J'analyse notre situation en termes d'humanisme/déshumanisation (attention, beaucoup de ceux qui se réclament aujourd'hui de l'humanisme sont les premiers déshumaniseurs) et christianisme/anti-christianisme (c'est ce critère qui permet de démasquer les faux humanistes).
Je publie ce texte d'Edouard Husson dans Atlantico parce qu'il est fondamental.
Je crois que les totalitarismes du XXème siècle ont muté en totalitarisme mou et qu'il est train de gagner. Fini le citoyen libre, place au citoyens woke qui est libre à condition de penser ce qu'il faut penser et de faire ce qu'il faut faire.
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Ce dérapage tellement prévisible du cofondateur d’Extinction Rebellion sur la Shoah
Les mouvements politiques qui affichent une prétention à détenir non pas une vérité, relative et discutable dans un champ démocratique, mais LA vérité aboutissent invariablement à des dérives dans les mots. Voire l’action.
Avec Edouard Husson
Atlantico.fr : Le cofondateur d'Extinction Rebellion fait actuellement scandale en Allemagne. Il a décrit l'Holocauste comme étant "une connerie de plus dans l'histoire humaine" minimisant ainsi la Shoah et le nazisme.
Dans l'interview qu'il a accordé à Die Zeit, Roger Hallam, explique que l'Holocauste n'est qu'un génocide parmi d'autres. "En fait on pourrait que c'est un événement régulier" assure le leader d'Extinction Rebellion. Lorsqu'un groupe politique prétend détenir la vérité absolue sur l'homme, n'emprunte-t-il pas un chemin dangereux qui mène bien souvent à des dérives ?
Edouard Husson : C’est moins la personne qui importe que la dynamique générale d’un mouvement. Les rebelles contre l’extinction considèrent l’espèce humaine comme une espèce parmi d’autres. Lorsque l’homme ne se distingue pas de l’animal, il est difficile de comprendre l’unicité de la Shoah: non seulement l’humanité n’est pas une espèce comme les autres mais elle a besoin, pour survivre comme humanité, d’un code moral. Hitler savait très bien ce qu’il faisait en s’en prenant aux Juifs. Lui-même ou Himmler l’ont dit explicitement : il s’agissait d’éradiquer la conscience morale de l’Occident, en particulier le commandement « Tu ne tueras pas ! ». Hallam ne se rend pas compte de ce qu’il est emporté par des forces qu’il ne maîtrise pas. L’humanité est affaire de massacres réguliers, nous dit-il ; d’ailleurs l’espèce humaine est la plus nuisible des espèces, celle qui détruit les autres espèces. Alors pourquoi s’interroger sur la signification particulière du massacre des Juifs d’Europe par les nazis ? Le problème avec ce type d’indifférentisme généralisé, c’est que Hitler était écologiste fanatique, spéciste, végétarien. La pensée d’une humanité trop nombreuse pour la planète est-elle autre chose qu’une cousine progressiste de la défense de « l’espace vital » des nazis ? Lorsque les progressistes essaient d’obliger l’ONU à voter l’avortement comme un droit qui doit éviter la surpopulation de la planète, pensent-ils si différemment de ces technocrates nazis, docteurs en économie, en géographie, en biologie, qui planifiaient au printemps et à l’été 1941 la disparition de 50 millions d’Européens « en trop », à commencer par les Juifs, ce qu’on appelle « le plan général pour l’Est » ? Il y a dans le mouvement écologiste moderne une potentielle dérive totalitaire, un cousinage avec l’adoration de la nature, de la Terre-Mère, qui est l’un des ressorts profonds du nazisme. Un des liens entre le nazisme et le gauchisme écologique est la philosophie de Heidegger, ce philosophe qui voulait formuler un nazisme plus durable que celui de Hitler.
Y-a-t-il dans le projet d'Extinction Rebellion une volonté de changer l'homme ? En quoi est-ce souvent le départ de mouvements totalitaires ?
La Rébellion contre l’Extinction des espèces est une nouvelle idéologie, potentiellement totalitaire, comme l’Europe et l’Occident en sont régulièrement menacées. Vous avez un archétype de toutes les gauches dans le rousseauisme : être de gauche consiste à nier la civilisation, proposer le retour à un âge d’or d’avant la société, où il n’y a que des individus. La société implique héritage, transmission, éthique, famille, gouvernement, droit, entreprise. L’état de nature nie l’histoire, détruit patrimoine et propriété, abolit toute morale, fait exploser les liens familiaux, ignore les notions de légitimité politique et de bon gouvernement. La gauche croit que le droit peut être défini arbitrairement au lieu d’être la formalisation des lois de la vie en société. La gauche veut détruire le capital, confisquer la rente, empêcher la transmission. L’écologisme actuel, à tendance totalitaire, est un nouveau désir de régression - Voltaire disait méchamment mais justement: « Monsieur Rousseau aime tellement l’humanité qu’il voudrait qu’elle se remette à marcher à quatre pattes ! ». L’Europe, l’Occident, le monde ont vu se succéder depuis un peu plus de deux siècles, outre la tentative de destruction par les Jacobins des libertés locales et du « self-government », la volonté de destruction par les bolcheviques de l’économie de marché, le désir de destruction par les nazis des fondements historiques, civilisationnels, éthiques de l’Europe. Nous aurions pu croire que les malheurs du XXè siècle nous avaient vaccinés. Mais en ce siècle déjà bien entamé, nous voyons l’eugénisme des nazis revenir en force sous une forme plus individualiste, apparemment - c’est Sade qui nous permet de faire le lien conceptuel. Nous voyons la théorie du genre nier avec une arrogance sans pareille les liens qui constituent l’humanité au point de rendre impossible la vie en société. Nous voyons l’écologie radicale se répandre comme une version moderne du socialisme, avec sa même volonté de tyranniser la personne, limiter la libre entreprise, réglementer les activités. Nos grands-parents ont dû se débarrasser des disciples de Rousseau, Marx ou Heidegger. Mais ont-ils vraiment disparu des esprits dans un monde déchristianisé ? Qui connaît l’influence de Heidegger sur les théoriciens de l’islamisme ? Qui a le courage de dire que la philosophie de Sade contenait déjà tout le nazisme ? Qui se rend compte qu’il sera encore plus difficile de se déprendre de la théorie du genre que du marxisme ?
Comment lutter contre ce type de lectures ? Alors qu'au gré des crises politiques elles semblent se multiplier ces dernières années -tout en restant minoritaires- comment les endiguer ?
Lorsque Norman Palma se débarrasse de Hegel et Marx pour appuyer toute sa philosophie et sa pensée économique sur une relecture d’Aristote ; lorsqu’Emmanuel Faye brise l’idole Heidegger; lorsque Luc Ferry met en lumière le cousinage entre nazisme et écologisme radical; lorsque Jonathan Goldberg analyse le progressisme comme, un « fascisme libéral » ; lorsque John Laughland déchiffre la maladie technocratique moderne : ce sont autant de mouvements libérateurs pour l’esprit et pour la société. Mais il va falloir aller beaucoup plus loin. Le demi-siècle qui vient doit être consacré à la reformulation du droit naturel, à la redécouverte de la philosophie médiévale, à la manière d’un Michel Villey ou d’un Claude Tresmontant. Nous devons refonder la société sur des bases métaphysiques solides. Cela ne doit pas détourner du combat politique. Mais politique et métapolitique doivent avancer de concert. Nous devons absolument desserrer l’étau que représente le mélange, une fois de plus, de la technique sans éthique et de la pensée anti-humaniste.
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Affichage des articles dont le libellé est totalitarisme mou. Afficher tous les articles
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samedi, novembre 23, 2019
mardi, juin 26, 2018
La férocité de la bobosphère
On nous effraie avec une prétendue « fachosphère », qui ne peut pas exister, faute de pouvoir médiatique, mais il existe sans doute aucun une bobosphère, filiale française de la mondialosphère, dont la férocité n’a pas de bornes.
Il est aisé de constater que les journalistes contemporains se comportent non comme des journalistes au sens classique mais comme des commissaires politiques. La balle qu’ils vous mettent dans la nuque est médiatique mais on voit à l’œuvre la même pulsion d’élimination, de néantisation, des contradicteurs.
Ce totalitarisme mou, cette tyrannie rampante, sont des inventions politiques géniales : Lénine et Hitler apparaissent par comparaison comme grossiers.
Libellés :
journalopes,
totalitarisme mou,
tyrannie rampante
mercredi, février 28, 2018
Jordan Peterson : démonstration de courage ?
Profiles in courage?
Je demande à voir. Je trouverais assez rigolo qu'il aille jusqu'à la grève de la faim pour ne pas se faire imposer ces pronoms grotesques et totalitaires.
Les plus beaux combats sont ceux pour presque rien, c'est-à-dire tout.
Je demande à voir. Je trouverais assez rigolo qu'il aille jusqu'à la grève de la faim pour ne pas se faire imposer ces pronoms grotesques et totalitaires.
Les plus beaux combats sont ceux pour presque rien, c'est-à-dire tout.
samedi, février 24, 2018
jeudi, janvier 04, 2018
La "fake news" c'est lui !
Depuis le temps que je vous le dis !
Nous vivons une tyrannie, un totalitarisme mou. D'ailleurs, de moins en moins mou à mesure qu'il prend de l'assurance.
Après l'état d'urgence qui rentre dans la loi ordinaire, voici la loi pour que la justice puisse condamner les propagateurs de fausses nouvelles.
Bien sûr, nous pouvons compter sur la justice française pour se montrer équitable, équitable comme dans « le traitement équitable de l'emploi fictif de Mme Fillon et du million disparu de M. Macron ».
Il y aura, équitablement, 100 "fake news" de droite condamnées pour 1 "fake news" de gauche. C'est normal, c'est bien connu, la droite ment plus que la gauche.
C'est beau la démocratie macronienne en action !
Bien entendu, je partage entièrement l'avis de Serge Federbusch :
La "fake news" c'est lui !
************
Et bien voilà, nous y sommes.
Macron, élu grâce au soutien de quelques oligarques propriétaires des médias, veut s'assurer qu'aucune voix dissonante ne sera en mesure de lutter contre le verrouillage complet de l'information qu'il a entrepris. Sans atteindre l'outrance des BFM et autres "Echos" qui présentent sa politique comme inspirée par l'Olympe, la plupart des grands organes de presse écrite ou audiovisuelle lui sont désormais soit entièrement acquis soit très bienveillants. La manière dont le matraquage fiscal des Français en ce début d'année est escamoté est tout à fait édifiante. La reprise en main complète de l'audiovisuel public, pourtant si peu indépendant, va également bon train.
Il ne reste qu'à museler Internet, ce que Macron va tenter au prétexte de lutter contre les influences étrangères ou les rumeurs dites fabriquées.
Tiens, tiens, nous qui croyions que l'ouverture à l'international et les échanges étaient par définition une bonne chose selon la doxa macronienne.
Quant à la capacité des citoyens à distinguer le vrai du faux, on voit bien pourquoi Macron, qui les a si totalement enfumés depuis un an, y croit modérément. En matière de manipulation, il en connaît un rayon le bougre !
Bref, nous voilà menacés d'une nouvelle loi liberticide au prétexte que les braves gens sont manipulables : la quintessence même du mensonge et de la tartufferie ... Souvenez vous d'Orwell, d'Huxley ou de la Boëtie, c'est toujours pour votre bien que les dictatures agissent.
Et c'est sans parler de la véritable usine à gaz imaginée dans ce petit cerveau, avec intervention du juge et tutti quanti.
Exemples : « les plateformes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publiques l'identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus » ; « en cas de propagation d'une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge au travers d'une nouvelle action en référé qui permettra, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur, voire de bloquer l'accès au site Internet. » ; ou enfin : «l e CSA pourra lutter contre toute tentative de déstabilisation par les services contrôlés ou influencés par des États étrangers» , ce qui pourra passer par « la suspension ou l'annulation » de leurs conventions avec le régulateur !
Inutile de vous demander qui définira ce qu'est ou n'est pas une fausse nouvelle ! Sans plaisanter, l'heure est grave, chers amis démocrates.
Qui peut encore croire que cet individu est un libéral ?
************
Edouard Husson développe les mêmes arguments :
Fake news et liberté de la presse : l’inquiétant paradoxe Macron
Il n'est pas étonnant que Federbusch et Husson invoquent La Boëtie (prononcez « labohéti » ou « labouhéti » mais certainement pas « labohéssi ») et Le discours de la servitude volontaire, oeuvre aussi concise qu'immense.
Car c'est bien de la cela qu'il s'agit : un acheminement insidieux (mais déjà très avancé) vers une servitude totale. Il nous restera le droit de nous amuser, mais ce sera le seul, tous les autres droits, notamment celui de penser, nous auront été enlevés en douceur, comme des grains de beauté inutiles et dangereux.
Je suis en train de lire The Demon in Democracy: Totalitarian Temptations in Free Societies de Richard (prénom francisé) Legutko. On ne pouvait mieux tomber. Je vous en écrirai une longue recension.
Que faire ? On ne peut compter sur les couilles molles de la droite du même nom. Plutôt, on peut compter sur elle pour être sûr qu'elle ne fera rien.
Pétitionner et peut-être se cotiser pour des actions en justice.
Addendum :
Article ironique (je précise pour les handicapés de l'humour) :
L’incroyable mauvaise foi de RT, qui inverse carrément les propos d’Emmanuel Macron
« Fake news » ? : une journaliste rappelle que France Inter niait le lien entre réfugiés et terroristes
Macron troque l’indépendance du parquet contre la liberté de la presse
EMMANUEL MACRON, PRÉSIDENT « NÉO-ILLIBÉRAL » ?
Nous vivons une tyrannie, un totalitarisme mou. D'ailleurs, de moins en moins mou à mesure qu'il prend de l'assurance.
Après l'état d'urgence qui rentre dans la loi ordinaire, voici la loi pour que la justice puisse condamner les propagateurs de fausses nouvelles.
Bien sûr, nous pouvons compter sur la justice française pour se montrer équitable, équitable comme dans « le traitement équitable de l'emploi fictif de Mme Fillon et du million disparu de M. Macron ».
Il y aura, équitablement, 100 "fake news" de droite condamnées pour 1 "fake news" de gauche. C'est normal, c'est bien connu, la droite ment plus que la gauche.
C'est beau la démocratie macronienne en action !
Bien entendu, je partage entièrement l'avis de Serge Federbusch :
La "fake news" c'est lui !
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Et bien voilà, nous y sommes.
Macron, élu grâce au soutien de quelques oligarques propriétaires des médias, veut s'assurer qu'aucune voix dissonante ne sera en mesure de lutter contre le verrouillage complet de l'information qu'il a entrepris. Sans atteindre l'outrance des BFM et autres "Echos" qui présentent sa politique comme inspirée par l'Olympe, la plupart des grands organes de presse écrite ou audiovisuelle lui sont désormais soit entièrement acquis soit très bienveillants. La manière dont le matraquage fiscal des Français en ce début d'année est escamoté est tout à fait édifiante. La reprise en main complète de l'audiovisuel public, pourtant si peu indépendant, va également bon train.
Il ne reste qu'à museler Internet, ce que Macron va tenter au prétexte de lutter contre les influences étrangères ou les rumeurs dites fabriquées.
Tiens, tiens, nous qui croyions que l'ouverture à l'international et les échanges étaient par définition une bonne chose selon la doxa macronienne.
