Pape François, le grand remplaçant
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Les propositions du pape sont non seulement irresponsables mais, j’ose le dire, coupables. Elles sont le ferment d’une guerre civile latente qui ne manquerait pas d’éclater si nos gouvernants suivaient le pape à la lettre.
Il est désolant de voir que le pape couvre de son autorité bimillénaire et de l’audience que tous ses nonces ont auprès des gouvernants une dérive idéologique. Son discours sera repris par tous ceux qui veulent nous soumettre à un nouvel ordre social multiculturel, tolérant avec les intolérants, fasciné par le fanatisme religieux. J’en suis personnellement définitivement inconsolable.
Ni soumis, ni morts.
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Toute l’analyse est dévastatrice, car, hélas, elle est juste.
Quant à savoir si la théologie du pape est bonne, arrêtons là la plaisanterie : une théologie qui résulte en des conséquences si néfastes ne peut être que très mauvaise.
Addendum
Un message pontifical choquant Guillaume de Thieulloy
POSTÉ LE 05 SEPTEMBRE , 2017, 3:43
Comme beaucoup de lecteurs le savent, je suis un catholique pratiquant et je n’aime donc guère l’idée de critiquer un message pontifical.
Malheureusement, des raisons morales graves m’obligent à m’opposer au message du Pape pour la 104e journée des migrants, publié le 15 août dernier.
Je note d’abord que cette publication (fort peu urgente, puisque ladite journée sera la 14 janvier prochain) a eu lieu dans le contexte de la vague d’attentats qui a frappé l’Espagne et l’Europe.
Beaucoup de lecteurs en ont déduit – à tort ou à raison, mais personne, à Rome, n’a fait le moindre effort pour nous convaincre que c’était à tort – que ce message était une réponse à ces attentats.
Or, le Pape déclare dans ce message : « Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI, nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale. »
La référence à Benoît XVI (Caritas in Veritate n° 47) ne dit pas ce que le Pape François y lit. Et c’est logique, car ce principe est tout bonnement monstrueux.
Évidemment, il est souhaitable que l’Église défende la dignité de la personne humaine. Mais prétendre que cette dignité « nous oblige à toujours faire passer la sécurité de la personne avant la sécurité nationale » est absurde. Si c’était vrai, il faudrait donc sacrifier des millions de personnes à une seule, puisque la sécurité nationale est fondamentalement la sécurité de toutes les personnes constituant une nation.
Ce principe est également gravissime, en ce qu’il détruit toute notion de bien commun.
Il est fondamental que l’Église puisse s’exprimer dans le débat public. C’est ainsi que la liberté et la conscience sont nées en Europe, dans la stimulante confrontation entre spirituel et temporel. Mais cette confrontation exige que les deux pouvoirs partagent un minimum de culture commune et d’amour commun pour leurs sujets.
Or, ce message, dans ce contexte, laisse supposer que le Pape se moque éperdument des Européens victimes du terrorisme.
L’État islamique, qui pouvait déjà compter sur la lâcheté des politiciens européens, semble avoir acquis un nouveau et imprévisible soutien, en la personne du Pape qui semble inviter à une submersion migratoire toujours plus forte, au moment même où, dans le dernier numéro de sa revue, l’EI rappelle que son but ultime reste le Vatican !
Ce soutien est pour moi incompréhensible. Et ce que j’en comprends me semble, en outre, moralement répréhensible.
Affichage des articles dont le libellé est pape François. Afficher tous les articles
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mardi, septembre 05, 2017
jeudi, août 24, 2017
François Zéro : mise au point théologique
Depuis ses déclarations folles (diaboliques ?) sur les immigrés (dont Laurent Dandrieu rappelle dans le Figaro qu’elles sont dans la continuité des papes précédents, mais plus extrêmes), le pape François Zéro se fait mitrailler mais je suis étonné de la relative mollesse des réactions théologiques. Voici un article de Causeur :
François, le pape qui ne savait plus être pape
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Le texte puéril du pape oublie complètement la théologie de la Rédemption et le problème du mal. Le Christ est venu pour nous racheter du péché et nous arracher au mal à condition que nous nous tournions vers lui et devenions l’un de ses disciples. Le Christ nous donne le salut si, agissant en toute liberté, nous choisissons de le suivre. Le pape devrait se soucier de l’âme et du salut éternel des migrants avant de se soucier de leur salut temporel. Il devrait donc exiger que ceux-ci se convertissent avant de poser le pied en Europe. L’Eglise catholique est encore riche, avec un peu de logistique et d’organisation, elle pourrait envoyer partout des flottilles chargées de curés et de moines convertisseurs. Le processus d’intégration serait accéléré, car on ne débarquerait sur les ports de la côte nord de la Méditerranée que des voyageurs chrétiens.
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Je sais que les théologiens ne se précipitent pas, ils ont les siècles pour eux. Il faudra peut-être attendre quelques semaines pour avoir une réponse argumentée.
François, le pape qui ne savait plus être pape
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Le texte puéril du pape oublie complètement la théologie de la Rédemption et le problème du mal. Le Christ est venu pour nous racheter du péché et nous arracher au mal à condition que nous nous tournions vers lui et devenions l’un de ses disciples. Le Christ nous donne le salut si, agissant en toute liberté, nous choisissons de le suivre. Le pape devrait se soucier de l’âme et du salut éternel des migrants avant de se soucier de leur salut temporel. Il devrait donc exiger que ceux-ci se convertissent avant de poser le pied en Europe. L’Eglise catholique est encore riche, avec un peu de logistique et d’organisation, elle pourrait envoyer partout des flottilles chargées de curés et de moines convertisseurs. Le processus d’intégration serait accéléré, car on ne débarquerait sur les ports de la côte nord de la Méditerranée que des voyageurs chrétiens.
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Je sais que les théologiens ne se précipitent pas, ils ont les siècles pour eux. Il faudra peut-être attendre quelques semaines pour avoir une réponse argumentée.
Libellés :
Armagnacs et Bourguignons,
Cathos à babouches,
pape François
mercredi, août 23, 2017
Pape François : le christianisme contre la chrétienté
Pape François : le christianisme contre la chrétienté
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Inutiles à forces d’être excessives, ces propositions ont certainement permis à Jorge Bergoglio de se défouler, mais n’aideront personne à mettre en place des solutions viables à la crise migratoire. Il est pourtant urgent de concilier l’aide indispensable aux migrants, avec la protection tout aussi légitime des populations qui les accueillent et de leur civilisation.
Il s’agit certes d’un équilibre difficile, tant sur le plan de l’éthique que de la géostratégie. Mais abandonner cette nécessaire exigence pour se complaire dans une supériorité morale purement théorique est indigne de l’Église. Il y a quelque chose d’un lâche abandon dans ce choix d’un confort intellectuel facile. Et il y a du mépris dans cette injonction faite aux gouvernants d’imposer à leurs peuples la destruction volontaire de leur culture.
Le pape est dans son rôle lorsqu’il nous rappelle que les enfants des migrants sont avant tout des enfants, aussi innocents que les nôtres. Mais de quel droit ose-t-il nous demander de créer les conditions d’un chaos généralisé et d’y abandonner tous ces enfants, les nôtres comme ceux que nous accueillons ?
