Charles Gave effleure le fond des choses : la psychose COVID est infondée. AUCUNE mesure exceptionnelle n'est justifiée.
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dimanche, octobre 25, 2020
samedi, mars 14, 2020
samedi, février 22, 2020
lundi, octobre 21, 2019
Brexit : comme d'habitude, Charles Gave pèche par excès d'optimisme
Le Brexit me semble un point de bascule fondamental, comme a pu l'être l'élection de Trump (et sera sa ré-élection). C'est pourquoi je vous en parle tant.
Comme dans sa prédiction de l'éclatement de l'Euro, Charles Gave sous-estime, dans le processus de Brexit, le vice des opposants à la démocratie.
Il n'empêche que ses analyses sont bonnes, même si le poids relatif des forces en présence est mal apprécié :
Les forces de la Réaction Mondialiste défaites en rase campagne, ou l’Austerlitz de Boris Johnson
*************
Je dois l’avouer, j’ai un faible pour Boris Johnson (BOJO) et pour une raison très simple: il est tout ce que j’aime chez les Anglais [moi aussi, vous l'avez compris. Comme j'apprécie Trump. Il faut être un connard de bourgeois qui dissimule son immobilisme et son égoïsme derrière des considérations de forme pour ne pas voir les qualités, évidentes, de ces deux-là] . Le personnage est foutraque, désorganisé, extrêmement cultivé, absolument convaincu d’être absolument unique et totalement imprévisible, ce qui fait que tous ceux qui, eux, sont complètement prévisibles le méprisent autant que Rommel méprisait Montgomery [très mauvais exemple : Monty était une nullité crasse. Il aurait pu citer Marlborough, Wellington ou Nelson] ou Napoléon les « boutiquiers Anglais ». Et chacun doit se souvenir ici de qui a gagné en fin de parcours [les Anglais sont l'inverse des Allemands : bons en finance et en stratégie. Une des raisons de leur victoire contre Napoléon est que la Grande-Bretagne - qui n'a fini de rembourser qu'en 1900, si mes souvenirs sont justes, a emprunté à un taux moitié de celui de la France]…
[...]
L’idée des partisans du maintien en Europe étant bien sûr que, de refus en refus, les électeurs se lasseraient peut-être et que le Brexit finirait par ne pas avoir lieu.
Le parlement ayant collé un amendement qui valait refus au projet de Brexit qui vient d’être présenté aux députés à Londres, BOJO a donc rédigé la lettre comme il s’y était engagé, mais a refusé de la signer et y a joint une autre lettre, signée celle-ci, demandant à ses partenaires du continent d’expliquer aux parlementaires britanniques qu’il n’y a plus rien à négocier et que c’était à prendre ou à laisser.
Ce qui met les européens dans une situation difficile puisque dans la déclaration européenne des Droits de l’Homme, dont la Grande-Bretagne est signataire, il y a un article qui prévoit que si un chef de gouvernement est forcé de signer contre ses convictions un traité, alors ce traité est nul et non avenu. Ce qui est EXACTEMENT le cas de la Loi forçant BOJO à écrire sa lettre. Et ce qui met surtout les « remainers » dans une situation impossible. En effet, le seul choix qui leur reste est soit de voter pour le plan de BOJO, soit de refuser de voter pour ce plan et dans ce cas de figure, comme il est déjà trop tard pour changer de Premier Ministre ou pour dissoudre le Parlement, nous aurions une sortie de la Grande-Bretagne sans aucun accordle 31 Octobre au soir.
Et donc le choix est simple : ou tous les salopiaux qui s’opposaient à la volonté populaire en utilisant artifice de procédure après artifice de procédure votent pour le Brexit de BOJO, ou bien alors, la Grande-Bretagne sort sans aucun accord.
Pour être clair, BOJO leur dit : « La maison est en feu, vous préférez sauter du dixième ou du vingtième étage ? »
En connaissant un certain nombre, je n’ai aucun mal à imaginer leur rage à l’idée de s’être fait piéger comme des rats par quelqu’un qu’ils méprisent, car ces gens-là méprisent tous ceux qui aiment leur pays qui par définition, ne peuvent être que des imbéciles faciles à tromper.
*************
La où Charles Gave se trompe : conformément au petit manuel du bon stratège, Boris Johnson a refusé de se plier aux règles et aux discours imposés par ses ennemis, les a pris au mot et les a vaincus partiellement. Certes.
Mais Charles Gave oublient que les ennemis du Brexit n'ont pas eux, à respecter la loi, puisqu'ils ont les juges dans leur poche, qui jugeront toujours, même contre la plus élémentaire évidence, que tout ce qu'ils font est légal. Etre délivré de cette contrainte de respecter la loi est un immense avantage pour les Remainers. A l'opposé, Boris est surveillé par les juges comme une petite fille dans un square par Marc Dutroux (qui va bientôt être libéré, alors qu'il aurait du être pendu depuis longtemps !).
Donc c'est loin d'être encore gagné pour les patriotes anglais. Mais ça progresse.
Comme dans sa prédiction de l'éclatement de l'Euro, Charles Gave sous-estime, dans le processus de Brexit, le vice des opposants à la démocratie.
Il n'empêche que ses analyses sont bonnes, même si le poids relatif des forces en présence est mal apprécié :
Les forces de la Réaction Mondialiste défaites en rase campagne, ou l’Austerlitz de Boris Johnson
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Je dois l’avouer, j’ai un faible pour Boris Johnson (BOJO) et pour une raison très simple: il est tout ce que j’aime chez les Anglais [moi aussi, vous l'avez compris. Comme j'apprécie Trump. Il faut être un connard de bourgeois qui dissimule son immobilisme et son égoïsme derrière des considérations de forme pour ne pas voir les qualités, évidentes, de ces deux-là] . Le personnage est foutraque, désorganisé, extrêmement cultivé, absolument convaincu d’être absolument unique et totalement imprévisible, ce qui fait que tous ceux qui, eux, sont complètement prévisibles le méprisent autant que Rommel méprisait Montgomery [très mauvais exemple : Monty était une nullité crasse. Il aurait pu citer Marlborough, Wellington ou Nelson] ou Napoléon les « boutiquiers Anglais ». Et chacun doit se souvenir ici de qui a gagné en fin de parcours [les Anglais sont l'inverse des Allemands : bons en finance et en stratégie. Une des raisons de leur victoire contre Napoléon est que la Grande-Bretagne - qui n'a fini de rembourser qu'en 1900, si mes souvenirs sont justes, a emprunté à un taux moitié de celui de la France]…
[...]
L’idée des partisans du maintien en Europe étant bien sûr que, de refus en refus, les électeurs se lasseraient peut-être et que le Brexit finirait par ne pas avoir lieu.
