Oubliée la violoniste, oubliée la France. Vive l'héritière ! Vive l'Espagne !
Ces gens-là sont vraiment des raclures de bidet. Aucune fidélité, aucune parole.
Ils sont le digne pendant en haut des racailles en bas.
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lundi, septembre 16, 2019
mardi, octobre 02, 2018
A l’exemple de Manuel Valls et de l’ONU : où l’on commence par un petit personnage et on finit par la grande stratégie
« Manuel Valls met en lumière l'absence cruelle de la figure de l'homme d'État »
******************
La politique n'est plus qu'un « job » parmi d'autres. Et, en vertu de la flexibilité alliée au boniment du développement personnel, on serait en droit de changer de « nation » comme on change d'entreprise quand on n'y trouve plus son compte [quand je vois le nombre de Français de souche qui fuient à l’étranger, ça me fait mal]. La traversée du désert ? Rester fidèle à son engagement d'élu national malgré les aléas de la basse-cour politicienne ? Très peu pour Manuel Valls. Qu'à cela ne tienne, puisque la France est mauvaise mère d'adoption, il retourne dans les jupons de sa mère biologique, la Catalogne. Rappelons quand même que Manuel Valls n'a fait que naître à Barcelone, volonté de ses parents qui étaient déjà installés en France où il a donc grandi et vécut toute sa vie. Puisque l'horizon semble désormais bouché en France, allons voir si l'herbe est plus verte chez le voisin. Ce qui compte n'est-ce pas d'abord l'épanouissement personnel du petit Manuel, et non, en homme d'État, le dévouement à la patrie ?
Oui, un grand mot que la patrie. Elle mérite ici, dans toute sa noblesse, d'être interpellée car Manuel Valls n'a pas manqué au cours de plus de trente ans de vie politique de faire de grandes déclarations d'amour à la France. Tout cela sonne aujourd'hui comme un mensonge à celle qu'il disait aimer follement, une tromperie des plus ordinaires. La France qu'il prétendait aimer ne lui donne pas ce qu'il veut, il va voir ailleurs. La France se sent trahie, il ne peut venir lui en faire le reproche puisqu'il lui avait conté fleurette pour s'en détourner à la moindre déconvenue. Osera-t-il une fois perdue l'élection à la mairie de Barcelone lui demander de «passer l'éponge» pour le reprendre au sein du chaleureux foyer ?
[…]
Les Français attendent d'un homme d'État qu'il serve les intérêts de la nation avant ceux de l'Europe ou d'une virtuelle « communauté internationale », et qu'il ne serve pas d'abord ses intérêts personnels. Un homme d'État lucide, dont la vision serait fondée sur une analyse de la situation ne cédant pas aux appréciations moralistes du moment et/ou aux injonctions de technocrates, de lobbies, qui n'ont comme boussole que la loi du Marché. Un homme d'État peut avoir une ambition démesurée, mais à condition que celle-ci serve la France et non son narcissisme. L'homme d'État a de la patience dans l'adversité, il accueille les traversées du désert comme des occasions de reprendre contact avec une réalité qu'il a perdue de vue, avec des composantes de la nation qu'il a négligées, il n'est pas cet homme pressé qui continue à s'agiter dans le landerneau politico-médiatique pour exister. Le désamour des Français pour leur classe politique n'est pas prêt de cesser, à observer « les profils » aujourd'hui sous nos yeux.
Depuis la naissance de l'État moderne théorisé par le français Jean Bodin (XVIè) puis l'anglais Thomas Hobbes (XVIIè), les qualités attendues d'un homme d'État ont pu connaître quelques inflexions suivant l'évolution du système politique démocratique. Néanmoins, la mission ultime de l'homme d'État demeure la défense des intérêts de sa nation, la loyauté à l'égard de sa patrie, dans le dépassement de sa vanité individuelle et ses petites ambitions personnelles. En cela donc on peut dire que Manuel Valls n'était pas un homme d'État français. Mais catalan, qui sait : chaque patrie a les grands hommes qu'elle mérite …
******************
Certains, ici, s’insurgent quand je dis qu’il y a trop de métèques en politique française, trop de politiciens aux origines douteuses et au patriotisme de même, aux doubles, voire aux triples, allégeances. Mais c’est tout de même bien un problème de fond : comment obéir à quelqu’un qu’on peut légitimement soupçonner d’être un traitre ou, du moins, un homme au patriotisme douteux ?
On me citera Mazarin et Gambetta. Mais cela renforce mon propos : le patriotisme d’un métèque doit être insoupçonnable, plus que celui d’un Français de France, pour que le soupçon ne puisse accrocher. Quand un métèque fait une politique qui ne paraît pas au service du pays mais d’autre chose, il faut se débarrasser du métèque.
Les organisations internationales sont-elles une forteresseprogressiste imprenable dans la lutte entre libéraux etconservateurs ?
******************
Aujourd’hui - Trump le premier - se heurtent aux plus grosses oppositions [dans les organisations internationales].
Les organisations internationales sont les forteresses dans lesquelles le progressisme, battant en retraite sur une partie de la planète, va se réfugier pour tâcher de résister - et d’où il pourrait bien, si nous sommes naïfs, nous empêcher de prendre le pouvoir. Nous autres conservateurs sommes sans doute trop optimistes lorsque nous faisons confiance aux forces de l’histoire pour substituer une ère conservatrice à l’ère du libéralisme dominant en train de s’achever. Il faut plutôt nous préparer à un combat sans merci. Et les progressistes disposent, dans la bataille, de positions très solides qui peuvent leur permettre de rester au pouvoir de bien des manières. Avez-vous jamais réfléchi à ce paradoxe : Emmanuel Macron élu, dans votre pays, alors qu’il est le plus fervent des européistes et que la cause de l’Europe fédérale est devenue minoritaire en France au plus tard lors du référendum de 2005 ? Mais le jeu politique est bloqué par l’appartenance de votre pays à cette fédération qu’est l’Union Européenne: les candidats pro-Union partent avec un avantage compétitif quasi-insurmontable pour leurs adversaires; ils peuvent s’appuyer sur un appareil médiatique, des réseaux de grandes entreprises et une « sainte alliance » des gouvernants quasi-unanimement acquis à la cause européiste. Avec l’élection présidentielle française de 2002 au plus tard, il est devenu clair que le jeu normal des forces politiques ne pouvait plus s’exprimer - quelle que soit l’expression du vote populaire, à la fin c’est l’européisme qui gagne. C’est au nom de l’Union Européenne que vos gouvernements successifs font passer la plupart des réformes qu’ils entreprennent. C’est au nom de l’Europe que toute position économique ou politique réaliste est systématiquement écartée. Je m’attarde sur l’Union Européenne mais je pourrais prendre d’autres exemples. Prenons la question du réchauffement climatique.
Personne d’honnête intellectuellement n’en connaît les causes ni n’est capable d’en dire avec certitude l’ampleur. C’est une question qui devrait être laissée aux scientifiques, sans récupération. Mais vous trouverez toujours suffisamment d’hommes politiques et de hauts fonctionnaires internationaux prêts - contre leur discours affiché de souci pour l’environnement - à brûler des millions de litres de kérosène pour se rencontrer à différents points de la planète, décréter que c’est l’activité humaine qui explique le réchauffement et décider ensemble de contre-mesures dont ils vous diront, aussitôt prises, qu’elles sont tout à fait insuffisantes. il faudra à nouveau brûler beaucoup de kérosène pour la réunion suivante.
[…]
Une fois que l’on a cela en tête, on comprend mieux ce qui se joue à l’échelle mondiale. Dans l’euphorie progressiste de l’après-Seconde Guerre mondiale, les organisations internationales se sont multipliées, sur à peu près tous les sujets de la vie collective. Des bureaucraties internationales se sont établies; elles sont devenues pléthoriques, au service d’intérêts puissants - de l’intérêt des puissants, devrait-on dire: les logiques transnationales sont des logiques oligarchiques, où la voix des dominants est prépondérante. Aujourd’hui, ces organisations et ces intérêts sont d’autant plus solides qu’au progressisme socialiste de l’après-guerre a succédé le progressisme libéral à la fin du XXè siècle. De Roosevelt à Obama, il existe une profonde continuité « multilatéraliste ». La puissance des réseaux ainsi mise en place est telle qu’elle conduit à verrouiller de plus en plus les politiques nationales, qui adoptent des objectifs « collectifs » dont il est quasiment impossible de sortir puisqu’ils ont été adoptés dans des traités signés par les gouvernements et ratifiés par les parlements. Assez naturellement, les classes aisées de la société produisent, à chaque génération, toujours plus de défenseurs des systèmes trans- ou supranationaux mis en place. Et lorsque se lève un politique prêt à défendre d’autres intérêts, il le fait, le plus souvent, au nom du peuple, c’est-à-dire des couches précarisées par l’ordre international.
C’est moins souvent, au départ, l’outrance du propos qui fait traiter de populisme ce qui est dit, que l’opposition exprimée aux objectifs partagés par les élites nationales et internationales. Ou, pour le dire autrement, le système progressiste ne laisse souvent pas d’autre choix aux opposants que celui de l’outrance pour se faire entendre.