On a beaucoup appelé les musulmans à prendre leurs distances face aux excès de leurs croyances. C’est au tour des catholiques de faire preuve d’esprit critique vis-à-vis de leur religion, et de sens des responsabilités. Après deux millénaires d’histoire, de culture, d’errements mais aussi de grandeur, de foisonnement intellectuel et de foi, n’ont-ils vraiment rien d’autre à proposer qu’un choix caricatural entre l’égoïsme et le martyr ?
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Inutiles à forces d’être excessives, ces propositions ont certainement permis à Jorge Bergoglio de se défouler, mais n’aideront personne à mettre en place des solutions viables à la crise migratoire. Il est pourtant urgent de concilier l’aide indispensable aux migrants, avec la protection tout aussi légitime des populations qui les accueillent et de leur civilisation.
Il s’agit certes d’un équilibre difficile, tant sur le plan de l’éthique que de la géostratégie. Mais abandonner cette nécessaire exigence pour se complaire dans une supériorité morale purement théorique est indigne de l’Église. Il y a quelque chose d’un lâche abandon dans ce choix d’un confort intellectuel facile. Et il y a du mépris dans cette injonction faite aux gouvernants d’imposer à leurs peuples la destruction volontaire de leur culture.
Le pape est dans son rôle lorsqu’il nous rappelle que les enfants des migrants sont avant tout des enfants, aussi innocents que les nôtres. Mais de quel droit ose-t-il nous demander de créer les conditions d’un chaos généralisé et d’y abandonner tous ces enfants, les nôtres comme ceux que nous accueillons ?
On a beaucoup appelé les musulmans à prendre leurs distances face aux excès de leurs croyances. C’est au tour des catholiques de faire preuve d’esprit critique vis-à-vis de leur religion, et de sens des responsabilités. Après deux millénaires d’histoire, de culture, d’errements mais aussi de grandeur, de foisonnement intellectuel et de foi, n’ont-ils vraiment rien d’autre à proposer qu’un choix caricatural entre l’égoïsme et le martyr ?
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mardi, août 22, 2017
François : un pape idéologue et mondain
L. Dandrieu : « La sécurité personnelle ne peut exister si les nations basculent dans l'anarchie »
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On attend vainement, tout au long de ce texte, une prise en considération des intérêts des populations des pays d'accueil, qui ont droit, eux aussi, à la sollicitude de l'Église, et dont une partie de plus en plus importante vit, elle aussi, des situations de grande détresse et de grande précarité, matérielle, spirituelle et morale.
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L'analyse que je fais du pape Français est simple : c'est un pape idéologue, il est tout entier prisonnier d'une vision du monde fausse, tronquée et qu'il ne remet pas en cause, et mondain, il recherche l'approbation de la classe dominante.
Pas glorieux. Pas sain. Pas saint.
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On attend vainement, tout au long de ce texte, une prise en considération des intérêts des populations des pays d'accueil, qui ont droit, eux aussi, à la sollicitude de l'Église, et dont une partie de plus en plus importante vit, elle aussi, des situations de grande détresse et de grande précarité, matérielle, spirituelle et morale.
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L'analyse que je fais du pape Français est simple : c'est un pape idéologue, il est tout entier prisonnier d'une vision du monde fausse, tronquée et qu'il ne remet pas en cause, et mondain, il recherche l'approbation de la classe dominante.
Pas glorieux. Pas sain. Pas saint.
vendredi, juillet 14, 2017
Le pape naufrageur
Marcello Pera parle de François
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Marcello Pera, ancien professeur de philosophie des sciences, ancien président du Sénat italien, co-auteur avec le cardinal Ratzinger en 2005 de Sans racines – l’Occident, le relativisme, le christianisme, était interrogé sur François, le 10 juillet, par Le Matin de Naples. Il ne mâche pas ses mots…
Interrogé sur la dernière interview de François par Scalfari (une fois de plus sur les migrants), Marcello Pera déclare : « Je ne comprends pas ce pape. Ce qu’il dit est hors de toute compréhension rationnelle. Pourquoi insister sur un accueil sans limite ? Le pape le fait parce qu’il hait l’Occident, il cherche à le détruire, et fait tout pour atteindre cet objectif. »
Le nouveau magistère de Bergoglio « n’est pas évangélique, il est seulement politique. François est peu ou pas du tout intéressé par le christianisme comme doctrine, dans son aspect théologique. Ses déclarations ont l’air fondées sur l’Ecriture, en fait elles sont fortement laïcistes. Si nous allons au fond, il suggère à nos Etats de se suicider, il invite l’Europe à ne plus être elle-même : le pape est le reflet de tous les préjugés de l’Amérique du Sud contre l’Amérique du Nord, contre le marché, la liberté, le capitalisme. »
« De même qu’il n’y a aucune explication rationnelle, il n’y a aucune explication évangélique à ce que dit le pape. » Bergoglio fait seulement de la politique, cherchant les applaudissements faciles de l’ONU, et du « syndicalisme » : « Sa vision politique, sociale, et sur les migrants, est la même que celle du justicialisme péroniste, elle n’a rien à voir avec la tradition de liberté politique occidentale et ses racines chrétiennes. »
« Un schisme caché se fait jour dans le monde catholique, et Bergoglio le poursuit avec persévérance et détermination. Dans son nouveau cours a explosé tout le radicalisme révolutionnaire de Vatican II. Cet aggiornamento du christianisme a laïcisé l’Eglise, déclenché un changement très profond, même si ce qui était susceptible de conduire à un schisme a été maintenu à distance dans les années suivantes. » Jean-Paul II et Benoît XVI « ont sauvé l’Eglise en adoptant une vision tragique de la réalité, ils ont résisté et cherché à harmoniser le nouveau avec la tradition. Ils l’ont fait de façon excellente. » Mais aujourd’hui, avec François, tout est de nouveau en discussion. « Les droits de l’homme sont devenus la référence idéale et la boussole de l’Eglise, et pour les droits de Dieu et la tradition il n’y a presque plus de place. »
De ce fait certaines franges de l’Eglise ne croient plus en la direction de Bergogio : « Les jeunes, une partie du clergé, les gens simples de province, qui vivent les problèmes de sécurité que les migrants créent dans nos quartiers. »
Dès 2006, Marcello Pera disait que son diagnostic pour l’avenir de l’Europe n’était « pas joyeux » : « Si l’Europe continue dans sa culture relativiste, rejetant sa propre tradition, avec son bas taux de fécondité, une immigration inconsidérée, alors l’Europe va finir islamisée. » Et il reprenait le propos de Joseph Ratzinger dans Sans racines : « Mon impression aujourd’hui est que l’Europe ressemble à l’empire romain lors de sa chute. »
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Marcello Pera, ancien professeur de philosophie des sciences, ancien président du Sénat italien, co-auteur avec le cardinal Ratzinger en 2005 de Sans racines – l’Occident, le relativisme, le christianisme, était interrogé sur François, le 10 juillet, par Le Matin de Naples. Il ne mâche pas ses mots…
