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dimanche, mai 19, 2019

Rougeyron, c'est intéressont










1) Notamment, je suis turlupiné par son passage sur le libéral-conservatisme qui ne peut pas être français.

En effet, si on me demande ce que je suis politiquement, je réponds « libéral conservateur ». Mais, depuis les Gilets jaunes, j'ai de plus en plus de doutes. J'ai vu de prétendus libéraux-conservateurs appeler hystériquement à taper sur le peuple façon Flaubert.

Pour moi, un libéral conservateur aujourd'hui, c'est un crétin qui va se faire baiser par Bellamy comme il s'est fait baiser par Sarkozy.

Sarko, j'ai donné une fois et demi (en 2007, j'y croyais à moitié. En 2012, c'est juste que je ne pouvais pas blairer Hollande - je ne me souviens plus bien, je ne suis même pas sûr de ne pas m'être abstenu. C'est dire si j'étais à fond).

Mais bon, se faire baiser à répétition, ce n'est plus un viol, c'est qu'on aime ça.

Bref, libéral-conservateur, c'est peut-être un autre manière d'être européiste et mondialiste, non par enthousiasme comme les macronistes, mais par désespoir.

Je suis de plus en plus sur la ligne gaulliste : « Le seul vrai révolutionnaire, c'est moi ». La révolution aujourd'hui, c'est d'être nationaliste.

2) Je partage ses doutes sur Salvini, qui tarde à concrétiser son opposition à l'UE au-delà des gesticulations, au point que j'en viens à m'interroger, et son admiration de Farage (2ème partie Grand entretien à partir de 15'). Depuis les débuts de ces affaires de Brexit, malgré les déceptions qui s'accumulent, je fais toujours, envers et contre tout, confiance aux Anglais pur se libérer.

3) PYR répond (2ème partie, 28') à la question qui me hante. Pourquoi la bourgeoisie française ne cesse-t-elle de trahir (1815, 1870, 1940, 1992, 2007, 2017) ?

4) Je suis d'accord avec lui (2ème partie, 35') que la société civile est le faux-nez du féodalisme. L'Etat est l'armature de la France. L'Etat, pas l'administration, pas la bureaucratie. Quelle est la différence ? L'Etat, c'est le pouvoir politique qui décide et l'administration qui exécute, dans l'intérêt de la France. L'idéal étant le duo Louis XIII et Richelieu.

Bonus

Polony n'atomise pas Bellamy, mais elle met bien en évidence qu'il est l'imposture symétrique de Macron (JY Le Gallou : Bellamy parle comme Orban mais votera comme Soros) :



Nota

PYR y fait allusion. Si vous ne connaissez pas Albert Roche : cultivateur, puis cantonnier, il est le soldat le plus décoré de la guerre de 14.

Régulièrement en première ligne, il se retrouve un jour être le seul survivant de sa position, une tranchée au Sudel en Alsace, tous ses camarades ayant été tués. Il positionne alors tous les fusils des morts avec lesquels il tire alternativement faisant croire à l’ennemi à la résistance d’une garnison, mettant ceux-ci en déroute.

Il a fait 1 180 prisonniers à lui tout seul ! La dernière de ses huit citations suffit :

Chasseur dont la bravoure est légendaire au bataillon. Fait preuve, dans les circonstances les plus difficiles d'un mépris absolu du danger ; conserve un calme absolu aux moments les plus critiques, donne à ses camarades l'exemple de l'entrain, exalte leur courage, est pour ses chefs un auxiliaire précieux. Pendant les opérations du 31 août 1918, a réussi comme agent de liaison à transmettre à toutes les sections de sa compagnie les ordres du commandant, n'hésitant devant aucun danger, triomphant des difficultés de toutes sortes, montrant un rare esprits de décision, une conscience au dessus de tout éloge. Médaillé militaire pour faits de guerre (sept citations).

