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jeudi, novembre 19, 2020

L’abandon des commerçants et ses conséquences

 



Philippe Silberzahn

philippesilberzahn.c...

Ancien entrepreneur, Philippe Silberzahn est professeur à EMLYON Business School et chercheur associé à l’École Polytechnique. Il écrit sur l’innovation, l’entrepreneuriat et la stratégie face à l’incertitude.



L’histoire ne progresse pas linéairement. Les dégâts que nous infligeons à la société en ce moment vont détruire des fondations économiques, sociales et politiques de manière durable.


[…]


UN DÉSASTRE SOCIAL

Mais il n’existe pas non plus de société vivante sans économie forte. En tuant les commerces, le confinement est également un désastre social. En effet, le commerce c’est la vie, même si celle-ci n’est pas réductible au commerce. N’importe quel maire vous dira que sans commerce il n’y a pas de centre-ville, et que sans centre-ville il n’y a pas de ville. La ville est le centre du pouvoir mais aussi le lieu du marché. Ce dernier n’est pas juste un lieu de création de richesse, c’est aussi un lieu de sociabilité.

Au-delà des drames personnels des commerçants qui perdent tout, la destruction en cours des commerces est donc aussi une destruction sociale de grande ampleur dont les effets seront considérables. C’est une destruction de la classe moyenne, et si l’histoire nous apprend quelque chose, c’est qu’une telle destruction se termine toujours mal politiquement.

UNE SITUATION QUI RAPPELLE LE MONDE FÉODAL

Car au-delà des conséquences économiques, sanitaires et sociales calamiteuses, il y a également une conséquence politique et morale. Car dans cette affaire les décideurs ne sont pas les payeurs. Ceux qui décident de telles mesures et ceux qui les soutiennent n’ont pas à subir de conséquence personnelle du confinement : ils peuvent travailler depuis chez eux, leur salaire et leur retraite ne seront pas affectés.

Les cadres supérieurs des grandes organisations sont dans le même cas. En particulier en France, les grandes entreprises du CAC40 sont très liées à l’État et savent bien se protéger du marché, par des pratiques oligopolistiques, ou par l’obtention de subventions, commandes d’État et autres optimisations fiscales, et leurs employés n’ont guère à craindre les conséquences économiques de la situation actuelle, du moins à court terme.

Émerge ainsi un système dual : d’un côté un groupe largement protégé des conséquences économiques et sociales du confinement, et qui a donc intérêt à pousser la sécurité sanitaire au maximum, pour ainsi se donner bonne conscience d’avoir protégé la vie de « nos anciens », et de l’autre, un groupe qui subit directement ces conséquences et qui est abandonné à lui-même.

Le premier défend sa cause 24 heures sur 24 sur les plateaux TV, tandis que le second est largement invisible, à part peut-être au travers d’un témoignage enregistré de quelques minutes çà et là, qui tire une larme de crocodile aux experts présents sur le plateau. Dans ce groupe on compte les commerçants et les indépendants, mais aussi tous les employés directement au contact du marché, notamment ceux des petites structures.

Le débat public est donc entièrement focalisé sur ce qu’on voit, des malades Covid en souffrance et des services hospitaliers surchargés, dont les représentants ont voix au chapitre, et ignorent presque totalement ce qu’on ne voit pas, des milliers de gens qui vont dépérir voire mourir en silence ; ce sont les intouchables de la société française, à qui l’on distribuera quelques aumônes, pour se donner bonne conscience, mais qu’on laissera largement à leur sort.

Il n’est pas certain qu’ils l’acceptent facilement et le sentiment d’injustice ne peut que renforcer le caractère explosif de la situation dans un pays qui a mis l’égalité sur un piédestal.

Et donc, par un étrange retour de l’histoire, se reconstituent les trois états de l’ancien régime : une classe de fonctionnaires et de cadres du grand secteur privé, qui vit largement protégée du marché grâce à des rentes offertes par les oligopoles garantis par l’État, une classe cléricale de journalistes, de médecins et d’intellectuels qui fournit un cadre moral à la classe protégée, et enfin le tiers-état, classe laborieuse faite d’indépendants, de chefs de petites entreprises et d’employés du secteur privé non protégé directement soumis aux aléas du marché.

