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samedi, février 04, 2017
Ferrari a un accident de Collard
Le Goff :
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L'un des phénomènes problématiques est l'existence de journalistes moralisateurs et justiciers qui vivent dans l'entre-soi, tout en se voulant les représentants naturels des pauvres, des victimes, des exclus et de toutes les misères du monde. Ils se font volontiers les défenseurs de la veuve et de l'orphelin, en même temps que les gardiens de la vertu dans le domaine des mœurs et de la culture postmodernes. Pour ces journalistes, le «gauchisme culturel» est naturel ; ils baignent dedans depuis longtemps et ne s'en sont jamais détachés ; il est partie intégrante de leur identité et de leur image.
Ces journalistes militants ne cessent de donner des leçons à tous ceux qui ne partagent pas leur vision du monde, leurs goûts et leurs mœurs, présentés comme une marque du progrès. Leur aspect cool et branché se conjugue avec la figure de l'imprécateur qui désormais prêche dans les médias, dénonçant les mauvaises pensées, les paroles et les comportements qui ne correspondent pas à l'idée qu'ils se font du Bien. Ce journalisme militant a non seulement tendance à se croire le centre du monde, mais il s'affiche volontiers comme un nouveau redresseur de torts apostrophant les puissants et les princes. Un nouveau type de journalisme, qui se veut d'investigation, a évolué dans cette direction. Il est devenu plus agressif dans la façon dont il se met en scène pour apostropher les politiques et tous ceux qui incarnent à ses yeux la figure du dominant, coupant sans cesse la parole en ne manquant pas de se faire valoir par la même occasion.
*********************
Si les journalistes étaient neutres et honnêtes, le comportement de Gilbert Collard serait inadmissible. Mais les journalistes se comportent comme des militants, il faut donc les démasquer en débattant avec eux comme avec un opposant politique et non comme avec un interlocuteur de bonne foi.
jeudi, février 02, 2017
Hollande n’est pas De Gaulle (on s’en doutait)
L’anecdote est célèbre. Alors que des proches lui proposent de déballer toutes les méchantes affaires de François Mitterrand, De Gaulle répond : « Non. Il pourrait être un jour président de la république. Il ne faut pas salir la fonction. »
Ah, si Hollande pouvait raisonner ainsi … On respirerait mieux.
Mais nous le savons Hollande n’est pas De Gaulle. Hollande, c’est le roi du petit : des petites magouilles, des petits intérêts, des petites saloperies.
J’aurais préféré que Hollande (je n’ai aucun doute que c’est lui) ne sortît pas la machine de guerre qu’il a lancée contre Fillon . J’aurais préféré, pour la France, pour la santé de son régime politique, que la lutte des socialistes contre Fillon se fasse sur des arguments politiques.
Je suis d’autant plus à l’aise pour l’écrire que j’ai expliqué avant cette affaire qu’il était peu probable que je vote pour Fillon.
****************
Quitte à déranger certains d’entre vous, je pense que l’honnêteté des politiciens est secondaire. Pas tout à fait sans importance, mais pas à la première place.
C’est comme les chefs d’entreprise quand ils parlent d’économie : ils sont par définition bons en micro-économie, sinon leur boite coulerait, mais ils peuvent tenir des propos aberrants en macro-économie. Les qualités dans les petites choses personnelles ne se transposent pas dans les grandes choses, sauf par un heureux hasard.
De même, l’honnêteté personnelle ne garantit pas l’honnêteté intellectuelle et politique (et vice-versa).
Adolf Hitler était personnellement honnête et il était politiquement malhonnête, il mentait, il magouillait il fantasmait. Inversement, j’hésiterais à parier sur l’honnêteté personnelle de Donald Trump, en revanche, il est politiquement honnête, il voit ce qu’il voit et agis en conséquence de manière directe.
Est-ce à dire que l’honnêteté personnelle n’a aucune importance chez un politicien ? Bien sûr que non. Mais il faut la mesurer en termes politiques. Ainsi, l’exigence d’honnêteté personnelle sera plus élevée pour quelqu’un comme Fillon qui veut demander des sacrifices que pour quelqu’un qui préconise une politique laxiste. C’est d’ailleurs bien ce qui se passe : dans le milieu politique, les comportements qu’on reproche à Fillon sont banals, on peut le regretter, mais c’est ainsi. Si Fillon en souffre autant, c’est qu’il avait prétendu être différent.
Mais si les Français veulent l’honnêteté, ils doivent commencer par en bas et par eux-mêmes : ne pas demander au passe-droit à son maire et quémander une faveur à son député.
La vertu est trop facile à manipuler (comme on le voit en ce moment avec l’affaire Fillon) quand il s’agit de la course au sommet. Ainsi, La France serait privée du « moins pire » programme politique à cause d’une fraude présumée à 1 M€ soit environ 15 centimes par Français alors que Hollande a augmenté la dette de 230 G€ soit 3 800 € par Français. Mon argument est un peu sophiste, je le reconnais, mais il permet de mesurer les enjeux.
Et puis, je n’aime pas les lynchages, je n’aime pas aboyer avec la meute.
Pour moi, l'hystérie médiatique autour de Fillon, pas rééquilibrée par une ardeur équivalente vis-à-vis des autres candidats, notamment Macron, est bien un vol d'élection comme le disent les fillonistes. Ce qui ne n'exonère pas François Fillon de ses responsabilités.
Ivan Rioufol: « L'avenir de la France se joue à pile ou face »
****************
Sur les journalistes.
Ce sont des enfoirés qui se laissent instrumentaliser en toute connaissance de cause car cette instrumentalisation sert leur parti-pris anti-Fillon. S’ils étaient vraiment les professionnels éthiques et tout et tout qu’ils prétendent être, ils enquêteraient aussi sur la machine anti-Fillon. C’est à raison que journaliste est une des professions, avec politicien et juge, les plus méprisées par les Français (Les Français font toujours moins confiance aux médias).
Trump, toujours lui, utilise Twitter pour les contourner (encore une erreur stratégique de Fillon : ne pas mettre en place un canal de contournement des medias officiels. Mélenchon le fait avec sa chaine Youtube).
Comme je suis une grosse feignasse, j'ai repris des commentaires que je partage :
Les commentaires de vous
Allez, un petit dernier pour la route :
Ah, si Hollande pouvait raisonner ainsi … On respirerait mieux.
Mais nous le savons Hollande n’est pas De Gaulle. Hollande, c’est le roi du petit : des petites magouilles, des petits intérêts, des petites saloperies.
J’aurais préféré que Hollande (je n’ai aucun doute que c’est lui) ne sortît pas la machine de guerre qu’il a lancée contre Fillon . J’aurais préféré, pour la France, pour la santé de son régime politique, que la lutte des socialistes contre Fillon se fasse sur des arguments politiques.
Je suis d’autant plus à l’aise pour l’écrire que j’ai expliqué avant cette affaire qu’il était peu probable que je vote pour Fillon.
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Quitte à déranger certains d’entre vous, je pense que l’honnêteté des politiciens est secondaire. Pas tout à fait sans importance, mais pas à la première place.
C’est comme les chefs d’entreprise quand ils parlent d’économie : ils sont par définition bons en micro-économie, sinon leur boite coulerait, mais ils peuvent tenir des propos aberrants en macro-économie. Les qualités dans les petites choses personnelles ne se transposent pas dans les grandes choses, sauf par un heureux hasard.
De même, l’honnêteté personnelle ne garantit pas l’honnêteté intellectuelle et politique (et vice-versa).
Adolf Hitler était personnellement honnête et il était politiquement malhonnête, il mentait, il magouillait il fantasmait. Inversement, j’hésiterais à parier sur l’honnêteté personnelle de Donald Trump, en revanche, il est politiquement honnête, il voit ce qu’il voit et agis en conséquence de manière directe.
Est-ce à dire que l’honnêteté personnelle n’a aucune importance chez un politicien ? Bien sûr que non. Mais il faut la mesurer en termes politiques. Ainsi, l’exigence d’honnêteté personnelle sera plus élevée pour quelqu’un comme Fillon qui veut demander des sacrifices que pour quelqu’un qui préconise une politique laxiste. C’est d’ailleurs bien ce qui se passe : dans le milieu politique, les comportements qu’on reproche à Fillon sont banals, on peut le regretter, mais c’est ainsi. Si Fillon en souffre autant, c’est qu’il avait prétendu être différent.
Mais si les Français veulent l’honnêteté, ils doivent commencer par en bas et par eux-mêmes : ne pas demander au passe-droit à son maire et quémander une faveur à son député.
La vertu est trop facile à manipuler (comme on le voit en ce moment avec l’affaire Fillon) quand il s’agit de la course au sommet. Ainsi, La France serait privée du « moins pire » programme politique à cause d’une fraude présumée à 1 M€ soit environ 15 centimes par Français alors que Hollande a augmenté la dette de 230 G€ soit 3 800 € par Français. Mon argument est un peu sophiste, je le reconnais, mais il permet de mesurer les enjeux.
Et puis, je n’aime pas les lynchages, je n’aime pas aboyer avec la meute.
Pour moi, l'hystérie médiatique autour de Fillon, pas rééquilibrée par une ardeur équivalente vis-à-vis des autres candidats, notamment Macron, est bien un vol d'élection comme le disent les fillonistes. Ce qui ne n'exonère pas François Fillon de ses responsabilités.
Ivan Rioufol: « L'avenir de la France se joue à pile ou face »
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Sur les journalistes.
Ce sont des enfoirés qui se laissent instrumentaliser en toute connaissance de cause car cette instrumentalisation sert leur parti-pris anti-Fillon. S’ils étaient vraiment les professionnels éthiques et tout et tout qu’ils prétendent être, ils enquêteraient aussi sur la machine anti-Fillon. C’est à raison que journaliste est une des professions, avec politicien et juge, les plus méprisées par les Français (Les Français font toujours moins confiance aux médias).
Trump, toujours lui, utilise Twitter pour les contourner (encore une erreur stratégique de Fillon : ne pas mettre en place un canal de contournement des medias officiels. Mélenchon le fait avec sa chaine Youtube).
Comme je suis une grosse feignasse, j'ai repris des commentaires que je partage :
Les commentaires de vous
Allez, un petit dernier pour la route :
Buck Danny (Guest):
Curmu s'est très clairement prononcé pour qu'on ne puisse plus être élu si l'on a un casier judiciaire. Je trouve ce genre de propositions délirantes et de nature a donné un pouvoir délirant au pouvoir judiciaire et aux médias.
Pour le reste, l'expérience m'a appris que la morale personnelle n'était pas toujours un critère fiable pour juger de la qualité d'un dirigeant ou homme politique. Enfin plus exactement le jugement à porter à ce sujet nécessite beaucoup de subtilité.
Par exemple Trump est vulgaire, a divorcé 3 fois, peut être insultant et agressif, pourtant il m'a toujours fait l'effet d'un homme "intègre" qui ne se moque pas des gens. Même s'il peut mentir par ailleurs ouvertement.
Fillon même avant l'affaire c'est l'inverse. Propre sur lui, a priori aucune casserole, image d'intégrité, blabla. Mais pour moi ça sentait le faux-cul, le fourbe, le mec insincère et pas très fiable. Et pourtant il est probable que Fillon ne trompe pas sa femme ^^
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vendredi, janvier 27, 2017
Le tacle de Fillon se fait attendre (faut-il virer Fillon parce qu’il a commis une malhonnêteté courante chez les politiciens ?)
Pour les besoins de la discussion, je pars de l’hypothèse, raisonnable, que les faits reprochés par la presse à François Fillon (je ne suis pas sûr que les Français lui reprochent exactement la même chose (1)), l’emploi fictif de son épouse comme attaché parlementaire, sont avérés.
Le cas Fillon est intéressant car le délit est choquant mais relativement bénin. Faut-il, pour si peu, se priver de François Fillon ? S’il avait découpé ses voisins avec une tronçonneuse (made in France), la question ne se poserait pas.
Certains ont une position de principe : il faut virer tous les malhonnêtes. Mais cela pose deux problèmes pratiques.
Le premier problème est que le degré de malhonnêteté des politiciens français est très élevé pour un pays européen (30 % des députés ayant eu affaire au fisc ou à la justice). Si on se débarrassait de tous les malhonnêtes, une grosse part des politiciens disparaitrait. Serait-ce dommageable ? C’est à voir.
Le deuxième problème est la vulnérabilité de nos politiciens. Le moindre coup monté suffirait à les faire tomber. Je suis persuadé qu’une des explications de l’honnêteté personnelle scrupuleuse de De Gaulle tient à son souci d’éviter toute vulnérabilité inutile. Mais tous n’ont pas l’intelligence de De Gaulle. Je doute que nos politiciens soient assez fins pour réaliser l’intérêt bien compris d’être irréprochable.
Eric Verhaeghe, lui, a une réponse politique : il faut peser l’intérêt politique du coupable. On ne traite pas le sauveur (potentiel) de la France comme Félix Faure ou François Hollande.
Pour ma part, j’ai une réponse politique, mais qui verse aussi dans le psycho : c’est un test de la capacité de Fillon à surmonter les épreuves. Il démarre sur de mauvaises bases vu qu’il a attaqué Sarkozy au sujet de sa mise en examen (« Imagine-t-on De Gaulle mis en examen ? »), cela fait rire aujourd’hui tout internet avec « Imagine-t-on Yvonne De Gaulle attachée parlementaire ? ».
Ne versons pas dans la naïveté. Sur Atlantico et sur d’autres sites, certains font remarquer que cette affaire ressemble à un coup de professionnels : accès aux infos, timing parfait, faire prendre la sauce (2).
Il est donc important de savoir si Fillon est capable de riposter à ce genre d’attaques. A sa place, j’aurais dit quelque chose comme : « C’est une pratique normale chez les députés, d’ailleurs, Machin, Truc, Tartempion et Untel le font aussi. Et Hollande qui nomme ministre son ex-compagne, c’est mieux ? Et vous les journalistes, qui recevez des enveloppes, des abattements fiscaux et autres cadeaux, êtes-vous donc si purs ? Etc. » Bref, j’aurais mis les pieds dans le plat dans un style trumpien, puis je serais passé à autre chose, une bonne vieille polémique de derrière les fagots (genre : « Parmi mes premières mesures, zéro nouveaux immigrés musulmans »).
Malheureusement, pour lui, il n’a pas l’air à la hauteur. Il a fort mal démarré et continue encore plus mal en promettant de renoncer à sa candidature en cas de mise en examen. C'est se mettre, avec une naïveté confondante, dans la main de juges dont l'impartialité est plus que sujette à caution.