Quant à la capacité des citoyens à distinguer le vrai du faux, on voit bien pourquoi Macron, qui les a si totalement enfumés depuis un an, y croit modérément. En matière de manipulation, il en connaît un rayon le bougre !
Bref, nous voilà menacés d'une nouvelle loi liberticide au prétexte que les braves gens sont manipulables : la quintessence même du mensonge et de la tartufferie ... Souvenez vous d'Orwell, d'Huxley ou de la Boëtie, c'est toujours pour votre bien que les dictatures agissent.
Et c'est sans parler de la véritable usine à gaz imaginée dans ce petit cerveau, avec intervention du juge et tutti quanti.
Exemples : « les plateformes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publiques l'identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus » ; « en cas de propagation d'une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge au travers d'une nouvelle action en référé qui permettra, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur, voire de bloquer l'accès au site Internet. » ; ou enfin : «l e CSA pourra lutter contre toute tentative de déstabilisation par les services contrôlés ou influencés par des États étrangers» , ce qui pourra passer par « la suspension ou l'annulation » de leurs conventions avec le régulateur !
Inutile de vous demander qui définira ce qu'est ou n'est pas une fausse nouvelle ! Sans plaisanter, l'heure est grave, chers amis démocrates.
Qui peut encore croire que cet individu est un libéral ?
************
Edouard Husson développe les mêmes arguments :
Fake news et liberté de la presse : l’inquiétant paradoxe Macron
Il n'est pas étonnant que Federbusch et Husson invoquent La Boëtie (prononcez « labohéti » ou « labouhéti » mais certainement pas « labohéssi ») et Le discours de la servitude volontaire, oeuvre aussi concise qu'immense.
Car c'est bien de la cela qu'il s'agit : un acheminement insidieux (mais déjà très avancé) vers une servitude totale. Il nous restera le droit de nous amuser, mais ce sera le seul, tous les autres droits, notamment celui de penser, nous auront été enlevés en douceur, comme des grains de beauté inutiles et dangereux.
Je suis en train de lire The Demon in Democracy: Totalitarian Temptations in Free Societies de Richard (prénom francisé) Legutko. On ne pouvait mieux tomber. Je vous en écrirai une longue recension.
Que faire ? On ne peut compter sur les couilles molles de la droite du même nom. Plutôt, on peut compter sur elle pour être sûr qu'elle ne fera rien.
Pétitionner et peut-être se cotiser pour des actions en justice.
Addendum :
Article ironique (je précise pour les handicapés de l'humour) :
L’incroyable mauvaise foi de RT, qui inverse carrément les propos d’Emmanuel Macron
« Fake news » ? : une journaliste rappelle que France Inter niait le lien entre réfugiés et terroristes
Macron troque l’indépendance du parquet contre la liberté de la presse
EMMANUEL MACRON, PRÉSIDENT « NÉO-ILLIBÉRAL » ?
samedi, septembre 09, 2017
Liberté chérie (vive l'Angleterre)
Dalrymple raconte que deux chauffeurs de taxi africains qui, pour lui, « sont les canaris dans la mine de nos sociétés » retournaient dans leurs pays natals, parce qu'ils y étaient plus libres qu'en France (moins de libertés politiques, mais plus de toutes les autres).
J'ai déjà entendu la même réflexion de gens vivant en Chine.
Rule reversal
Pour compléter, plus précisément :
Anne-Marie Le Pourhiet : « Nous vivons dans une société bâillonnée où s’exerce la tyrannie des minorités »
C'est terrifiant. Mais, hélas, il suffit de regarder notre vie quotidienne pour savoir que c'est vrai.
Et puis, il y a ça : TVR fait enfin son retour avec la Griffith.
Les Anglo-Saxons sont les derniers à avoir un petit grain de folie, libre :
J'aime beaucoup cette phrase, très anglaise : « Freedom is freedom, and not another thing ».
La liberté, c'est la liberté, et pas quelque chose d'autre. Pas la richesse, pas les aides sociales, pas la licence, pas le festivisme, pas le « débat » encadré et surveillé, pas l'écologie ...
J'ai déjà entendu la même réflexion de gens vivant en Chine.
Rule reversal
Pour compléter, plus précisément :
Anne-Marie Le Pourhiet : « Nous vivons dans une société bâillonnée où s’exerce la tyrannie des minorités »
C'est terrifiant. Mais, hélas, il suffit de regarder notre vie quotidienne pour savoir que c'est vrai.
Et puis, il y a ça : TVR fait enfin son retour avec la Griffith.
Les Anglo-Saxons sont les derniers à avoir un petit grain de folie, libre :
J'aime beaucoup cette phrase, très anglaise : « Freedom is freedom, and not another thing ».
La liberté, c'est la liberté, et pas quelque chose d'autre. Pas la richesse, pas les aides sociales, pas la licence, pas le festivisme, pas le « débat » encadré et surveillé, pas l'écologie ...
Libellés :
conservatisme à l'anglaise,
liberté chérie,
totalitarisme mou,
tyrannie
vendredi, juin 16, 2017
En défense de Natacha Polony et de la France
Natacha Polony par Brighelli
Natacha Polony est évincée de Paris Première et d'Europe 1. Pour ma part, je la trouve moyenne mais est-ce bien la raison de ces évictions ? Il me semble comprendre que les antennes françaises sont envahies de journalistes moyens, pour ne pas dire mauvais, dont les carrières ne sont pas menacées une seule seconde. Alors ? Je pense que c'est tout simplement de l'auto-censure de ces chaines, par conformisme, par air du temps. On ne peut pas toucher Zemmour, mais Polony, on peut.
Natacha Polony: « Du bon usage de la démocratie »
Dans une société fondée sur le bien-être et l'extension indéfinie du domaine de la consommation, la plus grande peur est de perdre le peu que l'on a. La part des citoyens que leur statut social protège des ravages du libre-échange (désindustrialisation, destruction des structures traditionnelles…) consentira à bien des abandons pour préserver sa tranquillité. Surtout si, par ce choix, le miroir médiatique lui renvoie l'image valorisante de la modernité et de la résistance au populisme.
Ce passage :
[Une société authentiquement démocratique] repose sur l'idée que tout abandon de souveraineté individuelle et collective doit être consenti. En ce sens, une société où les paysans dépendent de quatre multinationales pour obtenir des semences n'est pas démocratique. Une société où l'attention des individus devient une richesse vendue par des fournisseurs Internet contre des espaces publicitaires n'est pas démocratique. Une société dans laquelle 25 % des enfants de 10 ans ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux n'est pas démocratique. Une société où les citoyens ont abandonné tout espoir de maîtriser leur destin collectif et de modifier un système économique qu'ils jugent injuste, au point de cesser de voter, n'est pas démocratique.
m'intéresse car il y a boire et à manger, du bon et du moins bon. Le nombre de semenciers disponibles ne me semble pas du même niveau que l'effondrement éducatif, mais cela vaut le coup de s'interroger : nous sommes nombreux à avoir le sentiment et l'idée que nous ne vivons plus en démocratie, quelles sont les manifestations de cette tyrannie molle ?
Comme beaucoup (mais pas suffisamment pour faire une majorité), je suis très inquiet des événements, de cette majorité sortie de nulle part.
L’anthologie des pires prestations des candidats En Marche aux législatives
Candidats En Marche: la vague qui venait de nulle part et dont on ne savait presque rien
Malentendu sur la qualité des hommes : les électeurs veulent donner un « grand coup de balai » à une classe politique qu’ils imaginent corrompue : place aux jeunes ! Rien ne laisse pourtant supposer que les nouveaux soient plus vertueux que les anciens. Les affaires que l’on signale ici ou là au sujet de certains, en sus de l’affaire Ferrand laissent craindre le contraire. Mais le crédit fait aux macronistes est tel que personne ne veut entendre ces signaux. Qui pourrait croire que, parmi 577 candidats recrutés çà et là, à la va vite, hors des cercles politiques et donc sans visibilité antérieure, ne se glissent quelques aigrefins ? En tous les cas beaucoup de médiocres. D’autant que l’adhésion à ce mouvement n’exige aucune conviction précise. Rien de commun avec la vague de 1959 qui avait subi l’épreuve de la Résistance ou à celle de 2002, longuement mûrie dans le giron des mandats locaux : celle-là vient de nulle part.
Au vu des exemples que l’on entraperçoit ici ou là, tout laisse penser que le niveau des élus de la nouvelle vague (ou tel grand mathématicien emblématique) sera très inférieur à celui des sortants, pourtant pas mirobolant lui non plus. Beaucoup de candidats En marche, en tête au premier tour, refusent les débats de second tour de peur d’y perdre la face. Leurs prestations publiques sont souvent lamentables. A part quelques vieux chevaux de retour du centrisme comme Jean-Louis Bourlanges ou Marielle de Sarnez qui, après des années aux marges ont trouvé là une occasion inespérée d’émerger, la plupart des nouveaux élus n’ont pas d’expérience de la vie parlementaire. Cela promet de beaux pataquès. Ils s’y feront, dit-on, ce qui veut dire qu’ils sauront bien vite revenir aux ornières.
[…]
Peut-être beaucoup des nouveaux députés imaginent-ils pouvoir, par un changement d’« esprit », porter remède à l’immense malaise des Français. Mais que savent-ils des raisons de ce malaise ? Combien d’entre eux ont une connaissance assez fine de la chose publique pour en analyser les causes ? Le président lui-même l’a-t-il ?
Il est à craindre au contraire que, partageant de manière assez imprécise le souci de faire du neuf, la plupart ne soient prisonniers des archétypes idéologiques soi-disant modernes qui sont, dès qu’on les étudie un à un la principale cause des maux dont souffrent nos compatriotes ? Plus d’intercommunalité et de décentralisation alors que les maires et les contribuables en sont accablés ? Plus d’Europe pour résoudre le chômage et simplifier les réglementations ? Plus d’ouverture à l’autre pour prévenir le terrorisme ? On ajouterait plus de pédagogie pour résoudre l’illettrisme, si le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, n’avait pris quelques mesures de bon sens plutôt rassurantes dans ce climat de déraison généralisée où nous nous trouvons : retour au redoublement, au latin, aux classes d’élite dites bilingues – pas question en revanche de remettre en cause la méthode globale, la plus grande des folies. Mais précisément ces mesures montrent que seul est populaire et efficace ce qui apparaît rétrograde par rapport aux modes. Et il en est ainsi dans presque tous les domaines. Ce qu’attendent en réalité les Français : tout le contraire du macronisme. Macron ne réussira qu’en faisant de l’anti-Macron.
Bien sûr, il y a l'interprétation pas trop pessimiste d'Eric Zemmour :
Éric Zemmour : « L'abstention de masse, conséquence logique d'une campagne sans enjeux idéologiques »
L'économisme a régné en maître incontesté. Les sujets « nobles » ont relégué les sujets que les médias et les élites trouvent « vulgaires ». Marine le Pen elle-même a prêté la main à cette opération de nettoyage idéologique. Elle a privilégié la question de l'euro à celle de l'islam. Son résultat décevant est la conséquence directe de ce choix. Ses électeurs furieux et vindicatifs sont restés à la maison, la privant des dizaines de députés dont elle rêvait.
Cette forte abstention populaire fait renaître le suffrage censitaire. Au-dessous d'un certain revenu, on ne paye pas d'impôt direct (ni impôt sur le revenu ni bientôt de taxe d'habitation) et on n'est pas vraiment un citoyen à part entière puisque les sujets qui vous importent ne sont pas jugés suffisamment nobles pour atteindre la sphère du débat public. Le bloc bourgeois favorable à la mondialisation, à « l'ouverture » et à l'Europe, qui a fait l'élection de Macron, a retrouvé la totale maîtrise du débat idéologique et politique. Encore une fois, le moment Macron nous ramène à celui de 1830, quand le suffrage universel était refusé par des bourgeois qui se méfiaient des « classes dangereuses ». Enrichissez-vous, leur conseillait Guizot.
Je crains que le mal soit plus profond, cette vérole de quinquennat (une des multiples raisons de fusiller Jacques Chirac avant qu'il meurt de mort naturelle) achève d'éloigner les Français de la politique. Ils s'en sont remis à n'importe qui.
Et pendant ce temps, le vandalisme continue :
Michèle Tribalat : « Une immigration illégale incontrôlable détruit toute idée de maîtrise »
Natacha Polony est évincée de Paris Première et d'Europe 1. Pour ma part, je la trouve moyenne mais est-ce bien la raison de ces évictions ? Il me semble comprendre que les antennes françaises sont envahies de journalistes moyens, pour ne pas dire mauvais, dont les carrières ne sont pas menacées une seule seconde. Alors ? Je pense que c'est tout simplement de l'auto-censure de ces chaines, par conformisme, par air du temps. On ne peut pas toucher Zemmour, mais Polony, on peut.
Natacha Polony: « Du bon usage de la démocratie »
Dans une société fondée sur le bien-être et l'extension indéfinie du domaine de la consommation, la plus grande peur est de perdre le peu que l'on a. La part des citoyens que leur statut social protège des ravages du libre-échange (désindustrialisation, destruction des structures traditionnelles…) consentira à bien des abandons pour préserver sa tranquillité. Surtout si, par ce choix, le miroir médiatique lui renvoie l'image valorisante de la modernité et de la résistance au populisme.
Ce passage :
[Une société authentiquement démocratique] repose sur l'idée que tout abandon de souveraineté individuelle et collective doit être consenti. En ce sens, une société où les paysans dépendent de quatre multinationales pour obtenir des semences n'est pas démocratique. Une société où l'attention des individus devient une richesse vendue par des fournisseurs Internet contre des espaces publicitaires n'est pas démocratique. Une société dans laquelle 25 % des enfants de 10 ans ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux n'est pas démocratique. Une société où les citoyens ont abandonné tout espoir de maîtriser leur destin collectif et de modifier un système économique qu'ils jugent injuste, au point de cesser de voter, n'est pas démocratique.
m'intéresse car il y a boire et à manger, du bon et du moins bon. Le nombre de semenciers disponibles ne me semble pas du même niveau que l'effondrement éducatif, mais cela vaut le coup de s'interroger : nous sommes nombreux à avoir le sentiment et l'idée que nous ne vivons plus en démocratie, quelles sont les manifestations de cette tyrannie molle ?
Comme beaucoup (mais pas suffisamment pour faire une majorité), je suis très inquiet des événements, de cette majorité sortie de nulle part.
L’anthologie des pires prestations des candidats En Marche aux législatives
Candidats En Marche: la vague qui venait de nulle part et dont on ne savait presque rien
Malentendu sur la qualité des hommes : les électeurs veulent donner un « grand coup de balai » à une classe politique qu’ils imaginent corrompue : place aux jeunes ! Rien ne laisse pourtant supposer que les nouveaux soient plus vertueux que les anciens. Les affaires que l’on signale ici ou là au sujet de certains, en sus de l’affaire Ferrand laissent craindre le contraire. Mais le crédit fait aux macronistes est tel que personne ne veut entendre ces signaux. Qui pourrait croire que, parmi 577 candidats recrutés çà et là, à la va vite, hors des cercles politiques et donc sans visibilité antérieure, ne se glissent quelques aigrefins ? En tous les cas beaucoup de médiocres. D’autant que l’adhésion à ce mouvement n’exige aucune conviction précise. Rien de commun avec la vague de 1959 qui avait subi l’épreuve de la Résistance ou à celle de 2002, longuement mûrie dans le giron des mandats locaux : celle-là vient de nulle part.