Interrogé sur la dernière interview de François par Scalfari (une fois de plus sur les migrants), Marcello Pera déclare : « Je ne comprends pas ce pape. Ce qu’il dit est hors de toute compréhension rationnelle. Pourquoi insister sur un accueil sans limite ? Le pape le fait parce qu’il hait l’Occident, il cherche à le détruire, et fait tout pour atteindre cet objectif. »
Le nouveau magistère de Bergoglio « n’est pas évangélique, il est seulement politique. François est peu ou pas du tout intéressé par le christianisme comme doctrine, dans son aspect théologique. Ses déclarations ont l’air fondées sur l’Ecriture, en fait elles sont fortement laïcistes. Si nous allons au fond, il suggère à nos Etats de se suicider, il invite l’Europe à ne plus être elle-même : le pape est le reflet de tous les préjugés de l’Amérique du Sud contre l’Amérique du Nord, contre le marché, la liberté, le capitalisme. »
« De même qu’il n’y a aucune explication rationnelle, il n’y a aucune explication évangélique à ce que dit le pape. » Bergoglio fait seulement de la politique, cherchant les applaudissements faciles de l’ONU, et du « syndicalisme » : « Sa vision politique, sociale, et sur les migrants, est la même que celle du justicialisme péroniste, elle n’a rien à voir avec la tradition de liberté politique occidentale et ses racines chrétiennes. »
« Un schisme caché se fait jour dans le monde catholique, et Bergoglio le poursuit avec persévérance et détermination. Dans son nouveau cours a explosé tout le radicalisme révolutionnaire de Vatican II. Cet aggiornamento du christianisme a laïcisé l’Eglise, déclenché un changement très profond, même si ce qui était susceptible de conduire à un schisme a été maintenu à distance dans les années suivantes. » Jean-Paul II et Benoît XVI « ont sauvé l’Eglise en adoptant une vision tragique de la réalité, ils ont résisté et cherché à harmoniser le nouveau avec la tradition. Ils l’ont fait de façon excellente. » Mais aujourd’hui, avec François, tout est de nouveau en discussion. « Les droits de l’homme sont devenus la référence idéale et la boussole de l’Eglise, et pour les droits de Dieu et la tradition il n’y a presque plus de place. »
De ce fait certaines franges de l’Eglise ne croient plus en la direction de Bergogio : « Les jeunes, une partie du clergé, les gens simples de province, qui vivent les problèmes de sécurité que les migrants créent dans nos quartiers. »
Dès 2006, Marcello Pera disait que son diagnostic pour l’avenir de l’Europe n’était « pas joyeux » : « Si l’Europe continue dans sa culture relativiste, rejetant sa propre tradition, avec son bas taux de fécondité, une immigration inconsidérée, alors l’Europe va finir islamisée. » Et il reprenait le propos de Joseph Ratzinger dans Sans racines : « Mon impression aujourd’hui est que l’Europe ressemble à l’empire romain lors de sa chute. »
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pape François,
trahison de la classe dirigeante
samedi, février 25, 2017
Les mensonges du pape François Zéro et les murs du Vatican
Pope Francis Tears at History’s Ancient Walls against Islam
Nous vivons une ère du mensonge. Il est particulièrement désastreux qu'un des menteurs en chef soit le pape François.
Le pape François a déclaré, d'une part, qu'il n'était pas chrétien de construire des murs plutôt que des ponts et, d'autre part, que le terrorisme musulman n'avait rien à voir avec l'islam.
Raymond Ibrahim fait juste remarquer, avec sa pertinence habituelle, que la pape François vit au Vatican à l'abri d'un mur précisément construit par des chrétiens pour se protéger de la violence musulmane.
Ce pape est une épreuve, une punition.
Nous vivons une ère du mensonge. Il est particulièrement désastreux qu'un des menteurs en chef soit le pape François.
Le pape François a déclaré, d'une part, qu'il n'était pas chrétien de construire des murs plutôt que des ponts et, d'autre part, que le terrorisme musulman n'avait rien à voir avec l'islam.
Raymond Ibrahim fait juste remarquer, avec sa pertinence habituelle, que la pape François vit au Vatican à l'abri d'un mur précisément construit par des chrétiens pour se protéger de la violence musulmane.
Ce pape est une épreuve, une punition.
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règne du mensonge
jeudi, août 11, 2016
Apaisement catholique : le choix de la lâcheté
L'apaisement catholique ? Non merci. La réponse au Pape sans ambages de Dabiq, le magazine officiel de l'Etat islamique
C’est une remarque que j’ai déjà faite : l’EIIL mène très largement aux points question argumentaire.
Entre l’EIIL, qui prétend être le véritable islam, et ses contradicteurs qui répètent, à chaque attentat, comme des perroquets, y compris des catholiques et des politiciens dont on se demande bien ce qui les autorise à donner leur avis et d’où ils tiennent leur surprenante compétence islamique, « C’est pas ça l’islam » , il n’y a pas photo. L’EIIL publie des argumentaires charpentés, logiques. Je n’ai pas assez de compétences pour juger du fond mais la forme est intelligente, ils ne se contentent pas d’incantations creuses. En face, c’est léger, léger, léger.
Mon interprétation de ce déséquilibre est simple.
D’une part, je suis convaincu que l’islam est un système religieux, politique et juridique très violent. La position de l’EIIL n’est donc pas dépourvue de vérité, ce qui est plus facile à défendre et à argumenter.
D’autre part, ceux qui nous donnent des cours d’islam sortis d’on ne sait où pour nous expliquer que le terrorisme n’est pas le vrai islam n’en ont rien à foutre de savoir quel est le véritable islam. Leur préoccupation est ailleurs. Ce sont des lâches qui ne veulent pas affronter la violence de l’islam parce qu’il y a 10 millions de musulmans en France et je ne sais combien d’autres millions en Europe. Poser la question de la violence de l’islam revient donc à poser la question de millions de violents potentiels dans nos pays. La question gêne. Alors, par commodité, on décrète que l’islam n’est pas violent. Ce n’est donc pas une conclusion qu’on tire après réflexion, mais un postulat qu’on pose pour ne pas avoir à affronter les emmerdes. On dit ce qu’on a envie d’entendre pour avoir la paix. On comprend alors pourquoi leur argumentaire est si faible.
Sous couvert d'Evangiles, l'attitude du clergé est d'une grande lâcheté.
Comme l'explique très bien Chesterton, les vertus chrétiennes sont devenues folles parce qu'elles vivent séparées.
Si nous les réunissons comme il se doit, nous obtenons un tout autre discours que celui que l'on nous tient actuellement.
La Charité, tendre la joue gauche, très bien. Mais alors, il faut aussi la Foi, l'exigence de Vérité. Autrement dit, les catholiques doivent expliquer sans relâche aux musulmans qu'ils sont dans l'erreur et que leur dieu est un faux dieu et que la seule voie est celle du Christ. Cela , je ne l'entends pas du clergé.
Le Pardon ? D'accord. Mais il faut aussi la Justice, ne pas faire semblant qu'il n'y a pas d'ennemi, il faut désigner l'ennemi et expliquer en quoi il a tort et proposer des solutions pour le ramener à la paix. Cela, je ne l'entends pas du clergé.
D'où mon diagnostic de lâcheté.
Prenons un peu de recul. Le sujet n'est pas nouveau : islam et chrétienté sont confrontés depuis 1400 ans. Saint Bernard et Saint Thomas d'Aquin ont défini les conditions de la guerre juste, autorisée si nécessaire.
Croyez vous que nos évêques, nos cardinaux et notre pape sont meilleurs chrétiens que Saint Bernard et Saint Thomas ? Pour ma part, j'en doute très fortement.
C’est une remarque que j’ai déjà faite : l’EIIL mène très largement aux points question argumentaire.
