Theresa May’s Lucky Defeat. The British prime minister and her colleagues never wanted Britain to leave the EU, anyway.
Ah, que j'aime Dalrymple.
Dalrymple est le pseudonyme d’un médecin anglais (Anthony Daniels) des prisons, à la retraite, marié à une française. Il vit en France, qu’il trouve aussi décadente que la Grande-Bretagne, mais comme ce n’est pas son pays, il souffre moins. Ses opinions sont toujours intéressantes.
Que nous explique-t-il, en résumé ? Que Theresa May n'a jamais voulu quitter l'UE, que ses défaites successives l'arrangent bien, qu'elle va obtenir ce qu'elle désire, un faux Brexit, et que les Anglais ont le même problème que les Français : la classe dirigeante veut des choses diamétralement opposées à ce que veut le peuple.
Pour remettre les idées dans le bon sens :
Idée Fausse n°3 : L’avenir de l’Europe est dans le fédéralisme …
Affichage des articles dont le libellé est dalrymple. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dalrymple. Afficher tous les articles
jeudi, mars 14, 2019
mercredi, novembre 07, 2018
dimanche, octobre 15, 2017
L'oppression par les formulaires et les avertissements
Comme d'habitude, c'est finement observé :
Perfecting Fear in Bureaucratic Society
A relier avec son histoire de chauffeurs de taxi africains qui retournent dans leur pays parce qu'on y est plus libre qu'en France.
Perfecting Fear in Bureaucratic Society
A relier avec son histoire de chauffeurs de taxi africains qui retournent dans leur pays parce qu'on y est plus libre qu'en France.
mardi, août 22, 2017
Que c'est dur de vivre dans une société décadente !
A Takedown of the Moral Prometheans
On a beau être habitué, le faire tous les jours, c'est quand même dur de vivre dans une société décadente.
Ah, si je pouvais me retirer à élever des chèvres en Nouvelle-Zélande ...
On a beau être habitué, le faire tous les jours, c'est quand même dur de vivre dans une société décadente.
Ah, si je pouvais me retirer à élever des chèvres en Nouvelle-Zélande ...
dimanche, juillet 09, 2017
Macron : « Pour lutter contre le terrorisme islamique, supprimons le diesel ».
Au G20, Emmanuel Macron a déclaré : « On ne peut pas lutter contre le terrorisme sans action résolue contre le réchauffement climatique ». D'où le titre, ironique, de ce billet.
Si c'est ça, « la pensée complexe » de Jupiter, il vaut mieux effectivement qu'on se passe de conférence de presse du 14 juillet.
Ce n'est pas de la pensée complexe, c'est de la pensée tarée. On comprend bien le raisonnement à deux balles, qui n'a rien de complexe : réchauffement climatique = déplacements de populations = troubles sociaux = terrorisme.
Sauf qu'il est complètement faux : les parents de Mohammed Merah n'ont pas immigré en France à cause du réchauffement climatique et les islamistes ne tuent pas au nom de revendications socio-économiques mais au nom de l'islam.
La cartographie du terrorisme islamique ne correspond absolument pas aux zones de réchauffement, mais aux zones où il y a ... des musulmans.
Le macronide nous sert une énième resucée de ce mensonge que le terrorisme islamique aurait exclusivement, ou principalement, des causes économico-sociales.
Macron fait un superbe non sequitur : il n'y a aucune logique qui mène du réchauffement climatique au terrorisme islamique. Tous les malheureux ne deviennent pas des terroristes musulmans et tous les terroristes musulmans ne sont pas des malheureux. En revanche, l'islam comporte des prescriptions d'une extrême violence et tous les terroristes musulmans s'en revendiquent.
Marine Le Pen a évidemment du bon sens quand elle dit : « Emmanuel Macron ne voit pas de rapport entre islam et islamisme, en revanche, il voit un rapport entre climat et terrorisme ».
D'ailleurs, même si le raisonnement de Macron était juste, le discours resterait absurde : en effet, la lutte contre le réchauffement climatique ne serait une solution qu'à long terme, il ne serait pas permis pour autant de faire abstraction du court-terme.
Bien sûr, tout le monde a compris le fond de cette tartuferie : la continuation de la politique de l'autruche face à l'islam. Macron part dans des considérations lointaines pour ne pas affronter le présent.
Dernier commentaire : bien évidemment, Macron a des défenseurs, qui prennent les autres pour des débiles, alors qu'ils nous sortent des absurdités par idéologie, et ne pas adhérer sans barguigner à leurs pseudo-évidences fait de vous un crétin. C'est assez marrant et inquiétant.
La pensée Macron est bien adaptée à cette population des demi-intellectuels, ceux qui se croient intelligents parce qu'ils savent manier des mots ronflants mais qui sont cons comme des balais parce qu'ils ont perdu tout bon sens.
We Have Nothing to Fear but Hope Itself
***********
In other words, the battle is fought out on a purely symbolic level. Politics, far from being a practical art, has now become a theoretical matter, and we are all theorists now.
The day after Donald Trump was elected President of the United States, the Guardian, the British liberal newspaper favored by intellectuals, claimed that America had changed beyond recognition, overnight. This seemed to me absurd, as if the election had been a coup d’état and Trump had become a dictator with absolute power.
[…]
I doubt whether anyone other than an intellectual ever thought that America had changed utterly and unrecognizably overnight with the election of Mr. Trump. Most people probably believed, rightly, that their lives would continue much as before, neither for the better nor for the worse. Mr. Trump was neither the beginning of a new world nor the end of an old one. Change always occurs but is mostly undirected, which is why discussions of what caused it are without end.
[…]
Speaking personally, I have reached an age when I have more to fear from politicians than to hope from them: or perhaps I should say that I have reached an age when I realize that hope and fear are not symmetrically realistic where politics is concerned, given how much easier it is to damage than to improve. It is possible to fell a tree in a few minutes; it may be impossible to grow it in less than a century. We have nothing to fear but hope itself.
***********
Si c'est ça, « la pensée complexe » de Jupiter, il vaut mieux effectivement qu'on se passe de conférence de presse du 14 juillet.
Ce n'est pas de la pensée complexe, c'est de la pensée tarée. On comprend bien le raisonnement à deux balles, qui n'a rien de complexe : réchauffement climatique = déplacements de populations = troubles sociaux = terrorisme.
Sauf qu'il est complètement faux : les parents de Mohammed Merah n'ont pas immigré en France à cause du réchauffement climatique et les islamistes ne tuent pas au nom de revendications socio-économiques mais au nom de l'islam.
La cartographie du terrorisme islamique ne correspond absolument pas aux zones de réchauffement, mais aux zones où il y a ... des musulmans.
Le macronide nous sert une énième resucée de ce mensonge que le terrorisme islamique aurait exclusivement, ou principalement, des causes économico-sociales.
Macron fait un superbe non sequitur : il n'y a aucune logique qui mène du réchauffement climatique au terrorisme islamique. Tous les malheureux ne deviennent pas des terroristes musulmans et tous les terroristes musulmans ne sont pas des malheureux. En revanche, l'islam comporte des prescriptions d'une extrême violence et tous les terroristes musulmans s'en revendiquent.
Marine Le Pen a évidemment du bon sens quand elle dit : « Emmanuel Macron ne voit pas de rapport entre islam et islamisme, en revanche, il voit un rapport entre climat et terrorisme ».
D'ailleurs, même si le raisonnement de Macron était juste, le discours resterait absurde : en effet, la lutte contre le réchauffement climatique ne serait une solution qu'à long terme, il ne serait pas permis pour autant de faire abstraction du court-terme.
Bien sûr, tout le monde a compris le fond de cette tartuferie : la continuation de la politique de l'autruche face à l'islam. Macron part dans des considérations lointaines pour ne pas affronter le présent.