Le parlement ayant collé un amendement qui valait refus au projet de Brexit qui vient d’être présenté aux députés à Londres, BOJO a donc rédigé la lettre comme il s’y était engagé, mais a refusé de la signer et y a joint une autre lettre, signée celle-ci, demandant à ses partenaires du continent d’expliquer aux parlementaires britanniques qu’il n’y a plus rien à négocier et que c’était à prendre ou à laisser.
Ce qui met les européens dans une situation difficile puisque dans la déclaration européenne des Droits de l’Homme, dont la Grande-Bretagne est signataire, il y a un article qui prévoit que si un chef de gouvernement est forcé de signer contre ses convictions un traité, alors ce traité est nul et non avenu. Ce qui est EXACTEMENT le cas de la Loi forçant BOJO à écrire sa lettre. Et ce qui met surtout les « remainers » dans une situation impossible. En effet, le seul choix qui leur reste est soit de voter pour le plan de BOJO, soit de refuser de voter pour ce plan et dans ce cas de figure, comme il est déjà trop tard pour changer de Premier Ministre ou pour dissoudre le Parlement, nous aurions une sortie de la Grande-Bretagne sans aucun accordle 31 Octobre au soir.
Et donc le choix est simple : ou tous les salopiaux qui s’opposaient à la volonté populaire en utilisant artifice de procédure après artifice de procédure votent pour le Brexit de BOJO, ou bien alors, la Grande-Bretagne sort sans aucun accord.
Pour être clair, BOJO leur dit : « La maison est en feu, vous préférez sauter du dixième ou du vingtième étage ? »
En connaissant un certain nombre, je n’ai aucun mal à imaginer leur rage à l’idée de s’être fait piéger comme des rats par quelqu’un qu’ils méprisent, car ces gens-là méprisent tous ceux qui aiment leur pays qui par définition, ne peuvent être que des imbéciles faciles à tromper.
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La où Charles Gave se trompe : conformément au petit manuel du bon stratège, Boris Johnson a refusé de se plier aux règles et aux discours imposés par ses ennemis, les a pris au mot et les a vaincus partiellement. Certes.
Mais Charles Gave oublient que les ennemis du Brexit n'ont pas eux, à respecter la loi, puisqu'ils ont les juges dans leur poche, qui jugeront toujours, même contre la plus élémentaire évidence, que tout ce qu'ils font est légal. Etre délivré de cette contrainte de respecter la loi est un immense avantage pour les Remainers. A l'opposé, Boris est surveillé par les juges comme une petite fille dans un square par Marc Dutroux (qui va bientôt être libéré, alors qu'il aurait du être pendu depuis longtemps !).
Donc c'est loin d'être encore gagné pour les patriotes anglais. Mais ça progresse.
Libellés :
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trahison de la classe dirigeante
lundi, septembre 16, 2019
Christine Lagarde vue par Charles Gave
François Henrot, bras droit de David Rotschild, qui a lancé la carrière de Macron, fait partie du vrai cercle. Minc, Attali et Lagarde ne sont que des alibis, le faux cercle, payés fort cher pour leur servilité sans faille et pour leur acceptation inconditionnelle de servir de bouc-émissaire mutique le cas échéant.
Monsieur Draghi s’en va : Histoire résumée d’une réussite
européenne éclatante.
Par Charles Gave
16 septembre, 2019
16 septembre, 2019
Mr. Draghi s’en va, mais hélas, le mal qu’il a fait aux pays européens va perdurer. Mais avant d’en arriver à une analyse de ce qu’il a détruit, j’aimerais rappeler les grands traits de sa carrière.
Mr. Draghi apparait dans l’Histoire comme de directeur général du ministère des finances Italiens de 1992 à 2001, au moment des négociations qui précédaient la création de l’Euro.
Les textes, acceptés par tous les pays prévoyaient entre autres que le déficit budgétaire ne pouvait être supérieur à 3 % du Pib.
Or, peu avant d’entrer dans l’Euro, ce déficit était supérieur à 7 %, ce qui aurait dû interdire à l’Italie de faire partie de la nouvelle monnaie.
Qu’à cela ne tienne.
Monsieur Draghi passe avec JP Morgan un accord de « swap « par lequel ces derniers achètent pour 35 milliards d’Euro.de produits dérivés issus par l’Italie qui comptablement et miraculeusement font baisser le déficit de 7.5 % à 2.5 % en deux ans.
La Commission Européenne saluera comme il se doit les efforts « héroïques » faits par l’Italie. Que le lecteur ne se fasse pas trop d’illusions, le déficit est réapparu une fois l’Italie dans l’Euro…
Cette opération a été l’objet d’une enquête de la Cour des Comptes Italienne dont les résultats semblent indiquer que le Trésor Italien a beaucoup perdu à la suite de cette manipulation. On parle de plusieurs milliards d’euros. Et comme les produits dérivés sont un jeu à somme nulle, les milliards d’euros perdus par l’Italie ont été gagnés par quelqu’un d’autre, mais j’ai du mal à deviner qui et qui aurait pu toucher des commissions sur une opération aussi profitable (pour JPM)
La Grèce, qui avait le même problème passe un accord similaire en 1997 avec Goldman-Sachs pour maquiller ses comptes et cette deuxième opération aurait rapporté à GS 300 millions d’Euros et sera dénoncée ensuite au moment de la faillite de la Grèce.
A noter que personne ne fut inquiété ni à JP Morgan ni à GS puisque ces opérations étaient « légales « à l’époque.
Mission accomplie, l’Italie est dans l’Euro et Mario Draghi prend sa retraite et devient vice-président de… Goldman-Sachs Europe, où il est le responsable de 2002 à 2006 des négociations avec les Etats européens.
En 2006, sur proposition de Berlusconi, il devient le gouverneur de la banque centrale Italienne et le Président du forum de la stabilité financière pour l’Europe, en charge de prévenir les crises systémiques et comme de bien entendu il ne voit rien arriver de la crise de 2009 -2011.
Inutile de souligner qu’un homme d’une telle envergure fait partie du groupe des trente, de Bilderberg, est titulaire de nombreuses distinctions européennes et que sais -je encore…
Toutes ces réussites éclatantes le qualifient sans doute aucun pour le poste de patron de la BCE, ou il est promu le 1 Novembre 2011 pour succéder à Jean-Claude Trichet, de sinistre mémoire.
Et c’est bien sûr à la BCE que monsieur Draghi va donner la pleine mesure de son talent.
Je ne reviendrai pas sur les détails de son action en tant que Président de la BCE mais sur l’esprit qui a prévalu lors de son mandat.