Entre l’EIIL, qui prétend être le véritable islam, et ses contradicteurs qui répètent, à chaque attentat, comme des perroquets, y compris des catholiques et des politiciens dont on se demande bien ce qui les autorise à donner leur avis et d’où ils tiennent leur surprenante compétence islamique, « C’est pas ça l’islam » , il n’y a pas photo. L’EIIL publie des argumentaires charpentés, logiques. Je n’ai pas assez de compétences pour juger du fond mais la forme est intelligente, ils ne se contentent pas d’incantations creuses. En face, c’est léger, léger, léger.
Mon interprétation de ce déséquilibre est simple.
D’une part, je suis convaincu que l’islam est un système religieux, politique et juridique très violent. La position de l’EIIL n’est donc pas dépourvue de vérité, ce qui est plus facile à défendre et à argumenter.
D’autre part, ceux qui nous donnent des cours d’islam sortis d’on ne sait où pour nous expliquer que le terrorisme n’est pas le vrai islam n’en ont rien à foutre de savoir quel est le véritable islam. Leur préoccupation est ailleurs. Ce sont des lâches qui ne veulent pas affronter la violence de l’islam parce qu’il y a 10 millions de musulmans en France et je ne sais combien d’autres millions en Europe. Poser la question de la violence de l’islam revient donc à poser la question de millions de violents potentiels dans nos pays. La question gêne. Alors, par commodité, on décrète que l’islam n’est pas violent. Ce n’est donc pas une conclusion qu’on tire après réflexion, mais un postulat qu’on pose pour ne pas avoir à affronter les emmerdes. On dit ce qu’on a envie d’entendre pour avoir la paix. On comprend alors pourquoi leur argumentaire est si faible.
Sous couvert d'Evangiles, l'attitude du clergé est d'une grande lâcheté.
Comme l'explique très bien Chesterton, les vertus chrétiennes sont devenues folles parce qu'elles vivent séparées.
Si nous les réunissons comme il se doit, nous obtenons un tout autre discours que celui que l'on nous tient actuellement.
La Charité, tendre la joue gauche, très bien. Mais alors, il faut aussi la Foi, l'exigence de Vérité. Autrement dit, les catholiques doivent expliquer sans relâche aux musulmans qu'ils sont dans l'erreur et que leur dieu est un faux dieu et que la seule voie est celle du Christ. Cela , je ne l'entends pas du clergé.
Le Pardon ? D'accord. Mais il faut aussi la Justice, ne pas faire semblant qu'il n'y a pas d'ennemi, il faut désigner l'ennemi et expliquer en quoi il a tort et proposer des solutions pour le ramener à la paix. Cela, je ne l'entends pas du clergé.
D'où mon diagnostic de lâcheté.
Prenons un peu de recul. Le sujet n'est pas nouveau : islam et chrétienté sont confrontés depuis 1400 ans. Saint Bernard et Saint Thomas d'Aquin ont défini les conditions de la guerre juste, autorisée si nécessaire.
Croyez vous que nos évêques, nos cardinaux et notre pape sont meilleurs chrétiens que Saint Bernard et Saint Thomas ? Pour ma part, j'en doute très fortement.
mercredi, juin 01, 2016
vendredi, mai 20, 2016
L'antipape François
Je suis estomaqué par les articles laudateurs de Jorge Bergoglio dans la presse française, y compris celle prétendue de droite. Il faut aller chercher la désapprobation dans Causeur.
Comme d'habitude, Raymond Ibrahim est limpide. Il explique très bien en quoi Jorge Bergoglio se fait le pape des musulmans, en adoptant leurs points de vue anti-chrétiens :
Pope Francis’ Jihad on Christianity
Comme on peut douter que M. Bergoglio soit un con (quoique ...), il faut se rendre à l'évidence : c'est un salaud. Et un beau. Qui veut faire l'ange fait la bête.
Rien d'étonnant :
« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? »
Les mauvais papes qui, en dernière extrémité, sont des antipapes, ne sont pas nouveaux dans l'histoire. Il faut faire avec et attendre que cela passe. L'Eglise est éternelle, pas les hommes.
Nous avons eu plutôt de la chance avec les derniers papes. Celui-ci est un très mauvais tirage. Les voies de la Providence sont impénétrables.
Comme d'habitude, Raymond Ibrahim est limpide. Il explique très bien en quoi Jorge Bergoglio se fait le pape des musulmans, en adoptant leurs points de vue anti-chrétiens :
Pope Francis’ Jihad on Christianity
Comme on peut douter que M. Bergoglio soit un con (quoique ...), il faut se rendre à l'évidence : c'est un salaud. Et un beau. Qui veut faire l'ange fait la bête.
Rien d'étonnant :
« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? »
Les mauvais papes qui, en dernière extrémité, sont des antipapes, ne sont pas nouveaux dans l'histoire. Il faut faire avec et attendre que cela passe. L'Eglise est éternelle, pas les hommes.
Nous avons eu plutôt de la chance avec les derniers papes. Celui-ci est un très mauvais tirage. Les voies de la Providence sont impénétrables.
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christianisme,
pape François,
Raymond Ibrahim
mercredi, mai 18, 2016
Les fous sont lâchés, ils sont dangereux et ils s'appellent souvent François
Je ressens une accélération de la connerie depuis quelques semaines.
Affaire Baupin, violences des casseurs, Black M : la diagonale des fous
Hollande, racines chrétiennes, Black M : le grand désordre relativiste
François, quo vadis domine ?
Fête de l'Autoroute : le ridicule en roue libre
Pourquoi le cardinal de Richelieu n'aurait pas évincé le général Soubelet
Affaire Baupin, violences des casseurs, Black M : la diagonale des fous
Hollande, racines chrétiennes, Black M : le grand désordre relativiste
François, quo vadis domine ?
Fête de l'Autoroute : le ridicule en roue libre
Pourquoi le cardinal de Richelieu n'aurait pas évincé le général Soubelet
lundi, mai 02, 2016
Qui est vraiment le pape François ?
Je n'aime pas le pape François. Plus le temps passe, plus son comportement renforce mon idée que c'est un anti-pape (et non un sous-sape !). Je vais ai déjà fait part de mes gros gros doutes :
La Gauche a son Pape
François, le mauvais pape
Visiblement, je ne suis pas le seul :
Qui est vraiment le pape François ?
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Très prétentieux, avide de médiatisation, proche par le cynisme des papes florentins du XVIe siècle, excellent communicant, il se construit une posture de saint qui séduit les naïfs. Se prenant pour saint François d’Assise, dont il a repris le nom, il adopte une posture de faux pauvre (simulacre) en refusant d’habiter les appartements pontificaux. Cette humilité de façade sonne mal chez ce donneur de leçons et professeur de morale autoritaire. On note aussi chez lui un côté excessif, infantile, provocateur, dans beaucoup de ses propos et de ses actes. Comme une tentation de fanatisme. Au début, ça étonne, ça excite les journalistes. Mais au bout d’un moment, on finit par comprendre que son discours est pauvre et répétitif.
Sur le plan théologique, le pape François appartient à cette école jésuitique qui « politise » et désacralise la religion catholique. L’universalisme catholique, uniquement valable sur le plan spirituel (tous les humains fils du même Dieu, éligibles aux mêmes sacrements), est transformé en cosmopolitisme politique : abolition des frontières, libres migrations, mélange des peuples. Le problème, c’est que ce cosmopolitisme est biaisé. Car il est exclusivement dirigé, de manière suicidaire, contre la civilisation et l’ethnicité européennes. Tout cela pose un problème très grave qui peut provoquer un schisme au sein du catholicisme.