Les organisations supranationales de toute sorte sont des machines à générer des populismes: et ceux-ci, au fond, les arrangent bien car ils ne mettent pas fondamentalement en cause le système. En 2002, la gauche s’est bouché le nez mais elle a voté Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen. En 2005, les « populistes » ont réussi, en s’additionnant, à faire voter non, majoritairement, au traité constitutionnel européen; mais Nicolas Sarkozy a repris les choses en main, depuis la droite, en mettant ce qu’il fallait de populisme dans son discours pour être élu puis en faisant adopter le traité de Lisbonne, à peine élu. Sarkozy avait le potentiel d’un Donald Trump mais il n’était pas fait de la même trempe: il ne voulait pas lutter pendant cinq ou dix ans contre l’establishment libéral. Nous en sommes arrivés au moment où les populismes se sont tellement multipliés partout dans le monde qu’ils semblent en mesure de l’emporter. Certains prédisent par exemple une victoire des populistes aux prochaines élections européennes. Mais cela produirait-il quelque chose? Le problème des populismes, c’est qu’ils n’ont pas encore pu effectuer leur mue conservatrice. Ils restent fort démunis face à la puissance de ces forteresses progressistes que sont les organisations inter-, trans- ou supranationales. L’establishment libéral dispose encore d’une puissance de feu considérable. Regardez comme le parti démocrate a passé deux ans à tenter de renverser Trump, par une série de coups d’Etat institutionnels avortés ; regardez la multiplication des lois sur les fake news , expression de la connivence entre élites politiques, médias, et GAFA au service de la préservation de l’ordre progressiste. Regardez comment, malgré la méfiance profonde des populations, un véritable eugénisme progressiste s’est mis en place depuis quelques décennies, les travaux de l’ONU ou les votes du Parlement européen servant à préparer le vote des parlements nationaux.
Bien entendu, il s’agit de faire en sorte que les conservateurs s’emparent des bastions du progressisme.
Remarquez que je dis bien : les conservateurs ! Le populisme doit effectuer sa mue conservatrice. C’est-à-dire qu’il doit s’assurer le soutien d’une partie des élites. Personnellement je ne crois pas au populisme de gauche. Il fabrique des faire-valoirs du système progressiste, tels Tsipras ou Mélenchon. Au contraire, on voit bien, dans le cas britannique, comme UKIP est susceptible de perdre ses électeurs au profit des grands partis, à commencer par le parti conservateur, à partir du moment où les partis de gouvernement respectent les intérêts populaires. C’est ce qui s’est passé dans les mois qui ont suivi le référendum sur le Brexit. Remarquez aussi comme UKIP remonte dans les sondages, mécaniquement, dès que le parti conservateur faiblit dans sa volonté d’appliquer le Brexit. Theresa May n’est pas une conservatrice complète car elle cherche un compromis avec les principes l’Union Européenne au lieu d’établir un rapport de force qui débouche sur un accord politique.
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La politique n'est plus qu'un « job » parmi d'autres. Et, en vertu de la flexibilité alliée au boniment du développement personnel, on serait en droit de changer de « nation » comme on change d'entreprise quand on n'y trouve plus son compte [quand je vois le nombre de Français de souche qui fuient à l’étranger, ça me fait mal]. La traversée du désert ? Rester fidèle à son engagement d'élu national malgré les aléas de la basse-cour politicienne ? Très peu pour Manuel Valls. Qu'à cela ne tienne, puisque la France est mauvaise mère d'adoption, il retourne dans les jupons de sa mère biologique, la Catalogne. Rappelons quand même que Manuel Valls n'a fait que naître à Barcelone, volonté de ses parents qui étaient déjà installés en France où il a donc grandi et vécut toute sa vie. Puisque l'horizon semble désormais bouché en France, allons voir si l'herbe est plus verte chez le voisin. Ce qui compte n'est-ce pas d'abord l'épanouissement personnel du petit Manuel, et non, en homme d'État, le dévouement à la patrie ?
Oui, un grand mot que la patrie. Elle mérite ici, dans toute sa noblesse, d'être interpellée car Manuel Valls n'a pas manqué au cours de plus de trente ans de vie politique de faire de grandes déclarations d'amour à la France. Tout cela sonne aujourd'hui comme un mensonge à celle qu'il disait aimer follement, une tromperie des plus ordinaires. La France qu'il prétendait aimer ne lui donne pas ce qu'il veut, il va voir ailleurs. La France se sent trahie, il ne peut venir lui en faire le reproche puisqu'il lui avait conté fleurette pour s'en détourner à la moindre déconvenue. Osera-t-il une fois perdue l'élection à la mairie de Barcelone lui demander de «passer l'éponge» pour le reprendre au sein du chaleureux foyer ?
[…]
Les Français attendent d'un homme d'État qu'il serve les intérêts de la nation avant ceux de l'Europe ou d'une virtuelle « communauté internationale », et qu'il ne serve pas d'abord ses intérêts personnels. Un homme d'État lucide, dont la vision serait fondée sur une analyse de la situation ne cédant pas aux appréciations moralistes du moment et/ou aux injonctions de technocrates, de lobbies, qui n'ont comme boussole que la loi du Marché. Un homme d'État peut avoir une ambition démesurée, mais à condition que celle-ci serve la France et non son narcissisme. L'homme d'État a de la patience dans l'adversité, il accueille les traversées du désert comme des occasions de reprendre contact avec une réalité qu'il a perdue de vue, avec des composantes de la nation qu'il a négligées, il n'est pas cet homme pressé qui continue à s'agiter dans le landerneau politico-médiatique pour exister. Le désamour des Français pour leur classe politique n'est pas prêt de cesser, à observer « les profils » aujourd'hui sous nos yeux.
Depuis la naissance de l'État moderne théorisé par le français Jean Bodin (XVIè) puis l'anglais Thomas Hobbes (XVIIè), les qualités attendues d'un homme d'État ont pu connaître quelques inflexions suivant l'évolution du système politique démocratique. Néanmoins, la mission ultime de l'homme d'État demeure la défense des intérêts de sa nation, la loyauté à l'égard de sa patrie, dans le dépassement de sa vanité individuelle et ses petites ambitions personnelles. En cela donc on peut dire que Manuel Valls n'était pas un homme d'État français. Mais catalan, qui sait : chaque patrie a les grands hommes qu'elle mérite …
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Certains, ici, s’insurgent quand je dis qu’il y a trop de métèques en politique française, trop de politiciens aux origines douteuses et au patriotisme de même, aux doubles, voire aux triples, allégeances. Mais c’est tout de même bien un problème de fond : comment obéir à quelqu’un qu’on peut légitimement soupçonner d’être un traitre ou, du moins, un homme au patriotisme douteux ?
On me citera Mazarin et Gambetta. Mais cela renforce mon propos : le patriotisme d’un métèque doit être insoupçonnable, plus que celui d’un Français de France, pour que le soupçon ne puisse accrocher. Quand un métèque fait une politique qui ne paraît pas au service du pays mais d’autre chose, il faut se débarrasser du métèque.
Les organisations internationales sont-elles une forteresseprogressiste imprenable dans la lutte entre libéraux etconservateurs ?
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Aujourd’hui - Trump le premier - se heurtent aux plus grosses oppositions [dans les organisations internationales].
Les organisations internationales sont les forteresses dans lesquelles le progressisme, battant en retraite sur une partie de la planète, va se réfugier pour tâcher de résister - et d’où il pourrait bien, si nous sommes naïfs, nous empêcher de prendre le pouvoir. Nous autres conservateurs sommes sans doute trop optimistes lorsque nous faisons confiance aux forces de l’histoire pour substituer une ère conservatrice à l’ère du libéralisme dominant en train de s’achever. Il faut plutôt nous préparer à un combat sans merci. Et les progressistes disposent, dans la bataille, de positions très solides qui peuvent leur permettre de rester au pouvoir de bien des manières. Avez-vous jamais réfléchi à ce paradoxe : Emmanuel Macron élu, dans votre pays, alors qu’il est le plus fervent des européistes et que la cause de l’Europe fédérale est devenue minoritaire en France au plus tard lors du référendum de 2005 ? Mais le jeu politique est bloqué par l’appartenance de votre pays à cette fédération qu’est l’Union Européenne: les candidats pro-Union partent avec un avantage compétitif quasi-insurmontable pour leurs adversaires; ils peuvent s’appuyer sur un appareil médiatique, des réseaux de grandes entreprises et une « sainte alliance » des gouvernants quasi-unanimement acquis à la cause européiste. Avec l’élection présidentielle française de 2002 au plus tard, il est devenu clair que le jeu normal des forces politiques ne pouvait plus s’exprimer - quelle que soit l’expression du vote populaire, à la fin c’est l’européisme qui gagne. C’est au nom de l’Union Européenne que vos gouvernements successifs font passer la plupart des réformes qu’ils entreprennent. C’est au nom de l’Europe que toute position économique ou politique réaliste est systématiquement écartée. Je m’attarde sur l’Union Européenne mais je pourrais prendre d’autres exemples. Prenons la question du réchauffement climatique.
Personne d’honnête intellectuellement n’en connaît les causes ni n’est capable d’en dire avec certitude l’ampleur. C’est une question qui devrait être laissée aux scientifiques, sans récupération. Mais vous trouverez toujours suffisamment d’hommes politiques et de hauts fonctionnaires internationaux prêts - contre leur discours affiché de souci pour l’environnement - à brûler des millions de litres de kérosène pour se rencontrer à différents points de la planète, décréter que c’est l’activité humaine qui explique le réchauffement et décider ensemble de contre-mesures dont ils vous diront, aussitôt prises, qu’elles sont tout à fait insuffisantes. il faudra à nouveau brûler beaucoup de kérosène pour la réunion suivante.