Monsieur Draghi est un idéologue europeen acharné, un homme de Davos s’il en fut. Son but est de créer un Etat Europeen envers et contre tout et seul cela l’intéresse.
Normalement, le but d’un bon banquier central est de créer les conditions monétaires pour que le système crée le maximum de richesse avec le minimum d’inflation. Et la meilleure façon de faire est d’essayer d’avoir des prix de marché aussi bien pour le taux de change que pour les taux d’intérêts.
Le premier « prix », celui des taux d’intérêts étant devenu fixe à l’intérieur de l’euro, le blocage des taux de change vis-à-vis de l’Allemagne de tous les taux de change dans la zone euro interdit que la plus grande productivité de l’Allemagne soit compensée par une variation des taux de changes comme cela se pratiquait depuis 1950.
Et donc, le seul endroit dans les marchés où cette différence pouvait s’exprimer était le marché obligataire, substitut imparfait au marché des changes. Et c’est par les marchés obligataires qu’arrive la crise de l’euro de 2009, ce qui était parfaitement prévisible mais semble surprendre tout le monde.
L’écart entre les taux allemands et Italiens ou Espagnols à partir de 2009 se met à monter, monter, monter…
Et a la place de reconnaitre que l’Euro ne fonctionnait pas et ne pouvait pas fonctionner, monsieur Draghi décida de casser ce second thermomètre en ordonnant à la BCE d’acheter directement les obligations des pays mal gérés.
Et du coup, la zone Euro s’est retrouvée avec des faux prix, non seulement sur le taux de change mais aussi sur les taux d’intérêts.
Un système de jeu à somme nulle où l’une des parties crée de la richesse tandis que l’autre s’appauvrit continûment diverge naturellement et donc ne peut qu’exploser à terme et je suis bien sûr que monsieur Draghi, en bon élève de Solow et Modigliani qu’il fût au MIT est parfaitement au courant du phénomène que je décris.
Et pourtant sa solution fut de remplacer la création de richesse par la création de dettes étatiques encourues par ceux qui ne pouvaient plus produire de la richesse de façon efficace et cela bien que cette solution eût été strictement interdite par les traités.
Normalement, cette avalanche de nouvelles dettes aurait dû amener à une explosion des taux d’intérêts, qui aurait mis fin au désastre de l’euro, mais pour empêcher le marché de faire sauter l’euro, la décision fut prise que la BCE achèterait cette dette et la porterait dans son bilan comme un « actif » alors qu’aucune vraie richesse n’avait été créée en contrepartie.
Le résultat est que l’économie de la zone euro est en train de rentrer en récession et que ni la BCE ni les gouvernements n’ont plus aucun moyen de lutter contre ce qui pourrait bien être un cataclysme, le plus étonnant pour la plupart des observateurs étant que l’Allemagne elle-même soit en train de plonger ce qui est pourtant parfaitement normal puisque un taux de change sous-évalué et des taux d’ intérêts trop bas ont littéralement forcé les entreprises allemandes à continuer à investir dans le secteur automobile, en train de rentrer en crise de surproduction structurelle.
Mais le pire est ailleurs.
Depuis la nuit des temps, il existe des charlatans qui expliquent que faire croitre la quantité de monnaie c’est faire croitre la quantité de richesse. L’un d’entre eux fut John Law qui vers 1720 réussit à convaincre le Regent et la bourgeoisie française de cette foutaise.
Quelque temps après, Cantillon, un économiste et banquier Irlandais établi à Paris qui avait fort justement vendu à découvert des papiers français qui ne valaient rien publia un petit livre « Traité sur le Commerce » dans lequel pour la première fois dans l’Histoire un intellectuel expliquait la différence entre la création de monnaie et la création de richesse, qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre.
Cela va faire donc trois cent ans que cette distinction a été mise en lumière, et pourtant monsieur Draghi a encore une fois essayé de faire croire au public que créer de la monnaie à partir de rien allait créer de la richesse, ce qui est de sa part à la fois une lâcheté, une abomination intellectuelle et de la démagogie pure et simple.
Recommander une politique dont vous SAVEZ qu’elle va échouer simplement pour rester dans les cercles de pouvoir est ce que je peux imaginer de plus sordide et pourtant c’est ce que monsieur Draghi a fait et sans aucun remords puisque cette semaine encore il a essayé de renforcer la politique qu’il suivait depuis sa nomination alors même que cette politique avait déjà échoué misérablement. Et des rumeurs courent que le Conseil de la BCE a dû le bloquer dans cette course a l’abime avant qu’il ne quitte son poste pour être remplacé par madame Lagarde.
Ce qui m’amène a parler de madame Lagarde.
Je ne m’attends pas à être « déçu en bien » par cette personne qui a déjà échoué au ministère des finances français, avant de laisser une ardoise de $ 55 milliards au FMI.
Ma première impression est que madame Lagarde ne faisant pas partie des vrais cercles de pouvoir fera un merveilleux bouc émissaire si l’Euro venait à sauter, et que lui faire porter le chapeau ne devrait pas être trop difficile.
Les « hommes de Davos », à mon avis, ne verraient aucun inconvénient à ce qu’une « femme de Davos » soit rendue responsable d’un désastre qu’eux seuls auraient créé.
En 1939, toutes nos élites supportaient la ligne Maginot.
En 1945, seul Gamelin l’avait soutenu.
Je verrai bien madame Lagarde en nouveau Gamelin.
lundi, avril 15, 2019
Le J'accuse de Charles Gave
C'est très important car les journalistes sont les nouveaux inquisiteurs.
J’Accuse ….
Par Charles Gave
15 avril, 2019
15 avril, 2019
Tout le monde se souvient de l’article dans l’Aurore où Zola prenait la défense de capitaine Dreyfus. L’idée centrale de l’article était que la Justice était supérieure à tout et que rien ne pouvait justifier qu’un homme soit déshonoré, avili, et maintenu en prison alors qu’il était innocent.
Eh bien, je soutiens qu’aujourd’hui nous avons des milliers de Dreyfus un peu partout dans le monde, dont la vie et la carrière furent brisées comme le furent celle du capitaine Dreyfus, que les coupables sont des journalistes, et que cela se passe sans qu’il y ait eu le moindre procès. Et les victimes ne peuvent même pas faire appel.
Pour mieux expliquer ce que je veux dire, revenons en arrière.
La civilisation Judéo- Chrétienne a ceci d’admirable que la frontière entre le mal et le bien passe àl’intérieur de chacun d’entre nous et non pas en dehors.