Dernier commentaire : bien évidemment, Macron a des défenseurs, qui prennent les autres pour des débiles, alors qu'ils nous sortent des absurdités par idéologie, et ne pas adhérer sans barguigner à leurs pseudo-évidences fait de vous un crétin. C'est assez marrant et inquiétant.
La pensée Macron est bien adaptée à cette population des demi-intellectuels, ceux qui se croient intelligents parce qu'ils savent manier des mots ronflants mais qui sont cons comme des balais parce qu'ils ont perdu tout bon sens.
We Have Nothing to Fear but Hope Itself
***********
In other words, the battle is fought out on a purely symbolic level. Politics, far from being a practical art, has now become a theoretical matter, and we are all theorists now.
The day after Donald Trump was elected President of the United States, the Guardian, the British liberal newspaper favored by intellectuals, claimed that America had changed beyond recognition, overnight. This seemed to me absurd, as if the election had been a coup d’état and Trump had become a dictator with absolute power.
[…]
I doubt whether anyone other than an intellectual ever thought that America had changed utterly and unrecognizably overnight with the election of Mr. Trump. Most people probably believed, rightly, that their lives would continue much as before, neither for the better nor for the worse. Mr. Trump was neither the beginning of a new world nor the end of an old one. Change always occurs but is mostly undirected, which is why discussions of what caused it are without end.
[…]
Speaking personally, I have reached an age when I have more to fear from politicians than to hope from them: or perhaps I should say that I have reached an age when I realize that hope and fear are not symmetrically realistic where politics is concerned, given how much easier it is to damage than to improve. It is possible to fell a tree in a few minutes; it may be impossible to grow it in less than a century. We have nothing to fear but hope itself.
***********
lundi, juin 05, 2017
Que faire en cas d'attaque terroriste musulmane ?
C'est très simple :
On aurait pu ajouter un 5bis : « Insister sur le fait que les terroristes tuent plus de musulmans que de chrétiens » (sur cette affirmation débile, voir Raymond Ibrahim).
Et hop, une couche de Dalrymple, toujours aussi net dans ses exécutions :
Clichés and Platitudes : the default response to terrorist atrocities remains unchanged. (Theodore Dalrymple June 4, 2017)
On aurait pu ajouter un 5bis : « Insister sur le fait que les terroristes tuent plus de musulmans que de chrétiens » (sur cette affirmation débile, voir Raymond Ibrahim).
Et hop, une couche de Dalrymple, toujours aussi net dans ses exécutions :
Clichés and Platitudes : the default response to terrorist atrocities remains unchanged. (Theodore Dalrymple June 4, 2017)
lundi, mai 29, 2017
The Impotence of the Kantian Republic
The Impotence of the Kantian Republic
************
When I learned of the provenance of the Manchester bomber, namely that he was the son of Libyan refugees, I asked myself a question that is now almost disallowable, even in the privacy of one’s own mind: whether any authority, in granting them asylum in Britain, asked whether it was in the national interest to do so. In all probability, the answer is no. The officials concerned probably thought only that they were applying a universal rule, or pseudo-universal rule, that in the name of humanity all political refugees (as Salman Abedi’s parents were) have an automatic right of asylum. And if they, the officials, were to be criticised, they would no doubt reply that there were a thousand, or five thousand, refugees for every suicide bomber, and that therefore the admission of Salman Abedi’s parents was a risk that had, on humanitarian grounds, to be taken.
I doubt whether many citizens, in their hearts, would agree with this, even those who are favorably disposed to the principle of asylum. Since it is not true that the enemy of my enemy is my friend (the Abedis were enemies of Muammar Gaddafi, at that stage an enemy of the West), or that the granting of asylum necessarily makes one grateful to one’s hosts (reflections on the career of the Ayatolla Khomeini might have taught us that), discrimination among and between asylum-seekers is in accordance with that now unspeakable thing, the national interest.
************
************
When I learned of the provenance of the Manchester bomber, namely that he was the son of Libyan refugees, I asked myself a question that is now almost disallowable, even in the privacy of one’s own mind: whether any authority, in granting them asylum in Britain, asked whether it was in the national interest to do so. In all probability, the answer is no. The officials concerned probably thought only that they were applying a universal rule, or pseudo-universal rule, that in the name of humanity all political refugees (as Salman Abedi’s parents were) have an automatic right of asylum. And if they, the officials, were to be criticised, they would no doubt reply that there were a thousand, or five thousand, refugees for every suicide bomber, and that therefore the admission of Salman Abedi’s parents was a risk that had, on humanitarian grounds, to be taken.
I doubt whether many citizens, in their hearts, would agree with this, even those who are favorably disposed to the principle of asylum. Since it is not true that the enemy of my enemy is my friend (the Abedis were enemies of Muammar Gaddafi, at that stage an enemy of the West), or that the granting of asylum necessarily makes one grateful to one’s hosts (reflections on the career of the Ayatolla Khomeini might have taught us that), discrimination among and between asylum-seekers is in accordance with that now unspeakable thing, the national interest.
************
mardi, avril 04, 2017
Le charme de Macron et la grande pitié des politiciens
Macron, le séducteur fantôme. L’homme-tout-et-rien
Je comprends qu'on puisse trouver du charme à Emmanuel Macron.
C'est souvent le cas de certains types à la sexualité ambigüe (on n'est pas obligé de croire la mise en scène de son hétérosexualité avec une femme qui pourrait être sa mère). Marlon Brando avait ce genre de charme quasiment irrésistible qui a lui permis de collectionner les coups d'un soir (ce n'était pas un sentimental) tant avec des hommes qu'avec des femmes par centaines. Bien sûr, il n'y a qu'une certaine humanité qui s'y laisse prendre.
Le problème, c'est que personne n'a jamais envisagé Brando comme président de la république.
C'est ce hiatus de la forme sans fond qui fait à la fois la popularité de Macron et sa grande fragilité. Je n'ai aucun doute qu'un jour, une majorité écrasante de Français seront convaincus que ce type est creux, comme aujourd'hui ils le sont pour Hollande. La seule question est : ce jour arrivera-t-il avant ou après le 23 avril 2017 ?
La première video a été retirée de Youtube à la demande de LCI suite à une plainte de Macron, mais comme internet ne perd jamais rien, elle a resurgi (bien sûr, à faire tourner sans modération) :
Meeting Macron Marseille : Fuite massive du... par LMDB5
Mais Dalrymple fait un article sur le cercle vicieux politique. Plus les politiciens sont nuls, plus les hommes de bien fuient la politique, plus etc. Et, en plus, les politiciens ont une vie difficile par certains cotés.
Pity the Poor Politicians
Je comprends qu'on puisse trouver du charme à Emmanuel Macron.
C'est souvent le cas de certains types à la sexualité ambigüe (on n'est pas obligé de croire la mise en scène de son hétérosexualité avec une femme qui pourrait être sa mère). Marlon Brando avait ce genre de charme quasiment irrésistible qui a lui permis de collectionner les coups d'un soir (ce n'était pas un sentimental) tant avec des hommes qu'avec des femmes par centaines. Bien sûr, il n'y a qu'une certaine humanité qui s'y laisse prendre.
Le problème, c'est que personne n'a jamais envisagé Brando comme président de la république.
C'est ce hiatus de la forme sans fond qui fait à la fois la popularité de Macron et sa grande fragilité. Je n'ai aucun doute qu'un jour, une majorité écrasante de Français seront convaincus que ce type est creux, comme aujourd'hui ils le sont pour Hollande. La seule question est : ce jour arrivera-t-il avant ou après le 23 avril 2017 ?