Au vu des exemples que l’on entraperçoit ici ou là, tout laisse penser que le niveau des élus de la nouvelle vague (ou tel grand mathématicien emblématique) sera très inférieur à celui des sortants, pourtant pas mirobolant lui non plus. Beaucoup de candidats En marche, en tête au premier tour, refusent les débats de second tour de peur d’y perdre la face. Leurs prestations publiques sont souvent lamentables. A part quelques vieux chevaux de retour du centrisme comme Jean-Louis Bourlanges ou Marielle de Sarnez qui, après des années aux marges ont trouvé là une occasion inespérée d’émerger, la plupart des nouveaux élus n’ont pas d’expérience de la vie parlementaire. Cela promet de beaux pataquès. Ils s’y feront, dit-on, ce qui veut dire qu’ils sauront bien vite revenir aux ornières.
[…]
Peut-être beaucoup des nouveaux députés imaginent-ils pouvoir, par un changement d’« esprit », porter remède à l’immense malaise des Français. Mais que savent-ils des raisons de ce malaise ? Combien d’entre eux ont une connaissance assez fine de la chose publique pour en analyser les causes ? Le président lui-même l’a-t-il ?
Il est à craindre au contraire que, partageant de manière assez imprécise le souci de faire du neuf, la plupart ne soient prisonniers des archétypes idéologiques soi-disant modernes qui sont, dès qu’on les étudie un à un la principale cause des maux dont souffrent nos compatriotes ? Plus d’intercommunalité et de décentralisation alors que les maires et les contribuables en sont accablés ? Plus d’Europe pour résoudre le chômage et simplifier les réglementations ? Plus d’ouverture à l’autre pour prévenir le terrorisme ? On ajouterait plus de pédagogie pour résoudre l’illettrisme, si le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, n’avait pris quelques mesures de bon sens plutôt rassurantes dans ce climat de déraison généralisée où nous nous trouvons : retour au redoublement, au latin, aux classes d’élite dites bilingues – pas question en revanche de remettre en cause la méthode globale, la plus grande des folies. Mais précisément ces mesures montrent que seul est populaire et efficace ce qui apparaît rétrograde par rapport aux modes. Et il en est ainsi dans presque tous les domaines. Ce qu’attendent en réalité les Français : tout le contraire du macronisme. Macron ne réussira qu’en faisant de l’anti-Macron.
Bien sûr, il y a l'interprétation pas trop pessimiste d'Eric Zemmour :
Éric Zemmour : « L'abstention de masse, conséquence logique d'une campagne sans enjeux idéologiques »
L'économisme a régné en maître incontesté. Les sujets « nobles » ont relégué les sujets que les médias et les élites trouvent « vulgaires ». Marine le Pen elle-même a prêté la main à cette opération de nettoyage idéologique. Elle a privilégié la question de l'euro à celle de l'islam. Son résultat décevant est la conséquence directe de ce choix. Ses électeurs furieux et vindicatifs sont restés à la maison, la privant des dizaines de députés dont elle rêvait.
Cette forte abstention populaire fait renaître le suffrage censitaire. Au-dessous d'un certain revenu, on ne paye pas d'impôt direct (ni impôt sur le revenu ni bientôt de taxe d'habitation) et on n'est pas vraiment un citoyen à part entière puisque les sujets qui vous importent ne sont pas jugés suffisamment nobles pour atteindre la sphère du débat public. Le bloc bourgeois favorable à la mondialisation, à « l'ouverture » et à l'Europe, qui a fait l'élection de Macron, a retrouvé la totale maîtrise du débat idéologique et politique. Encore une fois, le moment Macron nous ramène à celui de 1830, quand le suffrage universel était refusé par des bourgeois qui se méfiaient des « classes dangereuses ». Enrichissez-vous, leur conseillait Guizot.
Je crains que le mal soit plus profond, cette vérole de quinquennat (une des multiples raisons de fusiller Jacques Chirac avant qu'il meurt de mort naturelle) achève d'éloigner les Français de la politique. Ils s'en sont remis à n'importe qui.
Et pendant ce temps, le vandalisme continue :
Michèle Tribalat : « Une immigration illégale incontrôlable détruit toute idée de maîtrise »
Libellés :
l'imposture Macron,
totalitarisme mou,
tyrannie
jeudi, mai 04, 2017
Comment peut-on vivre dans une tyrannie ?
Quand on vit dans un pays libre, il arrive qu’on se demande, voyant les pays lointains, comment on peut vivre en tyrannie.
En France, nous sommes en train de ré-apprendre la réponse vieille comme le monde : par habitude.
Depuis des décennies, nos libertés publiques, et spécialement nos libertés politiques, sont grignotées par des lois scélérates attentant à la liberté d’expression, condition première de la liberté politique.
La campagne électorale qui s’achève, toute en manipulation, en vice, en excommunications et en injonctions, représente une descente supplémentaire. Nous respectons encore les formes de la démocratie mais nous sommes de plus en plus éloignés de son esprit. C’était le génie d’Auguste d’avoir tué l’esprit de la république romaine tout en conservant les formes.
Et je n’ai aucun doute que le premier acte anti-musulman qui se produira pendant le quinquennat Macron servira de prétexte à un tour de vis de plus. Cela passera comme une lettre à la poste car cela ne sera qu’un tour de vis, précédé de cent autres, et suivi de quelques autres.
L’habitude …
En France, nous sommes en train de ré-apprendre la réponse vieille comme le monde : par habitude.
Depuis des décennies, nos libertés publiques, et spécialement nos libertés politiques, sont grignotées par des lois scélérates attentant à la liberté d’expression, condition première de la liberté politique.
La campagne électorale qui s’achève, toute en manipulation, en vice, en excommunications et en injonctions, représente une descente supplémentaire. Nous respectons encore les formes de la démocratie mais nous sommes de plus en plus éloignés de son esprit. C’était le génie d’Auguste d’avoir tué l’esprit de la république romaine tout en conservant les formes.
Et je n’ai aucun doute que le premier acte anti-musulman qui se produira pendant le quinquennat Macron servira de prétexte à un tour de vis de plus. Cela passera comme une lettre à la poste car cela ne sera qu’un tour de vis, précédé de cent autres, et suivi de quelques autres.
L’habitude …
Libellés :
La lie,
macroncéphale,
totalitarisme mou,
tyrannie
vendredi, février 24, 2017
Polanski et le chœur des demi-vierges
Polanski et le chœur des demi-vierges
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J’en ai plein le dos de l’épidémie de moraline qui nous accable jour après jour. On veut des gens parfaits — mais que celui qui n’a jamais péché, comme dit l’autre… Des hommes politiques parfaits — végétariens, amis des bêtes, buveurs d’eau : Hitler ! Il faut prendre les gens comme ils sont, et leur demander qu’ils nous donnent le mieux de leurs qualités — leurs défauts les regardent. Mazarin n’était pas un enfant de chœur, et certainement pas un type honnête — mais il a gagné la Fronde et la Guerre de Trente ans. Sans lui, nous parlerions espagnol. Eh bien, je continuerai à voter Mazarin — s’il s’en trouve.
****************
Je n'arrive jamais à être complètement en phase avec Brighelli. Je lui ai d'ailleurs laissé la commentaire suivant :
****************
Je ne suis pas d’accord avec votre insistance sur les qualités de l’artiste. Cela n’a rien à voir avec le sujet.
Votre défense reste valable pour un tonnelier.
****************
Ce que je n'ai pas dit à Brighelli, c'est que son insistance sur les qualités de l'artiste est une défense de caste et révèle le mépris des non-intellectuels, des non-artistes. Un plombier-zingueur n'aurait pas droit à la même défense ?
Passons, je suis globalement d'accord avec le moustachu.
Je suis chrétien, je sais que les hommes sont pécheurs. Et il n'y a pas besoin d'être chrétien pour savoir que nul homme n'est parfait et surtout pas les professeur-e-s (je plaisante) de morale. Elles en ont un sacré coup dans le casque mais la lâcheté de nous autres leur laisse la parole.
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J’en ai plein le dos de l’épidémie de moraline qui nous accable jour après jour. On veut des gens parfaits — mais que celui qui n’a jamais péché, comme dit l’autre… Des hommes politiques parfaits — végétariens, amis des bêtes, buveurs d’eau : Hitler ! Il faut prendre les gens comme ils sont, et leur demander qu’ils nous donnent le mieux de leurs qualités — leurs défauts les regardent. Mazarin n’était pas un enfant de chœur, et certainement pas un type honnête — mais il a gagné la Fronde et la Guerre de Trente ans. Sans lui, nous parlerions espagnol. Eh bien, je continuerai à voter Mazarin — s’il s’en trouve.
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Je n'arrive jamais à être complètement en phase avec Brighelli. Je lui ai d'ailleurs laissé la commentaire suivant :
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Je ne suis pas d’accord avec votre insistance sur les qualités de l’artiste. Cela n’a rien à voir avec le sujet.
Votre défense reste valable pour un tonnelier.
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Ce que je n'ai pas dit à Brighelli, c'est que son insistance sur les qualités de l'artiste est une défense de caste et révèle le mépris des non-intellectuels, des non-artistes. Un plombier-zingueur n'aurait pas droit à la même défense ?
Passons, je suis globalement d'accord avec le moustachu.
Je suis chrétien, je sais que les hommes sont pécheurs. Et il n'y a pas besoin d'être chrétien pour savoir que nul homme n'est parfait et surtout pas les professeur-e-s (je plaisante) de morale. Elles en ont un sacré coup dans le casque mais la lâcheté de nous autres leur laisse la parole.
mercredi, février 10, 2016
Etat d'urgence : la route de la servitude
La situation est simple à définir.
Le gouvernement utilise le prétexte de la sécurité comme moyen de réduire la liberté.
Il le fait de telle façon qu'un débat clair ne puisse pas être posé sur ces questions et l'opposition est trop complice pour contrecarrer cette manoeuvre (preuve supplémentaire que l'UMPS est une réalité).
L'arsenal juridique est déjà bien pourvu, il suffit de l'appliquer sans faiblir.
L'état d'urgence n'est pas nécessaire, la modification de la constitution est absurde et contre-productive.
En revanche, on nous aurait dit quelque chose comme : « On constate que les liens entre délinquance et terrorisme sont de plus en plus étroits, les passages de l'un à l'autre sont courants. Nous allons donc construire 40 000 places de prison pour lutter contre la délinquance, et, indirectement, contre le terrorisme », tout le monde aurait compris et approuvé.
Sur tous les sujets touchant au terrorisme, intégration, immigration, relations avec les pétromonarchies, écoles, police etc. un tel discours de vérité était possible et n'a pas été tenu.
On nous a amusés avec une question subalterne (déchéance de nationalité) et le résultat est là : notre sécurité n'a pas progressé d'un pouce puisqu'aucun des sujets de fond n'a fait l'objet de décisions appropriées, en revanche notre liberté a sacrement diminué (par exemple, l'état d'urgence a servi à interdire une manifestation écologiste dont on chercherait en vain le lien avec le terrorisme islamique).
Il faut dire la cruelle vérité telle qu'elle est. Nos politiciens et les terroristes islamistes sont d'accord sur un point : réduire la liberté des Français. Oui, ils sont des alliés objectifs. Chaque attentat est l'occasion de renforcer les pouvoirs des politiciens et chaque privation de liberté est un dopant pour le recrutement des islamistes.
Nos gouvernants ne vont probablement pas jusqu'à espérer un attentat mais je suis certain qu'ils sont persuadés que, s'il s'en produit un, ils sauront l'utiliser à leur profit et qu'ils s'y sont préparés.
Deux articles :
Le gouvernement par la peur : comment Manuel Valls est devenu expert en manipulation de lʼopinion par lʼagitation de menaces terroristes
***********
De l'avis des spécialistes, ces nouvelles armes juridiques ne sont pas vraiment utiles pour lutter contre le terrorisme. Personne n'a même dit que les attentats étaient imputables à des lacunes de notre législation. Ce que demandent les policiers concernés est d'abord un meilleur contrôle aux frontières. Certes, à l'occasion de la COP 21, avec l'autorisation de Bruxelles, des contrôles ont été instaurés aux frontières - qui perdurent aujourd'hui. Mais les moyens manquent pour les faire sérieusement. Pour être vraiment efficace, il faudrait sans doute envisager une suspension du traité de Schengen, suspension que Valls n'a pas mise à l'ordre du jour.
Surtout, comment ne pas voir que ces nouveaux moyens répressifs sont utilisés ici et là pour contrôler des prétendues menaces d'extrême droite ou encore pour combattre les ultra-écologistes qui risquaient de manifester durant la COP 21. Il y a là un vrai détournement de procédure qui ne saurait que nous inquiéter pour l'avenir de nos libertés. Qui ne se sent aujourd'hui pas mal à l'aise pour parler au téléphone ou envoyer des courriels ? Comment faire confiance à quelqu'un comme Valls pour ne pas abuser de ces lois d'exception quand on se souvient de la manière odieuse dont le même Valls rafla et ficha des centaines de manifestants de la Manif' pour tous parfaitement pacifiques.
La France est-elle encore pour longtemps une société libre ?
***********
Déchéance de nationalité : la grande comédie indigne
***********
A travers cette opération, le pouvoir politique, au sens large, porte atteinte à deux principes sacrés. D'une part, la Constitution, qui est la loi suprême, la règle du jeu supérieure de la communauté nationale, garante de son unité, de sa cohésion, de la démocratie. En la modifiant sans la moindre utilité, les autorités politiques du pays, majorité comme opposition en font un simple enjeu politicien et contribuent à la banaliser et à la fragiliser. D'autre part, il joue avec la sécurité des Français.
Les manoeuvres en cours sont censées être la réponse essentielle au massacre du 13 novembre 2015. Or, elles se présentent comme un écran de fumée sans la moindre perspective d'effet concret dans la luttre contre le terrorisme. Pendant ce temps, où en est le contrôle des frontières et des visas ? Le suivi des 8000 djihadistes français ? La protection des sites menacés? La surveillance des banlieues sensibles ? La lutte contre Daesh au Moyen-Orient et en Libye ? La maîtrise du flux migratoire sur l'Europe? La révision en cours n'a plus qu'une seule dimension: politicienne. Pour le chef de l'État et le Premier Ministre, l'objectif est de ne pas perdre la face, quitte à neutraliser le projet initial.
[…]
Le chiffon rouge que le pouvoir socialiste agite en ce moment n'est pas anodin: celui de la déchéance de la nationalité, de la nationalité, au coeur du pacte national. En en faisant ainsi un simple objet de manoeuvres intéressées, la classe politique dans sa majorité se rallie les yeux fermées, autant gauche que droite, à des méthodes qu'elle qualifie volontiers d'extrémiste ou de «populiste». Dans un climat de déchéance démocratique, la débâcle politique se poursuit, tous les repères volent en éclats. Que peut-t-il sortir de ce champ de ruine ?
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Le gouvernement utilise le prétexte de la sécurité comme moyen de réduire la liberté.
Il le fait de telle façon qu'un débat clair ne puisse pas être posé sur ces questions et l'opposition est trop complice pour contrecarrer cette manoeuvre (preuve supplémentaire que l'UMPS est une réalité).
L'arsenal juridique est déjà bien pourvu, il suffit de l'appliquer sans faiblir.
