Affichage des articles dont le libellé est libération nationale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est libération nationale. Afficher tous les articles

vendredi, décembre 06, 2019

Qu'avons nous à sacrifier pour la France ?

Jean-François Colosimo : "Le libéralisme de Macron est un autoritarisme"

Je ne suis pas d'accord sur tout avec Rougeyron mais il est très juste sur l'anti-France :



J’aime beaucoup sa tirade à 1h11 sur la France, pays millénaire qui a survécu à tant de désastres et qui a peur d’un changement de monnaie. La peur de l’éclatement de l’Euro est maintenant un lieu commun de la politique française, on en parle comme on parle de corde dans la maison d’un pendu. Je trouve cela humiliant : un grand pays comme la France serait terrifié à l’idée de changer de monnaie et de retrouver sa souveraineté monétaire ? De qui se moque-ton ?

Aujourd'hui encore, un an après, je ne vois aucune raison de revenir sur le petit dialogue de Serge Federbusch :

_ Qu'est-ce que les Gilets Jaunes ?

_ Le patriotisme.

_ Et Macron ?

_ Le contraire.


dimanche, mai 19, 2019

Rougeyron, c'est intéressont










1) Notamment, je suis turlupiné par son passage sur le libéral-conservatisme qui ne peut pas être français.

En effet, si on me demande ce que je suis politiquement, je réponds « libéral conservateur ». Mais, depuis les Gilets jaunes, j'ai de plus en plus de doutes. J'ai vu de prétendus libéraux-conservateurs appeler hystériquement à taper sur le peuple façon Flaubert.

Pour moi, un libéral conservateur aujourd'hui, c'est un crétin qui va se faire baiser par Bellamy comme il s'est fait baiser par Sarkozy.

Sarko, j'ai donné une fois et demi (en 2007, j'y croyais à moitié. En 2012, c'est juste que je ne pouvais pas blairer Hollande - je ne me souviens plus bien, je ne suis même pas sûr de ne pas m'être abstenu. C'est dire si j'étais à fond).

Mais bon, se faire baiser à répétition, ce n'est plus un viol, c'est qu'on aime ça.

Bref, libéral-conservateur, c'est peut-être un autre manière d'être européiste et mondialiste, non par enthousiasme comme les macronistes, mais par désespoir.

Je suis de plus en plus sur la ligne gaulliste : « Le seul vrai révolutionnaire, c'est moi ». La révolution aujourd'hui, c'est d'être nationaliste.

2) Je partage ses doutes sur Salvini, qui tarde à concrétiser son opposition à l'UE au-delà des gesticulations, au point que j'en viens à m'interroger, et son admiration de Farage (2ème partie Grand entretien à partir de 15'). Depuis les débuts de ces affaires de Brexit, malgré les déceptions qui s'accumulent, je fais toujours, envers et contre tout, confiance aux Anglais pur se libérer.

3) PYR répond (2ème partie, 28') à la question qui me hante. Pourquoi la bourgeoisie française ne cesse-t-elle de trahir (1815, 1870, 1940, 1992, 2007, 2017) ?

4) Je suis d'accord avec lui (2ème partie, 35') que la société civile est le faux-nez du féodalisme. L'Etat est l'armature de la France. L'Etat, pas l'administration, pas la bureaucratie. Quelle est la différence ? L'Etat, c'est le pouvoir politique qui décide et l'administration qui exécute, dans l'intérêt de la France. L'idéal étant le duo Louis XIII et Richelieu.

Bonus

Polony n'atomise pas Bellamy, mais elle met bien en évidence qu'il est l'imposture symétrique de Macron (JY Le Gallou : Bellamy parle comme Orban mais votera comme Soros) :



Nota

PYR y fait allusion. Si vous ne connaissez pas Albert Roche : cultivateur, puis cantonnier, il est le soldat le plus décoré de la guerre de 14.

Régulièrement en première ligne, il se retrouve un jour être le seul survivant de sa position, une tranchée au Sudel en Alsace, tous ses camarades ayant été tués. Il positionne alors tous les fusils des morts avec lesquels il tire alternativement faisant croire à l’ennemi à la résistance d’une garnison, mettant ceux-ci en déroute.

Il a fait 1 180 prisonniers à lui tout seul ! La dernière de ses huit citations suffit :

Chasseur dont la bravoure est légendaire au bataillon. Fait preuve, dans les circonstances les plus difficiles d'un mépris absolu du danger ; conserve un calme absolu aux moments les plus critiques, donne à ses camarades l'exemple de l'entrain, exalte leur courage, est pour ses chefs un auxiliaire précieux. Pendant les opérations du 31 août 1918, a réussi comme agent de liaison à transmettre à toutes les sections de sa compagnie les ordres du commandant, n'hésitant devant aucun danger, triomphant des difficultés de toutes sortes, montrant un rare esprits de décision, une conscience au dessus de tout éloge. Médaillé militaire pour faits de guerre (sept citations).