En temps normal, lorsque le marché fonctionne bien, la classe laborieuse peut accepter son sort, et le système fonctionner. Mais nous ne sommes plus en temps normal, nous sommes en crise, et le propre des crises est de révéler les fragilités d’un système et d’en saper la légitimité. Nous y sommes.

AU BORD D’UNE NON-LINÉARITÉ

Et nous y sommes d’autant plus que toute la gestion de la crise actuelle repose sur un modèle mental, celui du mauvais moment à passer. On va sauver des vies, l’économie va souffrir, mais pour ce qui concerne cette dernière, « c’est rattrapable », comme le disait un médecin avec une arrogance et une suffisance dignes de l’ancien régime.

Non, la perte d’un commerce, travail de toute une vie, ce n’est pas rattrapable ; ça ne l’est pas pour ceux qui ont tout perdu, revenus, retraite, estime de soi, sens de la vie. Certes, c’est dommage pour eux, mais c’est rattrapable globalement, car l’économie va repartir et tout sera oublié ? Mais rien n’est moins sûr.

L’histoire ne progresse pas linéairement. Les dégâts que nous infligeons à la société en ce moment vont détruire des fondations économiques, sociales et politiques de manière durable.

Penser que tout va repartir naturellement dès qu’on aura passé le cap du confinement, c’est faire preuve d’un optimisme déraisonnable. Il est donc possible que nous soyons entrés sans le savoir dans une période de changement profondément non linéaire, c’est à dire révolutionnaire. Autrement dit, la crise de la Covid, loin de se terminer, ne fait peut-être que commencer.

dimanche, octobre 25, 2020

« Arrêtez d’emmerder les restaurateurs et le monde du spectacle ! » Charles Gave - Philippe Pascot

Charles Gave effleure le fond des choses : la psychose COVID est infondée. AUCUNE mesure exceptionnelle n'est justifiée.

mardi, septembre 22, 2020

jeudi, août 20, 2020

L'ami américain (E. branca)

Les relations entre les Américains et De Gaulle.

On constate une fois de plus que les Etats n'ont pas d'amis mais des rapports de forces et que les discours sur l'amitié transatlantique ou le « couple » franco-allemand (comme d'ailleurs certains discours sur une certaine religion) ne sont que l'habillage du renoncement et de la soumission.

Roosevelt est obsessionnellement anti-gaulliste. Au point, ce qui est un exploit, d'en indisposer les Anglais ! Et même anti-Français, puisqu'il prévoyait le démantèlement de la France du nord.

Si les Américains avaient pu vaincre Hitler sans libérer la France, ils n'auraient pas hésité.

L'obsession de Rossevelt était bien secondée par quelques Français bien en cour à Washington, Léger, vraiment très léger, Monnet et Chambrun (lui, au moins, avait des excuses familiales), qui auraient plus mérité que des pauvres types perdus à la LVF d'être fusillés à la libération.

Johnson est presque aussi anti-gaulliste que Roosevelt. Les Américains aident bien l'OAS, dont elle n'ignore pas les projets d'assassinats de De Gaulle.

Le seul président américain a avoir une attitude amicale fut Nixon.

Mais l'Amérique est diverse, et il est aussi arrivé à De Gaulle d'avoir des soutiens en Amérique, généralement pas dans les plus hautes sphères.

Non, le plus stupéfiant de ce livre, c'est le nombre de Français prêts à trahir leur pays pour plaire à l'étranger, surtout quand l'étranger habite à Washington. Je ne pensais pas déjà pas grand bien de la bourgeoisie française (1), ce livre ne la fait pas remonter dans mon estime.

Emmanuel Macron est son digne représentant.




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(1) :


La petite-bourgeoisie étriquée et anti-patriote (le Figaro antigaulliste)


Les bourgeois, la violence et le diner en ville

La bourgeoisie pétainiste

Giscard à l'OAS ?



dimanche, février 16, 2020

Les traitres (I. Rioufol)

Ce livre est excellent.

Non pas qu'il contienne une seule révélation, mais pour la première fois un journaliste grand public écrit ce que nous savons tous, avec clarté, sans tourner autour du pot.

Nos politiciens connaissent les maux de la France (islamisation, Grand Remplacement, violence, anarchie, atomisation, bureaucratie, effondrement éducatif, effondrement des missions régaliennes, tiers-mondisation ...). Les confidences de François Hollande et de tant d'autres, toujours officieuses, off, ne laissent aucun doute : ils ne peuvent pas plaider l'ignorance.