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La Gauche a son Pape
François, le mauvais pape
Visiblement, je ne suis pas le seul :
Qui est vraiment le pape François ?
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Très prétentieux, avide de médiatisation, proche par le cynisme des papes florentins du XVIe siècle, excellent communicant, il se construit une posture de saint qui séduit les naïfs. Se prenant pour saint François d’Assise, dont il a repris le nom, il adopte une posture de faux pauvre (simulacre) en refusant d’habiter les appartements pontificaux. Cette humilité de façade sonne mal chez ce donneur de leçons et professeur de morale autoritaire. On note aussi chez lui un côté excessif, infantile, provocateur, dans beaucoup de ses propos et de ses actes. Comme une tentation de fanatisme. Au début, ça étonne, ça excite les journalistes. Mais au bout d’un moment, on finit par comprendre que son discours est pauvre et répétitif.
Sur le plan théologique, le pape François appartient à cette école jésuitique qui « politise » et désacralise la religion catholique. L’universalisme catholique, uniquement valable sur le plan spirituel (tous les humains fils du même Dieu, éligibles aux mêmes sacrements), est transformé en cosmopolitisme politique : abolition des frontières, libres migrations, mélange des peuples. Le problème, c’est que ce cosmopolitisme est biaisé. Car il est exclusivement dirigé, de manière suicidaire, contre la civilisation et l’ethnicité européennes. Tout cela pose un problème très grave qui peut provoquer un schisme au sein du catholicisme.
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Libellés :
pape François,
trahison de la classe dirigeante
mercredi, avril 20, 2016
Pourquoi François a eu raison de ramener avec lui des migrants musulmans
Ce n'est pas mon point de vue. Je pense que Hude, et donc, si son analyse est juste, le pape, se trompent. On n'a jamais vu de conversion massive de musulmans et je crois qu'on n'en verra pas de sitôt (ce qui n'empêche pas d'y travailler).
Néanmoins, l'argument de Hude me semble assez intelligent pour qu'on s'y attarde.
Pourquoi François a eu raison de ramener avec lui des migrants musulmans
Néanmoins, l'argument de Hude me semble assez intelligent pour qu'on s'y attarde.
Pourquoi François a eu raison de ramener avec lui des migrants musulmans
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mardi, avril 19, 2016
lundi, avril 18, 2016
Qui est l’ennemi ?
Qui est l’ennemi ?
Julien Freund disait qu’il y a pire que l’ennemi connu : l’ennemi caché, celui qu’on n’arrive pas à désigner comme ennemi.
François Hollande a bien du mal à désigner l’ennemi. Tellement qu’il ne le désigne pas, il désigne des abstractions, « la finance », « le terrorisme ». Comme c’est pratique, cela ne fait ainsi de peine à personne. Il confirme ainsi sa nature féminine.
Mais, qui est l’ennemi ?
D’après Jean-François Gayraud, dans L’art de la guerre financière, ce sont les financiers et ceux qui les aident. D’après Eric Zemmour, faisant la recension de ce livre, ce sont les Américains. Et il ne faut pas oublier les européistes, les islamistes, les socialistes, les progressistes, les journalistes …
Cela fait tout de même beaucoup d’ennemis, il y a un os. Quand on désigne tant d’ennemis, c’est qu’on a raté quelque chose.
Qu’ont tous ces gens en commun ?
C’est très simple : ce sont des cosmopolites, des « citoyens du monde », des sans-frontiéristes.
Donc, l’ennemi, c’est le sans-frontiériste, celui qui veut détruire les nations. Il vient sous diverses formes, mais il ne faut pas oublier son unicité.
Le plus dangereux est l’islamiste : «L’oumma, c’est l’Huma ». Si les cosmopolites gagnent, c’est l’islamiste qui règnera car, d'entre eux, il est le plus puissant spirituellement. Mais il ne faut pas oublier tous les autres, qui le favorisent, plus ou moins consciemment. Je fais mien le scénario houellebecquien.
Enfin, un point pénible : et l’Eglise ? Il ne devrait pas y avoir de problème. En bonne doctrine, l’universalisme est équilibré par une inscription dans l’histoire, qui légitime les nations. De plus, l’islam et le communisme ont été reconnus dès leur naissance pour des ennemis.
Pourtant, nous constatons avec colère que certains catholiques sont les meilleurs fourriers de l’ennemi. Certes, les hommes passent et l’Eglise reste. Mais il y a des motifs de désespérer. A lui tout seul, le pape François Zéro en est un bon.
Je persiste cependant à penser que l’occident vide d’esprit, attiré par des croyances minables (écologisme et compagnie) est une terre de conquête religieuse. Si l’islam y est conquérant, le christianisme est l’avenir, à condition que les chrétiens s’en donnent les moyens, à la fois intellectuels et psychologiques. Bref, certains chrétiens sont nos ennemis, mais pas tous, loin de là.
Nommez l’ennemi, sans vous perdre en circonvolutions, et l’espoir renaît.
Julien Freund disait qu’il y a pire que l’ennemi connu : l’ennemi caché, celui qu’on n’arrive pas à désigner comme ennemi.
François Hollande a bien du mal à désigner l’ennemi. Tellement qu’il ne le désigne pas, il désigne des abstractions, « la finance », « le terrorisme ». Comme c’est pratique, cela ne fait ainsi de peine à personne. Il confirme ainsi sa nature féminine.
Mais, qui est l’ennemi ?
D’après Jean-François Gayraud, dans L’art de la guerre financière, ce sont les financiers et ceux qui les aident. D’après Eric Zemmour, faisant la recension de ce livre, ce sont les Américains. Et il ne faut pas oublier les européistes, les islamistes, les socialistes, les progressistes, les journalistes …
Cela fait tout de même beaucoup d’ennemis, il y a un os. Quand on désigne tant d’ennemis, c’est qu’on a raté quelque chose.
Qu’ont tous ces gens en commun ?
C’est très simple : ce sont des cosmopolites, des « citoyens du monde », des sans-frontiéristes.
Donc, l’ennemi, c’est le sans-frontiériste, celui qui veut détruire les nations. Il vient sous diverses formes, mais il ne faut pas oublier son unicité.
Le plus dangereux est l’islamiste : «L’oumma, c’est l’Huma ». Si les cosmopolites gagnent, c’est l’islamiste qui règnera car, d'entre eux, il est le plus puissant spirituellement. Mais il ne faut pas oublier tous les autres, qui le favorisent, plus ou moins consciemment. Je fais mien le scénario houellebecquien.
Enfin, un point pénible : et l’Eglise ? Il ne devrait pas y avoir de problème. En bonne doctrine, l’universalisme est équilibré par une inscription dans l’histoire, qui légitime les nations. De plus, l’islam et le communisme ont été reconnus dès leur naissance pour des ennemis.
Pourtant, nous constatons avec colère que certains catholiques sont les meilleurs fourriers de l’ennemi. Certes, les hommes passent et l’Eglise reste. Mais il y a des motifs de désespérer. A lui tout seul, le pape François Zéro en est un bon.
Je persiste cependant à penser que l’occident vide d’esprit, attiré par des croyances minables (écologisme et compagnie) est une terre de conquête religieuse. Si l’islam y est conquérant, le christianisme est l’avenir, à condition que les chrétiens s’en donnent les moyens, à la fois intellectuels et psychologiques. Bref, certains chrétiens sont nos ennemis, mais pas tous, loin de là.