Cela nous est expliqué dès les premières lignes de la Bible : après avoir mangé la pomme de la connaissance, Adam et Eve se virent nus, c’est-à-dire fragiles et mortels. Mais en comprenant ce qui pouvait leur faire du mal à eux, ils comprirent instantanément aussi comment faire du mal aux autres. De la prise de conscience que nous sommes mortels et vulnérables est donc née l’idée que nous pouvons tuer les autres ou leur faire du mal. Et c’est à cet exact moment que le serpent, le Malin, entre dans l’histoire du monde, à l’instant même où nous sommes devenus conscients de notre propre vulnérabilité. Cette idée, que je trouve très forte, n’est pas de moi mais de Jordan Peterson. Et elle implique que chacun d’entre nous peut être en même temps ou à tour de rôle un salaud ou un saint, un héros ou un couard…
Et le Christ de nous dire « ne jugez pas si vous ne voulez pas être jugé », ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas condamner, mais qu’en aucun cas il ne faut juger que l’autre est mauvais dans son essence. Un homme peut être coupable, et donc soumis au châtiment, mais jamais il ne peut être totalement mauvais. Le péché est haïssable, le pécheur jamais.
C’est ce qu’avait compris de Gaulle quand le Père Bruckberger vint lui demander la grâce de Joseph Darnand, immense héros de la guerre de quatorze et chef de la milice. Il répondit à Bruck, après avoir refusé de commuer la peine, « Dites-lui en tout cas que je suis obligé de le faire fusiller par raison d’État, mais que de soldat à soldat, je lui garde toute mon estime. » Darnand était condamné, mais pas jugé, le jugement n’appartient qu’à Dieu.
Sur cette base, où des condamnations ont lieu mais où personne ne prononce un jugement sur l’essence de chaque individu, on peut construire une société véritablement humaine car le pardon, le repentir et la miséricorde y sont possibles.
Mais la dérive de nos sociétés aujourd’hui amène exactement à l’inverse : les crimes ne sont plus condamnés tandis que des jugements condamnant des individus sont portés au motif que ces personnes seraient fondamentalement mauvaises, tout simplement parce qu’elles ne sont pas d’accord avec ceux qui s’autorisent à juger leurs contemporains. Et ceux qui ostracisent leurs contemporains sont presque toujours des journalistes, qui se sont arrogés le pouvoir divin de juger de l’essence de chaque individu sans même que la faute ait été prouvée.
Et donc, aujourd’hui, des milliers d’hommes et de femmes ont été déshonorés, mais non condamnés, ce qui est bien pire que ce qui est arrivé à Dreyfus car, dans le monde dans lequel nous vivons, il n’y a ni appel, ni pardon, ni miséricorde, ni même nécessité de prouver le crime : l’homme qui a perdu son honneur ne peut le récupérer.
J’ACCUSE donc la classe médiatique d’avoir créée un monde inhumain et donc totalitaire en se transformant de fournisseur d’informations en ayatollahs.Dans ma jeunesse, le journaliste dans une première partie du journal ou de son article vous présentait les faits tels qu’ils avaient pu être établis, et dans une deuxième partie vous donnait son interprétation de ces faits et c’était très bien ainsi. Et donc la première étape était la collecte de l’information, la deuxième la mise en place du raisonnement du journaliste, sous tendu par les faits, que le lecteur pouvait consulter librement et la troisième, qui ne concernait que le lecteur, la formation d’une opinion que chacun pouvait effectuer librement.
Aujourd’hui, des procureurs que personne ne contrôle passent des jugements sans appel sans même que tous les faits aient été connus, et ces jugements sont toujours fondés sur l’argument d’autorité qui cherche à nous faire croire que le journaliste sait mieux que nous et que donc nous devons y souscrire.
Le résultat final est, qu’en tant que lecteur, je n’ai plus accès aux faits et donc je n’ai plus la possibilité de me former mon opinion librement. Je dois hurler avec les loups.
On est passé en cinquante ans du trois étoiles au McDonald et l’on m’explique qu’il s’agit d’un progrès.
Et cette chute est le résultat de la déchristianisation de nos sociétés. Car, comme nous le savons tous, depuis un siècle, notre monde s’est déchristianisé à toute allure, et il s’est passé ce que Chesterton avait prévu lorsqu’il écrivait « Quand les hommes ne croiront plus en Dieu, cela ne voudra pas dire qu’ils ne croient plus en rien, cela voudra dire qu’ils croiront n’importe quoi »
Nous y sommes et les journalistes qui ne croient plus ni à Dieu ni à Diable se sont mis à croire n’importe quoi et en particulier qu’eux ils étaient bons et que leur tâche était de lutter contre le mal.
Ce qui revient à dire que la ligne entre le bien et le mal ne passe plus à l’intérieur de chacun d’entre eux (puisqu’ils sont bons) et que leur seul et unique devoir est de débusquer les défenseurs du Mal. Nous sommes passés d’un monde objectif à un autre, fondé sur la subjectivité de ceux qui ont le droit de s’exprimer. Nous sommes passés de la Démocratie à la théocratie ou les prêtres nous informent de ce que nous devons penser. En fait, nous sommes retombés dans le manichéisme le plus pur, d’un côté les bons, de l’autre les mauvais et c’est toujours à ce moment que commence le totalitarisme puisque les mauvais doivent être détruits.
Et donc, dès que des informations extraordinairement partielles, partiales ou incomplètes semblent justifier leurs préjugés, ces nouveaux chiens de garde attaquent en meute, non pas pour essayer de comprendre ce que celui qu’il faut bien appeler une victime a pu vouloir dire, mais pour le détruire.
Et pour détruire celui qui pense mal, ils utilisent deux armes, toutes les deux létales dans le monde des idées :
- Ils tournent en ridicule le peuple, qui pense rarement comme eux, en les traitant de « beauf » incultes et grossiers. C’est le traitement qu’ils font subir aux gilets jaunes en France, qui correspond aussi à l’appellation de « déplorables » dont madame Clinton avait affublé les électeurs de Trump et au nom « little englander », donné en Grande-Bretagne au partisan du Brexit.
- Pour les plus dangereux de ceux qui ne partagent pas leurs idées car ils savent s’exprimer par eux-mêmes et qui auraient émergé grâce à leurs propres talents, ils pratiquent l’excommunication, sans retour en grâce possible. Ces pauvres individus, accusés de racisme, de fascisme, d’islamophobie ou de tout autre péché mortel n’ont comme solution que de se suicider intellectuellement et de cesser de produire quoi que ce soit car ils ne seront plus jamais invités à aucun débat, leur carrière universitaire sera brisée et leurs livres ne bénéficieront jamais de la moindre recension.