Je soupçonne (simple intuition masculine) que son entourage est médiocre et que c'est un gros handicap. Il paye d'avoir pris les bras cassés et les faux-derches de l'UMP (3). Il lui manque un Buisson pour le conseiller.
Je suis donc curieux de voir la suite.
Comme j'ai toujours l'intention de ne pas voter en 2017, c'est uniquement pour le plaisir de la discussion. On reproche aux journalistes politiques de se comporter comme des journalistes sportifs.
Etant un amateur, je n'ai pas de contrainte : « Alors, putain, Fillon ! Il vient, ce tacle ? ».
Complément du 28/01 :
En se présentant comme le candidat de l'honnêteté, Fillon s'exposait à ce que le moindre PV de stationnement impayé devienne une affaire nationale. Trump ou Sarkozy, en se présentant comme anti-Système ont été plus habiles.
D'où une caractéristique de Fillon que nous avions déjà vue avec Copé et Jouyet : la maladresse.
*************
(1) : j’ai tendance à penser que les Français reprochent plus à François Fillon la faiblesse de sa défense.
(2) : des noms sont évoqués, Jean-Pierre Jouyet ou, en tout cas, un proche de François Hollande dont il est de plus en plus clair qu'il roule pour Macron. Les vrais coups de professionnels arrivent fin janvier, c'est la bonne date pour des élections en avril/mai.
(3) : je rappelle que les gros diplômes ne sont vraiment pas une preuve d'intelligence et encore moins d'intuition. La vie n'est pas un concours scolaire.
Le cas Fillon est intéressant car le délit est choquant mais relativement bénin. Faut-il, pour si peu, se priver de François Fillon ? S’il avait découpé ses voisins avec une tronçonneuse (made in France), la question ne se poserait pas.
Certains ont une position de principe : il faut virer tous les malhonnêtes. Mais cela pose deux problèmes pratiques.
Le premier problème est que le degré de malhonnêteté des politiciens français est très élevé pour un pays européen (30 % des députés ayant eu affaire au fisc ou à la justice). Si on se débarrassait de tous les malhonnêtes, une grosse part des politiciens disparaitrait. Serait-ce dommageable ? C’est à voir.
Le deuxième problème est la vulnérabilité de nos politiciens. Le moindre coup monté suffirait à les faire tomber. Je suis persuadé qu’une des explications de l’honnêteté personnelle scrupuleuse de De Gaulle tient à son souci d’éviter toute vulnérabilité inutile. Mais tous n’ont pas l’intelligence de De Gaulle. Je doute que nos politiciens soient assez fins pour réaliser l’intérêt bien compris d’être irréprochable.
Eric Verhaeghe, lui, a une réponse politique : il faut peser l’intérêt politique du coupable. On ne traite pas le sauveur (potentiel) de la France comme Félix Faure ou François Hollande.
Pour ma part, j’ai une réponse politique, mais qui verse aussi dans le psycho : c’est un test de la capacité de Fillon à surmonter les épreuves. Il démarre sur de mauvaises bases vu qu’il a attaqué Sarkozy au sujet de sa mise en examen (« Imagine-t-on De Gaulle mis en examen ? »), cela fait rire aujourd’hui tout internet avec « Imagine-t-on Yvonne De Gaulle attachée parlementaire ? ».
Ne versons pas dans la naïveté. Sur Atlantico et sur d’autres sites, certains font remarquer que cette affaire ressemble à un coup de professionnels : accès aux infos, timing parfait, faire prendre la sauce (2).
Il est donc important de savoir si Fillon est capable de riposter à ce genre d’attaques. A sa place, j’aurais dit quelque chose comme : « C’est une pratique normale chez les députés, d’ailleurs, Machin, Truc, Tartempion et Untel le font aussi. Et Hollande qui nomme ministre son ex-compagne, c’est mieux ? Et vous les journalistes, qui recevez des enveloppes, des abattements fiscaux et autres cadeaux, êtes-vous donc si purs ? Etc. » Bref, j’aurais mis les pieds dans le plat dans un style trumpien, puis je serais passé à autre chose, une bonne vieille polémique de derrière les fagots (genre : « Parmi mes premières mesures, zéro nouveaux immigrés musulmans »).
Malheureusement, pour lui, il n’a pas l’air à la hauteur. Il a fort mal démarré et continue encore plus mal en promettant de renoncer à sa candidature en cas de mise en examen. C'est se mettre, avec une naïveté confondante, dans la main de juges dont l'impartialité est plus que sujette à caution.
Je soupçonne (simple intuition masculine) que son entourage est médiocre et que c'est un gros handicap. Il paye d'avoir pris les bras cassés et les faux-derches de l'UMP (3). Il lui manque un Buisson pour le conseiller.
Je suis donc curieux de voir la suite.
Comme j'ai toujours l'intention de ne pas voter en 2017, c'est uniquement pour le plaisir de la discussion. On reproche aux journalistes politiques de se comporter comme des journalistes sportifs.
Etant un amateur, je n'ai pas de contrainte : « Alors, putain, Fillon ! Il vient, ce tacle ? ».
Complément du 28/01 :
En se présentant comme le candidat de l'honnêteté, Fillon s'exposait à ce que le moindre PV de stationnement impayé devienne une affaire nationale. Trump ou Sarkozy, en se présentant comme anti-Système ont été plus habiles.
D'où une caractéristique de Fillon que nous avions déjà vue avec Copé et Jouyet : la maladresse.
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(1) : j’ai tendance à penser que les Français reprochent plus à François Fillon la faiblesse de sa défense.
(2) : des noms sont évoqués, Jean-Pierre Jouyet ou, en tout cas, un proche de François Hollande dont il est de plus en plus clair qu'il roule pour Macron. Les vrais coups de professionnels arrivent fin janvier, c'est la bonne date pour des élections en avril/mai.
(3) : je rappelle que les gros diplômes ne sont vraiment pas une preuve d'intelligence et encore moins d'intuition. La vie n'est pas un concours scolaire.
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lundi, janvier 16, 2017
Taxicab confessions
Donald Trump fait un usage politique de Twitter. Je n'imagine pas qu'il n'en ait pas discuté avec son entourage et que la chose n'ait pas été débattue (si ce qu'on peut lire du fonctionnement de l'équipe Trump est exact). Dalrymple ne semble pas l'avoir compris, il n'est pas chauffeur de taxi.
Il est vrai que l'attaque de Trump contre Streep n'est pas sa meilleure.
Pour le reste, Dalrymple suggère tout de même, avec son air délicieux de ne pas y toucher, que :
1) n'importe quel chauffeur de taxi est meilleur juge des choses de la vie que Meryl Streep.
2) les étudiants sont des enfoirés (ma traduction de « evil bastards »).
C'est moi qui souligne :
Taxicab Confessions
by Theodore Dalrymple
January 14, 2017
The question of intellectual and moral authority is an important one, especially at a time when everyone can and does give his opinion in public about anything and everything. By intellectual and moral authority I do not mean authority in the legal sense, according to which some people are licensed to speak in a certain context and others are not. I mean rather the natural authority that derives from thought or knowledge that is out of the ordinary.
In other words, whom to believe—or at least to take seriously—in our unprecedented cacophony of opinion?
I suppose all ages have had their charlatans, and in no age has credence been placed in what someone says precisely in proportion to his real authority to say it. Is there anyone who has never been taken in by false credentials or by a bogus air of competence and knowledge? As a doctor I have often exuded a confidence to my patients that I by no means felt. Having been seriously ill myself, however, I know only too well that the last thing a patient wants is a Dr. Hamlet, scrupulously doubting the veracity of his own opinion.
“If there is one person in the world who does not have the right of spontaneous free public expression, it is the President of the United States.” The attention given to the opinions of people from the world of entertainment—essentially actors and pop stars—irritates me. Actors strike me as unlikely gurus because those who spend their lives imitating others are unlikely to have firm principles or even personalities of their own. In practice, moreover, the opinions of actors and pop stars are drearily uniform: When it comes to bad things that might cause suffering, they are always against them.
I cannot imagine why anyone should take any notice of what such people say—except, of course, that being kept constantly entertained is the main purpose of many people’s lives, and they naturally assume that those who entertain them are therefore of immense importance and authority. At any rate, this must be the premise on which the news media report that rock guitarist A wants to save the whales, and actor B is worried about the fate of children in Burkina Faso (formerly the Upper Volta).
Of course, such people have as much right to their opinions as anyone else, but the deference given them by the publicity they receive is rather odd. It is a bit like the publicity given more than a century ago to the testimonials of aristocrats about the value of patent medicines, as if a hereditary title conferred special insight into the pharmacology of bowel movements.
It was only to be expected that Meryl Streep should use the occasion of the presentation of the Golden Globes lifetime achievement award to prove her virtue by criticizing the president-elect, Donald Trump. Mr. Trump is a target whom it is almost impossible to miss, and therefore, insofar as everyone needs an object of disdain and reprobation, he performs a valuable public service. Even quite bad people can, with some justification, feel morally superior to him in some respect or other.
Ms. Streep’s attack was neither unexpected nor original. If instead she had come out in favor of Mr. Trump’s Mexican wall, and furthermore threatened Mexico with war if it did not pay for it, her speech would have been marginally more noteworthy; but as it was, Mr. Trump’s response was the more interesting. He seems to have a rhinoceros hide and a very thin skin at the same time.
He at once replied that Ms. Streep was overrated, presumably as an actress. This was a very adolescent reply. I know nothing of Ms. Streep as a person, whether she is good or bad or something in between the two (as most of us are), and I am not interested; but she is a very good actress, and this would be so even if she were a Nazi, a Communist, a flat-earther, a vegetarian, a spiritualist, a sadomasochist, or a child molester. Her acting ability has nothing to do with the justification of her opinion (or lack of it); and for the president-elect to react like a child in a playground quarrel is alarming. Someone should take his mobile phone from him. If there is one person in the world who does not have the right of spontaneous free public expression, it is the President of the United States.
But to return to my original question, if I do not believe in the intellectual and moral authority of persons such as Meryl Streep, in whose intellectual and moral authority do I believe? If not actors’ and rock musicians’, whose?
My answer is simple: that of taxi drivers. A lot of my information about humanity and the world comes from taxi drivers, and on the whole I have found them more reliable, accurate, intelligent, and realistic than, say, the commentators in the Financial Times. They are generally much more interesting, too, and express themselves more vividly, even if English is their seventh language.
I was once in Singapore trying to catch a taxi. You cannot just hail a taxi on the street in Singapore, you have to go to a taxi stand. This I did, but still no taxi would stop for me. The taxis swept past me as if I did not exist. Then someone came and hailed a taxi about two feet to my right. A taxi stopped immediately and took him. Was this some kind of discrimination, in the politically correct sense of the word? No: When I stood two feet to the right of where I had been standing, a taxi stopped for me immediately.
I told the driver of my experience and he, Chinese without a great deal of English, replied, “Singapore velly, velly law.”
Have you read anything in the Financial Times, or any other serious newspaper, that so succinctly and accurately sums up a country or society?
Take another example, more recent. I was in an English university town where I took a taxi from the station to the university. We fell to talking, the driver and I, and to keep our conversation going I asked him whether the students were nice.
“No,” he said, “they’re evil bastards.”
This judgment was so spontaneous, so deeply felt, and so obviously the fruit of what sociologists call lived experience, that it could only have been true.
When I was young, I was told that if you wanted to know the time, you should ask a policeman. If you want to know what the world is like, ask a taxi driver.
Il est vrai que l'attaque de Trump contre Streep n'est pas sa meilleure.
Pour le reste, Dalrymple suggère tout de même, avec son air délicieux de ne pas y toucher, que :
1) n'importe quel chauffeur de taxi est meilleur juge des choses de la vie que Meryl Streep.
2) les étudiants sont des enfoirés (ma traduction de « evil bastards »).
C'est moi qui souligne :
Taxicab Confessions
by Theodore Dalrymple
January 14, 2017
The question of intellectual and moral authority is an important one, especially at a time when everyone can and does give his opinion in public about anything and everything. By intellectual and moral authority I do not mean authority in the legal sense, according to which some people are licensed to speak in a certain context and others are not. I mean rather the natural authority that derives from thought or knowledge that is out of the ordinary.
In other words, whom to believe—or at least to take seriously—in our unprecedented cacophony of opinion?
I suppose all ages have had their charlatans, and in no age has credence been placed in what someone says precisely in proportion to his real authority to say it. Is there anyone who has never been taken in by false credentials or by a bogus air of competence and knowledge? As a doctor I have often exuded a confidence to my patients that I by no means felt. Having been seriously ill myself, however, I know only too well that the last thing a patient wants is a Dr. Hamlet, scrupulously doubting the veracity of his own opinion.
“If there is one person in the world who does not have the right of spontaneous free public expression, it is the President of the United States.” The attention given to the opinions of people from the world of entertainment—essentially actors and pop stars—irritates me. Actors strike me as unlikely gurus because those who spend their lives imitating others are unlikely to have firm principles or even personalities of their own. In practice, moreover, the opinions of actors and pop stars are drearily uniform: When it comes to bad things that might cause suffering, they are always against them.
I cannot imagine why anyone should take any notice of what such people say—except, of course, that being kept constantly entertained is the main purpose of many people’s lives, and they naturally assume that those who entertain them are therefore of immense importance and authority. At any rate, this must be the premise on which the news media report that rock guitarist A wants to save the whales, and actor B is worried about the fate of children in Burkina Faso (formerly the Upper Volta).
Of course, such people have as much right to their opinions as anyone else, but the deference given them by the publicity they receive is rather odd. It is a bit like the publicity given more than a century ago to the testimonials of aristocrats about the value of patent medicines, as if a hereditary title conferred special insight into the pharmacology of bowel movements.
It was only to be expected that Meryl Streep should use the occasion of the presentation of the Golden Globes lifetime achievement award to prove her virtue by criticizing the president-elect, Donald Trump. Mr. Trump is a target whom it is almost impossible to miss, and therefore, insofar as everyone needs an object of disdain and reprobation, he performs a valuable public service. Even quite bad people can, with some justification, feel morally superior to him in some respect or other.
Ms. Streep’s attack was neither unexpected nor original. If instead she had come out in favor of Mr. Trump’s Mexican wall, and furthermore threatened Mexico with war if it did not pay for it, her speech would have been marginally more noteworthy; but as it was, Mr. Trump’s response was the more interesting. He seems to have a rhinoceros hide and a very thin skin at the same time.
