justice française pour se montrer équitable, équitable comme dans « le traitement équitable de l'emploi fictif de Mme Fillon et du million disparu de M. Macron ».
Il y aura, équitablement, 100 "fake news" de droite condamnées pour 1 "fake news" de gauche. C'est normal, c'est bien connu, la droite ment plus que la gauche.
C'est beau la démocratie macronienne en action !
Bien entendu, je partage entièrement l'avis de Serge Federbusch :
La "fake news" c'est lui !
************
Et bien voilà, nous y sommes.
Macron, élu grâce au soutien de quelques oligarques propriétaires des médias, veut s'assurer qu'aucune voix dissonante ne sera en mesure de lutter contre le verrouillage complet de l'information qu'il a entrepris. Sans atteindre l'outrance des BFM et autres "Echos" qui présentent sa politique comme inspirée par l'Olympe, la plupart des grands organes de presse écrite ou audiovisuelle lui sont désormais soit entièrement acquis soit très bienveillants. La manière dont le matraquage fiscal des Français en ce début d'année est escamoté est tout à fait édifiante. La reprise en main complète de l'audiovisuel public, pourtant si peu indépendant, va également bon train.
Il ne reste qu'à museler Internet, ce que Macron va tenter au prétexte de lutter contre les influences étrangères ou les rumeurs dites fabriquées.
Tiens, tiens, nous qui croyions que l'ouverture à l'international et les échanges étaient par définition une bonne chose selon la doxa macronienne.
Quant à la capacité des citoyens à distinguer le vrai du faux, on voit bien pourquoi Macron, qui les a si totalement enfumés depuis un an, y croit modérément. En matière de manipulation, il en connaît un rayon le bougre !
Bref, nous voilà menacés d'une nouvelle loi liberticide au prétexte que les braves gens sont manipulables : la quintessence même du mensonge et de la tartufferie ... Souvenez vous d'Orwell, d'Huxley ou de la Boëtie, c'est toujours pour votre bien que les dictatures agissent.
Et c'est sans parler de la véritable usine à gaz imaginée dans ce petit cerveau, avec intervention du juge et tutti quanti.
Exemples : « les plateformes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publiques l'identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus » ; « en cas de propagation d'une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge au travers d'une nouvelle action en référé qui permettra, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur, voire de bloquer l'accès au site Internet. » ; ou enfin : «l e CSA pourra lutter contre toute tentative de déstabilisation par les services contrôlés ou influencés par des États étrangers» , ce qui pourra passer par « la suspension ou l'annulation » de leurs conventions avec le régulateur !
Inutile de vous demander qui définira ce qu'est ou n'est pas une fausse nouvelle ! Sans plaisanter, l'heure est grave, chers amis démocrates.
Qui peut encore croire que cet individu est un libéral ?
************
Edouard Husson développe les mêmes arguments :
Fake news et liberté de la presse : l’inquiétant paradoxe Macron
Il n'est pas étonnant que Federbusch et Husson invoquent La Boëtie (prononcez « labohéti » ou « labouhéti » mais certainement pas « labohéssi ») et Le discours de la servitude volontaire, oeuvre aussi concise qu'immense.
Car c'est bien de la cela qu'il s'agit : un acheminement insidieux (mais déjà très avancé) vers une servitude totale. Il nous restera le droit de nous amuser, mais ce sera le seul, tous les autres droits, notamment celui de penser, nous auront été enlevés en douceur, comme des grains de beauté inutiles et dangereux.
Je suis en train de lire The Demon in Democracy: Totalitarian Temptations in Free Societies de Richard (prénom francisé) Legutko. On ne pouvait mieux tomber. Je vous en écrirai une longue recension.
Que faire ? On ne peut compter sur les couilles molles de la droite du même nom. Plutôt, on peut compter sur elle pour être sûr qu'elle ne fera rien.
Pétitionner et peut-être se cotiser pour des actions en justice.
Addendum :
Article ironique (je précise pour les handicapés de l'humour) :
L’incroyable mauvaise foi de RT, qui inverse carrément les propos d’Emmanuel Macron
« Fake news » ? : une journaliste rappelle que France Inter niait le lien entre réfugiés et terroristes
Macron troque l’indépendance du parquet contre la liberté de la presse
EMMANUEL MACRON, PRÉSIDENT « NÉO-ILLIBÉRAL » ?
