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lundi, juillet 13, 2020

Les menteurs

RETROUVER LE SENS DU RÉEL : ces dénis grandissants de réalité qui asphyxient nos libertés.

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Partout en Occident s’est installé, dans la partie de la société la plus riche, celle qui a accès aux leviers du pouvoir, un universel déni de réalité : la Chine populaire n’est pas un Etat dangereux pour l’équilibre du monde ; l’industrie nucléaire n’est pas une industrie propre ; il existe un racisme systémique des sociétés blanches ; un enfant n’a pas besoin, pour grandir dans l’équilibre, d’un père et d’une mère ; la France est mieux gouvernée par des décisions prises à Francfort ou à Paris qu’au plus près du terrain, là où les gens habitent et travaillent ; une société ne doit pas chercher à assimiler les étrangers qui sont sur son sol ; une société n’a pas besoin de secteur industriel pour être prospère etc.

Partout s’est installé le déni de la complexité du réel et, avec lui, du débat qui nourrit la démocratie. 

Le « en même temps » macronien est faussement inclusif puisque son objectif est toujours d’embrasser un point de vue adverse pour mieux l’étouffer. Le président centriste est ... en même temps celui d’une loi sur les « fake news ». Lui même a un déni de réalité qui l’emporte sur tous les autres : il ne cesse de répéter qu’il faut plus d’Union Européenne pour pallier les échecs de l’Union Européenne.

C’était la logique des dirigeants soviétiques : le communisme ne marchait pas parce qu’on ne l’avait pas suffisamment mis en oeuvre. 
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Il faut bien comprendre le drame politique que nous vivons : l'exercice du pouvoir exige une certaine part de mensonge, de dissimulation, mais jamais depuis très très longtemps (à vrai dire, je n'ai pas souvenir d'une telle hypocrisie, à part les plus exaltés éradicateurs de notre glorieuse révolution), on n'a vu une classe dirigeante aussi menteuse.

Elle ment sur ses principes, ses valeurs, ses moyens, ses objectifs. Au fond, le mensonge principal est qu'elle prétend à l'altruisme alors qu'il n'y en a que pour sa gueule. Et les mensonges descendent très bas dans la hiérarchie : des sous-fifres de 72ème catégorie partagent le cynisme de leurs patrons.

Cet article n'est pas tout à fait hors sujet :

Le Ségur de la Santé, ou la victoire de la bureaucratie sur l’intérêt général

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S’il y a une leçon à tirer de cet épisode préfigurateur du Ségur de la Santé, il tient tout entier au poids écrasant que détient désormais la bureaucratie dans la conduite du pays. Dans un pays où les dépenses publiques dépasseront les 70% du PIB en fin d’année, la technostructure est toute puissante. Les mois qui viennent nous en donneront sans peine la démonstration.

Pour légitimer sa domination, le Ségur de la Santé a montré le mode d’emploi que suit la bureaucratie : inventer des conférences où des représentants syndicaux à temps plein viennent signer des accords scélérats au nom des petites gens qui ont mené les combats. On s’amusera par exemple de voir que l’accord de Ségur, préparé par Nicole Notat, ancienne dirigeante de la CFDT, a été approuvé par Laurent Escure, responsable de l’UNSA et professionnel du syndicalisme depuis toujours ou presque, et par Laurent Berger, autre professionnel du syndicalisme.

Susciter une bureaucratie ouvrière pour signer des accords qui protègent la bureaucratie au nom de la solidarité, on a compris la feuille de route de Jean Castex pour les deux ans à venir.

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samedi, juin 08, 2019

Les mensonges des commémorations du 6 juin 2019

J'éprouve d'autant plus de plaisir à vous transmettre cet article venu de Vu du droit que S. Ferreira est l'auteur de quelques livres d'histoire militaire intéressants (je ne vous ai parlé que d'un). Ferreira n'est d'ailleurs pas le seul à trouver ces commémorations biaisées plus fortes que le café.

De plus, souligner la contradiction qu'il y a entre le contenu des discours et le grand éloignement dans lequel on a tenu le public me paraît très judicieux. Cela révèle l'exercice de grande hypocrisie, dépassant les limites du supportable, qu'est la politique en 2019.



COMMÉMORATION DU JOUR J : LA FIN DE L’HISTOIRE ?

7 JUIN 2019

SYLVAIN FERREIRA

L’Histoire prise en otage






Les commémorations officielles du 75e anniversaire du Jour-J s’achèvent avec la cérémonie internationale de Courseulles-sur-Mer, site ô combien symbolique du retour du général de Gaulle en France le 14 juin 1944. Après les cérémonies de Caen pour rendre hommage aux résistants français assassinés le 6 juin par les Allemands, la cérémonie franco-britannique de Ver-sur-Mer ce matin, et le grand show américain de Colleville-sur-Mer en milieu de journée, Emmanuel Macron a jugé que sa présence à cette dernière cérémonie était facultative. Il a préféré déléguer à Edouard Philippe le soin de représenter la France. C’est la seconde fois depuis le début de son mandat que le locataire de l’Elysée s’illustre par son absence à une cérémonie commémorative ; la première c’était le 8 août 2018 dans sa bonne ville d’Amiens où il n’avait pas daigné honorer nos alliés britanniques de sa présence pour commémorer le succès commun de nos armes contre l’Allemagne impériale en 1918. Cette nouvelle bourde inqualifiable est justifiée par des impératifs d’agenda, nous disent les services de communication de Sibeth Ndiaye. Nos alliés apprécieront la capacité d’Emmanuel Macron à planifier ses activités en fonction du calendrier.

Mais, au-delà de cette faute, une autre absence a marqué ces commémorations, cette fois à l’insu de l’intéressé. En effet, le président Vladimir Poutine n’a tout simplement pas été convié sur les plages de Normandie ! Pire, au cours de son discours ce matin au cimetière américain d’Omaha Beach, Emmanuel Macron n’a pas jugé bon d’évoquer le rôle de l’Armée rouge au cours de l’été 1944 alors qu’il a tenu à rappeler le rôle de tous les pays d’Europe dans l’opération Overlord. Malgré le poids monstrueux supporté par l’Union soviétique au cours de la guerre, malgré les trois grandes offensives menées (Bagration – Lvov/Sandomierz – Iasi/Kishinev) par l’Armée rouge entre le 22 juin et le 20 août 1944 sur un front qui va alors de Leningrad à la mer Noire, Emmanuel Macron n’a donc pas jugé opportun ni d’inviter son homologue russe, ni même de mentionner le rôle déterminant de l’Armée rouge. Cela est d’autant plus inacceptable que la chancelière Merkel était quant à elle bien présente. Rappelons également que l’Union soviétique a payé le plus lourd tribut à la victoire finale contre le nazisme avec la perte de 27 à 30 millions de ses citoyens, des milliers de villages ont subi le même sort qu’Oradour-sur-Glane, et enfin sur l’ensemble de la guerre 4 soldats allemands sur 5 furent tués par l’Armée rouge. Cette insulte à l’histoire ne peut être justifiée par les tensions diplomatiques actuelles. L’histoire ne peut pas être l’otage des querelles du présent entre les alliés d’hier.

Enfin, les commémorations officielles ont été marquées par l’absence d’un acteur majeur dont personne n’ose parler : le public, relégué loin des lieux de rassemblement des « grands » de ce monde. Les mesures de sécurité prises pour assurer la sécurité des officiels ont abouti, dès 6h du matin et jusqu’à 23h, à la fermeture de la RN13 entre Caen et Isigny-sur-mer – une artère régionale vitale – puis à la fermeture progressive des routes secondaires au nord de cet axe interdisant à la fois l’accès aux plages, mais aussi les déplacements des habitants, y compris ceux qui travaillent. Depuis le début du Centenaire de la Grande Guerre, cette mise à l’écart du public est devenue une norme. Elle marque encore un peu plus la fracture entre d’un côté l’hypocrisie du discours mémoriel officiel et de l’autre l’accaparement des cérémonies par des « élites » qui, souvent, mènent des politiques contradictoires avec ce qu’elles viennent célébrer. L’exemple d’Emmanuel Macron est d’une rare pertinence dans ce domaine, puisqu’il est le fossoyeur du programme politique du Conseil National de la Résistance et qu’il assimile Vichy à la France depuis son élection.