He at once replied that Ms. Streep was overrated, presumably as an actress. This was a very adolescent reply. I know nothing of Ms. Streep as a person, whether she is good or bad or something in between the two (as most of us are), and I am not interested; but she is a very good actress, and this would be so even if she were a Nazi, a Communist, a flat-earther, a vegetarian, a spiritualist, a sadomasochist, or a child molester. Her acting ability has nothing to do with the justification of her opinion (or lack of it); and for the president-elect to react like a child in a playground quarrel is alarming. Someone should take his mobile phone from him. If there is one person in the world who does not have the right of spontaneous free public expression, it is the President of the United States.
But to return to my original question, if I do not believe in the intellectual and moral authority of persons such as Meryl Streep, in whose intellectual and moral authority do I believe? If not actors’ and rock musicians’, whose?
My answer is simple: that of taxi drivers. A lot of my information about humanity and the world comes from taxi drivers, and on the whole I have found them more reliable, accurate, intelligent, and realistic than, say, the commentators in the Financial Times. They are generally much more interesting, too, and express themselves more vividly, even if English is their seventh language.
I was once in Singapore trying to catch a taxi. You cannot just hail a taxi on the street in Singapore, you have to go to a taxi stand. This I did, but still no taxi would stop for me. The taxis swept past me as if I did not exist. Then someone came and hailed a taxi about two feet to my right. A taxi stopped immediately and took him. Was this some kind of discrimination, in the politically correct sense of the word? No: When I stood two feet to the right of where I had been standing, a taxi stopped for me immediately.
I told the driver of my experience and he, Chinese without a great deal of English, replied, “Singapore velly, velly law.”
Have you read anything in the Financial Times, or any other serious newspaper, that so succinctly and accurately sums up a country or society?
Take another example, more recent. I was in an English university town where I took a taxi from the station to the university. We fell to talking, the driver and I, and to keep our conversation going I asked him whether the students were nice.
“No,” he said, “they’re evil bastards.”
This judgment was so spontaneous, so deeply felt, and so obviously the fruit of what sociologists call lived experience, that it could only have been true.
When I was young, I was told that if you wanted to know the time, you should ask a policeman. If you want to know what the world is like, ask a taxi driver.
vendredi, janvier 06, 2017
La règne de l’indécence (épisode XXXX)
Paraît-il que Jacqueline Sauvage va passer sur France 2 ce soir au journal de 20 h.
Bien sûr, je ne la verrai pas. Ce cirque appelle plusieurs commentaires de ma part :
1) Quoiqu’elle puisse dire, elle est toujours considérée comme coupable de meurtre avec préméditation : la grâce présidentielle supprime sa peine mais ne l’innocente pas.
2) L’exploitation jusqu’à la corde de ce fait divers privé pour une cause militante m’écœure. D’autant plus que le symbole est fort mal choisi pour la cause à défendre, pourquoi ne pas prendre le cas d’un « crime d’honneur », qui lui ne souffre d'aucune ambiguïté (il est vrai qu'il faut une prétendue erreur judiciaire pour faire prendre la sauce médiatique) ? A moins que la vraie cause ne consiste pas défendre les femmes mais à tuer les mâles blancs.
3) Il est regrettable que cette exhibition soit le fait d’une chaîne publique, donc vivant de l’extorsion de fonds aux moutontribuables.
4) Je ne peux m’empêcher de prendre cela comme une manière d’enfoncer le clou pour la police de la pensée, de rappeler qui commande après les commentaires peu amènes que cette grâce a suscités en dehors des medias qui pensent bien, de signifier une fois de plus que la seule parole ayant droit de cité est celle du Bien et « Fermez vos gueules, les sans-dents ! ».
Nous vivons sous le règne du mensonge. L’indécence est une forme de mensonge : elle consiste à faire semblant de croire qu’on peut exposer sans déchoir ce qui devrait rester caché.
jeudi, décembre 29, 2016
L'Amiral Woland s'ensauvage
Amiral Woland :
Addendum :
Au cas où, par le plus grand des hasards, un politicien désoeuvré occuperait ses loisirs à cette activité étrange consistant à réfléchir sur le discrédit inouï qui frappe notre classe politique toute entière, la simple comparaison de ces deux articles suffit à l'aiguiller sur la bonne voie :
Grâce de Jacqueline Sauvage : une insulte à la démocratie motivée par l'idéologie victimaire ?
Consensus politique (positif) autour de la grâce de Jacqueline Sauvage
Nos politiciens ont oublié (plus vraisemblablement, ont toujours ignoré - dans l'ensemble, ce sont des ânes) que l'autorité est fille du courage.
Depuis combien de temps un politicien français n'a pas fait preuve de courage ? Le dernier doit être mort.
Jacqueline ensauvage la sociétépar Woland |

Il y a quelque chose d'assez rigolo dans la lecture des réactions suite à la grâce présidentielle pour Jacqueline Sauvage. Cette bonne dame qui arrive selon certains à se retrouver en légitime défense sans qu'aucun des critères d'icelle ne soit présent. Les cœurs meurtris, et ceux qui veulent se faire passer pour des humanistes, clament que justice a enfin été rendue. Ceux qui font profession d'être raisonnables crient au scandale absolu, alors qu'en général les mêmes expliquent en long, en large et en travers les sévices qu'ils feraient subir à quiconque toucherait l'un des cheveux d'un de leurs êtres aimés ou prennent fait et cause pour tel ou tel patron de bar ayant abattu un braqueur dans le dos.
Bref, tout le monde est bien à sa place, au chaud dans sa case où il peut reconnaitre ses semblables. C'est rassurant et c'est douillet.
Bien entendu, pas un pour dire ce qui pourtant saute aux yeux: tout cela est du divertissement. Il s'agit presque d'un cas d'école. Un plouc tue un autre plouc. Pour une raison indéchiffrable, quelques célébrités dont personne n'a entendu parler se saisissent du fait divers. Les journalistes relaient parce que c'est la marée basse en termes d'information ce jour-là et hop, on a un grand débat national entre la poire et le fromage. De quoi animer votre soirée du 31 entre deux coupes de roteuse et trois postillons de calendos.
Pendant ce temps, on a des centaines de viols et d'homicides en France, mais on n'en parle pas. Des quartiers entiers où la Force Publique ne peut plus foutre les pieds. Un niveau d'instruction de plus en plus inquiétant. Ils ne jouissent pas du bon angle, du coupable assez "bankable" et en gros tout le monde s'en tamponne le coquillard avec une queue de cerise. Nous sommes devenus des chiens de Pavlov, réagissant au bruit de clochette.
Je ne sais pas s'il y a de quoi être ben fier... Mais ça fait passer le temps et ça vend du papier jusqu'au prochain attentat ou l'arrivée de l'homme providentiel, ou un chaos encore un peu plus sombre. Le voyage au bout de la nuit, c'est vraiment nous qui le faisons.
Addendum :
Au cas où, par le plus grand des hasards, un politicien désoeuvré occuperait ses loisirs à cette activité étrange consistant à réfléchir sur le discrédit inouï qui frappe notre classe politique toute entière, la simple comparaison de ces deux articles suffit à l'aiguiller sur la bonne voie :
Grâce de Jacqueline Sauvage : une insulte à la démocratie motivée par l'idéologie victimaire ?
Consensus politique (positif) autour de la grâce de Jacqueline Sauvage
Nos politiciens ont oublié (plus vraisemblablement, ont toujours ignoré - dans l'ensemble, ce sont des ânes) que l'autorité est fille du courage.
Depuis combien de temps un politicien français n'a pas fait preuve de courage ? Le dernier doit être mort.
Libellés :
classe jacassante,
La lie,
trahison de la classe dirigeante
samedi, décembre 17, 2016
Les médiocres, la politique et la vraie vie
François Hollande, un personnage de la IVe République égaré sous la Ve République
La classe jacassante médiatico-politique entretient la fable, qui l'arrange, que les politiciens seraient l'élite de nos pays. C'est faux, on peut le constater tous les jours, les politiciens ne constituent ni une élite morale ni une élite intellectuelle.
************
Je pense que son père [de Hollande], qui est un personnage étrange, mystérieux et romanesque, pro-Algérie Française dans la campagne normande des années 50 et qui trempait à l'époque dans des affaires immobilières assez louches, est le point de départ de l'engagement politique de François Hollande. Georges Hollande s'est lui-même présenté deux fois aux élections municipales mais il dédaignait la politique. Il était ORL et considérait qu'il était plus noble d'être médecin ou de réussir dans les affaires.
************
Cela me fait penser à la phrase de feu Michael Crichton, généticien, scénariste de Jurassic Park et climato-sceptique : « Dans ma famille, les intelligents font de la science. Les ratés font de la politique ».
Ou encore, ces phrases terribles d'Yves Rocard, grand scientifique s'il en fut (en partie, inspiration à Hergé du professeur Tournesol !) à son fils, rapportées par Michel lui-même : « Tu as décidé de faire Sciences-Po. Tu vas apprendre à t'occuper des affaires des autres, à vivre sur leur dos et à emmerder le monde. Je te coupe les vivres ».
La classe jacassante médiatico-politique entretient la fable, qui l'arrange, que les politiciens seraient l'élite de nos pays. C'est faux, on peut le constater tous les jours, les politiciens ne constituent ni une élite morale ni une élite intellectuelle.
C'est une élite du bagout, du mépris de classe et de l'absence de scrupules. Il n'y a vraiment pas de quoi se vanter. Najat Vallaud-Belkacem, qui ne connaît rien à rien avec un aplomb phénoménal, n'est pas une exception mais un symbole. D'ailleurs, que connaît François Hollande ?
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Je pense que son père [de Hollande], qui est un personnage étrange, mystérieux et romanesque, pro-Algérie Française dans la campagne normande des années 50 et qui trempait à l'époque dans des affaires immobilières assez louches, est le point de départ de l'engagement politique de François Hollande. Georges Hollande s'est lui-même présenté deux fois aux élections municipales mais il dédaignait la politique. Il était ORL et considérait qu'il était plus noble d'être médecin ou de réussir dans les affaires.
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Cela me fait penser à la phrase de feu Michael Crichton, généticien, scénariste de Jurassic Park et climato-sceptique : « Dans ma famille, les intelligents font de la science. Les ratés font de la politique ».
Ou encore, ces phrases terribles d'Yves Rocard, grand scientifique s'il en fut (en partie, inspiration à Hergé du professeur Tournesol !) à son fils, rapportées par Michel lui-même : « Tu as décidé de faire Sciences-Po. Tu vas apprendre à t'occuper des affaires des autres, à vivre sur leur dos et à emmerder le monde. Je te coupe les vivres ».
Libellés :
classe jacassante,
La lie,
Les gros nuls
jeudi, août 25, 2016
La spirale du silence
La spirale du silence
Article fort intéressant (merci Curmu), même si tous ceux qui connaissent la politique et la manipulation des masses ont intuitivement cette idée :
*************
Les travaux d’Elizabeth Noelle-Neumann sur la ’Spirale du silence’ - qui nous semblent pouvoir être généralisés – constituent selon nous une démonstration fondamentale qui permet de mieux comprendre la puissance sociale de ’l’opinion publique’ et, d’une façon plus globale, l’impact des représentations construite par les médias.
L’hypothèse centrale avancée par Elisabeth Noelle-Neumann repose sur l’idée, à nos yeux tout à fait pertinente […] selon laquelle ‘’pour ne pas se retrouver isolé, un individu peut renoncer à son propre jugement. C’est là une condition de la vie dans une société humaine ; s’il en allait autrement, l’intégration serait impossible’ ’. Et elle poursuit: ’ ‘Cette peur de l’isolement (non seulement la peur qu’a l’individu d’être mis à l’écart, mais aussi le doute sur sa propre capacité de jugement) fait, selon nous, partie intégrante de tous les processus d’opinion publique. Là est le point de vulnérabilité de l’individu ; c’est là que les groupes sociaux peuvent le punir de ne pas avoir su se conformer. Il y a là un lien étroit entre les concepts d’opinion publique, de sanction et de punition’ ’ .
A partir de là, Elisabeth Noelle-Neumann montre que pour la plupart des individus, il est infiniment plus facile et plus gratifiant de s’exprimer pour soutenir une opinion dominante que pour défendre un point de vue minoritaire. Il y a donc tendanciellement une espèce ’d’effet de boule de neige’, une sorte de tropisme, qui conduit l’opinion majoritaire à s’exprimer de plus en plus, de mieux en mieux, avec une force de plus en plus grande et, au contraire, conduit les opinions minoritaires à se réfugier dans un silence prudent et attentiste. C’est ainsi que se met progressivement en place un processus ’en spirale’ par lequel se construit une opinion dominante. ’En s’appuyant sur ce concept d’un processus interactionniste engendrant une ’spirale’ de silence, on définit l’opinion publique comme cette opinion qui peut être exprimée en public sans risque de sanctions, et sur laquelle peut s’appuyer l’action menée en public’ . On peut donc considérer l’opinion publique comme une norme sociale d’autant plus incontournable que l’individu est moins prédisposé, socialement et culturellement, à affronter la menace d’isolement qui pèse sur lui s’il affiche une opinion minoritaire.
Un certain nombre d’auteurs avant Elisabeth Noelle-Neumann – elle en fait elle-même état – avaient évoqué le fait que la constitution de ’l’opinion publique’ procède de la parole et du silence. Citons notamment l’Américain James Bryce et surtout Alexis de Tocqueville qui explique comment le mépris de la religion devint au XVIIIème siècle une opinion dominante. Selon lui, cette attitude a été provoquée par le fait que l’Eglise ’devint muette’. Dans une analyse qui nous semble très pénétrante et complètement actuelle – nous essaierons de le montrer ultérieurement – Tocqueville écrit: ’‘Les hommes qui conservaient l’ancienne foi croyaient être les seuls à lui rester fidèles et, redoutant plus l’isolement que l’erreur, ils se joignirent à la foule sans penser comme elle. Ce qui n’était encore que le sentiment d’une partie de la Nation parut ainsi l’opinion de tous, et sembla dès lors irrésistible aux yeux mêmes de ceux qui lui donnaient cette fausse apparence’ ’.
Mais Elisabeth Noelle-Neumann a le grand mérite d’avoir testé empiriquement cette théorie en formulant cinq hypothèses précises et en les validant par plusieurs enquêtes sociologiques en 1971 et 1972. Il serait évidemment extrêmement intéressant de mener à nouveau des enquêtes de ce type avec des questionnaires concernant des problèmes controversés qui se posent aujourd’hui en France. Selon sa première hypothèse, les individus, - avec une intensité proportionnelle à l’intérêt qu’ils éprouvent pour une question donnée et à l’éventualité qu’ils aient à prendre position publiquement à son sujet – observent leur environnement social et évaluent la force des différentes opinions en compétition.