Ce sont donc des traitres au plein sens du mot : ils connaissent leur devoir mais font en toute conscience le contraire.

Ils doivent être jugés et condamnés. Ivan Rioufol en appelle à un procès des décideurs du Grand Remplacement.

Ensuite, Rioufol préconise un libéralisme raisonnable : libéralisme intérieur pour se défaire de la mauvaise emprise de l'Etat sur nos vies et protections extérieures.

C'est la grande force de ce livre : aller à l'essentiel, sans peur et sans reproche.


samedi, février 08, 2020

Macron, toujours plus de trahison.




Et bien sûr, pas un général pour se lever et lui flanquer un coup de boule. C'est normal, le principal critère de sélection des généraux, c'est la souplesse d'échine.

Macron est le Destructeur. C'est un traitre, j'espère qu'il sera jugé et condamné.

En tout cas, si vous votez pour lui en 2022, au premier ou au second tour, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.


samedi, janvier 18, 2020

Ivan Rioufol : « Les traîtres sont ceux qui, depuis quarante ans et plus, ont abandonné la France aux minorités, aux communautés et à l’islam conquérant » [Interview]

Ivan Rioufol : « Les traîtres sont ceux qui, depuis quarante ans et plus, ont abandonné la France aux minorités, aux communautés et à l’islam conquérant » [Interview]

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Breizh-info.com : Qui sont « les traîtres » que vous visez dans votre ouvrage ? Avez-vous des noms à donner ?

Ivan Rioufol : Les traîtres sont ceux qui, depuis quarante ans et plus, ont abandonné la France aux minorités, aux communautés et à l’islam conquérant, tout en prétendant servir et défendre le pays. Si j’avais voulu donner des noms, il m’aurait fallu un épais annuaire ! Quand Jacques Chirac se confie en avouant : « Je n’ai jamais été de droite ! », certains pouvaient s’en douter. Il n’empêche qu’il assume sa trahison auprès de ceux qui s’étaient convaincus de ses convictions de droite.

Quand la gauche perdue manifeste le 10 novembre 2019 à Paris, Jean-Luc Mélenchon en tête, avec des mouvements islamistes qui hurlent « Allah Akbar ! », elle signe également sa collaboration avec l’ennemi intérieur, et donc sa traîtrise. Emmanuel Macron est aussi un bon profil : voici un président de tous les Français qui n’entend rien aux protestations d’une partie de son peuple et qui fait tout pour accélérer la dilution de la nation souveraine dans la mondialisation et l’universalisme impensés.

Breizh-info.com : Pensez-vous que techniquement, et légalement, il soit possible de les juger ? A quoi devraient-ils être condamnés ?

Ivan Rioufol : Je suggère en effet cette possibilité d’une mise en accusation pour maltraitance d’un peuple, abus de confiance, non-assistance à personne en danger, abus de droit, que sais-je encore. Il ne serait pas anormal que ceux qui ont mis la France dans cet état aient des comptes à rendre et soient condamnés, même symboliquement, à la honte nationale.

Quand le ministre Brune Poison dit espérer « voir devant un tribunal » les responsables politiques qui ne partagent pas son catastrophisme écologique, je me dis que cette hypothèse est à creuser pour ceux qui ont saccagé la nation, comme d’autres saccagent la nature. Je trouverais intéressant, par exemple, que des citoyens s’associent pour porter plainte contre Macron et son mépris d’un peuple coupable de le contester.
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Mes fidèles lecteurs ne seront pas surpris : ça fait des années, peut-être des décennies (je ne rajeunis pas) que j'écris que, pour comprendre le comportement de nos dirigeants, il faut tout simplement admettre l'inadmissible : ce sont des traitres, au plein sens du terme, qui détestent la France et les Français  et font ce qu'ils peuvent pour leur nuire. Je ne reviens pas ici sur les sources fort complexes de ce phénomène, somme toute étrange.

Plus intéressante, l'idée de passer les traitres en justice.

Je suis partisan de fusiller, dans les fossés de Vincennes, au minimum tous les présidents et premiers ministres, depuis Giscard inclus. Mais après un procès en bonne et due forme, une sorte de Nuremberg du Grand Remplacement.

Je pense que la justice expéditive salit le régime qui la pratique ou la tolère.