Tourner en ridicule le Peuple, excommunier les opposants à la pensée unique en se servant du monopole sur les media officiels qu’ils se sont créés avec l’aide des puissances d’argent, tels sont les deux outils que ces « journalistes » utilisent pour assécher les maigres oasis qui essaient de continuer à exister ici ou là et pour survivre dans le désert intellectuel dans lequel nous vivons.
J’ACCUSE donc les journalistes payés par les media officiels d’être devenu le bras séculier de la pensée unique, à qui l’on livre les criminels pour qu’ils soient condamnés et exécutés sur la place publique. Ils sont devenus le sous-officier qui a brisé l’épée de Dreyfus et arraché ses galons.
Mais ce n’est pas tout : J’ACCUSE aussi certains journalistes d’avoir pris pour exemple le Colonel Henry qui fabriqua les fausses pièces à conviction qui accablèrent le pauvre capitaine Dreyfus. Car beaucoup d’entre eux, non contents de déshonorer ceux qui ne peuvent répondre, vont jusqu’à fabriquer de fausses « preuves » ou à utiliser des preuves » dont ils savent qu’elles sont fausses ou incomplètes.
Et pour ajouter à leurs crimes, J’ACCUSE enfin bon nombre de journalistes d’être des Esterhazy qui tout en connaissant le vrai coupable, hurlent à la mort pour faire condamner un innocent.
Que le lecteur me permette de donner deux exemples de ces pratiques abominables, l’un immense, l’autre minuscule et qui tous deux viennent de se produire.
Depuis près de trois ans, la classe journalistique dans son immense majorité nous a certifié que le Président des Etats-Unis était arrivé au pouvoir avec l’aide de monsieur Poutine.
Et tout l’arsenal qui avait servi à faire condamner Dreyfus y est passé.
- Fabrication de fausses preuves et utilisation de ces fausses preuves pour faire espionner le Président et son entourage.
- Fuites « anonymes » vers des media complices, appuyées sur ces fausses preuves, tendant toutes à prouver la culpabilité du Président.
- Campagnes de presses reprenant des éléments dont tous les journalistes savaient qu’ils étaient faux, en partant du principe que la fin justifie les moyens et que, comme le Président était une ordure, mentir et tricher étaient non seulement permis mais recommandable, ce qui est une monstruosité. Car chaque homme est responsable des moyens qu’il a utilisé sans considération aucune des fins qu’il poursuivait, et dire ou recommander le contraire, c’est encore une fois la voie ouverte au totalitarisme.
- Protection des vrais coupables, c’est-à-dire les équipes de madame Clinton et madame Clinton elle-même, à qui rien ne fut jamais reproché…
- Utilisation de la justice pour essayer de forcer certains proches du Président qui avaient commis quelques peccadilles à charger le Président en contrepartie d’un allègement de leur peine.
Tous les composants de l’affaire Dreyfus sont là, et l’on retrouve les mêmes personnages sous des noms différents, Esterhazy (Steele, l’espion britannique), le Colonel Henry (Comey, le patron du FBI), le général Picquart (le ministre de la Justice Barr) etc… mais le combat est à front renversé : cette fois ci, les salauds sont tous à gauche et les honnêtes gens à droite. Mais qu’est que la gauche aujourd’hui puisqu’elle hait le peuple ?
L’opinion publique a plutôt soutenu Trump comme elle avait soutenu Dreyfus tandis que quelques media (Fox, Breitbart) reprirent le rôle de Zola et de l’Aurore et défendirent le Président, mais la majorité de la presse « institutionnelle », y compris la presse française, a endossé sans état d’âme le rôle qu’avait choisi l’Action Française de Charles Maurras.
Mais nous savons maintenant, grâce au rapport Mueller et au nouveau ministre de la Justice monsieur Barr, que le Président est innocent et que les foudres de la Loi vont tomber-enfin- et sur les vrais coupables et sur ceux dans les media qui ont été complices de la première tentative de coup d’état dans l’histoire des USA. La vérité l’emportera toujours sur le mensonge disait Jean-Paul II
Venons-en au minuscule exemple.
Un transsexuel est attaqué à Paris et la presse se déchaine immédiatement contre l’homophobie de la population française et cela sans même connaitre les coupables. Je suis moi -même très affecté puisque mon jeune frère était homosexuel et qu’il est mort du sida au début des années 90, ce qui acheva de tuer ma mère après perdu mon père aussi d’une longue maladie. Voilà qui réveilla chez moi des souvenirs très douloureux.
Les coupables sont trouvés, et ils sont musulmans.
En une journée, l’information sort de tous les journaux, tant tous nos héros du bien ont peur de pratiquer le fameux amalgame. Et pourtant, dans ce cas-là, ils devraient défendre les homosexuels, car il y a 17 pays au monde qui pratiquent la peine de mort pour homosexualité et ils sont tous musulmans. Les musulmans qui ont attaqué la victime n’ont fait que ce que le Coran leur enjoint de faire. Dénoncer l’homophobie présente partout dans le Coran devrait être un devoir sacré pour tous les défenseurs du bien. Hélas, défendre les homosexuels ne rapporte rien, mais dire du mal du Coran ou du prophète peut couter cher comme l’a montré l’exemple de Charlie Hebdo. Certes, « Nous sommes tous Charlie », mais pas au point de les accompagner au cimetière. Et donc, non seulement beaucoup de ces journalistes ont menti en accusant sans preuve aucune la population française mais dès qu’ils ont su la vérité, ils ont couru se cacher… On songe aux allemands qui pendant la guerre n’ont jamais vu passer les trains… Ils sont comme les chacals, agressifs en groupe, mais lâches individuellement.
Que faire ? va me dire le lecteur… La solution est toute simple et existe en Grande-Bretagne. Les journalistes peuvent tout dire, tout écrire mais si ce qu’ils ont dit ou écrit est faux et diffamatoires, alors les tribunaux condamnent et le journaliste et son media sont littéralement ruinés par les dommages et intérêts payés à la victime. Cela n’empêche en rien la liberté de la presse, qui est sacrée, mais cela empêche assez efficacement les journalistes de détruire des vies et des carrières sans aucune preuve et sans que ces forfaits aient le moindre effet sur eux.
Voilà une réforme qui, pour une fois, serait utile.
lundi, mars 11, 2019
Le grand retour de la pensée magique (Charles Gave)
Je me posais le même genre de questions il y a peu :
Le grand retour de la pensée magique (Charles Gave)
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Ce qui m’amène à la question essentielle : comment allons-nous nous libérer de l’emprise de la bêtise sur nos vies ?
La réponse est simple : En récupérant notre liberté de parole et en passant par les media que nos ennemis ne contrôlent pas ou pas encore, à condition que ces salopards ne les ferment pas et continuent de nous permettre de voter, ce qui est loin d ‘être gagné.