Selon sa seconde hypothèse, c’est cette évaluation du caractère plus ou moins dominant, ou, en tout cas, plus ou moins répandu, des différents points de vue qui conduit les individus à exprimer publiquement leur propre opinion ou à garder le silence.
Sa troisième hypothèse suppose qu’en cas d’appréciation manifestement surestimée de la force d’une opinion, celle-ci est plus souvent exprimée en public.
Sa quatrième hypothèse postule que l’appréciation anticipée est fonction, d’une façon variable, de l’appréciation présente. Autrement dit, une opinion considérée comme dominante aujourd’hui a de grandes chances d’être tenue pour une opinion dominante demain. Mais plus cette relation est lâche, plus l’opinion publique apparaît comme engagée dans un processus de changement.
Sa cinquième hypothèse, enfin, pose qu’en cas de contradiction entre l’appréciation de la force présente d’une opinion et la celle de sa force future, c’est cette dernière qui prévaudra. En d’autres termes, si un individu est persuadé que la tendance générale va dans le même sens que lui, il n’hésitera pas à s’exprimer publiquement, même s’il est momentanément minoritaire.
Inversement, s’il croit que son opinion, aujourd’hui dominante ou très répandue, est appelée à être battue dans l’avenir, il sera réticent à l’exprimer publiquement, ce qui contribuera à la rendre minoritaire. En résumé, pour qu’un individu moyen puisse exprimer son propre point de vue, il faut que celui-ci, suite à l’observation de son environnement social, lui apparaisse comme conforme soit à l’opinion dominante, soit à une opinion appelée à le devenir, soit, a minima, à l’opinion qui semple le plus souvent exprimée en public. Concrètement, en termes d’intention de vote par exemple, Elisabeth Noelle-Neumann montre que, pendant la campagne électorale de 1972, il s’est opéré un changement ’ ‘en faveur de l’opinion qui était présentée publiquement avec le plus de force’ ’ . Ainsi, cette ’spirale du silence’ conduirait à conclure ’ ‘qu’une minorité convaincue de sa domination future, et, par suite, disposée à s’exprimer, verra son opinion devenir dominante, si elle est confrontée à une majorité doutant que ses vues prévalent dans le futur, et donc moins disposée à les défendre en public. L’opinion de cette minorité devient une opinion qu’on ne peut désormais contredire sans courir le risque de quelque sanction. Elle passe ainsi du statut de simple opinion d’une faction à celui d’opinion publique’ ’ .
Elisabeth Noelle-Neumann évoque enfin, à partir du concept de ’spirale du silence’ le problème de l’influence des médias de masse sur l’opinion publique. Elle souligne que les médias de masse sont un des éléments par lesquels les individus appréhendent et évaluent leur environnement social, étant entendu que, pour tout ce qui ne concerne pas directement leur sphère personnelle, les individus sont quasiment contraints de s’en remettre aux médias, aussi bien pour ce qui est des ’événements’ eux-mêmes que de l’appréciation de la force des différentes opinions.
Et, d’une façon générale, les individus réagiront à ces différentes opinions en fonction de la façon dont elles sont rendues publiques par les médias, ce qui pose le problème de savoir comment le dispositif médiatique construit ’l’opinion publique’, la ’spirale du silence’ apparaissant comme ’un concept opératoire de la genèse de l’opinion publique’.
Pour Elisabeth Noelle-Neumann, les questions que soulèvent ce concept sont les suivantes: ’ ‘Quels sont les thèmes que les mass-médias présentent comme opinion publique (fonction d’agenda), et, parmi ceux-ci, quels sont les thèmes privilégiés ? A quelles personnes et à quels arguments est-il conféré un prestige particulier et prophétisé une importance future ? Y a-t-il unanimité dans la présentation des thèmes, dans l’évaluation de leur urgence, dans l’anticipation de leur futur ? La question de savoir si les médias anticipent l’opinion publique ou s’ils ne font que la refléter est au centre des discussions scientifiques depuis maintenant très longtemps. Selon le mécanisme psycho-social que nous avons appelé la ’spirale du silence’, il convient de voir les médias comme des créateurs de l’opinion publique. Ils constituent l’environnement dont la pression déclenche la combativité, la soumission ou le silence’’.
*************
Incise : on notera que ce n'est pas la première fois que l'Eglise manque gravement à sa mission.
Ceux qui nous disent d'un air alarmé que « la parole se libère » avouent qu'ils sont des censeurs, mais ils font plus que cela, ils montrent aussi qu'ils ont compris le mécanisme de la spirale de silence et sont terrifiés à l'idée qu'il soit combattu. Ils ont compris que le fait qu'il y ait des personnages publics qui « disent tout haut ce que les Français pensent tout bas » change la donne, que ce n'est pas seulement une question numérique. Peu importe qu'il n'y ait que quelques Zemmour, de Villiers, Marion Maréchal, leur existence libère effectivement la parole (ce dont tout démocrate devrait se réjouir) et permet aux Français de dire tout haut ce qu'ils pensent. Enfin.
Article fort intéressant (merci Curmu), même si tous ceux qui connaissent la politique et la manipulation des masses ont intuitivement cette idée :
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Les travaux d’Elizabeth Noelle-Neumann sur la ’Spirale du silence’ - qui nous semblent pouvoir être généralisés – constituent selon nous une démonstration fondamentale qui permet de mieux comprendre la puissance sociale de ’l’opinion publique’ et, d’une façon plus globale, l’impact des représentations construite par les médias.
L’hypothèse centrale avancée par Elisabeth Noelle-Neumann repose sur l’idée, à nos yeux tout à fait pertinente […] selon laquelle ‘’pour ne pas se retrouver isolé, un individu peut renoncer à son propre jugement. C’est là une condition de la vie dans une société humaine ; s’il en allait autrement, l’intégration serait impossible’ ’. Et elle poursuit: ’ ‘Cette peur de l’isolement (non seulement la peur qu’a l’individu d’être mis à l’écart, mais aussi le doute sur sa propre capacité de jugement) fait, selon nous, partie intégrante de tous les processus d’opinion publique. Là est le point de vulnérabilité de l’individu ; c’est là que les groupes sociaux peuvent le punir de ne pas avoir su se conformer. Il y a là un lien étroit entre les concepts d’opinion publique, de sanction et de punition’ ’ .
A partir de là, Elisabeth Noelle-Neumann montre que pour la plupart des individus, il est infiniment plus facile et plus gratifiant de s’exprimer pour soutenir une opinion dominante que pour défendre un point de vue minoritaire. Il y a donc tendanciellement une espèce ’d’effet de boule de neige’, une sorte de tropisme, qui conduit l’opinion majoritaire à s’exprimer de plus en plus, de mieux en mieux, avec une force de plus en plus grande et, au contraire, conduit les opinions minoritaires à se réfugier dans un silence prudent et attentiste. C’est ainsi que se met progressivement en place un processus ’en spirale’ par lequel se construit une opinion dominante. ’En s’appuyant sur ce concept d’un processus interactionniste engendrant une ’spirale’ de silence, on définit l’opinion publique comme cette opinion qui peut être exprimée en public sans risque de sanctions, et sur laquelle peut s’appuyer l’action menée en public’ . On peut donc considérer l’opinion publique comme une norme sociale d’autant plus incontournable que l’individu est moins prédisposé, socialement et culturellement, à affronter la menace d’isolement qui pèse sur lui s’il affiche une opinion minoritaire.
Un certain nombre d’auteurs avant Elisabeth Noelle-Neumann – elle en fait elle-même état – avaient évoqué le fait que la constitution de ’l’opinion publique’ procède de la parole et du silence. Citons notamment l’Américain James Bryce et surtout Alexis de Tocqueville qui explique comment le mépris de la religion devint au XVIIIème siècle une opinion dominante. Selon lui, cette attitude a été provoquée par le fait que l’Eglise ’devint muette’. Dans une analyse qui nous semble très pénétrante et complètement actuelle – nous essaierons de le montrer ultérieurement – Tocqueville écrit: ’‘Les hommes qui conservaient l’ancienne foi croyaient être les seuls à lui rester fidèles et, redoutant plus l’isolement que l’erreur, ils se joignirent à la foule sans penser comme elle. Ce qui n’était encore que le sentiment d’une partie de la Nation parut ainsi l’opinion de tous, et sembla dès lors irrésistible aux yeux mêmes de ceux qui lui donnaient cette fausse apparence’ ’.
Mais Elisabeth Noelle-Neumann a le grand mérite d’avoir testé empiriquement cette théorie en formulant cinq hypothèses précises et en les validant par plusieurs enquêtes sociologiques en 1971 et 1972. Il serait évidemment extrêmement intéressant de mener à nouveau des enquêtes de ce type avec des questionnaires concernant des problèmes controversés qui se posent aujourd’hui en France. Selon sa première hypothèse, les individus, - avec une intensité proportionnelle à l’intérêt qu’ils éprouvent pour une question donnée et à l’éventualité qu’ils aient à prendre position publiquement à son sujet – observent leur environnement social et évaluent la force des différentes opinions en compétition.
Selon sa seconde hypothèse, c’est cette évaluation du caractère plus ou moins dominant, ou, en tout cas, plus ou moins répandu, des différents points de vue qui conduit les individus à exprimer publiquement leur propre opinion ou à garder le silence.
Sa troisième hypothèse suppose qu’en cas d’appréciation manifestement surestimée de la force d’une opinion, celle-ci est plus souvent exprimée en public.
Sa quatrième hypothèse postule que l’appréciation anticipée est fonction, d’une façon variable, de l’appréciation présente. Autrement dit, une opinion considérée comme dominante aujourd’hui a de grandes chances d’être tenue pour une opinion dominante demain. Mais plus cette relation est lâche, plus l’opinion publique apparaît comme engagée dans un processus de changement.
Sa cinquième hypothèse, enfin, pose qu’en cas de contradiction entre l’appréciation de la force présente d’une opinion et la celle de sa force future, c’est cette dernière qui prévaudra. En d’autres termes, si un individu est persuadé que la tendance générale va dans le même sens que lui, il n’hésitera pas à s’exprimer publiquement, même s’il est momentanément minoritaire.
Inversement, s’il croit que son opinion, aujourd’hui dominante ou très répandue, est appelée à être battue dans l’avenir, il sera réticent à l’exprimer publiquement, ce qui contribuera à la rendre minoritaire. En résumé, pour qu’un individu moyen puisse exprimer son propre point de vue, il faut que celui-ci, suite à l’observation de son environnement social, lui apparaisse comme conforme soit à l’opinion dominante, soit à une opinion appelée à le devenir, soit, a minima, à l’opinion qui semple le plus souvent exprimée en public. Concrètement, en termes d’intention de vote par exemple, Elisabeth Noelle-Neumann montre que, pendant la campagne électorale de 1972, il s’est opéré un changement ’ ‘en faveur de l’opinion qui était présentée publiquement avec le plus de force’ ’ . Ainsi, cette ’spirale du silence’ conduirait à conclure ’ ‘qu’une minorité convaincue de sa domination future, et, par suite, disposée à s’exprimer, verra son opinion devenir dominante, si elle est confrontée à une majorité doutant que ses vues prévalent dans le futur, et donc moins disposée à les défendre en public. L’opinion de cette minorité devient une opinion qu’on ne peut désormais contredire sans courir le risque de quelque sanction. Elle passe ainsi du statut de simple opinion d’une faction à celui d’opinion publique’ ’ .
Elisabeth Noelle-Neumann évoque enfin, à partir du concept de ’spirale du silence’ le problème de l’influence des médias de masse sur l’opinion publique. Elle souligne que les médias de masse sont un des éléments par lesquels les individus appréhendent et évaluent leur environnement social, étant entendu que, pour tout ce qui ne concerne pas directement leur sphère personnelle, les individus sont quasiment contraints de s’en remettre aux médias, aussi bien pour ce qui est des ’événements’ eux-mêmes que de l’appréciation de la force des différentes opinions.
Et, d’une façon générale, les individus réagiront à ces différentes opinions en fonction de la façon dont elles sont rendues publiques par les médias, ce qui pose le problème de savoir comment le dispositif médiatique construit ’l’opinion publique’, la ’spirale du silence’ apparaissant comme ’un concept opératoire de la genèse de l’opinion publique’.
Pour Elisabeth Noelle-Neumann, les questions que soulèvent ce concept sont les suivantes: ’ ‘Quels sont les thèmes que les mass-médias présentent comme opinion publique (fonction d’agenda), et, parmi ceux-ci, quels sont les thèmes privilégiés ? A quelles personnes et à quels arguments est-il conféré un prestige particulier et prophétisé une importance future ? Y a-t-il unanimité dans la présentation des thèmes, dans l’évaluation de leur urgence, dans l’anticipation de leur futur ? La question de savoir si les médias anticipent l’opinion publique ou s’ils ne font que la refléter est au centre des discussions scientifiques depuis maintenant très longtemps. Selon le mécanisme psycho-social que nous avons appelé la ’spirale du silence’, il convient de voir les médias comme des créateurs de l’opinion publique. Ils constituent l’environnement dont la pression déclenche la combativité, la soumission ou le silence’’.
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Incise : on notera que ce n'est pas la première fois que l'Eglise manque gravement à sa mission.
Ceux qui nous disent d'un air alarmé que « la parole se libère » avouent qu'ils sont des censeurs, mais ils font plus que cela, ils montrent aussi qu'ils ont compris le mécanisme de la spirale de silence et sont terrifiés à l'idée qu'il soit combattu. Ils ont compris que le fait qu'il y ait des personnages publics qui « disent tout haut ce que les Français pensent tout bas » change la donne, que ce n'est pas seulement une question numérique. Peu importe qu'il n'y ait que quelques Zemmour, de Villiers, Marion Maréchal, leur existence libère effectivement la parole (ce dont tout démocrate devrait se réjouir) et permet aux Français de dire tout haut ce qu'ils pensent. Enfin.
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samedi, août 20, 2016
Brice Couturier : le Parti des médias et l'intelligentsia méprisent la réalité
Brice Couturier : le Parti des médias et l'intelligentsia méprisent la réalité
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Ce qui m'a frappé dans les débats des dernières années, c'est la difficulté avec lesquels ils sont parvenus à émerger. Car les plus importants d'entre eux portent précisément sur les sujets dont le «Parti des médias» - pour reprendre l'expression créée par Marcel Gauchet - tente d'empêcher l'évocation… Il y a comme ça, à chaque époque, des problèmes vitaux qui forment comme un angle mort du débat public. Ce sont précisément ceux qui vont décider de l'avenir. En 1936, après la remilitarisation de Rhénanie par Hitler, dans la plupart des médias français, il était presque impossible d'évoquer la perspective d'une guerre avec l'Allemagne. Tous les gens de bien étaient furieusement pacifistes… On trouverait bien un terrain d'entente avec le chancelier allemand, disaient-ils. Mais dans les cafés et les salons, on ne parlait que de ça.