Face à ce Super-Dupont, Captain America peut effectivement aller se rhabiller.



lundi, septembre 24, 2018

Le bonheur de mal penser

Polony-Quatrepoint : que leur volonté soit faite ! Un livre pour nous "delivrer du bien"


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À noter que les féministes militantes sont statistiquement lesbiennes à 37% : « Déléguer la réflexion sur les rapports hommes-femmes essentiellement à des lesbiennes, c’est un peu comme confier la critique gastronomique à des anorexiques ou à des vegans [c'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer, comme quoi notre époque est folle], cela détermine légèrement le propos. » (le jeu, dans ce livre, est d’essayer de déterminer ce qui a été écrit plutôt par Polony, ou plutôt par Quatrepoint — ici, c’est assez manifeste…). Les analyses détaillées de l’affaire Sauvage, de son exploitation et de sa déclinaison en produits dérivés sont d’une précision clinique. Comment, vous n’avez pas votre mug « Sauvage » ? Cessez en tout cas de vous parfumer chez Guerlain, l’héritier dit sur les « nègres » des choses affreuses-affreuses-affreuses.

[…]

Au tout début de mon western préféré, la Horde sauvage, une petite ville est soumise au militantisme de la South Texas Temperance Union, qui prône le régime sec. Grâce au ciel et au scénario mal-pensant de Sam Peckinpah, ces imbéciles tempérants, pris au milieu d’une attaque de banque, se font tous transpercer de balles de calibres divers : ainsi finissent les gens vertueux, qui comme le disent très bien Polony et Quatrepoint, sont des anti-humanistes. À force de faire dans l’anti-spécisme, ils parviennent peu à peu à déshumaniser l’humanité — parce que rien de grand, jamais, n’est sorti du conformisme et de l’absence de désir que prônent tous ces crétins dangereux.
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Je n'ai aucune admiration pour les chevènementistes dans le genre Polony. D'ailleurs, qui se souvient de Chevènement ? Pour les jeunes, j'explique : Jean-Pierre Chevènement est un homme politique français du XXème siècle qui a toujours eu raison avec vingt ans de retard. Il prône toujours la politique qu'il aurait du faire vingt vingt avant, mais, vingt ans avant, justement, il faisait toujours la politique qu'il n'aurait pas du faire et qu'il reproche vingt ans plus tard. Bref, un abruti de première grandeur, mais avec un certain talent de plume. Et, comme quoi il ya parfois une justice, il a complètement raté sa vie politique.

Ah, petite précision utile : Chevènement était et reste socialiste. Comme ce sont le socialisme, ses formes dégradées et ses conséquences qui nous mènent dans le mur, il est logique que les chevènementistes racontent n'importe quoi et ne comprennent pas vraiment ce qui se passe.

Mais, il leur arrive de dire des choses marrantes.


jeudi, février 01, 2018

L’hypothèse Polony

Dans cet entretien, Natacha Polony explique que, depuis des années qu’on se plaint du naufrage de l’école et de l’effondrement de la culture, il faut bien que cette catastrophe ait des conséquences concrètes. Une de ces conséquences lui semble être les affaires #BalanceTonPorc, qui témoignent d’une vision très grossière et d’un manque de profondeur de gens qui ne connaissent ni Othello, ni Tartuffe, ni Les liaisons dangereuses, ni L’éducation sentimentale, ni rien de rien.

En écrivant La fabrique du crétin, Jean-Paul Brighelli a oublié de préciser que l’école fabriquerait aussi beaucoup de crétines, comme Mmes Schiappa et de Haas.

C’est pourquoi j’appellerai désormais « hypothèse Polony » ou « manifestation Polony », tout évènement pouvant être rattaché, totalement ou partiellement, à la décadence scolaire. Je crains qu’ils soient très nombreux.

lundi, janvier 29, 2018

#BalanceTonPorc : naufrage de l’école, vous avez les conséquences



L’effondrement du monde, les affaires #BalanceTonPorc, les Caroline de Haas et compagnie , viennent du changement de génération, de l’américanisation des mœurs, de la baisse de l’intelligence et de la pauvreté du vocabulaire. Il manque juste l’influence dévastatrice de la télé.

Polony dit quelque chose de très juste : des décennies d’effondrement du niveau scolaire (j’ajoute : notamment celui des études supérieures) ne peuvent pas rester abstraites, elles doivent bien finir par se traduire concrètement. Hé bien, au fond du fond, les affaires dont nous parlons sont une conséquence de cet effondrement scolaire.