Une autre solution serait de ré ouvrir des abbayes bénédictines comme à l’époque où la nuit de l’esprit s’étendait sur l’Europe et de s’enterrer pour quelques siècles.
Les dix ans qui viennent nous dirons quelle solution sera la bonne.
Mais me retirer dans une abbaye me sourit peu…Tant qu’à faire d’être moine, je préfère être moine soldat et mourir l’épée à la main.
***********
Moi je serais plutôt du genre abbaye, mais bon, moine-soldat ... Le père Bruck me semble un bon modèle.
Le grand retour de la pensée magique (Charles Gave)
***********
Ce qui m’amène à la question essentielle : comment allons-nous nous libérer de l’emprise de la bêtise sur nos vies ?
La réponse est simple : En récupérant notre liberté de parole et en passant par les media que nos ennemis ne contrôlent pas ou pas encore, à condition que ces salopards ne les ferment pas et continuent de nous permettre de voter, ce qui est loin d ‘être gagné.
Une autre solution serait de ré ouvrir des abbayes bénédictines comme à l’époque où la nuit de l’esprit s’étendait sur l’Europe et de s’enterrer pour quelques siècles.
Les dix ans qui viennent nous dirons quelle solution sera la bonne.
Mais me retirer dans une abbaye me sourit peu…Tant qu’à faire d’être moine, je préfère être moine soldat et mourir l’épée à la main.
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Moi je serais plutôt du genre abbaye, mais bon, moine-soldat ... Le père Bruck me semble un bon modèle.
lundi, janvier 14, 2019
Violence et Gilets jaunes (4)
Une video très intéressante :
Si Charles Gave a raison, nous ne sommes pas au bout de nos peines, ni à la fin des Gilets jaunes :
Présidence Macron : les ennuis ne font que commencer
Et ça ne va pas être facile de trouver une issue, par manque de relais :
Journaliste, viens voir la vie en vrai. Pourquoi la plupart des gens n'aiment pas la plupart des médias.
#Bordeaux Un homme vient de recevoir un tir de flashball à la tête.#GiletsJaunes #ActeIX #Acte9 #12janvier #12janvier2019 pic.twitter.com/jcJfCxkXN2— Stéphanie Roy (@Steph_Roy_) 12 janvier 2019
Si Charles Gave a raison, nous ne sommes pas au bout de nos peines, ni à la fin des Gilets jaunes :
Présidence Macron : les ennuis ne font que commencer
Et ça ne va pas être facile de trouver une issue, par manque de relais :
Journaliste, viens voir la vie en vrai. Pourquoi la plupart des gens n'aiment pas la plupart des médias.
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mercredi, décembre 12, 2018
Gilets jaunes : ce n'est qu'un combat, continuons le début
Les Français se sont enfin souvenu qu’ils étaient un peuple guerrier, car il y a un peu de furia francese dans la manière dont les Gilets jaunes sont revenus manifester quatre samedis de suite malgré toute la pression médiatique, politique et policière en sens contraire.
Xavier Raufer rappelle (dans un autre article que celui en lien), avec un bon sens politique qu’on aimerait trouver au gouvernement, qu’il ne faut pas trop jouer avec les nerfs d’un vieux peuple régicide. Je pense que Macron risque sa tête, pas symboliquement, et qu’il n’en a aucune conscience (pas tout de suite, mais il a encore trois ans à tirer, ça peut être long).
Comme Michel Onfray et d’autres qui se sont penchés sur les revendications des Gilets jaunes, je suis étonné de leur maturité et de leur pertinence.
Inversement, ceux qui leur montrent du mépris (« Analphabètes, beaufs, bourrins, abrutis par la télé, arriérés, bouseux, assistés, quémandeurs, socialistes, jaloux … », j’ai entendu une liste assez longue ces derniers jours) ne me semblent pas comprendre grand’chose au film, alors qu’ils se croient supérieurement instruits et intelligents. Notamment, leur inaptitude à une analyse systémique m’interroge. Mais peut-être est-ce simple hypocrisie de leur part : une analyse systémique les obligerait à avouer qu’ils sont les gagnants (ou qu’ils croient être les gagnants, point fondamental) d’un système profondément injuste et anti-démocratique et que les Gilets jaunes le mettent en péril et, donc, les mettent en péril.
Ils ont aussi la vue bien basse : incapables de reconnaître le peuple, et non telle ou telle catégorie, quand il descend dans la rue. Pourtant, il ya des signes distinctifs qui ne hantent pas toutes les manifestations : drapeau tricolore et Marseillaise. Peut-être les bourgeois anti-Gilets jaunes sont-ils daltoniens et un peu sourds ?
Je sens que ce round-ci est fini. La victoire des Gilets jaunes est incontestable : Macron résiste encore et, comme un animal blessé, comme l’abruti borné et arrogant qu’il est, il reste redoutable et doit déjà préparer sa vengeance, mais, pour cette fois, les « Gaulois réfractaires » ont montré qu’ils pouvaient faire reculer le monstre technocratique, le parti de l’étranger, ces gens de l’administration qui se comportent vis-à-vis de la France et des Français comme des colons en terrain conquis.
Ensuite ? Il faut mettre en avant la revendication d'un vrai referendum d'initiative populaire, c'est-à-dire avec un seuil assez bas et sans contrôle ni parlementaire ni de constitutionnalité.
De toute façon, la situation est retournée, le temps jouait pour Macron, désormais le temps joue pour les Gilets jaunes : les déficits italiens vont se creuser, les déficits français vont, grâce aux Gilets jaunes, vont aussi se creuser et les Allemands vont se retrouver face à la question « Voulez vous vraiment partager une monnaie avec ces gens ? ». Bruno Berthez envisage une « japonification », déjà en route : un océan de dettes financé par la planche à billets qui englue l'économie, qui ne va ni bien ni mal. Sauf que le Japon est une nation, pas l'Euroland : cette politique économique provoquera des tensions politiques.
Roland Hureaux a tout compris à Macron :
Gilets jaunes : « je ne vous ai pas compris ! »
Charles Gave a tout compris aux Gilets jaunes :
Et un petit coup de Campagnol :
Xavier Raufer rappelle (dans un autre article que celui en lien), avec un bon sens politique qu’on aimerait trouver au gouvernement, qu’il ne faut pas trop jouer avec les nerfs d’un vieux peuple régicide. Je pense que Macron risque sa tête, pas symboliquement, et qu’il n’en a aucune conscience (pas tout de suite, mais il a encore trois ans à tirer, ça peut être long).
Comme Michel Onfray et d’autres qui se sont penchés sur les revendications des Gilets jaunes, je suis étonné de leur maturité et de leur pertinence.