La kermesse de la mémoire

En marge des commémorations officielles, le tourisme de mémoire a mobilisé des milliers de personnes depuis le début du mois et jusqu’à la fin du week-end de Pentecôte pour permettre au public de plonger dans l’histoire du Jour-J. Pourtant, si la volonté initiale est louable, les manifestations qui en découlent ne le sont pas forcément. Tout d’abord, l’ambiance générale constatée sur place manque souvent de mesure et de recueillement, sauf lorsqu’on visite les nécropoles. Ensuite, le label « Jour-J » est devenu un produit commercial à l’instar du Christ et de la Vierge Marie à Lourdes. Par exemple, si les commerçants de Bayeux affichent sur leurs vitrines d’émouvantes photos de leurs échoppes telles qu’elles étaient en 1944, ce n’est pas que par goût de transmission de l’Histoire.

Les musées sont également touchés par ce problème. Ceux visités la semaine dernière proposent eux aussi – à des degrés divers – des étagères chargées de livres d’histoire qui côtoient celles pleines des verres et de mugs ou d’autres souvenirs d’un goût plus ou moins douteux. Que penser par exemple des chapeaux roses pour les petites filles frappées de l’insigne de la Big Red One – la 1re division d’infanterie américaine – proposés par l’Overlord Museum à deux pas du cimetière de Colleville-sur-Mer ? De même, les musées participent à la construction d’une image fausse du débarquement qui est unanimement présenté comme « la plus grande opération militaire » de l’Histoire. Là encore, comme l’absence remarquée d’invitation au président Poutine, il n’est jamais fait mention des opérations gigantesques, bien plus importantes que le débarquement, mises en œuvre au même moment par les Soviétiques. Par ailleurs, la présence de nombreux reconstituteurs pose également question quant au sérieux et à l’authenticité de leur démarche historique. Si certains sont d’un sérieux quasi professionnel qui permet aux plus jeunes d’approcher et de comprendre les réalités de la vie quotidienne des combattants de l’époque, d’autres ressemblent plus à des amateurs au comportement parfois plus festif que scientifique, voire irresponsable lorsqu’ils sont au volant de leurs véhicules.

Bref, loin du discours officiel et derrière le vernis des présentations télévisées, l’Histoire ne sort pas grandie de cette 75e commémoration du débarquement allié en Normandie. Le Centenaire de la Grande Guerre avait déjà montré de nombreux signes de faiblesses en la matière [comme je l'anticipais et le craignais] et, malheureusement, le Jour-J ne fait que les confirmer. Il appartient donc aux historiens mais aussi au public averti de travailler encore et encore pour porter un message clair, dégagé des intérêts partisans afin de transmettre l’histoire correctement.

Sylvain Ferreira

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Au fait, la propagande hollywoodienne, ça marche :


En doutiez vous ?

mercredi, mai 08, 2019

Qui est « tu » ? Histoire de ta bêtise.



Je suis d'accord avec Michel Drac. Je le vis au quotidien.

Je crois qu'effectivement le moteur du macroniste  (qu'il soit enthousiaste ou réticent) est la peur que le monde où il est bien au chaud change et que son instrument essentiel est le mensonge multiforme, à commencer par le mensonge à lui-même (j'ai éprouvé la difficulté qu'il y a à ramener un macroniste de ses discours abstraits à la réalité des rapports de force, de qui profite de quoi, de qui domine et de qui est dominé).

Dans mes discussions avec les macronistes, j'ai été frappé, comme Michel Drac, par leur incapacité à sortir des slogans pseudo-mémoriels genre le retour des années 30 et à prendre réellement en compte la perspective historique, à placer Emmanuel Macron dans le temps long (ou pas trop court).

Le mensonge principal du macroniste tient toutefois à sa position personnelle : il croit partager les intérêts de l'hyper-classe mondialisée alors qu'il n'en est que le petit soldat, sacrifiable sans hésitation et déjà bien engagé sur la pente glissante du déclassement.

Dit autrement, le macroniste ne comprend pas (pour les discussions que j'ai pu avoir, il n'est pas très intelligent) qu'il est plus proche des Gilets jaunes que des commanditaires d'Emmanuel macron, les Drahi, Niel et compagnie.









mercredi, avril 03, 2019

Macron, la « fake news » personnifiée

Myriam Revault d’Allonnes: le montage trompeur de l’Élysée révèle l’irruption de la post-vérité en politique.

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N’est-ce pas enfin paradoxal qu’un gouvernement qui prétend lutter contre les « fake news » (en particulier sur Internet) y ait, d’une certaine manière, recours lui-même ?

Bien évidemment, c’est une contradiction flagrante. Le problème n’est pas d’ordre moral mais il a un rapport évident avec la légitimation (ou le déficit de légitimité) d’un pouvoir qui, d’un côté, dénonce à juste titre l’anonymat pervers des réseaux sociaux et prétend faire tomber le masque en installant les conditions d’un débat public avec les citoyens et qui, de l’autre, se compromet avec les pratiques mêmes qu’il condamne. Encore une fois, c’est la démocratie elle-même qui se trouve ainsi affaiblie et entamée. On ne rappellera jamais assez que seuls les fais peuvent informer les opinions et qu’il n’y a d’opinion publique digne de ce nom que celle qui respecte les vérités factuelles. L’exemplarité et la responsabilité d’un pouvoir démocratique consistent aussi à promouvoir cette condition fondamentale.
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Qu'en termes galants ces choses là sont dites !

Disons la vérité plus clairement : Emmanuel Macron est la mensonge personnifié, puisqu'il ment sur ce qu'il est, puisqu'il est sans cesse en représentation (encore plus que ses prédécesseurs).


lundi, mars 11, 2019

Le grand retour de la pensée magique (Charles Gave)

Je me posais le même genre de questions il y a peu :

Le grand retour de la pensée magique (Charles Gave)

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Ce qui m’amène à la question essentielle : comment allons-nous nous libérer de l’emprise de la bêtise sur nos vies ?

La réponse est simple : En récupérant notre liberté de parole et en passant par les media que nos ennemis ne contrôlent pas ou pas encore, à condition que ces salopards ne les ferment pas et continuent de nous permettre de voter, ce qui est loin d ‘être gagné.

Une autre solution serait de ré ouvrir des abbayes bénédictines comme à l’époque où la nuit de l’esprit s’étendait sur l’Europe et de s’enterrer pour quelques siècles.

Les dix ans qui viennent nous dirons quelle solution sera la bonne.

Mais me retirer dans une abbaye me sourit peu…Tant qu’à faire d’être moine, je préfère être moine soldat et mourir l’épée à la main.
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Moi je serais plutôt du genre abbaye, mais bon, moine-soldat ... Le père Bruck me semble un bon modèle.

jeudi, mars 07, 2019

La culture de mort : en politique et en économie aussi (la soviétisation)

Saint Jean-Paul II disait que notre monde moderne était travaillé par la culture de mort. On a souvent, par lâcheté, réduit cette expression au problème de l’avortement. Elle était bien plus vaste. A cette culture de mort, il opposait la Vérité. Vérité sur l’homme, sur sa vie, sur sa raison d’être, sur la société.

Conséquence de la culture de mort, le règne du mensonge. Il y a des mensonges presque comiques. Par exemple, la mascarade de la terrible menace Le Pen qui a mobilisé les imbéciles pour Macron. Nous sommes quelques uns à en avoir ri de bon cœur.

Mensonge plus insidieux et beaucoup plus grave : la manipulation des prix par les banques centrales depuis trente ans. De bulles en bulles qui enrichissent les riches. Cette manipulation détruit nos économies aussi sûrement que l’immigration incontrôlée détruit nos sociétés.

En empêchant l’épreuve de la vérité des prix, elle pérennise les situations malsaines et pervertit les mécanismes économiques.

Or, suivant une technique de manipulation des esprits que nous connaissons bien, des ballons d’essai sont envoyés pour acclimater l’idée folle que les banques centrales pourraient financer directement les déficits publics (vous savez, ce que, suivant un mythe débile, la fameuse loi de 1973 est censée empêcher).