Face à ce Super-Dupont, Captain America peut effectivement aller se rhabiller.



dimanche, février 17, 2019

Le carré politique : vive la nation !

La nation, réponse existentielle à la crise occidentale ? Pour la revue américaine de référence en matière de relation internationales, la réponse est oui.

Ce texte d’Edouard Husson ne surprendra pas mes fidèles lecteurs.

Je soutiens (sans aucune originalité, tant j’ai été précédé) depuis des années que forment un carré politique indépassable les réalités suivants : nation, peuple, souveraineté, démocratie ; qu’attaquer l’un affaiblit nécessairement les trois autres (1) . C’est ce qu’a fait la gauche depuis cinquante ans, attaquer tour à tour chacun des quatre piliers. Hors de la nation, il n’y a que l’empire ou la tribu, qui ne me plaisent pas plus l’un que l’autre.

Je comprends bien que ma préférence pour la nation dérange ceux qui s’imaginent couverts de droits et dépourvu de devoirs, des adolescents éternels (ce n’est pas une espèce abstraite : j’en connais quelques uns, je mets des noms et des visages sur cette notion, certains ont dépassé la soixantaine).

Mais l’avenir du monde est là : paix entre les nations ou guerre entre les empires, guerre entre les tribus.

La question se pose à chacun de nous de manière très concrète (et diffcile) : que suis-je prêt à sacrifier pour la France ? (Et ne répondez pas : « Je paye des impôts, c’est suffisant »).

*********
(1) : les 4 attaques gauchistes :
la nation => le mondialisme.
le peuple => le grand remplacement.
la souveraineté => l'UE.
la démocratie => la dénaturation de la constitution.



lundi, mai 28, 2018

Avec quelles élites ?

J’ai voté pour l’Euro (traité de Maastricht). J’ai même voté pour le TCE, à ma grande honte. C’est même l’analyse à froid de la campagne du TCE qui a fait de moi un anti-européiste (vous allez me dire que j’aurais mieux fait d’analyser avant le vote qu’après. Je le reconnais bien volontiers). 

Toujours est-il que j’ai compris que l’Euro est un monstre et qu’il ne peut survivre qu’au prix d’acrobaties politico-financières qui ne sont pas éternelles. A l’infini, la probabilité que l’Euro disparaisse était donc égale à 1.

Mais, depuis quelques temps, cet infini se rapproche beaucoup de nous. Je n’ose faire des prédictions puisque l’Euro est un zombie, il aurait dû disparaître depuis 2008-2010, et que les zombes sont très durs à faire mourir une seconde fois.

Pourtant, les éléments du puzzle s’assemblent : l’idée qu’il y a quelque chose de pourri dans l’UE est admise par tous, y compris les européistes (même si le diagnostic et les remèdes diffèrent), la crise grecque a permis de dévoiler les faux-semblants, l'élection de Macron a prolongé le dévoilement. Voilà que les rebondissements italiens ont mis sur la place publique une méthode pour se délivrer du joug européiste : creuser les déficits publics jusqu’à placer Berlin devant une alternative : ou payer, ou accepter qu’un pays sorte de l’Euro (en introduisant une monnaie électronique parallèle).

Le peuple italien vient de se prendre une mandale par les européistes, l'équivalent soft du mitraillage de la place Tien An Men. Mais on sent de plus en plus la panique des européistes. Un animal acculé (avec un « ac », mais pas seulement) est très dangereux, mais cela n'empêche qu'il est en mauvaise posture (BILLET. LA COURSE CONTRE LA MONTRE CONTRE LES PEUPLES).

En résumé, le château de cartes européiste est de plus en plus fragile. Or, des événements qui pourraient transformer cette fragilité en catastrophe, il y en a plein à l’horizon. En Turquie, par exemple. Il y a d’autres possibilités. En tout cas, la probabilité que l’espérance de vie de l’Euro se compte en mois en non en années augmente.

Le coup d’après possible est le suivant : les Etats du sud de l’Euroland font banqueroute et émettent une monnaie nationale. L’Euro rétrograde de monnaie unique à monnaie commune. L'UE explose de fait. Bruxelles redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : la non-capitale d’un non-Etat. Et Berlin s’occupe des affaires de l’Allemagne. Grosse malheur, misères en série, mais enfin, liberté retrouvée. Liberté de retrouver l'être, l'indépendance et la prospérité ou liberté de faire des conneries. C'est le risque de la liberté.

Bravo. Youpi. Joie, liesse. Rhaaa lovely !

D’où ma question : avec quelles élites ? Avec quelles élites la France fait-elle cette libération nationale ?

Avec ces élites qui ont érigé l’européisme en religion, la soumission à l’Allemagne en dogme et la haine de la France en mode de vie ? Où sont les Résistants prêts à prendre les commandes de la main des collabos ? Un gouffre s’ouvre sous nos pieds.