Après tout, on a bien fusillé Laval et condamné à mort Pétain après des procès réguliers. Pourquoi pas Macron et Juppé ?




mardi, décembre 31, 2019

Reconnaître l'ennemi

samedi, décembre 28, 2019

Le patriotisme, un concept étranger à notre classe dirigeante

One Nation Toryism rests on patriotism, a concept the Left struggles to understand.

C’est tout à fait transposable en France, sauf que le corps électoral français (de plus en plus différent du peuple, vu le taux d’abstention) a porté au pouvoir un anti-patriote : Macron est le Destructeur, l’anti-France personnifiée. Voter Macron au 1er tour, au 2ème tour, au 3ème tour, au 122ème tour, c’est de la trahison. Je l’ai expliqué à des collègues qui, bien évidemment, ont voté trahison. Je suis un grand diplomate.

Christophe Guilluy a tout dit : « Le vote Macron est un vote patrimonial ». Qu’en termes délicats ces choses là sont dites.

Ou cet exquis dialogue de Serge Federbusch que j'aime à répéter :

_ Que représentent les Gilets Jaunes (sous-entendu, les vrais, du début, pas les récupérateurs gauchistes du Système (1)) ?

_ Le patriotisme.

_ Et Macron ?

_ Le contraire.


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(1) :




vendredi, décembre 06, 2019

Qu'avons nous à sacrifier pour la France ?

Jean-François Colosimo : "Le libéralisme de Macron est un autoritarisme"

Je ne suis pas d'accord sur tout avec Rougeyron mais il est très juste sur l'anti-France :



J’aime beaucoup sa tirade à 1h11 sur la France, pays millénaire qui a survécu à tant de désastres et qui a peur d’un changement de monnaie. La peur de l’éclatement de l’Euro est maintenant un lieu commun de la politique française, on en parle comme on parle de corde dans la maison d’un pendu. Je trouve cela humiliant : un grand pays comme la France serait terrifié à l’idée de changer de monnaie et de retrouver sa souveraineté monétaire ? De qui se moque-ton ?

Aujourd'hui encore, un an après, je ne vois aucune raison de revenir sur le petit dialogue de Serge Federbusch :

_ Qu'est-ce que les Gilets Jaunes ?

_ Le patriotisme.

_ Et Macron ?

_ Le contraire.


jeudi, novembre 07, 2019

Synthèse intéressante (et peu glorieuse) de Xavier Raufer



Pourquoi sommes nous si nuls en stratégie ?

Très simple : parce que nous sommes des vassaux. Les vassaux n'ont pas besoin de stratégie.

Les Américains aiment à comparer leurs relations avec l'Europe aux relations entre Rome impériale et la Grèce décadente. La Grèce n'avait pas de stratégie du temps de l'empereur Auguste.

Seulement, nous avons un problème : Rome a protégé la Grèce autant qu'elle a pu. Les Américains, c'est pas le même style. Comme le dit Raufer, leur tradition, c'est plutôt de laisser tomber leurs vassaux comme de vieilles chaussettes. Donald nous le fait gentiment remarquer : vu les distances, ce qui se passe au sud de l'Europe, c'est notre problème, pas le sien.

Pourquoi sommes nous si nuls dans les fonctions régaliennes ? Parce que nous sommes dirigés par des traitres. Traitres parce que ce sont des égoïstes sans aucun souci du bien commun.

Nous allons donc nous retrouver à poil dans la pampa en ayant perdu toute pensée de la puissance. Ca va saigner.

vendredi, septembre 27, 2019

Il paraît qu'il faut que je dise un mot de Chirac.

C'était une ignoble ordure qui ne croyait en rien, même pas en lui-même. Il a fait beaucoup de mal à la France par son cynisme.

Quant à sa fameuse sympathie, et alors ? Est-ce le problème en politique d'être « sympa » ou non ? C'est un pur rideau de fumée médiatique.

Jacques Chirac : le plus détestable et le plus nocif des présidents de la Ve République ?