La première video a été retirée de Youtube à la demande de LCI suite à une plainte de Macron, mais comme internet ne perd jamais rien, elle a resurgi (bien sûr, à faire tourner sans modération) :
Meeting Macron Marseille : Fuite massive du... par LMDB5
Mais Dalrymple fait un article sur le cercle vicieux politique. Plus les politiciens sont nuls, plus les hommes de bien fuient la politique, plus etc. Et, en plus, les politiciens ont une vie difficile par certains cotés.
Pity the Poor Politicians
Libellés :
2017 cinq ans de merde,
dalrymple
dimanche, février 26, 2017
jeudi, janvier 26, 2017
Les étudiants sont des salauds (et les chauffeurs de taxi des oracles)
Comme le premier article sur le sujet avait mobilisé la (modeste) foule de mes lecteurs :
Taxicab confessions
J'enfonce le clou comme le gros con de « populiste » que je suis :
Theodore Dalrymple : ‘I had that drunken student in my taxi’
Taxicab confessions
J'enfonce le clou comme le gros con de « populiste » que je suis :
Theodore Dalrymple : ‘I had that drunken student in my taxi’
lundi, janvier 16, 2017
Taxicab confessions
Donald Trump fait un usage politique de Twitter. Je n'imagine pas qu'il n'en ait pas discuté avec son entourage et que la chose n'ait pas été débattue (si ce qu'on peut lire du fonctionnement de l'équipe Trump est exact). Dalrymple ne semble pas l'avoir compris, il n'est pas chauffeur de taxi.
Il est vrai que l'attaque de Trump contre Streep n'est pas sa meilleure.
Pour le reste, Dalrymple suggère tout de même, avec son air délicieux de ne pas y toucher, que :
1) n'importe quel chauffeur de taxi est meilleur juge des choses de la vie que Meryl Streep.
2) les étudiants sont des enfoirés (ma traduction de « evil bastards »).
C'est moi qui souligne :
Taxicab Confessions
by Theodore Dalrymple
January 14, 2017
The question of intellectual and moral authority is an important one, especially at a time when everyone can and does give his opinion in public about anything and everything. By intellectual and moral authority I do not mean authority in the legal sense, according to which some people are licensed to speak in a certain context and others are not. I mean rather the natural authority that derives from thought or knowledge that is out of the ordinary.
In other words, whom to believe—or at least to take seriously—in our unprecedented cacophony of opinion?
I suppose all ages have had their charlatans, and in no age has credence been placed in what someone says precisely in proportion to his real authority to say it. Is there anyone who has never been taken in by false credentials or by a bogus air of competence and knowledge? As a doctor I have often exuded a confidence to my patients that I by no means felt. Having been seriously ill myself, however, I know only too well that the last thing a patient wants is a Dr. Hamlet, scrupulously doubting the veracity of his own opinion.
“If there is one person in the world who does not have the right of spontaneous free public expression, it is the President of the United States.” The attention given to the opinions of people from the world of entertainment—essentially actors and pop stars—irritates me. Actors strike me as unlikely gurus because those who spend their lives imitating others are unlikely to have firm principles or even personalities of their own. In practice, moreover, the opinions of actors and pop stars are drearily uniform: When it comes to bad things that might cause suffering, they are always against them.
I cannot imagine why anyone should take any notice of what such people say—except, of course, that being kept constantly entertained is the main purpose of many people’s lives, and they naturally assume that those who entertain them are therefore of immense importance and authority. At any rate, this must be the premise on which the news media report that rock guitarist A wants to save the whales, and actor B is worried about the fate of children in Burkina Faso (formerly the Upper Volta).
Of course, such people have as much right to their opinions as anyone else, but the deference given them by the publicity they receive is rather odd. It is a bit like the publicity given more than a century ago to the testimonials of aristocrats about the value of patent medicines, as if a hereditary title conferred special insight into the pharmacology of bowel movements.
It was only to be expected that Meryl Streep should use the occasion of the presentation of the Golden Globes lifetime achievement award to prove her virtue by criticizing the president-elect, Donald Trump. Mr. Trump is a target whom it is almost impossible to miss, and therefore, insofar as everyone needs an object of disdain and reprobation, he performs a valuable public service. Even quite bad people can, with some justification, feel morally superior to him in some respect or other.
Ms. Streep’s attack was neither unexpected nor original. If instead she had come out in favor of Mr. Trump’s Mexican wall, and furthermore threatened Mexico with war if it did not pay for it, her speech would have been marginally more noteworthy; but as it was, Mr. Trump’s response was the more interesting. He seems to have a rhinoceros hide and a very thin skin at the same time.
He at once replied that Ms. Streep was overrated, presumably as an actress. This was a very adolescent reply. I know nothing of Ms. Streep as a person, whether she is good or bad or something in between the two (as most of us are), and I am not interested; but she is a very good actress, and this would be so even if she were a Nazi, a Communist, a flat-earther, a vegetarian, a spiritualist, a sadomasochist, or a child molester. Her acting ability has nothing to do with the justification of her opinion (or lack of it); and for the president-elect to react like a child in a playground quarrel is alarming. Someone should take his mobile phone from him. If there is one person in the world who does not have the right of spontaneous free public expression, it is the President of the United States.
But to return to my original question, if I do not believe in the intellectual and moral authority of persons such as Meryl Streep, in whose intellectual and moral authority do I believe? If not actors’ and rock musicians’, whose?
My answer is simple: that of taxi drivers. A lot of my information about humanity and the world comes from taxi drivers, and on the whole I have found them more reliable, accurate, intelligent, and realistic than, say, the commentators in the Financial Times. They are generally much more interesting, too, and express themselves more vividly, even if English is their seventh language.
I was once in Singapore trying to catch a taxi. You cannot just hail a taxi on the street in Singapore, you have to go to a taxi stand. This I did, but still no taxi would stop for me. The taxis swept past me as if I did not exist. Then someone came and hailed a taxi about two feet to my right. A taxi stopped immediately and took him. Was this some kind of discrimination, in the politically correct sense of the word? No: When I stood two feet to the right of where I had been standing, a taxi stopped for me immediately.
I told the driver of my experience and he, Chinese without a great deal of English, replied, “Singapore velly, velly law.”
Have you read anything in the Financial Times, or any other serious newspaper, that so succinctly and accurately sums up a country or society?
Take another example, more recent. I was in an English university town where I took a taxi from the station to the university. We fell to talking, the driver and I, and to keep our conversation going I asked him whether the students were nice.
“No,” he said, “they’re evil bastards.”
This judgment was so spontaneous, so deeply felt, and so obviously the fruit of what sociologists call lived experience, that it could only have been true.
When I was young, I was told that if you wanted to know the time, you should ask a policeman. If you want to know what the world is like, ask a taxi driver.
Il est vrai que l'attaque de Trump contre Streep n'est pas sa meilleure.
Pour le reste, Dalrymple suggère tout de même, avec son air délicieux de ne pas y toucher, que :
1) n'importe quel chauffeur de taxi est meilleur juge des choses de la vie que Meryl Streep.
2) les étudiants sont des enfoirés (ma traduction de « evil bastards »).
C'est moi qui souligne :
Taxicab Confessions
by Theodore Dalrymple
January 14, 2017
The question of intellectual and moral authority is an important one, especially at a time when everyone can and does give his opinion in public about anything and everything. By intellectual and moral authority I do not mean authority in the legal sense, according to which some people are licensed to speak in a certain context and others are not. I mean rather the natural authority that derives from thought or knowledge that is out of the ordinary.
In other words, whom to believe—or at least to take seriously—in our unprecedented cacophony of opinion?