Aujourd'hui, l'histoire est à nouveau en phase d'accélération brutale et le défi qui nous est lancé par l'islamisme politique, entré en phase de conquête du monde, est redoutable. Mais le Parti des médias, aveuglé par ses bons sentiments, préfère nous abreuver de petites nouvelles insignifiantes, d'une part, de ses grandes indignations, de l'autre.
Vous croyez à un «complot des médias» ?
Je n'irais pas jusque-là. Mais comment ne pas voir que le rassemblement de quelques milliers de bobos place de la République, prétendant proposer une réalité radicalement alternative, a été monté en mayonnaise afin de gommer les 4 millions de Français, descendus spontanément dans les rues pour protester contre les attentats islamistes de janvier? Pour ne prendre que cet exemple. De la même façon, chaque fois que le discours lénifiant sur le «vivre-ensemble» est contredit par des faits, ceux-ci font l'objet d'un remontage. Combien d'attentats islamistes ont été requalifiés en «actes commis par un déséquilibré»? Ou alors, on organise à la hâte une diversion.
[…]
La vie des idées, dans notre pays, pâtit du fait qu'un faible nombre de gens sont à la fois suffisamment qualifiés et suffisamment honnêtes pour en rendre compte. Les chers confrères, dans l'ensemble, préfèrent rabattre la nouveauté sur les schémas qu'ils connaissent. Cela a pour conséquence de figer le débat, de le ramener à des lignes de clivage devenues autant d'ornières: souverainistes versus euro-enthousiastes, républicains versus démocrates, libéraux contre étatistes, communautaristes contre républicains et, bien sûr, droite/gauche. Mais les nouveaux sujets transcendent ces catégories et les font exploser. Dans le domaine éthique, en particulier. Et on tente d'intimider ceux qui posent de bonnes questions en les traitant de réactionnaires, ou d'ultra-libéraux…
[…]
Lorsque j'ai vu la formidable réaction, spontanée, de la population, opposant 4 millions de poitrines aux tueurs, semblant dire: «nous sommes bien trop nombreux, vous ne pourrez pas nous tuer tous», je me suis senti conforté dans l'idée qu'il fallait défendre le vieux pays menacé.
Mais il faut en être conscient : il va devenir de plus en plus dangereux de vivre dans un pays qui refuse le chantage des islamistes : soumettez-vous ou bien vous mourrez. C'est une raison supplémentaire de rester: tenter de renforcer le camp de la résistance. Et non leur abandonner le terrain. Ne pas collaborer lâchement, comme la dernière fois …
Lors d'un débat sur «Nuit debout», vous avez quitté le plateau sur ces mots: «Moi je ne veux pas incarner à moi tout seul la diversité idéologique autour de ce plateau, donc je vous laisse entre vous.» Est-il devenu impossible de débattre en France ?
Écoutez, on venait d'entendre trois invités et un journaliste ayant fait un reportage sur place, à République, s'extasier, dire combien tout cela était nouveau, prometteur, bouleversant… A les entendre, on était à la veille d'une nouvelle prise de la Bastille, d'une réinvention de la démocratie. Ces affligeantes «assemblées générales» allaient accoucher d'une réalité alternative… On voit ce qu'il en est advenu: beaucoup de bruit pour rien. La surexposition médiatique de ces rassemblements contrastait péniblement avec l'affligeante pauvreté des propositions qui en émanaient. Mais le Parti des Médias rêve de l'arrivée au pouvoir d'une «vraie gauche de gauche». On nous a fait le coup avec die Linke, en Allemagne, puis avec Chavez au Venezuela, qui a ruiné le premier détenteur de pétrole de la planète… Ensuite, il y a eu Podemos, Occupy Wall Street, Jeremy Corbyn… Moi, je crois qu'on peut modifier le réel dans certaines proportions lorsque cela est souhaitable. Mais pas lui substituer une autre réalité, sous prétexte qu'elle serait plus conforme à l'idéal de certains utopistes. J'aurais disposé d'une minute pour dire que je n'étais pas au diapason de cet enthousiasme collectif, avant de me faire remettre à ma place en tant que «réactionnaire». Alors oui, j'ai refusé, non pas de débattre, mais de servir de tête de turc. Je suis resté à les écouter s'entre-congratuler. Je ne suis pas «parti en claquant la porte», contrairement à ce qu'ont écrit les médias gauchistes à l'époque. Trop de «débats», dans nos médias, sont ainsi «montés», de manière à en truquer le déroulement, empêcher la libre confrontation des idées. Il y a des experts …
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Ce qui m'a frappé dans les débats des dernières années, c'est la difficulté avec lesquels ils sont parvenus à émerger. Car les plus importants d'entre eux portent précisément sur les sujets dont le «Parti des médias» - pour reprendre l'expression créée par Marcel Gauchet - tente d'empêcher l'évocation… Il y a comme ça, à chaque époque, des problèmes vitaux qui forment comme un angle mort du débat public. Ce sont précisément ceux qui vont décider de l'avenir. En 1936, après la remilitarisation de Rhénanie par Hitler, dans la plupart des médias français, il était presque impossible d'évoquer la perspective d'une guerre avec l'Allemagne. Tous les gens de bien étaient furieusement pacifistes… On trouverait bien un terrain d'entente avec le chancelier allemand, disaient-ils. Mais dans les cafés et les salons, on ne parlait que de ça.
Aujourd'hui, l'histoire est à nouveau en phase d'accélération brutale et le défi qui nous est lancé par l'islamisme politique, entré en phase de conquête du monde, est redoutable. Mais le Parti des médias, aveuglé par ses bons sentiments, préfère nous abreuver de petites nouvelles insignifiantes, d'une part, de ses grandes indignations, de l'autre.
Vous croyez à un «complot des médias» ?
Je n'irais pas jusque-là. Mais comment ne pas voir que le rassemblement de quelques milliers de bobos place de la République, prétendant proposer une réalité radicalement alternative, a été monté en mayonnaise afin de gommer les 4 millions de Français, descendus spontanément dans les rues pour protester contre les attentats islamistes de janvier? Pour ne prendre que cet exemple. De la même façon, chaque fois que le discours lénifiant sur le «vivre-ensemble» est contredit par des faits, ceux-ci font l'objet d'un remontage. Combien d'attentats islamistes ont été requalifiés en «actes commis par un déséquilibré»? Ou alors, on organise à la hâte une diversion.
[…]
La vie des idées, dans notre pays, pâtit du fait qu'un faible nombre de gens sont à la fois suffisamment qualifiés et suffisamment honnêtes pour en rendre compte. Les chers confrères, dans l'ensemble, préfèrent rabattre la nouveauté sur les schémas qu'ils connaissent. Cela a pour conséquence de figer le débat, de le ramener à des lignes de clivage devenues autant d'ornières: souverainistes versus euro-enthousiastes, républicains versus démocrates, libéraux contre étatistes, communautaristes contre républicains et, bien sûr, droite/gauche. Mais les nouveaux sujets transcendent ces catégories et les font exploser. Dans le domaine éthique, en particulier. Et on tente d'intimider ceux qui posent de bonnes questions en les traitant de réactionnaires, ou d'ultra-libéraux…
[…]
Lorsque j'ai vu la formidable réaction, spontanée, de la population, opposant 4 millions de poitrines aux tueurs, semblant dire: «nous sommes bien trop nombreux, vous ne pourrez pas nous tuer tous», je me suis senti conforté dans l'idée qu'il fallait défendre le vieux pays menacé.
Mais il faut en être conscient : il va devenir de plus en plus dangereux de vivre dans un pays qui refuse le chantage des islamistes : soumettez-vous ou bien vous mourrez. C'est une raison supplémentaire de rester: tenter de renforcer le camp de la résistance. Et non leur abandonner le terrain. Ne pas collaborer lâchement, comme la dernière fois …
Lors d'un débat sur «Nuit debout», vous avez quitté le plateau sur ces mots: «Moi je ne veux pas incarner à moi tout seul la diversité idéologique autour de ce plateau, donc je vous laisse entre vous.» Est-il devenu impossible de débattre en France ?
Écoutez, on venait d'entendre trois invités et un journaliste ayant fait un reportage sur place, à République, s'extasier, dire combien tout cela était nouveau, prometteur, bouleversant… A les entendre, on était à la veille d'une nouvelle prise de la Bastille, d'une réinvention de la démocratie. Ces affligeantes «assemblées générales» allaient accoucher d'une réalité alternative… On voit ce qu'il en est advenu: beaucoup de bruit pour rien. La surexposition médiatique de ces rassemblements contrastait péniblement avec l'affligeante pauvreté des propositions qui en émanaient. Mais le Parti des Médias rêve de l'arrivée au pouvoir d'une «vraie gauche de gauche». On nous a fait le coup avec die Linke, en Allemagne, puis avec Chavez au Venezuela, qui a ruiné le premier détenteur de pétrole de la planète… Ensuite, il y a eu Podemos, Occupy Wall Street, Jeremy Corbyn… Moi, je crois qu'on peut modifier le réel dans certaines proportions lorsque cela est souhaitable. Mais pas lui substituer une autre réalité, sous prétexte qu'elle serait plus conforme à l'idéal de certains utopistes. J'aurais disposé d'une minute pour dire que je n'étais pas au diapason de cet enthousiasme collectif, avant de me faire remettre à ma place en tant que «réactionnaire». Alors oui, j'ai refusé, non pas de débattre, mais de servir de tête de turc. Je suis resté à les écouter s'entre-congratuler. Je ne suis pas «parti en claquant la porte», contrairement à ce qu'ont écrit les médias gauchistes à l'époque. Trop de «débats», dans nos médias, sont ainsi «montés», de manière à en truquer le déroulement, empêcher la libre confrontation des idées. Il y a des experts …
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dimanche, juillet 24, 2016
La langue des medias (I. Riocreux)
On ne manque pas des livres se gaussant de la parlure journalistique.
Celui-ci démonte l’articulation entre langue et idéologie.
L’auteur commence par composer un martyrologe du français médiatique.
Elle en tire une première conclusion nette : certains croient que les journalistes sont des manipulateurs conscients. C’est impossible : des gens qui sont incapables d’exprimer en français correct une idée simple seraient bien en peine de manipuler quiconque.
En revanche, leur incapacité à maitriser la langue, à apprécier le poids des mots et à prendre du recul les place dans une position idéale pour être des vecteurs inconscients de manipulation par l’intermédiaire du langage et des images. L’auteur pointe la contamination par un milieu endogame.
La croyance sous-jacente des journalistes est l’existence d’un sens de l’histoire (GPA, libéralisation des drogues, etc.), qu’ils connaissent et ont le devoir de promouvoir, d’où leur fréquente utilisation d’un vocabulaire qui marque leur parti-pris , « avancée » et « recul » par rapport à ce sens supposé de l’histoire. L’auteur cite des exemples assez comiques de journalistes qui se troublent quand on leur fait remarquer que qualifier le mariage des homosexuels d’« avancée » est une prise de position personnelle et non pas une description neutre.
Tout professionnel de la manipulation qui sait induire chez les journalistes l'idée que la cause qu'il défend est dans le sens de l'histoire a gagné.
Pour Ingrid Riocreux, la fonction des journalistes est simple : ce sont les gardiens de la paix sociale. Ils ont intégré qu’ils doivent éviter tout propos réellement conflictuel, quitte à masquer ou à trafiquer la vérité. Et plus la vérité est dérangeante, plus les journalistes se sentent investis du devoir de la taire. « L’affaire Zemmour » (« La plupart des trafiquants sont noirs ou arabes. C’est un fait ») est frappante : il y a eu très peu d’articles pour vérifier, si oui ou non, la plupart des trafiquants étaient noirs ou arabes et beaucoup pour expliquer que, même si c’était vrai, Zemmour avait eu tort de dire ce qu’il a dit. On ne peut mieux mettre en exergue la fonction de police de la pensée des journalistes : ils ne recherchent pas la vérité, ils cherchent à gommer tout ce qui dérange une certaine vision de notre société.
Elle fait un sort aux pseudo-décryptages.
Les journalistes nous ont rebattus les oreilles avec leur (très frais) savoir rhétorique à propos de l'anaphore hollandienne « Moi, président, ... », mais ce n'était pas vraiment une découverte que François Hollande se voyait bien président. En revanche, ils ont tous raté un élément fondamental qui, lui, méritait un vrai décryptage : sur les quinze occurrences de cette anaphore, douze étaient de tournure négative, ce qui manifestait assez que François Hollande n'avait aucun projet, à part prendre la place de Nicolas Sarkozy. Elle en profite pour placer une petite pique à ce dernier : s'il avait réagi spontanément au négativisme de son adversaire, la réponse était facile alors qu'il s'est empêtré avec une réponse apprise par coeur.
Elle exécute proprement Laurence Ferrari et Claire Chazal, décortiquant deux entretiens au journal de 20h, l'un avec Frédéric Mitterrand (à propos de La mauvaise vie), l'autre avec Dominique Strauss-Kahn (à propos de l'accident ancillaire du Sofitel). Elle montre que ces deux entretiens étaient fort mal préparés par ces dames, qu'elles ne maîtrisaient pas le minimum vital, qu'elles se sont fait balader par leurs invités, et, en plus, ont manqué de culture, de réflexe et d'à-propos, alors que la juste répartie aurait pu compenser la préparation insuffisante. Bref, elles ont été nulles, de médiocres professionnelles. En revanche, elles ont remarquablement servi la soupe aux mensonges et aux approximations de leurs invités.
Elle renvoie dos à dos Libération et Le salon beige pour usage abusif de citations tronquées ou déformées.
Comme Simon Leys à propos des résistants à la mode maoïste ou Alain Besançon à propos des théologiens qui n'ont pas cédé à la théologie de la libération, Ingrid Riocreux considère que la plus grande rigueur dans l'usage des mots est une nécessaire hygiène intellectuelle, un garde-fou indispensable. Hélas, les journalistes en sont à l'opposé, toute leur expression est approximative, incorrecte, stéréotypée, pauvre.