La conséquence est connue : la soviétisation de l’économie, gérée par des comités de technocrates (bien sûr, anti-démocratiques par essence). L’Etat, soulagé des soucis de financement, étend indéfiniment son emprise et celle de ses clients (dont les grosses boites conniventes). La vraie propriété privée est évincée. Bien sûr, pour les imbéciles, afin qu’ils continuent à bien voter, on garde les anciennes formes de l’économie, vidées de leur substance.

Ce n’est pas franchement une nouveauté : nous sommes déjà très avancés dans ce système. Il s’agit juste d’une étape supplémentaire.

Ensuite, dans quelques années ou quelques décennies, destruction de la monnaie, hyper-inflation à la vénézuélienne.

Et individuellement ? On ne peut pas s’opposer par l’intérieur. Il faut soit y participer soit s’en abstraire.

Il y a de plus en plus de gens, certes encore très minoritaires, choisissant le retrait. Si cela a un sens économique (au moins, ceux-là savent probablement mieux pourquoi ils vivent que les gros cons en 4x4), c’est inefficace politiquement.

samedi, février 23, 2019

Les Gilets jaunes, les juifs et la manipulation médiatique du pouvoir


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A quoi sert le CRIF ?

22 février 2019

Par Yves MAMOU (une tribune refusée par deux grands médias )


Dans un entretien accordé au Parisien le 18 février, Francis Kalifat, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a appelé Emmanuel Macron à « prendre des mesures drastiques pour faire cesser ces manifestations (de gilets jaunes), qui ne servent plus à revendiquer sur le pouvoir d’achat, mais à exprimer la haine des institutions, de la République et des juifs ».

Tous les observateurs du fait social ont remarqué que le mouvement des gilets jaunes est aujourd’hui gravement infiltré par différentes organisations de la droite et de la gauche extrêmes, dont bon nombre sont ouvertement antisémites. Il est aussi évident que le climat social incite à une libre expression de la haine du juif : l’agression dont a été victime l’académicien Alain Finkielkraut par des pro palestiniens d’obédience salafiste revêtus d’un gilet jaune, la profanation du cimetière juif de Quatzenheim en Alsace, le tir à la carabine de jeunes de Sarcelles contre les juifs sortant de la synagogue, la publication de statistiques récentes sur la hausse importante des délits antisémites sont les signes les plus manifestes d’une dégradation de la situation.

Cette même situation autorise-t-elle le président du CRIF à réclamer bille en tête l’interdiction d’un mouvement social qui s’en prend à la personne même du président de la République ? Est-il du rôle du président d’une institution juive d’instrumentaliser l’antisémitisme à des fins politiques ? Est-il du rôle du président du CRIF de participer à l’instrumentalisation de l’antisémitisme par le pouvoir politique ? Surgit alors la question : de qui le CRIF sert-il les intérêts ? Ceux des Français juifs ? Ou ceux du pouvoir politique ?

Au printemps 2017, au cœur de la campagne présidentielle, quand Sarah Halimi a été assassinée et défenestrée par un islamiste malien, le CRIF n’a pas bougé. Pas publiquement du moins – ses dirigeants ont agi comme à leur habitude, en exprimant leur inquiétude auprès des autorités… qui ont répondu par des paroles rassurantes qui n’engagent que celui qui les reçoit. Dénoncer publiquement le risque islamiste avec Marine Le Pen donnée présente au second tour de l’élection présidentielle aurait été interprété comme un soutien au FN. Et quand finalement une marche blanche a été organisée, le CRIF a été suiviste plutôt que moteur. Ses représentants ne voulaient pas gêner la candidature d’Emmanuel Macron. Tout comme ils n’ont guère insisté – publiquement – auprès de l’institution judiciaire pour que le crime commis par Kobili Traoré contre Sarah Halimi soit qualifié de crime antisémite. Aujourd’hui encore, le juge hésite à qualifier le crime de Kobili Traore de crime antisémite sans que les dirigeants du CRIF s’en émeuvent. Publiquement du moins.

En mars 2018, quand Mireille Knoll a été sauvagement assassinée à son domicile par un islamiste, le CRIF s’est réveillé et a accaparé la mobilisation. Il a, le 28 mars 2018, organisé une « marche blanche » – comme si la vieille dame avait été frappée par la foudre et non sauvagement poignardée – et le ralliement rapide de LREM à cette marche silencieuse, tout comme le refus d’inviter le FN, laissent penser que les choix politiques du CRIF sont ceux qui arrangent le pouvoir, celui d’Emmanuel Macron en particulier.

En ayant pris l’habitude de parader aux côtés d’officiels musulmans, généralement à la demande du pouvoir politique, en laissant entendre que le danger pour les juifs en France continue de venir de l’extrême droite, en appelant à la répression contre les gilets jaunes pour satisfaire le président de la République, le CRIF brouille les cartes. Sa proximité avec le pouvoir politique satisfait sans doute l’ego des dirigeants du CRIF, mais en agissant par complaisance, le CRIF prive les juifs d’un authentique porte-voix autant qu’il prive le pouvoir politique d’un point de repère.

Dans une période où la sécurité physique des juifs est de moins en moins garantie, cette faiblesse dans la représentation est pour le moins coupable. Le souci du CRIF de ne pas déplaire au pouvoir politique n’a rien d’isolé. Les dirigeants du Mémorial de la Shoah ont pestiféré l’historien Georges Bensoussan dès lors que les islamistes du CCIF et les associations antiracistes (infiltrées par ces mêmes islamistes) avaient lancé contre lui un processus de harcèlement judiciaire. Injustement accusé de « racisme » et d’islamophobie, et bien que relaxé en première instance et en appel, Georges Bensoussan détaché par l’Education nationale au Mémorial de la Shoah depuis plus de vingt-cinq ans, fut « puni » d’avoir attiré l’attention publique sur lui. Les dirigeants du Memorial de la Shoah lui ont retiré « peu à peu ses fonctions de formateur auprès de policiers, magistrats et professeurs » et la direction du Mémorial n’a pas répondu favorablement au vœu de l’intéressé de continuer d’exercer cette fonction après sa mise en retraite automatique de l’Éducation nationale dont il dépendait.

Après sa relaxe par la cour d’appel, Georges Bensoussan a mis en cause (Causeur, 5 juin 2018) ces « notables israélites» qui se font « toujours aussi discrets dans la défense de leurs congénères depuis l’affaire Isidore Cahen en 1849, jusqu’à l’affaire Dreyfus. Pas de vagues : c’est le leitmotiv de cette grande bourgeoisie depuis deux siècles. C’était déjà vrai lors de la révolution de 1848… Mes propos “islamophobes” avaient selon [les dirigeants du Mémorial de la Shoah] heurté une population des banlieues qu’il ne fallait pas effaroucher. Comme il ne fallait pas non plus effaroucher la puissance publique, elle-même effrayée à l’idée de heurter ces milieux ».

CRIF ou Mémorial, les élites juives ont le comportement des élites modernes. Leur proximité avec le pouvoir les pousse à agir comme le pouvoir, ce qui ne rend service à personne, ni au pouvoir, ni aux juifs.

En agissant ainsi, les dirigeants de la communauté juive obéissent à un réflexe ancien : c’est le Prince qui traditionnellement protège les juifs des humeurs meurtrières de la populace. Ils oublient cependant la grande leçon du XXème siècle : c’est l’Etat (nazi) qui a exterminé six millions de juifs européens, c’est l’Etat soviétique qui a envoyé les juifs russes au Goulag par centaines de milliers. Et rien ne dit que ce tournant où l’Etat devient l’acteur principal de l’antisémitisme soit révolu. Face à un Etat qui, en France, n’a plus de républicain que le nom et qui sert les intérêts des communautés en fonction de leur importance électorale, qui peut certifier aux dirigeants du CRIF ou du Memorial que l’Etat en France protègera – autrement qu’en paroles – les Français juifs quand ils sont menacés au quotidien par l’antisémitisme d’autres communautés ?
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Les Gilets Jaunes et les juifs

par Yves Mamou

Posté le 6 janvier 2019

Il y a chez les Français juifs – notamment ashkénazes mais pas seulement – une grande réticence vis à vis des Gilets Jaunes. Dans ce bouleversement de la République qui est en cours, ils voient un bouleversement des boucliers institutionnels, ces boucliers qui protègent les juifs (laïcité, citoyenneté, lutte contre l’antisémitisme…).