Polony et Lévy disent que les néo-féministes hystériques ne lisent pas assez de (bons) romans. C’est une image significative : quand j’entends les néo-féministes, je suis navré de leur méconnaissance des complexités de l’âme humaine. Réellement, je me dis qu’elles ont toutes fait des études supérieures (le néo-féminisme, c’est un truc de bourgeoises endoctrinées) et, pour quoi ? Pour proférer des âneries grossières.


dimanche, janvier 28, 2018

Natacha n’aime pas le Nutella

La république de la malbouffe

Comme d’habitude avec Natacha Polony, article qui prend un vrai sujet mais le traite façon Chevènement : à côté de la plaque et avec cinquante ans de retard.

Beaucoup de commentateurs disent que « les gens mangent ce qu’ils veulent ».

Autrement dit, qu’ils sont libres. En est-on si sûr ?

Ils ne sont pas exactement prisonniers façon goulag, mais sont-ils libres pour autant ? Un des fondateurs de la publicité moderne a écrit un livre intitulé « L’ingénierie du consentement ».

Tout un programme !

L’idde de Polony qu’il faut une éducation, étatique, au goût est typiquement une idée d’intello déconnecté : ah, le monde irait tellement mieux si quelques intellos, éclairés, forcément éclairés, pouvaient éduquer d’en haut ce connard de peuple.

Et puis, l’idée que l’Etat puisse être un maître de bon goût ! Sur quelle planète vit-elle ?

Non, la vérité est plus simple et plus triste : sauf à virer au goulag hygiéniste, il n’y a rien à y faire. La puissance de milliers de millards d’euros injectés dans la consommation de masse rend toute tentative d’opposition, notamment par l’éducation, ridicule.

La malbouffe est le produit de notre monde. Pour la combattre, il faut changer de monde.

vendredi, octobre 27, 2017

La désintégration espagnole et l'Euro

Natacha Polony : « Du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes »

Il faut bien comprendre le rôle de l'Euro dans la décomposition de l'Etat espagnol. L'Euro a deux effets :

♘ par la concurrence entre régions à l'échelle de l'Europe, il fait diverger les régions et les régions pauvres au sein d'un même pays.

♘ En transformant les Etats du sud de l'Europe en instruments de répression économique et sociale au service de l'européisme, il les délégitime gravement.

lundi, juillet 17, 2017

Natacha Polony : « Charlotte et le pot de fer »

Natacha Polony : « Charlotte et le pot de fer »

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Ô joie, la France est donc en passe de devenir une « start-up nation ». Il serait peut-être malvenu d'avouer que nous n'en demandions pas tant. En fait, les citoyens de ce pays attendent modestement que soient honorés et soutenus ceux qui, par leur travail et leur ferveur, perpétuent ce qu'il a de meilleur, dans quelque domaine que ce soit, du plus innovant au plus traditionnel. Mais puisque l'exercice moderne du pouvoir consiste visiblement à faire le bonheur des citoyens malgré eux, leur désir de prolonger ce qui fait la France passera par profits et pertes. Qui n'a pas lancé son «appli» ne mérite pas l'attention des pouvoirs publics (ni la moindre réduction d'impôts ou de charges). Les derniers des Mohicans de l'excellence française ? Qu'ils se débrouillent.
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jeudi, juin 01, 2017

Natacha Polony analyse le Siècle et Bildelberg

C’est très clair. Elle pose bien le problème de ces rencontres secrètes (puisque les participants s’engagent à ne pas dévoiler la teneur des conversations).

Et voici le lien : ....... Hé bin non, la video a été supprimée de You Tube.

On sait comment cette sécession des élites va se résoudre : le malaise du fait des réalités dérangeantes va augmenter au point que l’anarchie s’installera et que les frontières, nouvelles ou anciennes, vont se refermer et les élites vont se re-nationaliser. Le tableau général est évident. En revanche, je n’ai aucune idée des modalités de ce mouvement, ni dans l’espace, ni dans le temps.

Aldo Sterone explique la radicalisation musulmane :

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dimanche, mai 08, 2016

Natacha claque le beignet d'Ali Juppé

Natacha Polony : Le cri des muets exaspérés

Latter Ali Juppé à coups de rangers cloutées dans la tronche est toujours un plaisir. Mais je ne me raconte pas d'histoires, c'est un plaisir vain : lui ou autre, peu importe, ils se valent tous dans la médiocrité et dans la trahison.