[…]
Une fois que l’on a cela en tête, on comprend mieux ce qui se joue à l’échelle mondiale. Dans l’euphorie progressiste de l’après-Seconde Guerre mondiale, les organisations internationales se sont multipliées, sur à peu près tous les sujets de la vie collective. Des bureaucraties internationales se sont établies; elles sont devenues pléthoriques, au service d’intérêts puissants - de l’intérêt des puissants, devrait-on dire: les logiques transnationales sont des logiques oligarchiques, où la voix des dominants est prépondérante. Aujourd’hui, ces organisations et ces intérêts sont d’autant plus solides qu’au progressisme socialiste de l’après-guerre a succédé le progressisme libéral à la fin du XXè siècle. De Roosevelt à Obama, il existe une profonde continuité « multilatéraliste ». La puissance des réseaux ainsi mise en place est telle qu’elle conduit à verrouiller de plus en plus les politiques nationales, qui adoptent des objectifs « collectifs » dont il est quasiment impossible de sortir puisqu’ils ont été adoptés dans des traités signés par les gouvernements et ratifiés par les parlements. Assez naturellement, les classes aisées de la société produisent, à chaque génération, toujours plus de défenseurs des systèmes trans- ou supranationaux mis en place. Et lorsque se lève un politique prêt à défendre d’autres intérêts, il le fait, le plus souvent, au nom du peuple, c’est-à-dire des couches précarisées par l’ordre international.
C’est moins souvent, au départ, l’outrance du propos qui fait traiter de populisme ce qui est dit, que l’opposition exprimée aux objectifs partagés par les élites nationales et internationales. Ou, pour le dire autrement, le système progressiste ne laisse souvent pas d’autre choix aux opposants que celui de l’outrance pour se faire entendre.
Les organisations supranationales de toute sorte sont des machines à générer des populismes: et ceux-ci, au fond, les arrangent bien car ils ne mettent pas fondamentalement en cause le système. En 2002, la gauche s’est bouché le nez mais elle a voté Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen. En 2005, les « populistes » ont réussi, en s’additionnant, à faire voter non, majoritairement, au traité constitutionnel européen; mais Nicolas Sarkozy a repris les choses en main, depuis la droite, en mettant ce qu’il fallait de populisme dans son discours pour être élu puis en faisant adopter le traité de Lisbonne, à peine élu. Sarkozy avait le potentiel d’un Donald Trump mais il n’était pas fait de la même trempe: il ne voulait pas lutter pendant cinq ou dix ans contre l’establishment libéral. Nous en sommes arrivés au moment où les populismes se sont tellement multipliés partout dans le monde qu’ils semblent en mesure de l’emporter. Certains prédisent par exemple une victoire des populistes aux prochaines élections européennes. Mais cela produirait-il quelque chose? Le problème des populismes, c’est qu’ils n’ont pas encore pu effectuer leur mue conservatrice. Ils restent fort démunis face à la puissance de ces forteresses progressistes que sont les organisations inter-, trans- ou supranationales. L’establishment libéral dispose encore d’une puissance de feu considérable. Regardez comme le parti démocrate a passé deux ans à tenter de renverser Trump, par une série de coups d’Etat institutionnels avortés ; regardez la multiplication des lois sur les fake news , expression de la connivence entre élites politiques, médias, et GAFA au service de la préservation de l’ordre progressiste. Regardez comment, malgré la méfiance profonde des populations, un véritable eugénisme progressiste s’est mis en place depuis quelques décennies, les travaux de l’ONU ou les votes du Parlement européen servant à préparer le vote des parlements nationaux.
Bien entendu, il s’agit de faire en sorte que les conservateurs s’emparent des bastions du progressisme.
Remarquez que je dis bien : les conservateurs ! Le populisme doit effectuer sa mue conservatrice. C’est-à-dire qu’il doit s’assurer le soutien d’une partie des élites. Personnellement je ne crois pas au populisme de gauche. Il fabrique des faire-valoirs du système progressiste, tels Tsipras ou Mélenchon. Au contraire, on voit bien, dans le cas britannique, comme UKIP est susceptible de perdre ses électeurs au profit des grands partis, à commencer par le parti conservateur, à partir du moment où les partis de gouvernement respectent les intérêts populaires. C’est ce qui s’est passé dans les mois qui ont suivi le référendum sur le Brexit. Remarquez aussi comme UKIP remonte dans les sondages, mécaniquement, dès que le parti conservateur faiblit dans sa volonté d’appliquer le Brexit. Theresa May n’est pas une conservatrice complète car elle cherche un compromis avec les principes l’Union Européenne au lieu d’établir un rapport de force qui débouche sur un accord politique.
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mercredi, février 10, 2016
Etat d'urgence : la route de la servitude
La situation est simple à définir.
Le gouvernement utilise le prétexte de la sécurité comme moyen de réduire la liberté.
Il le fait de telle façon qu'un débat clair ne puisse pas être posé sur ces questions et l'opposition est trop complice pour contrecarrer cette manoeuvre (preuve supplémentaire que l'UMPS est une réalité).
L'arsenal juridique est déjà bien pourvu, il suffit de l'appliquer sans faiblir.
L'état d'urgence n'est pas nécessaire, la modification de la constitution est absurde et contre-productive.
En revanche, on nous aurait dit quelque chose comme : « On constate que les liens entre délinquance et terrorisme sont de plus en plus étroits, les passages de l'un à l'autre sont courants. Nous allons donc construire 40 000 places de prison pour lutter contre la délinquance, et, indirectement, contre le terrorisme », tout le monde aurait compris et approuvé.
Sur tous les sujets touchant au terrorisme, intégration, immigration, relations avec les pétromonarchies, écoles, police etc. un tel discours de vérité était possible et n'a pas été tenu.
On nous a amusés avec une question subalterne (déchéance de nationalité) et le résultat est là : notre sécurité n'a pas progressé d'un pouce puisqu'aucun des sujets de fond n'a fait l'objet de décisions appropriées, en revanche notre liberté a sacrement diminué (par exemple, l'état d'urgence a servi à interdire une manifestation écologiste dont on chercherait en vain le lien avec le terrorisme islamique).
Il faut dire la cruelle vérité telle qu'elle est. Nos politiciens et les terroristes islamistes sont d'accord sur un point : réduire la liberté des Français. Oui, ils sont des alliés objectifs. Chaque attentat est l'occasion de renforcer les pouvoirs des politiciens et chaque privation de liberté est un dopant pour le recrutement des islamistes.
Nos gouvernants ne vont probablement pas jusqu'à espérer un attentat mais je suis certain qu'ils sont persuadés que, s'il s'en produit un, ils sauront l'utiliser à leur profit et qu'ils s'y sont préparés.
Deux articles :
Le gouvernement par la peur : comment Manuel Valls est devenu expert en manipulation de lʼopinion par lʼagitation de menaces terroristes
***********
De l'avis des spécialistes, ces nouvelles armes juridiques ne sont pas vraiment utiles pour lutter contre le terrorisme. Personne n'a même dit que les attentats étaient imputables à des lacunes de notre législation. Ce que demandent les policiers concernés est d'abord un meilleur contrôle aux frontières. Certes, à l'occasion de la COP 21, avec l'autorisation de Bruxelles, des contrôles ont été instaurés aux frontières - qui perdurent aujourd'hui. Mais les moyens manquent pour les faire sérieusement. Pour être vraiment efficace, il faudrait sans doute envisager une suspension du traité de Schengen, suspension que Valls n'a pas mise à l'ordre du jour.
Surtout, comment ne pas voir que ces nouveaux moyens répressifs sont utilisés ici et là pour contrôler des prétendues menaces d'extrême droite ou encore pour combattre les ultra-écologistes qui risquaient de manifester durant la COP 21. Il y a là un vrai détournement de procédure qui ne saurait que nous inquiéter pour l'avenir de nos libertés. Qui ne se sent aujourd'hui pas mal à l'aise pour parler au téléphone ou envoyer des courriels ? Comment faire confiance à quelqu'un comme Valls pour ne pas abuser de ces lois d'exception quand on se souvient de la manière odieuse dont le même Valls rafla et ficha des centaines de manifestants de la Manif' pour tous parfaitement pacifiques.
La France est-elle encore pour longtemps une société libre ?
***********
Déchéance de nationalité : la grande comédie indigne
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A travers cette opération, le pouvoir politique, au sens large, porte atteinte à deux principes sacrés. D'une part, la Constitution, qui est la loi suprême, la règle du jeu supérieure de la communauté nationale, garante de son unité, de sa cohésion, de la démocratie. En la modifiant sans la moindre utilité, les autorités politiques du pays, majorité comme opposition en font un simple enjeu politicien et contribuent à la banaliser et à la fragiliser. D'autre part, il joue avec la sécurité des Français.