En revanche, on nous aurait dit quelque chose comme : « On constate que les liens entre délinquance et terrorisme sont de plus en plus étroits, les passages de l'un à l'autre sont courants. Nous allons donc construire 40 000 places de prison pour lutter contre la délinquance, et, indirectement, contre le terrorisme », tout le monde aurait compris et approuvé.
Sur tous les sujets touchant au terrorisme, intégration, immigration, relations avec les pétromonarchies, écoles, police etc. un tel discours de vérité était possible et n'a pas été tenu.
On nous a amusés avec une question subalterne (déchéance de nationalité) et le résultat est là : notre sécurité n'a pas progressé d'un pouce puisqu'aucun des sujets de fond n'a fait l'objet de décisions appropriées, en revanche notre liberté a sacrement diminué (par exemple, l'état d'urgence a servi à interdire une manifestation écologiste dont on chercherait en vain le lien avec le terrorisme islamique).
Il faut dire la cruelle vérité telle qu'elle est. Nos politiciens et les terroristes islamistes sont d'accord sur un point : réduire la liberté des Français. Oui, ils sont des alliés objectifs. Chaque attentat est l'occasion de renforcer les pouvoirs des politiciens et chaque privation de liberté est un dopant pour le recrutement des islamistes.
Nos gouvernants ne vont probablement pas jusqu'à espérer un attentat mais je suis certain qu'ils sont persuadés que, s'il s'en produit un, ils sauront l'utiliser à leur profit et qu'ils s'y sont préparés.
Deux articles :
Le gouvernement par la peur : comment Manuel Valls est devenu expert en manipulation de lʼopinion par lʼagitation de menaces terroristes
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De l'avis des spécialistes, ces nouvelles armes juridiques ne sont pas vraiment utiles pour lutter contre le terrorisme. Personne n'a même dit que les attentats étaient imputables à des lacunes de notre législation. Ce que demandent les policiers concernés est d'abord un meilleur contrôle aux frontières. Certes, à l'occasion de la COP 21, avec l'autorisation de Bruxelles, des contrôles ont été instaurés aux frontières - qui perdurent aujourd'hui. Mais les moyens manquent pour les faire sérieusement. Pour être vraiment efficace, il faudrait sans doute envisager une suspension du traité de Schengen, suspension que Valls n'a pas mise à l'ordre du jour.
Surtout, comment ne pas voir que ces nouveaux moyens répressifs sont utilisés ici et là pour contrôler des prétendues menaces d'extrême droite ou encore pour combattre les ultra-écologistes qui risquaient de manifester durant la COP 21. Il y a là un vrai détournement de procédure qui ne saurait que nous inquiéter pour l'avenir de nos libertés. Qui ne se sent aujourd'hui pas mal à l'aise pour parler au téléphone ou envoyer des courriels ? Comment faire confiance à quelqu'un comme Valls pour ne pas abuser de ces lois d'exception quand on se souvient de la manière odieuse dont le même Valls rafla et ficha des centaines de manifestants de la Manif' pour tous parfaitement pacifiques.
La France est-elle encore pour longtemps une société libre ?
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Déchéance de nationalité : la grande comédie indigne
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A travers cette opération, le pouvoir politique, au sens large, porte atteinte à deux principes sacrés. D'une part, la Constitution, qui est la loi suprême, la règle du jeu supérieure de la communauté nationale, garante de son unité, de sa cohésion, de la démocratie. En la modifiant sans la moindre utilité, les autorités politiques du pays, majorité comme opposition en font un simple enjeu politicien et contribuent à la banaliser et à la fragiliser. D'autre part, il joue avec la sécurité des Français.
Les manoeuvres en cours sont censées être la réponse essentielle au massacre du 13 novembre 2015. Or, elles se présentent comme un écran de fumée sans la moindre perspective d'effet concret dans la luttre contre le terrorisme. Pendant ce temps, où en est le contrôle des frontières et des visas ? Le suivi des 8000 djihadistes français ? La protection des sites menacés? La surveillance des banlieues sensibles ? La lutte contre Daesh au Moyen-Orient et en Libye ? La maîtrise du flux migratoire sur l'Europe? La révision en cours n'a plus qu'une seule dimension: politicienne. Pour le chef de l'État et le Premier Ministre, l'objectif est de ne pas perdre la face, quitte à neutraliser le projet initial.
[…]
Le chiffon rouge que le pouvoir socialiste agite en ce moment n'est pas anodin: celui de la déchéance de la nationalité, de la nationalité, au coeur du pacte national. En en faisant ainsi un simple objet de manoeuvres intéressées, la classe politique dans sa majorité se rallie les yeux fermées, autant gauche que droite, à des méthodes qu'elle qualifie volontiers d'extrémiste ou de «populiste». Dans un climat de déchéance démocratique, la débâcle politique se poursuit, tous les repères volent en éclats. Que peut-t-il sortir de ce champ de ruine ?
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mercredi, décembre 09, 2015
Le pourtoussisme a encore frappé et autres articles
Le pourtoussisme hollandiste a encore frappé. Voici la Légion d'Honneur pour tous :
La Légion d'Honneur pour tous
Je ne cite pas souvent Télérama. Profitez en :
La médiocrité a pris le pouvoir
L'auteur abuse de la notion fausse de « néolibéralisme ». A part cela, ses propos se tiennent. J'apprécie que, dans sa résistance quotidienne à la médiocrité, il cite le souci de la langue.
Combien de fois dois-je insister pour dire « chef » et non « hiérarchique » (exemple parmi mille) ?
Chroniques du pot aux roses. Ôtez le voile et vous ôterez le Front national
***********
Ces différents moteurs [que l'auteur détaille au début de l'article] expliquent la propulsion du FN jusqu’au niveau qu’on lui a connu en 2013. Mais ce qui s’est passé depuis un an en France va désormais bien audelà. Et il porte un nom que les dirigeants de droite et bien sûr de gauche ne veulent toujours pas prononcer : la bigoterie identitaire musulmane.
Après Charlie, loin de défendre la laïcité, le gouvernement s’est couché de plus belle devant les fondamentalistes qui s’affirment dans les banlieues et même, désormais, les centres villes. Le conformisme vestimentaire s’est emparé d’un nombre croissant de musulmans. Même les chroniqueurs de Libération finissent par s’en rendre compte. Ces accoutrements sont les plus efficaces propagateurs du vote FN. Il faut tout l’aveuglement des bobos pour ne pas comprendre de quelle menace il s’agit dès lors qu’elle s’accompagne d’un dynamisme démographique supérieur à celui des autres Français. Le thème du grand remplacement suscite des moues de dégoût dans les rédactions mais des grimaces d’inquiétude partout ailleurs. Bref, les Français ont le sentiment d’un avenir menacé par une population qui tend à se replier sur elle-même et sur des comportements rétrogrades.
De ce sujet, la classe dirigeante ne veut pas qu’on débatte. J’ai mesuré moi-même la difficulté à expliquer pourquoi on peut à la fois être libéral et favorable à l’interdiction des signes religieux ostentatoires dans les services publics. Après les crimes du 13 novembre, on pouvait penser que le « pas d’amalgame » allait céder et qu’on aurait par exemple le droit de s’interroger sans haine ni sans crainte sur le fait qu’on ne peut vivre selon la charia sans un jour ou l’autre être tenté de l’imposer aux autres. Mais non : le tabou officiel est plus fort que jamais et François Hollande a joué encore une fois un rôle d’étouffoir, de président édredon qui fait suffoquer la France pour éviter qu’elle ne parle.
Dans ces conditions, le vote FN a pris la forme d’un exutoire, d’une épidémie foudroyante.
***********
Chantal Delsol plus directe (je trouve) qu'à l'habitude :
Les électeurs face à des «élites» confinées dans des discussions de salon
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Nous avons une gauche qui par un moralisme chimérique interdit le moindre bon sens. Et une droite pétocharde qui imite la gauche parce que c'est plus chic. Aussi les propositions du bon sens sont-elles récupérées par des gens abrupts et rudimentaires : dès lors, le bon sens, qui apparaît à l'élite comme une injure à l'idéal du progrès, apparaît en plus comme une injure au bon goût.
Si la droite acceptait de penser et de dire le bon sens, face aux extravagances de la gauche, elle ne serait pas tenue de laisser un boulevard à l'extrême droite. C'est du bon sens de penser et de croire que nous sommes français avant d'être citoyens du monde ; c'est du bon sens de dire qu'un gouvernement ne peut pas ouvrir ses frontières au point de diluer sa culture dans l'absolu mélange (l'annonce de Merkel concernant l'accueil des migrants apparaît comme une volonté de suicide culturel) ; c'est du bon sens de dire que lorsqu'on subit des attentats à répétition venant de l'étranger, on ne peut laisser n'importe qui franchir impunément des frontières devenues honteuses ; c'est du bon sens, et non de la haine, de réclamer la déchéance de nationalité pour des terroristes patentés.
[…]
Le consensus permanent des partis de gouvernement (voyez par exemple le «padamalgam» qui remplace toute pensée, ou l'affaire Morano) manifeste une coalition de l'élite contre le peuple. Dans une démocratie, le débat et les querelles traduisent l'affrontement des visions du monde. Ici, les querelles traduisent l'affrontement de l'élite irréaliste, sophistiquée, moraliste (droite et gauche confondues) et du peuple réaliste, prosaïque, direct (droite et gauche confondues).
Davantage qu'un débat d'idées, rigoureux et serein, c'est une lutte de classes, hargneuse et exaspérée. Le camp du pouvoir ne fait pas fond sur les arguments, mais sur les invectives, et il n'accuse pas l'incohérence, mais le manque d'éducation. Le camp «populiste» joue de provocation et de rire. On n'est plus dans la politique démocratique. On est dans une guerre de milieux …
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Cet article est à rapprocher de celui sur la médiocrité généralisée :
Macron, petit lobbyiste de la technostructure
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Emmanuel Macron, qui s’est enrichi lorsqu’il était salarié d’une banque d’affaires et qui n’a jamais travaillé à son compte, défend une idée toute sociale-démocrate de l’entreprise. Dans son esprit, l’entreprise, ce sont d’un côté des capitalistes héritiers qui possèdent une structure juridique et la rentabilisent, de l’autre des salariés qui lui prêtent leur force de travail à des coûts plus ou moins élevés. Mais de la prise de risque et de la création de valeur par un travail indépendant, ce que nous appelons historiquement l’entreprise, cette idée-là, il l’ignore superbement et n’en soupçonne peut-être pas l’existence.
On ne peut évidemment entendre autrement les propos qu’il a tenus sur le RSI dont il faut ici décoder le sens.
[…]
Contrairement à la légende forgée de toutes pièces depuis cette époque par les idéologues du solidarisme bureaucratique, la mise en place d’un régime unique de sécurité sociale suscita dès 1945 des réactions et des résistances très virulentes au sein de la société française. Les premières marques d’hostilité vinrent d’ailleurs de la CGT: celle-ci refusa catégoriquement la suppression de ce qui fur appelé par la suite les régimes spéciaux, beaucoup plus favorables que le régime général.
[…]
Détruire le travail indépendant, une obsession de la technostructure
Pour bien comprendre les motivations de la technostructure dans ce projet à long terme, il faut reprendre quelques statistiques économiques.
En 1970, la France comptait encore 4,5 millions de travailleurs indépendants contre 17 millions de salariés. Le travail indépendant, il y a près de cinquante ans, représentait 20% de l’économie française. En 2015, la France ne compte plus que 2,5 millions d’indépendants pour 23 millions de salariés. Le travailleur salarié s’est donc, proportionnellement et en valeur absolue réduit de moitié dans la société française.
Pareil mouvement démographique ne tient ni du hasard ni de l’échec. Il répond à une tendance longue justifiée par une logique économique, dont les formes historiques sont évidentes.
La tendance longue est celle d’une caporalisation grandissante de la société par la technostructure d’Etat, d’une instrumentalisation politique du salariat au service d’une vision bureaucratique hégémonique. Contrairement aux grotesques idées reçues sur un prétendu triomphe du néo-libéralisme dans nos sociétés, l’histoire de la société française depuis cinquante ans est celle d’une lutte sans merci de l’appareil d’Etat contre l’esprit d’entreprise.
Les formes historiques de cette lutte sont d’ailleurs bien connues.
La première est celle de l’instabilité et de l’inflation réglementaire qui rendent impossibles l’exercice normal du métier de chef d’entreprise. On oublie trop souvent de dire que le changement permanent des lois et des règlements est la première restriction apportée à la libre concurrence : elle pénalise lourdement les petites structures pour lesquelles les coûts d’acquisition des connaissances réglementaires sont très élevés.
La deuxième forme de lutte contre l’esprit d’entreprise est la pénalisation grandissante des décisions de gestion. L’ubuesque réglementation sur les abus de biens sociaux, sur le harcèlement moral, sur le délit d’entrave syndical, la complexité des règles applicables dans ce domaine, transforment le chef d’entreprise en délinquant permanent qu’il est facile de « coincer » quand il n’obéit pas assez.
Une troisième forme historique de la lutte contre l’esprit d’entreprise est fiscale: le chef d’entreprise est soumis à une véritable confiscation de son chiffre d’affaires par les pouvoirs publics. Pour dégager 25.000 euros de revenus, il faut 100.000 euros d’excédent brut d’exploitation. C’est évidemment intenable.
Bas, Dutreil, et bientôt Macron, ont ajouté à cet impressionnant arsenal la lutte sociale. Elle s’appelle aussi la quadrature du cercle ou le RSI. Son objet est de bureaucratiser la vie privée du chef d’entreprise en l’obligeant à adhérer à un système de sécurité sociale qui l’assomme de prélèvements souvent indus (parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros sans raison) et de taux de cotisations prohibitifs pour un résultat médiocre.
Le projet politique de la technostructure
Derrière ces éléments tactiques se cache bien entendu une stratégie. La technostructure entend bien mener à terme son projet de domination sociale.
D’un côté, la technostructure souhaite tout savoir de tout le monde, de tous les Français. Dans ce dessein, la sécurité sociale tient une place essentielle, puisqu’elle permet de donner un visage positif, « solidaire » à un grand système de collecte très intrusif de données sur les individus. Certes, vous n’avez rien demandé, mais comme on vous aime, on va vous soigner, prévoir votre retraite, et en contrepartie vous allez tout nous dévoiler sur vos petits secrets. D’un autre côté, la technostructure entend bien s’exonérer, pour ce qui la concerne, des obligations « universelles » qu’elle impose aux Français. La technostructure conserve son propre régime de retraites, dont le déficit est financé à guichets ouverts par l’impôt, avec ses règles de calcul hyper-favorables et ses taux de remplacement hallucinants quand on connaît la réalité du secteur privé.
Un projet de domination globale par les hauts fonctionnaires : c’est cela qu’il faut entendre dans la bouche d’Emmanuel Macron. La question qui reste est de savoir si la technostructure agit pour son propre compte, ou si elle agit pour le compte d’autrui. Une chose est sûre : elle oeuvre à la servitude de la société française comme un tanneur travaille son cuir. Avec patience mais détermination.
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Et pour conclure, ce commentaire terrible trouvé en dessous d'une intervention d'A. Finkielkraut :
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"Laissons aux français musulmans le soin d'inventer l'islam à la française..."
C'est déjà fait, mais ça vous a échappé.
Le brevet d'invention a été déposé au Bataclan le mois dernier.
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Il y a eu une autre manière de le dire.
Certains appellent de leurs voeux un islam réformé et modernisé.