I suppose all ages have had their charlatans, and in no age has credence been placed in what someone says precisely in proportion to his real authority to say it. Is there anyone who has never been taken in by false credentials or by a bogus air of competence and knowledge? As a doctor I have often exuded a confidence to my patients that I by no means felt. Having been seriously ill myself, however, I know only too well that the last thing a patient wants is a Dr. Hamlet, scrupulously doubting the veracity of his own opinion.
“If there is one person in the world who does not have the right of spontaneous free public expression, it is the President of the United States.” The attention given to the opinions of people from the world of entertainment—essentially actors and pop stars—irritates me. Actors strike me as unlikely gurus because those who spend their lives imitating others are unlikely to have firm principles or even personalities of their own. In practice, moreover, the opinions of actors and pop stars are drearily uniform: When it comes to bad things that might cause suffering, they are always against them.
I cannot imagine why anyone should take any notice of what such people say—except, of course, that being kept constantly entertained is the main purpose of many people’s lives, and they naturally assume that those who entertain them are therefore of immense importance and authority. At any rate, this must be the premise on which the news media report that rock guitarist A wants to save the whales, and actor B is worried about the fate of children in Burkina Faso (formerly the Upper Volta).
Of course, such people have as much right to their opinions as anyone else, but the deference given them by the publicity they receive is rather odd. It is a bit like the publicity given more than a century ago to the testimonials of aristocrats about the value of patent medicines, as if a hereditary title conferred special insight into the pharmacology of bowel movements.
It was only to be expected that Meryl Streep should use the occasion of the presentation of the Golden Globes lifetime achievement award to prove her virtue by criticizing the president-elect, Donald Trump. Mr. Trump is a target whom it is almost impossible to miss, and therefore, insofar as everyone needs an object of disdain and reprobation, he performs a valuable public service. Even quite bad people can, with some justification, feel morally superior to him in some respect or other.
Ms. Streep’s attack was neither unexpected nor original. If instead she had come out in favor of Mr. Trump’s Mexican wall, and furthermore threatened Mexico with war if it did not pay for it, her speech would have been marginally more noteworthy; but as it was, Mr. Trump’s response was the more interesting. He seems to have a rhinoceros hide and a very thin skin at the same time.
He at once replied that Ms. Streep was overrated, presumably as an actress. This was a very adolescent reply. I know nothing of Ms. Streep as a person, whether she is good or bad or something in between the two (as most of us are), and I am not interested; but she is a very good actress, and this would be so even if she were a Nazi, a Communist, a flat-earther, a vegetarian, a spiritualist, a sadomasochist, or a child molester. Her acting ability has nothing to do with the justification of her opinion (or lack of it); and for the president-elect to react like a child in a playground quarrel is alarming. Someone should take his mobile phone from him. If there is one person in the world who does not have the right of spontaneous free public expression, it is the President of the United States.
But to return to my original question, if I do not believe in the intellectual and moral authority of persons such as Meryl Streep, in whose intellectual and moral authority do I believe? If not actors’ and rock musicians’, whose?
My answer is simple: that of taxi drivers. A lot of my information about humanity and the world comes from taxi drivers, and on the whole I have found them more reliable, accurate, intelligent, and realistic than, say, the commentators in the Financial Times. They are generally much more interesting, too, and express themselves more vividly, even if English is their seventh language.
I was once in Singapore trying to catch a taxi. You cannot just hail a taxi on the street in Singapore, you have to go to a taxi stand. This I did, but still no taxi would stop for me. The taxis swept past me as if I did not exist. Then someone came and hailed a taxi about two feet to my right. A taxi stopped immediately and took him. Was this some kind of discrimination, in the politically correct sense of the word? No: When I stood two feet to the right of where I had been standing, a taxi stopped for me immediately.
I told the driver of my experience and he, Chinese without a great deal of English, replied, “Singapore velly, velly law.”
Have you read anything in the Financial Times, or any other serious newspaper, that so succinctly and accurately sums up a country or society?
Take another example, more recent. I was in an English university town where I took a taxi from the station to the university. We fell to talking, the driver and I, and to keep our conversation going I asked him whether the students were nice.
“No,” he said, “they’re evil bastards.”
This judgment was so spontaneous, so deeply felt, and so obviously the fruit of what sociologists call lived experience, that it could only have been true.
When I was young, I was told that if you wanted to know the time, you should ask a policeman. If you want to know what the world is like, ask a taxi driver.
vendredi, décembre 23, 2016
Attentats : Dalrymple tient la chandelle
Like a Candle In Berlin: on the curious habits of the spiritual-but-not-religious
***********
The reason (I surmise) that so many people claim to be spiritual rather than religious is that being spiritual imposes no discipline upon them, at least none that they do not choose themselves. Being religious, on the other hand, implies an obligation to observe rules and rituals that may interfere awkwardly with daily life. Being spiritual-but-not-religious gives you that warm, inner feeling, a bit like whiskey on a cold day, and reassures you that there is more to life—or, at least, to your life—than meets the eye, without actually having to interrupt the flux of everyday existence. It is the gratification of religion without the inconvenience of religion. Unfortunately, like many highly diluted solutions, it has no taste.
***********
Cela rejoint le problème des « christianistes », les ceusses qui se disent de culture chrétienne tout en refusant d'être chrétiens. Je touche là un point sensible, puisque, sous ce billet, des fidèles de ce blog m'en ont fait une batteuse. Pourtant je n'en démords pas : si tu penses que le christianisme était assez bon pour tes ancêtres, pourquoi ne l'est-il pas pour toi ? Tout le reste est pusillanimité et manque de couilles (bin oui, faut des couilles aujourd'hui pour être chrétien).
Evidemment, je vais encore vexer mon lot de commentateurs à qui j'ai mis le nez dans leurs inconséquences.
***********
The reason (I surmise) that so many people claim to be spiritual rather than religious is that being spiritual imposes no discipline upon them, at least none that they do not choose themselves. Being religious, on the other hand, implies an obligation to observe rules and rituals that may interfere awkwardly with daily life. Being spiritual-but-not-religious gives you that warm, inner feeling, a bit like whiskey on a cold day, and reassures you that there is more to life—or, at least, to your life—than meets the eye, without actually having to interrupt the flux of everyday existence. It is the gratification of religion without the inconvenience of religion. Unfortunately, like many highly diluted solutions, it has no taste.
***********
Cela rejoint le problème des « christianistes », les ceusses qui se disent de culture chrétienne tout en refusant d'être chrétiens. Je touche là un point sensible, puisque, sous ce billet, des fidèles de ce blog m'en ont fait une batteuse. Pourtant je n'en démords pas : si tu penses que le christianisme était assez bon pour tes ancêtres, pourquoi ne l'est-il pas pour toi ? Tout le reste est pusillanimité et manque de couilles (bin oui, faut des couilles aujourd'hui pour être chrétien).
Evidemment, je vais encore vexer mon lot de commentateurs à qui j'ai mis le nez dans leurs inconséquences.
vendredi, août 12, 2016
Life, Or a Way of Life?
Life, Or a Way of Life?
Comme d'habitude, avec son air de ne pas y toucher, Dalrymple est un délice. Il pense comme moi que l'annulation de la braderie de Lille est une victoire des terroristes musulmans.
Comme d'habitude, avec son air de ne pas y toucher, Dalrymple est un délice. Il pense comme moi que l'annulation de la braderie de Lille est une victoire des terroristes musulmans.
mardi, août 09, 2016
Islam et le reste : la politique n'est pas qu'une opposition de principes abstraits
Valls, Hollande, et la «réforme» de l’Islam. Le clientélisme pro-islamiste traverse toute la société
Ce que révèle l'affaire du Burkini
Comme d'habitude, Raymond Ibrahim est clair et net :
Forget Explanations, Focus on Reason Why West is Losing against Islam
Mais le plus intéressant, c'est Dalrymple :
Cover Clash. A swimming pool in Marseilles dramatizes France’s Muslim dilemmas.