Les manoeuvres en cours sont censées être la réponse essentielle au massacre du 13 novembre 2015. Or, elles se présentent comme un écran de fumée sans la moindre perspective d'effet concret dans la luttre contre le terrorisme. Pendant ce temps, où en est le contrôle des frontières et des visas ? Le suivi des 8000 djihadistes français ? La protection des sites menacés? La surveillance des banlieues sensibles ? La lutte contre Daesh au Moyen-Orient et en Libye ? La maîtrise du flux migratoire sur l'Europe? La révision en cours n'a plus qu'une seule dimension: politicienne. Pour le chef de l'État et le Premier Ministre, l'objectif est de ne pas perdre la face, quitte à neutraliser le projet initial.
[…]
Le chiffon rouge que le pouvoir socialiste agite en ce moment n'est pas anodin: celui de la déchéance de la nationalité, de la nationalité, au coeur du pacte national. En en faisant ainsi un simple objet de manoeuvres intéressées, la classe politique dans sa majorité se rallie les yeux fermées, autant gauche que droite, à des méthodes qu'elle qualifie volontiers d'extrémiste ou de «populiste». Dans un climat de déchéance démocratique, la débâcle politique se poursuit, tous les repères volent en éclats. Que peut-t-il sortir de ce champ de ruine ?
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Le gouvernement utilise le prétexte de la sécurité comme moyen de réduire la liberté.
Il le fait de telle façon qu'un débat clair ne puisse pas être posé sur ces questions et l'opposition est trop complice pour contrecarrer cette manoeuvre (preuve supplémentaire que l'UMPS est une réalité).
L'arsenal juridique est déjà bien pourvu, il suffit de l'appliquer sans faiblir.
En revanche, on nous aurait dit quelque chose comme : « On constate que les liens entre délinquance et terrorisme sont de plus en plus étroits, les passages de l'un à l'autre sont courants. Nous allons donc construire 40 000 places de prison pour lutter contre la délinquance, et, indirectement, contre le terrorisme », tout le monde aurait compris et approuvé.
Sur tous les sujets touchant au terrorisme, intégration, immigration, relations avec les pétromonarchies, écoles, police etc. un tel discours de vérité était possible et n'a pas été tenu.
On nous a amusés avec une question subalterne (déchéance de nationalité) et le résultat est là : notre sécurité n'a pas progressé d'un pouce puisqu'aucun des sujets de fond n'a fait l'objet de décisions appropriées, en revanche notre liberté a sacrement diminué (par exemple, l'état d'urgence a servi à interdire une manifestation écologiste dont on chercherait en vain le lien avec le terrorisme islamique).
Il faut dire la cruelle vérité telle qu'elle est. Nos politiciens et les terroristes islamistes sont d'accord sur un point : réduire la liberté des Français. Oui, ils sont des alliés objectifs. Chaque attentat est l'occasion de renforcer les pouvoirs des politiciens et chaque privation de liberté est un dopant pour le recrutement des islamistes.
Nos gouvernants ne vont probablement pas jusqu'à espérer un attentat mais je suis certain qu'ils sont persuadés que, s'il s'en produit un, ils sauront l'utiliser à leur profit et qu'ils s'y sont préparés.
Deux articles :
Le gouvernement par la peur : comment Manuel Valls est devenu expert en manipulation de lʼopinion par lʼagitation de menaces terroristes
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De l'avis des spécialistes, ces nouvelles armes juridiques ne sont pas vraiment utiles pour lutter contre le terrorisme. Personne n'a même dit que les attentats étaient imputables à des lacunes de notre législation. Ce que demandent les policiers concernés est d'abord un meilleur contrôle aux frontières. Certes, à l'occasion de la COP 21, avec l'autorisation de Bruxelles, des contrôles ont été instaurés aux frontières - qui perdurent aujourd'hui. Mais les moyens manquent pour les faire sérieusement. Pour être vraiment efficace, il faudrait sans doute envisager une suspension du traité de Schengen, suspension que Valls n'a pas mise à l'ordre du jour.
Surtout, comment ne pas voir que ces nouveaux moyens répressifs sont utilisés ici et là pour contrôler des prétendues menaces d'extrême droite ou encore pour combattre les ultra-écologistes qui risquaient de manifester durant la COP 21. Il y a là un vrai détournement de procédure qui ne saurait que nous inquiéter pour l'avenir de nos libertés. Qui ne se sent aujourd'hui pas mal à l'aise pour parler au téléphone ou envoyer des courriels ? Comment faire confiance à quelqu'un comme Valls pour ne pas abuser de ces lois d'exception quand on se souvient de la manière odieuse dont le même Valls rafla et ficha des centaines de manifestants de la Manif' pour tous parfaitement pacifiques.
La France est-elle encore pour longtemps une société libre ?
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Déchéance de nationalité : la grande comédie indigne
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A travers cette opération, le pouvoir politique, au sens large, porte atteinte à deux principes sacrés. D'une part, la Constitution, qui est la loi suprême, la règle du jeu supérieure de la communauté nationale, garante de son unité, de sa cohésion, de la démocratie. En la modifiant sans la moindre utilité, les autorités politiques du pays, majorité comme opposition en font un simple enjeu politicien et contribuent à la banaliser et à la fragiliser. D'autre part, il joue avec la sécurité des Français.
Les manoeuvres en cours sont censées être la réponse essentielle au massacre du 13 novembre 2015. Or, elles se présentent comme un écran de fumée sans la moindre perspective d'effet concret dans la luttre contre le terrorisme. Pendant ce temps, où en est le contrôle des frontières et des visas ? Le suivi des 8000 djihadistes français ? La protection des sites menacés? La surveillance des banlieues sensibles ? La lutte contre Daesh au Moyen-Orient et en Libye ? La maîtrise du flux migratoire sur l'Europe? La révision en cours n'a plus qu'une seule dimension: politicienne. Pour le chef de l'État et le Premier Ministre, l'objectif est de ne pas perdre la face, quitte à neutraliser le projet initial.
[…]
Le chiffon rouge que le pouvoir socialiste agite en ce moment n'est pas anodin: celui de la déchéance de la nationalité, de la nationalité, au coeur du pacte national. En en faisant ainsi un simple objet de manoeuvres intéressées, la classe politique dans sa majorité se rallie les yeux fermées, autant gauche que droite, à des méthodes qu'elle qualifie volontiers d'extrémiste ou de «populiste». Dans un climat de déchéance démocratique, la débâcle politique se poursuit, tous les repères volent en éclats. Que peut-t-il sortir de ce champ de ruine ?
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lundi, août 31, 2015
Blocage de l'autoroute A1 ou l'Etat en miettes
Blocage de l'autoroute A1 ou l'Etat en miettes
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A l'évidence, les autorités de l'Etat, en refusant de procéder à l'évacuation des gens du voyage, ont failli dans leur mission d'assurer l'ordre public. La préfète n'est en aucun cas seule responsable de cette défaillance. Dans une affaire de ce type, engageant la circulation sur l'un des grands axes routiers européens, il ne fait aucun doute qu'elle aura tenu le ministre de l'Intérieur informé et qu'elle aura sollicité ses instructions. Le contraire n'est pas concevable. Il est également certain que le Premier ministre, responsable du pouvoir de police de l'ordre public sur la plan national, d'après l'article 21 de la Constitution et le célèbre arrêt du Conseil d'état Labonne (1919), a été tenu étroitement associé au déroulement des évènements.
Cette dérobade s'explique sans doute par un contexte politique et idéologique. Les gens du voyage font partie de ce qu'il est convenu d'appeler les minorités. Or ces dernières sont au cœur des valeurs du politiquement correct. Le pouvoir d'Etat n'a pas voulu prendre le risque d'être accusé de réprimer une minorité, ou pire, d'avoir provoqué une blessure ou de décès dans l'intervention. En pleine «université d'été» du parti socialiste, la position du gouvernement semble avoir été motivée par des considérations politiciennes ou idéologiques contre l'intérêt général. Le choix de la prudence a été celui du renoncement et de la faiblesse, au détriment de l'autorité de l'état. Il est symptomatique d'un pouvoir politique en déliquescence.
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Bien sûr, si les romanichels avaient été des Français blancs, catholiques, payant leurs impôts et manifestant contre la dénaturation du mariage, l'Etat socialiste aurait été d'une grande fermeté.
Nous rappellerons, juste pour rire, que Manuel Valls se réclame de Clemenceau. Cette revendication saugrenue, insultante pour Clemenceau, n'est, comme n'importe quelle parole de nos politiciens, que du bruit avec la bouche, sans aucun rapport avec une quelconque réalité.
Cela confirme toutefois ma thèse favorite : l'Etat, dans son expression provinciale, parisienne ou bruxelloise, est le principal facteur de désordre de la société française. Disons le autrement, si l'Etat français, tel qu'il fonctionne (ou plutôt dysfonctionne) aujourd'hui, disparaissait par un coup de baguette magique, les Français s'organiseraient mieux, se défendraient mieux et vivraient mieux.
Je ne suis pas anarchiste, je ne pense pas que cela soit toujours vrai. Je pense qu'un Etat qui fonctionne et s'en tient à ses missions régaliennes est préférable à pas d'Etat.
Mais, dans l'état de folie qui atteint notre appareil politico-administratif, je me pose la question de savoir si la France ne serait pas mieux sans Etat et je réponds, avec regret, positivement.
L'Etat est devenu un système d'exploitation et d'oppression des Français honnêtes et travailleurs au profit des malfaisants et des feignasses, à commencer par les pourris qui nous gouvernent ou ambitionnent de le faire. Il est donc logique de supposer que la disparition de l'Etat (et la liberté de s'organiser et de se défendre qui en découlerait) serait une libération pour la meilleure part du peuple français.