Nommez l’ennemi, sans vous perdre en circonvolutions, et l’espoir renaît.
jeudi, février 18, 2016
L'antipape François
La messe surréaliste du pape François à la frontière entre le Mexique et les États-Unis
Le pape François confirme chaque jour les craintes de ceux qui ont connu Jose Bergoglio. Décidément, nous vivons une sombre époque.
Le pape François confirme chaque jour les craintes de ceux qui ont connu Jose Bergoglio. Décidément, nous vivons une sombre époque.
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samedi, novembre 28, 2015
Le pape ? A-t-il lu le Coran ?
Pour sourire (ou pleurer) :
Des selfies, des tweets : halte au patriotisme des bisounours
Moins anecdotique :
La déchéance de nationalité : un symbole insuffisant face à la menace intérieure
**************
À la suite de l'ex-juge antiterroriste Marc Trévidic, on peut déplorer que, «confrontés à des personnes qui n'ont plus aucun sens de l'appartenance nationale, nous nous gardons bien d'utiliser des infractions teintées de nationalisme», comme si nous avions «honte d'affirmer judiciairement que c'est un crime pour un Français de combattre l'armée française» ou de menacer les intérêts fondamentaux de la nation. Au lieu de déchoir nos djihadistes de la nationalité française, nous serions sans doute mieux inspirés de prendre au sérieux la notion d'ennemi intérieur et d'en tirer les conséquences judiciaires. D'autant plus que la réhabilitation de l'infraction d'intelligence avec une puissance étrangère aurait le mérite de concerner tous les Français sans distinction, et de préserver l'intégrité de notre ordre juridique contre ceux qui tentent subrepticement d'y introduire, à la faveur d'un moment de sidération, le concept d'ennemi issu de l'immigration.
**************
Rémi Brague est, comme d'habitude, excellent :
Rémi Brague : «La législation d'origine divine constitue le centre de l'islam»
**************
LE FIGARO. - Les djihadistes qui ont mené les attentats de janvier et du 13 novembre en appellent à Allah. Ont-ils quelque chose à voir avec l'Islam ?
Rémi BRAGUE. - De quel droit mettrais-je en doute la sincérité de leur islam, ni même le reproche qu'ils adressent aux «modérés» d'être tièdes. Rien à voir avec l'islam ? Si cela veut dire que les djihadistes ne forment qu'une minorité parmi les musulmans, c'est clair. Dans quelle mesure ont-ils la sympathie, ou du moins la compréhension, des autres ? J'aimerais avoir là-dessus des statistiques précises, au lieu qu'on me serine «écrasante majorité» sans me donner des chiffres.
[…]
Comment expliquer que la religion musulmane apparaisse plus focalisée sur la forme (vêtements, nourriture…) que sur le fond et qu'elle rechigne à accepter les lois de la République ?
Ce qui nous semble à nous purement formel dans une religion peut apparaître à ceux qui la professent comme central. Pensez au turban des sikhs. Dans l'islam, la mystique est permise, pas toujours bien vue, mais en tout cas seulement facultative. En revanche, les règles de la vie quotidienne sont obligatoires pour tous. Les lois sur lesquelles la nation musulmane se règle ont été, selon elle, dictées par Dieu en personne et littéralement. Quelle République peut s'imaginer faire le poids contre Dieu ?
[…]
Le Pape a dit que le Coran s'oppose à la violence. Partagez-vous ce point de vue ?
A-t-il jamais lu le Coran ?
[…]
Plutôt que de communautarisme islamique on parle de plus en plus souvent d'une montée du fait religieux. Peut-on faire l'amalgame entre la religion catholique, la religion juive et l'islam ?
Il est vrai que le christianisme, surtout mais pas seulement dans sa variante «évangélique», connaît actuellement un bouillonnement. Ou que l'hindouisme se raidit, ou que le bouddhisme attire de plus en plus de monde. Ce qui est vrai en tout cas, c'est que l'idée d'un effacement inexorable de la religion devant «la science» en a pris un sacré coup.
On répète «padamalgam !» comme une sorte de mantra ; d'ailleurs, cela sonne sanscrit… Cette règle doit s'appliquer aussi aux religions. Au lieu de dire que «les religions» sont ou font ceci ou cela, en les mettant dans le même sac, distinguons, traitons au cas par cas. Une religion est nationale ou universelle, naturelle ou révélée, etc.
Au fond, le mot même de «religion» est trompeur. Il recouvre des phénomènes incomparables. Il est d'origine occidentale et a été fait sur les mesures du christianisme. En conséquence, nous nous imaginons qu'une religion doit être une sorte de christianisme avec quelque chose en plus ou en moins. D'où notre mal à penser le bouddhisme, qui se passe de révélation, voire de l'idée de Dieu. Et notre mal à comprendre que l'idée d'une législation d'origine divine n'est pas accessoire dans l'islam, mais en constitue le centre.
**************
J'ai choisi le titre de ce billet parce que le pape François (que j'estime autant que, disons, Alain Juppé) me semble symptomatique de ces imbéciles qui affirment que l'islam est une religion de paix, par confort, par conformisme et par lâcheté, sans jamais avoir pris la peine de se renseigner sérieusement et de méditer la question. Par exemple, dans la collection bon marché Quarto de Gallimard, on trouve d'occasion un recueil de Bernard Lewis sobrement intitulé Islam, qui est tout à fait à la portée de la bourse d'un ecclésiastique, même s'il a la pauvreté ostentatoire. Cela serait un bon investissement.
De la part d'un pape, l'imbécilité islamophile est d'autant plus difficile à pardonner qu'il me semble bien, à moins qu'on m'ait menti, qu'il y a en ce moment des chrétiens persécutés au nom de l'islam. Un pasteur qui explique à ses brebis que le loup est un brave type sans avoir pris la peine d'examiner la question, cela s'appelle comment ?
Des selfies, des tweets : halte au patriotisme des bisounours
Moins anecdotique :
La déchéance de nationalité : un symbole insuffisant face à la menace intérieure
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À la suite de l'ex-juge antiterroriste Marc Trévidic, on peut déplorer que, «confrontés à des personnes qui n'ont plus aucun sens de l'appartenance nationale, nous nous gardons bien d'utiliser des infractions teintées de nationalisme», comme si nous avions «honte d'affirmer judiciairement que c'est un crime pour un Français de combattre l'armée française» ou de menacer les intérêts fondamentaux de la nation. Au lieu de déchoir nos djihadistes de la nationalité française, nous serions sans doute mieux inspirés de prendre au sérieux la notion d'ennemi intérieur et d'en tirer les conséquences judiciaires. D'autant plus que la réhabilitation de l'infraction d'intelligence avec une puissance étrangère aurait le mérite de concerner tous les Français sans distinction, et de préserver l'intégrité de notre ordre juridique contre ceux qui tentent subrepticement d'y introduire, à la faveur d'un moment de sidération, le concept d'ennemi issu de l'immigration.
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Rémi Brague est, comme d'habitude, excellent :
Rémi Brague : «La législation d'origine divine constitue le centre de l'islam»
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LE FIGARO. - Les djihadistes qui ont mené les attentats de janvier et du 13 novembre en appellent à Allah. Ont-ils quelque chose à voir avec l'Islam ?