La conclusion où il rappelle Burke vaut d'être méditée.
Dans cette affaire du burkini, on peut opposer deux principes : la dignité de l'homme et de la femme, tous deux insultés par le burkini, et la liberté de s'habiller comme on veut dans un lieu privé.
Si on en reste aux principes, c'est indécidable. Il faut s'attacher au concret.
Le concret, c'est la doctrine et la pratique conquérantes de l'islam, le fait que les Frères Musulmans proclament : « Avec vos droits de l'homme, nous vous conquerrons. Avec notre loi coranique, nous vous dominerons ».
Je discutais avec un collègue qui est d'accord avec les analyses de ce blog. Il veut interdire le burkini au nom de l'hygiène, arguant que la place publique étant ce qu'elle est, dominée par les medias traitres, il est malhabile de donner les vraies raisons.
Je ne suis pas d'accord : l'urgence impose de ne plus tortiller du cul. De plus, cette fausse habileté est malhabile à long terme, c'est un aveu de faiblesse.
Il faut donner les vraies raisons, assumer notre conviction que l'islam est incompatible avec l'Occident. Mais il faut argumenter dans le concret, ne pas rester dans l'abstrait, sans quoi on vous jettera « islamophobe » à la tête et vous l'aurez bien cherché.
Allez, je vous laisse avec le père Boulad :
Ce que révèle l'affaire du Burkini
Comme d'habitude, Raymond Ibrahim est clair et net :
Forget Explanations, Focus on Reason Why West is Losing against Islam
Mais le plus intéressant, c'est Dalrymple :
Cover Clash. A swimming pool in Marseilles dramatizes France’s Muslim dilemmas.
La conclusion où il rappelle Burke vaut d'être méditée.
Dans cette affaire du burkini, on peut opposer deux principes : la dignité de l'homme et de la femme, tous deux insultés par le burkini, et la liberté de s'habiller comme on veut dans un lieu privé.
Si on en reste aux principes, c'est indécidable. Il faut s'attacher au concret.
Le concret, c'est la doctrine et la pratique conquérantes de l'islam, le fait que les Frères Musulmans proclament : « Avec vos droits de l'homme, nous vous conquerrons. Avec notre loi coranique, nous vous dominerons ».
Je discutais avec un collègue qui est d'accord avec les analyses de ce blog. Il veut interdire le burkini au nom de l'hygiène, arguant que la place publique étant ce qu'elle est, dominée par les medias traitres, il est malhabile de donner les vraies raisons.
Je ne suis pas d'accord : l'urgence impose de ne plus tortiller du cul. De plus, cette fausse habileté est malhabile à long terme, c'est un aveu de faiblesse.
Il faut donner les vraies raisons, assumer notre conviction que l'islam est incompatible avec l'Occident. Mais il faut argumenter dans le concret, ne pas rester dans l'abstrait, sans quoi on vous jettera « islamophobe » à la tête et vous l'aurez bien cherché.
Allez, je vous laisse avec le père Boulad :
dimanche, juillet 03, 2016
Dalrymple et le Brexit
Je croyais vous avoir communiqué ces articles, j'avais oublié.
Brexit and Whatever After
Referendum Follies
Le premier, sur les politiciens français et le Brexit, est particulièrement acide. Arnaud Montebourg semble exciter la verve de notre Anglais francophile (il a épousé une Française et vit en France. Il explique que la France est aussi décadente que l'Angleterre mais, comme ce n'est pas son pays, il souffre moins).
Dalrymple rappelle avec son humour pince-sans-rire, en faisan mine de n'en tirer aucune conclusion, qu'Haïti et l'Union Européenne partagent la même devise (l'union fait la force).
Brexit and Whatever After
Referendum Follies
Le premier, sur les politiciens français et le Brexit, est particulièrement acide. Arnaud Montebourg semble exciter la verve de notre Anglais francophile (il a épousé une Française et vit en France. Il explique que la France est aussi décadente que l'Angleterre mais, comme ce n'est pas son pays, il souffre moins).
Dalrymple rappelle avec son humour pince-sans-rire, en faisan mine de n'en tirer aucune conclusion, qu'Haïti et l'Union Européenne partagent la même devise (l'union fait la force).
mardi, juin 21, 2016
Dalrymple et les chandelles
Theodore Dalyrymple; Jo Cox – Candles in the Gale
**************
As soon as I heard of the massacre in the club in Orlando and of the murder of Jo Cox, I knew that within a few hours the candles would be out. And sure enough I was right. Like the ants that appear on my kitchen surface when there is something sweet left about, lit candles in little glasses appeared as if from nowhere.
Where do they come from, these candles, and where are they hiding before a massacre, an assassination or a disaster? Do people keep them at the ready, just in case? Above all, what do they mean or signify?
I think it likely that all those people who light the candles and stand or sit looking sad but beatific and virtuous behind or beside them after a terrible event are not religious, at least not in the sense of observing any religious rituals or observing any religious discipline. They would not be seen dead lighting a candle in a church, for example; but they are probably the kind of people who say they are ‘spiritual but not religious,’ that is to say who indulge in or consume all kinds of spiritual kitsch, from wind chimes to strategically-placed crystals. A higher proportion of them than average probably believe in the healing chakras of the earth or in reiki therapy.
What is the message of these candles? What are the people who light them trying to say or express? That they are opposed to massacre or assassination and regret disaster? But does this really have to be expressed? Perhaps they are trying desperately to recapture a belief in the transcendent whose very existence they doubt or, in other circumstances, vehemently deny.
Candles are a couple of rungs up the spiritual ladder, no doubt, from teddy bears, the intermediate rung on that ladder being occupied by bouquets of flowers in cellophane wrapping piled high at or near the site of death. The black armband and the mourning dress have been replaced by the teddy bear, the unwrapped bouquet and the candle in its little glass. Public dignity has given way to informality. Candles, by the way, are not just couple of rungs up he spiritual, but also up the social, ladder; the lighters of candles would probably regard teddy bears as completely infra dig [infra dig : typiquement british. En dessous de ma dignité, sous-entendu, de ma classe sociale].
The candles and teddy bears must be very comforting for Islamists. Whenever they see them, they must think, ‘These are weak and feeble people, easily intimidated and eminently destructible.’
**************
Je suis atterré par ces niaiseries. D'autant plus que je me demande si certains catholiques bisounours en sont si loin : le Mal, sauf dans son acceptation personnel, où son évocation prend un tour masochiste et suicidaire (le Mal, c'est toujours moi, jamais les autres, qui sont toujours bons), a complètement été évacué.
**************
As soon as I heard of the massacre in the club in Orlando and of the murder of Jo Cox, I knew that within a few hours the candles would be out. And sure enough I was right. Like the ants that appear on my kitchen surface when there is something sweet left about, lit candles in little glasses appeared as if from nowhere.
Where do they come from, these candles, and where are they hiding before a massacre, an assassination or a disaster? Do people keep them at the ready, just in case? Above all, what do they mean or signify?
I think it likely that all those people who light the candles and stand or sit looking sad but beatific and virtuous behind or beside them after a terrible event are not religious, at least not in the sense of observing any religious rituals or observing any religious discipline. They would not be seen dead lighting a candle in a church, for example; but they are probably the kind of people who say they are ‘spiritual but not religious,’ that is to say who indulge in or consume all kinds of spiritual kitsch, from wind chimes to strategically-placed crystals. A higher proportion of them than average probably believe in the healing chakras of the earth or in reiki therapy.