Certains me disent « Mon cher Yves Mamou,nce que vous n’avez pas compris c’est qu’à terme les hommes en jaune s’attaqueront à nous les juifs, c’est ce que vous ne voulez pas voir ! »

A tous ceux-là je dis: « continuez à défendre Macron qui importe chaque année un demi million de musulmans dont la grande majorité est antisémite sur le mode pratiquant, qui vote toutes les résolutions anti-israéliennes à l’Onu et à l’Unesco, qui finance les Palestiniens et veut sauver la mise des ayatollahs en Iran. A tous ceux-là, je dis : l’antisémitisme est déjà institutionnalisé, c’est maintenant, depuis longtemps et c’est un antisémitisme de l’élite.

J’ajouterais que pour l’instant, pour moi, les gilets jaunes sont les enfants de ces braves gens du peuple français qui ont sauvé les juifs, qui les ont hébergés, cachés pendant la guerre. Et si les Gilets Jaunes sont en lutte, ce n’est pas contre les juifs mais contre les descendants de ceux qui ont vendus les juifs aux nazis.

Et si l’antisémitisme surgit en jaune demain, il sera toujours temps d’aviser.

Est ce que c’est clair ?
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Ce qu'on peut compléter par :

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D’Anne Mansouret, via David Duquesne :

« Pour avoir très attentivement et très objectivement observé et analysé l’antisémitisme sur plus d’un demi-siècle, à Paris dans les milieux populaires et bourgeois (pendant 20 ans), en banlieue dans les « quartiers », en province dans les campagnes et les zones dites périphériques (où j’habite depuis 20 ans), je peux faire deux constats :

1/ Il n’y a pas d’antisémitisme aujourd’hui dans ce qu’il est convenu d’appeler les classes moyennes et moyennes inférieures, ni dans les catégories les plus modestes, où se trouve le cœur du mouvement des Gilets Jaunes...

Pour l’excellente raison qu’il n’y a pas de juifs dans leur environnement social et géographique. On perçoit encore quelques sous-entendus discrètement antisémites dans certaines catégories bourgeoises de province, mâtinées d’aristocratie « rurale ». Regrettable, bien sûr, mais pas vraiment préoccupant.

2/ L’antisionisme et l’antisémitisme sont extrêmement violents dans les « quartiers » même lorsqu’il n’y a pas le moindre embryon de communauté juive, comme c’est le cas à Évreux par exemple. Dans ces quartiers situés à la lisière des grandes villes (Bordeaux) et des villes moyennes du 92/93/95 la haine du « feuj » est viscérale. Elle émane des jeunes (d’origines principalement maghrébines) via la désinformation des fake news propagée par les médias, les réseaux sociaux et la rumeur islamique. La propagation de cette forme d’antisémitisme est récente ; elle n’a rien à voir avec l’antisémitisme du début du XXème siècle. Né à la fin des années 1990 et au début de notre siècle, au lendemain des conflits israélo-palestiniens au Moyen-Orient, cet antisémitisme a prospéré dans les quartiers depuis les attentats du 11 septembre et tout au long des années 2010.

Utiliser la recrudescence de l’antisémitisme à des fins politiciennes, manipuler cyniquement l’opinion publique en mettant de l’huile sur le feu pour aviver l’indignation dans les cénacles de l’intelligentsia médiatique parisienne qui a attrapé la jaunisse anti-ploucs...

C’est, à mes yeux, profondément INDIGNE. »
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Pour qui connaît la France et les Français (précaution réthorique que je prends, car, à lire certains commentateurs de l'actualité, j'ai l'impression qu'ils vivent sur la planète Mars), la question de la judéophobie en France en 2019 est limpide.

La vieille judéophobie française (parfois virulente mais jamais au point de donner du poids à un parti politique s'en réclamant) a été éradiquée par le choc du judéocide hitlérien (et peut-être aussi par l'insistance catholique sur nos frères juifs). Elle subsiste à l'état de traces (hélas renaissantes à force de laxisme et d'instrumentalisation) dans l'anticapitalisme.

A cela, vient s'ajouter une nouvelle judéophobie, celle des musulmans (sur ce sujet comme sur bien d'autres, la distinction entre musulmans et islamistes est spécieuse).

On voit bien là l'hypocrisie de la « lutte contre l'antisémitisme » officielle : elle est promue par ceux-là mêmes qui font s'installer en France, tous les ans, des centaines de milliers d'étrangers à la culture et la religion violemment judéophobes (comme le rappelait récemment GW Goldnadel, tous les meurtriers de juifs en France de la dernière décennie sont musulmans).

Quant aux Gilets jaunes, c'est là aussi très clair : ils n'ont pas la sociologie urbaine des judéophobes, que ceux-ci soient anticapitalistes ou musulmans. Les juifs ne sont tout simplement pas une préoccupation de la France des ronds-points.

Bref, la « lutte contre l'antisémitisme » officielle n'est qu'un prétexte pour réprimer les Gilets jaunes, ce qu'applaudissent bien fort les victimes de la Grande Trouille Bourgeoise.






mardi, février 19, 2019

Retour des djihadistes : la solution,

Notre petit monde politico-médiatique se torture le cervelet à propos du retour des djihadistes, dont même eux, avec leur capacité infinie à mentir, n'arrivent pas à nier que c'est très dangereux.

Pourtant, il y a une solution simple et juste, et respectueuse du choix des djihadistes (1) : la peine de mort pour trahison.

Mais, évidemment, quand, par lâcheté, par pusillanimité, notre classe dirigeante refuse d'envisager la solution simple, juste et sûre, ils ne restent plus que les solutions compliquées, injustes et dangereuses.

Les djihadistes ont bien raison de nous prendre pour des lâches et des décadents, nous le leur prouvons tous les jours.

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(1) : les traiter comme des malades ou des délinquants, c'est se mentir sur ce qu'ils sont.

mardi, janvier 01, 2019

Bertez : un triste anniversaire, 20 ans d'Euro.

Bertez : un triste anniversaire, 20 ans d'Euro.

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La Construction monétaire européenne est une erreur.

Léon, le bon vieux et sanguinaire Léon Trotsky disait :

« Les erreurs théoriques conduisent aux catastrophes pratiques ».

Il disait aussi : « Seule la vérité est efficace ».

Ce jour est le 20ème anniversaire du lancement de l’Euro en tant que monnaie unique de la zone.

Il est évident que cet anniversaire devrait être l’occasion d’un Grand Débat, un débat à plusieurs niveaux, niveau national, niveau européen, niveau international. Car la question du succès ou de l’échec est omniprésente. Politiquement, économiquement, financièrement, monétairement, socialement. Et peut être un jour, militairement je le crains.

Au lieu des cérémonies bidon, des mascarades ce serait faire oeuvre historique plus utile que de lancer, conduire, éclairer ce débat.

Hélas, l’Euro a été conçu comme une vilenie, comme une manoeuvre honteuse, pour mettre les peuples devant le fait accompli d’une intégration dont ils ne voulaient pas et on continue sur la lancée qui est celle de l’obscurantisme. Ou si on veut pour parler vulgairement : la lancée de la charrue avant les boeufs. Les boeufs étant bien sûr les peuples !

L’Euro est marqué du sceau de la honte, du caché, du mensonge ne l’oubliez pas dans vos réflexions.
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Pendant ce temps, Les Echos continuent leur propagande habituelle, ça en devient franchement comique (un dernier sursaut de bon sens leur a fait supprimer la possibilité de commenter) :

L'euro, notre bien le plus précieux

C'est bon de rire.

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La zone Euro est-elle le cancer de l’UE ?









jeudi, décembre 27, 2018

2019, l'année d'après les gilets jaunes

Je pense que le mouvement des gilets jaunes est fini sous sa forme primitive et j'ignore la suite (c'est en soi une bonne nouvelle. Cela signifie que l'histoire a été remise en marche et qu'il y a une autre perspective que le déclin inexorable promis par les technocrates qui nous gouvernent depuis quarante ans).