Réaction d’un trentenaire patriote à la mort du Président Chirac


mercredi, juillet 31, 2019

Un autre point de vue sur le Tour de France 2019

Comme Thibaut Pinot, la France a la lose (François Martin)

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A tous les coups, le parcours 2019, se terminant par trois jours dantesques dans les Alpes, avait été dessiné pour donner sa chance à un Français, Thibaut Pinot, seul capable, d’après les spécialistes, de tirer son épingle du jeu dans une configuration où les Colombiens, par ailleurs, sont les rois. De là à penser que ce parcours avait fait, 100 ans du Maillot Jaune aidant, l’objet d’un deal entre le pouvoir politique, les organisateurs du Tour et les médias, il n’y a qu’un pas que l’on peut aisément franchir. De nombreux indices viennent conforter cette version…

Thibaut Pinot, l’Elu de la Macronie !

Tout se passe au début comme prévu : Thibaut Pinot fait l’objet d’une incroyable couverture de la presse (France 2 le « chouchoute », les commentateurs l’encensent, la chaîne réalise même, pendant le Tour, un film sur Pinot : on le suit, au jour le jour, sur son vélo, et aussi dans l’intimité du bus, de sa chambre, de sa salle de massage et de ses repas), mais aussi des politiques (deux ministres viendront spécialement lui souhaiter bonne chance durant le parcours, Roxana Maracineanu et Muriel Pénicaud). Avant même d’avoir gagné, et alors qu’il a abandonné 3 fois sur 6 participations, il est déjà la star… L’Elu.

[…]

Jusque-là, rien de bien original ni de si malhonnête, chaque pays du monde ayant évidemment une propension, lorsqu’il organise un événement sportif, à tenter de favoriser, sans l’avouer, mais parfois de façon éhontée, ses propres nationaux.

[…]

Mais les choses ne se passent pas comme prévu : le factotum Alaphilippe ne se plie pas au scénario écrit d’avance par ses « autorités de tutelle » (la politique et la presse). Crime parmi les crimes, il a du caractère, il est malin, et il aime gagner. Il adore le public qui le lui rend bien, et le vénère pour son panache : c’est la « Jujumania ». Il ne se contente pas de servir de rampe de lancement. Il prend le maillot Jaune, il se bat comme un beau diable pour le garder et le reconquérir lorsqu’il le perd. Pire encore, pendant la 10ème étape, de Saint-Flour à Albi, son équipe organise un traquenard, un « coup de bordure », consistant à accélérer brutalement pour faire perdre au peloton le bénéfice de la protection contre le vent. Les Colombiens et Geraint Thomas ne se laissent pas prendre, mais quelques autres, dont Pinot et son équipe, se font avoir comme des bleus. Au final, « l’Elu » perd 1mn 40 sur les meilleurs, et l’essentiel de ses chances de se placer avant le « plat de résistance » particulièrement roboratif des Alpes. Alaphilippe en remet encore une couche, en gagnant avec un brio incroyable, devant Thomas, le contre-la-montre de Pau, lors de la 13ème étape. Il accroît ainsi son petit « matelas » qu’il tentera de défendre ensuite comme un forcené. En somme, il fait ce que Pinot devait faire.

En France, on n’aime pas les gagneurs


Et c’est là que les choses deviennent passionnantes. Bien sûr, les événements ne se sont pas passés comme les « parrains », politiques, presse et organisateurs, le voulaient. Le « chouchou » est un peu… dans les choux ! Mais ils ont, devant, un véritable gagneur, qui vient de mettre une « pile » au dernier vainqueur dans son exercice favori. Il est en jaune depuis 10 jours. Bien que ce soit plus un coureur de « classiques » que de grands tours, et bien que son équipe ne soit pas la meilleure, il reste très bon sur le vélo. Il est solide en montagne, il sait bien ce qu’il veut, il a la tête froide, il a un tempérament de feu, il se bat, il s’accroche à son maillot, il ne pense qu’à gagner, et le public l’adore. Que veut-on de plus ? Dans n’importe quel pays, à défaut d’abandonner le « loser » à son sort, au moins, on prendrait fait et cause pour le « winner ». On le soutiendrait, on gonflerait la « Jujumania », on se demanderait « Peut-il gagner ? Va-t-il gagner ? ». On feuilletonnerait sur ses chances. Mais en France, on n’aime pas les gagneurs, ceux qui montrent trop d’indépendance et de caractère. Surtout celui-là, à qui l’on reproche le « coup de Jarnac » de la bordure, alors que c’est un grand classique. On lui en veut d’avoir brisé le beau rêve de la presse, ça se sent en filigrane dans tous les commentaires.