Rémi BRAGUE. - De quel droit mettrais-je en doute la sincérité de leur islam, ni même le reproche qu'ils adressent aux «modérés» d'être tièdes. Rien à voir avec l'islam ? Si cela veut dire que les djihadistes ne forment qu'une minorité parmi les musulmans, c'est clair. Dans quelle mesure ont-ils la sympathie, ou du moins la compréhension, des autres ? J'aimerais avoir là-dessus des statistiques précises, au lieu qu'on me serine «écrasante majorité» sans me donner des chiffres.
[…]
Comment expliquer que la religion musulmane apparaisse plus focalisée sur la forme (vêtements, nourriture…) que sur le fond et qu'elle rechigne à accepter les lois de la République ?
Ce qui nous semble à nous purement formel dans une religion peut apparaître à ceux qui la professent comme central. Pensez au turban des sikhs. Dans l'islam, la mystique est permise, pas toujours bien vue, mais en tout cas seulement facultative. En revanche, les règles de la vie quotidienne sont obligatoires pour tous. Les lois sur lesquelles la nation musulmane se règle ont été, selon elle, dictées par Dieu en personne et littéralement. Quelle République peut s'imaginer faire le poids contre Dieu ?
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Le Pape a dit que le Coran s'oppose à la violence. Partagez-vous ce point de vue ?
A-t-il jamais lu le Coran ?
[…]
Plutôt que de communautarisme islamique on parle de plus en plus souvent d'une montée du fait religieux. Peut-on faire l'amalgame entre la religion catholique, la religion juive et l'islam ?
Il est vrai que le christianisme, surtout mais pas seulement dans sa variante «évangélique», connaît actuellement un bouillonnement. Ou que l'hindouisme se raidit, ou que le bouddhisme attire de plus en plus de monde. Ce qui est vrai en tout cas, c'est que l'idée d'un effacement inexorable de la religion devant «la science» en a pris un sacré coup.
On répète «padamalgam !» comme une sorte de mantra ; d'ailleurs, cela sonne sanscrit… Cette règle doit s'appliquer aussi aux religions. Au lieu de dire que «les religions» sont ou font ceci ou cela, en les mettant dans le même sac, distinguons, traitons au cas par cas. Une religion est nationale ou universelle, naturelle ou révélée, etc.
Au fond, le mot même de «religion» est trompeur. Il recouvre des phénomènes incomparables. Il est d'origine occidentale et a été fait sur les mesures du christianisme. En conséquence, nous nous imaginons qu'une religion doit être une sorte de christianisme avec quelque chose en plus ou en moins. D'où notre mal à penser le bouddhisme, qui se passe de révélation, voire de l'idée de Dieu. Et notre mal à comprendre que l'idée d'une législation d'origine divine n'est pas accessoire dans l'islam, mais en constitue le centre.
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J'ai choisi le titre de ce billet parce que le pape François (que j'estime autant que, disons, Alain Juppé) me semble symptomatique de ces imbéciles qui affirment que l'islam est une religion de paix, par confort, par conformisme et par lâcheté, sans jamais avoir pris la peine de se renseigner sérieusement et de méditer la question. Par exemple, dans la collection bon marché Quarto de Gallimard, on trouve d'occasion un recueil de Bernard Lewis sobrement intitulé Islam, qui est tout à fait à la portée de la bourse d'un ecclésiastique, même s'il a la pauvreté ostentatoire. Cela serait un bon investissement.
De la part d'un pape, l'imbécilité islamophile est d'autant plus difficile à pardonner qu'il me semble bien, à moins qu'on m'ait menti, qu'il y a en ce moment des chrétiens persécutés au nom de l'islam. Un pasteur qui explique à ses brebis que le loup est un brave type sans avoir pris la peine d'examiner la question, cela s'appelle comment ?
lundi, octobre 12, 2015
Dalrymple : a bien-pensant pope
A bien-pensant pope
Récemment, notre ami serial-commentateur Curmu m'a reproché à juste titre de trop attacher ma critique au caractère du pape, que je ne connais pas, et pas assez à ses propos publics.
Avec sa vivacité habituelle, Dalrymple a comblé ma lacune. Il accuse le pape, sur la base de ses déclarations au Congrès américain, d'indigence intellectuelle, de chercher à séduire le monde et, au fond, d'être lâche.
Notamment, il met en avant l'utilisation de la voie passive qui permet de dénoncer les malheurs de l'époque sans en nommer les auteurs, comme si ces malheurs tombaient du ciel.
Il tape dur :
If exPresident Clinton had been elected Pope, he might have made the same speech, so perfect was its triangulation, so empty were its highsounding phrases.
[…]
At every point, the Pope evaded specifics and resorted to unctuous generalities. No one ever courted unpopularity by denouncing injustice, but many risked much by being specific about what they considered, rightly or wrongly, unjust.
Pour arriver à cette conclusion dévastatrice :
In short, the Pope was playing to a gallery and to a constituency [faux-ami : électorat], while wanting to be liked by everybody. There was nothing of timelessness in what he said but only of the temporal, the contingent, the fashionably platitudinous. He is not a shepherd, but one of the sheep.
Récemment, notre ami serial-commentateur Curmu m'a reproché à juste titre de trop attacher ma critique au caractère du pape, que je ne connais pas, et pas assez à ses propos publics.
Avec sa vivacité habituelle, Dalrymple a comblé ma lacune. Il accuse le pape, sur la base de ses déclarations au Congrès américain, d'indigence intellectuelle, de chercher à séduire le monde et, au fond, d'être lâche.
Notamment, il met en avant l'utilisation de la voie passive qui permet de dénoncer les malheurs de l'époque sans en nommer les auteurs, comme si ces malheurs tombaient du ciel.
Il tape dur :
If exPresident Clinton had been elected Pope, he might have made the same speech, so perfect was its triangulation, so empty were its highsounding phrases.
[…]
At every point, the Pope evaded specifics and resorted to unctuous generalities. No one ever courted unpopularity by denouncing injustice, but many risked much by being specific about what they considered, rightly or wrongly, unjust.
Pour arriver à cette conclusion dévastatrice :
In short, the Pope was playing to a gallery and to a constituency [faux-ami : électorat], while wanting to be liked by everybody. There was nothing of timelessness in what he said but only of the temporal, the contingent, the fashionably platitudinous. He is not a shepherd, but one of the sheep.
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pape François
samedi, septembre 26, 2015
Un graphique pour le pape François (et quelques autres ...)
Posté par un gentil commentateur :
Deux pays qui partent du même point il y a un siècle. D'un coté, l'Argentine qui mène une politique corporatiste et protectionniste, de l'autre les Etats-Unis qui mènent une politique libérale.
Un siècle plus tard, le revenu par habitant d'un de ces pays est le triple de l'autre. Lequel, à votre avis ? Hé oui, les Etats-Unis.
Le libéralisme économique, ça marche.
Deux remarques :
1) Les imbéciles peuvent confondre le capitalisme de connivence actuel avec le libéralisme. Mais si vous venez sur ce blog, c'est que vous n'êtes pas des imbéciles.
Nous vivons dans le régime du faux et du mensonge : un régime de libre-échangisme parfois féroce mais sans véritable liberté. Nous n'avons jamais été aussi encadrés et contrôlés que depuis nous sommes censés vivre dans un régime de «concurrence libre et non faussée». C'est cette articulation entre fausse liberté et contrainte insidieuse qu'il faut penser pour comprendre notre monde.
Je pense que la solution passe par la disparition de l'Etat-mamma, prêt à tout et bon à rien, qui néglige ses missions régaliennes au profit d'une immixtion toujours plus approfondie et toujours plus illégitime dans nos vies.