Nous vivons une tyrannie, un totalitarisme mou. D'ailleurs, de moins en moins mou à mesure qu'il prend de l'assurance.
Après l'état d'urgence qui rentre dans la loi ordinaire, voici la loi pour que la justice puisse condamner les propagateurs de fausses nouvelles.
Bien sûr, nous pouvons compter sur la justice française pour se montrer équitable, équitable comme dans « le traitement équitable de l'emploi fictif de Mme Fillon et du million disparu de M. Macron ».
Il y aura, équitablement, 100 "fake news" de droite condamnées pour 1 "fake news" de gauche. C'est normal, c'est bien connu, la droite ment plus que la gauche.
C'est beau la démocratie macronienne en action !
Bien entendu, je partage entièrement l'avis de Serge Federbusch :
La "fake news" c'est lui !
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Et bien voilà, nous y sommes.
Macron, élu grâce au soutien de quelques oligarques propriétaires des médias, veut s'assurer qu'aucune voix dissonante ne sera en mesure de lutter contre le verrouillage complet de l'information qu'il a entrepris. Sans atteindre l'outrance des BFM et autres "Echos" qui présentent sa politique comme inspirée par l'Olympe, la plupart des grands organes de presse écrite ou audiovisuelle lui sont désormais soit entièrement acquis soit très bienveillants. La manière dont le matraquage fiscal des Français en ce début d'année est escamoté est tout à fait édifiante. La reprise en main complète de l'audiovisuel public, pourtant si peu indépendant, va également bon train.
Il ne reste qu'à museler Internet, ce que Macron va tenter au prétexte de lutter contre les influences étrangères ou les rumeurs dites fabriquées.
Tiens, tiens, nous qui croyions que l'ouverture à l'international et les échanges étaient par définition une bonne chose selon la doxa macronienne.
Quant à la capacité des citoyens à distinguer le vrai du faux, on voit bien pourquoi Macron, qui les a si totalement enfumés depuis un an, y croit modérément. En matière de manipulation, il en connaît un rayon le bougre !
Bref, nous voilà menacés d'une nouvelle loi liberticide au prétexte que les braves gens sont manipulables : la quintessence même du mensonge et de la tartufferie ... Souvenez vous d'Orwell, d'Huxley ou de la Boëtie, c'est toujours pour votre bien que les dictatures agissent.
Et c'est sans parler de la véritable usine à gaz imaginée dans ce petit cerveau, avec intervention du juge et tutti quanti.
Exemples : « les plateformes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publiques l'identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus » ; « en cas de propagation d'une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge au travers d'une nouvelle action en référé qui permettra, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur, voire de bloquer l'accès au site Internet. » ; ou enfin : «l e CSA pourra lutter contre toute tentative de déstabilisation par les services contrôlés ou influencés par des États étrangers» , ce qui pourra passer par « la suspension ou l'annulation » de leurs conventions avec le régulateur !
Inutile de vous demander qui définira ce qu'est ou n'est pas une fausse nouvelle ! Sans plaisanter, l'heure est grave, chers amis démocrates.
Qui peut encore croire que cet individu est un libéral ?
************
Edouard Husson développe les mêmes arguments :
Fake news et liberté de la presse : l’inquiétant paradoxe Macron
Il n'est pas étonnant que Federbusch et Husson invoquent La Boëtie (prononcez « labohéti » ou « labouhéti » mais certainement pas « labohéssi ») et Le discours de la servitude volontaire, oeuvre aussi concise qu'immense.
Car c'est bien de la cela qu'il s'agit : un acheminement insidieux (mais déjà très avancé) vers une servitude totale. Il nous restera le droit de nous amuser, mais ce sera le seul, tous les autres droits, notamment celui de penser, nous auront été enlevés en douceur, comme des grains de beauté inutiles et dangereux.
Je suis en train de lire The Demon in Democracy: Totalitarian Temptations in Free Societies de Richard (prénom francisé) Legutko. On ne pouvait mieux tomber. Je vous en écrirai une longue recension.
Que faire ? On ne peut compter sur les couilles molles de la droite du même nom. Plutôt, on peut compter sur elle pour être sûr qu'elle ne fera rien.
Pétitionner et peut-être se cotiser pour des actions en justice.