Nous sommes, puisque l'élite faillie, contrairement à l'aristocratie de l'ancienne France, à Charles X et à Louis-Philippe, ne veut pas lâcher le manche pour éviter l'effusion de sang mais au contraire s'accroche par tous les moyens, dans le pur rapport de force.

Je vois trois pistes de réflexions :

1) la finance. Comme je l'ai écrit souvent, nous vivons depuis quarante ans sous le règne du mensonge et le dévoilement de ce mensonge sera la banqueroute. C'est pourquoi toutes les mesures dépensières réclamées par les gilets jaunes sont bonnes à long terme puisqu'elles rapprochent l'effondrement de ce système mauvais, notamment de l'Euro. Même si, à court terme, cela sera une catastrophe avec des vrais morts. Mais on ne solde pas quarante ans de folie technocratique sans casse, alors le plus tôt sera le mieux. Inutile de parler de la fin de l'Euro, qui effraie les peuples. Il suffit de faire ce qu'il faut pour qu'elle advienne, sans en parler (il y a dans l'insistance à la Philippot ou à la Asselineau sur la sortie de l'Euro une vanité d'intellectuel : les gens ne veulent pas en entendre parler, hé bien, on n'en parle pas). Je pense que c'est la démarche de Salvini en Italie .

2) la répression. Il est clair que le pouvoir mondialiste a choisi pour la France la répression sous toutes ses formes : policière (1), médiatique et politique. Je pense que les armes les plus utilisées contre les gilets jaunes vont être : la justice, le fisc et le flicage d'internet. Le fisc et la justice vont décapiter le mouvement, le pourrissement d'internet va tenter de les empêcher de se coordonner (nul doute que les GAFA prêtent leur concours au gouvernement). Remarque personnelle : la censure du Figaro à mon égard est devenue plus subtile : mes commentaires ne sont plus refusés, ce dont je pourrais me plaindre, ils ne sont plus traités (ni publiés, ni modérés).

3) Que faire ? Là, je suis sec. Pour l'instant.

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(1) : là encore, les gilets jaunes vont à l'essentiel, puisque ce qui circule sur internet, c'est qu'on emploie contre eux les moyens qu'on n'ose pas employer contre les racailles musulmanes.

jeudi, décembre 13, 2018

Post-vérité : quand les progressistes cèdent à leur tour au complotisme

Les bien-pensants m'ont particulièrement énervé ces derniers temps en répandant l'idée que les complotistes et les semeurs de nouvelles fallacieuses étaient exclusivement du coté de leurs ennemis.

Or, nous n'en finirions de recenser leurs mensonges, en général plus graves de conséquences que les théories du complot des « populistes » : « L'Euro nous protège », « L'immigration n'est pas massive » puis « L'immigration est massive mais ce n'est pas grave » puis « De toute façon, c'est trop tard » ou encore « Trump a été élu grâce aux Russes » ou « Les gilets jaunes ont exclusivement des revendications sociales », « Le niveau scolaire monte » ... Je continue ?

Cet article remet les choses en place :








Post-vérité : quand les progressistes cèdent à leur tour au complotisme


«La post-vérité est une réappropriation de la théorie du complot par la bourgeoisie bien-pensante mondialisée», estime Yves Mamou.


FIGAROVOX/TRIBUNE - Yves Mamou dénonce une gauche qui, mise en difficulté, préfère selon lui céder aux théories conspirationnistes plutôt que se remettre en question. Il l'observe en particulier au sujet de l'islam et de l'immigration.



Yves Mamou est un ancien journaliste du Monde. Il a également collaboré au Canard Enchaîné, à Libération et à La Tribune. Collaborateur régulier du site américain The Gatestone Institute, il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Hezbollah, dernier acte (éd. Plein jour, 2013) et Le Grand abandonLes élites françaises et l'islamisme (éd. L'Artilleur), paru le 25 septembre 2018.



La «post-vérité» est le terme savant que les médias emploient pour désigner le «populisme», c'est-à-dire le comportement électoral erratique des classes populaires. Sidérées que leurs peuples ne savourent pas les beautés du multiculturalisme, les élites européennes expliquent le ressurgissement d'une extrême droite que l'on croyait quasi exterminée depuis la seconde guerre mondiale (Le Pen en France, l'AfD en Allemagne ou Salvini en Italie) d'une seule manière: dans le monde surmédiatisé qui est le nôtre, les faibles d'esprit, les sous-éduqués, les pauvres en diplômes sont forcément manipulés par des forces agissant de l'extérieur.
En 2015, on a pu lire dans The Guardian que les Britanniques avaient voté le Brexit parce qu'ils avaient été trompés par des fake news sur l'immigration. Aux États Unis, le procureur Mueller enquête depuis deux ans à Washington sur un «complot» russe qui aurait favorisé l'élection de Donald Trump.
Conscient des risques qui pèsent sur son éventuelle réélection, le président Emmanuel Macron s'est protégé en faisant voter une loi contre les fake news en mai 2018. Comme l'expliquait Françoise Nyssen, ministre de la Culture, qui portait le projet de loi, «renvoyer les citoyens à leur seule capacité de discernement serait céder à la démagogie».
Les tenants de la post-vérité jugent qu'un monde surmédiatisé rend le peuple peu fiable et sa cervelle - quand on lui en reconnaît une - apparaît menacée par toutes sortes d'humeurs conspirationnistes, forcément manipulées de l'extérieur.

« Renvoyer les citoyens à leur seule capacité de discernement serait céder à la démagogie », déclarait Françoise Nyssen.


L'idée que le monde soit piloté par des marionnettistes tirant les ficelles en sous-main a longtemps été une caractéristique de la pensée politique d'extrême droite. La post-vérité est une réappropriation de la théorie du complot par la bourgeoisie bien-pensante et mondialisée.
L'essayiste américain John Gray, dans un article récent de la revue The Spectator a narré sa stupéfaction au spectacle offert par l'intelligentsia de New York au lendemain de l'élection de Donald Trump. «La ville était possédée par des visions de conspiration. Personne ne s'intéressait aux raisons qui avaient poussé les partisans de Trump à voter comme ils l'avaient fait. Nombreux étaient ceux qui invoquaient la petite intelligence, la mauvaise éducation et les valeurs rétrogrades des 63 millions Américains électeurs de Trump. Le plus frappant était le nombre, parmi mes interlocuteurs, de ceux rejetaient le résultat. L'élection, ils en étaient convaincus, était le résultat d'une manipulation. Les défaillances de la société n'étaient pas en cause, seule une influence maligne avait pu bouleverser ainsi l'ordre politique américain».
Si la post-vérité est un complot pour dévier le bon sens des individus et des peuples, il n'est pas interdit de se demander si la bourgeoisie qui nous gouverne ne serait pas en réalité elle-même victime de la post-vérité qu'elle dénonce.
Sinon, comment comprendre les propos tenus par Angela Merkel, le 23 novembre dernier, au colloque de la Fondation Konrad Adenauer? S'exprimant à ce colloque consacré au rôle des parlements nationaux dans la mondialisation, Angela Merkel a estimé qu'ils ne devraient en avoir aucun. «Entre globalisation et souveraineté nationale, les États-nations devraient renoncer à plus de souveraineté encore…» a-t-elle déclaré. Ainsi, les mauvais coucheurs qui ne supportent pas l'insécurité physique et culturelle engendrée par une immigration incontrôlée n'auront donc plus de possibilités de l'exprimer démocratiquement par leur bulletin de vote. Les défaites électorales subies par son parti, la CDU, la quasi-rupture idéologique avec son clone, la CSU, la montée en puissance des Verts mais aussi l'entrée au Bundestag d'une droite dure incarnée par Alternative pour l'Allemagne deviennent ainsi autant de migraines que les nouveaux dirigeants supranationaux s'épargneront.

Les politiques libérales faites de bulles financières et d'immigration sans frontières sont la cause du «populisme».