Cette disparition se fera-t-elle par le naufrage (l'anarchie et la guerre civile) ou par une reprise en main de l'Etat (un Etat fort mais seulement régalien) ? Je ne sais.
En tout cas, la disparition à terme de l'Etat-mamma ne fait aucun doute, il est caprice d'enfants gâtés qui cassent leurs jouets : il vit à crédit, financier, démographique, politique, intellectuel, culturel, moral ... Il épuise le capital accumulé pendant des siècles. Quand il ne restera plus rien, il s'écroulera.
2) Je pense que l'économisme ne doit pas envahir toutes les relations sociales et politiques. Je ne suis pas libertarien. Mais il y a de la marge de manoeuvre dans nos contrées. Nous sommes plus menacés par le péril communiste que par le danger libertarien.
Deux pays qui partent du même point il y a un siècle. D'un coté, l'Argentine qui mène une politique corporatiste et protectionniste, de l'autre les Etats-Unis qui mènent une politique libérale.
Un siècle plus tard, le revenu par habitant d'un de ces pays est le triple de l'autre. Lequel, à votre avis ? Hé oui, les Etats-Unis.
Le libéralisme économique, ça marche.
Deux remarques :
1) Les imbéciles peuvent confondre le capitalisme de connivence actuel avec le libéralisme. Mais si vous venez sur ce blog, c'est que vous n'êtes pas des imbéciles.
Nous vivons dans le régime du faux et du mensonge : un régime de libre-échangisme parfois féroce mais sans véritable liberté. Nous n'avons jamais été aussi encadrés et contrôlés que depuis nous sommes censés vivre dans un régime de «concurrence libre et non faussée». C'est cette articulation entre fausse liberté et contrainte insidieuse qu'il faut penser pour comprendre notre monde.
Je pense que la solution passe par la disparition de l'Etat-mamma, prêt à tout et bon à rien, qui néglige ses missions régaliennes au profit d'une immixtion toujours plus approfondie et toujours plus illégitime dans nos vies.
Cette disparition se fera-t-elle par le naufrage (l'anarchie et la guerre civile) ou par une reprise en main de l'Etat (un Etat fort mais seulement régalien) ? Je ne sais.
En tout cas, la disparition à terme de l'Etat-mamma ne fait aucun doute, il est caprice d'enfants gâtés qui cassent leurs jouets : il vit à crédit, financier, démographique, politique, intellectuel, culturel, moral ... Il épuise le capital accumulé pendant des siècles. Quand il ne restera plus rien, il s'écroulera.
2) Je pense que l'économisme ne doit pas envahir toutes les relations sociales et politiques. Je ne suis pas libertarien. Mais il y a de la marge de manoeuvre dans nos contrées. Nous sommes plus menacés par le péril communiste que par le danger libertarien.
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pape François
mardi, septembre 22, 2015
La Gauche a son Pape
The Left has its Pope
Ceux qui disent que le pape François n'est ni de droite ni de gauche sont des hypocrites ou des imbéciles : bien sûr, comme c'est un jésuite (vous vous rappelez qu'Ignace de Loyola avait interdit à ses frères de devenir pape ?), il balance, un coup à droite, un coup à gauche.
Mais le tableau, regardé avec un peu de recul, ne laisse aucun doute sur un gauchisme de mauvais aloi.
Comme Jack Tollers explique très bien ici ou là (1), le pape François est un péroniste à la formation superficielle.
Sans affect, sans vrais amis, retors, louvoyant, dévoré d'ambition, cela ne vous évoque pas un autre François ? Moi, beaucoup. Et Obama n'est très différent.
Le plus dégueulasse chez le pape François, ce sont ses affectations de pauvreté et de simplicité. La pauvreté et la simplicité appartiennent aux moines, pas aux papes. Si le pape François voulait vraiment rester pauvre, il ne serait pas devenu pape, c'est pourquoi je parle d'affectation.
Si vous ne me comprenez pas, pensez à Saint Thomas Beckett. Il portait sans rechigner ses riches habits d'évêque et personne ne savait qu'en dessous, il y avait un cilice. Il n'affichait pas une pauvreté ostentatoire et malvenue mais il s'humiliait pour de vrai.
Bien différent est le pape François.
Chesterton explique que c'est le dogmatisme, la fidélité au dogme, qui fait durer l'Eglise. Quand le pape s'écarte du dogme pour, quoiqu'il prétende, plaire au Monde, c'est un signe inquiétant.
C'est sans doute l'époque qui veut qu'on se donne à de tels hommes. L'Eglise a l'avantage d'avoir la Providence de son coté, mais ce n'est pas une garantie tous risques.
**************
(1) : «All I can tell you is that he's the perfect example of an Argentine, Peronist, Jesuit of the second half of the Twentieth Century. A ruthless double-dealer, he made his way up the ranks of the Society of Jesus with surprising speed: consider that he was ordained in 1969 and only four years later was ruling all Argentina's Jesuits as a Provincial Superior!»
Ceux qui disent que le pape François n'est ni de droite ni de gauche sont des hypocrites ou des imbéciles : bien sûr, comme c'est un jésuite (vous vous rappelez qu'Ignace de Loyola avait interdit à ses frères de devenir pape ?), il balance, un coup à droite, un coup à gauche.
Mais le tableau, regardé avec un peu de recul, ne laisse aucun doute sur un gauchisme de mauvais aloi.
Comme Jack Tollers explique très bien ici ou là (1), le pape François est un péroniste à la formation superficielle.
Sans affect, sans vrais amis, retors, louvoyant, dévoré d'ambition, cela ne vous évoque pas un autre François ? Moi, beaucoup. Et Obama n'est très différent.
Le plus dégueulasse chez le pape François, ce sont ses affectations de pauvreté et de simplicité. La pauvreté et la simplicité appartiennent aux moines, pas aux papes. Si le pape François voulait vraiment rester pauvre, il ne serait pas devenu pape, c'est pourquoi je parle d'affectation.
Si vous ne me comprenez pas, pensez à Saint Thomas Beckett. Il portait sans rechigner ses riches habits d'évêque et personne ne savait qu'en dessous, il y avait un cilice. Il n'affichait pas une pauvreté ostentatoire et malvenue mais il s'humiliait pour de vrai.
Bien différent est le pape François.
Chesterton explique que c'est le dogmatisme, la fidélité au dogme, qui fait durer l'Eglise. Quand le pape s'écarte du dogme pour, quoiqu'il prétende, plaire au Monde, c'est un signe inquiétant.
C'est sans doute l'époque qui veut qu'on se donne à de tels hommes. L'Eglise a l'avantage d'avoir la Providence de son coté, mais ce n'est pas une garantie tous risques.
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(1) : «All I can tell you is that he's the perfect example of an Argentine, Peronist, Jesuit of the second half of the Twentieth Century. A ruthless double-dealer, he made his way up the ranks of the Society of Jesus with surprising speed: consider that he was ordained in 1969 and only four years later was ruling all Argentina's Jesuits as a Provincial Superior!»
lundi, septembre 07, 2015
invasion migratoire : l'Ouest a-t-il encore une âme ?
Je ne sais pas si l'Ouest a encore une âme, mais, à entendre les déclarations de l'individu qui se trouve être pape, il est clair qu'elle n'est pas au Vatican.
invasion migratoire : l'Ouest a-t-il encore une âme ?
invasion migratoire : l'Ouest a-t-il encore une âme ?
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