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jeudi, avril 25, 2019

Pêle-mêle : christianistes, Notre Dame, les enfants bons-à-rien

Pour poursuivre notre réflexion sur les christianistes (ceux qui louent notre civilisation mais refusent la croyance chrétienne qui la fonde) :

Can We Believe? A personal reflection on why we shouldn’t abandon the faith that has nourished Western civilization. Andrew Klavan.

Résumé à très gros traits pour ceux qui ne lisent pas le Rosbeef dans le texte : il est possible de refuser de croire seulement dans le cadre intellectuel issu de la Renaissance et des Lumières où on vénère la Raison. Dans un cadre intellectuel « normal », non aveuglé par le rationalisme, les croyances ont droit de cité et ne sont pas considérées comme des idioties pour crédules.

A propos de Notre Dame de Paris :

LE BAL DES FAUX-CULS

Et une vidéo qui m'a évoqué des gens très proches :

mardi, avril 16, 2019

Notre-Dame : la nausée et la colère

Notre-Dame : la nausée et la colère

Les bonnes questions de Serge Federbusch.

Hélas, je crois qu'elles seront éludées : les medias vont temporiser en focalisant leur attention sur des anecdotes, puis on passera petit à petit, en deux jours, à autre chose et, hop, le tour sera joué. On a déjà vu ce numéro mille fois. Ils savent faire.

lundi, mars 11, 2019

Le dictateur (Tribune de Serge Federbusch, d'Aimer Paris)

Hélas, ce dictateur là est nettement moins rigolo que celui de Chaplin, bien qu'il soit souvent aussi ridicule.


Rase campagne



La campagne européenne a commencé avec le faux Grand Débat : une suite de rencontres organisées permettant à notre Jupiter supranational de faire sa propagande aux frais de Marianne, contre toutes les règles de financement des frais de campagne.

Jamais de mémoire de 5e république nous n’avons vu une telle omniprésence du Président. Il ne se passe pas un jour sans que ce personnage ne plastronne sur les chaînes de TV (souvent plusieurs à la fois) ou à la une des médias, pas un jour non plus sans qu’un de ses mercenaires, comme Juppé ou Raffarin, ne vienne lui passer la brosse à reluire, ou qu’un de ses sbires officiels genre Griveaux ou Castaner ne sorte une absurdité pour justifier sa politique.

Même à l’époque de l’ORTF à chaîne unique en noir et blanc, de Gaulle ne passait pas son temps à discourir à la télé. Il intervenait relativement peu. Il n’écrivait pas non plus de bafouilles d’écolier à tout bout de champ pour expliquer à tout le monde ce que tout le monde savait déjà.
On se croirait sous Ceaucescu !

Question culte de la personnalité, les Poutine, Lénine et autres Kim Jong Un sont largement concurrencés.
De temps en temps, pour faire semblant de ne pas monopoliser le débat, un « opposant » est invité, mais son interview ressemble à un lynchage. Récemment Nicolas Dupont Aignan est sorti de ses gonds, il n’aurait pas dû, c’était maladroit, mais au bout d’un moment ça se comprend.

Nous avons compris que Macron ne souhaite avoir qu’une opposante, en l’occurrence Marine le Pen, parce qu’il lui est toujours facile de dire « c’est moi ou le chaos ». Sauf qu’on pourrait lui rétorquer que le chaos, pour le moment, c’est le résultat de sa politique à lui. Il ne nous en a pas protégés, au contraire. Par contre, son omniprésence médiatique, l’omerta ou la caricature permanente des politiciens qui ne sont pas à ses ordres, ses mesures autoritaires comme la loi sur les « fake news » (comprenez celles qui ne viennent pas des médias à sa botte), ses tentatives de contrôler Facebook, nous amènent peu à peu vers une dictature certaine.

Il en sera de même de la campagne parisienne. Cela a déjà commencé. La presse ne parle que d’Hidalgo et de LREM, alors que ce sont les deux facettes de la même incompétence et de la même médiocrité malhonnête. Griveaux, ex-lobbyiste d’Unibail et candidat LREM probable, vient d’ailleurs de donner un coup de main inespéré à Anne Hidalgo sur le projet controversé de la tour Triangle. On a l’impression qu’il n’y a que deux candidats. Ne vous y trompez pas, amis Parisiens, c’est par les réseaux sociaux que nous leur démontrerons que le seul projet qui vaille est celui d’Aimer Paris. 