Inversement, ceux qui leur montrent du mépris (« Analphabètes, beaufs, bourrins, abrutis par la télé, arriérés, bouseux, assistés, quémandeurs, socialistes, jaloux … », j’ai entendu une liste assez longue ces derniers jours) ne me semblent pas comprendre grand’chose au film, alors qu’ils se croient supérieurement instruits et intelligents. Notamment, leur inaptitude à une analyse systémique m’interroge. Mais peut-être est-ce simple hypocrisie de leur part : une analyse systémique les obligerait à avouer qu’ils sont les gagnants (ou qu’ils croient être les gagnants, point fondamental) d’un système profondément injuste et anti-démocratique et que les Gilets jaunes le mettent en péril et, donc, les mettent en péril.
Ils ont aussi la vue bien basse : incapables de reconnaître le peuple, et non telle ou telle catégorie, quand il descend dans la rue. Pourtant, il ya des signes distinctifs qui ne hantent pas toutes les manifestations : drapeau tricolore et Marseillaise. Peut-être les bourgeois anti-Gilets jaunes sont-ils daltoniens et un peu sourds ?
Je sens que ce round-ci est fini. La victoire des Gilets jaunes est incontestable : Macron résiste encore et, comme un animal blessé, comme l’abruti borné et arrogant qu’il est, il reste redoutable et doit déjà préparer sa vengeance, mais, pour cette fois, les « Gaulois réfractaires » ont montré qu’ils pouvaient faire reculer le monstre technocratique, le parti de l’étranger, ces gens de l’administration qui se comportent vis-à-vis de la France et des Français comme des colons en terrain conquis.
Ensuite ? Il faut mettre en avant la revendication d'un vrai referendum d'initiative populaire, c'est-à-dire avec un seuil assez bas et sans contrôle ni parlementaire ni de constitutionnalité.
De toute façon, la situation est retournée, le temps jouait pour Macron, désormais le temps joue pour les Gilets jaunes : les déficits italiens vont se creuser, les déficits français vont, grâce aux Gilets jaunes, vont aussi se creuser et les Allemands vont se retrouver face à la question « Voulez vous vraiment partager une monnaie avec ces gens ? ». Bruno Berthez envisage une « japonification », déjà en route : un océan de dettes financé par la planche à billets qui englue l'économie, qui ne va ni bien ni mal. Sauf que le Japon est une nation, pas l'Euroland : cette politique économique provoquera des tensions politiques.
Roland Hureaux a tout compris à Macron :
Gilets jaunes : « je ne vous ai pas compris ! »
Charles Gave a tout compris aux Gilets jaunes :
Et un petit coup de Campagnol :
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Gilets jaunes
samedi, décembre 08, 2018
Les gilets jaunes vus par Charles Gave
Charles Gave fait une remarque de bon sens : tous les connards qui nous prêchent le « vivre-ensemble » font bien gaffe d'y échapper grâce aux prix de l'immobilier exorbitants des quartiers où ils habitent. Ils vivent pas trop loin de leurs domestiques immigrés (mais pas avec). Ils les subventionnent grâce aux impôts qu'ils prélèvent sur les Français d'en bas, qui eux vivent loin.
C'est le noeud du problème : jamais dans l'histoire de France, il n'y avait eu cette séparation physique. Montaigne râle contre ses gens, explique que ce qui l'énerve le plus, ce sont leurs mensonges butés, contre l'évidence, quand ils ont fait une connerie, mais il vit avec eux.
Je suis convaincu qu'il n'y a peut-être jamais eu en France autant de mépris social (la disparition du christianisme y joue aussi son rôle). J'entends dans mon milieu de bourgeoisie parisienne des propos ahurissants et tranquilles, qui ne se rendent même pas compte. Mais c'est difficile à mesurer. Par contre, il est très facile de mesurer la séparation spatiale.
Une dernière remarque : les manifs de gilets jaunes commencent tôt, on sent les gens habitués à se lever le matin ! Ca change de certaines autres manifs de crasseux, en général l'après-midi, sans parler des feignasses de Nuit Debout.
mardi, octobre 30, 2018
samedi, mai 05, 2018
Extra-territorialité du droit américain : une erreur stratégique ?
Il faut bien distinguer tactique et stratégie.
Tactiquement, l'extra-territorialité du droit américain est brillante.
Elle a permis d'achever la soumission de l'Europe à l'Amérique. General Electric a pu racheter Alstom pour une bouchée de pain et il faut voir comment les dirigeants d'Airbus et des banques européennes sont terrifiés par les juges américains. D'ailleurs, leur mentalité et leur formation font qu'ils sont tout prêts à se rendre sans combattre. C'est la blague américaine : « Quelle est la première phrase qu'on entend d'un Français ? " Ne tirez pas ! On se rend ! "». Les fameux cheese-eating surrender monkeys.
Notons, pour ne pas être entièrement négatifs, que l'alliance d'Airbus et de Bombardier fit une petite (toute petite) nique aux Ricains.
Mais une réussite tactique peut avoir une effet stratégique destructeur. Les succès de Bonaparte ont uni ses ennemis.
Charles Gave croit que l'extra-territorialité du droit américain (entre autres raisons) pousse la Chine et la Russie à remettre en cause la suprématie du roi-dollar.
Evidemment, cela serait une défaite majeure pour les Etats-Unis, bien plus importante dans ses conséquences à long terme que le petit peu plus de soumission européenne obtenue grâce à l'extra-territorialité du droit américain.
A l'inverse, les accords du Plaza de 1985 ont stérilisé la concurrence japonaise de manière durable, exemple de mouvement stratégique efficace.
Nous vivons des temps intéressants.
Petit complément :
Tactiquement, l'extra-territorialité du droit américain est brillante.
Elle a permis d'achever la soumission de l'Europe à l'Amérique. General Electric a pu racheter Alstom pour une bouchée de pain et il faut voir comment les dirigeants d'Airbus et des banques européennes sont terrifiés par les juges américains. D'ailleurs, leur mentalité et leur formation font qu'ils sont tout prêts à se rendre sans combattre. C'est la blague américaine : « Quelle est la première phrase qu'on entend d'un Français ? " Ne tirez pas ! On se rend ! "». Les fameux cheese-eating surrender monkeys.
Notons, pour ne pas être entièrement négatifs, que l'alliance d'Airbus et de Bombardier fit une petite (toute petite) nique aux Ricains.
Mais une réussite tactique peut avoir une effet stratégique destructeur. Les succès de Bonaparte ont uni ses ennemis.