[…]

Triomphe de la pensée politique : on monte en haut lieu un beau scénario, et tout le monde doit s’y plier, même si ça ne marche pas. Triomphe de la pensée magique sur la pensée réaliste : on préfère celui qui est le plus sympathique (en réalité, celui qui est malléable), plutôt que celui qui gagne. Celui qui gagne, et qui le prouve, doit perdre, parce qu’il ne fait pas ce que l’on avait décidé pour lui. Obsession morbide pour l’échec : on parie, envers et contre tout, sur les perdants. On sort les mouchoirs, on les encense, alors qu’on méprise nos gagneurs. Le patron de l’équipe Ineos, qui gagne tous les Tours de France depuis 7 ans, sera le seul à dire que Julian Alaphilippe a un grand avenir. Forcément, pour lui, gagner, c’est un critère qui compte.

Ambitieuse comparaison

Risquons-nous à une ambitieuse comparaison. En politique, c’est un peu pareil :

Poutine et Bachar sont les maîtres du Moyen Orient… mais on ne leur parlera pas, parce qu’ils sont méchants. On préférera, comme avec Pinot, contempler notre splendide échec plutôt que de construire l’avenir avec les vainqueurs… Trump sera sans doute réélu à la tête de la première puissance du monde, mais on continuera à le dénigrer, parce qu’il est vulgaire. Nous perdrons encore plus notre influence, mais tant pis… pour lui ! […] Nous taxerons nos entreprises et nos consommateurs à cause du réchauffement climatique, même si les principaux pollueurs (USA, Inde, Chine) ne le font pas. Nous devrons « montrer l’exemple », et faire hara-kiri sur notre compétitivité et notre pouvoir d’achat, même si nous ne représentons plus que 0,1% de la pollution mondiale. Triomphe de la bêtise… et promesses de décadence !
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Je ne peux juger l'aspect sportif, mais politiquement, cet article est juste.

La France sous Macron est perdante, même si une caste s'en sort bien, et exactement pour la raison décrite dans l'article : je les connais, ces songe-creux, ces abstracteurs de quintessence, tous ces énarques, polytechniciens, centraliens, qui se construisent un monde idéal dans leur tête. Et si la réalité a le mauvais goût de ne pas s'y plier, c'est parce qu'on n'en pas fait encore assez, de leur idée géniale.

J'en connais des palanquées de ces théoriciens, que les fayots et les imbéciles (cumul possible) qualifient sans vergogne de « brillants », parce qu'ils résolvent dans leur tête des équations à 122 inconnues.

Manque de pot,  catastrophe, gaspation, abomination de la désolation, la réalité ne rentre pas dans une équation, même à 122 inconnues. Et comme ils ne savent pas faire autre chose que des équations à 122 inconnues, ils nous emmènent dans le mur (en klaxonnant, car les résolveurs d'équations à 122 inconnues ont une opinion stratosphérique d'eux-mêmes).

On crève vraiment de ces abrutis, qui ne sont même pas intelligents, puisque, tout de même, en politique, en management, la prise en compte des réalités (humaines, par exemple), c'est la base de l'intelligence.

La psycho-rigidité de l'âne savant qui dit « J'ai fait tous les calculs dans ma tête, j'en déduis ma stratégie et je m'y accroche malgré tous les démentis de la réalité » est mortelle. C'est le syndrome Gamelin (un type admiré pour son intelligence, à l'époque. Forcément brillant) : j'ai fait tous mes calculs en fonction de ce que je connaissais, malheureusement, l'ennemi n'a pas joué le jeu et a eu un comportement (faire foncer les chars sans attendre l'infanterie) que je ne connaissais pas.

J'ai trouvé ceci dans le livre de Michel Goya, Sous le feu : si deux adversaires, toutes choses égales par ailleurs, ont 95 % de chances de prendre la bonne décision pour le premier et 50 % pour le second, mais que ce dernier est deux fois plus rapide à prendre une décision, c'est lui qui l'emportera dans 51 % des cas contre 23 % pour le premier.

Pourtant, je méfie du pragmatisme. Dans un excès inverse de la psycho-rigidité, on court le risque de ne pas avoir de ligne directrice et de trop varier.