Ca tombe bien : il existe déjà, il s'appelle le salafisme.
Ce n'est pas la réforme et la modernisation que vous souhaitiez ? Tant pis, il faut faire attention à ce que vous demandez, vous risquez de l'obtenir.
La Légion d'Honneur pour tous
Je ne cite pas souvent Télérama. Profitez en :
La médiocrité a pris le pouvoir
L'auteur abuse de la notion fausse de « néolibéralisme ». A part cela, ses propos se tiennent. J'apprécie que, dans sa résistance quotidienne à la médiocrité, il cite le souci de la langue.
Combien de fois dois-je insister pour dire « chef » et non « hiérarchique » (exemple parmi mille) ?
Chroniques du pot aux roses. Ôtez le voile et vous ôterez le Front national
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Ces différents moteurs [que l'auteur détaille au début de l'article] expliquent la propulsion du FN jusqu’au niveau qu’on lui a connu en 2013. Mais ce qui s’est passé depuis un an en France va désormais bien audelà. Et il porte un nom que les dirigeants de droite et bien sûr de gauche ne veulent toujours pas prononcer : la bigoterie identitaire musulmane.
Après Charlie, loin de défendre la laïcité, le gouvernement s’est couché de plus belle devant les fondamentalistes qui s’affirment dans les banlieues et même, désormais, les centres villes. Le conformisme vestimentaire s’est emparé d’un nombre croissant de musulmans. Même les chroniqueurs de Libération finissent par s’en rendre compte. Ces accoutrements sont les plus efficaces propagateurs du vote FN. Il faut tout l’aveuglement des bobos pour ne pas comprendre de quelle menace il s’agit dès lors qu’elle s’accompagne d’un dynamisme démographique supérieur à celui des autres Français. Le thème du grand remplacement suscite des moues de dégoût dans les rédactions mais des grimaces d’inquiétude partout ailleurs. Bref, les Français ont le sentiment d’un avenir menacé par une population qui tend à se replier sur elle-même et sur des comportements rétrogrades.
De ce sujet, la classe dirigeante ne veut pas qu’on débatte. J’ai mesuré moi-même la difficulté à expliquer pourquoi on peut à la fois être libéral et favorable à l’interdiction des signes religieux ostentatoires dans les services publics. Après les crimes du 13 novembre, on pouvait penser que le « pas d’amalgame » allait céder et qu’on aurait par exemple le droit de s’interroger sans haine ni sans crainte sur le fait qu’on ne peut vivre selon la charia sans un jour ou l’autre être tenté de l’imposer aux autres. Mais non : le tabou officiel est plus fort que jamais et François Hollande a joué encore une fois un rôle d’étouffoir, de président édredon qui fait suffoquer la France pour éviter qu’elle ne parle.
Dans ces conditions, le vote FN a pris la forme d’un exutoire, d’une épidémie foudroyante.
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Chantal Delsol plus directe (je trouve) qu'à l'habitude :
Les électeurs face à des «élites» confinées dans des discussions de salon
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Nous avons une gauche qui par un moralisme chimérique interdit le moindre bon sens. Et une droite pétocharde qui imite la gauche parce que c'est plus chic. Aussi les propositions du bon sens sont-elles récupérées par des gens abrupts et rudimentaires : dès lors, le bon sens, qui apparaît à l'élite comme une injure à l'idéal du progrès, apparaît en plus comme une injure au bon goût.
Si la droite acceptait de penser et de dire le bon sens, face aux extravagances de la gauche, elle ne serait pas tenue de laisser un boulevard à l'extrême droite. C'est du bon sens de penser et de croire que nous sommes français avant d'être citoyens du monde ; c'est du bon sens de dire qu'un gouvernement ne peut pas ouvrir ses frontières au point de diluer sa culture dans l'absolu mélange (l'annonce de Merkel concernant l'accueil des migrants apparaît comme une volonté de suicide culturel) ; c'est du bon sens de dire que lorsqu'on subit des attentats à répétition venant de l'étranger, on ne peut laisser n'importe qui franchir impunément des frontières devenues honteuses ; c'est du bon sens, et non de la haine, de réclamer la déchéance de nationalité pour des terroristes patentés.
[…]
Le consensus permanent des partis de gouvernement (voyez par exemple le «padamalgam» qui remplace toute pensée, ou l'affaire Morano) manifeste une coalition de l'élite contre le peuple. Dans une démocratie, le débat et les querelles traduisent l'affrontement des visions du monde. Ici, les querelles traduisent l'affrontement de l'élite irréaliste, sophistiquée, moraliste (droite et gauche confondues) et du peuple réaliste, prosaïque, direct (droite et gauche confondues).
Davantage qu'un débat d'idées, rigoureux et serein, c'est une lutte de classes, hargneuse et exaspérée. Le camp du pouvoir ne fait pas fond sur les arguments, mais sur les invectives, et il n'accuse pas l'incohérence, mais le manque d'éducation. Le camp «populiste» joue de provocation et de rire. On n'est plus dans la politique démocratique. On est dans une guerre de milieux …
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Cet article est à rapprocher de celui sur la médiocrité généralisée :
Macron, petit lobbyiste de la technostructure
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Emmanuel Macron, qui s’est enrichi lorsqu’il était salarié d’une banque d’affaires et qui n’a jamais travaillé à son compte, défend une idée toute sociale-démocrate de l’entreprise. Dans son esprit, l’entreprise, ce sont d’un côté des capitalistes héritiers qui possèdent une structure juridique et la rentabilisent, de l’autre des salariés qui lui prêtent leur force de travail à des coûts plus ou moins élevés. Mais de la prise de risque et de la création de valeur par un travail indépendant, ce que nous appelons historiquement l’entreprise, cette idée-là, il l’ignore superbement et n’en soupçonne peut-être pas l’existence.
On ne peut évidemment entendre autrement les propos qu’il a tenus sur le RSI dont il faut ici décoder le sens.
[…]
Contrairement à la légende forgée de toutes pièces depuis cette époque par les idéologues du solidarisme bureaucratique, la mise en place d’un régime unique de sécurité sociale suscita dès 1945 des réactions et des résistances très virulentes au sein de la société française. Les premières marques d’hostilité vinrent d’ailleurs de la CGT: celle-ci refusa catégoriquement la suppression de ce qui fur appelé par la suite les régimes spéciaux, beaucoup plus favorables que le régime général.
[…]
Détruire le travail indépendant, une obsession de la technostructure
Pour bien comprendre les motivations de la technostructure dans ce projet à long terme, il faut reprendre quelques statistiques économiques.
En 1970, la France comptait encore 4,5 millions de travailleurs indépendants contre 17 millions de salariés. Le travail indépendant, il y a près de cinquante ans, représentait 20% de l’économie française. En 2015, la France ne compte plus que 2,5 millions d’indépendants pour 23 millions de salariés. Le travailleur salarié s’est donc, proportionnellement et en valeur absolue réduit de moitié dans la société française.
Pareil mouvement démographique ne tient ni du hasard ni de l’échec. Il répond à une tendance longue justifiée par une logique économique, dont les formes historiques sont évidentes.
La tendance longue est celle d’une caporalisation grandissante de la société par la technostructure d’Etat, d’une instrumentalisation politique du salariat au service d’une vision bureaucratique hégémonique. Contrairement aux grotesques idées reçues sur un prétendu triomphe du néo-libéralisme dans nos sociétés, l’histoire de la société française depuis cinquante ans est celle d’une lutte sans merci de l’appareil d’Etat contre l’esprit d’entreprise.
Les formes historiques de cette lutte sont d’ailleurs bien connues.
La première est celle de l’instabilité et de l’inflation réglementaire qui rendent impossibles l’exercice normal du métier de chef d’entreprise. On oublie trop souvent de dire que le changement permanent des lois et des règlements est la première restriction apportée à la libre concurrence : elle pénalise lourdement les petites structures pour lesquelles les coûts d’acquisition des connaissances réglementaires sont très élevés.
La deuxième forme de lutte contre l’esprit d’entreprise est la pénalisation grandissante des décisions de gestion. L’ubuesque réglementation sur les abus de biens sociaux, sur le harcèlement moral, sur le délit d’entrave syndical, la complexité des règles applicables dans ce domaine, transforment le chef d’entreprise en délinquant permanent qu’il est facile de « coincer » quand il n’obéit pas assez.
Une troisième forme historique de la lutte contre l’esprit d’entreprise est fiscale: le chef d’entreprise est soumis à une véritable confiscation de son chiffre d’affaires par les pouvoirs publics. Pour dégager 25.000 euros de revenus, il faut 100.000 euros d’excédent brut d’exploitation. C’est évidemment intenable.
Bas, Dutreil, et bientôt Macron, ont ajouté à cet impressionnant arsenal la lutte sociale. Elle s’appelle aussi la quadrature du cercle ou le RSI. Son objet est de bureaucratiser la vie privée du chef d’entreprise en l’obligeant à adhérer à un système de sécurité sociale qui l’assomme de prélèvements souvent indus (parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros sans raison) et de taux de cotisations prohibitifs pour un résultat médiocre.
Le projet politique de la technostructure
Derrière ces éléments tactiques se cache bien entendu une stratégie. La technostructure entend bien mener à terme son projet de domination sociale.
D’un côté, la technostructure souhaite tout savoir de tout le monde, de tous les Français. Dans ce dessein, la sécurité sociale tient une place essentielle, puisqu’elle permet de donner un visage positif, « solidaire » à un grand système de collecte très intrusif de données sur les individus. Certes, vous n’avez rien demandé, mais comme on vous aime, on va vous soigner, prévoir votre retraite, et en contrepartie vous allez tout nous dévoiler sur vos petits secrets. D’un autre côté, la technostructure entend bien s’exonérer, pour ce qui la concerne, des obligations « universelles » qu’elle impose aux Français. La technostructure conserve son propre régime de retraites, dont le déficit est financé à guichets ouverts par l’impôt, avec ses règles de calcul hyper-favorables et ses taux de remplacement hallucinants quand on connaît la réalité du secteur privé.
Un projet de domination globale par les hauts fonctionnaires : c’est cela qu’il faut entendre dans la bouche d’Emmanuel Macron. La question qui reste est de savoir si la technostructure agit pour son propre compte, ou si elle agit pour le compte d’autrui. Une chose est sûre : elle oeuvre à la servitude de la société française comme un tanneur travaille son cuir. Avec patience mais détermination.
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Et pour conclure, ce commentaire terrible trouvé en dessous d'une intervention d'A. Finkielkraut :
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"Laissons aux français musulmans le soin d'inventer l'islam à la française..."
C'est déjà fait, mais ça vous a échappé.
Le brevet d'invention a été déposé au Bataclan le mois dernier.
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Il y a eu une autre manière de le dire.
Certains appellent de leurs voeux un islam réformé et modernisé.
Ca tombe bien : il existe déjà, il s'appelle le salafisme.
Ce n'est pas la réforme et la modernisation que vous souhaitiez ? Tant pis, il faut faire attention à ce que vous demandez, vous risquez de l'obtenir.
mardi, décembre 01, 2015
Le gouvernement de la peur
Le Gouvernement de la Peur …
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On se trouve à nouveau dans un contexte où le pouvoir politique couvert par la légitimité du protecteur va contrôler davantage les comportements individuels. La « Big Mother » de l’Etat social-démocrate, selon l’excellent glissement opéré par Michel Schneider sur le « Big Brother » orwellien, prévenant, infantilisant, accompagnant les individus les plus fragiles sur les chemins d’une vie où ils ne seront jamais adultes, va étendre son emprise. Le danger rend tous les hommes fragiles. Il faudra donc tous les surveiller.
***********
Ce gouvernement de la peur n'est possible qu'avec la complicité des medias :
Voix du Nord, voix de ses maîtres
***********
Cette affaire s’inscrit dans un contexte malsain où le pouvoir hollandiste est de plus en plus traversé par la tentation autoritaire vis-à-vis de la presse. Le spectacle est assez comique d’ailleurs. Depuis mai 2012, le pouvoir exécutif ressemble à un triomphe de la docilité en cascade: François Hollande a écarté du pouvoir tous les gêneurs qui à leur tour caporalisent l’ensemble du « système » et interdisent toute forme de pluralisme.
L’évolution discrète du pouvoir exécutif ne manque pas d’inquiéter. Elle souligne que la profonde crise politique que le pays traverse se traduit par une partialité grandissante de l’Etat et une stratégie de repli sur « le système » qui ressemble de plus en plus à une forteresse assiégée. On ne peut évidemment évoquer ce point sans faire le parallèle avec la fièvre obsidionale qui domine les esprits gouvernementaux. Avant même la proclamation de l’état d’urgence, Valls pilotait en réalité un virage autoritaire dont la sécurité est devenue le prétexte commode.
[…]
Les petits caniches de la gauche au pouvoir, Bruno Leroux en tête, peuvent bien aboyer autant qu’ils veulent contre les violations de Droits de l’Homme en Russie. Ils peuvent rouler le bonhomme Poutine dans toute la boue qu’ils veulent: la méthode de gouvernement qui se met en place en France n’a rien à envier à ces logiques qui paraissent scandaleusement autoritaires au pied de l’Oural.
Que n’aurait pas dit la gauche si Poutine, dans la foulée des attentats tchétchènes en Russie, avait décrété un état d’urgence se traduisant par l’assignation à résidence de militants écologistes manifestement étrangers à ces attentats, et avait conduit une politique d’aide à la presse godillot comme celle à laquelle nous assistons en France? Les mots de « dictature » et de « coup d’Etat » auraient fusé.
Ceux-là mêmes qui justifiaient la dangereuse politique anti-russe de l’Allemagne en Ukraine au nom de la démocratie sont les premiers à justifier, au nom de cette sacro-sainte démocratie, les entorses de plus en plus flagrantes à l’impartialité de l’Etat et au droit. La France a non seulement annoncé au Conseil de l’Europe qu’elle violait désormais la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme, mais elle pousse le vice jusqu’à piquer sa presse prétendument pluraliste à l’étrange morphine d’une dictature dont on n’aurait pu soupçonner l’existence il y a encore quelques mois.
C’est ainsi que les démocraties finissent: par la lente soumission à l’autorité, sous l’effet d’une passivité, d’une résignation, d’une complaisance des élites qui illustrent avec excellence les ravages produits par la décadence morale de toute une classe sociale. La confort plutôt que la liberté! l’affection plutôt que la vertu! la collusion plutôt que le droit!
Dieu ! que l’agonie du régime est longue, glauque et navrante.
***********
Je le répète, ce gouvernement de la peur n'est possible qu'avec la complicité des medias et d'une opposition factice.
Admettons, pure hypothèse sans rapport avec la réalité, qu'il se produise en France un horrible attentat islamiste précédé de nombreux signes et avertissements. Le gouvernement se trouve devant une alternative :
♘ Il assume ses responsabilités et démissionne.
♘ Il nous fait part de sa compassion et profite des mesures sécuritaires prises dans l'urgence pour s'accrocher au pouvoir.
Vous sentez bien que la deuxième hypothèse n'est possible que si la presse jette un voile pudique et se mure dans un silence complice vis-à-vis des responsabilités du gouvernement et si l'opposition manque de mordant au point de paraître complice.