Supprimons la démocratie et le bulletin de vote, faisons le bien des peuples malgré eux, ils nous remercieront plus tard.
Au même colloque de la Fondation Konrad Adenauer, Merkel a défini le nationalisme comme le fait de «penser que vous pouvez tout résoudre tout seul et ne penser qu'à vous-même». Si la chancelière allemande est animée par des dispositions aussi généreuses, pourquoi refuse-t-elle obstinément que les formidables excédents commerciaux de l'Allemagne soient utilisés à redresser la croissance des pays de l'Europe du sud, cela afin de rendre moins douloureux leurs nécessaires ajustements budgétaires? Si «le patriotisme inclut l'intérêt de l'autre» comme l'a encore ajouté Mme Merkel, quel peut bien être l'intérêt de paupériser la population de l'ensemble de l'Europe du sud?
Le traitement politique qu'Emmanuel Macron a réservé à l'affaire des «gilets jaunes» montre que, comme Angela Merkel ou les bobos de la côte Est des États Unis, face à une réalité inattendue, notre président se montre incapable de réévaluer ses propres présupposés. Dans le monde magique du locataire de l'Élysée, il est impensable que des centaines de milliers de Français, surgis de nulle part, entreprennent de bloquer routes et ronds-points contre une si évidente et nécessaire taxation des produits pétroliers. Cette insurrection populaire n'étant ni rationnelle ni acceptable, notre président a d'abord tenté de discréditer l'ampleur du mouvement en diffusant des chiffres fantaisistes sur le taux de participation aux blocages et manifestations. Comprenant que les «gilets jaunes» représentaient finalement un risque politique majeur, il a tenté de les criminaliser en imputant les décès des «gilets jaunes» aux «gilets jaunes» eux-mêmes. Il a aggravé cette tentative de criminalisation en laissant des bandes de voyous (banlieues, extrême gauche, extrême droite) parasiter la manifestation «gilets jaunes» de leurs scandaleuses violences. De pseudo cyber-études ont fini également par surgir pour étayer une manipulation des Gilets Jaunes par de fantomatiques et poutiniens comptes Twitter. Toutes ces tentatives de déréaliser une dure réalité n'ont cependant pas réussi à faire chuter la popularité du mouvement Gilet Jaune dans l'opinion publique. C'est alors que notre président Marie-Antoinette s'est résolu a jeter des morceaux de brioches Smic et CSG par la fenêtre télévisée de son palais de l'Élysée.

Nos bourgeoisies libérales seront-elles assez raisonnables pour éviter d'imposer par la force leurs chimères ?


Est-il si difficile de penser que les politiques libérales faites de bulles financières et d'immigration sans frontières menées depuis trente ans en Europe sont la cause de l'avènement du «populisme» ou de «leaders illibéraux»? Faut-il recourir à de ridicules conspirations russes ou chinoises pour s'éviter le déplaisir de réévaluer ses présupposés? Emmanuel Macron ne voit-il pas la contradiction qui peut exister entre une distribution de pouvoir d'achat aux «gilets jaunes» et la signature le même jour d'un Pacte de Marrakech qui ouvre les frontières de la France à une main-d'œuvre africaine et nord-africaine qu'il faudra loger, financer et soigner aux frais du contribuable?
Les réformes douloureuses qu'Emmanuel Macron inflige aux Français pour complaire aux mythes anti-inflationnistes allemands sont-ils raisonnables en l'absence d'inflation?
Le traitement du terrorisme par le gouvernement n'est pas moins irréel que le traitement réservé aux «gilets jaunes». Sur France Inter, Laurent Nunez, co-ministre de l'Intérieur a estimé que l'attentat de Strasbourg par un musulman, fiché S, connu pour des actes de délinquance - soit toutes les caractéristiques du djihadiste classique - ne pouvait être qualifié «d'attentat, parce que le tireur n'a jamais essayé de se rendre en Syrie». La question n'est pas de savoir si nos ministres croient ce qu'ils racontent, mais s'ils continuent de penser que les Français croient encore en leurs messages.
Se pourrait-il, après la chute du mur de Berlin, qu'une bourgeoisie tout aussi dogmatique que celle qui prévalait à Moscou sous Brejnev, se soit installée aux commandes des économies occidentales? La bourgeoisie soviétique fut somme toute assez raisonnable pour jeter l'éponge en 1989 estimant que le divorce entre la réalité et les chimères du communisme avait assez duré. Nos bourgeoisies libérales seront-elles assez raisonnables pour éviter d'imposer par la force leurs chimères à des populations qui, en nombre croissant, ne les gobent plus?







dimanche, octobre 21, 2018

Les frontières de l'homme

D'abord, rions un peu des gauchistes avec Stéphane Montabert.

Un article qui se moque de leur sectarisme :

Personnages Non Joueurs

Puis de leur obsession raciale digne d'Hitler (si vous connaissez les gauchistes, vous savez que je n'exagère pas ) :

Elizabeth Warren et l'ADN de la bêtise

De telles choses ne sont possibles qu'à une époque où la crétinerie est aussi profondément ancrée dans la communauté que la teinture dans le tissu. Comme le fait remarquer Jean-Paul Brighelli, l'intelligence est collective, la bêtise également. Nous avons le malheur de vivre une époque où la bêtise collective l'emporte, envahit tout. Cela ne nous empêche pas de vivre, la respiration est juste un peu plus difficile. A titre individuel, nous pouvons prendre des mesures prophylactiques : éteindre la télé et la radio, débrancher les écrans, lire les auteurs anciens, préserver les vieux principes en les vivant et en les transmettant sans esprit de recul ...

L'intelligence artificielle, l'opium du XXIe siècle

D'un point de vue darwinien, l'intelligence sert à survivre et à se reproduire. Les idiots disparaîtront le jour où, à force d'idiotie, la vie sera redevenue difficile et que nous ne pourrons plus entretenir comme aujourd'hui des troupeaux de crétins.

Dans les articles suivants, c'est moi qui souligne et commente (le gras et les crochets, comme chez le charcutier) :

Et vlan : une étude internationale montre que les pays où l’égalité femmes-hommes est la mieux respectée sont aussi ceux ou il existe de plus grandes différences comportementales entre les sexes.


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Vu que le fossé comportemental entre les hommes et les femmes ne rétrécit pas – mais, au contraire, s'élargit – dans les pays les plus économiquement développés et les plus socialement, politiquement et juridiquement égalitaires, on peut faire l'hypothèse que, dans ces sociétés, les hommes et les femmes ont d'autant plus d'espace pour développer les différences d'aptitudes, d'intérêts et de profils psychologiques innées existant entre les deux sexes et qui sont aujourd'hui très bien documentées.

Cette étude – qui est certes sans doute l'une des plus conséquentes sur le sujet, mais qui est loin d'être la seule, ce faisceau de preuves a aujourd'hui une bonne trentaine d'années – est évidemment contradictoire avec ce que nous disent les féministes orthodoxes, à savoir que les différences hommes-femmes sont une pure construction socioculturelle issue de l'arbitraire d'un rapport de force « systémique » voulu par et pour les hommes et maintenant les femmes dans une position dominée où elles n'ont pas la moindre [pouvoir]. C'est une lecture qui ne tient plus face aux faits et qui, dès lors, devrait être radicalement amendée. Mais on connaît malheureusement la force de l'inertie intellectuelle, notamment dans les milieux militants... [c'est mignon pour dire que les néo-féministes sont cons comme des balais. Et c'est pas gentil pour les balais.]
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L’euthanasisme n’est pas un humanisme

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Dans tous les cas, des discours dont l’intention initiale pouvait sembler louable (l’amour des autres et la tolérance, préserver les animaux maltraités, soulager les mourants), on aboutit à des conséquences qui ne sont pas qu’absurdes, mais « abjectes » : changer au choix d’identité, pratiquer la zoophilie et l’expérimentation sur les humains, légitimer l’infanticide de confort et la marchandisation des cadavres. Ces conséquences heurtent ce qu’Orwell appelait la « décence ordinaire » et on peut leur appliquer la formule du même Orwell : « Il faut être un intellectuel pour croire une chose pareille : quelqu’un d’ordinaire ne pourrait jamais atteindre une telle jobardise. » [vous savez ce que je pense : la massification de l'enseignement supérieur, c'est les 150 plaies d'Egypte. Nous nous retrouvons avec des hordes d'ânes savants. Des débiles vaniteux et sentencieux, bons-à-rien qui n'existent que par leur pouvoir de nuisance et de destruction et, sur ce plan seulement, ils ne chôment pas.] Ce qu’Auguste Comte, auteur cher à Braunstein qui le connaît bien, rejette comme « l’abus de la logique déductive » trouve là sa condamnation.