Cette presse indigente ne survit que grâce aux subventions. Il faut reconnaître qu’en fait, vu leur peu de talent et leur incapacité à informer, ils ne méritent pas de survivre.

mercredi, janvier 30, 2019

Loi anti-casseurs : Serge Federbusch





Serge Federbusch fait exactement la même analyse que moi (que nous, car nous sommes nombreux à la faire) : le gouvernement Macron refuse sciemment de chercher une issue politique, qui est de sa responsabilité, à la crise des Gilets jaunes et joue l'escalade répressive de manière à envenimer les choses et à profiter des troubles ainsi provoqués pour renforcer son pouvoir et nous faire basculer un peu plus dans la tyrannie.

Cette politique est une véritable trahison. Vous ne pouvez en être surpris : depuis son apparition sur la scène publique, Emmanuel Macron est un traitre au plein sens du terme, un Pétain modernisé (sans les états de service).

En attendant qu'il soit jugé en Haute Cour comme il le mérite, Emmanuel Macron porte et portera la pleine et entière responsabilité des troubles et des drames que sa politique provoque.

Et Campagnol, toujours excellent :

jeudi, janvier 04, 2018

La "fake news" c'est lui !

Depuis le temps que je vous le dis !

Nous vivons une tyrannie, un totalitarisme mou. D'ailleurs, de moins en moins mou à mesure qu'il prend de l'assurance.

Après l'état d'urgence qui rentre dans la loi ordinaire, voici la loi pour que la justice puisse condamner les propagateurs de fausses nouvelles.

Bien sûr, nous pouvons compter sur la justice française pour se montrer équitable, équitable comme dans « le traitement équitable de l'emploi fictif de Mme Fillon et du million disparu de M. Macron ».

Il y aura, équitablement, 100 "fake news" de droite condamnées pour 1 "fake news" de gauche. C'est normal, c'est bien connu, la droite ment plus que la gauche.

C'est beau la démocratie macronienne en action !

Bien entendu, je partage entièrement l'avis de Serge Federbusch :

La "fake news" c'est lui !

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Et bien voilà, nous y sommes.

Macron, élu grâce au soutien de quelques oligarques propriétaires des médias, veut s'assurer qu'aucune voix dissonante ne sera en mesure de lutter contre le verrouillage complet de l'information qu'il a entrepris. Sans atteindre l'outrance des BFM et autres "Echos" qui présentent sa politique comme inspirée par l'Olympe, la plupart des grands organes de presse écrite ou audiovisuelle lui sont désormais soit entièrement acquis soit très bienveillants. La manière dont le matraquage fiscal des Français en ce début d'année est escamoté est tout à fait édifiante. La reprise en main complète de l'audiovisuel public, pourtant si peu indépendant, va également bon train.

Il ne reste qu'à museler Internet, ce que Macron va tenter au prétexte de lutter contre les influences étrangères ou les rumeurs dites fabriquées.

Tiens, tiens, nous qui croyions que l'ouverture à l'international et les échanges étaient par définition une bonne chose selon la doxa macronienne.

Quant à la capacité des citoyens à distinguer le vrai du faux, on voit bien pourquoi Macron, qui les a si totalement enfumés depuis un an, y croit modérément. En matière de manipulation, il en connaît un rayon le bougre !

Bref, nous voilà menacés d'une nouvelle loi liberticide au prétexte que les braves gens sont manipulables : la quintessence même du mensonge et de la tartufferie ... Souvenez vous d'Orwell, d'Huxley ou de la Boëtie, c'est toujours pour votre bien que les dictatures agissent.

Et c'est sans parler de la véritable usine à gaz imaginée dans ce petit cerveau, avec intervention du juge et tutti quanti.

Exemples : « les plateformes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publiques l'identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus » ; « en cas de propagation d'une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge au travers d'une nouvelle action en référé qui permettra, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur, voire de bloquer l'accès au site Internet. » ; ou enfin : «l e CSA pourra lutter contre toute tentative de déstabilisation par les services contrôlés ou influencés par des États étrangers» , ce qui pourra passer par « la suspension ou l'annulation » de leurs conventions avec le régulateur !

Inutile de vous demander qui définira ce qu'est ou n'est pas une fausse nouvelle ! Sans plaisanter, l'heure est grave, chers amis démocrates.