Bref, la France souffre de ne pas savoir sélectionner ses élites. Elle favorise les exploits scolaires abstraits au détriment des réussites plus concrètes. On sait pourquoi : parce que cette sélection des gros bourrins favorise la reproduction sociale. L'année où il y a le plus de fils d'ouvrier admis à Polytechnique ? 1967. Un an avant les événements qui allaient casser l'école et bloquer l'ascenseur social, je ne peux m'empêcher d'y voir plus qu'une coïncidence.

A force de sélectionner des gros bourrins, nous avons des dirigeants gros bourrins (Macron qui s'acharne sur le concours de Normal Sup), admirés par les gros bourrins qui votent pour eux, et ils font une politique de gros bourrins.

Et le France se plante. Mais il nous reste une consolation : nous avons les meilleurs gros bourrins du monde. Du Monde ! Rendez vous compte. La réussite, c'est pas ça. Par contre, le plantage, chapeau ! Nous sommes les champions du monde du plantage, grâce à nos maxi-gros bourrins. C'est-y pas beau d'être leader mondial dans un domaine ?


Pour ceux que le sport intéresse :






jeudi, juillet 18, 2019

Le massacre de Notre Dame de Paris va pouvoir commencer.

Flèche de Notre-Dame: l’idée d’un « geste architectural contemporain » pas écartée.

La loi ad hoc étant passée, le massacre macroniste de Notre Dame de Paris va pouvoir commencer.

Je n'ai aucun doute sur la question puisqu'Emmanuel Macron est l'anti-France personnalisée, le Destructeur (c'est pourquoi il n'y a jamais aucune excuse pour voter pour lui. En particulier, la droite-portefeuille qui se prétend catholique est à vomir).

Mais voici comment je verrais les choses si on me laissait faire :

1) Reconstruction à l'identique dans le dernier état avant l'incendie.

2) Chantier transformé en attraction touristique sur 10 à 15 ans.

3) Une statue avec la tête de Macron (ça ne trahirait pas la tradition).

Je ne serais pas étonné qu'on ait quelque chose comme ça, remplaçant le culte catholique parle le culte de la Nature, dans le silence complice de nos très veules évêques :




Une fois de plus, les Français seront abandonnés. Dans la caste d'en haut, la peur de passer pour ringard est si prégnante (le chantage à la ringardise gagne à tous les coups) que les partisans de la reconstruction à l'identique sont et seront très minoritaires.

Evidemment, au chantage à la ringardise, il est très facile d'opposer la modestie vis-à-vis de nos ancêtres, le respect de l'héritage reçu et le bon goût, bref, l'intelligence, mais pour cela, il faudrait être ... modeste, respectueux, connaisseur, intelligent.

Ce ne sont pas précisément les qualités de notre classe dirigeante.


jeudi, juin 20, 2019

« The orderly management of decline »

« The orderly management of decline » : le management ordonné du déclin.

C'est une définition anglaise de la technocratie. Je la trouve très juste.

Elle se marie bien avec puissance de capitulation, dont je vous parlais l'autre jour.

Et c'est cohérent avec le fait que l'arch-technocrate Macron est aussi l'anti-France personnifiée.



samedi, juin 15, 2019

Idées noires

Je broie du noir.

La « cheffe » de l'IGPN : « Pas de violences policières » ... alors qu'il existe des centaines de vidéos.

Tout homme de bonne volonté, simplement honnête, devrait être révolté par un mensonge si grossier. Ce n'est pas une question de parti politique, c'est une question d'intégrité personnelle, de pouvoir se regarder dans la glace, d'honneur (cette notion devenue si rare).

Mais non, pas les bourgeois. Je comprends Bloy et Péguy qui les vomissaient.

Michel Onfray, avec son défaitisme habituel, se répand en racontant que, de toute façon, jamais aucune révolution n'a bénéficié au peuple.

A part les quelques centaines de milliers qui gravitent autour des Gilets jaunes, les Français, rien. Amorphes. Veules. Une clique détruit consciencieusement, méthodiquement, leur pays et ... que dalle.

Chacun vit dans son petit monde, isolé.








mardi, juin 11, 2019

Zemmour président en 2022 ?

C’est la rumeur qui court en ce moment à Paris : il y aurait une forte pression, notamment de Patrick Buisson, sur Eric Zemmour pour qu’il se présente aux présidentielles en 2022.

Il ferait un tabac. Il correspond au profil que je définis depuis quelques temps : un homme des médias qui n’en a pas peur (Coluche, Beppe Grillo, Trump). Ce n’est pas gagné d’avance mais il aurait beaucoup plus de chances que Marine Le Pen. Nul doute qu’il attirerait les talents autour de lui.