On peut aussi faire l'hypothèse hasardeuse d'une réforme de l'Etat. Mais la déliquescence est si profonde que le nettoyage des écuries d'Augias était un coup de chiffon sur la commode en comparaison d'un grand ménage de printemps. Je ne vois pas d'où pourrait venir notre nouvel Hercule (qui jamais ne recule).
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A l'évidence, les autorités de l'Etat, en refusant de procéder à l'évacuation des gens du voyage, ont failli dans leur mission d'assurer l'ordre public. La préfète n'est en aucun cas seule responsable de cette défaillance. Dans une affaire de ce type, engageant la circulation sur l'un des grands axes routiers européens, il ne fait aucun doute qu'elle aura tenu le ministre de l'Intérieur informé et qu'elle aura sollicité ses instructions. Le contraire n'est pas concevable. Il est également certain que le Premier ministre, responsable du pouvoir de police de l'ordre public sur la plan national, d'après l'article 21 de la Constitution et le célèbre arrêt du Conseil d'état Labonne (1919), a été tenu étroitement associé au déroulement des évènements.
Cette dérobade s'explique sans doute par un contexte politique et idéologique. Les gens du voyage font partie de ce qu'il est convenu d'appeler les minorités. Or ces dernières sont au cœur des valeurs du politiquement correct. Le pouvoir d'Etat n'a pas voulu prendre le risque d'être accusé de réprimer une minorité, ou pire, d'avoir provoqué une blessure ou de décès dans l'intervention. En pleine «université d'été» du parti socialiste, la position du gouvernement semble avoir été motivée par des considérations politiciennes ou idéologiques contre l'intérêt général. Le choix de la prudence a été celui du renoncement et de la faiblesse, au détriment de l'autorité de l'état. Il est symptomatique d'un pouvoir politique en déliquescence.
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Bien sûr, si les romanichels avaient été des Français blancs, catholiques, payant leurs impôts et manifestant contre la dénaturation du mariage, l'Etat socialiste aurait été d'une grande fermeté.
Nous rappellerons, juste pour rire, que Manuel Valls se réclame de Clemenceau. Cette revendication saugrenue, insultante pour Clemenceau, n'est, comme n'importe quelle parole de nos politiciens, que du bruit avec la bouche, sans aucun rapport avec une quelconque réalité.
Cela confirme toutefois ma thèse favorite : l'Etat, dans son expression provinciale, parisienne ou bruxelloise, est le principal facteur de désordre de la société française. Disons le autrement, si l'Etat français, tel qu'il fonctionne (ou plutôt dysfonctionne) aujourd'hui, disparaissait par un coup de baguette magique, les Français s'organiseraient mieux, se défendraient mieux et vivraient mieux.
Je ne suis pas anarchiste, je ne pense pas que cela soit toujours vrai. Je pense qu'un Etat qui fonctionne et s'en tient à ses missions régaliennes est préférable à pas d'Etat.
Mais, dans l'état de folie qui atteint notre appareil politico-administratif, je me pose la question de savoir si la France ne serait pas mieux sans Etat et je réponds, avec regret, positivement.
L'Etat est devenu un système d'exploitation et d'oppression des Français honnêtes et travailleurs au profit des malfaisants et des feignasses, à commencer par les pourris qui nous gouvernent ou ambitionnent de le faire. Il est donc logique de supposer que la disparition de l'Etat (et la liberté de s'organiser et de se défendre qui en découlerait) serait une libération pour la meilleure part du peuple français.
On peut aussi faire l'hypothèse hasardeuse d'une réforme de l'Etat. Mais la déliquescence est si profonde que le nettoyage des écuries d'Augias était un coup de chiffon sur la commode en comparaison d'un grand ménage de printemps. Je ne vois pas d'où pourrait venir notre nouvel Hercule (qui jamais ne recule).
jeudi, août 20, 2015
Le vrai visage de Manuel valls
Manuel Valls a-t-il un vrai visage ? N'est-il pas, comme tous les politiciens modernes, un psychopathe aux multiples visages dont aucun n'est vrai ? Une sorte de double politique du pur espion de John Le Carré ?
dimanche, juin 28, 2015
L'Etat Islamique du Levant s'en prend-il aux valeurs universelles ?
Manuel Valls vient d'affirmer : «Daesh s'en prend aux valeurs universelles».
C'est une incompréhension de l'islam.
L'islam a hérité du judaïsme le dieu unique (sans l'Alliance) et du christianisme l'Eglise militante et l'universalisme.
Comme le christianisme, l'islam a vocation à être la religion de tous les hommes, sans distinction de race, ou de couleur, ou d'origine. L'islam a des valeurs universelles, il se trouve que ce ne sont pas les nôtres, issues du christianisme catholique.
C'est bien parce qu'il a des valeurs universelles que l'islam peut être prosélyte et conquérant. Les Massaïs, qui croient que le monde a été créé uniquement pour eux, ne convertissent personne.
La phrase de Manuel Valls ne veut donc pas dire grand'chose. Une phrase exacte aurait pu être «L'Etat Islamique du Levant veut nous imposer ses valeurs par la terreur».
Pinaillage de blog, me direz-vous ?
Non, je ne crois pas. Car Manuel Valls, avec sa manière de penser, ne peut pas comprendre le problème très concret des convertis.
Il est vrai que, pour les comprendre, il lui faudrait admettre que le bordel foutu dans les sociétés occidentales par l'esprit de mai 68 donne envie à certains de se raccrocher au cadre islamique.
Il est évidemment révélateur que les convertis viennent très souvent de familles décomposées ou au père ectoplasmique. De la même manière que le nazisme était la politique des enfants sans pères (morts à la guerre ou discrédités par le chômage), l'islam fondamentaliste est la religion des enfants sans père.
C'est une incompréhension de l'islam.
L'islam a hérité du judaïsme le dieu unique (sans l'Alliance) et du christianisme l'Eglise militante et l'universalisme.
Comme le christianisme, l'islam a vocation à être la religion de tous les hommes, sans distinction de race, ou de couleur, ou d'origine. L'islam a des valeurs universelles, il se trouve que ce ne sont pas les nôtres, issues du christianisme catholique.
C'est bien parce qu'il a des valeurs universelles que l'islam peut être prosélyte et conquérant. Les Massaïs, qui croient que le monde a été créé uniquement pour eux, ne convertissent personne.
La phrase de Manuel Valls ne veut donc pas dire grand'chose. Une phrase exacte aurait pu être «L'Etat Islamique du Levant veut nous imposer ses valeurs par la terreur».
Pinaillage de blog, me direz-vous ?
Non, je ne crois pas. Car Manuel Valls, avec sa manière de penser, ne peut pas comprendre le problème très concret des convertis.
Il est vrai que, pour les comprendre, il lui faudrait admettre que le bordel foutu dans les sociétés occidentales par l'esprit de mai 68 donne envie à certains de se raccrocher au cadre islamique.
Il est évidemment révélateur que les convertis viennent très souvent de familles décomposées ou au père ectoplasmique. De la même manière que le nazisme était la politique des enfants sans pères (morts à la guerre ou discrédités par le chômage), l'islam fondamentaliste est la religion des enfants sans père.
jeudi, juin 11, 2015
Une erreur de communication ? C'est ça, appelle nous «cons» ...
Manuel Valls nous explique que son escapade footballistique à Berlin aux frais du montontribuable était «une erreur de communication».
Dans le vaste océan de mensonge qu'est la politique, c'est un des tics de langage des politocards qui m'agace le plus.
Si les gens ne sont pas contents, ce n'est jamais parce qu'ils ont écouté, qu'ils ont compris et que, ayant réfléchi, ils en ont conclu qu'ils n'étaient pas d'accord.
Si les gens ne sont pas contents, c'est toujours parce qu'«on s'est mal expliqué» ou parce qu'«on a fait une erreur de communication», sous-entendu «vous êtes vraiment trop cons. On vous parlait comme à des enfants de 8 ans, on aurait du vous parler comme à des enfants de 4 ans».
Le mépris implicite, et de plus en plus souvent explicite, de la classe dirigeante pour les gens sur le dos desquels ces parasites vivent est insupportable (même pas la reconnaissance de l'estomac).
Mais ils ont une excuse : ils nous prennent pour des cons et, jusqu'à preuve du contraire, cela ne leur réussit pas trop mal. M. Valls et ses collègues vivent dans des palais somptueux, servis par une armée de larbins, et tout ça en nous prenant pour des cons. Ils auraient tort de se priver.
Dans le vaste océan de mensonge qu'est la politique, c'est un des tics de langage des politocards qui m'agace le plus.
Si les gens ne sont pas contents, ce n'est jamais parce qu'ils ont écouté, qu'ils ont compris et que, ayant réfléchi, ils en ont conclu qu'ils n'étaient pas d'accord.
Si les gens ne sont pas contents, c'est toujours parce qu'«on s'est mal expliqué» ou parce qu'«on a fait une erreur de communication», sous-entendu «vous êtes vraiment trop cons. On vous parlait comme à des enfants de 8 ans, on aurait du vous parler comme à des enfants de 4 ans».
Le mépris implicite, et de plus en plus souvent explicite, de la classe dirigeante pour les gens sur le dos desquels ces parasites vivent est insupportable (même pas la reconnaissance de l'estomac).