Et pourtant, Philippe de Villiers voit un espoir (ça tient autrement la route que la harengère) :
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On se trouve à nouveau dans un contexte où le pouvoir politique couvert par la légitimité du protecteur va contrôler davantage les comportements individuels. La « Big Mother » de l’Etat social-démocrate, selon l’excellent glissement opéré par Michel Schneider sur le « Big Brother » orwellien, prévenant, infantilisant, accompagnant les individus les plus fragiles sur les chemins d’une vie où ils ne seront jamais adultes, va étendre son emprise. Le danger rend tous les hommes fragiles. Il faudra donc tous les surveiller.
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Ce gouvernement de la peur n'est possible qu'avec la complicité des medias :
Voix du Nord, voix de ses maîtres
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Cette affaire s’inscrit dans un contexte malsain où le pouvoir hollandiste est de plus en plus traversé par la tentation autoritaire vis-à-vis de la presse. Le spectacle est assez comique d’ailleurs. Depuis mai 2012, le pouvoir exécutif ressemble à un triomphe de la docilité en cascade: François Hollande a écarté du pouvoir tous les gêneurs qui à leur tour caporalisent l’ensemble du « système » et interdisent toute forme de pluralisme.
L’évolution discrète du pouvoir exécutif ne manque pas d’inquiéter. Elle souligne que la profonde crise politique que le pays traverse se traduit par une partialité grandissante de l’Etat et une stratégie de repli sur « le système » qui ressemble de plus en plus à une forteresse assiégée. On ne peut évidemment évoquer ce point sans faire le parallèle avec la fièvre obsidionale qui domine les esprits gouvernementaux. Avant même la proclamation de l’état d’urgence, Valls pilotait en réalité un virage autoritaire dont la sécurité est devenue le prétexte commode.
[…]
Les petits caniches de la gauche au pouvoir, Bruno Leroux en tête, peuvent bien aboyer autant qu’ils veulent contre les violations de Droits de l’Homme en Russie. Ils peuvent rouler le bonhomme Poutine dans toute la boue qu’ils veulent: la méthode de gouvernement qui se met en place en France n’a rien à envier à ces logiques qui paraissent scandaleusement autoritaires au pied de l’Oural.
Que n’aurait pas dit la gauche si Poutine, dans la foulée des attentats tchétchènes en Russie, avait décrété un état d’urgence se traduisant par l’assignation à résidence de militants écologistes manifestement étrangers à ces attentats, et avait conduit une politique d’aide à la presse godillot comme celle à laquelle nous assistons en France? Les mots de « dictature » et de « coup d’Etat » auraient fusé.
Ceux-là mêmes qui justifiaient la dangereuse politique anti-russe de l’Allemagne en Ukraine au nom de la démocratie sont les premiers à justifier, au nom de cette sacro-sainte démocratie, les entorses de plus en plus flagrantes à l’impartialité de l’Etat et au droit. La France a non seulement annoncé au Conseil de l’Europe qu’elle violait désormais la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme, mais elle pousse le vice jusqu’à piquer sa presse prétendument pluraliste à l’étrange morphine d’une dictature dont on n’aurait pu soupçonner l’existence il y a encore quelques mois.
C’est ainsi que les démocraties finissent: par la lente soumission à l’autorité, sous l’effet d’une passivité, d’une résignation, d’une complaisance des élites qui illustrent avec excellence les ravages produits par la décadence morale de toute une classe sociale. La confort plutôt que la liberté! l’affection plutôt que la vertu! la collusion plutôt que le droit!
Dieu ! que l’agonie du régime est longue, glauque et navrante.
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Je le répète, ce gouvernement de la peur n'est possible qu'avec la complicité des medias et d'une opposition factice.
Admettons, pure hypothèse sans rapport avec la réalité, qu'il se produise en France un horrible attentat islamiste précédé de nombreux signes et avertissements. Le gouvernement se trouve devant une alternative :
♘ Il assume ses responsabilités et démissionne.
♘ Il nous fait part de sa compassion et profite des mesures sécuritaires prises dans l'urgence pour s'accrocher au pouvoir.
Vous sentez bien que la deuxième hypothèse n'est possible que si la presse jette un voile pudique et se mure dans un silence complice vis-à-vis des responsabilités du gouvernement et si l'opposition manque de mordant au point de paraître complice.
Et pourtant, Philippe de Villiers voit un espoir (ça tient autrement la route que la harengère) :
samedi, novembre 21, 2015
Plus rien ne sera jamais comme avant
«Plus rien ne sera jamais comme avant», «il y aura un avant et un après 13 novembre». Les journaux, compulsivement menteurs, nous abreuvent de slogans débiles laissant entendre qu'il s'est passé un événement historique le 13 novembre, un événement qui change l'histoire.
Hé bien, non, c'est le contraire. Si l'on se fie aux suites des précédents attentats, tout va continuer comme avant ; l'islamisation de la France, la Grand Remplacement, le social-clientélisme, la terreur médiatique islamophile. On nous répète, en paroles, que nous sommes en guerre pour mieux capituler, dans les décisions.
La seule chose qui va changer, mais c'est un changement dans la continuité : toujours plus de répression des bons Français sous prétexte de sécurité, toujours plus de fonctionnaires, toujours plus d'impôts.
Addendum :
Philippe Bilger est visiblement de mon avis :
************
Boire, consommer, se réunir, ce n'est pas lutter contre le terrorisme. C'est seulement continuer à faire ce qu'on a toujours fait et qui renvoie à une irrésistible pulsion de vie.
[…]
Un état trouble, une sévérité moindre, une compréhension perverse, une complaisance souvent déguisée en expertise à l'égard des causes et des motivations, une volonté polémique de refuser au pouvoir socialiste une adhésion que sa découverte même tardive de la dangerosité du monde justifierait, une détestable focalisation sur le doigt irénique qui pourtant désigne la lune du terrorisme.
Il n'a pas fallu une semaine.
[…]
Lors de l'émission spéciale d'Envoyé Spécial consacrée au 13 novembre et à ses suites (France 2), un rien, une tonalité plus molle, une objectivité dégradée, des commentaires équivoques - pourquoi prétendre, à toute force, qu'il ne peut y avoir des futurs terroristes dans les migrants ? -, aucune réaction face à des réponses scandaleuses - notamment celles du frère flouté d'un assassin parti en Syrie - ont fait clairement apparaître qu'on était presque revenu au climat émollient d'avant le 13 novembre.
[…]
Je ne surestimais pas notre capacité à nous tenir sur une ligne de crête exigeante et éthiquement sans nuance ni contrition.
Mais tout de même qu'il n'ait même pas fallu une semaine pour cet infléchissement douteux est indécent.
[…]
Il n'a pas fallu une semaine pour que le vent tourne un peu, pour que coule, dans certaines consciences, le poison du relativisme et que guette la nostalgie d'une démocratie dont la faiblesse la rendait aimable aux yeux d'une minorité influente.
************
Hé bien, non, c'est le contraire. Si l'on se fie aux suites des précédents attentats, tout va continuer comme avant ; l'islamisation de la France, la Grand Remplacement, le social-clientélisme, la terreur médiatique islamophile. On nous répète, en paroles, que nous sommes en guerre pour mieux capituler, dans les décisions.
La seule chose qui va changer, mais c'est un changement dans la continuité : toujours plus de répression des bons Français sous prétexte de sécurité, toujours plus de fonctionnaires, toujours plus d'impôts.
Addendum :
Philippe Bilger est visiblement de mon avis :
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Boire, consommer, se réunir, ce n'est pas lutter contre le terrorisme. C'est seulement continuer à faire ce qu'on a toujours fait et qui renvoie à une irrésistible pulsion de vie.
[…]
Un état trouble, une sévérité moindre, une compréhension perverse, une complaisance souvent déguisée en expertise à l'égard des causes et des motivations, une volonté polémique de refuser au pouvoir socialiste une adhésion que sa découverte même tardive de la dangerosité du monde justifierait, une détestable focalisation sur le doigt irénique qui pourtant désigne la lune du terrorisme.
Il n'a pas fallu une semaine.
[…]
Lors de l'émission spéciale d'Envoyé Spécial consacrée au 13 novembre et à ses suites (France 2), un rien, une tonalité plus molle, une objectivité dégradée, des commentaires équivoques - pourquoi prétendre, à toute force, qu'il ne peut y avoir des futurs terroristes dans les migrants ? -, aucune réaction face à des réponses scandaleuses - notamment celles du frère flouté d'un assassin parti en Syrie - ont fait clairement apparaître qu'on était presque revenu au climat émollient d'avant le 13 novembre.
[…]
Je ne surestimais pas notre capacité à nous tenir sur une ligne de crête exigeante et éthiquement sans nuance ni contrition.
Mais tout de même qu'il n'ait même pas fallu une semaine pour cet infléchissement douteux est indécent.
[…]
Il n'a pas fallu une semaine pour que le vent tourne un peu, pour que coule, dans certaines consciences, le poison du relativisme et que guette la nostalgie d'une démocratie dont la faiblesse la rendait aimable aux yeux d'une minorité influente.
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jeudi, novembre 19, 2015
Tout continue ... en pire
En ce moment, Eric Verhaeghe est en forme :
Déjà le bruit des bottes
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La seule certitude que les Français acquièrent est celle d’une indispensable purge politique pour régénérer la démocratie.
Certains députés l’ont bien compris. Popelin, socialiste de Livry-Gargan, a proposé d’ajouter à l’état d’urgence la possibilité de censurer la presse qui ne relate pas les événements sous l’angle que le gouvernement souhaite. La tentation autoritaire prend forme.
Le bruit des bottes demain
L’amendement Popelin n’est pas passé et l’état d’urgence se limite à des assignations à résidence et des fouilles d’ordinateur en cas de perquisition. Mais on a bien senti l’envie qui pointait, au sein de notre classe politique corrompue et dépassée par les événements, d’utiliser le terrorisme pour faire taire l’opinion publique. Le gouvernement s’y oppose aujourd’hui, mais les premières répétitions de la pièce qui se jouera demain ont eu lieu.
L’anecdote est amusante. Je me suis souvent demandé comment la Révolution de 1789 avait pu dégénérer en un bain de sang. Sous nos yeux, le même film commence. Des députés proposent isolément des mesures dont, implicitement, on sent bien que l’objectif est de conserver le pouvoir en remettant tout le monde au pas, et spécialement ces Français éduqués à qui il ne faut plus en conter. Peu à peu émergera l’idée que cette remise au pas est l’étape indispensable pour conserver les privilèges acquis au bénéfice de la décadence républicaine.
Entre l’aspiration populaire à une autre culture politique et une autre gouvernance, d’un côté, la détermination des élus à conserver leur siège et leur régime coûte-que-coûte, de l’autre, le frottement est inévitable. Nous en voyons les prémisses. Nul ne sait qui gagnera.
Bruit des bottes et bruit des fêtes
Une autre particularité m’a toujours étonné dans la Révolution Française. Il est connu que la vie à Paris, au plus fort de la Terreur, était restée festive et insouciante. En dehors de quelques journées d’émeute, la Révolution n’a concerné qu’un dixième des Parisiens. Le reste était occupé à survivre et à faire la fête.
La même fracture apparaît aujourd’hui. Partout fleurissent des appels à résister en buvant des verres aux terrasses des cafés ou en allant au théâtre. La mort rode et la joie est dans les cœurs. Plus la tragédie gronde, plus les esprits sont légers.
Le bruit des bottes cache l’orage
Les Parisiens ont bien raison de boire des canons tant qu’ils le peuvent. Comme l’actualité est monopolisée par les attentats, le pire ne leur est pas dit. Ainsi, le G20 s’est terminé dimanche sur le constat d’un ralentissement économique général. Aujourd’hui, et contre les conclusions du G20, la Réserve fédérale a quasiment annoncé le relèvement de ses taux en décembre. La nouvelle ne pouvait pas plus mal tomber. Dans un monde en crise, inquiété par le terrorisme, le fait que les Etats-Unis se remettent à rémunérer l’épargne va créer un appel d’air. Les liquidités qui circulent dans le monde vont être magnétiquement attirées vers New-York et Los Angeles.
La décision de la Réserve fédérale devrait assécher les économies mondiales, en tout cas toutes celles qui ont structurellement besoin des capitaux américains pour se développer. Pour l’Europe le coup sera rude à encaisser: les pays qui vivent d’un endettement à bas prix, comme la France, vont passer un sale quart d’heure. Mécaniquement, les taux d’emprunt devraient remonter et le gouvernement se trouvera dans la même position que Louis XVI finançant le corps expéditionnaires en Amérique: des caisses vides, un immense besoin d’argent et personne pour le dépanner.
Je ne parle pas ici de l’industrie financière qui peinera à suivre le mouvement. L’ère des risques systémiques approche.
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S’il m’arrive d’avoir des divergences avec Eric Verhaeghe, notamment sur l’immigration et l’intégration, je partage en l’occurrence son inquiétude. J’apprécie son retour à l’histoire.
Je l’ai écrit plusieurs fois : derrière le rideau de la communication, la responsabilité de ce gouvernement, ainsi que des précédents, est directement mise en cause par les récents attentats.
Malika Sorrel l’explique, il n’y a pas un mot à changer :
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LE FIGARO. - Les attentats de Paris ont tragiquement rappelé la détermination des ennemis de la France. Que vous inspirent-ils ?
Malika Sorel-Sutter. - L'État s'est révélé incapable de remplir sa mission première, protéger la France en assurant la sécurité de son territoire et de tous ceux qui s'y trouvent, citoyens français ou non. L'État et ceux qui participent à la gouvernance ont, dans les faits, créé les conditions de la guerre tout en désarmant progressivement moralement leur peuple. Dans le même temps, ils ont déshabillé nos armées comme en témoigne l'évolution des budgets de la Défense, alors que la menace ne cessait de croître non pas depuis hier, mais depuis l'époque de Gamal Abdel Nasser. Lui-même fut confronté à la montée en puissance de l'islam politique, celui qui entend régir la cité des hommes à la place des politiques. Dans un mépris total de la géopolitique, les gouvernements occidentaux n'ont rien trouvé de mieux que de faciliter l'ascension de cet islam politique au détriment d'un islam sécularisé que j'ai connu en Algérie.
Pour ne citer que quelques exemples, ils ont donné refuge à Khomeiny - l'avènement d'une République islamique a en effet constitué un puissant galvaniseur. Ils ont détruit les structures de l'État d'Irak avec les conséquences que nous savons sur l'ensemble de la région. Ils ont pulvérisé l'équilibre politique délicat qui régnait entre les tribus en Libye, et, plus récemment, ont profondément déstabilisé la Syrie. À tout cela, il convient de rajouter le comportement adopté en matière d'immigration. Malgré le retour engagé des sociétés d'origine vers leurs fondamentaux religieux, ils ont amplifié les flux migratoires et ont refusé de tirer les enseignements d'une assimilation qui ne se faisait plus qu'à la marge. Les élites occidentales décident, et ce sont leurs peuples, mais aussi les immigrés et leurs descendants, qui payent la lourde facture. *****************
Attentat de Paris, le grand gâchis : un premier bilan des ratés du gouvernement
Le jugement est sans appel et une forte majorité des Français l’approuve : nos politiciens sont responsables et même coupables. Certes, ils ne sont pas les seuls coupables, chacun de nous a sa part de responsabilité à son niveau. Mais, tout de même, nous ne les avons pas forcés à prendre les postes et les honneurs, qu’ils assument les responsabilités qui vont avec (note pour les politiciens et les journalistes : assumer ne signifie pas clamer « J’assume ! » dans les micros qui se tendent, ce qui ne veut rien dire. Cela consiste à démissionner quand on échoue).