J’ai lu d’âpres critiques des journalistes, mais rarement aussi décapantes. Ce n’est pas un texte pamphlétaire mais une progression méthodique et, au final, dévastatrice.
Sa conclusion est noire. Nous vivons en oligarchie et les oligarques nous manipulent à travers des journalistes pas assez professionnels pour déjouer leurs manipulations (il faut avoir conscience des dizaines de milliers de professionnels de la manipulation qui travaillent dans les administrations et dans les entreprises). Mais un peuple abruti par une manipulation incessante n'est pas un peuple de moutons bêlants, c'est un peuple qui, ayant perdu la faculté de parler et d'argumenter, n'a plus que la violence pour s'exprimer.
Celui-ci démonte l’articulation entre langue et idéologie.
L’auteur commence par composer un martyrologe du français médiatique.
Elle en tire une première conclusion nette : certains croient que les journalistes sont des manipulateurs conscients. C’est impossible : des gens qui sont incapables d’exprimer en français correct une idée simple seraient bien en peine de manipuler quiconque.
En revanche, leur incapacité à maitriser la langue, à apprécier le poids des mots et à prendre du recul les place dans une position idéale pour être des vecteurs inconscients de manipulation par l’intermédiaire du langage et des images. L’auteur pointe la contamination par un milieu endogame.
La croyance sous-jacente des journalistes est l’existence d’un sens de l’histoire (GPA, libéralisation des drogues, etc.), qu’ils connaissent et ont le devoir de promouvoir, d’où leur fréquente utilisation d’un vocabulaire qui marque leur parti-pris , « avancée » et « recul » par rapport à ce sens supposé de l’histoire. L’auteur cite des exemples assez comiques de journalistes qui se troublent quand on leur fait remarquer que qualifier le mariage des homosexuels d’« avancée » est une prise de position personnelle et non pas une description neutre.
Tout professionnel de la manipulation qui sait induire chez les journalistes l'idée que la cause qu'il défend est dans le sens de l'histoire a gagné.
Pour Ingrid Riocreux, la fonction des journalistes est simple : ce sont les gardiens de la paix sociale. Ils ont intégré qu’ils doivent éviter tout propos réellement conflictuel, quitte à masquer ou à trafiquer la vérité. Et plus la vérité est dérangeante, plus les journalistes se sentent investis du devoir de la taire. « L’affaire Zemmour » (« La plupart des trafiquants sont noirs ou arabes. C’est un fait ») est frappante : il y a eu très peu d’articles pour vérifier, si oui ou non, la plupart des trafiquants étaient noirs ou arabes et beaucoup pour expliquer que, même si c’était vrai, Zemmour avait eu tort de dire ce qu’il a dit. On ne peut mieux mettre en exergue la fonction de police de la pensée des journalistes : ils ne recherchent pas la vérité, ils cherchent à gommer tout ce qui dérange une certaine vision de notre société.
Elle fait un sort aux pseudo-décryptages.
Les journalistes nous ont rebattus les oreilles avec leur (très frais) savoir rhétorique à propos de l'anaphore hollandienne « Moi, président, ... », mais ce n'était pas vraiment une découverte que François Hollande se voyait bien président. En revanche, ils ont tous raté un élément fondamental qui, lui, méritait un vrai décryptage : sur les quinze occurrences de cette anaphore, douze étaient de tournure négative, ce qui manifestait assez que François Hollande n'avait aucun projet, à part prendre la place de Nicolas Sarkozy. Elle en profite pour placer une petite pique à ce dernier : s'il avait réagi spontanément au négativisme de son adversaire, la réponse était facile alors qu'il s'est empêtré avec une réponse apprise par coeur.
Elle exécute proprement Laurence Ferrari et Claire Chazal, décortiquant deux entretiens au journal de 20h, l'un avec Frédéric Mitterrand (à propos de La mauvaise vie), l'autre avec Dominique Strauss-Kahn (à propos de l'accident ancillaire du Sofitel). Elle montre que ces deux entretiens étaient fort mal préparés par ces dames, qu'elles ne maîtrisaient pas le minimum vital, qu'elles se sont fait balader par leurs invités, et, en plus, ont manqué de culture, de réflexe et d'à-propos, alors que la juste répartie aurait pu compenser la préparation insuffisante. Bref, elles ont été nulles, de médiocres professionnelles. En revanche, elles ont remarquablement servi la soupe aux mensonges et aux approximations de leurs invités.
Elle renvoie dos à dos Libération et Le salon beige pour usage abusif de citations tronquées ou déformées.
Comme Simon Leys à propos des résistants à la mode maoïste ou Alain Besançon à propos des théologiens qui n'ont pas cédé à la théologie de la libération, Ingrid Riocreux considère que la plus grande rigueur dans l'usage des mots est une nécessaire hygiène intellectuelle, un garde-fou indispensable. Hélas, les journalistes en sont à l'opposé, toute leur expression est approximative, incorrecte, stéréotypée, pauvre.
J’ai lu d’âpres critiques des journalistes, mais rarement aussi décapantes. Ce n’est pas un texte pamphlétaire mais une progression méthodique et, au final, dévastatrice.
Sa conclusion est noire. Nous vivons en oligarchie et les oligarques nous manipulent à travers des journalistes pas assez professionnels pour déjouer leurs manipulations (il faut avoir conscience des dizaines de milliers de professionnels de la manipulation qui travaillent dans les administrations et dans les entreprises). Mais un peuple abruti par une manipulation incessante n'est pas un peuple de moutons bêlants, c'est un peuple qui, ayant perdu la faculté de parler et d'argumenter, n'a plus que la violence pour s'exprimer.
lundi, juillet 04, 2016
Cameron, Farage, Johnson, des lâches ? Quand la critique française tourne à la schizophrénie
Cameron, Farage, Johnson, des lâches ? Quand la critique française tourne à la schizophrénie
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Au delà de la partialité évidente - et habituelle, s'agissant de la construction européenne - qui transpire de ces accusations sans fondement [contre Cameron, Johnson et Farage], on peut aussi voir de la schizophrénie dans l'attitude de la majorité de nos médias. Alors qu'on se plaît à fustiger - souvent à juste titre - le peu de renouvellement de la vie politique française, et qu'on dénonce ceux qui s'accrochent à leurs postes, on critique vertement ceux qui, de l'autre côté de la Manche font passer leurs idées avant leur destin personnel. A cet égard, ce référendum en a dit plus long sur l'état de notre débat public que sur celui de nos amis britanniques.
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Au delà de la partialité évidente - et habituelle, s'agissant de la construction européenne - qui transpire de ces accusations sans fondement [contre Cameron, Johnson et Farage], on peut aussi voir de la schizophrénie dans l'attitude de la majorité de nos médias. Alors qu'on se plaît à fustiger - souvent à juste titre - le peu de renouvellement de la vie politique française, et qu'on dénonce ceux qui s'accrochent à leurs postes, on critique vertement ceux qui, de l'autre côté de la Manche font passer leurs idées avant leur destin personnel. A cet égard, ce référendum en a dit plus long sur l'état de notre débat public que sur celui de nos amis britanniques.
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samedi, janvier 30, 2016
Islamisation et paresse intellectuelle
Il y a, dans le consentement à l'islamisation, voire la promotion de l'islam, de ceux qui causent dans le poste de la lâcheté et de la trahison.
Mais pas seulement. Il y a aussi beaucoup de paresse intellectuelle, de cet egocentrisme qui fait qu'on est incapable d'imaginer que l'autre puisse réellement penser différemment de soi, pas sur des détails, sur l'essentiel.
Les gens qui causent dans le poste se croient intelligents parce qu'ils amphigourisent et font ronfler de grands mots, vides de contenu. De ce point de vue, Christiane Taubira va nous manquer, c'est une perte irréparable, elle n'avait pas d'égal pour la grandiloquence creuse, la vanité pompeuse, l'enflure pleine de vent.
Ah ! Comme ils l'aiment, l'Autre, avec une majuscule qui sort de la page. Comme ils l'adorent, comme ils donneraient leur vie et leur argent (non, pas leur argent, l'argent des autres contribuables, faut pas pousser, quand même. On ne rigole pas avec le fric, c'est sérieux) pour l'Autre. A condition que l'Autre partage leur culture et leurs idées, leurs valeurs « républicaines ». Bref, que l'Autre ne soit pas vraiment autre. Bref, que l'Autre n'existe pas.
Quand l'Autre se met malgré tout à exister, façon viol de masse de Cologne, c'est la stupéfaction, la chute de l'armoire avec un grand « boum ! ». Nos amoureux de l'Autre sont soudain stupéfaits, saisis, empoignés par la réalité humaine, rendus muets par la rencontre d'un vrai autre en chair et en os.
Et la paresse intellectuelle, qui a refusé l'effort de penser qu'on puisse être vraiment autre, se paye comptant. Mais, pour l'instant, ce sont encore ceux qui ne causent pas dans le poste qui trinquent.
Mettre systématiquement le terrorisme islamique sur le compte de la folie et du « déséquilibre » est certes une lâcheté visant à masquer un conflit qu'on ne veut pas assumer mais c'est aussi un refus obstiné de l'altérité. Dans cette vision, refuser de souscrire au comportement occidental et bobo est une folie.
Essayons, nous, de faire l'effort que ceux qui causent dans le poste refusent.
La meilleure définition de l'Islam que je connaisse est celle de G. K. Chesterton et de H. Belloc. L'islam est une hérésie chrétienne hors de la chrétienté. C'est pourquoi l'Eglise n'a pas pu la combattre comme les autres hérésies, internes. Il me plaît de penser que Saint Thomas d'Aquin aurait approuvé.
La philologie récente tend à confirmer cette hypothèse (oui, Chesterton est un visionnaire, on s'habitue).
Comme toutes les hérésies, elle consiste à séparer et à enfler démesurément un élément du dogme, en oubliant les autres, alors que le dogme chrétien forme un tout dont on ne peut séparer une partie sans en rompre l'équilibre.
Au-delà du folklore (Marie et Jésus, qui, revus par l'islam, prennent une tout autre signification et que nous n'avons donc pas en commun, malgré les apparences nominales), l'islam a retenu du christianisme l'Eglise militante et universelle.
Mais, sans l'Alliance, ni la Trinité, ni l'Incarnation, ni la Charité qui en découle, « militante et universelle » devient « guerrière et conquérante ».
De ce point de départ et de quelques autre autres circonstances, on peut dériver les caractéristiques bien connues de l'islam, en opposition avec notre culture chrétienne : religion du conformisme et non de l'intériorisation, religion politique imperméable à toute notion de laïcité, religion intrinsèquement violente (contrairement au christianisme et au bouddhisme), religion dont la vocation est de conquérir le monde.
C'est pourquoi l'islam est différent de toutes les autres religions et nécessite absolument, sans compromis possible, un traitement politique différent, puisque c'est une religion qui fait de la politique comme le pommier donne des pommes. Rien de nouveau sous le soleil. Les chrétiens savent cela depuis les origines de l'islam. Exemple entre mille, Jacques Ellul l'explique fort bien. C'est parce que nous avons cessé d'être chrétiens (même beaucoup de ceux qui fréquentent le moutier) que nous avons perdu cette connaissance.
Une fois qu'on a fait cet effort de décentrement, pas si difficile -l'islam est plus proche de nous que le confucianisme, tout s'éclaire. La politique à suivre devient limpide.
Mais pas seulement. Il y a aussi beaucoup de paresse intellectuelle, de cet egocentrisme qui fait qu'on est incapable d'imaginer que l'autre puisse réellement penser différemment de soi, pas sur des détails, sur l'essentiel.
Les gens qui causent dans le poste se croient intelligents parce qu'ils amphigourisent et font ronfler de grands mots, vides de contenu. De ce point de vue, Christiane Taubira va nous manquer, c'est une perte irréparable, elle n'avait pas d'égal pour la grandiloquence creuse, la vanité pompeuse, l'enflure pleine de vent.
Ah ! Comme ils l'aiment, l'Autre, avec une majuscule qui sort de la page. Comme ils l'adorent, comme ils donneraient leur vie et leur argent (non, pas leur argent, l'argent des autres contribuables, faut pas pousser, quand même. On ne rigole pas avec le fric, c'est sérieux) pour l'Autre. A condition que l'Autre partage leur culture et leurs idées, leurs valeurs « républicaines ». Bref, que l'Autre ne soit pas vraiment autre. Bref, que l'Autre n'existe pas.
Quand l'Autre se met malgré tout à exister, façon viol de masse de Cologne, c'est la stupéfaction, la chute de l'armoire avec un grand « boum ! ». Nos amoureux de l'Autre sont soudain stupéfaits, saisis, empoignés par la réalité humaine, rendus muets par la rencontre d'un vrai autre en chair et en os.
Et la paresse intellectuelle, qui a refusé l'effort de penser qu'on puisse être vraiment autre, se paye comptant. Mais, pour l'instant, ce sont encore ceux qui ne causent pas dans le poste qui trinquent.
Mettre systématiquement le terrorisme islamique sur le compte de la folie et du « déséquilibre » est certes une lâcheté visant à masquer un conflit qu'on ne veut pas assumer mais c'est aussi un refus obstiné de l'altérité. Dans cette vision, refuser de souscrire au comportement occidental et bobo est une folie.
Essayons, nous, de faire l'effort que ceux qui causent dans le poste refusent.
La meilleure définition de l'Islam que je connaisse est celle de G. K. Chesterton et de H. Belloc. L'islam est une hérésie chrétienne hors de la chrétienté. C'est pourquoi l'Eglise n'a pas pu la combattre comme les autres hérésies, internes. Il me plaît de penser que Saint Thomas d'Aquin aurait approuvé.
La philologie récente tend à confirmer cette hypothèse (oui, Chesterton est un visionnaire, on s'habitue).
Comme toutes les hérésies, elle consiste à séparer et à enfler démesurément un élément du dogme, en oubliant les autres, alors que le dogme chrétien forme un tout dont on ne peut séparer une partie sans en rompre l'équilibre.
Au-delà du folklore (Marie et Jésus, qui, revus par l'islam, prennent une tout autre signification et que nous n'avons donc pas en commun, malgré les apparences nominales), l'islam a retenu du christianisme l'Eglise militante et universelle.
Mais, sans l'Alliance, ni la Trinité, ni l'Incarnation, ni la Charité qui en découle, « militante et universelle » devient « guerrière et conquérante ».
De ce point de départ et de quelques autre autres circonstances, on peut dériver les caractéristiques bien connues de l'islam, en opposition avec notre culture chrétienne : religion du conformisme et non de l'intériorisation, religion politique imperméable à toute notion de laïcité, religion intrinsèquement violente (contrairement au christianisme et au bouddhisme), religion dont la vocation est de conquérir le monde.