Ce qu’ont ensuite de commun les trois cas de « philosophie » en folie (théorie du genre, antispécisme, euthanasisme), c’est une « volonté déterminée d’effacer, au sens strict, toutes les frontières. Celle, fondamentale, de la dualité des sexes. Celle, traditionnelle, qui sépare l’homme de l’animal. Celle, sacrée, qui pour les humains trace la ligne entre vivant et mort ». Les différences doivent disparaître dans ce que Donna Haraway présente comme le véritable état de l’humanité : du compost. La même, qui ne doute de rien quand il s’agit de proférer des non-sens, prétend qu’il faut donc dériver humanité non de homo, l’homme phallique, mais de humus, pour que l’humanité se retrouve dans « la fabrication du sol et de la terre » !

« Ce sont les frontières qui font que l’humanité existe comme telle » Braunstein, philosophe ordinaire et sans faux-semblant, s’en tient à l’acquis commun de plusieurs siècles de philosophie : « L’humanité ne se constitue que par la mise en place de limites et de frontières. Ce sont les frontières qui font que l’humanité existe comme telle ». Tout l’effort de la connaissance, dans le langage et la pensée rationnelle (logos) est d’établir les distinctions nécessaires pour nommer et penser la diversité des choses et pour constituer, pour chacune d’entre elles, son identité véritable. « Ce sont les frontières qui préservent cette diversité qui fait la beauté du monde, qu’il soit humain ou animal. Au contraire, pour la pensée politiquement correcte, la diversité est d’autant plus célébrée qu’elle est niée dans une recherche pathétique du même qui aboutit à plaquer sur la vie animale les exigences d’universitaires américains totalement déconnectés de la réalité. [Je ferais retrouver le sens des réalités à tous ces salopards en les envoyant casser des cailloux pendant vingt ans à Cayenne. Vous voyez là une fois de plus mon coeur tendre puisque Socrate, lui, a été condamné à mort, à raison, pour avoir perverti la jeunesse athénienne] » Les identités n’existent que par les délimitations qui les séparent. Au demeurant, comme le savait Nietzsche, et comme l’a souligné aussi à l’occasion Michel Foucault, il n’y a pas de transgression possible ni, plus généralement, de dépassement ou de déplacement des limites si celles-ci ne sont pas d’abord reconnues dans leur réalité, qui ne les réduit pas à un artifice ou une construction arbitraire qui pourraient être niés par « performativité ».

Assurément, Braunstein se range ainsi parmi les antimodernes, et il n’est pas surprenant qu’on retrouve dans ses remarques conclusives un écho de ce sur quoi, dans une remarquable conversation récente, Pierre Manent et Jean-Claude Michéa tombaient d’accord : la modernité, sous sa forme la plus « avancée », est une fuite dans l’illimité, qui est un autre nom de la confusion générale où les différences sont abolies. L’individualisme réduit les droits de l’homme à la dictature du « C’est mon choix » dans ce que Michéa appelle joliment un « Sartre pour les nuls », dont la logique conduit, comme le dit cette fois Manent, à ce qu’on exige aujourd’hui de la loi, qu’ « au nom des droits humains [elle] condamne les composants du monde humain, les contenus de notre vie, à une existence spectrale ». Le constat de ces convergences donne cependant une raison d’espérer que tout n’est pas perdu et que le vieux monde a encore des ressources de résistance.
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vendredi, octobre 19, 2018

Le temps des crétins

Il y a quelques années, Jean-Paul Brighelli a écrit à propos de l’école un livre intitulé La fabrique du crétin. Bien sûr, les crétins ont grandi et se sont répandus dans la société.

Dans les deux dernières minutes de cette vidéo, Eric Zemmour déclare qu’il n’aime pas notre époque parce qu’elle est idiote, que le sentimentalisme remplace la raison, l’invective et l’anathème remplacent le débat.

Yves Michaud, après avoir noté que le néo-féminisme est lesbien et pédéraste, qu’il est donc le fait de femmes qui n’aiment pas les hommes et d’hommes qui n’aiment pas les femmes (discutant avec de jeunes femmes, je note deux tendances, celles qui sont intoxiquées par ce néo-féminisme et déjà aigries et celles qui ont compris, sans toujours le formuler exactement, qu'il ne faisait pas le bonheur des femmes), rappelle la nullité intellectuelle des militants style de Haas. Mais on peut généraliser (vegans, sans-frontiéristes et compagnie, c’est pas mal non plus).

La grande mode à Hollywood, c’est de condamner les contes sous prétexte que le Prince Charmant ne demande son consentement à Blanche Neige et à la Belle au Bois Dormant pour les embrasser (je n’invente rien). A ce stade de connerie, il devient inutile d’argumenter.

Ne nous attardons pas trop que cette « communauté éducative » qui refuse que son lycée soit baptisé Honoré d'Estienne d'Orves (le conseil général a passé outre, il a bien fait. Enfin des gens de droite qui ont compris qu'il ne faut rien céder). L'éducation nationale est, pour notre malheur, un réservoir de crétins particulièrement gratinés.

H16 nous détaille la navrante médiocrité de nos politiciens. Autre exemple : Julie Le Goïc, la bêtise arrogante rattrapée par le réel (elle a une belle tronche de vainqueur).

Et nous passerons vite sur l'islam et ce qu'en dit Houellebecq.

Bref, la bêtise est le trait le plus pénible de notre époque :  pas une douce bêtise gentillette, une bêtise crasse, à front de taureau, bien méchante, bien hargneuse, arrogante, sentencieuse, donneuse de leçons. Complétée par le règne du mensonge.

Mensonge et bêtise marchent du même pas. Je n’aime pas notre époque parce que ceux qui ont la parole sont des cons, des pauvres cons, des gros cons, des méchants cons, des connes excitées, des connes hystériques …

Ce n'est hélas pas une question de divergence d'opinions. Si c'était juste que je trouve idiots ceux qui ne pensent pas comme moi, ça serait un moindre mal. Mais non, l'incapacité à construire un raisonnement juste  et de bonne foi sur des faits pertinents est attestée partout.

Cette bêtise envahissante est vraiment terrible. Soljenitsyne disait que le plus usant en URSS était le mensonge permanent, intériorisé. On peut dire la même chose de la bêtise contemporaine.



Dernière remarque : à partir de 1h14, Zemmour explique que nous vivons dans une société de plus en plus totalitaire. Ce crétin de Naulleau s’offusque, ce qui est le signe infaillible que Zemmour a parfaitement raison. Le rapport avec la bêtise est évident.

Encore une video en ce sens :



Nos maitres ont intérêt à plonger et à maintenir les gens dans la connerie et il faut bien reconnaître qu'ils y réussissent. Malheureusement, ils sont aussi contaminés.

dimanche, septembre 30, 2018

TÉLÉFILM SAUVAGE SUR TF1 : AUTOPSIE D’UNE IMPOSTURE

TÉLÉFILM SAUVAGE SUR TF1 : AUTOPSIE D’UNE IMPOSTURE

Je dis juste cela pour mes lecteurs, rares j'espère, qui ne sont pas encore convaincus que la télévision est un instrument du Diable.


samedi, novembre 18, 2017

mercredi, novembre 08, 2017

Etre harcelé sexuellement ? Mais je ne demande que ça !

Ces histoires de harcèlement sexuel donnent une image lamentable des femmes : faibles mais hystériques, manipulables mais harpies, geignardes et pleurnichardes, rancunières et sans recul.

Je fréquente peut-être des femmes exceptionnelles (ce n'est pas impossible) mais celles à qui j'ai parlé de harcèlement m'ont répondu que, merci, elles savaient se défendre, et pas vingt ans après.

La vérité est toute bête : 99 % des femmes qui se plaignent aujourd'hui si fort et si publiquement, avec tant de retard, d'avoir été harcelées par des puissants d'hier sont des salopes qui ont préféré en connaissance de cause leur carrière à leur honneur (1) et qui espèrent se refaire, au match retour, une virginité et une notoriété. Salopes hier, salopes aujourd'hui, fidèles à elles-mêmes en somme. Rien à avoir avec les harcèlements et les viols dans nos banlieues islamisées, qui, eux, n'émeuvent aucun people.