What is the message of these candles? What are the people who light them trying to say or express? That they are opposed to massacre or assassination and regret disaster? But does this really have to be expressed? Perhaps they are trying desperately to recapture a belief in the transcendent whose very existence they doubt or, in other circumstances, vehemently deny.
Candles are a couple of rungs up the spiritual ladder, no doubt, from teddy bears, the intermediate rung on that ladder being occupied by bouquets of flowers in cellophane wrapping piled high at or near the site of death. The black armband and the mourning dress have been replaced by the teddy bear, the unwrapped bouquet and the candle in its little glass. Public dignity has given way to informality. Candles, by the way, are not just couple of rungs up he spiritual, but also up the social, ladder; the lighters of candles would probably regard teddy bears as completely infra dig [infra dig : typiquement british. En dessous de ma dignité, sous-entendu, de ma classe sociale].
The candles and teddy bears must be very comforting for Islamists. Whenever they see them, they must think, ‘These are weak and feeble people, easily intimidated and eminently destructible.’
**************
Je suis atterré par ces niaiseries. D'autant plus que je me demande si certains catholiques bisounours en sont si loin : le Mal, sauf dans son acceptation personnel, où son évocation prend un tour masochiste et suicidaire (le Mal, c'est toujours moi, jamais les autres, qui sont toujours bons), a complètement été évacué.
vendredi, mars 25, 2016
Zemmour, populisme et islamisme : c'est bien mais trop peu trop tard
Ce peuple qui tambourine à la porte
*************
Ultime paradoxe qui brouille encore les cartes : au moment où le populisme s'impose comme le grand retour du peuple en tant que peuple, le Front national - qui en fut longtemps son principal porte-parole politique - est en train de basculer du « nationalisme identitaire du père » vers un « nationalisme civique républicain plus proche du chevènementisme de la fille ». Incroyable faute de temps de dirigeants qui se convertissent au républicanisme des élites au moment où le « républicanisme du peuple » s'affirme. Si cette évolution se confirmait, le populisme serait, plus que jamais, selon la belle définition de notre auteur, « le parti des conservateurs qui n'ont pas de partis ». Et l'impasse politique serait totale.
*************
Le tandem Marine Le Pen - Philippot est une catastrophe pour le FN. Pour des gains médiatiques à court terme, il sabote le long terme. C'est une preuve de la bêtise de Marine Le Pen qu'elle se soit entichée d'un chevènementiste : par nature, un chevènementiste, c'est un type qui perd les élections, même les imperdables.
Et les Français sont abandonnés comme des chiens au bord de l'autoroute. Méfiez vous qu'il ne leur vienne pas l'idée de mordre.
Éric Zemmour : « Molenbeek est en France ! »
*************
Ainsi, ce n'est pas, comme nous le serinent nos politiques et nos bien-pensants, l'islam qui arrêtera l'islamisme, mais au contraire l'islam qui est le terreau de l'islamisme. Ce n'est pas la radicalisation qui s'islamise mais l'islam qui croit le moment venu de se radicaliser. Pour sonner la revanche de l'islam humilié depuis deux siècles par les victoires des « mécréants chrétiens et juifs ». Ce n'est pas en accueillant toujours plus la «diversité» qu'on retrouvera la paix civile, mais en engageant la reconquête des territoires perdus de la France. Sinon, les Belges riront à leur tour, mais riront jaune : Molenbeek sera notre avenir à tous.
*************
Attentats à Bruxelles : "Les foules... par rtl-fr
Il fallait que ces choses là fussent enfin dites et écrites dans des médias grand public, mais c'est tard, très tard. Trop Tard ? Non, mais le soleil est tout de même près de se coucher.
*************
Je vous ai fait une compilation d'articles qui ont pour point commun de dire quelques vérités interdites :
Attentats de Bruxelles : la bien-pensance mode Cavada
Comme Zemmour, une stigmatisation (osons le mot !) du bisounoursisme. On ne gagne pas une guerre avec des fleurs, des « hashtags » et des bougies, pire, des larmes :
Terrorisme: on ne déclare pas la paix ! Face au fondamentalisme islamiste, l’hésitation est fatale
The Molenbeek Problem
Jean-Claude Guillebaud : « Nous avons désappris à penser la guerre »
*************
Vous avez couvert beaucoup de pays en guerre…
Si nous sommes en paix depuis soixante-dix ans, les guerres violentes n’ont jamais cessé autour de nous, dans l’hémisphère Sud. J’en témoigne. Après le 13 novembre, à Beyrouth, les gens compatissaient mais ils étaient surpris de voir que des jeunes gens armés de kalachnikovs suffisaient à ébranler l’État et semer la terreur. Pour les Libanais, c’est une situation courante depuis des décennies. Nous avons oublié que la violence menace toutes les sociétés du monde. La tâche des gouvernants est d’empêcher qu’elle ne ressurgisse. Or, nous avons désappris à penser la guerre. Nous nous en sommes tenus au vers de Jacques Prévert « Quelle connerie la guerre ». Il faudrait relire le « polémologue » Gaston Bouthoul qui avait fait de la guerre un objet d’étude scientifique. Il montre que même les responsables élus d’une démocratie rêvent, un jour ou l’autre, de devenir « chefs de guerre ». Il ajoute qu’il n’y a pas d’autres activités humaines qui aient produit autant de magnificence et de raffinement : les uniformes, la solennité militaire, etc. Bouthoul explique aussi que la guerre peut être jubilatoire, et cela aussi bien pour les chefs d’État qui la mènent que pour les journalistes qui la couvrent. Elle offre à tous ce que j’appelle des « plaisirs dégoûtants ».
Que vous inspire la formule « être en guerre contre le terrorisme » ?
C’est une formule, pardonnez-moi, d’une profonde bêtise. Le terrorisme n’est pas une essence, c’est un moyen. Il n’y a pas le terrorisme, il y a des terroristes. Quel rapport entre un djihadiste et un Basque d’ETA ? Cette formule réductrice efface l’histoire, la culture, la géopolitique. Elle décrit une pieuvre fantasmatique qui enserre le monde. Elle nous entraîne dans un combat abstrait, donc inefficace.
*************
Bouthoul est une lecture de jeunesse, découverte par hasard, qui fait quelquefois bien les choses. Il me paraît symptomatique que l'édition la plus récente du traité de polémologie qu'on trouve sur Amazon date de 1991, un quart de siècle.
Deux articles consacrés à la nullité de nos gouvernants :
Comment les attentats révèlent la nullité de notre classe politique. Elle le sait aussi bien que vous, elle tente juste de le cacher.
Attentats de Bruxelles : la faillite de l'Union européenne ?
Je souligne :
*************
L'Europe est-elle armée pour faire face à cette guerre?
Manifestement non. On ne peut qu'être étonné par l'incroyable naïveté et impréparation des dirigeants européens. Il est vrai que la petite bourgeoisie libérale qui dirige l'Europe a des valeurs et une vision du monde aux antipodes de celles des gens qu'elle combat. Quand l'Europe était dirigée par des humanistes, des croyants, des officiers, des soldats ayant côtoyé la mort, des révolutionnaires, des chefs de guerre, des combattants de la liberté, des dissidents ou des écrivains, souvent pétris d'Histoire et habités par son caractère tragique, sans oublier la conscience de leur finitude, la guerre était une affaire sérieuse et les relations internationales un champ de bataille.
Les juristes, les fonctionnaires et les technocrates qui nous dirigent, professionnels de la politique et du droit administratif, qui n'ont fréquenté que les capitales internationales et leurs dirigeants dans de grands hôtels, qui ne lisent pas et n'ont jamais fait la guerre, qui regardent les religions comme une foutaise, et n'ont pas toujours de conscience historique, sont-ils aptes à combattre l'Etat islamique, et discuter avec l'Arabie saoudite, Erdogan et Bachar el-Assad? C'est une vraie question, car ils n'ont pas été élus pour cela, mais pour veiller au maintien des pensions et des remboursements sociaux.