On sait que De Gaulle n'était pas éperdu d'admiration, c'est le moins qu'on puisse dire, pour les fameux 80 qui refusèrent de voter les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 parce qu'ils cherchaient à sauver un régime et non la France et qu'il en vit fort peu à Londres.

Il raconte à Pompidou qu'ils auraient trouvé quelqu'un d'autre si Pétain n'y était pas allé. Blum, par exemple (Mongénéral aime bien faire de la provocation). Car, après tout, Blum, Reynaud et compagnie ne se sont retrouvés résistants, bien tièdes, que parce que Laval avait déjà piqué la place et qu'ils ont été persécutés par Vichy.

Et puis, il faut se souvenir que, pour court-circuiter De Gaulle, Laval et Herriot se sont réunis en août 1944 à Paris en accord avec les Allemands, afin de réveiller l'assemblée nationale faillie.

Après sa démission en 1946, De Gaulle reçoit ce commentaire d'Herriot : « Vous capitulez au premier obstacle ». Pompidou s'étonne. De Gaulle explique : « Comme si je n'avais pas surmonté d'obstacles depuis 1940 ... Mais pour ces gens-là, seule compte la vie parlementaire, leurs petites magouilles, alors, entre 1940 et 1945, il ne s'est rien passé. Une parenthèse. La France ? Son destin ? Connais pas ! ».

Mais cet enfoiré pathétique d'Herriot n'est pas une malheureuse exception, il est au contraire la fine fleur du système, il a une place à Paris et une rue à Lyon. Il est à ranger dans la même catégorie que Laval, le dindon de la farce.

De même, Ali Juppé, il trône en haut du tas de fumier, il sera notre Pétain de 2017. Mais si ce n'est pas lui, ils en trouveront un autre.



dimanche, avril 24, 2016

Natacha Polony : s'aveugler à en mourir

Natacha Polony : s'aveugler à en mourir

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Dans son ouvrage, Rue Jean-Pierre Timbaud, une vie de famille entre barbus et bobos (Stock), Géraldine Smith parle de sa naïveté devant les prières de rue, elle qui se scandalisait qu'on ne construisît pas davantage de lieux de culte, et qui apprend que même quand la mosquée est en partie vide, l'imam invite les fidèles à prier dans la rue pour «occuper le territoire». Elle raconte les intimidations envers un commerçant musulman dont le crime est de ne pas vendre seulement du Coca arabe. Elle explique surtout comment elle et ses amies, insensiblement, se sont mises à éviter les rues où elles se faisaient insulter, et le temps qu'il leur a fallu pour trouver cela inacceptable. Parce qu'au début, ce n'est qu'une petite gêne. «On intègre tellement l'ambiance de la rue, réfléchit l'une d'elles, qu'on finit par se convaincre qu'on prend un gilet parce qu'il fait frais, au lieu de s'avouer qu'on n'ose plus se promener les épaules nues.» Elle repense également à ses gentils rêves de «citoyens du monde», à son agacement devant des voisins bretons affichant leur identité bretonne, leurs binious et leurs crêpes si ridicules et archaïques, alors que les marques d'identité marocaine ou camerounaise lui semblaient tellement sympathiques.

Mais les épisodes les plus édifiants concernent l'école. La maternelle publique où son enfant végète parce que les enfants francophones, explique la directrice, sont des «poissons-pilotes» qui poussent la classe vers le haut. Tout à coup, elle comprend que si son fils est suffisamment stimulé à la maison pour qu'elle puisse se passer de chercher une école performante, ce n'est pas le cas des autres enfants du quartier. Alors, les classes moyennes, immigrées ou non, fuient vers le privé. Le privé? Un établissement catholique dans lequel la maîtresse refuse que son fils à elle, passionné d'Afrique, présente un masque africain à la classe, parce que cela sied mieux à un enfant noir, même s'il est né à Belleville, et qui interroge sans cesse les élèves sur leurs «origines». Un établissement catholique qui finit par supprimer les classes vertes sous la pression des parents musulmans qui refusent pour leurs filles la promiscuité avec les garçons.