C'est pourquoi l'islam est différent de toutes les autres religions et nécessite absolument, sans compromis possible, un traitement politique différent, puisque c'est une religion qui fait de la politique comme le pommier donne des pommes. Rien de nouveau sous le soleil. Les chrétiens savent cela depuis les origines de l'islam. Exemple entre mille, Jacques Ellul l'explique fort bien. C'est parce que nous avons cessé d'être chrétiens (même beaucoup de ceux qui fréquentent le moutier) que nous avons perdu cette connaissance.
Une fois qu'on a fait cet effort de décentrement, pas si difficile -l'islam est plus proche de nous que le confucianisme, tout s'éclaire. La politique à suivre devient limpide.
vendredi, janvier 15, 2016
Trop-plein d'informations et abrutissement
Terrorisme : comprendre la menace pour mieux lacombattre
Cet article esquisse une réflexion intéressante mais ne va pas au bout.
La fréquence de l'information, indépendamment de son contenu, est un problème fondamental.
Vladimir Volkoff explique très bien, dans tous ses ouvrages théoriques, que plus la fréquence d'information est élevée, plus le taux de bruit, de fausse information et de désinformation s'accroît. La bonne foi et la compétence des journalistes ne sont même pas en cause, c'est un phénomène mécanique, mathématique, lié à l'échantillonnage.
Et Volkoff insiste : ceux qui disent « J'écoute France Info (ou je regarde BFM TV) mais, - attention ! - je filtre » sont des imbéciles qui ne comprennent pas le fonctionnement de leur cerveau.
Le seul moyen efficace de filtrer France Info ou BFM TV, c'est de les éteindre.
Je vous rappelle les recommandations de Volkoff :
1) S'informer à des sources au positionnement revendiqué, se méfier comme de la peste des sources prétendues neutres.
2) Choisir un échantillonnage assez espacé et s'y tenir, quelle que soit l'actualité..
Bref, lire l'Humanité et Minute une fois par semaine et c'est tout.
3) Garder son esprit critique, ne pas se laisser emporter par l'hystérisation, prendre en toutes circonstances du recul.
4) L'unanimité médiatique est suspecte. Elle doit être pour vous un signal d'alarme.
Je n’arrive pas à la rigueur de Volkoff. Mais j’essaie de m’en rapprocher. J’ai un dossier de signets de 40 sites ou blogs, dont certains sont gauchistes. Je les ouvre tous une seule fois par jour pour lire les nouveaux articles, cela me prend en général entre vingt minutes et une demi-heure, quelquefois une heure. Pas de télé, pas de radio. Il m'arrive en revanche d'être pris par des fils de commentaires auxquels je participe, mais j'essaie de faire gaffe.
Il n’y a jamais aucune actualité qui justifie qu'on reste scotché aux medias (1).
Même pas les récents attentats. Le matin du 14 novembre, j’ai « surfé » une heure sur les sites des journaux en apprenant les événements de la nuit, puis je me suis dit « Tu es con, débranche ». Aujourd’hui, deux mois après, suis-je moins informé que ceux qui sont restés devant leur télé toute la journée ? Le lendemain, étais-je moins bien informé ? Non. Mais, assurément, je n'ai pas été traumatisé, je suis plus en condition de mettre à distance et d’analyser.
L’abrutissement médiatique est devenu une composante majeure de nos vies. Il appartient à chacun de nous de faire ce qu’il faut pour le combattre. Sans compter le temps libre dégagé par rapport aux hypnotisés.
Quand j’expose ces idées, pourtant essentielles dans notre monde, soit on me prend pour un farfelu, soit je rencontre un succès d’estime, étant bien entendu que mon bienveillant interlocuteur n’adoptera pas pour lui-même une position aussi radicale que la mienne, que mes bons conseils, je me les garde.
Si, à cause de mon blog, un seul lecteur a bazardé sa télévision, je n'aurais pas perdu mon temps. Ne dites pas : « C'est une idée, je vais y réfléchir ». Faites le ! Vous comprenez bien que ce n'est pas un geste anodin, il porte en lui une méditation sur le divertissement pascalien, la vie intérieure et le rapport au monde.
La seule personne de ma connaissance qui débranche complètement est aussi quelques coudées au-dessus de toutes les autres. Bizarre, non ?
***********
(1) : sauf en cas de vraie guerre ou de vraie catastrophe naturelle près de chez vous. Mais, en France, cela ne s'est pas produit depuis le printemps 1940.
Cet article esquisse une réflexion intéressante mais ne va pas au bout.
La fréquence de l'information, indépendamment de son contenu, est un problème fondamental.
Vladimir Volkoff explique très bien, dans tous ses ouvrages théoriques, que plus la fréquence d'information est élevée, plus le taux de bruit, de fausse information et de désinformation s'accroît. La bonne foi et la compétence des journalistes ne sont même pas en cause, c'est un phénomène mécanique, mathématique, lié à l'échantillonnage.
Et Volkoff insiste : ceux qui disent « J'écoute France Info (ou je regarde BFM TV) mais, - attention ! - je filtre » sont des imbéciles qui ne comprennent pas le fonctionnement de leur cerveau.
Le seul moyen efficace de filtrer France Info ou BFM TV, c'est de les éteindre.
Je vous rappelle les recommandations de Volkoff :
1) S'informer à des sources au positionnement revendiqué, se méfier comme de la peste des sources prétendues neutres.
2) Choisir un échantillonnage assez espacé et s'y tenir, quelle que soit l'actualité..
Bref, lire l'Humanité et Minute une fois par semaine et c'est tout.
3) Garder son esprit critique, ne pas se laisser emporter par l'hystérisation, prendre en toutes circonstances du recul.
4) L'unanimité médiatique est suspecte. Elle doit être pour vous un signal d'alarme.
Je n’arrive pas à la rigueur de Volkoff. Mais j’essaie de m’en rapprocher. J’ai un dossier de signets de 40 sites ou blogs, dont certains sont gauchistes. Je les ouvre tous une seule fois par jour pour lire les nouveaux articles, cela me prend en général entre vingt minutes et une demi-heure, quelquefois une heure. Pas de télé, pas de radio. Il m'arrive en revanche d'être pris par des fils de commentaires auxquels je participe, mais j'essaie de faire gaffe.
Il n’y a jamais aucune actualité qui justifie qu'on reste scotché aux medias (1).
Même pas les récents attentats. Le matin du 14 novembre, j’ai « surfé » une heure sur les sites des journaux en apprenant les événements de la nuit, puis je me suis dit « Tu es con, débranche ». Aujourd’hui, deux mois après, suis-je moins informé que ceux qui sont restés devant leur télé toute la journée ? Le lendemain, étais-je moins bien informé ? Non. Mais, assurément, je n'ai pas été traumatisé, je suis plus en condition de mettre à distance et d’analyser.
L’abrutissement médiatique est devenu une composante majeure de nos vies. Il appartient à chacun de nous de faire ce qu’il faut pour le combattre. Sans compter le temps libre dégagé par rapport aux hypnotisés.
Quand j’expose ces idées, pourtant essentielles dans notre monde, soit on me prend pour un farfelu, soit je rencontre un succès d’estime, étant bien entendu que mon bienveillant interlocuteur n’adoptera pas pour lui-même une position aussi radicale que la mienne, que mes bons conseils, je me les garde.
Si, à cause de mon blog, un seul lecteur a bazardé sa télévision, je n'aurais pas perdu mon temps. Ne dites pas : « C'est une idée, je vais y réfléchir ». Faites le ! Vous comprenez bien que ce n'est pas un geste anodin, il porte en lui une méditation sur le divertissement pascalien, la vie intérieure et le rapport au monde.
La seule personne de ma connaissance qui débranche complètement est aussi quelques coudées au-dessus de toutes les autres. Bizarre, non ?
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(1) : sauf en cas de vraie guerre ou de vraie catastrophe naturelle près de chez vous. Mais, en France, cela ne s'est pas produit depuis le printemps 1940.
dimanche, janvier 10, 2016
Cologne : le plus inquiétant
Le politiquement correct allemand ment…
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La télévision d’Etat a recelé l’information jusqu’au surlendemain. Cette rétention des nouvelles contraires à l’idéologie dominante est l’aspect le plus inquiétant de cette affaire. Elle témoigne de l’aveuglement criminel du microcosme qui dirige nos prétendues démocraties. Englué dans des abstractions angéliques, cachant souvent des intérêts économiques ou politiques plus prosaïques, il refuse la réalité contraire à ses voeux, trahit le peuple qu’il a la charge de conduire ou d’informer.
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Comme je dis toujours, les medias sont le premier pouvoir, celui qui définit ce qui peut être dit ou ce qui doit être tu sur la place publique ; si on doit en parler en termes louangeurs (l'immigration) ou si on doit prendre l'air dégouté d'une gouine à qui on dit qu'elle sent la bite (notre histoire).
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La télévision d’Etat a recelé l’information jusqu’au surlendemain. Cette rétention des nouvelles contraires à l’idéologie dominante est l’aspect le plus inquiétant de cette affaire. Elle témoigne de l’aveuglement criminel du microcosme qui dirige nos prétendues démocraties. Englué dans des abstractions angéliques, cachant souvent des intérêts économiques ou politiques plus prosaïques, il refuse la réalité contraire à ses voeux, trahit le peuple qu’il a la charge de conduire ou d’informer.
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Comme je dis toujours, les medias sont le premier pouvoir, celui qui définit ce qui peut être dit ou ce qui doit être tu sur la place publique ; si on doit en parler en termes louangeurs (l'immigration) ou si on doit prendre l'air dégouté d'une gouine à qui on dit qu'elle sent la bite (notre histoire).
vendredi, janvier 08, 2016
Les déséquilibrés, ils sont surtout dans la classe jacassante
J’ai hésité à publier ce billet, désabusé que je suis. Mais l’article d’Ivan Rioufol m’y a poussé. Tant pis, je me répète. Les cons gagnent en épuisant les gens de bien avec leurs conneries. Je serai aussi tenace, et aussi con, qu'eux.
Cela me gonfle plus que jamais, ces histoires de « déséquilibrés » pour se voiler la face devant l’islamisme.
Si un type attaquait un commissariat en criant « Heil Hitler ! », on parlerait à juste titre d’un déséquilibré. Mais si, dans l’année, dix types criant « Heil Hitler ! » attaquaient des commissariats ou fonçaient sur des marchés de Noël ou sur des militaires en faction et qu’une station berlinoise les appelait précisément à ces actions au nom du nazisme, parlerait-on encore de déséquilibrés et seulement de déséquilibrés ? Bien sûr que non.
Cette analogie permet de comprendre à quel point ce qui est déséquilibré, c’est d’abord et avant tout le traitement politico-médiatique de l’islamisme. La classe jacassante est tout miel pour l'isdlam et l'islamisme, prête à tout expliquer, à tout minimiser, à tout édulcorer, à tout pardonner, à tout accepter. Elle est déjà soumise.
Pourtant, les propos lénifiants deviennent insupportables quand l’enjeu est si grave. On nous dit que le mode opératoire du dernier attentat (attaque au couteau + fausse bombe) est « farfelu », sous-entendu « c’est un cas d’espèce, ne vous inquiétez pas bonnes gens ». Farfelue, la fausse bombe, peut-être, mais certainement pas l’attaque au couteau, c’est devenu un mode opératoire classique en Israël. C’est donc un cas typique de désinformation ni vu ni connu j’t’embrouille.
Ensuite, vu la tradition des mariages consanguins au bled et vu le pilonnage propagandiste de l’EIIL, les déséquilibrés islamistes ne risquent pas de venir une denrée rare.
C’est donc une trahison de la classe politico-médiatique de traiter un événement qui, tout bien réfléchi, est politique, comme un fait divers.
Cette République qui tremble de peur…
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L'intransigeance qui devrait être celle de l'État face à cette doctrine régressive n'atteint pas même l'élémentaire vigilance. Avoir entendu Bernard Cazeneuve féliciter les brigades musulmanes de volontaires, qui ont protégé des églises lors des offices de Noël, a permis de se convaincre de la légèreté du pouvoir. Le voici prêt, en effet, à déléguer la sécurité publique à un groupe confessionnel. La dhimmitude, cette soumission du non-musulman à l'islam, est une attitude qui se retrouve chez le ministre de l'Intérieur. Or un tel angélisme peut être compris comme un abandon par le peuple laissé sans défense. La récente mobilisation d'habitants d'Ajaccio, qui ont voulu intimider les voyous impunis d'une cité, est une réaction qui annonce le pire. Les «Arabi fora!» (Arabes dehors!) proférés ont indigné, à juste titre. Mais personne n'avait précédemment dénoncé les multiples «I Francesi fora!».
La culpabilisation, qui rend la République passive sous les crachats des minorités, est l'autre mal qui continue de ronger la France officielle, en plus de l'aveuglement de ses dirigeants devant le néototalitarisme. Ce dernier sait habilement tirer profit de ces deux faiblesses qui le laissent en paix. Significative est la répulsion des «élites» pour la nostalgie, que le chef de l'État associe au «repli, à la fermeture, à la discrimination». Tout ce qui pourrait susciter le regret d'une nation qui tenait son rang est ridiculisé par le discours dominant. Il est vrai que quarante ans de déconstructions ont davantage abîmé l'âme française que la dernière guerre. Cependant, sur ce sujet de la mélancolie interdite comme sur d'autres, la Nation et son peuple ne ressemblent pas à la République et à ses castes. L'émotion populaire suscitée par la mort du chanteur Michel Delpech a été celle du souvenir d'une France forte et joyeuse (voir mon blog).
Défaite morale
Quand Alain Juppé, candidat aux primaires des Républicains, assure (Europe 1, mardi): «J'ai deux adversaires, le FN et le pouvoir en place», l'ex-premier ministre, favori des sondages, se montre tout aussi incapable que Hollande de désigner le totalitarisme qui met pourtant la France en état de légitime défense. À sa cécité s'ajoute un mépris pour la France française, c'est-à-dire construite depuis toujours sur l'assimilation des nouveaux venus. Juppé ne cesse de répéter que «la prétendue assimilation» (prévue aux articles 21 à 24 du Code civil) ne veut plus rien dire. Ce faisant, il emboîte le pas aux groupes de pressions islamiques qui réclament toujours plus de visibilité pour l'islam. Les «accommodements raisonnables» qu'il préconise avec cette religion, pour qui va sa sollicitude, ne peuvent conduire qu'au communautarisme qu'il dit refuser. L'incohérence de sa position est dissimulée par ses prestations médiatiques réussies. Mais l'inévitable mise au jour de son jeu clientéliste risque de refroidir plus d'un électeur inquiet des reculs de la République.