Comme disait Montaigne « A ceux qui nous régissent et commandent, qui tiennent le monde en leur main, ce n'est pas assez d'avoir un entendement commun : de pouvoir ce que nous pouvons [au passage : et vlan pour le « président normal »]. Ils sont bien loing au dessoubs de nous, s'ils ne sont bien loing au dessus. Comme ils promettent plus, ils doivent aussi plus ».
La solution de bon sens démocratique pour le peuple est de virer les dirigeants qui échouent et de les remplacer par des nouveaux (quels qu’ils soient, c’est un autre débat). L’Union Sacrée ne l’empêche pas, c’est ainsi que Clemenceau est arrivé au pouvoir. Malheureusement, à cause de la fausse alternance UMPS , c’est l’ensemble de la classe politique qui est mouillée et qu’il faudrait éjecter. La solution de bon sens anti-démocratique pour les dirigeants faillis est de se serrer les coudes et de réprimer le peuple pour ne pas se faire éjecter. Ils ont un atout-maître : la servitude des medias, cela leur permet d’énoncer les tabous et d’orienter les débats (le plus sûr moyen d’éviter une réponse désagréable, c’est de ne pas poser la question ou de la désamorcer en la posant de manière biaisée).
Bien sûr, les bisounours peuvent prétendre qu’il existe une autre solution : que la classe dirigeante actuelle évolue, change d’idées, de vision du monde. C’est surhumain, donc illusoire. Cela peut arriver à un homme, pas à une classe, en tout cas pas à l’échelle du temps politique court. Non, à la vérité, nous avons deux certitudes :
1) Le seul moyen de changer vraiment de politique c’est de changer d’hommes.
2) Les politiciens s’accrochent au pouvoir tant qu’ils peuvent. L’Etat et les techniques de manipulation modernes leur donnent des moyens immenses.
Mon pronostic, c’est que nous ne changerons pas d’hommes, pas de politique, que la décadence continuera, sous surveillance policière, jusqu’à l’explosion (probablement financière). Le vent de l’histoire soufflera fort, le chaos et l’anarchie s’installeront. Ensuite seulement, peut-être, si nous avons de la chance, de la volonté et de l’intelligence, nous pourrons reconstruire à partir de la base. Ce n’est pas autrement que le moyen-âge s’est construit après la chute de l’empire romain d’occident.
Allez, concluons avec Houellebecq, lui aussi très remonté, à juste titre :
Attentats: le «J'accuse Hollande» de Michel Houellebecq
« La situation malheureuse dans laquelle nous nous trouvons est due à nos responsables politiques ; et ces responsabilités politiques devront être tôt au tard analysées. Il est très peu probable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le poste de chef de l’Etat ou les actes dignes d’un retardé congénital du Premier ministre, sans citer les "ténors de l’opposition" (LOL), sortent avec les honneurs de cet épisode. »
Déjà le bruit des bottes
*****************
La seule certitude que les Français acquièrent est celle d’une indispensable purge politique pour régénérer la démocratie.
Certains députés l’ont bien compris. Popelin, socialiste de Livry-Gargan, a proposé d’ajouter à l’état d’urgence la possibilité de censurer la presse qui ne relate pas les événements sous l’angle que le gouvernement souhaite. La tentation autoritaire prend forme.
Le bruit des bottes demain
L’amendement Popelin n’est pas passé et l’état d’urgence se limite à des assignations à résidence et des fouilles d’ordinateur en cas de perquisition. Mais on a bien senti l’envie qui pointait, au sein de notre classe politique corrompue et dépassée par les événements, d’utiliser le terrorisme pour faire taire l’opinion publique. Le gouvernement s’y oppose aujourd’hui, mais les premières répétitions de la pièce qui se jouera demain ont eu lieu.
L’anecdote est amusante. Je me suis souvent demandé comment la Révolution de 1789 avait pu dégénérer en un bain de sang. Sous nos yeux, le même film commence. Des députés proposent isolément des mesures dont, implicitement, on sent bien que l’objectif est de conserver le pouvoir en remettant tout le monde au pas, et spécialement ces Français éduqués à qui il ne faut plus en conter. Peu à peu émergera l’idée que cette remise au pas est l’étape indispensable pour conserver les privilèges acquis au bénéfice de la décadence républicaine.
Entre l’aspiration populaire à une autre culture politique et une autre gouvernance, d’un côté, la détermination des élus à conserver leur siège et leur régime coûte-que-coûte, de l’autre, le frottement est inévitable. Nous en voyons les prémisses. Nul ne sait qui gagnera.
Bruit des bottes et bruit des fêtes
Une autre particularité m’a toujours étonné dans la Révolution Française. Il est connu que la vie à Paris, au plus fort de la Terreur, était restée festive et insouciante. En dehors de quelques journées d’émeute, la Révolution n’a concerné qu’un dixième des Parisiens. Le reste était occupé à survivre et à faire la fête.
La même fracture apparaît aujourd’hui. Partout fleurissent des appels à résister en buvant des verres aux terrasses des cafés ou en allant au théâtre. La mort rode et la joie est dans les cœurs. Plus la tragédie gronde, plus les esprits sont légers.
Le bruit des bottes cache l’orage
Les Parisiens ont bien raison de boire des canons tant qu’ils le peuvent. Comme l’actualité est monopolisée par les attentats, le pire ne leur est pas dit. Ainsi, le G20 s’est terminé dimanche sur le constat d’un ralentissement économique général. Aujourd’hui, et contre les conclusions du G20, la Réserve fédérale a quasiment annoncé le relèvement de ses taux en décembre. La nouvelle ne pouvait pas plus mal tomber. Dans un monde en crise, inquiété par le terrorisme, le fait que les Etats-Unis se remettent à rémunérer l’épargne va créer un appel d’air. Les liquidités qui circulent dans le monde vont être magnétiquement attirées vers New-York et Los Angeles.
La décision de la Réserve fédérale devrait assécher les économies mondiales, en tout cas toutes celles qui ont structurellement besoin des capitaux américains pour se développer. Pour l’Europe le coup sera rude à encaisser: les pays qui vivent d’un endettement à bas prix, comme la France, vont passer un sale quart d’heure. Mécaniquement, les taux d’emprunt devraient remonter et le gouvernement se trouvera dans la même position que Louis XVI finançant le corps expéditionnaires en Amérique: des caisses vides, un immense besoin d’argent et personne pour le dépanner.
Je ne parle pas ici de l’industrie financière qui peinera à suivre le mouvement. L’ère des risques systémiques approche.
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S’il m’arrive d’avoir des divergences avec Eric Verhaeghe, notamment sur l’immigration et l’intégration, je partage en l’occurrence son inquiétude. J’apprécie son retour à l’histoire.
Je l’ai écrit plusieurs fois : derrière le rideau de la communication, la responsabilité de ce gouvernement, ainsi que des précédents, est directement mise en cause par les récents attentats.
Malika Sorrel l’explique, il n’y a pas un mot à changer :
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LE FIGARO. - Les attentats de Paris ont tragiquement rappelé la détermination des ennemis de la France. Que vous inspirent-ils ?
Malika Sorel-Sutter. - L'État s'est révélé incapable de remplir sa mission première, protéger la France en assurant la sécurité de son territoire et de tous ceux qui s'y trouvent, citoyens français ou non. L'État et ceux qui participent à la gouvernance ont, dans les faits, créé les conditions de la guerre tout en désarmant progressivement moralement leur peuple. Dans le même temps, ils ont déshabillé nos armées comme en témoigne l'évolution des budgets de la Défense, alors que la menace ne cessait de croître non pas depuis hier, mais depuis l'époque de Gamal Abdel Nasser. Lui-même fut confronté à la montée en puissance de l'islam politique, celui qui entend régir la cité des hommes à la place des politiques. Dans un mépris total de la géopolitique, les gouvernements occidentaux n'ont rien trouvé de mieux que de faciliter l'ascension de cet islam politique au détriment d'un islam sécularisé que j'ai connu en Algérie.
Pour ne citer que quelques exemples, ils ont donné refuge à Khomeiny - l'avènement d'une République islamique a en effet constitué un puissant galvaniseur. Ils ont détruit les structures de l'État d'Irak avec les conséquences que nous savons sur l'ensemble de la région. Ils ont pulvérisé l'équilibre politique délicat qui régnait entre les tribus en Libye, et, plus récemment, ont profondément déstabilisé la Syrie. À tout cela, il convient de rajouter le comportement adopté en matière d'immigration. Malgré le retour engagé des sociétés d'origine vers leurs fondamentaux religieux, ils ont amplifié les flux migratoires et ont refusé de tirer les enseignements d'une assimilation qui ne se faisait plus qu'à la marge. Les élites occidentales décident, et ce sont leurs peuples, mais aussi les immigrés et leurs descendants, qui payent la lourde facture. *****************
Attentat de Paris, le grand gâchis : un premier bilan des ratés du gouvernement
Le jugement est sans appel et une forte majorité des Français l’approuve : nos politiciens sont responsables et même coupables. Certes, ils ne sont pas les seuls coupables, chacun de nous a sa part de responsabilité à son niveau. Mais, tout de même, nous ne les avons pas forcés à prendre les postes et les honneurs, qu’ils assument les responsabilités qui vont avec (note pour les politiciens et les journalistes : assumer ne signifie pas clamer « J’assume ! » dans les micros qui se tendent, ce qui ne veut rien dire. Cela consiste à démissionner quand on échoue).
Comme disait Montaigne « A ceux qui nous régissent et commandent, qui tiennent le monde en leur main, ce n'est pas assez d'avoir un entendement commun : de pouvoir ce que nous pouvons [au passage : et vlan pour le « président normal »]. Ils sont bien loing au dessoubs de nous, s'ils ne sont bien loing au dessus. Comme ils promettent plus, ils doivent aussi plus ».
La solution de bon sens démocratique pour le peuple est de virer les dirigeants qui échouent et de les remplacer par des nouveaux (quels qu’ils soient, c’est un autre débat). L’Union Sacrée ne l’empêche pas, c’est ainsi que Clemenceau est arrivé au pouvoir. Malheureusement, à cause de la fausse alternance UMPS , c’est l’ensemble de la classe politique qui est mouillée et qu’il faudrait éjecter. La solution de bon sens anti-démocratique pour les dirigeants faillis est de se serrer les coudes et de réprimer le peuple pour ne pas se faire éjecter. Ils ont un atout-maître : la servitude des medias, cela leur permet d’énoncer les tabous et d’orienter les débats (le plus sûr moyen d’éviter une réponse désagréable, c’est de ne pas poser la question ou de la désamorcer en la posant de manière biaisée).
Bien sûr, les bisounours peuvent prétendre qu’il existe une autre solution : que la classe dirigeante actuelle évolue, change d’idées, de vision du monde. C’est surhumain, donc illusoire. Cela peut arriver à un homme, pas à une classe, en tout cas pas à l’échelle du temps politique court. Non, à la vérité, nous avons deux certitudes :
1) Le seul moyen de changer vraiment de politique c’est de changer d’hommes.
2) Les politiciens s’accrochent au pouvoir tant qu’ils peuvent. L’Etat et les techniques de manipulation modernes leur donnent des moyens immenses.
Mon pronostic, c’est que nous ne changerons pas d’hommes, pas de politique, que la décadence continuera, sous surveillance policière, jusqu’à l’explosion (probablement financière). Le vent de l’histoire soufflera fort, le chaos et l’anarchie s’installeront. Ensuite seulement, peut-être, si nous avons de la chance, de la volonté et de l’intelligence, nous pourrons reconstruire à partir de la base. Ce n’est pas autrement que le moyen-âge s’est construit après la chute de l’empire romain d’occident.
Allez, concluons avec Houellebecq, lui aussi très remonté, à juste titre :
Attentats: le «J'accuse Hollande» de Michel Houellebecq
« La situation malheureuse dans laquelle nous nous trouvons est due à nos responsables politiques ; et ces responsabilités politiques devront être tôt au tard analysées. Il est très peu probable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le poste de chef de l’Etat ou les actes dignes d’un retardé congénital du Premier ministre, sans citer les "ténors de l’opposition" (LOL), sortent avec les honneurs de cet épisode. »
vendredi, novembre 13, 2015
Baisse de la CSG : du pain et des jeux
Baisse de la CSG : du pain et des jeux
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La fiscalisation de la sécurité sociale aggravera cette distorsion: l’accès à la sécurité sociale aussi invasive et protéiforme que nous la connaissons aujourd’hui sera déconnecté de son financement. Plus que jamais, la sécurité sociale, et singulièrement la santé, apparaîtront comme un bien gratuit pour ceux qui paient peu. En revanche, les quotients fiscaux les plus élevés seront assommés par des prélèvements exorbitants.
Les dangers de ce choix sont bien connus.
D’un côté, les ménages qui financent le moins la sécurité sociale et qui en seront donc les bénéficiaires nets seront totalement déresponsabilisés dans leurs actes de consommation dans la mesure où chaque acte constituera pour eux un gain net. C’est la porte ouverte à la visite incessante chez le médecin et à la lutte obstinée contre un relèvement de l’âge de départ à la retraite pour équilibrer le système.
D’une autre côté, les ménages qui seront les contributeurs nets du système seront désincités à produire de la richesse pour le financer, ou bien quitteront progressivement un système qui les asphyxie: le coût de la santé deviendra, pour eux, prohibitif, et leur taux de remplacement de revenus au départ à la retraite deviendra ridiculement bas.
Du pain et des jeux
La logique de Jean-Marc Ayrault est bien connue. Elle repose sur un grand troc. D’un côté, les citoyens abandonnent tout principe de responsabilité et acceptent d’entrer dans un système de soumission à l’Etat. De l’autre, l’Etat leur garantit sécurité matérielle et distraction. N’allez plus travailler pour vous nourrir! du pain vous sera distribué gratuitement dans les arènes.
Télévision et sécurité sociale sont les mamelles du déclin français.
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La fiscalisation de la sécurité sociale aggravera cette distorsion: l’accès à la sécurité sociale aussi invasive et protéiforme que nous la connaissons aujourd’hui sera déconnecté de son financement. Plus que jamais, la sécurité sociale, et singulièrement la santé, apparaîtront comme un bien gratuit pour ceux qui paient peu. En revanche, les quotients fiscaux les plus élevés seront assommés par des prélèvements exorbitants.
Les dangers de ce choix sont bien connus.
D’un côté, les ménages qui financent le moins la sécurité sociale et qui en seront donc les bénéficiaires nets seront totalement déresponsabilisés dans leurs actes de consommation dans la mesure où chaque acte constituera pour eux un gain net. C’est la porte ouverte à la visite incessante chez le médecin et à la lutte obstinée contre un relèvement de l’âge de départ à la retraite pour équilibrer le système.
D’une autre côté, les ménages qui seront les contributeurs nets du système seront désincités à produire de la richesse pour le financer, ou bien quitteront progressivement un système qui les asphyxie: le coût de la santé deviendra, pour eux, prohibitif, et leur taux de remplacement de revenus au départ à la retraite deviendra ridiculement bas.
Du pain et des jeux
La logique de Jean-Marc Ayrault est bien connue. Elle repose sur un grand troc. D’un côté, les citoyens abandonnent tout principe de responsabilité et acceptent d’entrer dans un système de soumission à l’Etat. De l’autre, l’Etat leur garantit sécurité matérielle et distraction. N’allez plus travailler pour vous nourrir! du pain vous sera distribué gratuitement dans les arènes.