Depuis novembre, on sait que Molenbeek, et par extension un certain nombre de cités de la drogue et de la délinquance, sont des foyers de contagion du djihad ; on sait que des hommes nombreux et armés sont déterminés et prêts à mourir. Europol a prévenu que des dizaines de djihadistes formés à la guerre en Syrie s'étaient infiltrés parmi les migrants ; on sait que plusieurs Etats et organisations du Moyen Orient veulent frapper l'Europe et faire un maximum de morts ; on sait que les réseaux de la drogue accueillent des cellules terroristes, selon le mode opératoire propre aux maffias etc. Qu'a fait l'Europe? Hérisser des barrières dans le désordre, négocier avec le roublard Erdogan, et se déchirer sur des projets de lois toujours en attente…
*************
Nota : quelqu'un pourrai-il me rappeler le nom de ce philosophe ou historien qui prétendait qu'en histoire, les problèmes reviennent toujours, jusqu'à ce qu'ils soient résolus ou qu'on change d'élites ou que le pays disparaisse (on notera que cette théorie est l'exact contraire de la phrase d'Henri Queuille qui a inspiré ces enf..rés de Chirac et Hollande « Il n'y a pas de problèmes que l'absence de décision ne finisse par résoudre ») ? Toynbee ?
*************
Ultime paradoxe qui brouille encore les cartes : au moment où le populisme s'impose comme le grand retour du peuple en tant que peuple, le Front national - qui en fut longtemps son principal porte-parole politique - est en train de basculer du « nationalisme identitaire du père » vers un « nationalisme civique républicain plus proche du chevènementisme de la fille ». Incroyable faute de temps de dirigeants qui se convertissent au républicanisme des élites au moment où le « républicanisme du peuple » s'affirme. Si cette évolution se confirmait, le populisme serait, plus que jamais, selon la belle définition de notre auteur, « le parti des conservateurs qui n'ont pas de partis ». Et l'impasse politique serait totale.
*************
Le tandem Marine Le Pen - Philippot est une catastrophe pour le FN. Pour des gains médiatiques à court terme, il sabote le long terme. C'est une preuve de la bêtise de Marine Le Pen qu'elle se soit entichée d'un chevènementiste : par nature, un chevènementiste, c'est un type qui perd les élections, même les imperdables.
Et les Français sont abandonnés comme des chiens au bord de l'autoroute. Méfiez vous qu'il ne leur vienne pas l'idée de mordre.
Éric Zemmour : « Molenbeek est en France ! »
*************
Ainsi, ce n'est pas, comme nous le serinent nos politiques et nos bien-pensants, l'islam qui arrêtera l'islamisme, mais au contraire l'islam qui est le terreau de l'islamisme. Ce n'est pas la radicalisation qui s'islamise mais l'islam qui croit le moment venu de se radicaliser. Pour sonner la revanche de l'islam humilié depuis deux siècles par les victoires des « mécréants chrétiens et juifs ». Ce n'est pas en accueillant toujours plus la «diversité» qu'on retrouvera la paix civile, mais en engageant la reconquête des territoires perdus de la France. Sinon, les Belges riront à leur tour, mais riront jaune : Molenbeek sera notre avenir à tous.
*************
Attentats à Bruxelles : "Les foules... par rtl-fr
Il fallait que ces choses là fussent enfin dites et écrites dans des médias grand public, mais c'est tard, très tard. Trop Tard ? Non, mais le soleil est tout de même près de se coucher.
*************
Je vous ai fait une compilation d'articles qui ont pour point commun de dire quelques vérités interdites :
Attentats de Bruxelles : la bien-pensance mode Cavada
Comme Zemmour, une stigmatisation (osons le mot !) du bisounoursisme. On ne gagne pas une guerre avec des fleurs, des « hashtags » et des bougies, pire, des larmes :
Terrorisme: on ne déclare pas la paix ! Face au fondamentalisme islamiste, l’hésitation est fatale
The Molenbeek Problem
Jean-Claude Guillebaud : « Nous avons désappris à penser la guerre »
*************
Vous avez couvert beaucoup de pays en guerre…
Si nous sommes en paix depuis soixante-dix ans, les guerres violentes n’ont jamais cessé autour de nous, dans l’hémisphère Sud. J’en témoigne. Après le 13 novembre, à Beyrouth, les gens compatissaient mais ils étaient surpris de voir que des jeunes gens armés de kalachnikovs suffisaient à ébranler l’État et semer la terreur. Pour les Libanais, c’est une situation courante depuis des décennies. Nous avons oublié que la violence menace toutes les sociétés du monde. La tâche des gouvernants est d’empêcher qu’elle ne ressurgisse. Or, nous avons désappris à penser la guerre. Nous nous en sommes tenus au vers de Jacques Prévert « Quelle connerie la guerre ». Il faudrait relire le « polémologue » Gaston Bouthoul qui avait fait de la guerre un objet d’étude scientifique. Il montre que même les responsables élus d’une démocratie rêvent, un jour ou l’autre, de devenir « chefs de guerre ». Il ajoute qu’il n’y a pas d’autres activités humaines qui aient produit autant de magnificence et de raffinement : les uniformes, la solennité militaire, etc. Bouthoul explique aussi que la guerre peut être jubilatoire, et cela aussi bien pour les chefs d’État qui la mènent que pour les journalistes qui la couvrent. Elle offre à tous ce que j’appelle des « plaisirs dégoûtants ».
Que vous inspire la formule « être en guerre contre le terrorisme » ?
C’est une formule, pardonnez-moi, d’une profonde bêtise. Le terrorisme n’est pas une essence, c’est un moyen. Il n’y a pas le terrorisme, il y a des terroristes. Quel rapport entre un djihadiste et un Basque d’ETA ? Cette formule réductrice efface l’histoire, la culture, la géopolitique. Elle décrit une pieuvre fantasmatique qui enserre le monde. Elle nous entraîne dans un combat abstrait, donc inefficace.
*************
Bouthoul est une lecture de jeunesse, découverte par hasard, qui fait quelquefois bien les choses. Il me paraît symptomatique que l'édition la plus récente du traité de polémologie qu'on trouve sur Amazon date de 1991, un quart de siècle.
Deux articles consacrés à la nullité de nos gouvernants :
Comment les attentats révèlent la nullité de notre classe politique. Elle le sait aussi bien que vous, elle tente juste de le cacher.
Attentats de Bruxelles : la faillite de l'Union européenne ?
Je souligne :
*************
L'Europe est-elle armée pour faire face à cette guerre?
Manifestement non. On ne peut qu'être étonné par l'incroyable naïveté et impréparation des dirigeants européens. Il est vrai que la petite bourgeoisie libérale qui dirige l'Europe a des valeurs et une vision du monde aux antipodes de celles des gens qu'elle combat. Quand l'Europe était dirigée par des humanistes, des croyants, des officiers, des soldats ayant côtoyé la mort, des révolutionnaires, des chefs de guerre, des combattants de la liberté, des dissidents ou des écrivains, souvent pétris d'Histoire et habités par son caractère tragique, sans oublier la conscience de leur finitude, la guerre était une affaire sérieuse et les relations internationales un champ de bataille.