Même l'impertinent Charlie Hebdo, première victime le 7 janvier 2015 de la guerre intérieure qui s'est installée dans la durée, n'ose plus dénoncer ses bourreaux islamistes de peur d'attiser leurs courroux. Sur la une du numéro de cette semaine, c'est un Dieu apparemment judéo-chrétien qui est désigné comme «l'assassin (qui) court toujours». L'hebdomadaire, laissé seul devant des bras armés se réclamant du Prophète, n'est pas blâmable de vouloir éviter d'autres coups. Son choix d'un bouc émissaire n'en est pas moins révélateur d'un renoncement à résister à la barbarie. Cette défaite morale est plus généralement celle du pouvoir en place qui, à l'instar du ministre de l'Économie, Emmanuel Macron (Le Monde, jeudi), laisse croire que, face au terrorisme, «la réponse est économique». Ce n'est pas, en tout cas, l'opinion du premier ministre britannique, David Cameron: après une enquête officielle, il a mis les Frères musulmans, inspirateurs du djihad pour le califat, sous haute surveillance.
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Cela me gonfle plus que jamais, ces histoires de « déséquilibrés » pour se voiler la face devant l’islamisme.
Si un type attaquait un commissariat en criant « Heil Hitler ! », on parlerait à juste titre d’un déséquilibré. Mais si, dans l’année, dix types criant « Heil Hitler ! » attaquaient des commissariats ou fonçaient sur des marchés de Noël ou sur des militaires en faction et qu’une station berlinoise les appelait précisément à ces actions au nom du nazisme, parlerait-on encore de déséquilibrés et seulement de déséquilibrés ? Bien sûr que non.
Cette analogie permet de comprendre à quel point ce qui est déséquilibré, c’est d’abord et avant tout le traitement politico-médiatique de l’islamisme. La classe jacassante est tout miel pour l'isdlam et l'islamisme, prête à tout expliquer, à tout minimiser, à tout édulcorer, à tout pardonner, à tout accepter. Elle est déjà soumise.
Pourtant, les propos lénifiants deviennent insupportables quand l’enjeu est si grave. On nous dit que le mode opératoire du dernier attentat (attaque au couteau + fausse bombe) est « farfelu », sous-entendu « c’est un cas d’espèce, ne vous inquiétez pas bonnes gens ». Farfelue, la fausse bombe, peut-être, mais certainement pas l’attaque au couteau, c’est devenu un mode opératoire classique en Israël. C’est donc un cas typique de désinformation ni vu ni connu j’t’embrouille.
Ensuite, vu la tradition des mariages consanguins au bled et vu le pilonnage propagandiste de l’EIIL, les déséquilibrés islamistes ne risquent pas de venir une denrée rare.
C’est donc une trahison de la classe politico-médiatique de traiter un événement qui, tout bien réfléchi, est politique, comme un fait divers.
Cette République qui tremble de peur…
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L'intransigeance qui devrait être celle de l'État face à cette doctrine régressive n'atteint pas même l'élémentaire vigilance. Avoir entendu Bernard Cazeneuve féliciter les brigades musulmanes de volontaires, qui ont protégé des églises lors des offices de Noël, a permis de se convaincre de la légèreté du pouvoir. Le voici prêt, en effet, à déléguer la sécurité publique à un groupe confessionnel. La dhimmitude, cette soumission du non-musulman à l'islam, est une attitude qui se retrouve chez le ministre de l'Intérieur. Or un tel angélisme peut être compris comme un abandon par le peuple laissé sans défense. La récente mobilisation d'habitants d'Ajaccio, qui ont voulu intimider les voyous impunis d'une cité, est une réaction qui annonce le pire. Les «Arabi fora!» (Arabes dehors!) proférés ont indigné, à juste titre. Mais personne n'avait précédemment dénoncé les multiples «I Francesi fora!».
La culpabilisation, qui rend la République passive sous les crachats des minorités, est l'autre mal qui continue de ronger la France officielle, en plus de l'aveuglement de ses dirigeants devant le néototalitarisme. Ce dernier sait habilement tirer profit de ces deux faiblesses qui le laissent en paix. Significative est la répulsion des «élites» pour la nostalgie, que le chef de l'État associe au «repli, à la fermeture, à la discrimination». Tout ce qui pourrait susciter le regret d'une nation qui tenait son rang est ridiculisé par le discours dominant. Il est vrai que quarante ans de déconstructions ont davantage abîmé l'âme française que la dernière guerre. Cependant, sur ce sujet de la mélancolie interdite comme sur d'autres, la Nation et son peuple ne ressemblent pas à la République et à ses castes. L'émotion populaire suscitée par la mort du chanteur Michel Delpech a été celle du souvenir d'une France forte et joyeuse (voir mon blog).
Défaite morale
Quand Alain Juppé, candidat aux primaires des Républicains, assure (Europe 1, mardi): «J'ai deux adversaires, le FN et le pouvoir en place», l'ex-premier ministre, favori des sondages, se montre tout aussi incapable que Hollande de désigner le totalitarisme qui met pourtant la France en état de légitime défense. À sa cécité s'ajoute un mépris pour la France française, c'est-à-dire construite depuis toujours sur l'assimilation des nouveaux venus. Juppé ne cesse de répéter que «la prétendue assimilation» (prévue aux articles 21 à 24 du Code civil) ne veut plus rien dire. Ce faisant, il emboîte le pas aux groupes de pressions islamiques qui réclament toujours plus de visibilité pour l'islam. Les «accommodements raisonnables» qu'il préconise avec cette religion, pour qui va sa sollicitude, ne peuvent conduire qu'au communautarisme qu'il dit refuser. L'incohérence de sa position est dissimulée par ses prestations médiatiques réussies. Mais l'inévitable mise au jour de son jeu clientéliste risque de refroidir plus d'un électeur inquiet des reculs de la République.
Même l'impertinent Charlie Hebdo, première victime le 7 janvier 2015 de la guerre intérieure qui s'est installée dans la durée, n'ose plus dénoncer ses bourreaux islamistes de peur d'attiser leurs courroux. Sur la une du numéro de cette semaine, c'est un Dieu apparemment judéo-chrétien qui est désigné comme «l'assassin (qui) court toujours». L'hebdomadaire, laissé seul devant des bras armés se réclamant du Prophète, n'est pas blâmable de vouloir éviter d'autres coups. Son choix d'un bouc émissaire n'en est pas moins révélateur d'un renoncement à résister à la barbarie. Cette défaite morale est plus généralement celle du pouvoir en place qui, à l'instar du ministre de l'Économie, Emmanuel Macron (Le Monde, jeudi), laisse croire que, face au terrorisme, «la réponse est économique». Ce n'est pas, en tout cas, l'opinion du premier ministre britannique, David Cameron: après une enquête officielle, il a mis les Frères musulmans, inspirateurs du djihad pour le califat, sous haute surveillance.
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mardi, décembre 01, 2015
« Ca fait le jeu de DAECH»
Après « Ca fait le jeu du Front National », la nouvelle mode de petits curés de la censure est « Ca fait le jeu de DAECH».
Remarquez bien que les deux s’emboitent à la perfection, puisqu’il est assez facile de montrer que « faire le jeu du Front National » revient à « faire le jeu du DAECH ».
En effet, l’Etat Islamique nous en veut à mort de ce que nous sommes, donc tout ce qui, de notre part, revient au refus de nous soumettre et de perdre notre identité, fonds de commerce du Front National, provoque son hostilité, lui donne un prétexte de nous tuer et «fait le jeu du DAECH » qui ne désire rien tant que la guerre.
En vérité, la seule manière pacifique de se comporter avec DAECH est de se soumettre. Même cela « fait le jeu de DAECH» ! C’est sans doute ce que souhaitent les censeurs qui, au fond, sont houellebecquiens. Nous sommes dans une impasse logique : nous nous soumettons, nous faisons le jeu de DAECH, nous nous défendons, nous faisons encore le jeu de DAECH. Ce type d’injonction est bien connu comme moyen de manipulation. En anglais, on dit doublebind, en français injonction paradoxale : elle aboutit à la paralysie de celui qui y est soumis.
Pour les autres, ceux qui ne tiennent pas particulièrement à devenir fous ou à manipuler leurs concitoyens, la question n’est pas de faire ou non le jeu de l’Etat Islamique mais de faire le jeu de la France (tout comme d’ailleurs, la question n’est pas de faire ou non le jeu du Front National, mais de faire la bonne politique). Mais cette question là, qui permettrait de sortir des effets de manche médiatiques et de revenir au réel, ne sera pas posée : les censeurs gauchistes craignent le réel comme les vampires craignent la lumière.
Remarquez bien que les deux s’emboitent à la perfection, puisqu’il est assez facile de montrer que « faire le jeu du Front National » revient à « faire le jeu du DAECH ».
En effet, l’Etat Islamique nous en veut à mort de ce que nous sommes, donc tout ce qui, de notre part, revient au refus de nous soumettre et de perdre notre identité, fonds de commerce du Front National, provoque son hostilité, lui donne un prétexte de nous tuer et «fait le jeu du DAECH » qui ne désire rien tant que la guerre.
En vérité, la seule manière pacifique de se comporter avec DAECH est de se soumettre. Même cela « fait le jeu de DAECH» ! C’est sans doute ce que souhaitent les censeurs qui, au fond, sont houellebecquiens. Nous sommes dans une impasse logique : nous nous soumettons, nous faisons le jeu de DAECH, nous nous défendons, nous faisons encore le jeu de DAECH. Ce type d’injonction est bien connu comme moyen de manipulation. En anglais, on dit doublebind, en français injonction paradoxale : elle aboutit à la paralysie de celui qui y est soumis.
Pour les autres, ceux qui ne tiennent pas particulièrement à devenir fous ou à manipuler leurs concitoyens, la question n’est pas de faire ou non le jeu de l’Etat Islamique mais de faire le jeu de la France (tout comme d’ailleurs, la question n’est pas de faire ou non le jeu du Front National, mais de faire la bonne politique). Mais cette question là, qui permettrait de sortir des effets de manche médiatiques et de revenir au réel, ne sera pas posée : les censeurs gauchistes craignent le réel comme les vampires craignent la lumière.
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samedi, novembre 21, 2015
Les Français satisfaits de Hollande ?
Je le lis plusieurs articles sur des sondages censés constater une remontée en flèche de Hollande et une chute libre de Sarkozy.
La chute libre de Sarkozy n'est pas difficile à croire, elle est méritée.
Mais la remontée de Hollande, premier responsable politique français des attentats ?
Je crois que les sondeurs font dire aux sondages ce qu'ils veulent.
La chute libre de Sarkozy n'est pas difficile à croire, elle est méritée.
Mais la remontée de Hollande, premier responsable politique français des attentats ?
Je crois que les sondeurs font dire aux sondages ce qu'ils veulent.
Attentats, presse : allez voir ailleurs
La presse française cache ou minimise beaucoup de choses sur les récents attentats. Je me suis informé aux quotidiens anglo-saxons (Daily Telegraph, Daily Mail, The Times, NYT, etc.)
Eric Verhaeghe, lui, s'informe en Belgique.
Michel Houellebecq imagine qu'un jour les attentats islamistes seront quotidiens en France mais que la presse n'en parlera plus pour ne pas «stigmatiser».
D'une manière générale, rien dans les réactions des Français et de leurs autorités politiques, intellectuelles, morales et religieuses, ne contredit le scénario d'islamisation de la France décrit par Michel Houellebecq.
J'aurais, par exemple, aimé une homélie d'un évêque sur le thème «Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» concluant que l'islam est une erreur et que les musulmans de France ont vocation à devenir chrétiens.
Rien. Nada. Et ainsi du reste.
Eric Verhaeghe, lui, s'informe en Belgique.
Michel Houellebecq imagine qu'un jour les attentats islamistes seront quotidiens en France mais que la presse n'en parlera plus pour ne pas «stigmatiser».
D'une manière générale, rien dans les réactions des Français et de leurs autorités politiques, intellectuelles, morales et religieuses, ne contredit le scénario d'islamisation de la France décrit par Michel Houellebecq.
J'aurais, par exemple, aimé une homélie d'un évêque sur le thème «Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» concluant que l'islam est une erreur et que les musulmans de France ont vocation à devenir chrétiens.
Rien. Nada. Et ainsi du reste.
samedi, octobre 17, 2015
Quelques articles pour bien désespérer
Philippe de Villiers : «Le pouvoir n'a plus de pouvoir : c'est une clownerie»
Sport amateur infiltré par l'islam radical : la discrète progression du salafisme en France
Amendement anti-Bolloré : Fleur Pellerin et le maccarthysme médiatique
DSK est-il vraiment un bon économiste ?
On relèvera juste cette phrase délicieuse :
Alors, à quoi sert l'intelligence si elle n'est qu'astuce voire rouerie et non mise au service d'une ambition opérationnelle pour le pays ?
Aucun rapport, bien entendu, avec les cinq derniers présidents de la république.
Macte animo, generose puer !
Sport amateur infiltré par l'islam radical : la discrète progression du salafisme en France
Amendement anti-Bolloré : Fleur Pellerin et le maccarthysme médiatique
DSK est-il vraiment un bon économiste ?
On relèvera juste cette phrase délicieuse :
Alors, à quoi sert l'intelligence si elle n'est qu'astuce voire rouerie et non mise au service d'une ambition opérationnelle pour le pays ?
Aucun rapport, bien entendu, avec les cinq derniers présidents de la république.
Macte animo, generose puer !
lundi, octobre 12, 2015
Nathalie et Nadine ou la vision tordue des médias
Nathalie Kos-machin-bidule, bref, NKM, déclare que les «climato-sceptiques» sont des «connards» sans rencontrer d'opposition des médias, alors que NKM a, en l'état actuel des connaissances, tort, tort d'insulter et tort dans ses convictions anthropocentriques.
Inversement, Nadine Morano cite De Gaulle sans erreur et parle de «race blanche» pour la France, ce qui est une vérité historique. Elle est traitée plus bas que terre.
La France de 2015, ce pays où l'erreur vit en liberté et la vérité doit se cacher.
Inversement, Nadine Morano cite De Gaulle sans erreur et parle de «race blanche» pour la France, ce qui est une vérité historique. Elle est traitée plus bas que terre.
La France de 2015, ce pays où l'erreur vit en liberté et la vérité doit se cacher.
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