[…]

Mais face à ces difficultés explose le grand mensonge qui a tenu la France muette pendant des décennies. «Je crois que je me mens», lui dit une assistante sociale. La France s'est menti. Et des gens ouvrent les yeux. Pas pour exacerber les haines, pas pour rejeter. « J'ai cru à tort qu'une tolérance sans bornes était la meilleure manière d'aider les étrangers et leurs enfants français à s'intégrer, écrit-elle. La tolérance peut être une forme masquée de démission. »
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samedi, février 06, 2016

SNCF : la tiers-mondisation de la France

Natacha Polony : SNCF, les larmes pour cacher le déshonneur

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Mais que dire de cette impression lancinante jusqu'au malaise de voir la France glisser peu à peu vers l'affligeant statut de pays du tiers-monde ? Caricature ! crieront les uns. Déclinisme ! renchériront les autres. Et pourtant, n'est-ce pas le sentiment de tous les usagers des lignes secondaires, de ces TER et trains Corail qui roulent sur des voies dont on apprend qu'elles sont si peu entretenues que des éclisses peuvent être déclarées manquantes ou fissurées sans que cela implique la moindre réparation ? Des lignes à la merci du plus petit aléa climatique, des lignes sur lesquelles on peut annuler un train sans aucun préavis parce que le mécanicien est souffrant et qu'il n'y a personne pour le remplacer. Ce qui s'appelait autrefois la continuité du service public a des allures de vieille utopie vaguement ringarde.
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« Voilà bien ce qui a disparu depuis que le génial communicant à la tête de la SNCF a choisi de gérer son entreprise comme une multinationale en quête de performance, en privilégiant la vitrine clinquante du TGV ».

Phrase absurde. Une multinationale en quête de performance ne ferait justement pas les investissements idiots de la SNCF. Comme d'habitude, Mme Polony mélange tout, de rares bonnes idées sur fond d'une analyse fausse.

Au fond, elle ne comprend rien. Elle sent certaines choses, mais elle n'a pas la bonne grille de lecture qui lui permettrait d'ordonner le tout en idées cohérentes et justes. Au lieu d'opposer le bon étatisme et le méchant libéralisme, elle rassemblerait le méchant étatisme et le méchant libéralisme dans la notion de stato-libéralisme de connivence (1) son monde s'éclairerait.

En revanche, elle a raison sur un point : la disparition du sentiment de l'honneur est une catastrophe morale, qui, bien que silencieuse, a des conséquences collectives désastreuses.

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(1) : stato-libéralisme de connivence : on est libre de faire ce qu'on veut, notamment le sexe, tant qu'on n'essaie pas de sortir de la prison. Pendant ce temps, les gardiens sont les vrais maitres du monde qui s'entendent entre eux.

vendredi, juillet 10, 2015

Polony chez Bilger




Polony chez Bilger

Je suis perplexe, c'est le moins que je puisse dire, sur les idées économiques de Natacha Polony. En revanche, ce qu'elle dit sur la géographie et la beauté de la France, son horreur des abords des villes ravagés par les centres commerciaux (1).

Ce qu'elle dit sur nos politiciens tombent pile-poil dans ce billet.


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(1) : je ne suis pas très vieux, pourtant, j'ai vu cette destruction. Avant, il n'y a pas si longtemps, on abordait une ville par les champs, puis les premières maisons espacées et, petit à petit, le réseau de rues se densifiait. Maintenant, on aborde les villes par le MacDo et le Leclerc.






samedi, janvier 31, 2015

«Ahmed, 8 ans, convoqué par la police» : Natacha Polony remet les choses à leur place

Islamophobie : en quête du nouveau martyr

Cette affaire, pour anecdotique qu'elle soit, permet de valider ce que dit ce blog (et d'autres) : le résultat des attentats à Charlie Hebdo et des manifestations qui ont suivi est qu'il n'y a aucune remise en cause des politiques qui nous ont menés à ce désastre et que, plus que jamais, l'islam est en France est conquérant et les attentats à Charlie Hebdo lui ont fait faire un bond en avant.
  • le chantage à l'islamophobie va s'accentuer comme jamais.
  • les journalistes et les politicards sont toujours aussi cons et continueront à être les meilleurs alliés de l'invasion.


dimanche, juin 29, 2014

EU : je vais regretter la Grande-Bretagne

C'est bien parti pour que la Grande-Bretagne sorte de l'UE.

Je la regretterai.