Cependant, le Système, se sentant menacé, se battra avec une férocité sans limite. Comme toute mafia, il s’attaquera à sa famille, à ses parents, à sa femme, à ses enfants, sans aucune retenue. Il n'oubliera de retourner aucune pierre. S’il a eu une amende pour excès de vitesse il y a 20 ans, on le saura. S’il a peloté une stagiaire il y a 30 ans, on le saura aussi. Le Système inventera même des accusations. Même le RN et la FI, ces partis installés, s’y mettront.

Or, Eric Zemmour sait tout cela. C’est pourquoi je doute qu’il y aille. Je ne sous-estime pas son patriotisme, mais, à ce point, cela serait véritablement héroïque.

Et puis, il y aura la difficile question d’argent : en France, tout est fait pour qu’un nouveau parti ne puisse pas émerger faute de financement. Celui de la campagne d’Emmanuel Macron était illégal (probablement. On ne saura jamais avec certitude, faute de procès), l'appareil judiciaire a fermé les yeux. Elle ne sera pas aussi coulante pour Zemmour, au contraire.

Bref, ça serait bien pour la France s’il y allait, mais je n’y crois pas, il est trop raisonnable, trop conscient de ce qui lui arriverait. A moins que, par un coup de folie, il se prenne pour Murat à Austerlitz.

Mais on sait déjà qui détient la clef de la décision de Zemmour : Emmanuel Macron.

Macron et les macronistes, quels que soient les discours dont ils habillent leurs saloperies, c'est l'anti-France. Je le sais, vous le savez et, surtout, Zemmour le sait. Toute la question est de savoir si Jupiter-Narcisse fera la dégueulasserie de trop qui déclenchera Zemmour : « Allons. En selle ! Fais ce que dois et advienne que pourra ! ».

Les chouans sont allés chercher Charette sous son lit. Alors, aller chercher Zemmour à la Rotonde, ça ne devrait pas être insurmontable.

Et on rigolerait bien. De cet humour des troupes montant à l'assaut.

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Pour compléter :

PNF + PÔLE FINANCIER : UNE JURIDICTION D’EXCEPTION AU SERVICE DE MACRON ?

Et par Eric Verhaeghe (un ancien du MEDEF, hein. Pas un rouge le couteau entre les dents) :

2019 : l’année où Macron a transformé la France en Etat policier

Aussi :

Des donateurs de la cagnotte Leetchi en soutien à Christophe Dettinger entendus par la police

France : liberté, j'oublie ton nom.

Navrant, le nombre de commentateurs du Figaro qui, au nom de leur petite frousse bourgeoise, sont prêts à abdiquer les libertés les plus élémentaires.

Et, spécialement pour mes amis électeurs de Macron de deuxième tour :

T'imagines si on avait eu Marine ?

mercredi, juin 05, 2019

Retrouver une élite

La France est en manque d'élite véritable.

La caste au pouvoir aujourd'hui est anti-française et on peut de plus en plus difficilement la qualifier d'élite.

La bourgeoisie catholique a trahi en votant massivement pour l'anti-France macronienne (Zemmour et Joffrin sont d'accord !), elle a préféré son portefeuille à son pays.

Rien d'étonnant quand on la connaît : elle est plus proche d'un conclave de Pharisiens que d'une veillée d'armes de chevaliers des Croisades. Bloy et Péguy la méprisaient déjà et les choses ont empiré depuis.

Je ne sais pas quoi faire, sur qui compter : l'armée, l'université, l'entreprise, la littérature, les fournisseurs traditionnels d'élites sont aux abonnés absents, quand ils ne sont pas à la pointe de l'anti-France.

Je me demande si cette élite ne se constituera pas des meilleurs de chaque catégorie sociale, ses membres se reconnaissant par leur patriotisme et non par leurs origines sociales, un peu comme la Résistance qui mêlait, au point que certains en plaisantaient, maurrassiens et juifs.




Pendant qu'on discute, le bradage continue.

Accord imminent France-Madagascar : éparpillement de la souveraineté française dans l’Océan Indien.

Il n'y a pas de secret, tout est simple : Macron, c'est l'anti-France et ceux qui votent pour lui sont des traitres.