Bien sûr, je dirais cela sur un media de grande diffusion, je serais grillé à vie, pour la simple raison que notre monde aime le mensonge, il le chérit, il le dorlote.

ACCUSÉS, COUCHEZ-VOUS !

Je précise pour les pisse-froid que le titre de ce billet est une plaisanterie (on ne sait jamais : en nos temps où des débiles profonds hargneux tiennent le haut du pavé, il vaut mieux dire certaines choses qui devraient aller sans dire).

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(1) : bien sûr, l'honneur à un prix qu'il faut être prêt à payer, mais ainsi va la vie. Suzy Delair (bientôt centenaire), quand on l'interroge sur une carrière pas aussi bonne qu'on aurait pu espérer, répond avec philosophie : « Je n'ai pas du flirter quand il le fallait ... »

dimanche, octobre 29, 2017

Règne de la vulgarité, règne du mensonge

Notre monde atteint des sommets de vulgarité. Le hashtag #balance ton porc n’est qu’un exemple parmi mille. C’est évidemment la résultante de l’esprit soixante-huitard et de l’effondrement de l’intelligence des occidentaux.

Au moins, pour se consoler, pourrait-on se dire que cette vulgarité inaugure des rapports plus sincères. Si tout le monde dit ce qu’il a sur le cœur sans retenue, les rapports sociaux seront plus vrais, n’est-ce pas ?

Cette manière de penser ajoute la vulgarité de la pensée  à celle du comportement et de l’expression. C’est un mensonge sur la nature de l’homme.

Non, l’homme n’est pas au premier degré. Non, il ne sait pas toujours ce qu’il veut. Et même quand il le sait, il peut très vite changer d’avis. Il regrette aussi souvent ce qu’il a fait que ce qu’il n’a pas fait. Il éprouve les plus grandes difficultés à se connaître lui-même. L’homme n’est pas ce robot moite qu’aiment y voir tous les modernes.

C’est pourquoi, aux époques où nous n’étions pas abrutis, nous apprenions à tourner sept fois la langue dans notre bouche. Pour prendre en compte toute notre complexité.

Pour conclure, la vulgarité ne crée pas des rapports sociaux plus sincères mais seulement plus violents.


samedi, octobre 28, 2017

Les indépendantistes bobos et l'agonie de la démocratie en Occident

Les histoires d'indépendances bobos illustrent à la perfection l'agonie des démocraties occidentales par le perfectionnement de la fabrique du consentement.

Prenons l'exemple de la Catalogne. L'indépendantisme y est entièrement bâti sur le mensonge.

Contrairement à ce que racontent les indépendantistes, la culture catalane y est pour majeure partie une création récente du système éducatif, un truc de bobos qui sont allés trop longtemps à l'école, le référendum était le contraire de démocratique (ou alors façon « démocratie populaire »), les Catalans ne sont pas opprimés par l'Espagne, la Catalogne ne peut être indépendante (comment cette région sur-endettée se paierait-elle une armée ?), elle sera juste dépendante d'un maître plus lointain, et l'avenir, si l'on en croit la démographie, est au Califat de Catalogne.

Quelle est la raison profonde de la tentative d'indépendance ? Non pas l'indépendance pour elle-même, mais  l'indépendance pour sauver le pouvoir des indépendantistes, qui sont un mélange de sectaires et de corrompus.

Comment en est-on arrivé là ? Par l'usage intensif des techniques modernes de perversion du débat démocratique. La principale est « l'émotisme » : on remplace tout débat rationnel par un échange, potentiellement violent, d'émotions.

Je te jette à la face ma colère de me sentir opprimé, je ne discute plus la réalité de l'oppression. Il est frappant de voir que les indépendantistes utilisent beaucoup ce registre.

Ces techniques de manipulation de l'opinion, issues des travaux des publicitaires et des psychologues, ont mis un siècle à mûrir, elles sont désormais à leur niveau d'efficacité maximale.

This is a bitter day for Spain and Catalonia. The independence saga has no good ending

Le lent déclin de l’esprit démocratique en Europe

Tout cela est possible parce qu'on est dans le domaine de la parlote, manipulé par des bavasseurs professionnels. Mais que la « vraie vie » vienne à se manifester par une guerre, par un désastre, par une invasion et il ne restera rien de la Catalogne indépendante.

Les vieilles nations européennes sont nées de la nécessité historique. Il se pourrait qu'elles disparaissent de ne plus avoir l'énergie d'affronter le tragique de l'histoire.

Car tous les torts ne sont pas du coté indépendantiste catalan : en se faisant la courroie de transmission (comme tous les gouvernements du sud de l'Europe, France incluse) des diktats européistes, berlino-bruxellois, le gouvernement de Madrid a délégitimé l’Etat-nation espagnol.

Déléguer sa souveraineté à Bruxelles et à Francfort est une tentative, vouée à l'échec, de sortir paisiblement de l'histoire. Or, la seule sortie de l'histoire que prépare une telle politique, c'est la disparition, et ce n'est jamais paisible.

samedi, septembre 09, 2017

Les mensonges du Système : Mélenchon et Mme Irma

Mélenchon, meilleure opposition à Macron ? Laissez moi rire !

Opération Mélenchon , ou comment le Système fabrique une opposition factice à Macron

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Car ces prétendus anticapitalistes combattent avant tout ceux qui… refusent la loi de l’argent, les patriotes et les identitaires. Comme durant la campagne présidentielle les candidats d’extrême gauche ont surtout attaqué Marine Le Pen et François Fillon, mais quasiment jamais Emmanuel Macron.

Comme ces prétendus « altermondialistes » ne militent pas contre le mondialisme : ils veulent seulement un mondialisme qui aille dans leur sens. Comme ces prétendus « antifascistes » font des risettes aux islamistes. Comme ces prétendus militants de « la cause animale » ne trouvent jamais rien à dire contre l’abattage hallal. Comme ces « féministes » estiment que le voile islamique libère les femmes. Comme les No Border, en favorisant par tous les moyens l’immigration en Europe, concourent activement à la constitution de l’armée de réserve du capital.

La superclasse mondiale s’accommode très bien, aujourd’hui comme hier, de l’extrême gauche, même si elle pense que le néo-libéralisme réussira là où la Révolution communiste a échoué. Car tout ce qui peut ébranler les nations européennes contribue à renforcer son pouvoir transnational.

La France insoumise et la France en Marche ne s’opposent pas : elles avancent au contraire main dans la main.
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Irma, un super-ouragan historique dans les Antilles

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« Rien ne permet aujourd'hui de dire que la fréquence des cyclones, dans cette région ou dans le monde, a augmenté ou va augmenter », rappelle Fabrice Chauvin, spécialiste de ces événements extrêmes au Centre national de recherches météorologiques (pour rappel, il n'y a pas de différence entre cyclones, typhons et ouragans autre que leur origine géographique). « Les modèles climatiques ne sont pas encore assez bien résolus pour arriver à répondre de façon catégorique, et nous n'observons pas de tendance claire en ce sens. »

Certains travaux prévoient même une très légère baisse de leur fréquence, à la limite des incertitudes de calcul. «L e réchauffement climatique a plutôt tendance à homogénéiser le climat tropical, ce qui n'est pas favorable à la formation des ouragans », analyse Franck Roux, directeur du laboratoire d'aérologie à l'Observatoire Midi-Pyrénées de Toulouse.
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Mais le Figaro a été tellement surpris par sa propre audace que, le lendemain, il publie les conneries suivantes :

« Chaque degré supplémentaire dans les océans donne plus d'énergie aux cyclones »

Les réactions des commentateurs sous l'entretien de Jouzel font chaud au coeur. L'ogre réchauffiste fait encore peur à quelques uns, mais il a beaucoup perdu de sa capacité d'intimidation.

Et puis, le Figaro m'a permis de bien rigoler :




J'en conclus qu'il y a en France 31 968 climatologues hyper-pointus. Avouez qu'il aurait été dommage de rater une info pareille !