Télévision et sécurité sociale sont les mamelles du déclin français.
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totalitarisme mou
mercredi, novembre 04, 2015
Tabous et tabous
Derrière "mamie Lucette" et les questions que François Hollande ne voulait pas entendre, les angles morts de la gauche… et ceux de la droite
Chantal Delsol :
Ce qui est étonnant, ce n’est pas que des tabous existent – cela existe partout-, mais qu’ils se développent au milieu d’un discours qui prétend avoir supprimé tous les tabous… Et ce qui ensuite est étonnant et bien sûr inquiétant, c’est que les impertinents, qui enfreignent les tabous, sont punis d’ostracisme et sans ménagement. Regardez Nadine Morano qui a osé employer le mot race et dire que l’Europe avait au début été habitée par des blancs judéo-chrétiens : même la droite l’a exclue, par peur de la gauche. Et plus intéressant encore : on lui a demandé de se repentir ! Autrement dit, on lui propose le rachat contre son honneur. Je suis en train de relire Vie et destin de Vassili Grossman. C’est exactement ce qui arrive au héros, le pauvre Strum. On lui demande de se repentir (il a osé dire la vérité) et de demander pardon. Naturellement Strum risque la Loubianka ou le goulag, ce qui est autre chose, et c’est pourquoi dans son cas on parle de totalitarisme. Mais le processus est le même des deux côtés.
Je ne pense pas du tout qu’il y ait une idéologie à droite en ce moment (c’était différent à d’autres époques). La droite obéit à l’idéologie de la gauche en tremblant de tous ses membres, voilà l’histoire. Elle-même n’a pas de pensée propre. Elle aime le pouvoir et l’argent, et elle croit juste qu’il faut des experts pour gouverner, ce qui indique bien qu’elle n’a pas de convictions.
David Mascré :
Nombre d’hommes de droite continuent de penser qu’en cas de crise grave, l’article 16 pourrait être d’un secours utile. C’est oublier que la gauche a, quarante années durant, patiemment conquis l’un après l’autre les différents appareils idéologiques d’Etat (télévision, presse, cinéma, édition, centres culturels…) au point de disposer aujourd’hui du monopole de nomination des choses et par suite de définition des crises.
C’est elle qui, à n’en pas douter, en cas de crise grave, pourrait être amenée à promulguer l’article 16.
Simple hypothèse d’école : que se passerait-il si, par exemple, des heurts éclataient entre Français de souche et immigrants venus en masse et que les premiers succombaient à la tentation de s’armer pour se défendre ou se faire justice ?
François Mitterrand, auteur du Coup d ‘Etat permanent – son seul bon livre si l’on en croit Jean-Edern Hallier – aurait eu là son ultime paradoxale victoire.
Chantal Delsol :
Ce qui est étonnant, ce n’est pas que des tabous existent – cela existe partout-, mais qu’ils se développent au milieu d’un discours qui prétend avoir supprimé tous les tabous… Et ce qui ensuite est étonnant et bien sûr inquiétant, c’est que les impertinents, qui enfreignent les tabous, sont punis d’ostracisme et sans ménagement. Regardez Nadine Morano qui a osé employer le mot race et dire que l’Europe avait au début été habitée par des blancs judéo-chrétiens : même la droite l’a exclue, par peur de la gauche. Et plus intéressant encore : on lui a demandé de se repentir ! Autrement dit, on lui propose le rachat contre son honneur. Je suis en train de relire Vie et destin de Vassili Grossman. C’est exactement ce qui arrive au héros, le pauvre Strum. On lui demande de se repentir (il a osé dire la vérité) et de demander pardon. Naturellement Strum risque la Loubianka ou le goulag, ce qui est autre chose, et c’est pourquoi dans son cas on parle de totalitarisme. Mais le processus est le même des deux côtés.
Je ne pense pas du tout qu’il y ait une idéologie à droite en ce moment (c’était différent à d’autres époques). La droite obéit à l’idéologie de la gauche en tremblant de tous ses membres, voilà l’histoire. Elle-même n’a pas de pensée propre. Elle aime le pouvoir et l’argent, et elle croit juste qu’il faut des experts pour gouverner, ce qui indique bien qu’elle n’a pas de convictions.
David Mascré :
Nombre d’hommes de droite continuent de penser qu’en cas de crise grave, l’article 16 pourrait être d’un secours utile. C’est oublier que la gauche a, quarante années durant, patiemment conquis l’un après l’autre les différents appareils idéologiques d’Etat (télévision, presse, cinéma, édition, centres culturels…) au point de disposer aujourd’hui du monopole de nomination des choses et par suite de définition des crises.
C’est elle qui, à n’en pas douter, en cas de crise grave, pourrait être amenée à promulguer l’article 16.
Simple hypothèse d’école : que se passerait-il si, par exemple, des heurts éclataient entre Français de souche et immigrants venus en masse et que les premiers succombaient à la tentation de s’armer pour se défendre ou se faire justice ?
François Mitterrand, auteur du Coup d ‘Etat permanent – son seul bon livre si l’on en croit Jean-Edern Hallier – aurait eu là son ultime paradoxale victoire.
samedi, octobre 24, 2015
Pensée unique : même dans une émission pour lui, Zemmour est en minorité
Vidéos : "Zemmour et Naulleau" sur Paris Première le 21 Octobre 2015.
Même dans une émission dont il est censé être une vedette, Zemmour est toujours à un contre deux ou contre trois (sauf pendant l'entretien avec Jean-Marie le Pen). La pouf est particulièrement irritante, une Léa Salamé bis.
Et après, on nous dit que la droite a gagné la bataille et qu'elle est hégémonique dans les medias.
Même dans une émission dont il est censé être une vedette, Zemmour est toujours à un contre deux ou contre trois (sauf pendant l'entretien avec Jean-Marie le Pen). La pouf est particulièrement irritante, une Léa Salamé bis.
Et après, on nous dit que la droite a gagné la bataille et qu'elle est hégémonique dans les medias.
samedi, octobre 17, 2015
Quelques articles pour bien désespérer
Philippe de Villiers : «Le pouvoir n'a plus de pouvoir : c'est une clownerie»
Sport amateur infiltré par l'islam radical : la discrète progression du salafisme en France
Amendement anti-Bolloré : Fleur Pellerin et le maccarthysme médiatique
DSK est-il vraiment un bon économiste ?
On relèvera juste cette phrase délicieuse :
Alors, à quoi sert l'intelligence si elle n'est qu'astuce voire rouerie et non mise au service d'une ambition opérationnelle pour le pays ?
Aucun rapport, bien entendu, avec les cinq derniers présidents de la république.
Macte animo, generose puer !
Sport amateur infiltré par l'islam radical : la discrète progression du salafisme en France
Amendement anti-Bolloré : Fleur Pellerin et le maccarthysme médiatique
DSK est-il vraiment un bon économiste ?
On relèvera juste cette phrase délicieuse :
Alors, à quoi sert l'intelligence si elle n'est qu'astuce voire rouerie et non mise au service d'une ambition opérationnelle pour le pays ?
Aucun rapport, bien entendu, avec les cinq derniers présidents de la république.
Macte animo, generose puer !
vendredi, octobre 16, 2015
Présenter la météo, c'est vachtement subversif (si, si, je vous jure ... dans la France «païdédrouâdeloume» de 2015 sous Mou-Président, c'est un sommet de subversion)
URGENT : Pétition pour que Philippe Verdier soit confirmé dans son emploi à France Télévisions
Quelques rappels :
1) une question de vocabulaire. Le climat a toujours changé. Donc le «changement climatique», vague, sans précision, ne saurait être une anomalie. Si on défend une thèse, il faut assumer, dire «réchauffement» si on pense «réchauffement». Se contenter de l'insignifiant «changement climatique» est une lâcheté et une hypocrisie.
2) il est possible qu'un réchauffement global soit en cours. Il est également possible qu'il soit à son maximum et que nous allions vers un refroidissement.
3) il n'y a aucune preuve que ce réchauffement a une origine humaine.
4) l'idée même que ce réchauffement puisse être globalement négatif est idiote. La climat a toujours changé et les populations se sont toujours adaptées ou déplacées. Les conséquences seront positives à certains endroits, négatives à d'autres, et l'idée de faire un bilan global n'a aucun sens.
5) L'idée qu'on puisse et qu'on doive faire quelque chose contre ce réchauffement ne repose sur aucune base rationnelle. Elle appartient à la pensée magique, exploitée avec profit par des escrocs.
Quelques rappels :
1) une question de vocabulaire. Le climat a toujours changé. Donc le «changement climatique», vague, sans précision, ne saurait être une anomalie. Si on défend une thèse, il faut assumer, dire «réchauffement» si on pense «réchauffement». Se contenter de l'insignifiant «changement climatique» est une lâcheté et une hypocrisie.
2) il est possible qu'un réchauffement global soit en cours. Il est également possible qu'il soit à son maximum et que nous allions vers un refroidissement.
3) il n'y a aucune preuve que ce réchauffement a une origine humaine.
4) l'idée même que ce réchauffement puisse être globalement négatif est idiote. La climat a toujours changé et les populations se sont toujours adaptées ou déplacées. Les conséquences seront positives à certains endroits, négatives à d'autres, et l'idée de faire un bilan global n'a aucun sens.
5) L'idée qu'on puisse et qu'on doive faire quelque chose contre ce réchauffement ne repose sur aucune base rationnelle. Elle appartient à la pensée magique, exploitée avec profit par des escrocs.
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mardi, septembre 29, 2015
Charles Gave sur l'affaire Volkswagen
La Saga Volkswagen
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Car, si les autorités de contrôle pour les voitures sont incapables ou corrompues, ou les deux à la fois, qu’en est-il des AUTRES autorités de contrôle ?
Citons quelques secteurs ou l’on peut avoir des doutes, sans espoir d’être exhaustif.
Les banques sont soi-disant contrôlées par les banques centrales. Qui contrôle ce contrôle et qui contrôle les banques centrales ? Au nom de quel mythe devraient elles être indépendantes et non responsables de leurs actions qui pourraient être délictuelles voir criminelles ?
Et qui contrôle :
Notre diplomatie ? A-t-elle été achetée pour un plat de lentilles par le Qatar ou l’Arabie Saoudite ?
Notre Souveraineté Nationale ? Vendue pour quelques sièges à la Commission ou au Conseil de la BCE… ?
Les dépenses de notre Etat ?
La Justice ?
Le Fisc ?
La Police?
La Sécu ?
L’Education Nationale ?
En principe me répondra le lecteur, notre système représentatif, nos élus, sont chargés de ce contrôle.
Mais qu’en est-il si nos institutions et nos élus sont tombés sous le contrôle de groupes de pression obscurs et puissants à la fois ?
Et si c’était le cas, ne sommes nous pas tombés dans un monde où les gens à qui nous avons confié le privilège exorbitant d’exercer en notre nom la «violence légitime», c’est-à-dire de faire respecter les Lois au besoin par la force ne sont plus légitimes et ne sont que des démagogues/ploutocrates manipulant le système à leur profit et au profit de ceux qui les commanditent ?
Et ces démagogues/ploutocrates ne sont ils pas en train d’utiliser à NOS DEPENS ce monopole de la Violence Légitime que nous leur avons confié, pour mettre en prison, ruiner ou forcer à se taire ceux qui déclarent que le Roi est nu ?
Sommes-nous tombés dans la Dictature molle dont parlait Tocqueville ?
Poser la question c’est y répondre …
Que faire me dira le lecteur ?
Ma réponse est : je ne sais pas trop.
Ce que nous essayons de faire à l’Institut des Libertés est d’informer, d’essayer de faire réfléchir, d’aider dans la mesure du possible à la formation des générations nouvelles, de créer un réseau de gens qui ont une sensibilité commune.
Ai je une solution miracle ? La réponse est non.
Y a-t-il un parti politique qui m’inspire, des hommes ou des femmes en qui j’aurais confiance ?
La réponse est encore non.
Vont -ils surgir dans un avenir proche ? Je le pense, si les difficultés s’aggravent.
Nous sommes à la fin des années Brejnev en Union Soviétique. Tout le monde sait que nous arrivons à la fin, mais personne ne peut deviner les contours de ce qui va suivre.
Et donc, chacun doit se préparer, individuellement, et faire passer le message autour de lui. Au moins, nous saurons que nous existons. Et c’est peut être de gens que nous aurons aidé à comprendre que viendra la solution ?
Le futur le dira.
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Le même en photo et en couleurs :
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Car, si les autorités de contrôle pour les voitures sont incapables ou corrompues, ou les deux à la fois, qu’en est-il des AUTRES autorités de contrôle ?
Citons quelques secteurs ou l’on peut avoir des doutes, sans espoir d’être exhaustif.
Les banques sont soi-disant contrôlées par les banques centrales. Qui contrôle ce contrôle et qui contrôle les banques centrales ? Au nom de quel mythe devraient elles être indépendantes et non responsables de leurs actions qui pourraient être délictuelles voir criminelles ?
Et qui contrôle :
Notre diplomatie ? A-t-elle été achetée pour un plat de lentilles par le Qatar ou l’Arabie Saoudite ?
Notre Souveraineté Nationale ? Vendue pour quelques sièges à la Commission ou au Conseil de la BCE… ?
Les dépenses de notre Etat ?
La Justice ?
Le Fisc ?
La Police?
La Sécu ?
L’Education Nationale ?
En principe me répondra le lecteur, notre système représentatif, nos élus, sont chargés de ce contrôle.
Mais qu’en est-il si nos institutions et nos élus sont tombés sous le contrôle de groupes de pression obscurs et puissants à la fois ?
Et si c’était le cas, ne sommes nous pas tombés dans un monde où les gens à qui nous avons confié le privilège exorbitant d’exercer en notre nom la «violence légitime», c’est-à-dire de faire respecter les Lois au besoin par la force ne sont plus légitimes et ne sont que des démagogues/ploutocrates manipulant le système à leur profit et au profit de ceux qui les commanditent ?
Et ces démagogues/ploutocrates ne sont ils pas en train d’utiliser à NOS DEPENS ce monopole de la Violence Légitime que nous leur avons confié, pour mettre en prison, ruiner ou forcer à se taire ceux qui déclarent que le Roi est nu ?
Sommes-nous tombés dans la Dictature molle dont parlait Tocqueville ?
Poser la question c’est y répondre …
Que faire me dira le lecteur ?
Ma réponse est : je ne sais pas trop.
Ce que nous essayons de faire à l’Institut des Libertés est d’informer, d’essayer de faire réfléchir, d’aider dans la mesure du possible à la formation des générations nouvelles, de créer un réseau de gens qui ont une sensibilité commune.
Ai je une solution miracle ? La réponse est non.
Y a-t-il un parti politique qui m’inspire, des hommes ou des femmes en qui j’aurais confiance ?
La réponse est encore non.
Vont -ils surgir dans un avenir proche ? Je le pense, si les difficultés s’aggravent.
Nous sommes à la fin des années Brejnev en Union Soviétique. Tout le monde sait que nous arrivons à la fin, mais personne ne peut deviner les contours de ce qui va suivre.
Et donc, chacun doit se préparer, individuellement, et faire passer le message autour de lui. Au moins, nous saurons que nous existons. Et c’est peut être de gens que nous aurons aidé à comprendre que viendra la solution ?
Le futur le dira.
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Le même en photo et en couleurs :
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