Mais ils ont une excuse : ils nous prennent pour des cons et, jusqu'à preuve du contraire, cela ne leur réussit pas trop mal. M. Valls et ses collègues vivent dans des palais somptueux, servis par une armée de larbins, et tout ça en nous prenant pour des cons. Ils auraient tort de se priver.
lundi, mai 18, 2015
Valls mène-t-il une politique libérale ?
Un article très clair qui démêle des notions que ceux qui essaient de nous enfumer et de nous rackettés emmêlent à loisir :
Valls mène-t-il une politique libérale ?
Valls mène-t-il une politique libérale ?
samedi, mars 14, 2015
Quand Manuel Valls donne des leçons de France, on dirait un Corse donnant des cours de breton
Il y en a un tout petit peu marre de tous ces Français de première génération qui viennent nous expliquer ce qu'est la France.
Valls, Belkacem et compagnie, quand vous serez français comme les Broglie, vous pourrez ramener votre fraise. En attendant, vous êtes comme ces invités qui font la leçon à la maitresse de maison sur la manière de tenir son ménage, indécents et impolis.
Quand on est un Français de fraiche date, on devrait avoir la décence de n'ouvrir sa gueule que pour dire du bien. Et si on pense du mal, on peut toujours se taire.
Comme disait Lino Ventura que les Français, ces sales xénophobes, aimaient beaucoup, « Je ne suis pas d'ici, alors je ferme ma gueule et je bosse ». Charles Aznavour ne tient pas des propos très différents.
Mais, entre Ventura et Valls, il y a, humainement, un monde. Ventura était un monsieur, Valls est un minable. Ca commence par la même lettre, c'est tout.
Valls, Belkacem et compagnie, quand vous serez français comme les Broglie, vous pourrez ramener votre fraise. En attendant, vous êtes comme ces invités qui font la leçon à la maitresse de maison sur la manière de tenir son ménage, indécents et impolis.
Quand on est un Français de fraiche date, on devrait avoir la décence de n'ouvrir sa gueule que pour dire du bien. Et si on pense du mal, on peut toujours se taire.
Comme disait Lino Ventura que les Français, ces sales xénophobes, aimaient beaucoup, « Je ne suis pas d'ici, alors je ferme ma gueule et je bosse ». Charles Aznavour ne tient pas des propos très différents.
Mais, entre Ventura et Valls, il y a, humainement, un monde. Ventura était un monsieur, Valls est un minable. Ca commence par la même lettre, c'est tout.
Libellés :
cerné par les cons,
Manuel Valls
vendredi, avril 25, 2014
Jean-Pierre Petit exécute le plan Valls
Jean-Pierre Petit exécute le plan Valls
Et pour ceux que ça intéressent :
Les Experts 1/2
Les Experts 2/2
Mais je préfère l'intervention de JP Petit.
Et pour ceux que ça intéressent :
Les Experts 1/2
Les Experts 2/2
Mais je préfère l'intervention de JP Petit.
vendredi, avril 11, 2014
Le Front National, condamné au plafonnement ?
Je suis très sceptique sur l'avenir du Front National, je crois qu'il va plafonner (ce n'est pas un souhait, ni dans un sens, ni dans un autre, mais un pronostic) :
Marine Le Pen baisse dans les sondages : elle l'a bien cherché
Je tombe sur Atlantico sur un article qui n'est pas si loin du mien, même s'il s'attache plus à la forme qu'au fond :
"Des paroles et des actes" : Marine Le Pen, professionnelle des médias... et fossoyeur du FN ?
Je pense que les politiciens sont hypnotisés par les médias et leur accordent une importance excessive. Certes, il faut les maîtriser, mais comme un instrument, pas comme une fin en soi.
Or, Marine Le Pen me semble avoir vendu son âme pour quelques minutes d'antenne.
Pendant qu'on y est, un autre, qui est un peu trop fasciné par les medias :
Quels sont les vrais pouvoirs de Manuel Valls
Marine Le Pen baisse dans les sondages : elle l'a bien cherché
Je tombe sur Atlantico sur un article qui n'est pas si loin du mien, même s'il s'attache plus à la forme qu'au fond :
"Des paroles et des actes" : Marine Le Pen, professionnelle des médias... et fossoyeur du FN ?
Je pense que les politiciens sont hypnotisés par les médias et leur accordent une importance excessive. Certes, il faut les maîtriser, mais comme un instrument, pas comme une fin en soi.
Or, Marine Le Pen me semble avoir vendu son âme pour quelques minutes d'antenne.
Pendant qu'on y est, un autre, qui est un peu trop fasciné par les medias :
Quels sont les vrais pouvoirs de Manuel Valls
Libellés :
Manuel Valls,
Marine Le Pen
jeudi, avril 10, 2014
Valls veut démanteler la république, et alors ?
Valls veut démanteler la république
J'ai toujours été opposé à la suppression des départements et favorable à la suppression des régions, car l'inverse, supprimer les départements et agrandir les régions, me semble le prélude au démantèlement de la France, les grandes régions pouvant dialoguer directement avec la technocratie bruxelloise.
Bien sûr, tout à leur tropisme européiste et anti-national, c'est bien évidemment cette dernière solution que choisissent François Hollande et Manuel Valls (peu importent les mots ronflants qui font sonner le patriotisme du discours de politique générale, ils ne coutent pas cher).
Mais je me demande s'il ne faut pas faire contre mauvaise fortune bon coeur, si d'un mal ne peut pas sortir un bien :
• l'UERSS va être de fait renforcée, mais est-elle pérenne, de toute façon ?
• avec l'éclatement de la France, il va y avoir aussi, comme le titre Boulevard Voltaire, l'éclatement de la «raie publique», une dissolution du jacobinisme. Cela est sans conteste une excellente nouvelle.
• cela fait maintenant beau temps que je répète qu'avec l'information abondante et peu chère, l'avenir est aux petits pays, Suède, Suisse, etc.
Plus encore que la taille, l'essentiel est la gouvernance et celle des régions est désastreuse (clientélisme, gabegie, népotisme, corruption ...). Mais il ne faut pas désespérer : si les Français dépendent un peu plus de leur région, ils seront peut-être plus exigeants (on peut toujours rêver).
• pour la France, c'est l'ordalie. Autant l'UERSS est une construction artificielle, autant la France répond à des nécessités militaires et économiques. Les nécessités militaires sont estompées de nos jours, mais est-ce définitif ? Mon pari est que l'UERSS disparaîtra avant la France.
Le plus grand péril pour la France est le Grand Remplacement. Or, je me demande si des régions à forte identité et avec de l'autonomie ne sont pas en partie une solution. C'est une interrogation : la Bretagne a une forte identité et elle est quand même envahie.
Voilà aujourd'hui l'état de mes réflexions.
J'ai toujours été opposé à la suppression des départements et favorable à la suppression des régions, car l'inverse, supprimer les départements et agrandir les régions, me semble le prélude au démantèlement de la France, les grandes régions pouvant dialoguer directement avec la technocratie bruxelloise.
Bien sûr, tout à leur tropisme européiste et anti-national, c'est bien évidemment cette dernière solution que choisissent François Hollande et Manuel Valls (peu importent les mots ronflants qui font sonner le patriotisme du discours de politique générale, ils ne coutent pas cher).
Mais je me demande s'il ne faut pas faire contre mauvaise fortune bon coeur, si d'un mal ne peut pas sortir un bien :
• l'UERSS va être de fait renforcée, mais est-elle pérenne, de toute façon ?
• avec l'éclatement de la France, il va y avoir aussi, comme le titre Boulevard Voltaire, l'éclatement de la «raie publique», une dissolution du jacobinisme. Cela est sans conteste une excellente nouvelle.
• cela fait maintenant beau temps que je répète qu'avec l'information abondante et peu chère, l'avenir est aux petits pays, Suède, Suisse, etc.
Plus encore que la taille, l'essentiel est la gouvernance et celle des régions est désastreuse (clientélisme, gabegie, népotisme, corruption ...). Mais il ne faut pas désespérer : si les Français dépendent un peu plus de leur région, ils seront peut-être plus exigeants (on peut toujours rêver).
• pour la France, c'est l'ordalie. Autant l'UERSS est une construction artificielle, autant la France répond à des nécessités militaires et économiques. Les nécessités militaires sont estompées de nos jours, mais est-ce définitif ? Mon pari est que l'UERSS disparaîtra avant la France.
Le plus grand péril pour la France est le Grand Remplacement. Or, je me demande si des régions à forte identité et avec de l'autonomie ne sont pas en partie une solution. C'est une interrogation : la Bretagne a une forte identité et elle est quand même envahie.
Voilà aujourd'hui l'état de mes réflexions.
mercredi, avril 09, 2014
Le gouvernement Valls est un gouvernement Hollande : la France échouera une fois de plus
Le seul reproche que je peux faire pour l'instant à Manuel Valls premier ministre, mais il est capital, c'est d'avoir accepté le poste.
Les institutions fournissaient à François Hollande trois possibilités de sortir de la finasserie pour, enfin, gouverner dans l'intérêt de la France et non des partis, des courants et des lobbys :
• la dissolution
• le référendum
• les ordonnances
Chacune de ces trois voies présentait des risques pour François Hollande mais ouvrait des possibilités à la France. Mais la France, ce n'est pas sa préoccupation, ce qui est tout de même grave pour un président de la république. Fidèle à lui-même, François Hollande n'a choisi aucune de ces trois voies.