J'ai bien des choses à reprocher aux Anglais. Mais dès qu'il s'agit de défendre les libertés individuelles, de promouvoir une certaine conception politique que j'appelle le libéral-conservatisme, ils sont un peu plus présents que les autres.

Nous sommes de plus en plus condamnés à subir les conneries des abrutis (Zemmour, Polony, Chevènement, Le Pen, ...) qui, n'ayant rien compris qui au capitalisme de connivence (qui lie dans les faits étatisme économique et libertarisme sociétal) continueront à nous seriner que tous nos maux viennent du libéralisme, étant totalement incapables de comprendre le libéral-conservatisme.

Le triptyque infernal étatisme-immigrationnisme-assistanat  a plus que jamais de beaux jours devant lui.


mardi, décembre 31, 2013

L'échec du chevènementisme

Une batterie d'ânes savants, Eric Zemmour, Natacha Polony, Florian Philippot, se réclament du chevènementisme. Ils investissent le FN en masse.

Or, le chévènementisme a échoué et il échouera encore.

D'après Eric Zemmour, cet échec vient du refus de Chevènement de parler de l'immigration de masse. Auquel cas, le chevènementisme façon FN règlerait le problème. C'est une explication, mais partielle, à mon avis.

Le chévènementisme, c'est «la politique prime l'économie». Les acteurs politiques décident et vlan, les acteurs économiques exécutent. C'est vachement pratique pour des gens qui ont lu tous les livres politiques mais ne comprennent rien à l'économie (c'est pourquoi je les traite d'ânes-savants).

Le chevènementisme dans la pratique, c'est l'autarcie. En effet, pour le chevénementiste, à chaque difficulté économique, «l'Etat-stratège»« prend des mesures», qui sont évidemment protectionnistes. Ainsi, de «mesure» en «mesure», on s'achemine vers l'autarcie qui, en théorie comme en pratique, n'amène toujours qu'une seule chose : la misère.

Une telle politique ne peut séduire que des intellectuels fumeux et des technocrates qui rêvent de manipuler les manettes et les boutons de l'économie.

Les Français ont plus de bon sens (ils réclament des subventions pour eux et des impôts pour les autres, c'est une forme de bon sens !). Ils voient tous les jours des administrations qui font n'importe quoi, que cela soit pour un sauvetage de fonderie ou un permis de construire, et ces gens-là seraient capables de «prendre des mesures» pour l'économie ? Il ne faut pas prendre les Français pour des cons.

Les Français réclament sans cesse l'intervention de l'Etat pour en tirer des avantages personnels. Mais de là à croire que l'Etat peut améliorer la santé économique pour l'ensemble de la collectivité, il y a une marge.

Et puis, ils savent que «la politique prime l'économie» se traduit toujours par «les couillons vont continuer à payer pour les groupes de pression».

Seul un intellectuel est assez naïf pour être chevènementiste. C'est pourquoi le chevènementisme n'aura toujours que de petits bataillons.

La seule politique de l'Etat qui est efficace en matière économique sur le long terme, c'est  «laissez faire, laissez passer» (y compris «laissez faire» la monnaie, donc pas d'Euro). Tous les exemples de pays prétendument protectionnistes qu'on nous cite ont su s'ouvrir à temps à la compétition internationale.

Cela n'empêche nullement, bien au contraire, d'utiliser cette prospérité économique à des fins politiques. Politique et économie sont liées, mais pas dans le sens où l'Etat décide s'il faut investir dans le caleçon en laine ou dans le bas de soie.

Sur le plan théorique, je me répète (mais la répétition est la base de la pédagogie), au triptyque infernal «étatisme-mondialisme-immigrationnisme», il faut opposer le principe de subsidiarité. Il est bien dommage que la Suisse abandonne, sous la pression insidieuse d'une oligarchie avide de pouvoir, ce principe qui a fait sa fortune.

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Nota : je suis en désaccord avec Jean-Pierre Chevènement, je crois que son analyse est fondamentalement fausse parce qu'il articule improprement politique et économie, que ses conceptions économiques sont souvent absurdes et contraires aux quelques faits avérés en économie.

Cependant, j'ai du respect pour lui : j'ai lu son dernier livre 1914-2014 : l'Europe sortie de l'histoire ? Pas un de nos politiciens en exercice, ni Hollande ni Sarkozy, ni Fillon, n'est capable d'écrire ainsi (je  crois qu'à long terme le fait que nos politiciens n'écrivent plus leurs discours est un drame).