Addendum :
Article ironique (je précise pour les handicapés de l'humour) :
L’incroyable mauvaise foi de RT, qui inverse carrément les propos d’Emmanuel Macron
« Fake news » ? : une journaliste rappelle que France Inter niait le lien entre réfugiés et terroristes
Macron troque l’indépendance du parquet contre la liberté de la presse
EMMANUEL MACRON, PRÉSIDENT « NÉO-ILLIBÉRAL » ?
mercredi, novembre 01, 2017
Justice rouge : quand on vous le dit ...
Condamnation du pneumologue Michel Aubier : les engagements militants encombrants de la magistrate qui a jugé l'affaire
L'affaire est simple à résumer : le docteur Aubier a été condamné pour avoir omis de signaler à une audition du Sénat le conflit d'intérêts du fait qu'il était médecin-conseil de Total.
Le problème, c'est que le juge de l'affaire, qui mérite de devenir célèbre, Mme Evelyne Sire-Marin, est une militante gauchiste anti-Total très active. Elle aurait donc du, par souci d'impartialité, se récuser, « se déporter », comme on dit. Or, elle ne l'a pas fait.
Autrement, dit, elle commet exactement le délit qu'elle reproche au condamné. C'est cocasse et navrant.
Quand je vous dis qu'il y a des gens qui devraient être fusillés pour l'exemple ...
Evidemment, ce genre d'affaires ridiculise l'institution judiciaire française, qui n'en a vraiment pas besoin. Au delà de toutes les arguties juridiques, si un enfant de dix ans peut dire d'une décision de justice « c'est pas juste », la crédibilité, l'honorabilité et la légitimité de l'institution judiciaire sont atteintes.
On nous dira une fois de plus que c'est un malheureux hasard et qu'il ne faut pas tirer argument de quelques brebis galeuses pour condamner tout le troupeau. Mais quand les « malheureux hasards » s'accumulent ...
Les juristes aiment à s'étourdir d'un brouillard de mots très compliqués, chacun doit bien justifier son boulot. Mais les Français s'en foutent, ils les laissent se tirlipoter le schmilblick entre eux, ils veulent juste que les méchants soient punis et les gentils protégés. Mais si le brouillard de mots des juristes sert à condamner les innocents et à libérer les coupables, c'est une autre histoire.
On a coutume dire : « Je fais confiance à la justice de mon pays ». Je dis : « Et mon cul, c'est du poulet ? T'en veux une aile ? Je n'ai aucune confiance dans la justice de mon pays et je sais pourquoi ».
L'affaire est simple à résumer : le docteur Aubier a été condamné pour avoir omis de signaler à une audition du Sénat le conflit d'intérêts du fait qu'il était médecin-conseil de Total.
Le problème, c'est que le juge de l'affaire, qui mérite de devenir célèbre, Mme Evelyne Sire-Marin, est une militante gauchiste anti-Total très active. Elle aurait donc du, par souci d'impartialité, se récuser, « se déporter », comme on dit. Or, elle ne l'a pas fait.
Autrement, dit, elle commet exactement le délit qu'elle reproche au condamné. C'est cocasse et navrant.
Quand je vous dis qu'il y a des gens qui devraient être fusillés pour l'exemple ...
Evidemment, ce genre d'affaires ridiculise l'institution judiciaire française, qui n'en a vraiment pas besoin. Au delà de toutes les arguties juridiques, si un enfant de dix ans peut dire d'une décision de justice « c'est pas juste », la crédibilité, l'honorabilité et la légitimité de l'institution judiciaire sont atteintes.
On nous dira une fois de plus que c'est un malheureux hasard et qu'il ne faut pas tirer argument de quelques brebis galeuses pour condamner tout le troupeau. Mais quand les « malheureux hasards » s'accumulent ...
Les juristes aiment à s'étourdir d'un brouillard de mots très compliqués, chacun doit bien justifier son boulot. Mais les Français s'en foutent, ils les laissent se tirlipoter le schmilblick entre eux, ils veulent juste que les méchants soient punis et les gentils protégés. Mais si le brouillard de mots des juristes sert à condamner les innocents et à libérer les coupables, c'est une autre histoire.
On a coutume dire : « Je fais confiance à la justice de mon pays ». Je dis : « Et mon cul, c'est du poulet ? T'en veux une aile ? Je n'ai aucune confiance dans la justice de mon pays et je sais pourquoi ».
lundi, juin 26, 2017
Cette folle affaire Villemin
Trente trois ans après, resurgit l’affaire Villemin.