Qui peut encore croire que cet individu est un libéral ?
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Edouard Husson développe les mêmes arguments :

Fake news et liberté de la presse : l’inquiétant paradoxe Macron

Il n'est pas étonnant que Federbusch et Husson invoquent La Boëtie (prononcez « labohéti » ou « labouhéti » mais certainement pas « labohéssi ») et Le discours de la servitude volontaire, oeuvre aussi concise qu'immense.



Car c'est bien de la cela qu'il s'agit : un acheminement insidieux (mais déjà très avancé) vers une servitude totale. Il nous restera le droit de nous amuser, mais ce sera le seul, tous les autres droits, notamment celui de penser, nous auront été enlevés en douceur, comme des grains de beauté inutiles et dangereux.

Je suis en train de lire The Demon in Democracy: Totalitarian Temptations in Free Societies de Richard (prénom francisé) Legutko. On ne pouvait mieux tomber. Je vous en écrirai une longue recension.

Que faire ? On ne peut compter sur les couilles molles de la droite du même nom. Plutôt, on peut compter sur elle pour être sûr qu'elle ne fera rien.

Pétitionner et peut-être se cotiser pour des actions en justice.

Addendum :

Article ironique (je précise pour les handicapés de l'humour) :

L’incroyable mauvaise foi de RT, qui inverse carrément les propos d’Emmanuel Macron

« Fake news » ? : une journaliste rappelle que France Inter niait le lien entre réfugiés et terroristes


Macron troque l’indépendance du parquet contre la liberté de la presse

EMMANUEL MACRON, PRÉSIDENT « NÉO-ILLIBÉRAL » ?









jeudi, juin 08, 2017

Macron me fait peur

Emmanuel Macron me fait peur (je ne suis pas seul) :

♗ en tant qu'homme : ce n'est pas quelqu'un d'équilibré (mais un président doit-il être normal ?). Il donne une impression de vide qui provoque le malaise et je le crois sans frein intérieur.

♗ en tant que gouvernant, il a une politique très néfaste pour la France (immigrationniste, européiste (1), atlantiste).

♗  en tant que politicien, il est bien parti pour ne rencontrer aucune résistance organisée, la prétendue opposition est nulle, plus que nulle, et ses partisans sont des godillots. La nature ayant horreur du vide, il rencontra une résistance désorganisée, qui rend toutes les excès possibles, dans un sens ou dans l'autre, par action et par réaction.

Le totalitarisme du XXIème siècle a ce génie d'avoir remplacé la force par le care, la contrainte par la manipulation, le camp de concentration par la télévision,  mais il déteste toujours autant les hommes libres, les pensées dissidentes.

Allez, un peu d'optimisme :

Bonne nouvelle ! Rien ne semble encore le montrer mais les conditions de l'échec de Macron se mettent doucement en place ...

Macron a réuni derrière lui tous ceux qui plombent la France. Il suffira de le faire tomber pour que, par effet domino, tous le suivent dans sa chute.

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(1) : les démolitions n'attendent pas. Sylvie Goulard annonce qu'elle sabotera l'industrie d'armement française au nom de l'européisme. On se doute bien que les grands gagnants seront les Américains (à moins que les européistes achètent russe !).

vendredi, avril 21, 2017

Les Français sont abandonnés à eux-mêmes

Attentats : après le syndrome de Stockholm, le syndrome de Paris

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Le syndrome de Stockholm … un grand classique de la psychologie collective : des otages partageant la vie de leurs geôliers développent une forme de sympathie pour leurs discours.

Avec la récurrence des attentats en France, nous avons droit à une sorte de version décalée de cet étrange phénomène qui pointe dans la presse de gauche. On n’est pas encore dans l’empathie mais on se croit malin en déjouant les arrière-pensées prêtées aux criminels. Il ne faut pas sur-réagir et combattre avec trop de force leurs auteurs et leurs instigateurs car ce serait tomber dans leur piège. Tel est le discours. Macron le ressasse ad nauseam.

L’angle mort logique et moral de cette pétition de principe est évident : si les assassins récidivent et récidivent encore, quand pourrons-nous faire autrement que de répliquer avec la férocité nécessaire ?

Puisqu’il s’agit de morale chrétienne mal interprétée, posons le problème autrement.

Si l’on te frappe sur la joue droite, tends la joue gauche, certes. Il ne s’agit en effet que d’atteinte à ton amour-propre. Mais si l’on te tue ou si l’on abat tes proches, alors la loi du talion retrouve son sens. Elle est la seule à pouvoir interrompre le cycle de la violence car la haine mortelle est incarnée dans celui qui a tué et qui recommencera s’il le peut. Jésus rappelait le talion pour ajouter « et » moi je te dis s’agissant des atteintes à l’orgueil. Il n’ajoutait pas « mais » moi je te dis quand il s’agit de mettre le criminel hors d’état de recommencer à tuer.