Charles Gave croit que l'extra-territorialité du droit américain (entre autres raisons) pousse la Chine et la Russie à remettre en cause la suprématie du roi-dollar.
Evidemment, cela serait une défaite majeure pour les Etats-Unis, bien plus importante dans ses conséquences à long terme que le petit peu plus de soumission européenne obtenue grâce à l'extra-territorialité du droit américain.
A l'inverse, les accords du Plaza de 1985 ont stérilisé la concurrence japonaise de manière durable, exemple de mouvement stratégique efficace.
Nous vivons des temps intéressants.
Petit complément :
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lundi, avril 16, 2018
Moyen-Orient : 2 bonnes synthèses
Une courte mais efficace :
Une un peu plus développée :
Mais que se passe-t-il au Moyen-Orient ?
**********
Tout le monde au Moyen-Orient connait la blague du scorpion et de la grenouille. Un scorpion veut traverser une rivière et demande à une grenouille de le porter sur son dos. La grenouille refuse en lui disant qu’elle craint d’être piquée, ce à quoi le scorpion répond que ce serait idiot de sa part puisque tous les deux se noieraient. Bonne fille, la grenouille, convaincue par l’argument, accepte de faire traverser le scorpion. Au milieu du fleuve, bien entendu, le scorpion pique la grenouille qui avant de couler lui demande » Mais pourquoi as-tu fait ça ? » Et le scorpion de répondre « parce que nous sommes au Moyen-Orient ».
Voila une historiette qui résume parfaitement ce qui se passe là-bas depuis des décennies…
**********
Une un peu plus développée :
Mais que se passe-t-il au Moyen-Orient ?
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Tout le monde au Moyen-Orient connait la blague du scorpion et de la grenouille. Un scorpion veut traverser une rivière et demande à une grenouille de le porter sur son dos. La grenouille refuse en lui disant qu’elle craint d’être piquée, ce à quoi le scorpion répond que ce serait idiot de sa part puisque tous les deux se noieraient. Bonne fille, la grenouille, convaincue par l’argument, accepte de faire traverser le scorpion. Au milieu du fleuve, bien entendu, le scorpion pique la grenouille qui avant de couler lui demande » Mais pourquoi as-tu fait ça ? » Et le scorpion de répondre « parce que nous sommes au Moyen-Orient ».
Voila une historiette qui résume parfaitement ce qui se passe là-bas depuis des décennies…
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Moyen-Orient
samedi, mars 31, 2018
samedi, mars 17, 2018
Gave : Trump et les banques européennes
La phrase à retenir : « N'écoutez pas ce que disent les intellectuels et les journalistes français sur Trump et sur l'Amérique, ils n'y comprennent rien ». Ca, on avait compris !
Concernant Trump, quand je compare mes analyses et prédictions sur Trump et celles des journalistes et des intellectuels français, je suis un aigle qui vole au firmament. Et pourtant, j'en ai racontées, des conneries ! Mais, quand je me regarde, je m'inquiète ; quand je me compare, je me rassure, surtout quand le point de comparaison est un journaliste français.
Mon mépris pour les journalistes français est violent et brutal. Ce sont des crétins et des lâches (les deux ensemble).
D'où il découle tout naturellement :
mardi, mars 06, 2018
Européisme : l'erreur des mous
L’effarant aveuglement de « l’Europe d’en haut » (élections italiennes)
Il ne s'agit pas d'aveuglement mais de fanatisme. Ils voient comme tout le monde mais décident de continuer comme s'ils ne voyaient pas.
Les anti-européistes mous comme Maxime Tandonnet ne comprennent rien à l'européisme. Ils se laissent tromper par les apparences, comme si des technocrates propres sur eux ne pouvaient pas être des fanatiques. Comme si le nazisme et le communisme n'avaient pas fonctionné grâce à des armées de bureaucrates propres sur eux.
Les Tandonnet se laissent peut-être tromper parce qu'ils ont beaucoup en commun avec eux.
L'analyse de Charles Gave est beaucoup plus exacte, même si je ne crois pas à sa conclusion optimiste :
Brexit : Les choses sérieuses commencent
Il ne s'agit pas d'aveuglement mais de fanatisme. Ils voient comme tout le monde mais décident de continuer comme s'ils ne voyaient pas.
Les anti-européistes mous comme Maxime Tandonnet ne comprennent rien à l'européisme. Ils se laissent tromper par les apparences, comme si des technocrates propres sur eux ne pouvaient pas être des fanatiques. Comme si le nazisme et le communisme n'avaient pas fonctionné grâce à des armées de bureaucrates propres sur eux.
Les Tandonnet se laissent peut-être tromper parce qu'ils ont beaucoup en commun avec eux.
L'analyse de Charles Gave est beaucoup plus exacte, même si je ne crois pas à sa conclusion optimiste :
Brexit : Les choses sérieuses commencent
samedi, février 24, 2018
Bientôt la fin du privilège exorbitant du dollar ?
Non seulement, la France est sur une trajectoire désespérante, mais ce n'est même pas excitant, on s'y fait chier à mort, cerné par les cons style Macron, sans jamais une idée neuve ou une initiative originale. On a l'impression de voir une de ces séries télévisées défraichies qui passent et repassent (tout « intelligent » qu'on nous vende Macron, ses idées datent de Giscard, on les a déjà entendues mille fois. Macron, c'est Giscard plus internet).
Heureusement, ailleurs dans le monde, il y en a qui s'amusent :
Et si l’on parlait du dollar ?
La fin de l'hégémonie du dollar, on nous a déjà fait le sketch pour nous fourguer l'Euro. Mais à Moscou et à Pékin, il y a des gens un petit peu plus intelligents et motivés (je veux dire, motivés par autre chose que leur intérêt personnel) qu'à Bruxelles et à Francfort.
Nous vivons (pas en France) des temps intéressants.
Heureusement, ailleurs dans le monde, il y en a qui s'amusent :
Et si l’on parlait du dollar ?
La fin de l'hégémonie du dollar, on nous a déjà fait le sketch pour nous fourguer l'Euro. Mais à Moscou et à Pékin, il y a des gens un petit peu plus intelligents et motivés (je veux dire, motivés par autre chose que leur intérêt personnel) qu'à Bruxelles et à Francfort.
Nous vivons (pas en France) des temps intéressants.
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Charles Gave,
stratégie
samedi, février 25, 2017
lundi, janvier 09, 2017
Etats-Unis : la vision très optimiste de Charles Gave
Trump me paraît toujours exagérément optimiste mais, en même temps, ça fait du bien.
La roche Tarpéienne est proche du Capitole
La roche Tarpéienne est proche du Capitole
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Ca Trump énormément,
Charles Gave,
USA
lundi, mai 30, 2016
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