Je n’en ai que de vagues souvenirs, des noms : le « petit Grégory », Jean-Marie et Christine Villemin, Bernard Laroche, Muriel Bolle, le « petit juge » Lambert, Jean-Michel Bezzina …
Je me suis renseigné sur internet, pour ce que ça vaut.
J’en tire le sentiment, comme Régis de Castelnau, que Jean-Marie et Christine Villemin méritent l’admiration. Ils ont reconstruit leur vie, fait et élevé trois enfants, après ce drame dont beaucoup ne se seraient pas remis. Je comprends que des personnalités aussi fortes aient pu déranger (mais de là à tuer un enfant …).
L’affaire paraît assez simple. Dans une famille pétrie de haines (on parle de coucheries, de bâtardise, d’échangisme), il semble que le cousin Laroche ait enlevé Grégory Villemin avec des complices, par jalousie. C’est du moins l’hypothèse la plus vraisemblable d’après ce que j’ai lu. On ne sait pas si la mort de l’enfant est accidentelle ou intentionnelle.
Si l’enquête n’a pas débouché sur une vérité juridique, c’est à cause de l’incompétence crasse du juge Lambert, de la passivité de sa hiérarchie, du manque de rigueur des gendarmes et de la police et de la dégueulasserie des journalistes. Sans cette déplorable conjonction, l’affaire aurait été réglée en deux semaines et on n’en parlerait plus.
Parmi les journalistes, deux se détachent comme ayant été particulièrement maléfiques, au sens le plus fort du mot. Jean-Michel Bezzina, multicarte de RTL, du Figaro, de France-Soir (c’est pourquoi je me souviens de son nom), cet olibrius a décidé en son for intérieur (avec quelle légitimité ? Un mandat du ciel ?) que Christine Villemin était coupable et a mené une campagne médiatique en ce sens. Jean Ker, de Paris-Match, a pris le parti des Villemin et a poussé Jean-Marie Villemin à tuer Bernard Laroche, en lui faisant écouter la bande de l’audition de Muriel Bolle (comment se l’est-il procurée ?). Inutile d’épiloguer sur le fait qu'ils sont très très loin de la moindre éthique. Ou alors une éthique étique !
Il y a aussi l’inénarrable Marguerite Duras, qui a décidé que son intuition féminine et artistique lui disait que Christine Villemin était coupable et qui l’a écrit. Il faut dire cette abrutie avait décrété que les Villemin étaient de droite et Laroche de gauche. Tout en finesse : le camp du Bien, le camp du Mal … Evidemment, de telles considérations font avancer la justice à pas de géant. Ces guignols, il faut les enfermer dans leurs réserves à rupins de Saint Germain des Près et les empêcher de venir emmerder les gens qui vivent dans la vraie vie.
Avons nous tiré les leçons de cette sinistre affaire ?
Hélas, je ne crois pas.
Il y a eu l’affaire d’Outreau, avec le même aspect sordide des journalistes parisiens qui vont au zoo en province.
On considère toujours la justice comme infaillible (voir avec quelle célérité la moindre mise en examen d’un politicien entraine sa démission).
Seul progrès : le discrédit des journalistes atteint des profondeurs abyssales, style fosse des Mariannes.
Je n’en ai que de vagues souvenirs, des noms : le « petit Grégory », Jean-Marie et Christine Villemin, Bernard Laroche, Muriel Bolle, le « petit juge » Lambert, Jean-Michel Bezzina …
Je me suis renseigné sur internet, pour ce que ça vaut.
J’en tire le sentiment, comme Régis de Castelnau, que Jean-Marie et Christine Villemin méritent l’admiration. Ils ont reconstruit leur vie, fait et élevé trois enfants, après ce drame dont beaucoup ne se seraient pas remis. Je comprends que des personnalités aussi fortes aient pu déranger (mais de là à tuer un enfant …).
L’affaire paraît assez simple. Dans une famille pétrie de haines (on parle de coucheries, de bâtardise, d’échangisme), il semble que le cousin Laroche ait enlevé Grégory Villemin avec des complices, par jalousie. C’est du moins l’hypothèse la plus vraisemblable d’après ce que j’ai lu. On ne sait pas si la mort de l’enfant est accidentelle ou intentionnelle.
Si l’enquête n’a pas débouché sur une vérité juridique, c’est à cause de l’incompétence crasse du juge Lambert, de la passivité de sa hiérarchie, du manque de rigueur des gendarmes et de la police et de la dégueulasserie des journalistes. Sans cette déplorable conjonction, l’affaire aurait été réglée en deux semaines et on n’en parlerait plus.