Le message de ces attentats est clair : une lutte à mort est engagée. Nous ne parviendrons à en éradiquer les causes qu’en relevant le gant. Nos ennemis sont prêts à perdre la vie. Ils sont animés d’une pulsion auto destructrice dont on ne peut les délivrer qu’en les supprimant. Cette conclusion simple n’est pas sommaire, elle est la traduction lucide d’un combat qui ne connaît que deux issues : la défaite ou la victoire.

Ce n’est pas Daech qui nous frappe. C’est l’islam intégriste, le fascisme coranique, le vrai néo-nazisme, instillés au plus profond de notre société et auxquels adhèrent en conscience des dizaines de milliers d’individus, fichés ou non fichés. Dans le meilleur des cas pour eux, ils doivent être expulsés au plus vite, peu importe le passeport qui les déclare d’une nationalité qu’ils méprisent.

Daech n’est qu’un précipité, un condensé de ce qui nous attend si nous ne réagissons pas et acceptons de finir d’ici quelques décennies comme les minorités religieuses d’Orient. Les Français ont oublié ce qu’était un ennemi mortel. L’actualité va se charger de le leur rappeler jusqu’à ce qu’ils comprennent.

Ces mots sont difficiles à écrire. Mais il faut bien que quelqu’un fasse le sale boulot intellectuel.
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Plus forts

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Cette résistance inattendue [de la population londonienne au Blitz] à une campagne massive de terreur a été étudiée, sur le moment même, par le Canadien John Mc Curdy qui a montré que cette expérience traumatisante avait en réalité des effets contradictoires. Elle détruisait des vies, en ravageait beaucoup d’autres parmi ceux qui avaient été touchés par la mort d’un proche ou par le spectacle de l’horreur. Mais elle avait aussi tendance à renforcer les autres, ceux qu’il appelait les « épargnés », qui développaient plutôt un sentiment d’invulnérabilité au fur et à mesure que la mort les évitait. L’étude de Mc Curdy est pleine de témoignages de peurs, d’abattements mais encore plus de solidarités, d’envies de vivre et même de joies. L’expérience a été très dure et tout le monde à a applaudi à la fin de la guerre, mais beaucoup, au moins parmi les « épargnés », ont rejoint les sentiments de soldats avec cette nostalgie de la force qu’ils avaient découvert en eux, de celle des rapports humains en situation difficile et du sentiment d’œuvrer ensemble pour un grand objectif. On ne sort pas forcément traumatisé d’une expérience collective traumatisante.

Mais si la population britannique a résisté dans son ensemble, c’est aussi parce qu’elle trouvait une réponse à ses attentes de la part de ses dirigeants. Elle voyait, physiquement avec les avions dans le ciel et les canons, que l’on ne se contentait pas de subir (la plus stressante des situations) mais que l’on combattait aussi fortement un ennemi qui subissait aussi de lourdes pertes, que l’on organisait la défense civile à laquelle elle participait souvent, que l'objectif était clair (la capitulation de l'Allemagne et la fin du régime nazi) et que l'on n'hésitait pas à exiger d'elle (« du sang, de la sueur et des larmes ») pour l'atteindre.

[…]

La mobilisation des esprits, si elle n’est que posture ou gesticulation et ne se concrétise pas visiblement aura tendance à créer du stress inutile. Rappelons-le, le stress modéré est un préalable très utile à l’action mais encore faut-il qu’il y ait de l’action. Si on ne veut pas agir vraiment, il est préférable de ne rien dire.
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Soyons clairs : les Français sont abandonnés par leurs dirigeants face au terrorisme islamique. Ils savent (au moins si l'on en croit les sondages) que les mesures fondamentales, disons stratégiques par opposition à tactiques, sont l'arrêt de la l'immigration musulmane et la reconquête des territoires perdus.

Or, pas un des candidats n'a placé ces thèmes au coeur de sa campagne, et c'est un euphémisme. Ni Marine Le Pen, ni François Fillon qui étaient les porteurs naturels de ce discours de combat.

D'où ce sentiment pesant de désespoir qu'on sent dans la société française : c'est comme si Churchill avait expliqué aux Anglais qu'il ne faisait pas donner la DCA pour ne pas provoquer encore plus la Luftwaffe.