Son livre est stimulant. Il dit des vérités historiques sur nos relations avec l'Allemagne, la Russie, les Etats-Unis et l'Europe en général qui feraient s'étrangler les gardiens du politiquement correct.

Par exemple, il rappelle que c'est l'offensive précoce des Russes, rendue possible par les chemins de fer payés par les fameux emprunts, qui a permis le «miracle de la Marne». Et que les sacrifices russes sont autrement importants pour la victoire finale que l'aide américaine en 1917.

Que la deuxième bataille de la Marne (une des plus magnifiques victoires de l'armée française, pas loin d'Austerlitz et de Rocroy), celle de juillet 1918 (pas oubliée par hasard mais par idéologie), qui ouvrit la porte de la victoire finale, ne comprenait quasiment aucune troupe américaine.

lundi, mars 11, 2013

Polony contre Obertone : les Français pris dans un cercle d'acier

Cet article :

Débat biaisé sur l'ultra-violence

est plus intéressant par ce qu'il passe sous silence que par ce qu'il dit.

D'abord, un élément de contexte : Natacha Polony a été inexistante lors du passage de Laurent Obertone chez Ruquier. Cet article, dans le confort douillet du Figaro, sans opposition, apparaît comme un rattrapage facile.

On peut reprocher à La France Orange Mécanique (je vous en ai épargné la recension, puisque tout le monde en parle tant) un certain nombre de choses : c'est un livre brouillon qui mélange les choux et les carottes. Mais il a le grand mérite de dire ces vérités dont le dévoilement terrifie la classe jacassante et la rend hystérique (voir l'attitude d'Aymeric Caron chez Ruquier).

Laurent Obertone soutient deux thèses :

1) Le mélange des populations et «l'assimilation à la française», ça ne marche pas. Pas avec des centaines de milliers d'immigrés de races et de cultures différentes. Surtout (c'est moi qui l'ajoute), quand une culture arrivante (l'islam), est fondamentalement hostile et conquérante.

2) La société française n'est pas assez défendue par la justice, qui manque à son devoir de répression (sauf pour les automobilistes, mais c'est une autre histoire - enfin presque). Quelle que soit la race des criminels, blancs, noirs, jaunes, ils devraient aller plus en prison et plus longtemps.

Or, Natacha Polony ne s'attaque qu'au premier point. C'est une technique typique de la malhonnêteté intellectuelle de la bien-pensance : en focalisant sur un seul point, on donne à croire que ce livre est obsédé de racisme.

En effet, le deuxième point est encore plus dérangeant que le premier : accuser les institutions d'avoir un penchant en faveur des populations allogènes ouvre la porte à d'infinies discussions. Accuser l'institution judiciaire d'avoir un penchant en faveur des criminels est net et clair : c'est l'accusation de trahir les devoirs de sa charge, de trahir sa mission, de voler ses budgets et ses emplois.

Natacha Polony fait donc oeuvre de bon petit soldat de la bien-pensance en s'attardant sur le point le plus litigieux mais pas le plus important. Elle contribue à brouiller l'écoute.

Pourquoi m'y attardé-je ?

Parce qu'il me semble qu'on voit bien dans cet article anecdotique comment on enferme les Français dans un cercle d'acier.

Comme Eric Zemmour, Natacha Polony nous est présentée de manière trompeuse comme une opposante au système. En réalité, elle en partage les idées fondamentales : elle est socialiste, immigrationniste et, même, progressiste. Les seules nuances sont sur la vitesse et les modalités de la course à l'abîme.

En organisant des débats entre gens mimant le désaccord alors qu'ils pensent tous fondamentalement la même chose, on empêche un véritable débat de s'établir et une opposition véritable d'émerger.

Cela mérite bien qu'on s'y attarde cinq minutes.

samedi, septembre 29, 2012

Natacha Polony visite la banlieue


Natacha Polony visite la banlieue

J'ai posté ce commentaire :

Je me permets de suggérer que votre mésaventure révèle une certaine naïveté boboïsante : les Français ordinaires évitent s'ils le peuvent ce genre de trajets.

Mais, peut-être, n'avez vous pas pu l'éviter.