Parmi les journalistes, deux se détachent comme ayant été particulièrement maléfiques, au sens le plus fort du mot. Jean-Michel Bezzina, multicarte de RTL, du Figaro, de France-Soir (c’est pourquoi je me souviens de son nom), cet olibrius a décidé en son for intérieur (avec quelle légitimité ? Un mandat du ciel ?) que Christine Villemin était coupable et a mené une campagne médiatique en ce sens. Jean Ker, de Paris-Match, a pris le parti des Villemin et a poussé Jean-Marie Villemin à tuer Bernard Laroche, en lui faisant écouter la bande de l’audition de Muriel Bolle (comment se l’est-il procurée ?). Inutile d’épiloguer sur le fait qu'ils sont très très loin de la moindre éthique. Ou alors une éthique étique !
Il y a aussi l’inénarrable Marguerite Duras, qui a décidé que son intuition féminine et artistique lui disait que Christine Villemin était coupable et qui l’a écrit. Il faut dire cette abrutie avait décrété que les Villemin étaient de droite et Laroche de gauche. Tout en finesse : le camp du Bien, le camp du Mal … Evidemment, de telles considérations font avancer la justice à pas de géant. Ces guignols, il faut les enfermer dans leurs réserves à rupins de Saint Germain des Près et les empêcher de venir emmerder les gens qui vivent dans la vraie vie.
Avons nous tiré les leçons de cette sinistre affaire ?
Hélas, je ne crois pas.
Il y a eu l’affaire d’Outreau, avec le même aspect sordide des journalistes parisiens qui vont au zoo en province.
On considère toujours la justice comme infaillible (voir avec quelle célérité la moindre mise en examen d’un politicien entraine sa démission).
Seul progrès : le discrédit des journalistes atteint des profondeurs abyssales, style fosse des Mariannes.
lundi, août 29, 2016
Islamisme et juridisme : ne pas se laisser impressionner
Ne vous laissez pas impressionner par l’expression « Etat de droit » qu’on agite comme un fétiche. L’Etat de droit n’est qu’un instrument pour éviter que le peuple souverain soit opprimé par l’Etat.
Si, par une utilisation habile de l’Etat de droit, certains, comme les musulmans, en font un instrument d’oppression du peuple français, il faut le remettre en cause, changer le droit. Par exemple, sortir de la convention qui nous lie à Cour Européenne des Droits de l’Homme.
Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Au fond, le droit, on s’en fout, ce n’est qu’un instrument social. La Justice, c’est autre chose que l'application du droit.
Et puis, derrière tout cela, il y a la question : qui bénéficie de la protection du droit ? Les habitants de la France ? Les citoyens français ? Et qu'est-ce qu'être français ?
Car, évidemment, toutes ces polémiques n'existeraient pas s'il n'y avait pas en France une forte population étrangère n'ayant aucune envie de s'intégrer, bien au contraire, et dont une partie a des papiers d'identité français.
La mère de toutes les réformes, c'est la fermeture de l'accession à la nationalité française et, accessoirement, l'arrêt de l'immigration musulmane, façon Japon.
Burkini au Conseil d'Etat : « Le peuple est trahi par ceux qui rendent la justice en son nom ».
Burkini : et si le Conseil d’Etat avait tort ?
Si, par une utilisation habile de l’Etat de droit, certains, comme les musulmans, en font un instrument d’oppression du peuple français, il faut le remettre en cause, changer le droit. Par exemple, sortir de la convention qui nous lie à Cour Européenne des Droits de l’Homme.
Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Au fond, le droit, on s’en fout, ce n’est qu’un instrument social. La Justice, c’est autre chose que l'application du droit.
Et puis, derrière tout cela, il y a la question : qui bénéficie de la protection du droit ? Les habitants de la France ? Les citoyens français ? Et qu'est-ce qu'être français ?
Car, évidemment, toutes ces polémiques n'existeraient pas s'il n'y avait pas en France une forte population étrangère n'ayant aucune envie de s'intégrer, bien au contraire, et dont une partie a des papiers d'identité français.
La mère de toutes les réformes, c'est la fermeture de l'accession à la nationalité française et, accessoirement, l'arrêt de l'immigration musulmane, façon Japon.
Burkini au Conseil d'Etat : « Le peuple est trahi par ceux qui rendent la justice en son nom ».
Burkini : et si le Conseil d’Etat avait tort ?
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