François Hollande est ce salaud qui est dur là où il faudrait être mou et qui est mou là où il faudrait être dur.
Le terme «salaud» peut sembler excessif. En réalité, il est plutôt modéré : s'accrocher à son poste, dans la situation de notre pays, après un tel désaveu populaire, est d'une extrême gravité. Je ne peux m'empêcher de penser aux mots de Cromwell qui ont servi en 1940 contre Chamberlain : «Vous occupez cette place depuis trop longtemps pour le peu de bien que vous y faites. Débarrassez nous de vous. Au nom de Dieu, partez !».
J'entendais sur BFM un intervenant se plaindre de «la baisse de qualité sociologique des politiciens français depuis vingt ans».
Qu'en termes aimables ces choses-là sont dites ! J'ai en mémoire deux citations moins aimables :
• dans un éclair de franchise, Lionel Jospin : «Le Mouvement des Jeunes Socialistes est l'école du vice». Je pense qu'on peut étendre cette citation à tous les partis politiques français.
• Christian Vanneste : «Depuis trente ans, la politique est la carrière qu'ont choisie les diplômés du secondaire qui, n'étant pas assez intelligents pour rendre service à la société, ont décidé de vivre à son crochet». Ca décape !
Il me semble que le drame de la France est dans ces deux citations.
En attendant, les minables péripéties politiciennes sont écrites : la seule préoccupation de Manuel Valls est de trouver le bon prétexte pour claquer la porte et faire concurrence à François Hollande en 2017.
Les institutions fournissaient à François Hollande trois possibilités de sortir de la finasserie pour, enfin, gouverner dans l'intérêt de la France et non des partis, des courants et des lobbys :
• la dissolution
• le référendum
• les ordonnances
Chacune de ces trois voies présentait des risques pour François Hollande mais ouvrait des possibilités à la France. Mais la France, ce n'est pas sa préoccupation, ce qui est tout de même grave pour un président de la république. Fidèle à lui-même, François Hollande n'a choisi aucune de ces trois voies.
François Hollande est ce salaud qui est dur là où il faudrait être mou et qui est mou là où il faudrait être dur.
Le terme «salaud» peut sembler excessif. En réalité, il est plutôt modéré : s'accrocher à son poste, dans la situation de notre pays, après un tel désaveu populaire, est d'une extrême gravité. Je ne peux m'empêcher de penser aux mots de Cromwell qui ont servi en 1940 contre Chamberlain : «Vous occupez cette place depuis trop longtemps pour le peu de bien que vous y faites. Débarrassez nous de vous. Au nom de Dieu, partez !».
J'entendais sur BFM un intervenant se plaindre de «la baisse de qualité sociologique des politiciens français depuis vingt ans».
Qu'en termes aimables ces choses-là sont dites ! J'ai en mémoire deux citations moins aimables :
• dans un éclair de franchise, Lionel Jospin : «Le Mouvement des Jeunes Socialistes est l'école du vice». Je pense qu'on peut étendre cette citation à tous les partis politiques français.
• Christian Vanneste : «Depuis trente ans, la politique est la carrière qu'ont choisie les diplômés du secondaire qui, n'étant pas assez intelligents pour rendre service à la société, ont décidé de vivre à son crochet». Ca décape !
Il me semble que le drame de la France est dans ces deux citations.
En attendant, les minables péripéties politiciennes sont écrites : la seule préoccupation de Manuel Valls est de trouver le bon prétexte pour claquer la porte et faire concurrence à François Hollande en 2017.
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Les conneries de Hollande,
Manuel Valls
mardi, avril 01, 2014
Manuel Valls n'est pas la solution, c'est le problème (comme tous les socialistes)
Si les journalistes ne sont pas de parfaits crétins, c'est rudement bien imité.
Le coup du remaniement pour faire oublier la claque électorale, on nous l'a déjà fait cent fois. Et les journalistes, moitié abrutis moitié complices, sautent dedans à pieds joints. Et Valls par ci, et Valls par là, et Valls qui becquote sa greluche, et Valls qui se gratte l'oreille, et Valls qui sort son chien ...
Soyons clairs :
1) Je n'aime pas Manuel Valls. Je ne l'aime pas pour ses oeuvres en général, et pour une saillie sur «je ne sais quelle France» en particulier.
J'en discutais avec un collègue (dont les parents n'étaient pas français, d'ailleurs) : nous étions tous les deux choqués qu'un naturalisé à vingt ans devienne premier ministre (1).
Qu'un naturalisé fasse sa vie en France, très bien. Qu'il la dirige, non.
Lino Ventura disait : «Je ne suis pas d'ici, alors je ferme gueule et je bosse».
De nos jours, certains métèques ont inversé la proposition, qui est devenue :
«Je ne suis pas d'ici, j'assomme tout le monde de ma "différence", je ne fais rien d'utile, je vis au crochet du contribuable français et je n'arrête pas de l'insulter en lui donnant des leçons de "vraie France" et de "valeurs républicaines"».
Insupportable.
Je me souviens d'une émission de Jean-Pierre Elkabbach sur la France où Alain Finkielkraut s'était dit dérangé par le fait qu'il n'y ait pas un seul Français de souche autour de la table invité pour parler de la France. Il était bien le seul que ça gênait.
Les cons, ça ose tout ...
Je suis équitable, j'avais fait la même réflexion sur le gouvernement Sarkozy.
2) Manuel Valls est socialiste. C'est tout, point barre.
Le socialisme est le problème de la France depuis quarante ans, qu'il vienne de la droite, de la gauche ou des extrêmes. Maintenant quatre décennies qu'on considère que les citoyens sont des enfants et les hommes de l'Etat les adultes.
Mon seul souhait, c'est d'en revenir au bons sens pompidolien : «Arrêtez d'emmerder les Français !».
Autrement dit, ce n'est pas de premier ministre qu'il fallait changer, mais de politique.
Consigny : les socialistes doivent-ils renoncer au socialisme ?
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(1) : et qu'on ne me cite pas Mazarin. Le contexte était trop différent.
Le coup du remaniement pour faire oublier la claque électorale, on nous l'a déjà fait cent fois. Et les journalistes, moitié abrutis moitié complices, sautent dedans à pieds joints. Et Valls par ci, et Valls par là, et Valls qui becquote sa greluche, et Valls qui se gratte l'oreille, et Valls qui sort son chien ...
Soyons clairs :
1) Je n'aime pas Manuel Valls. Je ne l'aime pas pour ses oeuvres en général, et pour une saillie sur «je ne sais quelle France» en particulier.
J'en discutais avec un collègue (dont les parents n'étaient pas français, d'ailleurs) : nous étions tous les deux choqués qu'un naturalisé à vingt ans devienne premier ministre (1).
Qu'un naturalisé fasse sa vie en France, très bien. Qu'il la dirige, non.
Lino Ventura disait : «Je ne suis pas d'ici, alors je ferme gueule et je bosse».
De nos jours, certains métèques ont inversé la proposition, qui est devenue :
«Je ne suis pas d'ici, j'assomme tout le monde de ma "différence", je ne fais rien d'utile, je vis au crochet du contribuable français et je n'arrête pas de l'insulter en lui donnant des leçons de "vraie France" et de "valeurs républicaines"».
Insupportable.
Je me souviens d'une émission de Jean-Pierre Elkabbach sur la France où Alain Finkielkraut s'était dit dérangé par le fait qu'il n'y ait pas un seul Français de souche autour de la table invité pour parler de la France. Il était bien le seul que ça gênait.
Les cons, ça ose tout ...
Je suis équitable, j'avais fait la même réflexion sur le gouvernement Sarkozy.
2) Manuel Valls est socialiste. C'est tout, point barre.
Le socialisme est le problème de la France depuis quarante ans, qu'il vienne de la droite, de la gauche ou des extrêmes. Maintenant quatre décennies qu'on considère que les citoyens sont des enfants et les hommes de l'Etat les adultes.
Mon seul souhait, c'est d'en revenir au bons sens pompidolien : «Arrêtez d'emmerder les Français !».
Autrement dit, ce n'est pas de premier ministre qu'il fallait changer, mais de politique.
Consigny : les socialistes doivent-ils renoncer au socialisme ?
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(1) : et qu'on ne me cite pas Mazarin. Le contexte était trop différent.
mercredi, mars 12, 2014
Etat français : qu'est-ce qu'on se marre !
J'ai tendance à ne pas croire, salopard que je suis, les syndicats de fonctionnaires qui se plaignent du manque de moyens (c'est-à-dire de pognon. Ces gens prétendument désintéressés et prêts à tout sacrifier pour le service de la communauté sont obsédés par le pognon).
Pourtant, il y a des signes qui montrent qu'ils ont peut-être raison. Par exemple, Manuel Valls a appris par la presse que Nicolas Sarkozy était sur écoutes. Vous vous rendez compte ? L'Etat n'a même plus les moyens de payer les deux ou trois téléphones qui aurient permis d'informer le ministre !
Merci Manuel : il parait que cinq minutes de rire, ça vaut un bon steak.
Je propose un référendum urgent et prioritaire afin que les parlementaires, les ministres et le président portent obligatoirement un nez rouge et des grosses chaussures jaunes. Ca permettrait de les identifier facilement dans la rue et ça les remettrait à leur vraie place.