Les juristes, les fonctionnaires et les technocrates qui nous dirigent, professionnels de la politique et du droit administratif, qui n'ont fréquenté que les capitales internationales et leurs dirigeants dans de grands hôtels, qui ne lisent pas et n'ont jamais fait la guerre, qui regardent les religions comme une foutaise, et n'ont pas toujours de conscience historique, sont-ils aptes à combattre l'Etat islamique, et discuter avec l'Arabie saoudite, Erdogan et Bachar el-Assad? C'est une vraie question, car ils n'ont pas été élus pour cela, mais pour veiller au maintien des pensions et des remboursements sociaux.
Depuis novembre, on sait que Molenbeek, et par extension un certain nombre de cités de la drogue et de la délinquance, sont des foyers de contagion du djihad ; on sait que des hommes nombreux et armés sont déterminés et prêts à mourir. Europol a prévenu que des dizaines de djihadistes formés à la guerre en Syrie s'étaient infiltrés parmi les migrants ; on sait que plusieurs Etats et organisations du Moyen Orient veulent frapper l'Europe et faire un maximum de morts ; on sait que les réseaux de la drogue accueillent des cellules terroristes, selon le mode opératoire propre aux maffias etc. Qu'a fait l'Europe? Hérisser des barrières dans le désordre, négocier avec le roublard Erdogan, et se déchirer sur des projets de lois toujours en attente…
*************
Nota : quelqu'un pourrai-il me rappeler le nom de ce philosophe ou historien qui prétendait qu'en histoire, les problèmes reviennent toujours, jusqu'à ce qu'ils soient résolus ou qu'on change d'élites ou que le pays disparaisse (on notera que cette théorie est l'exact contraire de la phrase d'Henri Queuille qui a inspiré ces enf..rés de Chirac et Hollande « Il n'y a pas de problèmes que l'absence de décision ne finisse par résoudre ») ? Toynbee ?
samedi, novembre 28, 2015
Dalrymple, Molenbeek et la journaliste dhimmi
Molenbeek. Time to declare it an Islamic Republic ?
The author of the article says, inter alia :
Molenbeek, while it has its problems with unemployment, crime and drugs, is also a place where anyone can easily hide.
Surely it's because it's a place where people can easily hide that it has its problems with crime and drugs - and terrorism. Thought is perhaps not the author's strong point. Then again there are those who would have written an article about Munich in 1932 with the headline:
Is Munich Germany's Nazism central? It's not as simple as that. After all, the cafés were still open, people still had lunch, etc., and not everyone was a Nazi.
The author of the article says, inter alia :
Molenbeek, while it has its problems with unemployment, crime and drugs, is also a place where anyone can easily hide.
Surely it's because it's a place where people can easily hide that it has its problems with crime and drugs - and terrorism. Thought is perhaps not the author's strong point. Then again there are those who would have written an article about Munich in 1932 with the headline:
Is Munich Germany's Nazism central? It's not as simple as that. After all, the cafés were still open, people still had lunch, etc., and not everyone was a Nazi.
Libellés :
Armagnacs et Bourguignons,
dalrymple,
dhimmitude
lundi, octobre 12, 2015
Dalrymple : a bien-pensant pope
A bien-pensant pope
Récemment, notre ami serial-commentateur Curmu m'a reproché à juste titre de trop attacher ma critique au caractère du pape, que je ne connais pas, et pas assez à ses propos publics.
Avec sa vivacité habituelle, Dalrymple a comblé ma lacune. Il accuse le pape, sur la base de ses déclarations au Congrès américain, d'indigence intellectuelle, de chercher à séduire le monde et, au fond, d'être lâche.
Notamment, il met en avant l'utilisation de la voie passive qui permet de dénoncer les malheurs de l'époque sans en nommer les auteurs, comme si ces malheurs tombaient du ciel.
Il tape dur :
If exPresident Clinton had been elected Pope, he might have made the same speech, so perfect was its triangulation, so empty were its highsounding phrases.
[…]
At every point, the Pope evaded specifics and resorted to unctuous generalities. No one ever courted unpopularity by denouncing injustice, but many risked much by being specific about what they considered, rightly or wrongly, unjust.
Pour arriver à cette conclusion dévastatrice :
In short, the Pope was playing to a gallery and to a constituency [faux-ami : électorat], while wanting to be liked by everybody. There was nothing of timelessness in what he said but only of the temporal, the contingent, the fashionably platitudinous. He is not a shepherd, but one of the sheep.
Récemment, notre ami serial-commentateur Curmu m'a reproché à juste titre de trop attacher ma critique au caractère du pape, que je ne connais pas, et pas assez à ses propos publics.
Avec sa vivacité habituelle, Dalrymple a comblé ma lacune. Il accuse le pape, sur la base de ses déclarations au Congrès américain, d'indigence intellectuelle, de chercher à séduire le monde et, au fond, d'être lâche.
Notamment, il met en avant l'utilisation de la voie passive qui permet de dénoncer les malheurs de l'époque sans en nommer les auteurs, comme si ces malheurs tombaient du ciel.
Il tape dur :
If exPresident Clinton had been elected Pope, he might have made the same speech, so perfect was its triangulation, so empty were its highsounding phrases.
[…]
At every point, the Pope evaded specifics and resorted to unctuous generalities. No one ever courted unpopularity by denouncing injustice, but many risked much by being specific about what they considered, rightly or wrongly, unjust.
Pour arriver à cette conclusion dévastatrice :
In short, the Pope was playing to a gallery and to a constituency [faux-ami : électorat], while wanting to be liked by everybody. There was nothing of timelessness in what he said but only of the temporal, the contingent, the fashionably platitudinous. He is not a shepherd, but one of the sheep.
Libellés :
dalrymple,
pape François
dimanche, juillet 05, 2015
Racistes et musulmans : Dalrymple simple et de bon sens
J'ai lu cet article sur les récents attentats et les réactions qu'ils ont suscitées mais je n'ai pas jugé nécessaire de vous en causer. Puisque Curmudgeon aborde ce sujet, citons cet extrait qui remet les pendules à l'heure des islamo-soumis, c'est-à-dire de la classe jacassante et de ses sbires :
************
Supposing that, after the attack on the church in South Carolina by Dylann Roof, someone had said, “This had nothing to do with real racism; real racists are peace-loving people who would never dream of such an attack. All they want is a peaceful world in which whites rule and blacks know their place as racial dhimmis.” What would we think of such a person ?
************
Ma traduction :
************
Supposons qu'après l'attaque de l'église en Caroline du Sud par Dylann Roof, quelqu'un ait dit : "Cela n'a rien à voir avec le vrai racisme ; les vrais racistes sont des gens pacifiques qui n'ont jamais envisagé une attaque pareille. Tout ce qu'ils veulent est un monde apaisé où les blancs gouvernent et les noirs restent à leur place de dhimmis raciaux". Que penserions nous de cette personne ?
************
C'est clair, compréhensible par tous. Pas besoin d'entrer dans d'interminables discussions théologiques.
Rien à ajouter
************
Supposing that, after the attack on the church in South Carolina by Dylann Roof, someone had said, “This had nothing to do with real racism; real racists are peace-loving people who would never dream of such an attack. All they want is a peaceful world in which whites rule and blacks know their place as racial dhimmis.” What would we think of such a person ?
************
Ma traduction :
************
Supposons qu'après l'attaque de l'église en Caroline du Sud par Dylann Roof, quelqu'un ait dit : "Cela n'a rien à voir avec le vrai racisme ; les vrais racistes sont des gens pacifiques qui n'ont jamais envisagé une attaque pareille. Tout ce qu'ils veulent est un monde apaisé où les blancs gouvernent et les noirs restent à leur place de dhimmis raciaux". Que penserions nous de cette personne ?
************
C'est clair, compréhensible par tous. Pas besoin d'entrer dans d'interminables discussions théologiques.
Rien à ajouter
Inscription à :
Articles (Atom)