Libellés :
Joseph Djougachvili Hollande,
La lie,
Manuel Valls
lundi, février 03, 2014
dimanche, février 02, 2014
Menuel Valls a-t-il pété un plomb ?
Certains croient, suite à ses déclarations au Journal du dimanche, que Manuel Valls a pété un plomb.
Pas du tout. Notre torero d'opérette, notre ministre de l'intérieur en carton-pâte, notre Français de papier, notre homme à la mâchoire carrée en verre sait ce qu'il fait.
Dans l'état désespéré du gouvernement, il a tout intérêt à radicaliser les positions, à exacerber les opinions. En effet, la division de la droite est la seule chance de la gauche et je crois que, hélas, elle va réussir.
Certes, jouer la division des Français pour sauver un parti, ce n'est pas très glorieux. Mais où avez vous vu que ce genre de considérations était de nature à arrêter les socialistes ?
Pas du tout. Notre torero d'opérette, notre ministre de l'intérieur en carton-pâte, notre Français de papier, notre homme à la mâchoire carrée en verre sait ce qu'il fait.
Dans l'état désespéré du gouvernement, il a tout intérêt à radicaliser les positions, à exacerber les opinions. En effet, la division de la droite est la seule chance de la gauche et je crois que, hélas, elle va réussir.
Certes, jouer la division des Français pour sauver un parti, ce n'est pas très glorieux. Mais où avez vous vu que ce genre de considérations était de nature à arrêter les socialistes ?
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Manuel Valls,
saloperies gauchistes
jeudi, janvier 09, 2014
Hubris, comme disaient les Grecs
Un commentateur a la gentillesse de m'indiquer qu'I-télé reprend mon (est-il seulement le mien ?) «Dieudonné, le Leonarda de Valls».
Les deux cas sont liés par ce que les Grecs appelaient hubris, la perte du sens de la mesure. Qui est punie par les dieux. Sujet inépuisable de tragédies.
Dans les deux cas, un gouvernant socialiste a cru qu'il pouvait faire n'importe quoi, sans retenue, selon son bon plaisir et selon ce qu'il croit bon pour ses sondages de popularité.
Rappelons que l'hubris est au fondement du socialisme, puisque le but du socialisme est de s'affranchir de toutes les barrières, naturelles, traditionnelles ou juridiques, pour transformer l'homme et la société à l'image de ce que les socialistes pensent qu'ils devraient être.
Donc le socialisme est puni par les dieux. Et la punition tombe sur tous les Français.
Nota : la fausse droite étant au niveau zéro de la réflexion sur ce qui la différencie (ou devrait la différencier) de la gauche, un imbécile comme Alain Juppé (avec tous ses diplomes et son expérience, c'est un imbécile, diplômé certes, mais il reste un imbécile, catégorie «idiot utile du socialisme») est totalement perdu et tombe systématiquement dans les pièges tendus par les gauchistes. Et quand le piège des gauchistes se referme sur eux, il les accompagne dans leur chute.
Bertez est encore plus cinglant sur Juppé et analyse l'affaire Dieudonné.
Libellés :
Juppé,
Les conneries de Hollande,
Manuel Valls
dimanche, janvier 05, 2014
Dieudonné, le Leonarda de Valls ?
Vous savez comment j'analyse le combat «antifasciste» du gouvernement.
C'est une manoeuvre, avec l'aide des officines, des associations subventionnées et des medias partisans, pour pourrir le débat démocratique, pour empêcher qu'une confrontation de points de vue entre adultes responsables sur des sujets importants puisse se mettre en place.
Plus que de pourrissement du débat, je devrais parler de stérilisation, une politique de la terre brulée médiatique. C'est pourquoi il ne faut pas se laisser détourner, il ne faut pas en parler, en parler c'est déjà entrer dans la manoeuvre de l'adversaire (sauf, éventuellement, avec un peu d'humour).
Ces manoeuvres anti-démocratiques relèvent à mes yeux de la forfaiture. Au fait, on n'entend pas la droite. Ah oui, c'est vrai, elle est aussi anti-démocratique que la gauche.
Toujours est-il que Dieudonné pourrait être à Valls ce que Leonarda fut à Hollande. De même que Leonarda a révélé aux yeux de tous l'énorme défaut de Hollande, l'incapacité à trancher, Dieudonné pourrait bien montrer aux yeux de tous l'énorme défaut de Valls : son sectarisme d'ambitieux sans bornes.
Cela suffira-t-il pour rendre la manoeuvre inefficace ? J'en doute.
C'est une manoeuvre, avec l'aide des officines, des associations subventionnées et des medias partisans, pour pourrir le débat démocratique, pour empêcher qu'une confrontation de points de vue entre adultes responsables sur des sujets importants puisse se mettre en place.
Plus que de pourrissement du débat, je devrais parler de stérilisation, une politique de la terre brulée médiatique. C'est pourquoi il ne faut pas se laisser détourner, il ne faut pas en parler, en parler c'est déjà entrer dans la manoeuvre de l'adversaire (sauf, éventuellement, avec un peu d'humour).
Ces manoeuvres anti-démocratiques relèvent à mes yeux de la forfaiture. Au fait, on n'entend pas la droite. Ah oui, c'est vrai, elle est aussi anti-démocratique que la gauche.
Toujours est-il que Dieudonné pourrait être à Valls ce que Leonarda fut à Hollande. De même que Leonarda a révélé aux yeux de tous l'énorme défaut de Hollande, l'incapacité à trancher, Dieudonné pourrait bien montrer aux yeux de tous l'énorme défaut de Valls : son sectarisme d'ambitieux sans bornes.
Cela suffira-t-il pour rendre la manoeuvre inefficace ? J'en doute.
lundi, novembre 11, 2013
François Hollande hué sur les Champs-Elysées à l'occasion des cérémonies du 11 novembre
Si cette information en est une, je veux dire, si cette information a l'importance que lui donnent les médias et n'est pas une manoeuvre pour faire passer Hollande pour une victime d'opposants indignes, elle m'attriste.
Mais elle ne me surprend pas : il y a une bonne partie de l'opposition à François Hollande qui est aussi clientéliste que lui, simplement elle se plaint de ne pas faire partir des clientèles arrosées. Elle n'a pas plus de dignité que les socialistes, c'est aussi «Tout pour ma pomme».
Vous savez ce que je pense des bonnets rouges. Déclarer, comme Manuel Valls (un salaud de première bourre), qu'il s'agit de groupuscules d'extrême-droite, est de la désinformation pure et simple : l'extrême-droite essaie de récupérer ces mouvements, mais n'en est pas à l'origine.
Dire qu'il règne une certaine tension en France en ce moment est un euphémisme ! Et cette tension, qui d'autre l'a exacerbée si ce n'est François Hollande, réussissant l'exploit de se montrer à la fois sectaire et apathique ?
Addendum du 12 novembre 2013 :
Excellent article de Consigny : la gauche responsable de la France désunie
Je suis quelquefois en désaccord avec lui mais, cette fois, je trouve que Consigny tape fort juste.
Celui qui instrumentalise l'histoire et divise les Français, c'est François Hollande. Quand il est sifflé le 11 novembre, il récolte les fruits amers du sectarisme, du clientélisme, de la négation incessante de l'intérêt général, du refus de toute transcendance, de la médiocrité, de la critique incessante de la France, qu'il a semés.
Mais, en cela, François Hollande n'est pas une exception. C'est un socialistes comme les autres (comme, par exemple, le supporter du FC Barcelone Manuel Valls parlant avec mépris de «Je ne sais quelle France»).
Le problème de la France n'est pas François Hollande, c'est le socialisme.
Et aussi :
Mais elle ne me surprend pas : il y a une bonne partie de l'opposition à François Hollande qui est aussi clientéliste que lui, simplement elle se plaint de ne pas faire partir des clientèles arrosées. Elle n'a pas plus de dignité que les socialistes, c'est aussi «Tout pour ma pomme».
Vous savez ce que je pense des bonnets rouges. Déclarer, comme Manuel Valls (un salaud de première bourre), qu'il s'agit de groupuscules d'extrême-droite, est de la désinformation pure et simple : l'extrême-droite essaie de récupérer ces mouvements, mais n'en est pas à l'origine.
Dire qu'il règne une certaine tension en France en ce moment est un euphémisme ! Et cette tension, qui d'autre l'a exacerbée si ce n'est François Hollande, réussissant l'exploit de se montrer à la fois sectaire et apathique ?
Addendum du 12 novembre 2013 :
Excellent article de Consigny : la gauche responsable de la France désunie
Je suis quelquefois en désaccord avec lui mais, cette fois, je trouve que Consigny tape fort juste.
Celui qui instrumentalise l'histoire et divise les Français, c'est François Hollande. Quand il est sifflé le 11 novembre, il récolte les fruits amers du sectarisme, du clientélisme, de la négation incessante de l'intérêt général, du refus de toute transcendance, de la médiocrité, de la critique incessante de la France, qu'il a semés.
Mais, en cela, François Hollande n'est pas une exception. C'est un socialistes comme les autres (comme, par exemple, le supporter du FC Barcelone Manuel Valls parlant avec mépris de «Je ne sais quelle France»).
Le problème de la France n'est pas François Hollande, c'est le socialisme.
Et aussi :
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